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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 20 janvier 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1899-01-20, Collections de BAnQ.

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[" cravates < Uf Sen bem + Nelda $1.8 H \u201cHa Yol 11 Yendred: 29 Janvier 1399 \u2014 No 37 FEUILLETON NOELIE LES FRÈRES AMIS ( Suite) Le comte reprit le cahier dont il tourna quelques feuilles, et poursuivit : \u2014Mon ami Cavaillan reste mon cxécutieur testamentaire.Je ne lui désirne pas quel son- venir je Ini laisse ; ce souvenir lui sera cher puisqu'il vient de son meillenr camarade.Nous avons passé ici des années qu'il a su rendre heureuses, et nul ne m'est plus attaché que lui\u2026 Quant à vous, mon bon abbé, j'ai fait la part de vos pauvres, c'est tout dire, puisque tout ce que vous possédez leur revient, Aubry acceptera pour sa femme le diamant que je tiens d'un rajah.Tout est réglé, paraphé, si- gué; je remels devant vous ce testament dans le grand portefeuille ronge rapporté par moi de Constantinople, «t je vous donne la copiv, mon cher Aubry gardez-la dans votre étude.\u2014Dieu venille que de longtemps nous n\u2019ayous point à l\u2019ou- vnir, répondit le notaire.Hector se leva et se jeta dans les bras de son frère : \u2014Je ne te vaux pas! dit-il, non, je ne te vaux pus ! \u2014Aime-moi davantage si tu peux! \u2014 Oh ! je te le jure, c\u2019est maintenant entre nous à la vie et à la mort.Tu es grand et généreux, Jean.Ce qui me torturait et tu l'as compris, c'était un faux orgueil; je rougissais de ma pauvreté, d\u2019un seul coup tu me donnes l\u2019opulence ! Sois béni, car tu viens pour jamais de pacifier mon âme.Une étreinte chaleureuse rapprocha les deux frères, Tean puis Hector serrèrent la main de leurs amis, et quittant le salon, 1ls allèrent rejoindre Julie et Noélie dans le parc.Le front d'Hector rayonnait Il s\u2019approcha rapidement de sa femme.\u2014Julie, dit-il, à partir de cette heure nous sommes riches! riches, comprends-tu \u2014Mais répondit la jeune fem- me avec un sourire attendri, depuis que nous vivons près de mon fière nous partageons avce lui tout ce qu\u2019il possède.Cela est vrai, mais nous n'avions rien en propre.\u2014Je préférais cela, dit Julie avec uu sourire attendri.\u2014Tu ne comprends douc pas quelle dillérence il existe entre recevoir chaque jour les miettes de l'opulence du riche, ou sentir qu'on possède à soi, tout a sol, un million ! Julie ent un mouvement def: froi.\u2014Uu million ! répêta-t-elle.\u2014Oui, et de plus ia jouissance eutière du grand pavillon.\u2014Je l'en supplie, dit Julie, ne quittons pas In maison de mon frère.Je m'y seus plus heureuse ct mieux abritée Quant à cet argent il m\u2019eMraie plus qu\u2019il ne me réjouit ; la reconnaissance ne me semblait pas lourde.ll est si bon, et je l'aime tant! Je ne sais pourgnoi cette fortune subite m'\u2019effraie ; 11 me semble que ce don princier sera suivi d\u2019un grand malheur.Hector! Hector ! nous avous souffert, beauoup souflert ; notre entant a grandi dans les privations et dans les larmes, par tout ce que Dieu duns sa bonté t\u2019a rendu de bon - heur, jure-moi de t'en montrer digne.\u2014J'essaierai, fit-il d\u2019une voix tremblante.\u2014Ne te montre ingrat envers personne, \u2014Hélas! chère femme! c\u2019est envers toi que j'ai contracté lu dette la plus grosse; les chagrins s'oublient vite à l\u2019âge de Noélie ; mais le cœur de la femme reçuit souvent des blessures que rien ne cicatrise.\u2014Tu te trompes, alni, quand la femme est chrétienne les plaies les plus vives se ferment toujours.Puisque la richesse dont tu as maintenant la posces- sion, manquait seule à ton bonheur, n'oublie pas de remercier, Dieu, et de te mettre sous sa garde.Ce que je sais bien, moi, c'est que dès demain j'irai à la messe de l'abbé Germain, afin de le remercier du bonheur qu\u2019- il t'envoie.Ne parle de rien à Noélie; je veux être la première à lui faire part de la générosité de son oncle, du bonheur de son père.\u2014Qu\u2019il soit fait.selon ton désir.Tu es sa confidente, et toi, sa mère, tu dois savoir si son premier rêve d'amour a battu dce ailes.Jean a sougé à tout.Sans imposer ce mariage, il le désire, je dirai presque il le conseille.\u2014Un mariage ?\u2014Quelle attitude garde Gilbert Favières à l'égard de Noé- lie.\u2014Celle d'un frère complaisant et dévoué.\u2014Rien que cela ?\u2014ltien que cela.\u2014Interroge Noélie.Dans son testament Jean lègue cinq cent wille francs a Gubert.ll désire vivement Ini voir épouser notre fille.Les enfants de l'âge de Noélie ne savent pas toujours ce qui se passe au foud de leur propre cœur.Nous duvons tenir à ce que les souhaits de Jean soient exaucés.lit, croils-moi, si les jeunes gens se conviennent, ne laissons point s\u2019écouler trop de temps entre les arrangements de famille et la réalisation de nos projets.\u2014Ja te le promets, répondit Julie, dont le visage s'éclaira à la peusée du borheur de sa fille.Je ne sais si je me trompe, mais il me semble que si Noélie a fait altention à un jeune homme c'est certainement à M.Gilbert.\u2014 Songe quelle situation so- rait la nôtre ! Jean adore notre fille, il multiplicrait les dous, qui sait, peut-être changeraît-il encore quelque chose à ce testament déjà refail plusieurs fois.Car enfin sauf son hospice de vieux marius, tout peut &ire re fait.Il m\u2019assure un million, et uu demi million à Gilbert, mais Jean n\u2019a point lu tous les articles de son testament, et certai- ucs donations pourraient changer de wains.\u2014Non! non! répartit Julie, qu\u2019il enrichisse le plus grand nombre possible, qu\u2019il donue l'aisauce aux pauvres.Je ne de- maudais point autant que nous avons reçu.J'ai mangé son pain sans honte, j'aurais continué tans regret.\u2014 Tu manques d\u2019orgueil ! s\u2019ê- cria Hector.\u2014Qu'importe ! ei je ne manque pas de cœur, répliqua Julie, Avec un sentiment de tristesse dont elle ne resta pas mai- tresse, et qu\u2019il lui eut été impossible d'analyser, elle prit les deux mains de son mari, et les serra avec lenteur : \u2014Tu m'as promis de prier, dit elle, viens à l\u2019église ce soir.\u2014Oh ! j'ai le temps ! répliqua Hector ; si j'y mettais trop d'empressement, J'aurais l'air d'avoir fait un vœu et d'acquitter une dette Un soupir s\u2019échappa des lèvres de Julie; mais Noédlie venait 4 sa rencontre; elle se cone tenta de jeter un regard suppliant à son mari puis prenant le bras de Noélie elle l\u2019entraîna doucement.Au même moment le docteur Favières et son fils parurent devant la pelouse.Noélie se pencha vivement sur un arbuste et cueillit une rose qu'elle respira Quand elle releva son Visage, une belle flamme rose y avait monté.Mme Dambran la regarda avec une augoisse mêlée de joie.\u2014Je m'étonne toujours, dit- elle, que M Gilbert reste dans uu petit pays comme Ve-rsel.Il me semble qu\u2019avec son amour du travail, la régularité de sa conduite, il arriverait par se créer silleurs une situation plus large.Véritablement il se sacrifie pour son père, mais ei le vieux docteur venait à taourir\u2026 \u2014Tu crois que M.Gilbert quitterait Versel ?demanda la jeune fille d'une voix faible.\u2014Iit toi, Nodlie.\u2014Oh! moi, répuddit Ia jaune fille, je ne me le suis jamais demandé, mais je sais bien quo s\u2019il s\u2019en allait \u2026.Si jamais plus il ne devait revenir dans ca grand cbitean.O mère ! mère! tut qui est s1 bonne, pourquoi me fais-tu tant de mal ?\u2014 Tant de mal, moi?Non ! non ! Jo ne veux pus te voir souffrir, c\u2019est ton bonheur que je rève, un bonheur complet.Les mores sont un peu devins, Vvois- tu, ma chérie.Il m'avait semblé que lu présence de M.Fuvières te causait uue émotion mêlée de jore, et j'ai voulu savoir tout ton secret, afin d'avoir ensnite le droit de dire: \u201c\u2014Ton oncle désire cette union, ton père la bénira et le jour où je verrai ton svenir assuré, mera le plus bean de ma vie.\u201d \u2014Noélie se jeta dans les bras de sa mère.\u2014Ta es un ange ! lui dit-ello, sois douc heureuse, car mon cœur est d'accord aves les projets de mon oncle et les désirs de mon père Je ne sais si avaut que tu m'adresses cette question je m'étais bien rendu comnte du ce qui se passe en moi.J'avais peur de me pencher au-dessus de mon âme, comme font les enfants qui, en dé,.1t des fleurs couvrant le surface d'un beau lac, en redoutent les dangereuses profonderrs.Tu m'as élevée à ton école, vois-tu ; je sais grâce à ton exemple qu\u2019on n\u2019aime qu\u2019une lois dans la vie, et que cette affection fait votre joie ou votre martyre Douvais-je engager la meilleure part de moi-même, saus to demander si tu m'y autorisais.Non, vois-tu, non! T'étouilais en moi un penchant secret, une tendresse inavouée.Je pensais, et vois combien je pensais juste, que tu devais In première m\u2019apprendre quel homme je devais nimer, et quel mari tu m'avais choisi.Jamais M Gilbert ne m'a donné une marque d'amitié autre que celle qu\u2019un frère se permettrait à l'égard de sa sœur.J'ignore s\u2019il m\u2019aime, j'ignore s\u2019il accepterait saus répugnacce l\u2019avenir que vous arrangez pour nous.Je sais d'avance que je soullrirais beaucoup s'il refusait, je suis presque certaine que j'en mourrais s\u2019il me préffrait une aulre femme.\u2014 Est-ce que cela se peut, ma chérie ! Discutous ton bonheur, maintenant que (on père, ton oncle et moi nous l'avons préparé avec sollicitude\u2026Gilbert ne voit autour de lui que des jeu- ues filles incapables de lntter conrtre ta heunté., \u2014Oh ! ma beauté ! fit Ncalie, tu exagéres.\u2014Ton charme et ta grâce, si tu le veux.Pas une héritière du pays ne lai apporterait cinq cent mille francs de dot.\u2014C'est possible.mère, mais cela n'empêche point que nous ayons été recueillie par cha- rilé.\u2014Qui s\u2019en souvient, maintenant que ton oncle vient d\u2019assurer la fortune de ton père.\u2014Sa fortune ?\u2014OC'e:t vrai, tu ne sais rien encore.Jusqu\u2019a cette heure Jean nous faisait seulement partager sa richesse ; nous en possédons une avjourd'hui.Le revenu d\u2019un million nous est assuré, et à la mort de ton oncle: Dieu veuille que nous ne le voyions pas mourir ! à sa mort, il laisse à Hector le capital de cette rente.\u2014Ainsi, demanda la jeune fille aveo -une sorte de terreur, mon oncle a fait son testament.Dis plutôt qu\u2019il a refait\u2026Le premier testament qui:-déshén- tait ton père était antérieur à notre arrivée ici\u2026 - Sts es LR TRIBUNE.t= re \u2014FEh! que nous importait, N'est-ce pas, ma mère, de manger le pain tendu par une main généreuse ou de nous dire qu'un don royal nous permet désormais de le payér\u2026.\u2026.Jo ne sais pourquoi cette nouvelle me trouble au lieu de me réjouir.Si mon oncle a cru doubler la satisfaction que j'éprouve à me sentir entourée de luxe, il se trompe ; ma pauvreté m'était chère ; je ne me tourmentais de rien, certaine qu\u2019il veillerait sur tout.\u2026Ainsi, je suis une héritière ! triste chose, en vérité ; pauvre j'aurais pu êlre préférée par-l\u2019'homme de mon choix ; ri: che, je puis toujours me demander si les convenances de fortune ne serait pas pour quelque chose dans sa décision.\u2014Mais Gilbert sera aussi riche que toi, pour le moins, \u2014Lui ! \u2014Ton oncle n'oublie personne.Une amitié profonde l\u2019unit, depuis son arrivée dans ce pays à deux hommes égulement dignes de cette préférence : M.Alex Cavaillan dont l'existence s'est pour ainsi dire fondue dans la sienne, et le docteur l'uvières qui tant de fois lui servit d\u2019intermédiaire et porta chez le pauvre les secours envoyés par le riche.Eh bien ! la loi interdit d\u2019enrichir son médecin, comme elle défeud de laisser un legs à son confesseur.Elle a redouté l'influence de deux hommes dont l'un soigue le corps, tandis que l'autre dirige l\u2019Ame.Ton oncle ne peut rien donner au vieux docteur son ami ; mais il peut laisser à son fils co qui lui convient, et voilà pourquoi Gilbert aura cinq cent mille francs à la mort de Jean.\u2014A sa mort.A sa mort.Mais cela est horrible de tout baser sur la perte de ceux qu'on aime.Oh ! que je me marie sans dot, que je reste pauvre à côté | d'un mari qui travaille, peu m'importe ! mais qu\u2019ou ne parle jamais, tol surfout de succession, ni de fortune ramassée dans un cercueil.Cela me porterait malheur, vois tu\u2026et Dieu doit bénir la félicité humaine, pour que cotte félicité soit durable.Julie serra sa fille dans sce bras : \u2014Tu seras heureuse ! dit-elle, tu le eeras, chère bien-nimé, ot jene me plaindrai jamais d\u2019avoir beaucoup souflert, si mes douleurs te sont payées cn joies.In ce moment la voix dn comic Ostrog s\u2019éleva dans l'antichambre voisine de l'appartement de Mme Dambrun, et Julie courut su devant de son beau-frère.\u2014 Qu'avez-vous ?lui deman- da-t-elle, vous paraissez bouleversé.\u2014Ma sœur, répondit le comte en scrrant les mains de la jeune femme, le domestique de mon vieil ami Favières sort d'ici, il vient de m'apprendre une terrible nouvelle.Mon pauvre camarade vient d'être frappé d\u2019une attaque d'apoplexie\u2026 \u2014On en revient ! dit Julie.\u2014Sans doute, mais il cst vieux\u2026Ah! c'est un avertissement terrible, voyez-vous.En lonté de Dieu, je sais aussi combien je regretierais-de mourir.\u2014Pensez-vous que M.Faviè- res ait besoin de mui ?demanda Jalie.\u2014Gilbert est lo meilleur des fils, et j'ai en lui pluine confiance ; cependant, allez, Julie ; les soina d'une femme dérouée comme vous sont toujours utiles.Je serai plus tranquille quand Vous 1n'aurez Vous-Inême donné des nouvelles.\u2014Va, mère! va! murmura Noëlie en couvrant de baisers le visage de Mme Dambrun, oni, partout où on pleure on a besoin de toi, et M Gilbert doit tant soullrir.\u2014Les deux femmes s'umbras- sèrent, Juiie jeta un mautelet sur ses Cpaules, prit uu chapeau et sortit.{ Acontinuer.) + + Albany, N.Y.,\u2014Ln législature de New-York, vient d'élire sé- uateur I'Hon.M.Chauncey De- pew, par un vote de 27 contre 23 voix données à M.Edward Murphy, fils.T4 # Londres, 17 \u2014 Le correspon - dant parisien du Morning Post télégraphie la dépêche suivante qu\u2019il dit tenir de la source la plus autorisée.\u201c Des nouvelles sirivent do Sant: Pétershoury disant qu\u2019un traité d'alliance eu- tre la Russie et l'Afghanistan a été signé, le 8 janvier, en dépit Chiniquy Montréal, 16.\u2014 L'ex-abbé Chs Uhiniquy dont on prévoyait la fin prochaine, est mort ce matin vers dix heures, à la résidence de son gendre, M.L.J.Morin, 65 rue Hutchison.M.Chiniquy a succombé à la grippe qui avait amené touts sortes de complications auxquelles sa constitution robuste n\u2019a yu résister M.Chiniquy était né à En- moura:ka le 3U juillet 1809.Su carrière longue et mouvementée est connue de tous.Prêtre d\u2019abord et fervent apôtre de la tempérance 1l devint apostat le 15 avril 1860 quand 1l fut adwis dans l'èxlise presbytérienne de Chicago.[1 est mort entouré des membres de sa famille après avoir refusé de rentrer dans le gion de l'Eglise, suprême consolation que Mgr l'archevêque de Montréal lui avait si chrétienoemeunt offert.Paix à ses cendres ! \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 La dormeuse de Hontréal Lo docteur J.B.A.Lamarche, profeseur de médecine à l\u2019Uni versité Laval est allé visiter Mlle Roch, la léthargique de la rue Marie-Anne, Montréal.Ila rencontré dans la finaison de M.Roch le Dr de Cotret et le Dr Moreau, et tous trois ont exn miné ensemble l\u2019étrauge malade.Après sou examen, le Dr La- marche déclare qu\u2019il n\u2019a ancun doute que l+ sommeil prolongé de la juune fille ne soit une manifestation do l'hyetérie.Il a constaté que le pouls de la durmeuse est normal, ou à peu près ; il a 96 pulsations à la minute.Les battements sont un peu faibles, mais ont tne régularité parfaite.| Le Dr Lamarche n\u2019a pas trouvé de symplômes alarmants dans l\u2019état de la jeune fille.Lo figure n\u2019a pag cette pâleur cadavérique de mauvais augure, les on- do l'effort désespéré de l\u2019Angleterre dont les représentants, pa- Trait il, ont offert À l'émir tout l\u2019argeut dont il aurait besoin, et même des troupes, pour cmnbat- tre la Russiv.\u201d Sherbrooke, 11.\u2014 L'honorable M.Duffy, était ici samedi.Il eut uno entrevue avec le Barreau du district relativement à la construction du nouveau palais de justice.\u2019 L\u2019honorable ministre reconnut que le besoin d'un nouvel edifice se fuisait vivement sentir et laissa eutendre qu\u2019un certain montant, probablement cinquante mille piastres, serait voté par la législature.Plusieurs avocats désirent que le site scit changé et que l\u2019édifice nouveau s'élève sur la place du marché.Il est possible que la méme construction serve 0c salle municipale et palais de gles n'ont pas de cyanose, l'œil est naturel et cst sensible an contact.Le globe de i'wil de la jeune dormeuse a un aspect fort rassurant.Le Dr Lamarche a fsit sur ce point une intéressante expérience qui ne contribue pas peu à lui fnire rendre un pronostic fn- vorable.Il a provoqué un mouvement détermmé de la dormeuse.Lui | ayant entr'ouvert les paupières, il a commandé à la qeuue fille de le regarder.Elle n'a pas obéi d'abord, imuis lorsqu'il a insisté, d'une voix autoritaire, ellu a été comme subjugnée, ct, sans se réveiller cependant, elle a jeté sur lui un rapide regard.Le Dr Lamarche est fort satisfait de ce résultat qui lui fait croire assez que la jeune fille pourrait probablement être guérie promptement si le traitement convonable pouvait lui être donné.Comme le Dr Rivet, M.Lamar- che est d'avis que la malade devrait pour cela être dans un hôpital.Nulle part ailleurs elle ne peut recevoir le traitement dout elle a besoin.Le docteur Lamarche a remarqué que la dormeuse a des parties du corps complètement inscnsibles, mais que d'autres ont une susceptibilité très gran- \\ de à percevoir les sensations.Les bras et les jambes sont froids, mais sans moiteur ; ils sont insensibles.Au contraire, la figure garde la température normale, et sa sensibilité est bien caractérisée.La malade a *ne espèce du spasme que l\u2019on peut susciter à volonté par la pression sur la tête ou un déplacement considérable.Quant à la simulation 1ncons- ciente qu\u2019il pourrait y avoir daus le sommeil prolonge de la jeune fille, le docteur Lamarche ne peut déterminer jusqu'à quel point elle existe.Dans l'état où il a va Mlle Ro-h, M.Lamarche eroit qu'elle neut vivre presque indéfiniment saus se réveiller, pourvu que l'on puisse continuer de l'ali- wenter.Il croit que le gavage (introduction des aliments dans l'estomac au moyen d\u2019un tube spécial)aurait un excellent effet.Le docteur Lamarche ne peut déterminer du limite probable à la duré: de cette léthargie, car la statistique de ces cas est trop peu nombreuse pour qu'il soit possible d'en tirer des conclusions.À tout considérer.cependant, le médecin croit que Melle Roch survivre à sa léthargie.Aujourd'hui, Mlle Roch est absolument dans le même état qu\u2019hier.Voila 23 jours qu\u2019elle dort sans discontinuer.Fy Plus récent \u2014Après 27 jours de léthargie, Mlle Roch, la dormeuse de la rue Marie Anne, a êté tirée de son sommeil mercredi matin, à 11 heures.Le docteur Rivet a réussi enfin 2 opérer ce réveil qui ressemble à uno résurrection.Trois médecins se sont mis en Frais d'essayer eur la jeune fille l\u2019effet du thermo-cautère, appareil employé eu médecine pour faire des brûlures.Ajrrès trois ou quatre applien- tions de la pointo brûlante, la jeune fille a poussé un grand er \u201c Maman !\u201d Qu'est-ce qu'ils me fout! \u2018 La jeune fille avait regu plus de cinquante brûlures, toutes dv peu détendue et absolument su- perfici-lles, lorsqu'on jugea l\u2019o- pératien terminée.La jeune lille, à son réveil, a témoigné une grande surprise à la vue de ce que l\u2019environnant.La mère avait assisté à l\u2019opération qui a duré environ un quart d'heure.-_
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