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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 31 août 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La Tribune : journal hebdomadaire, 1894-08-31, Collections de BAnQ.

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[" SOS TS Sat TS mas Ne Assemblée Legisiative TH SE ll 22 mn k) = YE by I ve > pub, A june 2 ! Lh .Deg | ~ fast) x ee vu 3 + = ARABI.Terr y ERE Rp ean Pps of Yol.7.Yendredi 31 Aout 1394.No 19 FEUILLETON LE REMORDS \u2014D'UN\u2014 FAUSSAIRE.( Suite) Yves s'approcha de celui dont le souflle s'était éteint.La tête pâle, endormie dans la mort, était restée très belle avec un sourire paisible.Longuement.le jeune homme regarda chacun des traits.Une certaine ressemblance existait entre le vivant et le mort Tous deux avaient les mêmes cheveux bruns, les mêmes sourcils épais, l\u2019œil noir, le nez aquilin et le visage allongé.Le Bretou parut satisfait de sa longue étude.En taillant sa barbe comme celle du marquis, la ressemblance s\u2019accentuerait encore.A présent, d'une main fébrile, il feuilletait un manuscrit trouvé dans Une des poches du naufragé.Ce petit livre, soigneusement relié en cuir de Russie, était une sorte de journal où cclui qui avait cessé de vivre avait noté ses pensées et les principaux évènements de sa vie.Ce vade mecam serait précieux à Yves et l'aiderait à s'incarner dans son nouveau rôle.1l prendrait non seulement la richesse et les titres des de Ville- preux, mais encore l\u2019âme de leur dernier descendant.Kermorgan tressaillit et devint d\u2019une pâleur mortelle.Il venait d\u2019éprouver cette sensation troublante d'être surpris par quelqu\u2019un.Son oreille avait perçu un cri Il s'était retourné brusquement, croyant sentir le contact d\u2019une main s'abattant sur sa nuque.Personne! Toujours l\u2019éternel horizon bleu; mais à une excessive hauteur, traversant les espaces de l'air, filant droit, agitant ses grandes ailes, pianait un aigle de mer, cet oiseau mystérieux qui est toujours seul, qui erre sans cesse au-dessus de l'Océan, et qui vole se hâtant comme s'il avait un but.Yves le suivit du regard tant qu\u2019il resta visible.Quand donc arriverait, non l'oiseau, mais la voile?Le navire qui lui porterait secours n'apparaîtrait 11 donc jamais ?Est-il si vaste, cet Océan Indien, que les hommes ne puissent s\u2019y rencontrer ?Il reprit ses sinistres perquasi- tions Le portefeuille contenait encore une miniature représentant une femme au visage noble aux cheveux blonds: c'était Mme de Villepreux, la mère du marquis Yves compara les deux visages et tr ssaillit lorsque son regard s'ariêla sur celui du fils.Celui qui ne pouvait se défendre s'ennoblissnit tout à coup.Il le revoyait comme au temps de sa vie et de sa force.Il le revoyait comme aux premiers jours de la traversee, jouant anx échec avec les officiers du bord, et, le soir, assis au piano et faisant valser, dans le salon du steamer, les élégantes passsgères.Ou étaient elles, les belles danseuses ?Ou étaient les joyeux enfants qui animaient la fête?Où bientôt serait-il lui-mnême, ce riche marquis de Villepreux ?Yves frissonna.TI était temps qu\u2019il disparût, cet homme muet, mais dont le visage sévère semblait avec abstination lui repro - cher le vol indigne, Maintenant Kermorgan avait horreur de cette dépouille humaine.Quand donc serait-il délivré de cette vue odieuse ?il avait beau se dire : \u201c C\u2019est mon droit de jouir,\u201d sa conscience l'aiguillonnait Pent-être.peut-être allait-elle faire silence quand l'homme dépouillé ne serait plus là sous ses yeux.Un lambeau de voile était de - meuré dans la barque.Yves le prit d\u2019une main tremblante, enveloppa le mort de cette toile rnde, puis, vivement, abattit sur la figure pâle le dernier pan de l\u2019étoffe, et le visage rigide fut à jamais voilé.: Aux pieds, il attachu une poulie en fer qui servait à hisser la voile.Il faut quelque chose de lourd pour faire sombrer les morts, autrement ils s'obstinent à revenir à la surface Avec un pénible effort, Kermorgan souleva cette gaîne de toile grise, qui accusait une forme humaine, et qui était très lourde Il l'ap- puys sur le bord de la barque, la laissa glisser, et l\u2019on entendit le bruit d\u2019un grand remous dans les eaux.Le canot était toujours doucement balancé et le corps s'abimait dans le gouffre immense; mystérieuse descente, Voyage sans retour ; d'abord rapide comme une chute, puis la descente ee ralentit, se ralentit, tandis que les vagues montent et s\u2019entassent sur la tête du voyageur.\u2018 Le mort descendait, desven- dait.Yves très pâle, le corps secoué de frissons, ne le voyait plus ; mais sa pensée suivait la chute profonde, et bientôt il se dit : \u2014Il aura pour sépulture une prairie d'algues et de madrépores ; qu\u2019il y dorme en paix.La journée s'avançait, et toujours ob:édée de voile à l'horizon.La brise, maintenant levée, envoyait sur les solitudes de lu mer ses souflles vivifiants.La chaleur et la lumière étaient répandues sans mesure Il y avait au ciel des voûtes formées par des successions de légers nuages, leurs perspectives fuyantes allaient se perdre dans le lointain, puis, tout-à-coup ces nuages prirent des tons de flamme ardente, ile ressemblaient à des draperies de pourpre ; et, se dérobant à ce cortège, le soleil disparut comme un vaisseau enflammé qui sombre.Le Breton, celui qui désormais voulait s'appeler le marquis de Villepreux\u2026 s'il devait vivre\u2026 se sentait tiès faible.Depuis soixante-douze heures il n\u2019avait pris aucune nourriture.La nuit se passa dans une mortelle attente.Au matin, le souflle qui s'était levé du large, avait déplacé la barque.Elle s\u2019approchait d\u2019une couronue d'écume blanche fsisant, au milieu du grand calme de la mer, un bruit saisissant.Les vagues se plaignaient éternellement en frappant l\u2019évueil.C'était une ile de corail qui, lentement, avec des longueurs de siècles, avaient'surgi des profondeurs.\u2014Vais-je me briser sur ce récit, pensa Kermorgan ?Mais la barque désemparée changea de direction par une nouvelle saute de vent.La faim torturait Yves.II souffrait comme ei une tenaille lui eût arraché les membranes de l'estomac.Malgré son énergie, une plainte continue lui échappait.Il appelait, il tendait les bras à l'espace.Où donc était-il ce navire attendu ?N\u2019ap- paraitrait-il pas dans les rayons enflammés du jour qui se levait ?Ne serait-il pas bientôt visible ?Il n\u2019y avait pas de navire À l'horizon, mais des oiseaux planaient au-dessus de l\u2019ile de corail - des oiseaux d'un blanc de neige, avec des plumes soyeuses ayant un damier noir finement dessiné aur leurs ailes.Puis, dana le sillage de la barque, la suivant toujours entre deux eaux, le requin était là, guettant l\u2019occasion de saisir une proie, et, depuis des heures il nageait sans se lasser.Ah! si le Breton avait en une arme à feu pour tuer les damiets ou wn harpon pour frapper le requin.Sa faim devenait intolérable.Il demeurait assie, courbé en deux; son visage reposait sur sa moin, et ses yeux gardaient une fixité farouche.Sa lèvre, ironiquement avancée, exprimait le défi, un défi de révolte qu'il jetait à toutes choses, au ciel, à la vague à l\u2019écueil, à Dieu lui- même, à Dieu qui ne lui envey aît point le secours.Toutes les malédictions des heures de rébellion et du ténèbres lui étaient revenues.La colère et l'impatience s\u2019unissaient à la soif et à la faim, pour le torturer Mais cette voile de navire, elle n\u2019apparaitrait donc jamais ?La journéo s\u2019usait lentement, ajoutant les heares aux heures écoulées ; puis, ce fut la nuit tiède, puis revint le jour, et ce jour montra de nouveau partout le désert.Yves avait débouclé la cvin- ture de cuir qui le serrait a la taille: il en conpsit de petits Morceaux avec ses dents et les broyait lentement.Ses mâchoires ainsi occupées pendant des heures, lui donnaient l'illusion qu\u2019il mangeait.Il s'affaiblissait.Les tortures de la faim s'étaient calmée pour se changer en une douleur sourde, l'évanouissement lent et progressif de ses forces.Ses yeux se troublaient de faiblesse.À demi évanoni, il commençait à délirer à voix basse, croyant qu'il abordait à une île inconnue, et que les indigènes lui apportaient des ananas et des oranges; mais ses pauvres lèvres étaient brûlées d'une telle soif, que le jus déli - cieux de l'orange imaginaire ne pouvait les rafratchir.Il n\u2019avait même plus la force de se révolter et d'accuser le ciel.Toute sa rage de la journée précédente aboutissait maintenant à l\u2019anéantissement Puis tout à coup il se redressa ; un cri strideat jaillit de sa poitrine, un cri de naufragé découvrant une voile, un cri d'être égaré retrouvant son chemin.Mais le cri d'espérance et d\u2019appel ne fut pas entendu ; mais la fragile petite barque ne fat pas apperçue, perdue dans l'immensité des lames.Le navire entrevu continuait psisible- ment sa route, battant l\u2019eau de son hélice, et Yves demeurait debout.appelant toujours, les yeux agrandis et les bras en avant conme si, de ses faibles mains, il eut pu reteuir le steamer, qui ['syait à tire d'mle.Il disparaiesait.Il le vit s\u2019éloigner, s'éloigner encore, puis enfin s'évanouir Alors, muet d'horreur, le naufragé retomba sur son bane et s'abandouna au désespo r.11 pleura longtemps ; il pleura a chaudes larmes; il pleura avec plus de faiblesse qu'une femme.avec plus d'\u2019effroi qu\u2019un enfant C'était fini.Combien d'heures vivrait-il?Le délire le reprenait Il perdait la sensation du réel; fous ses sens se faussaient ; les bourdonnements de ses oreilles étaient devenus des bruits de cloches; il croyait entendre le tintement de l\u2019Angelus passer sur sa lande bretonne, et cette cloche s\u2019obstinait à le convoquer à in prière.Parfois il redressait la tête pour prêter l'oreille à ces tremblantes vibrations qui paraissaient vonir des loiutains infinis, comme une voix de son enfance, peut être comme un appel de l'autre monde.Puis les bourdoñte- ments prirent un autre caractère Ils devinrent semblables à des tintements d\u2019or, à des froissements de billets bleus.Machinalement le moribond portait les mains à la poitrine ct les crispait sur le précieux portefeuille.Il revoyait dans sa pensée, les trésors du marquis de Villepreux.Il avait à la fois dans la gorge des râles d'agonie et des sécheresses de soif d'or.De plus en plus il s\u2019afaiblissait.Il ne lui restait que la force de tenir encore sa main pressée sur le patrimoine volé.Tout s'anéantissait; il n\u2019était nulle part.Hors de l\u2019espace, hors du temps.\u2014Ah! Tl y a quelque chose de plus poignant encore qu'un malheureux agonisant faute de pain ; c\u2019est une Ame qui meurt privée de la lumière.Quelle nuit profonde dans celle de es moribond ! Mais là-bas, bien au loin, dans une chaumière bretonne une pauvre mère ageuonillée devant l\u2019image de sainte Monique, priait pour son fils.Elle priait avec une ferveur extréme, elle priait avec cette foi vive qui force leciel.Le rosaire tournait dans ges mains tremblantes.Serait-elle exaucée, cette mère en larmes redisant sans cesse : \u2014 \u201cSainte Marie, Mère de re mah mm Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.\u201d Et tandis que la mère d'Yves tournait les grains de son rosaire et que le naufragé sgoui- sait, les heures continuaient à couler.Les mêmes nuages blancs et moutonnés passaient tranquillement sur le ciel profond ; le même eouflle salubre, exquis à respirer, riduit la surface des larmes ; les mêmes nuées d'oiseaux de mer aux plumes soyeuses, décrivaient des courbes folles et suivaient, étonnés et confiants, cette barque doucement balancée, où un homme demeurait allongé dans l'immobilité de l'évanouissement.IL Loreque le Breton revint de sa profonde torpeur, il se trouva couché dans une cabine d\u2019un navire anglais, ayant le drapeau britannique à l\u2019arrière et des flammes rouges au haut des mats, flottant avec des enroulements joyeux, sous le vent frais du matin Ce yacht appartenait à un riche Ecossais, sir Georges Elliott, dont la fantaisie était de voyager sans cesse.En ce moment, sir Georges, cet athlète blond, au visage co: loré et aux yeux d'un bleu clair, allait et verait sur le pont et constatait avec satisfaction la bonue tenue de son navire, coquet comme un salon, ciré, décoré, lleuri, avec un velours de pourpre au dessus du pont, des tentures de velum cramoisi sur les banquettes, et une serre en rotonde sur l'arrière où s'épanouissait la plus belle collection d'orchidées.La revue passée sir Georges quitta le pont et pénétra dans la cabine de son hôte.La veille, ie yacht Elliolt ayant rencontré la pauvre barque errante, de tout cœur le brave et généreux Ecossais avait recueilli l'épave humaine, cet homme d\u2019une maigreur de spectre, à lu peau collée sur les os, au corps trembant et voûté.Depuis douze heures on ranimait le naufragé en présentait a tes lèvres avides, dans une sage mesure, des cueillerées d'un vin généreux.\u2014Eh bien ! marquie, cela va- t-il mieux ?s\u2019écria l\u2019Ecossais de sa voix vibrante en serrant chaleureusement la main de l'hôte envoyé par la Providence.Le Breton, très pâle, allongé sur sa couchette, tressaillit et sentit un feu lui monter aux tempes.On lui donnait déjà le titre si envié\u2026 le titre qu\u2019il s\u2019était frauduleusement approprié.\u2014Pardonnez à mon indiscrétion, reprit sir Georges, si votre nom ne m'est pas inconnu ; mais vous étiez à demi-mort lorsque je Vous ai recueilli On a da vous débarrasser de vos véte- ments ; où m\u2019a remis votre portefeuille, vos papiers, vos titres.Rassurez-vous, le tout en sureté, là, dans ce meuble.Il indiquait, de mon index, orné d\u2019une chevalière, un petit secrétaire en bois des îles.\u2014En voici la clé, monsieur de Villepreux.Et le naufragé, la lèvre blème, ne démentit point son hôte.Le \u201c vol \u2018était accompli.Il n\u2019était plus le marquis Yves Kermor- gan, l\u2019ambitieux sans fortune, mais bien le marquis Yves de Villepreux, le dernier descendant d\u2019une noble race.- A l'acteur maintenant de jouer habilement son rôle Chaque jour lord Elliott faisaient au convalescent une amicale visite et constutait, avec satisfaction, le bon eflet produit par les repas succulents et les verres de vieux vin.\u2014Bravo ! dit-is un matin.Ah! cher marquis, vous retrouvez votre force et votre jeunesse; votre œil prend de l'éclat; les couleurs vous reviennent.Il alluma un cigare \u2014En voulez vous?Ma provision m'arrive en directe ligne de Porto-Rico.Yves prit un havane, et les deux hommes continuèrent la causerie, en lançant au plafond de la cabine des volutes de fumée.\u2014Vous ne m'avez pas encore demandé vers quels rivages se dirige mon yacht ?\u2014Je n'ai rien a vous demander, répliqua le marquis, d\u2019une voix où vibrait la gratitude Où vous ircz, j'irai.Peu m'importe la côte où j'aborderai.Je suis seul sur la terre.J'étais fatigué de la vie parisienne et je révais d'aventures aux Indes, lorsque le naufrage terrible que je vous ai déjà relaié est venu anéantir mes projets.La destinée a de ces fournants.Je m\u2019atlendais à débarquer à Pondichéry, j'ai êté précipité dans l'abime.Sans vous, c'était [ini de ma vie.Merci de nouveau Il serra ia main de l'Ecossais.Les deux hommes quittèrent l\u2019etroite cabine.Yves était faible encore, cependant il put monter sur le pont.Il s'appuya à la balustrade, et il eut une enivrante sensation de plain air.Il respira aveu délices.Depuis une heure le soleil montait à l'horizon C'était un soleil d\u2019allégresse ; un flot d'or roulait de l'Orient à l'Occident sur l'eau de mer d\u2019un bleu pur, doux et profond.Cette chaleur de vie gagnait et s\u2019étendait, réjouissant tous les êtres, depuis les damiers dans la nue jusqu'aux poissons volants, à l'aile d\u2019acier, qui flottaient par bancs aux alentours du yacht.Qu'il faisait bon vivre ! Yves eut un sourire épanoui \u2014Où vous irez, j'irai répéta- t-il joyensement.L'Ecossais, d'un œil attentit, surveillait les manœuvres de son équipage, composé de fiers matelots, tous bien découplée, avec le tricot rayé sur leurs rebustes poitrines.Il donna des ordres ; puis, se retournant vers son hôte : \u2014Eh bien! je compte me rendre à Athènes.J\u2019adore la Grèce.À chaque printemps, mon yacht vient jeter l\u2019ancre dans les eaux du Piré.Mon grand\u2019pére était Philhellène.Il a combattu à côté de lord Byron.Elle est bien démodée cette amitié qu'en 1880 on portait aux Hellène ; mais, que voulez-vous ?Le sang de mon aïeul, du héros de Navarin, coule dans mes veines.Il reprit après un cours silence : .\u2014D'ailleurs, j'ai en Grèce de nombreux amis.Si vous le dési- Tez, marquis je vons présenterai à tous ces princes grecs, sans argent, mais à l'imagination vive et qui prennent \u2018feu pour les étrangers.Je vous ferai connaître mon meilleur ami, an vieux savant qui, depuis bientôt un demi-siècle, vit à l'ombre de l'Acropole, ayant mis le bonheur de sa vie dans les fouilles.S'il découvre un débris d'amphore, le voilà délirant de joie.Heureux homme ! Ce vieux Elie Michelin a une petite fille.la fille de son fils, qui était un frére pour moi.Un éclair d\u2019enthousiasme passa dans les yeux de l'Ecossais ; mais il s'éteignit aussitôt et sir Georges, s'asseyant gravement | dans un fauteuil à bascule, poussa, vers le ciel, avec une lenteur calculée, 1es bouffées de son havane.\u2014Je vous disais: la fille de son file, une enfant de dix-sept ans à peine, qui a reçu du ciel le cœur le plus délicat, l'imagination la plus riche; une âme d'artiste en un mot.Elle modèle avec un goût parfait.Devant ses statueltes, je me sens tout ré- veur, \u20act je n'ose lui dire ce que j'en pense de peur de faner en elle la fleur si charmante de la modestie.Elle s\u2019ignore, cette enfant, maie, quelque jour, nous connaitrons tous son nom; elle deviendra illustre.Yves prenait à cette causerie un intérêt véritable.Mais s\u2019apercevant qu'il allait peut-être laisser deviner le secret de sou Ame, sir Georges devint tout à coup silencieux.Son cigare achevé, il revint coramander une nouvelle manœuvre.Les matelots aigles grimpèrent dans les hunes, la direction des voiles fut changée et l'officier de quart continua sa marche sur ia dunette, en prenant des points, Cependant le yacht continuait son voyage.Les vents et les courants le favorisaient.Il faisait bon respirer sur le pont cet air si pur du printemps précoce.Les journées étaient superbes et l'hélice battait l'eau avec une telle rapidité, durant les nvits et les jours, que bientôt le navire eut franchi la mer Rouge, traverse l\u2019isthme de Suez.Alors se dessinèrent, à l'horizon, les rivages de la Grèce, avec leur bordure de golfes et leur dentelure de promontoires ; ces rivages les plus illustres du monde; puis, tout pavoisé, euvoyant gaiement dans l'espace son panache de fumée blanche, le yacht Elliott s\u2019arréta enfin dans le port du Pirée.Debout sur le pont, le marquis de Villepreux distribuait royalement une poignée de pièces d\u2019or aux hommes de l'équipage, et sir Georges pensait : \u2014C'est vraiment un gentilhomme ! quelle génerosité ! La distribution achevée, le grand seigneur sourit au hurrah des matelots écossais, leur fit un geste gracieux de la maia comme pour attester qu'il agréait leurs remerciements ; puis il vint à côté de lord Elliott s'appuyer à la balustrade, .De nombreux navires avaient jeté l'ancre dans la rade du Pi- rée.À gauche les paquebots de la Compagnie du Lord autrichien frappaient le regard.À droite, £6 trouvait l'escadre française, avec le vaisseau amiral, entouré des frégates, de chaloupes, de blancs canots.Plus loin, les stationnaires russes demen- raient immobiles sur leurs ancres, avec le pavillon écartelé de la croix blene de Saint-André, et, au milieu de tous ces navires des baleinières à huit rameurs sillonnaient et fendaient l\u2019eau.Un monde cosmopolite montait ces embarcations, et toutes ces figures, aux traits si caractérisés, aux costumes si variés, présentaient un pittoresque coup d'œil.Cette animation plaisait au marquis.Cependant elle ne pouvait entièrement le distraire d\u2019une absorbante pensée.La terre de Grèce allait être son théâtre Comment se tirerait-il de son rôle ?Serait il un comédien parfait, ou bien, parfois, percerait-il, sous son masque, quelque fugitive réminiscence de l'Yves d'autrefois ?Malgré son audace, il pâlissait ; 1l avait peur.Puis, soudain, levant légèrement les épaules dans un geste dédaigneur : \u2014Ah ! pensa t-il, qu\u2019ai-je à redouter?Sous le patronage de lord Elliott, ne verrais-je pas toutes les portes s\u2019oavrir à deux battants devant moi ?Qui soup- gonne celui qui est riche?Un somptueux hotel n'est il pas le meilleur abri ?Inspire-t-il de la défiance celui qui prodigue l'or ?Rassuré, il prit, des mains de sir Georges, une lorgnette d'ivoire, et se remit à contempler l'aspect des côtes.C'était un horizon de rochers stériles Ils se détachaient et découpaient leurs masses d\u2019un gris blanchâtre sur le ciel lumineux de février.La pointe du Taygète les dominait tous, et formait le fond du décor ; puis les yeux se reportaient sur la plaine d'Athènes, fermée d\u2019un côté par l\u2019Hymette, aux formes roudes et molles En face de l\u2019ILymette, le Parnès semblait découpé par un habile paysagiste, tant les lignes en étaient pures.Lintre ces denx monta- gues, s'allongeait le Pantélique, en forme de fronton ; puis, enfin l\u2019Acropole, couronnée de ruines gigantesques, peuplée de colonnes à chapiteaux et de statues aux grands yeux vogues qui contemplent.depuis vingt siècles, la vie tumultueuse des hommes.Et toujours le soleil niontait dans le ciel éclatant, cet ardent soleil du Midi, que pas un nuage n\u2019atiristait et qui étendait, sur la plaine entière, une nappe d\u2019or en [usion.\u2014Snperbe ! s'écria lord El Hott.Beau pays, en vérité ! En ce moment, un caïque s\u2019approchait du yacht.II accosta, et un jeune Grece monta sur le pont.Il venait offrir ses services Il portait le bonnet rouge à gland bleu, la jupe blanche, très ample et tiès courte, serrée, à petits plis, autour.de la taille, et tant de dorures a sa veste, à ses uêtres, à sa ceinture, qu'on eut pu le prendre pour quelque grand personnage.Il s'inclina tour à tour devant Elliott.et devant le marquis, Son visage bronzé était éclairé par des yeux noirs fort intelligents, et sa bouche, sous ses moustaches tombantes, avait à la fois une expression fine et réservée.Ses services furent agréés ; et tandis que ls marquis lui confiait sa valise Constantin Souroucis s'engageait à le servir fidèlement au prix de quinze othons par an.Et comme le marquis allait quitter son hôte : \u2014 Venez me voir sans tarder, s\u2019éciia lord Elliott.Ah! cher Villepreux, mon yacht est le vôtre.Yves serra chaleureusement la main loyale qui se tendait vers la sienne, promit une prochaine visite et descendit dans le caïque.Les rames se mirent à battre l\u2019eau en cadence, laissant tomber, sitôt qu\u2019on les levait, des gouttelettes brillantes.La brise était bonne, le courant facile, et bientôt le petit bateau, manœuvré avec adresse, vint se ranger docilement en face d'une des cales.Au Pirée, dans ce grand village de quatre ou cinq mille Ames, tout en cafés et en magasins, I'animation était grande.Des matelots nombreux entraient à l\u2019arsenal ; une sentinelle montait la garde devant la poudrière, dans les chantiers de construction, les marteaux tomhaient sans relâche sur Jes grands caparaçonnés de blindages, et le long des quais, brûlés de soleil, des hommes, à la tonstanelle en loques, au bonnet fané, sommeillaient avec insouciance.Yves les regardait, tandis qu\u2019un sentiment de remords le mordait au cœur Pauvres hères ! Malgré leur dénäment, ils dormaient insouciants et ils ne songeaient pas à dépouiller autrui.Ils avaient les traits reposés, aucun sigue de révolte sur le visage: ils te contentaient de velte pierre pour dormir; pour nourriture, de quelques dattes, avec une galette de muïs.On pouvait donc se résigner a vivre ainsi ?Le marquis eut un tressaillement ; puis, nerveusement, il se raidit contre 'émotion et continua sa roule Ah! lui avait d'autres désirs.Sans doute.ses fa- culiés étaient plus puissantes, ses goûts plus aflinés.Il était né pour l\u2019élégance, pour la haute vie.Et, du bout de ses doigts, il laissa lisser une pièce de monnaie dans le bonnet d\u2019un petit garçon, dont le père, en s'accompagnant d'un tambourin, chantait en nasillant.La voiture, louée par Yves, venait de s'engager sur les sept kilometres séparant le Pirée d\u2019Athènes, route entourée de landes stériles ; mais bientôt elle perdit son aspect désolé et la plaine ne tarda pas à paraître dans toute son étendue, avec ses amandiers en fleurs, ses oliviers au feuil lage maigre, \u2018et son mince ruisseau, le Céphise, bordé de lauriers roses.A l'heure suivante, le marquis de Villepreux faisait arrêter son équipage devant l'hôtel Dimitri.À la vue de ce voyageur, d\u2019une distinction parfaite et d'une grâce achevée, l'hôtelier, coiffé du bonnet traditionnel et serré comme une guêpe dans son joli costume, s'inclina profondément, car il reconnaissait, aux grandes manières de l'étranger, qu'il recevait uu personnage important, ua gentilhomme de marque Il s\u2019empressait à le servir; et, au bout de quelques instants, le seigneur français se trouva sur la terrasse à prendre le frais, à humer le parfum des fleurs printanières, à voir les ombres des palmiers s\u2019'allonger devant lui.(A continuer.\u201d \u2014 ed \u2014\u2014 Aux MARCHANDS.\u2014Si vous tenez à faire des affaires, annoncez vos marchandises dans les journaux: ne LA TRIBUNE.Shai Dernières recommandations d'un père de famille à ses enfants Ta prière du matin et celle du soir n\u2019ont j mais retardé l'ouvrage.Le travail du dimanche n\u2019a jumais enrichi personne.Le blasphème porte malhenr.La division dans les fumilles est souvent cause de leur ruine.Le bien volé n'a jamais prospé'é.l'aumène et les bonnes œuvres n'ont jamais conduit personne à l\u2019hô pital.On paie bien cher dans la vivil- lesse les saitises du jeune âge.Plus on fait le brave cantre le bon Dieu, plus on tremble à l'heure de la mort.+ La Guerre de Corte Londres, 27\u2014On affirme aussi que les nouvelles annonçant qu\u2019un engagement sérieux avait cu lieu à Ping- Yang ne sont pas fondées.Le seul tait réel, c\u2019est que plusieurs cavaliers chinois ont attaqué des vedettes japonaises.Londres, 27\u2014Le correspondant du Times à Yokohama envoie la dépêche suivante datée de jeudi: \u201cLa flotte japonaise croise dans la mer de Chine; elle cherche l'ennemi et essaye d\u2019empêcher le convoi portant le tribut du riz d'aller dans le nord.On estime que les Japonais ont de 35,000 à 50,000 hommes en Corée.Des renforts considérables se sont embarqués aujourd\u2019hui.\u201d Le 7imes apprend de Shanghaï que des transports japonais escortés par des navires de guerre ont débarqué des troupes à l'embouchure du fleuve Tatong.Paris, 27\u2014La France a\u201d demandé une indemnité à la Chine pour le meurtre du missionnaire français, tué en Corée le 16 juillet par les soldats chinois.Shanghaï, z7\u2014 L'activité des Chinois pour rechercher les espions japonais augmente chaque jour.S°Il faut en croire les Chinois, les localités situées le long des côtes de leur pays sont remplies d'agents japonais.Sept Japonais, en costume chinois, ont été arrêtés samedi.On dit qu'ils vont être expulsés de la Chine; on ne serait pas surpris qu\u2019ils fussent traités avec une extrême sévérité.Ailleurs, les Japonais sont soumis à un traitement rigoureux.Dans l'île de Formose, les autorités chinoises ont fait décapiter des sujets japonais soupçonnés d'espionnage.Des avis reçus de Formose annoncent que cinquante Japonais y ont été décapités dernièrement.La chaleur qui est très grande dans cette île, cause de grandes souffrances à la population.Afin de se procurer de l\u2019argent pour pousser la guetre, le gouvernement chinois a augmenté ies droits de transit sur la laine.Londres, 27\u2014 Une dépêche spéciale de Berlin est conçue comme suit: * La Chine est sur le point d\u2019adresser aux puissances une note pour protester contre la déclaration d\u2019indépendance du roi de Corée Plusieurs puissances paraissent disposées à reconnaître cette protestation comme juste, parce qu\u2019il parait certain que la déclaration a été faite sous la pression du gouvernement japonais, après l\u2019arrestation du roi de Corée.L'HISTOIRE DUJUGE L'hon.Fohn M.Ricc raconte comment il fut guéri de la sciatique \u2014Infirme pendant six ans.L'hon.John M.Rice, de Louisa, comté Lawrence, Kentucky, a pendant plusieurs années représenté es intérêts du comté et de l\u2019état où il est né aux légisiatures de Frankfort et Washington et jusqu\u2019à ce qu'il se qu\u2019il se retira de lu vie publique, il figura avec distinction dans les cercles politiques et jidicmmres.Il va quelques jours, un reporter du Aen tueky Post alla vair le juge Rice qui de la manière su-varte, relata l\u2019histoire des causes qui amentrent son renoncement à la vie publique: © II y a juste à peu près six ans que j'eus une attaque de thumatisme, peu sen sible dès l\u2019abord, mais bientôt se dé- veloppan* en sciatique, gi conmen- ça par des douleurs aigiies aus hanches, s'étendant graduellement jusqu\u2019aux precis.Mon état empira tellement que je perdis complètement l\u2019usage de mes jambes et, ensuite le foie, les roznons et lu v-ssie, de fait, tout mon système devint dérangé.J'essayai le traitement de p'usieurs médecins mais ne l'ecevant d\u2019eux aucun bénéfice durable, ja partis poar les Sources chaudes d'Arkansas.Je ne retirai pas de grands bénéfices par les quelques mois que je passai là et je revins chez moi.En 18g1, je me rendis aux Sources \\Vakeshaw, Wis.Je restai là pendant quelque temps, mais sans amélioration.Je retournai de nouveau chez moi, mais cette fois avec aucune espérance de revenir à la santé.Les muscles de mes membres étaient maintenant réduits, par l\u2019atrophie, à de vraies cordes.Les douleurs scintiques me tor- luraient terriblement, mais ce fut l\u2019e- tat anormal de mon foie qui me fit sentir que ma vie s'éteignait graduellement.Les médecins m\u2019abandonnèrent apiès avoir essayé vainement de tous les remèdes et je n°avais plus rien qu\u2019à me résigner patiemment au destin qui m\u2019attendait.¢ Je me soutins dans cet état, presque entièrement par la force des stimulants, jusqu\u2019au mois d\u2019avril, 1S93.Un jour, je vis une annonce pour les Pilules Roses du Dr Williams pour les personnes pâles.C'était du nouveau pour moi et comme une drogue de plus après tant d\u2019autres ne pouvait pas me faire de mal, je résolus d\u2019essayer les Pilules Roses.L'effet des pilules fut merveilleux, et je pus bientôt manger avec cœur, chose que je n'avais pas faite depuis bien des années.Le foie commença à accomplir ses fonctions et il a continué à en agir ainsi depuis.Sans aucun doute, les pilules m'ont sauvé la vie et quoique je ne sollicite jamais la notoriété, je ne puis m\u2019empêcher de donner ce témoignage sur leur valeur.\u201d Les Pilules Roses du Dr Williams sont vendues par tous les marchands ou envoyées franc de port, sur réception du prix, (50 cents la boite ou six boîtes pour $2.50) en s\u2019adressant d la Dr William's Medecine Company, Brockville, Ont., ou Schenectady, N.Y.26 VILLAGES DETRUITS Saint-Pétersbourg, 27\u2014Same- di dernier un terrible cyclone.a causé des dégâts considérables le long des côtes de la mer d\u2019Azo Plusieurs villages ont été balayés dans la mer ; un grand nombre de steamers ont aombré ou ont été jetés à la côte.Les pertes de vies s'élèvent à mille au moins.ey Berlin, 27 \u2014 Les villages de Schwank et de Waltersburg, dans les montagnes de Vogel- burg, Hesse, ont été dévastés, samedi, par un terrible ouragan accompagné d\u2019une pluie diluvienne.Les villages ont été inondés et les arbres déracinés.ee 0 pme Miel Miel pur, qualité supérieure, à vendre au monastère du Précieux- Sang.Piano A vendre À sacrifice, un magnifique piano, (74) presque neuf, s'a- dresser au bureau de LA TRIBUNE.CORDEAU et L4AJOIE Fabricants de Bières de Gingembre Sodas et liqueurs de tem.Pérance de toutes sortes \u2014Rue Piéré\u2014 ST-HYACINTHE.L.P.MORIN MANUFACTURIER DE PORTES, CHASSIS CADRES Moulures, Plinthes,\u201d \\ Lc \u2014AUSSI\u2014 BOIS DE SGIAGE Séché à la vapeur, prepaté et brut Blanchissage, Embouvetage, Sciage.Tout ouvrage fait promptement, et satisfaction garantie.Coin des rues SL Fosebh et St Antoine.ST HYACINTHE PORTER DE JOBN LABATTS DE LONDON, Ont.Ps > \u2014{ \u2014\u2014= Le breuvace te plus salutaire pour lavage general et 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Unan.81.00 6G mots.50 ANNONOES 1re Insertion.eew.1n ligne I5c.Lasertion subs .vee M8 73ec.Annoncon dlonutormo à prix modérée.A4.DENIS: Directeur-Fropriélaire.Sr-HvacINTHE, 31 Août 1894 LA PECHE Les dépêches nous ont appris que le gouvernement fédéral venait d'adopter de nouveaux règlements pour protéger le poisson dans les eaux canadiennes Voici le texte de ce règlement : RÈGLEMENTS CONCERNANT LES PERMIS DE PÈ CHEURS A LA LIGNE DANS LES EAUX INTÉRIEURES DU CANADA 1 Personne, autre qu\u2019un suj-t britannique, ne pêchera à la ligue ou prendra de l'achigan, du maskinongé, du brochet, de la perche (doré) on du la truite dans les caux canadiennes, sans avoir d\u2019abord obtenu un permis pour pêcher à la ligne, émis par le garde-péche local dans chaque district sous l'autorité du Ministre de la Marine et des Pè- cheries.2 Toute personne, n'étant pas un sujet britannique, paiera pour ce pécheur à la ligne un hono- roire de $5 00 pour une période de trois mois, ou un, honoraire de dix piastres pour une période de rix mois.Il ne sera émis qu'un permis de pêche à la ligne à un même requérant Ce permis ne sera pas transferable, et ne pourra être légalement utilisé que par la personne dont le nom est sur le permis.Chaque porteur d'un permis de pêcheur à la ligne sera tenu de produire et montrer son permis, lorsqu'il en sera requis par un officier des pêcheries.4 Personne n\u2019utilisera, en vertu d\u2019un permis de pêcheur à la ligne, plus qu'une ligne de pê- che avec pa plus de trois hameçons attachés à la ligne.5 Personne, en vertu d\u2019un permis de pêcheur à la ligue, ne \u2018prendra ou tuera, dans une mé- me journée, plus que douze achigans ou brochets, perches, (doré), vingt (ruites ou quatre maskinongés.6 Nul achigan ou brochet, perche (doré), qui mesurera moins que 10 pouces de longueur ne sera retenu ou gardé hors de l\u2019eau, et nulle truite de moins de G pouces de longuear, ne sera retenue ou gardée hors de l'eau ; mais toute personne qui prendra l\u2019an quelconque des poissous susdits, d\u2019une moindre dimension que celle précitée, devra immédiatement remettre ce petit poisson à l\u2019eau d'où il a bté tiré, et devra, si c'est posei- ble, le remettre en liberté vivant.7 P.rronne, étant porteur d'un permis de péchear à la ligue, ne devra exporter, vendre ou offrir en vente du poisson pris avec la ligne à la main.8 Toute personne on toutes, personnes qui enfreindra ou enfreindront aucuns des eusdits règlements sera ou seront passibles des peines et amendes établies par l\u2019Acte des pécheries, chapitre 95 des Statuts Revisés du Canada.9 Rien de contenu aux pré- rents règlements n'affectera les droits des personnes portant les baux de droits de pêche relevant des autorités fédérales ou provinciales.te Canada et les Etats-Unis La semaine dernière,- lit-on dans le Chicago Tribune, sir William C.Van Horne était dans notre ville et répondait à un reporter qui l\u2019interrogeait sur l\u2019état des affsires au Canada : Merci, nous allons très bien là bas.Nous n'avons pas une population aussi nombreuse que les Etats-Unis et nous sommes peut-être moins entreprenants dans certaives choses, mais nous sommes capables de faire notre chemiu tranguillement.Nous n'avons pos souffert autant que vous de la crise commerciale.Il y a de nombreuses raisons pour cela.Nous n'avons pas les\u2019 mêmes éléments de trouble et les mêmes prob'èmes difficiles à résoudre.Nous n'avous ni la question de l'étalon d'argent, ni de problème douanier, ni celui de la circulation, ni difficultés ouvrières à aplanir.: Nous échappons aux troubles ouvriers pour les raisons que je viens de vous donner, Nous n\u2019a- vong ni question d\u2019argent ou de circulation, ni question douanière, ni crise prononcée ; conséquemment les patrous n'ont eu nul besoin de diminuer les salaires.L'élément ouvrier n'a ni grief ni plainte à formuler.11 y a pas de réduction de ralaires et par conséquent pas de mécontentement parmi les salariés.Nos ouvriers n\u2019ayant aucun grief, ont sagement refusé de se créer des difficultés en se mêlant des offaires de ce côté.\u201d Cette déclaration, dit le Chicago Tribune peint fidèlement la situation.La paix industrielle règne au Canada.Il est impossible que des difficultés y surgissent sans qu\u2019elles nous soient connues et alors qu\u2019une crise sérieuse sévit dans toutes les parties des Etats: Unis, le télégraphe ne nous annonce ui misère ni troubles au Canada.Si le Canada marque du \u201c va de l\u2019avant \u201d américain, 11 est d\u2019autre part heurcusement exempt de certaines espèces de toquades et de demi-anarchie qui aflligent les Etats-Unis.La monomanie de l'adoption du seul étalon d'argent ou celle du cours forcé des \u201c greenbacks\u201d des \u201c populistes \u201d y sont inconnues.On n\u2019y trouve pas d'organisation politique attaquant sans cesse le principe de la circulation monétaire et ébranlant la confiance publique en mettant constamment en danger les économies du peuple.On n\u2019y trouve pas de parti ayant adopté pour programme la répudiation totale ou partielle de la dette et conséquemment les valeurs canadiennes ne sont pas renvoyées sur ce continent comme l'ont été les valours américaines.Depuis novembre 1892, les in- dustriels américains savent que la protection qui leur a permis de payer des salaires élevés devait être diminuée ; ils ont pendant un certain temps essayé de s'arranger des nouvelles conditions du marché.Ce change ment a été déplaisant pour tous ceux qu'il affectait Les usines et les fabriques ont été fermées vu n'ont marché qu\u2019à demi- temps ; les salaires out été réduits ; toutes les branches de l'industrie ont été affectées par les grèves et la fermeture des usines alors que le peuple cana- dion, n'étant pas menacé par un changement de tarif, a continué à travailler régulièrement Au Canada il s'est fait la même somme de travail aux mêmes salaires.Le fabricant canadien n\u2019ay- anf pas à réduire ses prix n\u2019a pas abaiesé les salaires et les agitateurs et les \u201c walking delegates \u201d n\u2019ont pas eu grand'chose à luire, n'ayant qu'un très petit stock de \u201c\u201c griefs \u201d à exposer.Les litats-Unis, malheureuse - ment, ont un nombre diapropor- tionné de démagogues, d'ugita- teurs socialistes, d'hommas qui exploitent les ouvriers qui virent une bonne occasion dans le mécontentement et les grèves causés par la guerre à la protec tion et la saisirent.Aux attaques contre la circulation et le tarif vinrent s'ajouter des assauts plus violents contre les droits commerciaux du peuple.Do Cleveland à la côte du Pacifique, les chemins de fer furent arrêtés ; le commerce inter-provincial fut suspendu , les citoyens ne pou: vaient ni voyager ni communi: quer entre eux par la poste Le Canada n'a éprouvé aucune de ces perturbations qui ont si profondément aflligé los Etats-Unis Son commerce tant océanique qu\u2019intérieur n\u2019a pas été dérangé et si des troubles semblables aux nôtres avaient éclaté ils auraient été supprimés par les autorités locales.La paix a régné au Canada Les Etats-Unis ont été bouleversés par \u201c l'anarchie organisée,\u201d \u201c la réforme du tarit,\u201d et \u201c les toqués de la frappe libre de l'argent.\u201d Les Canadiens, com parant leur tranquillité au tamulte qui existait aux Etats-Unis, sentirent qu'ils étaient mieux comme ils étaient et naturellement il n\u2019a rien été dit, récemment, à propos d'annexion aux Etats-Unis, ceux qui la préchaient sont restés muets.lls ne se sentent pas disposés à aviser leurs concitoyens de s'annexer à un pays qui est dans de telles conditions qu\u2019un Altgeld peut y être élu gouverneur et un Hopkins maire de sa seconde grande ville et dans lequel le \u201c greenback \u201d sans valeur est présenté comme la meilleure monnaie, dans lequel les industries sont buule- versées sous pretexta de \u201c réforme \u201d et le commerce du peuple entier à la mercide \u201c walking delegates.\u201d Le président du Pacifique Canadien a raison de ss féliciter que son chemin se trouve au Canada an lieu d'être aux Etats- Unis.Il n\u2019a pas été arrêté par Bebs et 11 a pu transporter, sans être molesté, ses passagers et son fret, et les industries du peuple qu'il sert n'ont pas été déraci - nées par des assauts donnés contre la protection qui les a créées.La Presse.Les pouvoirs de Mgr Satollt Rome, 17 \u2014On dit que le pape donnera prochainement à Mgr Satolli des pouvoirs absolus au- prés de I'Lulise catholique d\u2019Amérique.Mgr Satolli ne serait plus alors soumis a la Congrégation de la Propagands et ne relèverait plus que du pape.-\u2014 db ++ St Jean-Baptiste de Rowville Rapport du concours du c-re cle agricole de St Jean-Baptiste de Rourille : Pour $ arpent de blé d'inde à tourrage\u2014ler prix, François Boulais, 2e Ludger Guertin, 3: Jo- vite Blanchar, 4e Henry Ostilly.Pour } d\u2019arpent de légumes.\u2014 ler prix, Emile B:nois, 2e Lud- ger Guortin, Se Joseph Robert.Pour 3 arpent de patates.\u2014ler prix, François Boulais, 2e Lud- ger Guertin, 3e Henry Ostilly, 4e Michel Daumé.Pour à arpent de blé d'inde sarclé \u20141-r prix, Pierre Burelle, 23 Emile Benoit, 3: Ludger Guertin, 4> Henry Ostilly.Pour le meilleur jardin potager et Fruitier\u2014ler prix, Lud- ger Guertin, 2+ Etmour Fun- taine, 3: A, Collette, 4e Louis B:noit.Le jige était M.Pierre Germain, arboriculteur distinœué du Mont St ]lilaire.LE SECRETAIRE, Da cercle agricole de St Jean.Baptiste.\u20142\u2014\u2014\u2014\u2014 5 > rs Les Hynmines Nationaux Au moment où la présence des frégatss anglaises dans le port fait éclater à tout bout de champ le * God save the Queen,\u201d il n'est pas saus intérêt d'observer que la plupart des hymnes nationaux ne s'occupent nullement de la nation, mais seulement de la perso ine du monarque.Dans certaius pays, comme en Suède, on chante un roi historique ou légendaire, mort depuis longtemps, et les sujets de ses successeurs, avec une loyauté posthume, continueat à prier Dieu de le sauver, comm> s'il vivait encore.Voici une liste, d'ailleurs in complète, des hymnes nationaux, qui montrera à peu près comment ils se partagent : Hymnes célébrant le souverain : Angleterre, Autriche, Danemark, Portugal, Prusse, Russie, Suède.\u201c Hymnes célébrant la nation : Etats-Unis, Hollande, Hongrie, Norvège.Une tro\u2018sième classe ost celle des hymnes révolutionnaires, parmi lesquels on peut ranger la France, avec la \u201cMarseillaise\u201d ct la Belgique avec la \u201c Braban- gonne.\"\u201d Les hymnes nationaux sont relativement modernes ; ils datent presque tous d'un ou deux siècles au plus.Leurs auteurs sont géuéralement d\u2019illustres in - conaus.Le seu! hymne dont les paroles soient d'un grand poète est l'hyaune norvégien : \u201c Oui, nous aimons ce pays.\u201d Son auteur est Bjoernstjerne Bjoernson.Le seul dont la musique soit l'œuvre d'an grand compositeur est l'hymne autrichien, qui fut écrit par Haydn.Il convient de mentionner encore I\u2019hymne portugais, qui eut pour auteur un roi, dom Pedro 1er, de Brésil Le briganiage en Ita'ie On écrit de Roma que la fameuse bande Manzina, qui était passée dans la province de Mes- sine, est détruite.Depuis un mois environ, la bande renforcée et comptant douze hommes, ravegeait le pays, tuait le bétail et envoyant des lettres de menace de mort aux propriétaires des arrondissements de Cufula et Nicosia.L'autorité avait pris des dispositions énéræiques.Les brigands arrivèrent dernièrement à Cesaro, petit pays situé dans l'arrondissement de Mistretta, limitrophe des pro- viuces de Catane et de Palerme.Sans attendre des secours, les habitants de Cesaro attaquèrent la bande.Le combat de mousquerie fut violent.Six brigands furent tués, l\u2019un d\u2019eux fut achevé à coup de couteau Le ch-f de la bande, Cantini, put s'enfuir avec quelques hommes, laissant sur le terrain, armes, munitions, chevaux et fort batin.Ou assure que M Crispi a décide que, sur les fouds destinés à la répression du brigaudage, on prendra la somm: de 20,000 francs qni sera distribade, selon leur mérite, par le préf:t dz Da.lerme, aux six paysans qui vien - nent d: surprendre et de tuer les brigands.> Le drame de Sainte Burbe Valleyfeld, 23\u2014Il n'y aau- cun doute pour les autorités, ici, qu\u2019un meurtre a été commis lundi soir à Cazaville, et qu\u2019an forgeron de Sainte Barb>.T'héo- dore Myre, en a été la vistime.Ls Dr Demers, de Sainte Martine, le coroner du district a 6t3 prévenu, par télégramma et s'est rendu immédiatement sar la scène ducrime.Il retourna a Sainte Martine et revint ici, hiar soir, pour rencontrer l'avocat da la couronne, M.J K.Elliot.Dans une entrevue, l'avocat de la couronne a dit qu\u2019il n'avait pas le moindre doute qu\u2019un meurtre a été commis.Comme on lui demandait ce qui avait été fait, il répondit qu\u2019il avait télégraphié au p.ocareur-géné- ral à Québec po ir avoir des ins- } tractions.Ls dorteur Demers, accompagné da l'avocat de la couronne, est parti hier soir pour Ste Barbe, Le coroner a dit que l\u2019enquête ne commencerait que ce matin.Le premier rapport de ce tur- rible drame n\u2019était pas tout à fait exact.Voici du reste la véritable version : Lundi soir, lorsque Myre eut fini son travail, il eul:va son paletot, et ayant attelé ses chevaux à une charrette, il se dirigea en voitare du côté ds Cazu- ville, située à cinq milles de là, et qui est la place favorite pour ceux qui veulent faire una jolie promenade de quelquss milles, Lorsque plasieurs parsonnes 83 trouvent ensemble, l\u2019hibitade est de prendre quelques petits verres, et la soirée de lundi eem- ble n'avoir pas dérogé à l'usage.Il n\u2019est pas rare non plas que dans ces occasions on s'anim3 an peu et qu\u2019nne querelle s'engage.C'est précisément c3 qui est are rivé dans le cas actuel, et Myre se trouvait de la partie.Ils sortirent de l'auberge, et à peine LA TRIBUNE.+= étaient-ils arrivés sur la route, qu'une bataille furieuse s'engages dans l'obscurité.Personne ne peut dire comment la chose est arrivée, mais Myre reçut deux blessures épouvantables au cou et le sang sortait avec abondance d\u2019une autre blessure au front.Il fut placé sur le siège de la Voiture qui ne se trouvait pas loin de là et le cheval retourna à l'écurie, On ne sait pas si le malheureux était mort quand on I'a mis dans la voiture.Il a été trouvé par sa famille le lendemain matin.Il ne se rendait pas à Dundee pour faire un paiement, comme le premier rapport l'annonçait.So mort est le resultat d\u2019une querelle dans une auberge et les autorités devront maintenant rechercher l'assassin.» > - meme CANADA \u2014\u2014\u2014 ABBOTSFORD Un abonné de cette localité nous a envoyé de l'argent, mais a oublié de nous donner son nom.QUEBEO L'escadre française de 1\u2019Atlanti que-Notd, actuellement a $t Pierre Miquelon, est attendue ici dans les premiers jours Je septembre.Elle est commandée par le contre-amiral Maigret.La Naïade est le vaissenu - amiral.CHUTE NIAGARA, Ont, On vient d\u2019acquénr la certitude que le corps de l\u2019individu trouvé dimanche au bas d\u2019une falaise est celui de H, Michael, de Muncy, lenn., qui s\u2019est suicidé en se jetant du haut d\u2019un rocher.M.Michael étuit un entrepreneur de pompes funèbres.LONDON, Ont, W, Sprague, employé à l'hôtel Wabash, s\u2019est levé dimanche dans la nuit au milieu de son sommeil et est allé se jeter par la fenètre du troisième étage où il logeait.Le mal heureux est tombé d\u2019une hauteur de 45 pieds sur le sol et, chose étonnante, il ne s'est infligé que des blessures légères, OTTAWA Un incendie désastreux s'est déclaré vers cinq heures et demie dimanche soir, duns des piles de bois, au nord du chemum Richmond, à l\u2019ouest de cette vilie.Ce bois appartenait aux MM.Booth.À huit heures, le soir, le feu était dans toute son activité et jetait une lueur lugubre aux alentours.Environ 250 piles de planches et de madriers, plusieurs chars du Canada Atlantique, et quelques maisons ont été détruits.L'espace sur lequel le feu a pro- mené ses ravages couvre une étendue \u2018de dix acres.\u201d Environ huit millions de pieds de bois ont été détruits.Plusieurs chars remplis de bois pour l\u2019exportation, l\u2019école publique de ln rue Cedar, et cinq ou six maisons, voilà le bilan des pertes subies dans cet incendie.dont on ne connaît pas encore l\u2019origine.Les pertes sont d\u2019environ $115,000.GODERICH, Ont.Un triste accident est arrivé ici mardi.Un petit garçon de 5 ans, fils de M.Tanner, de Montréal, était dans une voiture, nrêtée à la porte d\u2019une pharmacie, quand le cheval eut peur et piit sn course.La voiture fut renversée et | enfant eut tune jambe cassée et un bras contusionné.ST BONIFACE, Man.L'évêque Laurent, de Pembrooke, est le dernigr nom mis en avant au sujet de la succession à l\u2019archevêché de St Bonifuce, Il résulte des renseignements pris au palais, que l'on a parlé favorablement dans en grand nombre ac cercles de Mgr Laurent, comme successeur de l\u2019archevêque Taché.C\u2019est un des plus habiles prélats de l\u2019Amérique.VALCOURT Pendant une noce, l\u2019autre jour, alors que l'heureux couple recevait les félicitations de tous les amis et des invités, ur violent orage éclata au dehors etla foudre fit irruption dans l\u2019appartement, et frappant la table à laquelle le marié était assis, lui enlevu ses chaussures, le laissant pieds nus, mais sans lui causer d'autres inconvénients qu'un étourdissement passager.SOMERSET Un envoyé du Grand-Tronc accompagné de M.PC.Bourk, est allé à Ste Julie, ces jours derniers pour | régler les pertes et dommages des pèlerins qui ont tombé à l\u2019eau au commencement de juillet dernier.Le 1èglement a été assez difficile ; ces messieurs n\u2019offraient rien et disaient aux plaignauts: si vous n\u2019acceptez pas cela vous n\u2019aurez rien; finalement l'affaire s\u2019est réglée à l\u2019amiable et à Lon marché.Les plaignants ont décidé de ne plus prendre les bains à Lévis si possible, ça ne paie pas! SAINTE-BARBE, Qué.Le chef de police Poirier, de Valley field, à opéré l\u2019arrestation de Ed.Corry, avec qui le fermier Myre s\u2019est quercilé avant son assassinat.\u2014L\u2019enquéte au sujet du meurtre de Myre, à Sainte Barbe, a êté terminée rundi soir.Après avoir délibéré environ dix minutes, les jurés ont rapporté le verdict suivant : + Que Théodore Myre, de Sainte Barbe, a été assassiné dans la nuit du 20 août courant, près de Caza- ville, par une où des personnes inconnues jusqu\u2019à présent.CLARENOEVILLE On parle beaucoup d\u2019un projet important de coemin de fer qui ne pourrait que bénéficier i cette partie de notre province.Le chemin de fer Canada Atlantique aurait conçu le dessin de construire son pont à Lacolle et d'étendre sa ligne à travers la paroisse de Clarenceville, tournant au notd de la baie Missis- quoi et gagnant le village de Philips- burg avec des raccordements vers le nord.Lu ligne continuerait vers le sud-est, traversant le Vermont Central à St Armand et atteignant le Vermont par Highgate où elle se raccorderait aux lignes de chemin de fer du Boston & Maine allant à Portland et Boston.La construction de cette ligne assurerait aux compagnies de chemins de fer de Boston & Muine et du Canada Atlantique une ligne directe de l\u2019Atlantique jusqu\u2019à l\u2019ouust, atteignant les grands lacs aussitôt que la ligne de Parry Sound scra complétée.Advenant la construction de telle ligne, On se propose aussi d'étendre la ligne du chemin de fer des Comtés-Unis depuis Iber- ville jusqu'à Clarenceville oli elle rejoindrait le Canada Atiantique en passant par Henryville.\u2014_\u2014
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