La Tribune : journal hebdomadaire, 24 août 1894, vendredi 24 août 1894
[" = TR Un ong SEAT UPS a, ; EA hip FR Xe 4 A JS edi Pp Zed VA ALES, Yol.Z.Vendredi 24 Aout 13944.No 18 FEUILLETON LE REMORDS \u2014D'UN\u2014 FAUSSAIRE.La tempête était effrayable dans cette région du Cap de Bonne-Espérance.Gerbes d'écume lancées de la mer, pluie et gréjons lancés du ciel, rafales d'un vent qui s\u2019exaspérait, venaient s\u2019atfaquer au steamer /e Dupleix, au fier navire qui, vingt jours auparavant, quittait le port de Marseille, superbe, avec ses cuivres brillants, son hélice mouvante, sou panache de fumée et son sillon do blanche écume, Et, maintenant, le steamer luttait désespérément contre le cyclone; son hélice semblait tourner éperdue dans le vide; ses voiles étaient lacérées, ses mats désemparés.Un dernier lambean d'étoffe flottait à l\u2019une des vergues avec des mouvements brusques, comme les derniers battements d'ailes d'un oiseau blessé qui rile.Les grè- lons et la pluie rayaient la nue de flèches blanchâtres, et cette eau cinglait comme des coups de lanière.Le vent soufflait aigre et strident ; puis tout à coup il hurlait comme aurait pu rugir quelque bête géante.La houle était énorme ; les vagues, en se soulevant, formaient des vallées sombres où s'enfonçait le steamer; puis rapidement, après s'être abimé au fond du gouffre, il remontait avec des gémissements dans sa nature.Allait-il tenir devant cette tempête, devant cette longue ar mée de lames roulantes ?L\u2019équipage, énergique et discipliné, accomplissait vaillamment son devoir.La pâleur au front, l'angoisse dans le regard, les matelots obéissaient à tous les ordres du commandant.Le sifflet strideni du contre-maître perçait les grands bruits de la houle pour diriger les matelote dans la défense contre les éléments déchainés, Mais, que pouvaient ces hommes?Qu\u2019était ce que ce steamer, cette petite chose fragile égarée loin de toute terre, cet abri de fer et de planches, bercé, ballotté, assailli, à demi brisé?De minute en minute on entendait comme la chute d'une cataracte ; les lames balayaienf le pont; et, parfois un homme était entraîné.Lui aussi roulait à l'ubime, tandis que ses compaguons, les mains crispées se cramponnaient aux mâts, aux cordages, à demi suf foqués par les soufllets furieux et par cette grêle, par ces vagues fouettantes qui leur brûlaient le visage, en les aveuglant.Toxs les passagers.par l'ordre du commandant, demeuraient enfermés daus les cabines ; et, dans ces chambres étroites.que de familles enlacées, que de prières, que de sanglots, que de femmes à demi folles, que d\u2019hommes, au visage blême.Mais les cris de ces malheuteux se perdaient dans le tumulte.Oa n\u2019en tendait rien.rien que les crêtes écumeuse qui se brisajent avec fureur ; rien quo le vent qui semblait la plainte déchirante de l'Océan bouleversé.Puis, soudainement, une nouvelle masse d\u2019eau vint assaillir le Dupleix ; elle accourait avec une impétuosité de trombe; le steamer fut soulevé; un instant il sembla se tenir presqu'a pic sur son avant Tout craquait dans sa charpente Choc formidable que cette rencontre de la vague et du navire.Les flancs du vaisseau en furent tellement ébranlés qu'on les sentit se disjoindre.Alors, devant la voie d\u2019eau béante, que de larmes, de cris, de prières, de bras se tendant vers le ciel avec désespoir Des barques, chargées de vie humaine, furent lancées à la mer.Elles ne pouvaient lutter.Tour à tour, on les voyaient sombrer au milieu des hurlements du vent et de l'agitation des flots.Sar le steamer la défense continuait, énergique, mais en vain les hommes s\u2019acharnaient à faire mouvoir les pompes.L'eau ga- frnait, gagnait toujours.Le Du- pleix s'enfonçait à vue d'œil ; et, bientôt, il disparut dans un remous immense C'était fini du navire : il de- menrait à jamais dans les profondeurs insondables, mais Ces mâts, des débris de planches reparaissaient, et, au milieu de ces épaves, ballottées et roulées, quelques êtres humaine, remontés à la surface, nageaient éperdument.La nuit entière se pas- ea, pour ces désespérés, dans une agonie sans nom.Ils luttaient, ils luttaient, avec folie de vivre qui s\u2019empare de nous quand ap- proche la mort.lls atteignaient un débris ; ils s\u2019y cramponnaient mais bientôt, la houle les arrachait à ce débris et l'Océan engloutissait une nouvelle victime.On no saura jamais les épouvantes de cette nuit sombre où les cris humains se mélaient, pour s\u2019y perdre, aux rugissement de la tempête.Puis enfin, lasse de gronder, vers le matin, la tourmente s'apaisa.Mais hélas! de tout le puissant steamer a 'hélice agile, a la mature élancée, ils ne restait qu\u2019une scule épaye: un fragile canot ; et, dans ce canot, deux hommes.L'un au physique énergique, au profil régulier; l\u2019autre, très pâle, demeurait au fond de !» barque, avec une blessure au front.Il avait perdu beaucoup de sang, et la vie semblait l\u2019abandonner.Ses yeux noirs, largement ouverts, regardaient le ciel de ce regard fixe dont on cherche, à l\u2019horizon, l\u2019allègement au mal ; une plainte douloureuse s'échappait de ses lèvres, Quel triste lit pour mourir que les planches mouillées de ce canot.La mer n\u2019avait pas pitié du moribond ; elle refusait de le laisser souffrir en paix; elle le couvrait de son écume.elle le balançait, sur sa houle grise, d'un balancement incessant.Le hlessé gémissait toujours, et son compagnon, assis sur le banc de koie, le front appuyé sur sa main, regardait d\u2019un air pensif le vaste norizon.Autour de lui s'étendait la plus désolante des solitudes, celle de l'Océan, cercle iufini dont le petit canot était le centre.Le moribond eut un long tressaillement.La fièvre le brûlait.\u2014À boire, gémit-il.Le jeune homme aux traits accentués ne pouvait rien pour soulager cette agonie* Toutefois, trempant sa main dans la vague il humecta le front brûlant.\u2014Merci, balbutia le blessé, merci, c\u2019est fini.Alors d'une voix éteinte, il fit connaître à son compagnon attentif, ses volontés dernières.Il se nommait Yves de Villepreux, I1 était orphelin, n'avait ni frére ni eur.Ayant le goiit des voyages aventureux, il avait désiré connaître l'Inde, explorer les forêts vierges, pénétrant dans les temples hindous\u2026 Puis, la tempête était venue\u2026 II allait partir pour cet autre pays dont jamais on ne revient.Il voulat sourire.L'effroi l\u2019emporta sur son courage.La sueur lui perla au front, ses lèvres balburièrent quelques mots incohérents ; enfin, par an effort suprême la voix redevint distincte.\u2014Prenez un portefeuille qui est là gyr ma poitrine et si vous me survivez, si un navire, en pässant vient sauver votre vie, sitôt que vous aurez gagné quelque port écrivez au château de Villepreux, en Bourgogne.Dans mou village je connais un saint prêtre.Il priera pour le dernier descendant d\u2019une vieille race.Vous lui direz que je lègue aux pauvres tout ce que je possède.Vous lui direz.Un nouveau spasme vint l\u2019interrompre Yves de Villepreux entrait dans les dernières phases de l'agonie.Seul un râlement indiquait qu'il n\u2019avait pas encore cessé de souffrir.Les heures s'écoulaient.Le dernier rayon d\u2019un pâle soleil embrasa la mer ct la nuit tomba lourdement avec ses embûches et ses terreurs.Toujours le moribond râlait, et son compagnon écoutait pour recueillir le dernier souffle.Durant la nuit entière.il demeura ainsi dans la funèbre attente; puis, vers le matin, la respiration faible du naufragé devint encore plus faible.Le Jour s\u2019était levé, et, sur le bleu immeuse, le bleu infini il n'était plus question de tempête.La surface d\u2019eau salée brillait et se moirait sous les rayons dorés du soleil; les lames devenues paresseuses, n'avaient même plus la force de balancer la barque fragile.Elle avait le mouvement alangui de quelqu\u2019un qui s'endort.Toute cette mer miroitante, ou elle voguait si lenternent, semblait sans limites.C\u2019étaient des profondeurs liquides qui ne finissaient plus, et l'œil e'irritait et se fatiguait de contempler, partout et toujours, cette même limbidité, cette couleur bleu, ce même poli de miroir.Le naufragé quitta le banc où il s'était tenu assis.Plus ua souffle ne s'échappait des lèvres décolorées de son compagnon.Alors, après avoir serré soigneusement le portefeuille et les papiers du mort, avec respect il lui ferma les paupières; puis, par une vieille habitude bretonne, il crofsa les mains glacées sur la poitrine, donnant ainsi le De profundis que l\u2019on dit si pieusement pour les trépassés, là-bas en Bretagne, dans cette pres- qu'île de Quiberon, qui était son pays La barque voguait très lentement, et cet Yves Kermorgan qui, par nue étrange coïncidence, portait le nom de baptême du mort, reprit place sur le petit banc et se mit à rêver.Quelle serait sa destinée ?Lui, le seul survivant du naufrage, serait-il condamné à languir quelques heures, quelques jours encore, sur celle barque endormie dans le calme?Allait-il y mourir lentement de soit ot de faim, car il n'avait pas un biscuit pour apaiser les crampes qui déjà se faisaient sentir à la suite de son long jeûne ?Allait- il mourir abandonné, tomber à côté de l'autre?Non, il no le croyait pas Une voile apparai- trait, il n'avait qu\u2019a veiller.[Il tressaillit.Des êtres vivants, à l'allure bizarre venarent de surgir des profondeurs de l\u2019eau salée.Ils avaient un vol effaré, avec de longues ailes d'an bleu d'acier; puis ils retombèrent dans lee vagues, et tout redevint immobilité et silence.C\u2019était un banc de poissons volants qui, en se heurtant à la barque, s'étaient soudainement éveillés de leur molle inquiétude.Le canot continuait de ftotter comme une chose morte, comme une épave sans vie.Le jour finissait de nouveau, et la nuit calme descendait.Yves révait toujours, remontant, par le souvenir, les vingt-cinq années de son existence mouvementée.Il songeait à une pauvre chaumière bretonne, isolée au détour d'un chemin.Cette chaumière, c'était son nid, son berseau de fils de pêcheurs.Tout petit, son père le prenait pour mousse, et, pendant les nuits tièdes de l\u2019été comme pendant les nuits glaciales de l'hiver, ils s'en allaient tous deux jeter les filets.Pais, le père mourut englouti par l'océan, et l'orphelin fut pris en amitié par le fils d'un banquier millionnaire.Cet élégant André à la chevelure blonde, aux lèvres rieuses, passait chaque année ses vacances au village de Portivy, dans un chalet lazxueux Yves devint le compagnon de ses jeux, et ce furent de beaux jours pour le fils du pécheur.et jours désastreux aussi, car il comparait sa misérable chau- EEE pds JL, BS TREBUNE 22e mière aux luxueux chalet.En hiver, les deux enfants s\u2019écrivaient, Yves racontait la monotonie de la lande et les caprices de la mer.Le fils du banquier lui, répondait par le récit de ses plaisirs, et presque toutes ses lettres commençaient par ces mots : \u201c Figure-toi, mon cher ! \u201d Ah! c'était dur d\u2019être toujours obligé de se figurer.L'enfant pauvre demeurait de longues heures assis sur Un banc de pierre devant la masure bretonne, et au bruit de l\u2019océan qui grondait, il sougeail, il re figu- rail.Et à force de se créer un monde imaginaire et enchanté, 1l sentait les morsures de l\u2019ambition en plein cœur.Le désir de la fortune lui montait à la iête comme une liqueur capiteuse De plus en plus il prenait en aversion son humble existence.Non, il ne labguirait pas toujours, inconnu et pauvre sur une lande aride.TI voulait parvenir.Il épuiserait sa jeunesse et ses forces cérébrales dans l\u2019étude ; il enfoncerait la porte du succès d\u2019un rude coup d'épaule.It radieux, Yves se présenta un matin devont sa mère.Une lettre d'André l'appelait à Paris, et cette lettre disait: \u201cViens.Nous suivrons les mêmes études.Mon père me l\u2019a promis \u201d Les yeux d'Yves brillaient d'un éclat étrange.Il se voyait déjà enfourchant le coursier de la fortune, et c'était à travers la vie un galop merveilleux.\u2014Oui, mère, s'écriait-il, je Ténessirai, vous entendrez parler de moi.Huit jours plus tard, la Dre- tonne, dont il avait vaincu l'hésitation, glissait dans la main de son fils l\u2019offrande de sa pauvreté trois louis d\u2019or enveloppés de papier gris ; puis le serrant étroitement sur son cour: ~\u2014Ecris-moi souvent.ne m'oubiie pas\u2026 Songe toujours au pays.surtout, surtout dis chaque soir un Ave maria.Il était six heures et c'était un triste matin d'hiver.La pauvre porte de la chaumiére s\u2019ouvrit pour laisser passer lo jeuns ambitieux.Elle se referma sur un dernier baiser d'Yves à sa mère, qui pleurait, et l'adolescent s\u2019éloigna dans la pluie froide.Après une longue marche, il atteignit la gare d\u2019Auray.Bientôt il arrivait à Paris et s\u2019y livrait à un travail opiniâtre.A vingt-trois ans, il était avo- catet vivait dans l'intimité d'André, pénétrant dans tous les salons & la suite de cet élégant prodigue, pour qui les bals et les fêtes étaient l'essence même de la vie.Et de plus en plus, Yves Kermorgan devenait ambitieux de fortune, ambitieux de fous ce qui tonte la jeunesse dans la vie moderne.Il avait les passions vives et la haino de la médiocrité dans laquelle il était né, Et là-bas, en Bretagne, Ia pauvre mère pleurait cn filant à son rouet, car elle pensait bien que son Yves ne portait plus au .cou sa petite médaille ct que, chaque soir aussi, il oubliait de Téciter l\u2019Ave Maria.Et pendant \u2018que\u2018dans la chaumière, le cœur fidèle songeait au fils chéri, lui, dans un habit élégant qu'il n\u2019avait point soldé à son tailleur avec des gants irréprochables et un gardenia a la boutonnière, conduisait un cotillon dans un luxueux salon du faubourg.St Honoré.Il s'était affiné, et fidèlement copiait les manières d'André, lui empruntant sa distinction et son charme.Parfois, un remords lui venait.Comment solderait-il ses créanciers ?Avait- il toujours en lui l'honnêteté bretonne pratiquée par les humbles pécheurs ses ancêtres ?Alors, ne voulant pas se répondre, il s'étourdissait et donnait à la faim de son âme, ane nourriture malsaine.Dieu, bientôt, devint un mot pour lui, et 'antre une vaine espérance.Il se riait de l'idéal et n\u2019adorait que le succès.Il appartenait aux nouvelles couches, mais il ferail brèche dans le vieux monde.N'avait-il pas la parole facile, la beauté du visage, une volonté indomptable, et, à son service, les prêts sans cesse renouvelés de son ami André.Iit puis, un jour, son ami mourut, tué raide sur un champ de courses.Ce [ut un coup terrible pour Yves, car il aimait sineère- meat André ; de plus, çette mort amenait l'écroulement de ses rêves.Alors, une nouvelle lutte commença pour Kermorgan ; uve lutte ou, seul et sans lortu- ne, il fallut combattre contre la mauvaise chance, contre le public indifférent, et, à * certains jours, contre la misère noire.On les a souvent racontés, ces combats de l'ambitieux, ces drames des privations et de l\u2019envie ; mais on n\u2019en dira jamais assez l\u2019amertume.Yves ayant dû quitter le riche appartement du parc Monceau qu'il habitait avec André, avait parlois des accès de désespoir à la vue de sa chambre de jeune avocat lumélique, de sa chambre étroite, aux murs non ornés, au simple lit de fer, à la table noircie, couverte de plaidoiries pour des clients sans crédit : procédures embrouillées, labeurs ecra- sants qui rapportaient à peine le pain du jour.Alors, chaque matin, il se mettait à la recherche de la fortune.Il eut remué ciel et terre pour la trouver.Quand donc arriverait-il à une situation éminente, soit au barreau, soit dans le monde politique ?Quand donc ferait-il partie de la classe dirigeante ?Les peuples ne sont-ils pas un troupeau qu\u2019il s'agit de faire paître et d'exploiter.Il s'entendrait admirablement à mener ce bétail à la pâture.La fonction de pasteur de pasteur qui, chaque année, tond la laine do ses bre - bis, lui plaisait infiniment.Mais il n\u2019était pas le senl à envier les toisons Ils étaient des centaines et des mille à aspirer au partago de la fortune publique ; des centaines et des mille à faire antichambre à la porte de la renommée, des centaines la tête pleine de rêves, le cœur gonflé d\u2019espoir et les lèvres brûlées de soif et de faim.Trop d'avocats, trop de futurs hommes politiques dans le vaste Paris.Sur toutes les avenues conduisant à la richesse au succès, c'était une cohue.À peiue un sur dix de ces aspirants devenait célèbre, et tout le reste demenrait dans ls foule, inconnu, meurtri, étouffé.Malgré son énergie, le mauvais sort poursuivait Yves.La mode, la vogue les clients riches ne venaient point à lui.Partout il rencontrait le refus, ce compagnon accoutumé des malheureux, des pauvres, fils des pauvres.Alors, de retour dans sa chambre de la rue Saint-André-des-Arts, accoudé sur sa table noircie, il se mettait à pleurer de désespoir.Comme il le connaissait ce mal qui tourmente notre siècle ; la jalousie hoineuse de celui qui souffre, et l\u2019oubli égoiste de celui qui jouit.Las enfin de poursuivre en vain le succès à Paris, il résolut d'aller au loin tenter fortune.On parlait de l'Inde comme d\u2019une terre merveilleuse Il se créa des chimères en révant au pays des rajahs, et réunissant ses faibles ressources, priant sa mère de faire vendre les quelques arcs de landes, provenant de l'héritage paternel, il s'embarqua sur le Dupleix.es.acoserann 0 1u01008 Gucoce 5003010000 Les heures s'écoulaient, la nuit était toujours pure et tranquille, lamineuse même, car la lune jetait des reflets raysté- rieux sur l\u2019immensité.Yves porta la main à son front et sou regard prit une étrange fixité.\u2018 \u2014Oh! la fortune, cette richesse gn\u2019il avait tonjonrs convoitée, mais elle était là, tout près de lui.Sa lèvre ent un frémissemeat et, remuant ia têle : \u2014 Non, non, fit-il, d'une voix sourde, cela serait indigne.Tout pour réussir, si je dois échapper à ce naufrage.Tout, mais pas cela, cependant.Il serra violemment ses mains l\u2019une contre l'autre avec une sorte d'horreur.Maintenant, il ne pouvait détacher ses regards du firmament.La lune lui apparaissait comme une obsédante image blème.\u2018 4l la voyait suspendue toute seule, toute ronde, au milieu de l'immense vice bleuâtre, et nombre de terrifisn- tes légendes bretonnes lui revenaient à l'esprit.Il n\u2019y croyait pas, mais ses nerfs demeuraient ébranlés sous cette clarté pâle, sur cette mer sans limites, où il n\u2019avait pour compagnon que la mort, aux mains croisées et à la face rigide.Toujours, toujours, les instants s\u2019écoulaient.La lumière venait remplacer la nuit sans aucune transition.L'air était d\u2019une transparence diaphane, la mer reflétait si fidèlement le ciel qu'on eit dit que la barque se balançait entre deux firmaments Kermorgan s'approcha du cadavre.La mort gardait toujours sa même immobilité tragique et ses lèvres fermées ; ses lèvres qui ne s'ouvriraient jamais pour Jeter un cri d'alarme ou pour révéler un secret.Yves exirémement pile, regardait anxieusement ce compa- gnou rigide, puis, soudain, sa pensée enfièvrée se reporta sur le portefeuille que lui avait confié la saprême volonté d'un moribond ; sur ce portefeuille que lui-même avait pris sur la poitrine du mort.La richesse était là ! cette richesse si ardemment désirée, cette richesse qui, jusqu'à ce jour avait fui devant lui, sans cesse.Mais il pouvait l\u2019atteindre, il n'avait qu\u2019à fermer l'oreille aux recommandations suprémes ot il serait riche.Il posséderait ces pièces d'or, ces idoles qu'il voulait adorer, car elles donnent tout ce qui s'a- chôète, dans un siècle où tout se vend.Il serait riche! riche! Cette tentation le rendait fou.Pourquoi donc dédaigner cette toison d\u2019or qui s\u2019offrait d\u2019elle.même?Pourquoi donc hésiter ?Les jouissances sont clairsemées sur le chemin de la vie, il faudrait être un insensé pour ne pas recueillir celles qui se trouvent à notre portée.Yves enfièvré, le teint ardent, l\u2019œil hagard, ouvrit le portefeuille et compta fiévreusement la fortune du marquis : Deux millions ! Il jeta un cri de triomphe.Deux millions! U Dieu, que de munitions pour entrer dans la bataille humaine ! Quelle certitude de victoire! Quel levier puissant ! Jusqu'où n'arriverait- Îl pas s1, à son audace, à son intelligence, il adjoignait la fortune ?Deux millions ! Il palpait de sa main tremblante les titres de rente, il les admirait ébloni.\u2014Deux millions ! ll ouvrit son paletot, et précipitamment y euferma le riche butin, mais 11 ne l'eût pas posé sur sa poitrine qu\u2019il ressentit une impression de violente angoisse.Il étouflait sous le poids de ces légers billets.Ils l'op- pressuient, comme si une cui- russe métallique eût comprimé le jeu de ses poumons.Il haletait, ét tout au fond de sa conscience, son honnête nature d'enfance, ses souvenirs d'autrefois, s'écriaient éperdus: \u2014Tu ne voleras pas! Tu ne voleras pas! Tu ne peux aucn- parer le bien des pauvres et de l'Etat.Tu ne voleras pas.Tu ne peux dépouiller un mort! Un mort qui voulait te confier son patrimoine pour qu\u2019il fût remis aux malheureux.Iit toute la hideur de son action apparut à Kermorgan.Quoi ! I! était descendu si bas que cela, lui le fils de la sainte Bretagne! Il était au niveau de ces rôdeurs qui, sur un champ de bataille, dépouillent ceux qui ne peuvent ni appeler, n1 se défendre.Il volait un mort! Un mort qui avait en confiance cn sa loyauté.Il volait! Ce mot répugnait an Breton.Vivement, il retira le portefeuille qui l\u2019oppressait.Il respira plus à l'aise.Puis, tout à coup, le rictus de sa lèvre redevint dur Il regarda le cadavre, toujours rigide à ses pieds, et son œil, avec un éclair d\u2019ironie, sembla le braver.Etait-ce possible?Il était si nail que cela ?A quoi donc lui servirait son scepticisme; ce scepticisme péniblement acquis en refoulant toutes les croyances de ses premières années s'il n'osnit saisir l'occasion.Voler ! mais c'est un mot, et devait-il se soucier d\u2019un mot ?Le seul péril eût été d'être vu, d'être ssupçon- né, d'être pris, d'être conduit au bague Mais, qui le voyait dans cette solitude ?Qui le soupçon- uerait sur ce grand miroir de !a mer tout illuminé du soleil?Il se sentait parfaitement seul, et sa conscience, capitulant encore une fois, lui fournit une abondance de sophismes.Toutes sortes de questions irritantes se posaient à lui : Pourquoi la richesse pour les uns, la pauvreté pour les autres?Pourquoi ceux-ci sous le talon de ceux-là ?Pourquoi la misère dans la boue du chemin ?Pourquoi le succès sur le piédestal ?N'est-ce pas justice, pour le déshérité, de saisir une part de patrimoine ?,; Pourquoi ce mort était-il riche et non pas lui?lui, Yves Kermorgan ! Et d\u2019ailleurs, qui volait-il?les pauvres.Mais il l'était lui- même ; et plus tard, s\u2019il échappait à ce nautrage.il dédommagerait ses frères malheureux par ces largesses, des largesses royales.Ah! si la vie lui était prolongée, si le secours lui était envoyé, quelle revanche! Comme il réparerait les injustices du sort.Son existence ne s'userait plus lentement dans une continuelle attente.Elle sonnerait enfin l\u2019heure de la richesse.Deux millions en portefeuille ! La décision de Kermorgan venait d'être prise avec une volonté implacable.L'audace et l\u2019en- tétement se lisaient dans ses yeux noirs; ses sourcils étaient froncés, ses lèvres serrées De nouveau il compta les billets, et d'une main qui, cette fois, ne tremblait plus, il replaça sursa poitrine le précieux portefeuille.Yves avait repris place sur le bane.Le naufragé ue perdait pas l'espoir de bientôt aperce- Voir une voise.Sans cesse il re- gurdait l'horizon- et il accumulait les sopnismes pour s'absoudre.\u2014Quel tort ai-je fait à ce nau- fragt?Que lui importe d\u2019être dépouillé.Ii n\u2019est plus qu'un uéant.Il m'avait dit: \u201c Vous re: mettrez mon patrimoine aux pauvres de ma commune.\u201d Mais l\u2019état aurait-il eu foi en ma parole ?Il aurait accaparé ces deux millions.Ces doux millions, c\u2019est mon droit de bris; c'est le droit du pirate.Les restituer à l'Etat?Allons done! Autant jeter un denier dans la cassette d'un satrape.Et tout à coup, aspirant le souflle du large, portant l\u2019index à son front, comme pour y retenir la soudaine pensée qui venait d'y naître : \u2014Eh! mais\u2026 eh! mais, si, avec les millions, je m\u2019emparais dunom et du titre?Marquis Yves de Villepreux.\u2014Il demeura ébioui.Si le secours venait, s'il échappait au naufrage, il verrait son élégante personnalité reçuc dans les salons, choyée adulée.Tous s'in- ciineraient sur son passage.Marquis! Il aurait un titre.La conscience du Breton jeta son cri: * C'est indigne.\u201d Mais Yves haucsa les épaules.Après tout, quelle naïveté que le remords.Est-ce que le remords n\u2019est pas un effet de l\u2019imagination des dulpes et des faibles ?Lui ne croyait plus aux chimères.Le vaste ciel qui l'environnait était parfaitement vide il l\u2019avait lu dans les livres.Puis- qu\u2019il n\u2019y avait pas de Dieu dans l'espace infini, pourquoi pâlir et trembler en se substituant à une personnalité ?Il serait marquis, s\u2019il devait vivre.Lt Kermorgan prouva, une fois de plus, l'étrange faiblesse de l'homme incroyant devant la tentation.Elle donne le vertige, rend sourd, aveugle, chancélant.Le gouffre attire et l\u2019homme incroyant et tenté y tombe infailliblement, (A contenucr.y ew Aux MARCHANDS.\u2014Si vous tenez à faire des affaires, annoncez vos marchandises dans les journaux. Ne jouez pas avec le «tivorce _ Un _ journaliste du Zerald de Montréal se trouve dans de plus vi- Tans draps qu\u2019il ne pense.Cet enfant dela plume cyant entendu dire que le rabbin Eliezer HaKohen Dru- Ter prenait sur lui de divorcer les gens, voulut s\u2019assurer de ce fat.Le voila donc qui se rend à In demeure du révétend Isrrëlite\u2014au No 479 de la vue Dorchester,\u2014en compa gnie d\u2019une jeune ms qui avait con- set ti à jouer le rôle de son épouse.Le journaliste se donna, pour la circonstance, le nom de (Benjamin Gordon.ot la demoiseile prit celui d\u2019Elizabeth Golden, La, en présence de témoins, Gordon et la demoiselle juièrent qu\u2019ils étaient mariés ensemble et qu\u2019ils dé- sivalent divoicer.l\u2019our se rendre à ce desir.le rabbin prononça le divorce ct, après que Gordon eût payé $zo pour avoii un certificat de divorce, le couple se relira, riant sous cape du bon tour qu\u2019il venait de jouer au révérend juif.Mais, en y réfléchissant, quel bon tour a-t-on joué au rabbin?On lui a donné $20 et, en échange, il a remis un papier qui n\u2019a aucune valeur, puisque les ministres d\u2019un culte 'quelconque n\u2019ont pas le droit de prononcer le divorce.C'est donc le journaliste qui est volé.Tl l\u2019est même plus qu\u2019il ne pense, et nous allons le lui faire voir.Il à déclaré sous serment et devant témoins, que la personne qui l\u2019acccom- pagnait est sa femme.Elle est donc bel et bien aux yeux de la loi.Le fait d\u2019avoir changé de nom ne fait rien à la chose.S'il prend fantaisie à la prétendue demoiselle Elizabeth Golden de réclamer le prétendu Benjamin Gordon pour son mari, ce dernier devra s\u2019exécuter et accepter le soft impcachment.En voulant divorcer pour rire, il s\u2019est marié pour tout de bon.On ne badine pas avec le mariage.Figaro dit que * de toutes les choses comiques, le mariage est la plus sérieuse.\u201d ee Une jeune fille reconnaissante L'histoire d'une jeune fille que pensait mourir.Comment elle fut sauvée.Les devoirs d\u2019un journal ne sont pas simplement de donner des nouvelles à ses lecteurs, mais aussi de leur donner des informations qui peuvent leur être d\u2019une grande importance dans le cours de leur vie.Cela comprend la publication de faits qui seront d\u2019une grande utilité aux infortunés qui sont d\u2019une santé délicate, ainsi qu\u2019une grande reconnaissance au remède qui a produit tant de soulagement à d\u2019autres.ia Patrie ayant entendu parler de la guérison d'une jeune fille demeurant au No 147, rue St Charles Borromée, guérison qui mérite le plus grand intérêt, à entrepris de faire des recherches pour en donner tous les détails à tes lecteurs.Le reporter se présenta à l\u2019adresse indiquée et fut reçu par une jeune personne proprement vêlue et montrant toutes les apparences d\u2019une bonne santé.\u201c Je viens pour prendre des informations, a dit le reporter, relativement à la jeune fille qui a été guérie par l\u2019emploi des Pilules Roses du Dr Williams.\u201d\u201d \u2018 En ce cas je puis vous répondre car je suis celte personne, répliqua la jeune fille en souriant, attendu que j'ai été bien malade, atleinte de maladie de cœur, et il ya quelques mois je pensais que je ne tarderais pas à aller au cimetière de la Côte des Neiges.Veuillez entrer vous as- geoir, et je vous raconterai tous les faits.\u201d La jeune fille dont le nom est Adrienne Sauvé, est {igée d\u2019environ dix-neuf ans.Elle raconta qu\u2019il y a quelques années elle tomba malade, et graduellement la maladie prenait alarmant.Elle était un caractère pâle et apaihique, son sang était clair et chargé d'eau, elle ne pouvait marcher vite, ni monter un es- citlier, ct en un mot elle ne pouvait faire avcun travail demandant le plus petit effort.Son cœur l\u2019affee- tait tant, et les palpitations étaient si vio.entes of si fréquentes qu\u2019elle ne pouvait dormir dela nuit.Ses lèvres avaient une teinte bleue ct le sang n\u2019y circul sit plus, et elle était sujulte à des maux de téte affreux.Sa position la rendait malheureuse, car étant orpheline elle désirait aider les connaissances avec lesquelles elle habitait, mais au lieu de cela, elle leur devenait un ennui.Ayant lu les étonnants bicnfaits des Pilules Roses du Dr \\Viliiams, mademoiselle Sauvé se décida à les essayer, Apiès qu\u2019elle en eut pris une ou deux boîtes, elle commença À ressentir un peu de mieux et se sentit plus forte qu'avant.Lie dormait mieux et les couleurs commençaient à revenir sur les joues, et ses yeux brillaient d\u2019un éclat nouveau, Ce changement lui donna tellement d'encouragement ct de confiance qu\u2019elle continua le traitement, et bientôt après les palpitations du cœur et les spasmes qui avaient rendu sa vie si misérable disparurent comme par enchantement et elle était capable de se livrer aux travaux du ménage.Aujourd'hui, elle est aussi bien que les personnes bizn portantes de son âge.Elleest pleine de reconnaissance pour le bien que les Pilules Roses du Dr Williams lui ont fait et dit qu\u2019elle ne saurait recommander assez hautement les merveilleuses qualités de ce remède.Toutes les particularités de son cas serviront à toutes les jeunes filles dont les couleurs roses auront abandonné les joues, ou qui sont fatiguées au moindre eflort, sujette aux indispositions nerveuses, aux maux de tête et aux palpitations de cœur.Dans tous les cas semblables, les Pilules Roses du Dr Williams sont un remède infaillible.À vendre chez tous les pharmaciens ou\u2019 expédiées franco par la poste à 5ocla boîte,où six boîtes pour $z.50 en s\u2019adressant à la Dr Williams Medecine Co., Brockville, Ont.ou Shenectady, N.Y.Défiez- vons des imitations et substituts que l\u2019on dit \u2018\u201c être aussi bons.\u201d >> pas CANADA, PROVINCE DE QuéBtc District de St Hyacinike DANS LA COUR SUPÉRIEURE No 283 François Robert, bourgeois £ al, de la paroisse de St Jean-Baptiste, Demandeur, vs Adelard Beauregard, de St Jean- Baptiste, « al, Défendeur.Il est ordonné aux Défendeurs, Jean-Baptiste Véronneau, Donat Lambert, François Daigneault, Es- dras Poirier, veuve Joseph Frégeau, Dame Mathildée l.évêque, Demoiselle Suloney Auclair, Pierre San- soucy, Dame Aurélie Messier, veuve de feu !saac Blanchard.St Hyacinthe, 15 Août 1894.ROY & BEAUREGARD, P.C.S.STAR PORTRAIT CO de Montreal Portraits de toutes sortes agrandis au crayon, format 16 x 20 avec magnifiques cadres.Ouvrage garanti donner satisfaction et payable seulement sur livraison.Adressez toutes commandes a J.A.BEAUCHAMP, St Simon de Bagot.Agent pour le district de St Hyacinthe et les Cointés voisins.Pr Piano À vendre à sacrifice.un magnifi- ue piano, (74) presque neuf, s'adresser au bureau de LA TRIBUNE.LE TRIBUNE, Sea CORDEAU et LAJOIE Fabricants de Bières de Gingembre Sodas et liqueurs de ten- Pérance de toutes sortes \u2014Rue Prévé\u2014 ST-HYACINTHE.L.P.MORIN MANUFACTURIER DE PORTES, CHASSIS CADRES Monlnres, Plinthes,\u2019 Lc \u2014AUSSI\u2014 BOIS DE SGIAGE 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en retour, les enfants adorent leurs parents Le peuple est divisé en deux grandes classes appelées le Yang bun et le Sangnom, l'aristocratie et la plèbe.La classe industrielle et marchande appartient strictement à la plèbe, mais ellea un pied | dans l'aristocratie.Il existe depuis des siècles en Corée un mode d\u2019esclavage tout particulier.Il y a des familles d'esclaves qui servent le même maître depuis des générations.Le maître coréen traite bien ses esclaves et ne refuse jamais de leur rendre la liberté La Corée est gouvernee par une monarchie autocrate.Le roi concentre dans res mains tout le gouvernement intérieur du pays, mais jusqu\u2019à présent les affaires étrangères étaient réglées par le représentant de la Chine.Le Japon voudrait participer au gouvernement, de là la présente guerre.Le sol est très fertile et produit le blé, l'orge, le riz, les fèves, le sarrasin, le millet, les choux de Siam, les choux, les raves, les concombres, les melons et les fèves huilouses.L'exportation de riz est prohibée, car la production suffit à peine à la consommation L'or, les fèves, le poisson, les engrais sont les articles de la Corée qui attei- guent les marchés étrangers par l'entremise des marchands Japonais et Chinois.La Corée s\u2019appauvrit de jour en jour et est actuellement dans la situation financière la plus précaire.La religion de la Corée est le Démonisme.Ce culte consiste en sacrifices aux démons pour les rendre propices aux morts Ceux-ci sont trois esprits, dont l'an est figuré par un orifice pratiqué dans la tablette ances- trale que les enfants conservent dans leurs demeures, et à la quelle les riches consacrent même un temple spécial.Les sacrifices ont pour but de se rendre les démons propices, et de les empêcher de faire du mal aux trois esprits qui voltigent autour de chaque tombeau.Les enfants observent religieusement ce culte des morts.Les sacrifices durent trois ans pour la mémoire du père, un an pour celle de la mère.Ils consistent en aliments de choix et en liqueur du pays, distillée de blé et très alcoo.ique.On emploie aussi l'encens et les cierges montés eur de hauts candélabres en cuivre.Les boissons particulières au pays sont très variées.Chaque débit de liqueurs possède sa distille:ie particulière.te CONDOLEANCES À une assemblée spéciaie des membres de l'association libérale de Belwil, tenue le 12 août courant, il a été proposé par MM Gilles Bernard, Joseph Daigle, Alfred Lusignan, Emery Beauchemin, Octave Préfontaine Joseph Préfontaine, fils d\u2019Antoine, secondés par MM.William Laporte, Euclide Beauche- min, J.P.Burelle, Victor La- rose, I'rédéric Beauchemin, Honoré Goddu et Moïse Gauthier : Que les membres de cette us- sociation ont appris avec le plus profond regret la nouvelle de la mort de l\u2019honorable Félix Geof- frion, député du comté de Ver- chères depuis plus de trente ans et ministre sous le gouvernement Mackenzie ; Que la race canadienne-fran- çaise voit disparaître en lui un de ses enfants les plus distingués êt le parti libéral un de ses chefs vénérés ; Que la dite association offre à la famille du regretté défunt ses plus simpathiques condoléances dans le malheur qui la frappe ; Que copies des présentes résolutions soient transmises par le secrétaire à la famille et à la presse, Francois LAMBERT, Président.AviLA BERNARD, Secretaire \u2014\u2014>{5p6>- EXECUTION DE SANTO Lyon, 16, 2 hrs.30 du matin.\u2014La ville est tellement remplie de curieux qui sont venus pour assister à l'exécution de Santo, que M.Deibler, l\u2019exécuteur des hantes œuvres, n'a pu se trouver de logement.Après plusieurs heures de recherches infructueuses, il a éte obligé de s'adresser aux autorités.tice n'out pu arriver de Paris qu\u2019à six heures hier soir.Tout le monde a l'air heureux de voir arriver la dernière heure \u2018du détestable assassin.Santo a employé toute la journée d\u2019hier à lire Don Quichotte.Ce matin, à une heure, la police a commencé à faire reculer la foule qui se massait aux environs de la prison, pour permettre aux troupes d'arriver sur la place Suchet, où l'exécution doit avoir lieu.Les gardes municipaux ont été placés depuis deux jours aux environs de la prison avec l'ordre d'arrêter toute personne suspecte.Les détectives et les journa- Les bois de jus-.listes, après avoir échangé quelques mots avec les factionnai res, traversent le square pour se rendre à la prison, mais l'admission est sous la plus sévère surveillance.Le procureur, le juge, un notaireet un prêtre sont seuls autorisés à entrer.A trois heures du matin, d\u2019une des fenêtres de la prison, mais non de celle de Santo, un gémissement prolongé suivi des cris denx fois répétes de \u201c Vive l'anarchie viennent troublèr le silence.M.Deibler fait fonctionner deux fois la guillotine et déclare que tout est en ordre.Il étuit alors 4 hrs 25.Aussitôt, les troupes se massent autour de la terrible machine.Au point du jour, le square et les rues qui y débouchent sont remplies de monde M Deibler et ses aïdes ôtent leurs habits de travail et endossent I'habit noir A 4.30 hrs, escortés d\u2019an peloton de gendarmerie, ils entrent dans la prison.Le gouverneur dela prison, M.Rauz, éveille Santo et lui dit: \u201c Courage, Santo, l'heure est arrivé.\u201d Le condamné se lève avec grand effort, son visage devient livide, ses mains et ses jambes tremblent convalsivement.malgré les efforts qu'il fait pour pa- raitre fort.Il su tenait difficilement debout.Ses membres étaient tellement raides de froid et de peur qu\u2019on eut toutes les peines du monde à l'habiller.Le gouverneur demanda au prisonnier s'il voulait déjeuner, mais Santo refusa de prendre au- cane nourriture.I! refusa ézale- ment de recevoir le prêtre.Santo a tremblé tour le temps qu\u2019a duré le parcours de sa cel- lale à l\u2019échafaud \u2018 Au moment de l\u2019exécution, il g'éeria : © Vive Tanarchie ! La mort a été instantanée.Ii n'y a pas eu de démonstration extraordinaire.LA GARDE BARRIERE Comme je descendais du train à la petite gare de campagne qui dessert le coquet cottage où l\u2019autre dimanche mon ami Rent L.m'avait invité à aller passer la Journée, en famille, j'avais été assez surpris de voir, de l'autre côté de la barrière à claire-voie, fermant la route qui croise la ligne ferrée, un peu en avant de la station, une femme encore jeune, coiffée d'an chapeau rond en toile cirée et qui, placée à quelques pas en arrière du garde barrière, répétait avec un petit drapeau rouge, les signaux exévutés par l'employé de la Compagnie.A la fixité de son regard, à la précision en quelque sorte machinale de ses gestes, dans l'at - tention qu\u2019elle mettait pour répéter ce qu\u2019elle voyait aire par l'agent au sérieux impertubable de son imitation au son de la trompe ou de ls manœuvre d\u2019une aiguille, il était aisé de se rendre compte que la pauvre femme était folle ; et du caractère même de sa démence tranquille on pouvait, sans se targuer d'observation subtile, inférer que la folle poursuivait dans le rêve de son cerveau obs- carci l'occupation qui avait dû lui être familière avant le choc moral où avait sombré sa raison.Quand à la cause première de cette folle, elle ne me parut pas plus malaisé à découvrir.La pauvre femme, au moment où elle occupait réellement le poste de garde barrière avait dû, par suite de quelque inadver- tauce dans le service, provoquer une de ces terribles catastrophes dont l'histoire des chemius de fer s'endeuille et qui sont comme les sinistres représuilles\u2018d\u2019un hasard cruel et aveugle contre les prévisions de la raison humaine.De là, säns doute, ce regard d'épouvante dont elle suivait la marche du convoi, ce geste cf: faré dont tout à l'heure, je l'a - vais vue repousser les gamins curieux dont les têtes rieuses s'oncadraient au passage du train entre les barres de la claire voie, Cependant, j'avais beau chercher dans ma mémoire, aucun terrible.souvenir ne s\u2019alliait au nom de la petite station pour lui faire une triste célébrité, et, curieux de connaître dans ses détails le drame présenté dans une vision rapide, Je ne promet- tnis de questionner à ce sujet moa aimabls hôte, venu au-devant de moi a la gare, distance de sa propriété de quelques ki - lomèlres que nous devions franchir en voiture.Do lui-mé ae, il vint au devant de mes désirs lorsqu'en prenant la route par laquelle nous devions franchir la voie, main.tenaut libre, nous retrouvâmes la folle, assises sur une borne, tout près de la barrière ouverte.\u2014Vous voyez cette malheureuse ?me dit R:né.en arré= tant son cheval pour laisser tomber daus le tablier de la folle quelques menues pièces de monnaie, jo ne crois pas que l'on puisse concevoir de drame plus atroce que celui dans lequel elle a laissé sa raison- \u2014Je crois avoir deviné, fis-je en interrompant mon hôte, et, un peu fier au fond de faire montré de quelque perspicacité, je lui fis part des réflexions que m'avait suggérées, l'instant d\u2019auparavant, la tragique comédie de la gazde-barrière.\u2014Vos déductions, répondit alors René L.ne sont exactes qu\u2019en partie.En effet, la Claudine, c\u2019est son nom, était il y a quelques années, titulaire du petit poste fort peu important où vous l'avez vu exercer en rêve sa fonction coutumière en effet, encore, c'est a la suite d\u2019un tragique accident de chemin de fer que la pauvre femme est devenue folle ; mais, où vos déductions sont en défaut, c\u2019est quand vous paraissez croire à quelque cutastrophe où la ros- ponsabilité de la Claudine pourrait avoir une part, si faible soit elle.Et c\u2019est là justement ce qui, à mes yeux, ajoute au caractère tragique do l'événement que je vais vous conter ; que le hasard seul, une fatalité abominable et, pourrait-on dire, ironique, odieusement, y joue un rôle, et quel rôle ! Sobre, ponctuelle, tout à son service pénétrée même, à un plus haut dégré qu'on n\u2019aurait pu s'y entendre pour\u2018un aussi infime emploi, du sentiment de sa responsabilité, la Claudine était le modèle de ces hambles employés dont, par fois, ane distraction, souvent excusable peut causer les plus épouvantables malheurs. Hess LB TRIBUNE.Shad Avec elle, rien a craindre ; jamais une faute, une défaillance, Un écart n\u2019avaient été relevés dans son service.Restée veuve, avec un enfant \u2014un petit garçon de quatre ans \u2014d\u2019un modeste employé de notre gare, elle était aimée et estimée de tout le pays, qui admi - rait son courage dans une lutte avec la destinée dont son modeste emploi, vousle concevez, n\u2019atténuait que bien faiblement l'âpreté La Claudine n\u2019avait qu\u2019ane ambition : en faire un honnête homme et un courageux travailleur qui eût été la consolation de sa vicillesso.Le petit, un chérubin blond et rose, ne la quittait pas d\u2019une semelle, et c'était à la fois risible et touchant, à chaque passage de train, que de voir la Claudine, plantée droit le long de la voie, tenir son drapeau de la main droite tandis qu\u2019à la gauche se pendait l'enfant, tout effaré du roulement de tonnerre qui lui faisait cacher sa tête dans les jupes maternelles.Un jour, ilya docelà cing ans environ, la Claudine venait de fermer la barriore et s\u2019apprêtait à prendre la position règle- mentaire annonçant la voie libre.Au loin déjà se percevait le sourd grondement de l\u2019expresse.Tout & coup.la Claudine réve-t-clle.]a, sur la voie, un peu plus loin de Ia cabane.un enfant joue, inconscient du danger! Son fils.non il est auprès d'elle.Et le monstre approche.Dans quinze secondes, il sera là.Elle crie, appelle l'enfant qui la regarde, rieur, sans comprendre.Alors la Claudiue a\u2019hésite plus.Lächant son drapeau, lâchant la mam de son fils, elle court, elle vole plutôt, traverse la voie, se penche, saisit au vol le bébé qui rit toujours et passe.Derrière elle, Ia frolant presque, un éclair, un grondement.Le train est déjà loin.Alors la Claudine se retourne.Dans ses bras l'enfant miraculement sau- vérit toujours, amusé de ce jeu.Et soudain, la Claudine reste pétrifiée,ses bras battent l'air, un rauque cri s'échappe de sa gorge.Son fils qu'elle a laissé de l'autre côté de la voie n\u2019y est plus et sur les rails, là devant elle, une masse informe et sanglante git, broyée où son cœur de mère a reconnu son enfant ! Le pauvret, voyant sa mère - courir, l'avait suivie, et le monstre, ec passant, tandis que la Claudine sauvait l'enfant d\u2019une autre, lui avait pris le sien ! Quand on releva la Claudine, elle nait d'an rire stupide.Depuis la pauvre femme ue s'est jamais remise de cette terrible secousse, et elle vient chaque jour, comme autrefois faire le simulacre de son service, machinalement, inconsciente, ne sachant plus rien que regarder de ses yeux fous l'horrible machine complice de l\u2019abominable hasard qui âun acte d'héroïsme sut donner cet impitoyable dénouement.GEORGE GRISIER.+
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