La Tribune : journal hebdomadaire, 6 octobre 1893, vendredi 6 octobre 1893
[" Vol.6.Vendredi 6 Octobre 1393.FEUILLETON L'ENFANT TROUYÉ Le mariage de Blanche SEPTIÈME PARTIE ÉPILOGUE LE PONT DE LODI I ( Suile) \u2014Ce que vous dites là est étrange, mon colonel, et cependant j'avoue que J'ai plus d\u2019uue fois ressenti la même impression a la vue de Bonaparte.Il y a en lui je ne sais quoi de fatal ou de providentiel qui étonne et fait penser.\u2014À peine entré en campagne, reprit Bénédict, sa gloire égale déjà celle des Jourdan, des Moreau, des Pichegru, des Marceau et des Hoche.Et c'est justice, car avec quelques milliers d'hommes mal équipés, manquant de tout il a soumis le Piémont au pas de course, et battu sans relâche jusqu'ici une armée autrichienne d'une intrépidité reconnue, et commandée par un vieux général plem de bravoure et d'ardeur.\u2014Que va-t-il faire d'hui ?demanda Raoul.\u2014Je ne sais, répoudit lo colonel.Il est évident que Bonaparte a voulu prévenir Beaulieu au pont de Lodi, pour cmpé cher la jonction du général en chef autrichien avec les divisions Colli et Wukassowich.Mais nous sommes arrivés trop tard.\u2014Je ne puis croire qu\u2019il tente de franchir le pont ot de passer sur le corps de Beaulieu.Ce serait d'une .imprudence inouie, et nous serious repoussés.\u2014Je suppose qu'il touruera l'obstacle par quelque feinte ingénieuse et quelque marche hardie.En tout cas, soyez certain, mon cher Raoul, qu'il achévera bientôt de détruire l'ennemi.Il a trop bien commencé pour s'ar- réter en si beau chemin.\u2014C'est aussi ma conviction.Tandis que Raoul prononçait ces paroles, un soldat de planton entra et remit au jeune capitaine \u2018deux lettres marquées au timbre de France.Bénédict, qui était aujour- encore incliné sur le divan, se redressa par un sonbresant.\u2014Ah!ah! lui dit sou compa- guon avec malice, cla vous émeut, mou cher colonel.Patience ! vous saurez ce que contiennent ces lettres.Je soupçonne qu'il s\u2019y trouve quelque compliment à votre adresse A moi d'abord d'en prendre connaissance.saus me presser.Ensuite votre tour viendra.Patience ! Il brisa rapidement le cachet de la prernière, sur l'enveloppe de laquelle il avuit reconnu l\u2019écriture de la comtesse ; puis il en dévora le contenu d\u2019un regard que ses larmes voilérent plus d'une fois.\u2014Pauvre mère! dit Raoul ; comme elle m'sime et comme elle tremble pour moi! Elle pri Dieu que la guerre se termine au plus vite et que la paix mu ramène vers elle La renomuée de nos suvcès est parvenue jusqu'à Morsanges, et, malgré ses inquiétudes, elle se montre toute fière que je sois de la glorieuse armée d'Italie.Elle ajoute que les autorités républicuines lui témoignent les plus grauds égards depuis que l'on sait que je euis l\u2019un des vainqueurs héroi- ques de Montenette et de Miilé- simo.Raoul se tut; il coitinua de lire en silence.Lorsqu'il eut achevé sa lecture : \u2014Lo reste, vous concerne, Te- prit-il.Voyez, mon colonel, voyez vous-même comme on pense à Vous, comme on Vous affectionne, comme on vous estime ! Ma mère vous louange, et elle a bien raison, pardieu ! Il tendit au colonel la lettre de la comtesse, puis 1l ouvrit celle qui lui restait et qu\u2019il savait être de sa cousine, Bianche de Flavigny.Bénédict lut à plusieurs reprises ce qui suit : \u201c Rappelle-moi, mon bon Raoul, au souvenir de ton ami.C\u2019est un grand cœur.Aussi lui ai-je voué une profonde tendresse, une éternelle reconnaissahce.Tu ne sauras peut-être jamais, mon fils, jusqu\u2019à quel point je suis heureuse de l'amitié qui vous unit l\u2019un à l'autre.Tout ce que je puis te dire, c\u2019est que Dieu est bon d\u2019avoir ainei rapproché en ce monde ton existence et celle de ton cher Béné- dict.Je vous réunis souvent dans \u2018ma pensée, et je vous étreins tous deux\u2019 dans mon cœur, car mes réveries s\u2019envo - lent chaque jour vers vous et me transportent en imagination tantôt sur le champ de bataille où voire bravoure fuit merveilles, tantôt près du bivouac où vous vous endormez en vous serraut la main.Ah! mon doux enfant | chéri, redis bien à ton colonel que je souhaite de ie revoir el de lui exprimer moi-même l'admiration que je ressens pour son noble caractère et sa brillante intrépidité.Puissiez-vous l\u2019un et l'autre rester toujours unis, et puisse le ciel vous pro- léger à travers les périls que vous affrontez pour la gloire et le salut de In France.\u201c Adieu, mon Raoul: t'embrasse en te bénissant, et elle offre à ton colonel, pour qu'il les presse avec elfasion, les deux mains qui viennent de te bénir.* Comtesse DE FLAVIGNY.\u201d ta mère Lorsqu'il out en quelque sorte exprimé goutte à goutte tout le sentiment contenu dons les lignes qui précèdent, Bénédiet plia la lettre et la rendità Raoul L'impression qu'il avait ressentie était encore visible sur sa joue pâle et dans ses yeux humides.Il se détourna pour la cacher.Un moment après, se sentant plus calme, il reporta son regard sur le jeune capitaine espérant peutêtre que celui-er lui communiquerait la seconde lettre comme il lui avait communiqué la première Mais Raoul venait de glisser les deux miesives dans une poche de son uniforme.\u2014Vous Vous doutez bien, mon colonel, dit-il, que ma cousine m\u2019a écrit en même temps que ma mère.À mon graud regret, je ne puis vous mettre sous les yeux son gracieux style épistolaire ; eile ne m'y autorise pas, même elle mo l'interdit.Mais il ne faut point lui en vouloir, car elle me parle comme toujours de vons en des termes \u2018capables de satisfaire l\u2019amour-propre le plus exigeant: à plus forte raison le vôtre, qui se contente de si peu.Il y a d'ailleurs dans ce -que Blanche me confie à moi personnellement de certaines choses que je ne saurais révéler à mon meilleur ami.Plus d\u2019une familie a son secret qu\u2019il convient.de garder sans partage.Sachez donc seulement que mademoiselle de Flävigny conserve pour vous une amitié enthou- sieste, et que dans son cœûf nal' ne l'emporte sérieusement sur vous, Ce ne tut pas sans un peu d'effort que Raoul articula ces derniers mots.\u2014En vérité, mon ami, vous me rendez bien heureux et bien firr, se hala de répondre Bénédict.Mademoiselle de Fla- vigny est la plus poétique apparition qu'uit eue ma jeunesse ; plus d\u2019une fois j'ai souhaité d'occuper une modeste place dans ses souvenirs.Jugez donc si je mo félicite d'apprendre que je suis après sa famille, après votre mère et vous, la personne qu\u2019elle honore de ses plus tendres, de svs plus généreux sentiments ! Ruoul hocha la tête ; une ombre de mélancolie se répandit sur son front.Sans ajouter un seul mot, il alla s'accouder dans l\u2019embrasure d\u2019une fenêtre on- verte sur la place San-Paola, où bivouaquait sou régiment.Là le contenu de la lettre de sa cousine lui revint à l'esprit.Cette lettre était ainsi conçue : \u201c* Mon cher Raoul, \u201cJoi un regret, presque un remords.Je me reproche d\u2019avoir commis une grave imprn- dence, d'avoir cédé trop facilement à l'insistance de tes questions, Pourquoi, dans une lettre précédente, ai-je confirmé les soupçous que tu avais conçus ?Pourquoi ai-je livré le secret que malgré la pénétration, de ton esprit, tu n'avais fait qu\u2019entrevoir ?Ah! que ne puis-je ressaisir la révélation qui m'est échappée ! Oui, je crains que mon indiscrétion n'ait troublé ton âme et peut-être indisposé ton cœur.Mais non, tu es juste et bon, et je m'alarme à tort.Ce que tu sais à présent, ce.que je t'ai dit en toute vérité n'altérera en rien, n'est-ce pas, l'amour profondément respectueux que tu ressens pour la meilleure et la plus vertueuse des mères, l\u2019affection sans réserve que.tu témoignes au plus sincère, au plus dévoué des\u2026AMrs?Hélas! dé plorons tout bas la catastrophe qui a frappé cette femme angélique; mais aussi remercions Dieu d'avoir permis que le crime ait engendré la vertu, que l\u2019infamie ait produit l'honneur.\u201c Ai-je besoin.de.te recommander un silence absolu en \u2018ce qui \u2018concerne le Togubre mystère, -mon cher Raoul ?Point, d'allusions, point de demi- mots \u2018de- \u2018vant Bénédiot, Ne semblons Pas.connaître ce qu'il s\u2019efforce lui- méme de paraître ignorer, le stoique jeune homme! Il y a des laideurs humaines qu'il faut oublier, Il y a des forfaits dont le souvenir doit être proscrit.C\u2019est assurément là l'opinion de ton colonel.Âme rigide, et que nous ne saurions trop admirer! Oui, je te le répète, j'aime ce chevaleresque soldat, ce sublime enfant trouvé, ce modeste héros.Mais, crois-moi, tu tions et tu tiendras toujours la première place dans ma pensée et dans ma vie.Tu as eu tort, grand tort de croire que Je t'aimais moins depuis deux ans, et que Je méditais de me soustraire à la réalisation de nos projets d\u2019avenir.Si j'ai consenti à une séparation, c\u2019est que j'ai compris que ta présence dans les rangs de l'armée républicaine était une gloire pour toi, et pour ta mère une sécurité.Du reste, je suis toujours prête à te donner ma main, et je te jure que l'espoir de notre union est mon plus doux réve de bonheur.\u201c Adieu, mon Raoul bien-aimé Je t'embrasse de toutes les forces de mon cœur.Adresse de ma part mille compliments bien affectueux à l'homme que j'estime et que j'honore le plus au monde après toi.\u2018Blanche DE FLAVIGNY.\u201d Chaque phrase, chaque mot de cette lettre venait de se reproduire avec exactitude dans la mémoire du joune capitaine, et, bien qu\u2019il se sentit vivement impressionné par les proresta- tions dont le comblait sa cousine il n'en resta pas moins convain- ca que Blanche mettait plus d\u2019abnégation que de franchise dans l'expression de ses sentiments pour lui.Sa modestie d'ajouter foi à l'entière sincérité de celle qui persistait à le choisir pour époux.Le voyant réfléchi, presque soucieux, Bénédict s\u2019approcha de lui, et lui demanda*le motif de sa préoccupation.Raoul ne répondit pas, mais il fit remarquer à son colonel qu\u2019ûne certaine agitation commençait \u2018a se répandre sur la place San- Paolo.Un sergent entra brasque- ment dans la chambre: c'était le père Cazeaux.\u2014Ordre du général en, chef, \u2018dit-il, Réunion des compagnies de grenadiers de chaque demi- brigade, et formatiou:d\u2019une seule colonne pour franchir.le.pont de \u2018Lodi.On: v'âtiond, Bénédiét, et Nr HERES LEA YAN LL PRE 1 ARRAN ESE RB © Ar an \u2014eAAr rime \u2014 mpeg deen Lt oie a Nk RR FS 0 _ autrichienne.Vous aussi, mon capitaine.Il paraît que ça va être rude et chaud.En avant! Oelte nouvelle était imprévue ; cependant elle ne surprit que modérément Raoul et son colonel, habitués qu'ils étaient déjà aux combinaisons inouies de Bonaparte.Toutefois Bénédict éprouva une sensation bizarre, qui ressemblait à un pressentiment.Une secrète appréhension lui agita le cœur; il pâlit en fixant son regard sur Raoul.Peu s\u2019en fallut qu\u2019il ne lui 1n- timât l'ordre de ne pas le suivre.Mais le jeune comte était capitaine de grenadiers: lui défendre de remplir un devoir dangereux eût été courir le risque de le blesser, et le colonel ne l'osa pas.On descendit sur la place; plusieurs compagnies y étaient sous les armes, toutes prêtes à se diriger vers l'endroit où la terrible colonne avait ordre de te former C'était à l'abri même des murs de Lodi, en face de la porte qui s'ouvrait sur le pont.Quand le colonel arriva, conduisant ses grenadiers, Bonaparte était là, à pied, l\u2019air calme, l'œil brillant.Plusieurs généraux l\u2019entourment : Masséna, Au- gereau, Serurier, Berthier.La colonne commençait à grossir ; ceux qui la composaient étaient pour la plapart des soldats accourus aux armées à l'époque de la levée en masse, jeunes, instruits, habitués aux fatigues, aguerris par des combats de géants au milieu des Pyrénées et des Alpes.Ils étaient super - bes d\u2019allure martiale et d'inflexible résolution.Tout à coup le général en chef ordonne à la cavalerie échelon- lonnée dans les rues de remonter l'Adda et d'aller la franchir à gué au-dessus du pont; puis il aborde ses grenadiers, par* court leurs rangs, s\u2019srréte devant plusieurs d\u2019entre eux, les excite, leur souille l'ardeur qui bouillonne dans son sein.Déjà il les connaît tous, ces héroiques ; il sait leurs noms.Il leur parle, il leur rappelle quelque action d'éclat.\u2014Bernard Jordy, dit-il à l\u2019un d\u2019eux, tu étais dans la redoute .de Montélégino avec le co'onel Rampon, dont les soldats avaient juré de mourir.Trois fois vous avez repoussé toute l'infanterie C'est bien! je compte sur toi et sur tes braves camarades.Gauthier Danglard, reprend-il s'adressant à un autre, je t'ai vu à Dégo sauvant la vie à ton colonel en tuant de ta main trois Piémoniais.Fais ton devoir comme toujours, mon en- \u2018fant.Quant à toi, Philippe Ros- taing, ajoute t-il en dardant sur un troisième l'éclair de son regard, je me souviens que tu es resté seul sous une grêle de bal- -les devant le vieux château de .Cossaria, quand la colonne d\u2019attaque se repliait, après avoir vu \u2018tomber le général Joubert, qui l\u2019entraînait à l'assaut Ferme et -d\u2019aplomb, mon aini ! nous allons frapper un grand coup.Vingt fois il interpelle de la \u201csorte ses grenadiers, individuel- \u201clement ou par groupes: chaque fois un frisson de bravoure ex- \\raordimaire remue les poitrines ardentes ot les visages branis parle soleil italien.Soudan il aperçoit le colonel Bénédict ie en tête de: la colonne et ç Va droit à lai.\u201d SA meer \u2014Je m\u2019étonne que vous ne soyez pas encore général, lui dit- il d'un ton bref.Votre nomination vous attend de l\u2019autre côté l\u2019Adda.\u2014Je compte y trouver surtout un triomphe éclatant pour nos armes, répondit tranquillement le colonel.\u2014Vous n'êtes donc pas ambitieux ?\u2014Non, mon général.Il me suffit de savoir que le vainqueur de Montenotte et de Millésimo est content de moi.Bonaparte contempla quelques secondes en silence le beau visage de Bénédict et s'éloigna sans ajouter un mot.Il parcourut rapidement toutes les lignes puis retourna vers les généraux qui attendaient ses ordres.Bé- nédict épisit du regard, avec une attention singulidr:, chacun de ses mouvements.Il semblait maîtrisé par une secrète préoccupation.Il tressaillit en remarquant un geste expressif du général en chef qui désignait la perte de la ville donnant sur le pont, et en voyant Massénza, Augereau, Serurier et Berthier poser la main sur la garde de leur épée Aussitôt il se tourna vers Raoul, qui se tenait à quelques pas de lui, et d\u2019une voix calme et ferme : \u2014Capitaine, dit-il, je veux que nous marchions sous les plis de notre drapeau.Je vous charge d'aller le prendre dans l'appartement que nous venons de quitter.\u2014Mais, mon colonel, objecta Raoul, étonné, on va partir.\u2014Allez, vous dis-je, je l'ordonne, et hâtez-vous.Il n\u2019y avait pas à répliquer.Le capitaine courut vers la place San Paolo.Après quelques minutes de recherche impatiente, il fit sauter la serrure d'une armoire, dans laquelle i! trouva enfin le drapeau que Bénédict, avec préméditation, y avait enfermé avant de quitter l'appar- temnent, \u2014Ah! mon colonel, murmu- ra-t-il, vous avez voulu me soustraire à l\u2019effroyable danger du pont de Lodi ; mais j'espère bien que vous n'y réussirez pas.J1 appuya sur son épaule la hampe du drapeau et se remit à courir.En ce moment même, Bonaparte faisait oavrir la porte de la ville et langait sa formidable colonne sur le pont.Il avait calculé qu\u2019un mouvement rapide empêcherait cette colonne de beaucoup souffrir.\u2014En avant, et au pas de course ! s\u2019était-il écrié.\u2014En avant, et au pas de course ! avaient répété généraux, officiers et soldats.Puis, les rangs serrés, l\u2019arme au bras, la magnifique phalange avait fait résonner, au brait de son élan, les échos sonores de l'Adda.Un feu épouvantable l\u2019accueillit, foadroyant la tête entière de la colonne.En un clin d\u2019œil, les premières lignes jonchèrent le sol comme des épis fauchés.Mais la cohorte terrible n\u2019en continua pas moins d'avancer sous un déluge de balles, de mitraille et de boulets.Au milieu de ce cataclysme de fer et de fou, à travers ce fracas étourdissant, parfois une voix dominait.Elie répétait sans s\u2019émouvoir : rangs, grenadièrs ! \u2014Serrex les Tangs! sores les| \u2014 C'était la voix de Bénédict qui &lectrisait les siens par son courage tranquille, et qui souriait, tant il était heureux d\u2019avoir pu éloigner Raoul.Rien ne ralentissait sa course : 1l allait, franchissant les morts et piétinant dans le sang.Au milieu du pont, une décharge infernale jonche le sol de cent cadavres ; les grenadiers s'arrêtent frémissants, indécis Ils vont reculer, tandis que Bé- nédict reste seul en avant.\u2014Abandonnerez-vous donc votre colonel ?s'écrie-t-il.\u2014Non, non ! répond un jeune officier en brandissant un drapeau.Et Bénédict reconnaît Raoul, qui a traversé la colonne et vient de reprendre son rang de combat.\u2014J'arrive à temps, poursuivit l'intrépide capitaine avec fierté.Puis il ajouta en bondissant : \u2014\u2014Grenadiers, au drapeau ! Les soldats de son régiment se pressent autour de lui, les autres hésitent encore.Le péril est effrayant, Bénédict se jette devant Raoul et le couvre de son corps; le jeune officier veut échapper a cette protection ; mais à peine a-t-il fait un monu- vement que, frappé de trois balles, il chancelle et tombe entre les bras du père Cazeaux.Le colonel pousse un cri de désespoir étouffé par le tonnerre de l'artillerie qui gronde sans relà- che.\u2014Sauvez Raoul! emportez-le! s'écria-t-il.Puis il s'empare du drapeau oriblé, déchiré, et la mort dans l\u2019âÂme, esclave du devoir, 1l se précipite encore aux premiers rangs.À l'instant même, Angereau, Masténa, Berthier, Serurier s\u2019é- lancérent sur le front de la cohorte ébranlée ; iis la raniment, la raffermissent et l'entraînent de nouveau.Le pont est franchi les canonniers sont tués sur leurs pièces, et l'infanterie autrichienne, qui s'avance pour soutenir l'artillerie, est attaquée avec fureur.Après ce qu\u2019ils viennent de faire, les grenadiers ne redoutent plus les buïonnet- tes.Ils enfoncent l'ennemi et le dispersent, tandis que la cavalerie française, qui avait traversé la rivière à gué, arrive au galop et sabre les fuyards.Par ce coup d'audace inouïe, la ligne de l'Alda est conquise ; malheureusement Colli et Wu- kassowich ont eu le temps de gagner la chaussée de Drescia, et ne peuvent plus être coupés.Les Autrichiens culbutés et le triomphe certain, Bénédict, le cœur uleéré, l'esprit anxieux, abandonna le champ de bataille, il rentra précipitamment dans Lodi, où l'on avait transporté Raoul.Il trouva son compagnon d'armes dans la chambre hospitalière de la place San Paolo.Le père Cazeaux et un chirurgien se tenaient au chevet du lit où étaient étendu le blessé.Le colonel tomba à genoux: un flot de larmes muettes inondait son visage.Il saisit une des mains de Raoul, et y colla ses lèvres tremblantes.Aun bout d'un instant il se releva et examina avec une indicible angoisse le front bléme du moribond, dont les paupières étaient closes; puis s'adressant au docteur : \u2014Y a-t-il de l'espoir ?lui de- manda-t-il; \u2014Non, répondit tristement le chirurgien.Le colonel f-issonna.Ss tournant alors vers le père Cazeaux, il reprit : \u2014Â-t-il parlé ?\u2014Oui\u2026 il a même eu la force d'écrire.\u2014A qui?\u2014A sa mére.\u2014Bt la lettre ?\u2014La voici.I! m\u2019a dit de te la confier pour que tu la remettes toi même à la comtesse de Fla- viguy dès que la paix te laissera libre de retourner à Morsanges Bénédict prit vivement la lettre des mains du père Cazeaux et la regarda d\u2019un air navré : puis un sanglot lai échappa.\u2014Mon Dieu !soupira t-il, pourquoi l'avez-vous choisi, lui, l'heureux et cher enfant?J'étais là, moi, tout prêt à mourir ! Comme il achevait ces mots, le corps de Raoul s'agita, ses lèvres déjà serrées se dilatèrent, ses yeux s'entr\u2019ouvrirent, reflé- chissant une pâle lumière, qui se condensa peu à peu sur les traits du colonel.Alors le mourant sourit avec une douceur ineffable ; il essaya de se soulever, mais il put à peine faire un mouvement.\u2014Adieu.Bénédict! dit-il en le regardant avec une étrange fixité.Adieu.mon frére.mon bon frère !.\u2026 Tout en frémissant, le colonel se pencha sur le blessé pour être seul à l'entendre, mais Raoul venait d'expirer.Une heure plus tard, un homme entrait dans la chambre mortuaire : c\u2019était le héros d'Italie, c\u2019était Bonaparte Il s'inclina en silence devant le mort; puis, sarrant la main de Bénédict, qui refoulait énergiquement sa douleur : \u2014J\u2019ai voulu, lui dit-il, vous annoncer moi même que vous êtes nommé général de brigade.-\u2014Je vous rends grâces, répondit Bénédict ; mais je voudrais être simple soldat, et que mon ami fât encore vivant ! Il Un matin, le soleil se leva rayonnant sur le lac de Grand - Lieu.La campague, toute humide de rosée, étincelait comme un écriu de diamants, un concert sonore et joyeux retentissait dans \u2018l'air: voix éternellement mélodieuse de l\u2019eau qui bruit, du feuillage qui murmare, des insectes qui bourdonnent et des oiseaux qui chantent.Il y avait dans cette double harmonie de fraîche musique et de lumière pleine d'éclat.Cependant deux femmes cheminaient à pas lents, le regard voilé de tristesse, dans le sentier qui conduit du château à la ferme de Morsanges.Elles étaient vêtues de noir ; rien n\u2019adoucissait la rigidité de leur denil : c'étaient Blanche et la comtesse de Flaviguy.Gomme elles arrivaient à la ferme, Coquelicot et Muguette en sortaient pour se rendre au château.M.Mathieu les accom- paguait.\u2014Bonne nouvelle, madame la comtesse ! s'écria Muguette en agitant un papier dans sa main.Qu'est-ce douc ?lui demands madame de Flavigay.~Une lettre du général.\u2014De Bénédiot ! reprit Blanche ayec une légère émotion.fête pour les yeux et pour l'âme \u2018 \u2014Oni, mademoiselle.Ii vient.Il sera ici demain, peut-être au- jourd'hur.La comtesse pâlit.Le saisissement qui faisait reflaer son sang vers le cœur n\u2019avait cependant rien de pénible.car un éclatr de joie traversa son regard.\u2014Tenez, madame, reprit Mn- guette, lisez vous-même, et vous verrez comme l'espérance de nous revoir, de revoir les dames de Flavigny, le rend heureux.Madame de Flavigny prit la lettre d'une main qui tremblait imperceptiblement.\u2014J'aime à croire, dit-elle, que le père Cazeaux est avec le gé= néral ?\u2014Oui, madame la comtesse, répondit Coquelicot.Lui aussi nous arrive, et même il ne nous quittera plus.\u2014II renonce don: à l'état militaire ?demanda mademoiselle de Flavigny.\u2014Contre son gré, sans doute, car il a eu la jambe droite emportée par un boulet au passage du pont d\u2019Arcole, et il vient d'être retraité avec le grade de sous-lieutenant.\u2014Pauvre père ! murmura Muguette.Quand on se bat, reprit- elle, le passage des ponts est chose terrible, en vérité.À peine avait-elle achevé ces mots qu\u2019elle se reprocha de les avoir prononcés, car elle vit la comtesse tressaillir et deux grosses larmes lui perler dans les yeux \u2014Tais-toi done ! dit vivement Justin à sa femme.Oublies-tu le malheur du pont de Lodi ?\u2014Je n\u2019y pensais pas.Muguette restait toute chagrine, toute décontenancée ; madame de Flavigny s\u2019en aperçat, et, devinant le motif de son embarras, elle l\u2019embrassa au front.\u2014Console-toi, chère petite, lui dit-elle, je ne t'en veux pas Tout ce qui me rappelle mon cher Raoul m'ément sans doute, mais aussi plait à mon cœur.Quand tout à l'heure j: te parlais de ton père, ju me souvenais que c'est lai qui l\u2019a reçu mourant Jf dans ses bras.et qui, il ya un an, presque jour pour jour, m'a rapporté sa déponille mortelle, par ordre du notre ami Bénédiet.Console-toi, te dis-je : il m'arrive parfois d'évoquer moi-même avec fierté le glorieux souvenir du pont de Lodi.\u2014Ah! madame, je vous ra- mercie de vouloir bien excuser ma maladresse ! répondit la jeune fermière avec une touchante vivacité.La comtesse s'assit sur un banc de verdure, à l'ombre d'an grand orme, au bord da lac, et lut la lettre de Bénédict.Cette lettre était adresséo à M.Mathieu, qui était venu la communiquer à Mugu-tte et à Coquelicot, en les priant d'aller bien vite annoncer aux dames de Flavigny la prochaine arrivée daj jeune général.Bénédict écrivait que Bonaparte avait signé, le 29 germinal an V (17 avril 1797), un traité de paix provisoire avec un plénipotentiaire autrichien; que Masséna, l'un des plus illustres généraux divisionnaires de l'armée d'Italie, avait été chargé de porter au Directoire la convention en règle désignée sous le nom de préliminaires de Léoben * J'ai obtenu, ajoutait-il, l\u2019an- torisation de faire partie de l'es corte de Masséna, et je suis à | IL.BL TRE Paris depuis quelques jours.Mais te m\u2019empresse de me soustraire anx fêtes qui nous sont données ici en l\u2019honneur de Ja cessation des hostilités entre lu France et l'Autriche, et je pars ce soir même, avec le père Ca- zeaux, pour aller vous serrer la main, embraeser nos chers petits fermiers, et saluer respeutueuse- ment wadsme la comiesse et mademoiselle Blanche de Flavi- gny C'est avec une joie presque enfantine que je me dispose à m'élapcer sur le pays nantais Ah! je compte bien vous trouver tous brillants de santé, vous, Muguette et Coquelicot! mais je crains, hélus! que mademoiselle Blanche et madame de Fla- Vigry ne soient souffrantes.Il y a des chagrins qui ébranlent à jamais l'âme et le corps.N\u2019importe! j'ai hate de revoir le chi.teau de Mursanges, et d'être un moment en présence de ces deux nobles femmes, que je n\u2019ai pas revues depuis si longtemps.\u201d La lettre se terminait par la nouvelle du malheur qui avait frappé le père Cazeaux eur le pont d\u2019Arcole, et par l'annonce de la récompense qu'avait obtenue le vieux sergent, admis à la retraite comme officier et pensionné par \"That.Dans un post-scriptum, Eénédict ajoutait que la réception de sa lettre ne pré- cèderait son arrivée que de quelques heures, d\u2019un jour tout au plus.* A continuer.) \u2014___ di e m0 CANADA, Province DE QUÉREC District de S! Hyacinthe DANS LA COUR SUPÉRIEURE No 141 Cléophas Pagnuclo, des cités et District de St Hyacinthe et Hector Pagnuelo, de la paroisse de St Hya- cinihe, dit District, tous duux commerçants et faisant affaires comme tels en société en la dite cité de St Hyacinthe, sous ls nom de * Pagnuelo Frères,\u201d : Demandeurs.vs Philias Beauregard, ci-devant commerçant de la dite cité de St bya cinthe où il faisait aflaires seul sous le nom de Beauregard et Lapierre et maintenant de.lieux inconnus, Défendeur, Il est ordonné au Défendeur de comparaître dans les deux mois.St Hyacinthe, 26 Sept- 1893.ROY & BEAUREGARD, P.C.S.E.F.CODERRE PRINTRE, TAPISSIER ET DÉCORATEUR, 10, RUB WILLIALR ST-HYACINTHE, Fxécution prompte et prix modérés, Ouvriers de première classe et matériaux de qualité supérieure.que nulritif Canin, Occldentales, DE LONDON, Ont.\u2014 Oe \\, Le breuvace le plux salutaire porr l\u2019ua-ge sencral et sans superieur comme tonte /2A Kecommiandé par les connaisseurs et À of lex médecine dave toutes Ten partiesadu V7 Voyez les témoiguages écrits de chimlates viuiuents, HUIT MEDAILLES ET VIX DIPLO.MEX obtenus aux expositions univers elles de France, o\u2019Austetic, des Etats.Unis, d'u \u20ac abada, de In Jamaique, Indes Saveur originale et fine, puretd cen brenvages sont faits apéciatement pour convenir an climat de co continent ot ne wont pus surpansés, rantie, ED.MORIN, Epleler, Agout à 8t-UHyncluthe, GINS BT ROULLOR DEPUIS 3 FORCES JUSQU'A 100 \u2014\u2014-\u2014_\u2014\u2014 + + 4 Les ENGINS et BOUILLOIRES \u2014) DE (\u2014 == E, LEONARD & SONS == ont toujours remporté les premiers prix à toutes les Expositions au Canada et à l\u2019étranger et sont reconnus les meilleurs et les plus parfaits.Ces Engins et Bouilloires sont en acier et sont vendus garantis sous tout rapport.Un grand nombre sont en usage à St-Hya- cinthe et dans le district, et donnent pleine satisfaction.Les prix sont plus bas que ceux de n'importe quelle autre maison, On peut voir un de ces engins et bouilloires à l'établissement de La Tribune.\u201d Ponr informations, écrivez à A.DENIS, Agent pour le district de St-Hyacinthe, ST-IIYACINTITE.Qu CHAUSSURES -:- -3- POUR DAMES ! 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Que ce conseil ne croit pas devoir laisser partir de cette ville un des membres les plus distingués du cler- £é de St Hyacinthe sans lui exprimer la haute considération qu\u2019il a pour lui ; Que depuis vingt-un an qu\u2019il réside à St Hyacinthe, le Révérend M.Gravel, a, chaque fois, que l\u2019occasion s'en est présentée, largement fait sa part comme citoyen intéressé au développement de cette ville, et que ce conseil, désirant lui donner un témoignage de l\u2019estime qu\u2019il a pour lui, consigne dans ses archives son appréciation des nombreux services qu\u2019il a rendus À cette ville et lui offre ses souhaits de bonheur pour l'avenir ; Que monsieur le maire soit chargé de transmettre, de la part de ce conseil, copie de ces résolutions nu Révérend M.Gravel.Agréé unanimement.(Signé) G.C.DEssAULLES, Maire.J.O.GuerTIN, Sec.-Trés.Un comité de souscription composé de porsonnes de St Hyacinthe a trouvé auprès de nos concitoyens un accueil bienveillant et a amassé en quelques heures la jolie somme de cinq cents piastres que son digne président, M.G.O.Dessaulles, a fait parvenir à Messire Gravel avec la lettre suivante: Au Révérend Monsieur J.A.Gra- EL, Ptre, Vicaire-Général, Révérend Monsieur ; Je suis heureux d'être l'interprête des citoyens de St Hyacinthe et de \u201cvenir en leur nom vous offrir ce faible témoignage de \u2018leur gratitude pour les nombreux services que vous leur avez rendus.Nous vous avons toujours trouvé _au premier rang de ceüx qu'ont en tôute circonstance aidé ; Ap promouvoir - les intérêts\u2019 de notre ville.Votre urbanité, votre esprit de conciliation et vos bons conseils ont en plusieurs occasions résolu des difficultés qui auraient pu devenir graves et qui grâce à vous sont disparues comme par enchantement.Soyez assuré que nous conserverons toujours de vous un exceilent souvenir et que nous formons des vœux sincères p>ur que les citoyens de la paroisse que vous êtes appelé à administrer sachent apprécier,comme nous le faisons nous-mêmes les éminentes qualités qui vous distinguent.Veuillez agréer, Révérend Mon- sicur, \"assurance de notre respectueuse amitié ainsi que nos meilleurs souhaits de bonheur.G.CÇ.DESSAULLES, Président du comité de souscription des Citoyens de St Hyacinthe, M.Gravel, en réponse à cette lettre et à ja résolution da conseil de ville, a adressé à Monsieur Dessaulles les lignes suivantes : St Hyacinthe, 25 septembre 1893.G.C.DessauLLEs, Ecr., Saint Hyacinthe, Monsieur le Maire, J'ai l'honneur d\u2019accuser réception et de la si bienveillante résolution que le conseil de ville a passée le 23 courant, à l\u2019occasion de mon départ de St Hyacinthe, et de la lettre par trop flatteuse que vous avez bien voulu m'adresser, à la même occasion, comme président d\u2019un comité des citoyens de St Hyacinthe\u2014lettre accompagnée d\u2019un cadeau de $500.Je su:s ému et confu de ces bons procédés, qui ne sont pourtant que l\u2019écho de la sympathie el de la bienveillance dont j'ai élé constamment l\u2019objet durant les vingt-et-un ans que j'ai eu l\u2019honneur de vivre à St Hyacinthe.Je n\u2019ai fait que ce que je devais, M.le Maire, en travaillant; de concert avec vous, dans la mesure de mes forces, au développement et à ln prospérité de notre belle ville.Je me souviendrai toujours avec bonheur que j'ai passé les vingt plus belles années de ma vie au milieu d\u2019une population intelligente, éclai- Tée, qui non seulement n\u2019a pas peur du prêtre, mais dont les rapports avec le prêtre sont toujours marqués au coin de la franchise et de la cordialité.Je vous remercie de votre bienveillance et de votre générosité.Je vous dis: au revoir! Quand | \u2018aurai épuisé au ministère curial ce qui me reste de force et de capacité, je prie Dieu de me ramener couler en paix mes derniers jours à St Hyacinthe, où je veux mourir.Veuillez agréer, Monsieur le Maire avec mes vœux de bonheur et de prospérité, l\u2019expression de ma vive gratitude, J'ai l\u2019honneur d\u2019être, Votre tout dévoué serviteur, J.À.GraveL, V.G., Curé de Belæil.L\u2019Évêque de Sherbrooke Samedi soir un cablegramme arrivait de Rome confirmant la nouvelle de la nomination de Monsieur le chanoine Paul-Sta- nislas LaRocque, Curé de notre ville, comme évêque de Sherbrooke.Nous nous empreæsons d\u2019offrir au nouveau prélat nos profonds hommages et nos félicitations.Pendant les huit années qu\u2019il a passé à la oure de la Cathédrale, Mgr LaRocque s\u2019est distingué par son dévouement, son zèle infätigable et son travail incessant.Intelligence cultivé par de fortes études, attaché à son devoir, il a rendu à la ville de St Hyacinthe, dans le poste difficile qu\u2019il occupait, des ser- J vices dont ia population ne saurait trop apprécier l\u2019étendue.Homme d'initiative, il a fondé des sociétés religieuser qui lui survivront.Fort de l\u2019approbation de son évêque, il n\u2019a jamais reculé devant le devoir et les familles qui comprenaient les services signalés qu\u2019il rendait à la jeunesse aussi bien qu\u2019à l\u2019âge mur, ne Jui ont jamais refusé lear approbation et leur reconnaissance.Le nouvel évêque réunit donc à la fois les qualités de l'apôtre et de l\u2019homme de cabinet et si St Hyacinthe fait une perte sensible, Sherbrooke aura à se réjouir de posséder un évêque qui sera le digne successeur du regretté Mgr Racine.Mgr Paul LaRocque est le quatrième Curé de la Cathédrale de St Hyacinthe appelé à l\u2019épiscopat.Ses prédécesseurs ont été NN.SS.les évêques Moreau, Gravel et Decelles.Le futur prélat est né à Ste- Marie de Monnoir, comté de Rouville, le 28 octobre 1846.Il est Agé par conséquent de 47 ans.Il entra d\u2019abord au collège de Ste Thérèse où il fit ses éléments latins.Il vint ensuite suivre les classes au Séminaire de St-Hya- cinthe jusqu'aux Belles-Lettres inclusivement, et s\u2019en retourna à Ste-Thérèse terminer son cours d\u2019études.Il y prit l'habit ecclésiastique en septembre 1865 et y enseigna la rhétorique.Sa santé laissant à désirer et souffrant d\u2019une maladie des bronches, son parent, Mgr Chs Larocque, évêque de St Hyacinthe, I'appela en 1867, à son évêché, où le jeune ecclesiastique agit comme pro-secrétaire et maître des cérémonies, tout en suivant les cours de théologie au Séminaire de cette ville.En 1869, le 9 mai, M.Paul La- Rocque fut ordonné prêtre à l'Hôtel-Dien de Montréal, par Mgr Chs Larocque, et dans l\u2019automne suivant, a cause du mal dont 1l souffrait et de sa faiblesse, il partit pour la Floride et accepta le poste de missionnaire à Key west où il demeura jusqu\u2019en 1880.Durant ses onze années d'apostolat dans le sud, il se fit remarquer par la certitude de son jugement, son zèle et ses talents, au point qu\u2019il fat question, dit- on, parmi le clergé de la Floride de le proposer à l'épiscopat.Sa santé s'étant rétablie, l'abbé LaRocque revint à St Hyacinthe en 1880, et, voulant satisfaire sa soif de science théologique, après onze ans de ministère très actif, il prit le chemin de Rome, alla s\u2019assoir sur les bancs de l'école et suivit les cours des célèbres professeurs de Angelis, Santi et Oavaignis.Il se livra avec ardeur à l'étude et, après trois ans, il obtint le degré de docteur en théologie et celui de docteur en droit canon.À son retour d'Italie, M.La- Rocque fut nommé desservant de la Cathédrale de St Hyacinthe et l\u2019année d'après, en 1885, il devint curé de la ville épiscopale et fat nommé chanoine et pénitencier du chapitre.Il occupait cette position pleine de responsabilité, lorsque le Souverain Pontife a daigné faire le choix de Ja personne de ce prêtre distingaé pour l'appeler au siège épiscopal de Sherbrooke, À l'instar de ses cousins NN.88.Juseph et Charles Larocque, évêques de St-Hyacinthe, Mgr Paul-Stanislas LaRocque saura répondre au choix du Saint Siège et poursuivre une carrière fructueuse pour les onailles qui lui sont confiées.\u2014Le Courrier.ets LA SESSION Le Star prétend savoir de source certaine que la législature de Québec sv réunira pour l'expédi1- tion des affaires, le 9 novembre prochain.Il n'y a aucun doute que la province a hâte de voir ses gouvernants réunis pour rendre leurs comptes.: - On s'attend à des sensations, parmi lesquelles les éclaircissements sur l'emprunt ne seront pas les moindres.\u2014\u2014L.> +0 Les écoles du Manitoba Les ténèbres qui ont jusqu\u2019à ces derniers temps enveloppé la question des écoles du Manitoba, achèvent de se dissiper.Ou comprend maintenant toute l'étendue de notre défaite.La bataille sur le terrain légal, a été perdue sans retour.Et le premier ministre vient de nous dire que le parlement même ne peut rien pour protéger les droits de la minorité catholique du Manitoba.Sir John Thompson a déclaré, à l'assemblée de Montréal, que les catholiqnes du Manitoba se- rout obligés de subir leurs éco- coles publiques, même si elles sont de fut de véritables écoles protestantes, comme |\u2019affirme Mgr Taché.Leur seul recours, a-t-il déclaré, est devant les tribunaux.Il ne faut pas oublier que les tnbunaux devant lesquels M Thompson veut envoyer les catholiques, sont présidés par ceux mêmes qui ont fermé leurs écoles.Si le poids de cette défaite ne devait retomber que sur les seuls catholiques du Manitoba, il ne faudrait pas trop s'affliger, car, pour parler franchement, ils ont un peu mérité ce qui leur arrive.Au lieu de recourir à la ridi cule diplomatie que l'on sat, leurs députés devaient combattre de toutes leurs forces.Mais parce qu\u2019il leur a plu de livrer leurs écoles sans com bat à l'ennemi, nous ne pouvons abandonner la lutte.Sile Manitoba peut, au mépris des lois, imposer des écoles protestantes aux catholiques, nous ne voyons pas pourquoi les écoles catholiques de Qné- bec ne seraient point fermées par le parlement fédéral que dirige la majorité anglaise du Canada.Le crime dans ce dernier cas ne serait pas plus grand que celui que l\u2019on vient de commettre au Manitoba.Il n'y aura de paix dans la confédération que quand on au.Ta reconnu que la minorité catholique française a dans tonte l'étendue du pays, les mêmes droits que la majorité protestante.Et il nous faudra des écoles françaises ou catholiques non seulement dans le Manitoba et le Nord-Ouest, mais aassi dans la Nouvelle-Ecosse et le Nou- veau-Brunswick, dans l'Ontario et la Colombie Anglaise.Une minorité nombreuse comme la minorité française ne peut accepter de jouer le rôle d\u2019Ilotes dans le pays de ses ancêtres.Il faut que nos compatriotes d'origine britannique cessent de nous regarder comme des inférieurs qu'il est nécessaire d'assimiler ou de faire disparaître graduellement.Nous n'avons pas de supérieurs en ce pays et tôt ou tard il fauda l'admettre.Le Progrès de Valleyfield, oe @ ce FRANCE ET SIAM Bangkok, ler Oct.\u2014M.de Vil- lers, l'ambassadeur spécial envoyé à Siam par la France a présenté, hier, au gouvernement siamois la copie d\u2019un traité destiné à remplacer la convention qu'il avait déjà soumise az gouvernement siamois.Cette copie était accompagnée d'une lettre annonçant que ce traité duvait être accepté sans aucun changement dans l'espace de quarante- huit heures Ou affirme que les conditions de ce traité ne dépassent pas celles déjà comprises dans l'ultimatum posé par la France à Siam M.de Villers mensce de laisser Bangkok si l\u2019on n'accepte pas le traité avant que les quarante-huit houres soient écoulées Bangkok, 2\u2014Un arrangem nt final relativement au différend entre la France et Siam a été conclu aujourd\u2019hui.La convention sa terminera mardi matin, et daus l'après-midi, M.Villers, l'envoyé spécial de la France, lsissera cette ville pour Saigon.Le correspondant da Téries, à Bangkok, dit: Les conditions du traité sont tout à fait satisfaisantes et comprend celles de l\u2019ultimatum, maie la convention qui y est attachée est de nature à mécontenter.Cette convention contient des termes contraires à l'altimatum stipulant que la France oceuperait Chantaboon jusqu'à ce que la rive gauche du Mekong et la zone réservée auront été entièrement évacuées et pacifiées, A moins que la France n\u2019accomplisse fidèlement les pro- raesses données par M.de Vil- lers, Chantaboon sera avant longtemps une possession française.Le procès-verbal qui ac- compagne la convention réitère la promesse que la France éva- cucra Chantaboon aussitôt que la paix sera faite.Siam a souscrit à tout parce que son roi ne voulait pas sacrifier les officiers danois, Le vaisseau de guerre français, \u201c\u201c I'Aspic\u201d à levé l\u2019ancre hier soir, et le vaisseau de guerre américain, le \u201c Concord,\u201d est arrivé à la barre ce matin.{re Changements Ecclésiastiques Diocèse de Nicolet Lo Révérend H.Alexandre, transféré de la cure de Drum- mondville an chapelinat des Sœurs de l\u2019Assomption à Nicos let, le Révérend T.Quinn, de la cure de St Thomas à celle de Drummondville, le Révd.M.Roy, du chapelinat des Sœurs de l'Assomption à la cure de St- Thomas, le Révd.E.Buisson, de la cure de St Christophe à celle de St Bonaventure, le Rév.E.Grenier, de la cure de St Bo- naventure à celle de St Christo- ET LA TRIBUNE.| phe, le Révd.G Bélivean, de la cure de Ste Elizabeth à celle de Ste-Anne du-Sault, le Révd.C.Lafond.de la cure de Ste-Anne- du-Sault à celle de Ste Elizabeth le Révd.E.Boisvert, du vicariat de la Baie à la desserte de N -D.de Pierreville, le Révd.À de Courval, du vicariat de la Baie à la cure de St Samuel, le Révd.A.Manseau, du vicariat de St Christophe à la mission de Notre- Dame du Saint-Rosaire, le Révd.G.Carignan, du vicariat de N-D de Stanbridge à celui de la Baie, le Révd.S.Béliveau.du vicariat de St David a celui de St- Christophe, le Révd.À.De Gon- zague, du vicariat de Bécancourt à celui de St David, le Révd.P Cardin, du vicariat de Gentilly a celui de Bécancourt, le Révd.A Poirier, du vicariat de Warwick à celui de Ste Monique, le Révd.O.Dubois nommé vicaire à Warwick, le Révd E.de Châ- tillon, le Révd.H.Bruneault et le Révd.F, Cantin restent au Séminaire, le Révd.B.Morin nommé vicaire à la cathédrale, le Révd.À.Savoie nommé au vicariat de St Pierre, le Révd J.Dubois passe au diocèse de Manchester, E.U., le Révd.E.Gravel au diocèse de St Albert, NO., le Révd.À.O.Papillon s\u2019en va étudier à Rome.2\" ÇA ET LA La semaine dernière, sur le chemin de fer Mississipi, Kansas et Texas, un train se dirigeant vers le sud est venu en collision, près de ITillsboro, avec un train transportant des ouvriers à un pont en construction et neuf d'entre eux ont été tués.Fey Kk La nouvelle arrive qu\u2019un train de passagers du Chicago Grand Tronc a déraillé près de Bellevue, Mich., à 140 milles de Battle Creek, le 27 septembre der nier Ilya un grand nombre de tués et de blessés, parmi les - quels plusieurs personnes en vue d@ Détroit.Fp Le correspondant du Post à Washington a regu de Mgr Sa- tolli une lettre autographe, l\u2019informant que Mgr Kenrick n'a pas été déposé et que, relativement aux pouvoirs de son coadjuteur, Mgr Kain, ils dépendent simplement de l'entente entre les deux prélats.#a* Un chemin de fer du Manitoba, le Manitoba e Nord Ouest, vient de culbuter, avec un déficit de 8,000.000.Une foule de riches Canadiens Ÿ perdent des sommes énormes.Le lieutenant-gouverneur Kirkpatrick, pour un, y avait placé $200,000 en son nom.ou Un bien triste accident - est arrivé au Petit Rocher, dans ia baie des Chaleurs, ces joars derniers.Vers la brunante, M.Joseph H Comeau envoya son petit garçon, âgé de dix aus, chercher une lanterne qui se trouvait à bord d'un bateau de péche un peu éloigné de la côte.Il s'est embarqué dans une petite embarcation pour se rendre au bateau.Après s'être procuré la lanterne, il se prépara à revenir à terre, et, en voulant descendre dans son embarcation, son pied glisva et il disparut dans l'eau.Une jeune fille, qui ao trouvait à la côte, donna im.médistement l'alarme, mais quand des hommes se sont rendus sur le lieu de l'accident, ils ne purent trouver aucune trace du malheureux petit.On suppose qu'il s\u2019est frappé la tête contre l'embarcation.On a retrouvé le cadavre le lendemain matin.#,* Le professeur Saunders a reçu de Chicago, la nouvelle que la fameuse pomme qu'il avait rap- : portée de ls Colombie Anglaise et envoyée à l\u2019exposition colom- bienne y a été considérés comme la plus grosse.Elle pèse 24} once et mesure 15 pouces de circonférence.Elle est de la variété dite \u201c red Beitegheimer.\u201d ® M.Lactance Malouin, cultivateur de St Thomas de Joliette, a 6té victime d\u2019un incendie qui lui fait subir une perte d'au delà de mille dollars.M.Coutu a vu brûler son hangar, sa grange et son écurie.Toute sa récolte a été consumée avec ses instruments d'agriculture, ses voitures, etc.Hey de Parlant du nouvel évêque de Sherbrooke, le Pionnier dit: C\u2019est un homme de talents supérieurs.Il parle l\u2019anglais avec autant de facilité que sa langue maternelle.Partout où il a exercé le ministère sacerdotal, il s\u2019est distingué par son dévouement, son esprit d'abnégation et un zèle aussi sage qu\u2019éclairé.Il réunit en lui toutes les qualités de l'apôtre et du patriote qui brillaient avec tant d'éclat chez son prédécesseur.je MADAME MAMAN Toute petite, aux sorties d'école, elle avait commencé à le regarder, le trouvant gentil.Quand elle sut les troubles d\u2019amour, elle souievait un bout du rideau de ses vitres,lui envoyant des yeux ua baiser qui n\u2019arri- \u2014Comment vous appelez- vous ?.L'un d'eux répondit : \u2014Pierre\u2026 Elle tressaillit.Son nom.Ce fut celui-là qui eut le premier baiser,\u2018 Depuis, elle vient tous les jours s'asseoir sur le banc autour duquel ils jouent.Tous les jours, à l'heure où elle sait voir apparaître à la grille du square les manteaux bleus des chers petits.Eux la connaissent bien, la gentille madame, et sitôt qu\u2019ils arrivent, ils courent l\u2019embrasser.Oh ! ces baisers de ses énfants, l'étreinte de ses bras potelés, dans laquelle il lui semble retrouver un peu de lui méme.Voilà bien ses yeux, sa fossette au bout du menton.Qui sait s1'ne lui en arrive pas quelques-unes de ces caresses qui vont tout a lui 2.Elle est devenue leur amie, aux deux enfants, leur confidente, \u201c madame maman,\u201d comme ils disent, associant leur tendresse et leur respect.Des irna- ges, des bonbons, elle leur apporte toujours quelque gourmandise.Et les petits ne se demandent pas qui est cette jolie dame inconnue qui les embrasse, qui les gâte, et qui les suit si longuement des yeux quand ils courent dans le jardin rouillé\u2026 La fragilité des feuilles neuves vernit le square d\u2019une joliesse de bibelot.Et c'est d\u2019une gaieté délicate, cet éveil des clartés tièdes, avec encore des frissons sous les branches, des impres sions frileuses qui affranchissent les premiers soleils.Les allées recommencent à s'emplir de menus pas, après ce long hiver où les petits ont tant touss.Jit de nouveau, les larges rubans des nounous remuent sous les frondaisons frêles une iente promenade multicolore.Elle, sur son banc, s\u2019ost rassise Mais pourquoi ne viennent- ils plas, les petits manteaux bleus ?Pourquoi eux seuls man- vait pas, Et elle grandit avec son cœur, la vibration de son rêve de vierge.Lui n\u2019en sut jamais rien.C\u2019est un crime pour une jeune fille qui aime d'en laisser voir la moindre chose.Elle n'a l'espoir que d'être devinée.Elle nele fat pas II partit, resta des années au loin, puis revint.Mais sur son bras se penchait une jeune femme toute charmante.Il était marié.Daus le square où elle venait parfois s'asseoir avec un livre, elle aperçut, une après-midi, jouant près de son banc, deux tout petits gardés par une grosse Normande.Elle qui aime tant les enfants, demanda à la bonne : \u2014A qui sont ces jolis petits choux ?Et la réponse fit inoliner sur le livre son fin profil de blonde.C\u2019étaient les siens.Le lendemain, ils y étaient encore.Elle les appela : \u2014Vous n'avez pas peur de Moi, n'est-ce pas ?.Asseyez- vous, tenez.Elle les prit, un sur chaque genon, et, penchée, dans Is tiédeur des boacles, elles les régar- dait très attendrie.Eux se laissaient faire, avec la familiarité facile des enfants.Elle de- \\quent-ils, quand les moineaux cette pensée.Il devint l\u2019Iêtre de i du square sont déjà tous revenus ?Une angoisse la poigne : \u2014Non.ce n'est pas possible.Et, chaque jour, elle épie la grille, anxieuse\u2026 \u2014Une joie.Ce sont eux.Tous les deux.Mais leurs chères petites mines s\u2019endeuillent dans un manteau noir.Ils marchent, très graves, comme saisis et effarés encore par le recueillement de la maison devenue triste tout à coup, le crépuscule des volets toujours poussés, les repas vite finis où l'on ne parle pas, et le coucher du soir où maman ne vient plus les embrassr, an lit.Et c'est très attendrissant et très drôle de les voir s\u2019en aller ainsi, se tenant la menette, figés dans leur étonnement triste.Elle va se lever.Mais à côté d'eux, elle aperçoit leur père, Lui.Il est tout en noir aussi, un large crêpe au chapeau.Elle est donc partie.la jeune femme qu\u2019il avait amenée de bien loin, et qui se penchait sur son bras, toute charmante.Et pas la moindre jalousie ne lui reste contre la morte.De loin, ils l'aperçoivent, mais ne courent pas ses baisers.La présence du papa, leurs costu- manda : mes noirs dans lesquels ils ne savent plus courir, les intimident, les immobilisent, dans une gêne inconsciente et gauche.1ls ls montrent seulement da doigt à leur père qui salue sans s\u2019approcher.Et quand ils sont passés, elle reste sur son bane, affaissée, avec un mauvais coup de froid au cœur.Une sensation d'abandon, de brusque solitude, I'étreint toute, l\u2019alanguit en une lassitude, les bras tombés, avec cette pose souffrante de femme triste Une jalousie la prend contre la morte, qui a emporté tous les baisers de ses enfants, probablement aussi tous les siens, à Lui, tout le cœur deson être.Tantôt, en devinant le drame intime,elle n'avait vu que ce navrement de jeune mère regardant ses bébés pour la dernière fois.Sa sympathie de femme fréle et blonde était allée vers cette autre femme frêle et blonde, peu à peu penchée, puis emportée, en pleine tendresse, en plein bonheur.Et par des affinités mystérieuses de tempéraments identiques, elle lui avait donné toute sa pitié, à la disparue,\u2014son cœur avait suivi le cercueil enlinceulé de roses et de lilas blancs.Maintenant tout cela n'est plus.Elle ne pense qu'à la ri vale, qui lui à volé l'aimé, à qui appartient les enfants qu\u2019elle voudrait être les siens, à l'autre, à la très détestée.Et sa volonté d'être bonue reste impuissante devant cette impression malsaine qui trouble sa sérénité.Peu à peu, les jours suivants, les petils revinrent vers elle.C'était comme un recommencement.D'abord les timidités des premiers jours, puis les familiarités croissantes, jusqu'à la joie de l\u2019amitié\u2019libre et complète.On eût dit que le drame, encore incompris, fixé seulement par les détails extérieurs, avait saisi leurs pauvres petites vies tragi- les tellement que c'était comme si elles se fussent gelées tout d'un coup dans le grand froid de la maison, et qu\u2019il leur fallàt à présent recommencer de naf- tre, dans 1'éclosion nouvelle de leurs intelligences et de leurs tendresses.Lui accompagnait tous les jowrs ses enfants au square, mais sans s'approcher jamais.Il saluait de loin, un coup de cha- pean noir et triste.Une après-midi, elle le vit entrer dans le jardin.Seul.Il parut chercher des yeux, et l'ayant aperçue, il s'approcha du banc où elle était assise.Elle feignit de continuer à lire, mais ses doigts tremblaient sur la page ouverte.\u2014Mademoiselle.Il était devant elle, tout en noir,ce noir rigide des deuils récents.C'était la première fois qu\u2019elle entendait sa belle voix grave.\u2014Je vous demande pardon mademoiselle, de ce que je vais vous dive.Ce n'est guère conforme aux usages.Masis vous êtes au-dessus des conventions.Mes enfants m'ont si souvent parlé de vous.Ils vous aiment bien.La voix baissait.\u2014Vous savez qu\u2019il n\u2019y a plus de maman à la maison \u2026 Voulez- vous remplacer celle qui est partie ?.Il lui tendait la main.Elle ferma les yeux, engourdie par un bonhour étrange, qu\u2019elle n\u2019avait jamais soupçonné Et elle restait surprise que cette immensité de joie qui lui paraissait venir de très loin, de pays inconnus, qui emplissait l\u2019espace, puis coulait en elle, remuant son être, délicieueement, pût tenir dans son cœur, dans son tout petit cœur, où elle se fondait daus une inconscience exquise.Ëlle mit sa main dans celle du très aimé : \u2014Merci, dit-elle.Vous êtes bon\u2026Je suis heureuse de ce que vous venez de me dire.Encore elle ferma les yeux : \u2014Mais, si vous le voulez bien, je surai votre amie, simplement.Et pour ces chers petits, Je resterai madame maman.Cela sera mieux ainsi.Car brusquement, au milieu de sa grande joie, elle s'était rappelé sa mauvaise punsée de l'autre jour, sa jalousie contre la disparue.Elle se dit que vivre dans cette atmosphère où l\u2019autre avait été chez elle, où flottait encore son parfum de blonde, a frôler à chaque minute ces objets où restait un peu de la morte, dans un contact continu de leurs deux êtres, sa jalousie la reprendrait peut être qu'il y au- Tait des froissements, des énervements, une lutte avec cette existence impalpable contre laquelle elle se heurterait toujours, \u2014et que Lui non plus ne serait jamais sien tout entier, car aucune puissance, aucune tendresse ne pouvaient empêcher l'autre d'avoir \u2018été, et qu'il ait aimée.Elle pensa qu'il n\u2019est pas pose sible de retourner en arrière, et de retrouver intact le passé.Ça ne se recommence pas la vie.Alors, comme le soir tombait, elle quitta le square, et s'en fat lentement,\u2014à pas de veuve, trés lasse.JEAN MADELEINE.LE BON PAIN Généralement le bon pain, une heure après être sorti du four, er.contient le quart de son poids d'eau ; la croûte doit être suffisamment épaisse, non boursouflée et de belle couleur jaune ; les œils de la mie doivent être nombreux et très rapprochés les uns des autres ; la croûte doit fléchir sous la pression du doigt, et se relever ensuite sous l'action élastique de la mie.Enfia par l'analyse, dans la mie desséchée d'un pain fait avec de la bonne farine, on doit y trouver 70 pour 100 de fécule, 28 pour 100 de gluten et 2 pour cent de sucre.Lorsque le pain a été fait avec de la farine mélangée de plâtre, de craie, etc.il suffit de faire bouillir de la mie de ce pain dans de l'eau pour trouver ces corps étrangers au fond du vase oû ils tombent, à mesure què la mie se dissout ST JEAN La proposition qui est maintenant devant les contribuables à propos de la résurrection de la poterie incendiée, c\u2019est qu\u2019un bonus de vingt milles piastres soit accordé à la nouvelle compagnie, payable en 8 ans, la compagnie s'engageant de payer $40,000 de salaire par année.C'est une modification de Ia première qui exigeait $50,000 dépensées en gages.Reste à savoir ce que vont faire les contribuables.EEE pere Cv Nd accordait dix ans pour le bonus et\u2019: Pr ramos rrr mt?Temp, + en mi + = = at cl rrr Mit i tL + hs ats RS rr mur: créent copie 3 Ae © Le pro Late if -DRUMMONDVILLE iz Jendi de 1a semnine dernitre.une délégation considérable de cette pa- TOisse s\u2019est rendue auprës de Mgr Gravel, évéque de Nicolet, pour le prier de ne pas transférer leur curé, le Révd, M.Alexandre dans une autre'Puroisse.Le» délégués turent re- Çus avec braucoup de politesse par Sa Grandeur, qui leur déclara cépen- dant, qu\u2019il ne pouvait accéder à leur demnhide.RE ST JEAN , \u2026=\u2014L'évènement de la semaine, à St Jean, a étè le mariage du capitaine Chinic, de l\u2019école d'infanterie, avec Melle Anne Chagnon, fille du juge Chagnon, qui a eulieu le 26 septembre dernier, à l\u2019éelise catholique.La mariée, qui est naturellement Lis jolie, paraissait ravissante sous ton voile nuptial.Ses suivantes étiient Melle Brunet et Melle Jackson de Montréal.\u201cTORONTO Thos.Fairfield, igé de 17 ans, a été la victime d\u2019un terrible accident, \u2018samedi Ce jeune homme regm dait dans l\u2019espace libre où passe l\u2019arcen- seur, quand celui-ci, partant tout à Coup, est venu frapper cet infortuné au menton, l\u2019enlevant avec une force irrésistible jusqu\u2019au plafond.Son corps a dil passer enbe l'ascenseur etle plancher supérieur, lui infligeant des blessures maitelles, Le Jeune Fairfield est moit quinze minutes après l\u2019acciclent.WOLFESTOWN Samedi de la semaine dernière, la grange de M.Jos.Goulet a été 1é- duite en cendres avec tout son contenu, à savoir, In récolte complète de foin et de grains, les voitures d'hiver et d\u2019été, une vache et trois porcs Les pertes sont d'environ $800, sur lesquelles il y a peu d\u2019as surance.Le feu a été découvert vers une heure du matin, mais pas assez tôt pour l'empêcher d\u2019exercer ses ravages, Les cultivateurs des alentours vont donner un coup de main à M.Goulet qui habite la paroisse depuis trecte ans, et l'aider à rebâtir sa grange.OTTAWA Le major Lske, le nouveau quartier-maître général du Canada.et Mme Lake sont aurivès en cette ville aujourd'hui.Le major Lake a l'apparence martiale et distinguée 11 vient directement d\u2019Angleterre, où Ha été engagé parle général Her- it.\u2014On a appris, samedi, par le coroner Mark, de Lallowsfield, comté de Carleton, À environ quinze milles d'Ottawa, que Mme W.O'Grady.femme d\u2019un respectable cultivateur, avait été trouvée pendue à une branche d\u2019arbre.On suppose que cette malheureuse a mis fin à ses jours dans un moment de folie.MAGOG Les soumissions pour la construe- tion de notre nouvelle église ont été acceptées mercredi de la semaine dernière.Le contrat de maçonnerie est accordé à M.Jos.Dubuc, des Etats-Unis, qui fera de notre village swafiiture 1ésidence.Le contrat de charpenterie et menuiserie est accordé à M.J.-Bte Read, de St Jean.Le prix des deux contrats est de $16, 000.Voici les dimensions de notre future églisc : longueur.y compris le chœur, 476 pieds, largeur, 62 pieds, hauteur des murs au dessus du cordon, 30° pieds.\u2018La façade sera en pierre de rang de 5 à 6 pouces de hauteur.Cette pierre sera tirée des cmrières de l'Acadie.Les chässis et les poites nuront des chumbranles en pierre de tnille.La couverture sera; en ardoise, les corniches en tôle gnlvanitée.Le clocher aura une häutezr de 180-pieds et sera en tôle £alvanisée.Dv + WEEDON ci Loiiis Nadeau est de St Sauveur et à tout l\u2019air d\u2019un voleur Gui ne tient pas a rester longtemps duns la classe es amateurs et, s'il n\u2019a pas encore obtenu son titre de professionel, il travaille pour l\u2019ohtenir bientôt.Une nuit de la semaine \u2018dernière, il est entré duns le magasin' de\u2019 M:N.P.Tanguay \u2018et 'a enlevé des marchandises pour une valeur de deux cents piastres environ: En plus, il a ouvert une lettre enregistrée, laquelle, A son grand dépit probablement, ne Contenait qu\u2019un avis municipal: Pin- => Cé\u2018le lendemain par un bailli, il lui échappa, mais\u2019 pour se faire reprendre par un autre.\u2018 Lors de san arrestation, il-avait un revolver \u2018chargé, LA TR \u2018dont il n\u2019a pas pu se servir, parce :que le policier l\u2019a saisi par les bras, avant qu\u2019il ne put faire aucun mouvement.1) a été conduit à Sherbrooke et condamné par M.le juge Rioux à subir son procès pour vol avec effraction.Parmi les objets volés par lui re trouvaient des montres et autres eftets de valeur.ST MATHIAS M.Edmond Beauvais, courtier en liqueurs, de Montréal, et propriétuire d\u2019une ferme à St Mathins, a été poi- grardé lundi, à ce dernier endroit, par des Français qu\u2019il avait employés une partie de l\u2019ét& sur sa ferme.On craint beaucoup que M.Beauvais ne meure de ses blessures.Un nommé Stephens, qui s\u2019était purté au secours de Beauvais, a aussi reçu deux blessures, mais elles ne sont point dangereuses.Lu dispute est survenue au sujet de 1a propriété d'une certnine quan- Lité de mais.FREDERICKTON, N.B.On a amené en cette ville, la semaine dernière, un nègre du nom de Edward W.Leary, âgé de vingt ans, sourd-muet, qui est accusé du meurtre le plus brutal dont on ait encore entendu parler dans cette province.Ce nègre demeurait à Keswick, à douze milles de cette ville Voici ce qu'on a pu recueillir au sujet de cette ttagédie: Jeudi après- midi, l\u2019épouse et la fille de Joseph W.Leaty partaïent pour Mastna- quae, afin d'assister À une cérémonie religieuse baptiste qui avait lieu en cette localité.À peu près dans le même temps, Hedley Leary sc rendait avec une charge de grain au moulin à farine voisin, de sorte que le prisonnier, Edward W.Leary, se trouvait seul d la waison avec la femme de Hedley Leary et ses deux enfants, âgés respectivement d\u2019un à quatre ans.Hedley revint chez lui vers 3.30 heures; il était à peine entré dans la cour de sa maison qu\u2019il vit son enfant sortir en criant que sa mère était morte.A ce moment, Edward sortait aussi.Pendant ce temps-là Hedley pénétrait à l\u2019intérieur de sa Maison.Un terrible spectacle s\u2019offrit à su vue.Sa femmie était étendue sur le plancher de la crisine, dans une grande mare de sang.Ne pensant point À Edward, Hedley courut chez un voisin raconter ly terrible histoire.Deux voisins se rendirent en toute hâte à la maison de Hedley; on trouva la victime étendue, la tête renversée, et portant au cou une large blessure ; aux épaules et sur les jambes, on remarqua aussi des plaies profondes et suignantes.Tout ce qu\u2019on a pu savoir du jeune garçon de quatre ans est: * Eddie a tué maman avec une hache.\u201d\u201d Edward, le meurtrier, a été arrêté et logé en prison.L\u2019en- quéte aura lieu lundi.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 + + Pme ETATS -UNIS ST LOUIS, Mo.Le bandit Hedgepeth a été trouvé coupuble de pillage des trains, j udi de la semaine dernière, et condamné à 25 ans de pénitencier.CINCINNATI, Ohio Joseph 8S.Harding, un des bandits qui ont tenté de piller le train de Cenuvrulia, lit, a élé andid en cette ville, veudredl après-midi.DETROIT, Mich.On télegraphie d'Iron Mountains qu'il s\u2019est produit un éboulement aux mines Munsfield, à quelques milles de Central Falls, et que jo Nine urs Ont Été tués.AUBURN, Ind.John Convors et Eva Flint ont été arrêtes comme complices des bun- dits qui ont tenté ue piller ic train éc'air du \u2018Lake Shore & Michigan, dans In nuit du 11, à Kessenter.Con- uors et là fille Flint vivaient ensemble depuis trois ans.HOLLY SPRINGS, Miss.Les réservoirs d'huile de la compagnie d'éclairage du gaz-de cette ville ont été incendiés lundi.Le feu s est étendu aux cours du chemin de fer Illinois Central et s\u2019est communiqué à plusieurs chars qui ont été détruits.lertes très élevées, NEW-YORK \u2018David J.Solomon a été relâché de l\u2019asile de Bloomingdale samedi après-midi.Il se rendit du suite à la demeure de'sa finncée, Melle Tho- tmas,:et y passa l'après-midi à faire des arrangements pour son mariage avec cette demoiselle qui a eu lieu dans la soirée.M.Solomon raconte qu\u2019il y a cinq hommes sains d'esprit dans l\u2019asile de Bloomingdale.Ce sont Jes parents de ces mfortunés qui les retiennent là parce qu'ils ont intérêt à ce qu\u2019ils soient éloignés du\u2019 monde.M.Solomon a écrit les détnils de la captivité de ces infortunés.et cette semaine il commencera à s'occuper de leur mise en liberté.BRASS VALLEY, Cal, Cette ville est enveloppée d\u2019une noire fumée, provenant des feux de forêts, à 12 milles d'ici.Le feu fait d\u2019énormes ravages sur une étendus de plus de vingt milles.* HAVERHILL, Mass.Madame Carleton, de Groveland, âgée de 72 ans, s\u2019est suici-lée en se jetant cduns un puits dans la cour de sn résidence.Son fils, Walter, est mort il y a plusieurs mois, et ce décès l\u2019a tellement aflectée qu\u2019elle en a perdu la raison.Elle laisse un mari ct une fille.SPRINGFIELD, Mass.Albert Daigneau, Âgé de 16 ans, fils de John D.Daignean, de Lowell.fut envoyé par son père, In semaine dernière, au collège protestant de cette ville, mais il n'est pas arrivé ici.Ily a deux ans, un autre fils de M.Daigneau.Raymond, Agé de seize aus, fut envoyé à ce collège; il fut placé dans le train à Lowell par son père qui lui donna un billet, de passage pour cette ville.Depuis ce temps l\u2019enfant n\u2019a pas été revu par son père, et les deux lettres que Raymond n écrites à sa famitic venaient d\u2019un collège catholique.M.Daigneau est un protestant et il désire que ses enfants reçoivent leur éducation dans un collège protestant, mais le reste de la famille est catholique, et la disparition cles deux fils de M.Daigncau peut être expliquée par ce fait.MOUNT VERNON, Ge.Cette ville vient d\u2019être le théâtre d\u2019une quintuple exécution, fait d\u2019au tant plus remarquable que.dans le comté de Montgomery, où se trouve Mont Vernon, on n\u2019avait pas dressé une seule potence depuis la guerre de sécession.Ce sont cinq nègres qui ont ainsi expié leurs crimes sur l\u2019échafaud.Les trois premiers: Hiram Jucobs, Hiram Brewington et Lucian Manuel avaient assassiné, au mois de juillet dernier, un riche négociant d'Ailey, le sieur Peterson, dont ils avaient projeté de dévaliser le magasin.Le quatrième nègre, un nommé Weddon Gordon, avait tué une petite fille en tirant sur un autre nègre qui se refusait de lui rendre de l'argent gagné au jeu; enfin, le cinqu'ème, le nommé Pearse Strick land, avait assassiné un sieur Lock- lar qui l'avait menacé de mort s\u2019il continuait à l\u2019ennuyer.Un seul échafaud avait été dressé sur la place publique, et les nègres y ont êté pendus tous les cinq en même temps.Un millier de personnes assistaient à cette quintuple exéculion qui a eu lieu sans incidents.MINNEAPOLIS, Min, Nous lisons dans I'ZZcko de I Oxnest, de Minneapolis, Min.le récit d\u2019un suicide étrange d\u2019une fillette de 13 ans, fil'e adoptive de M.Beaudet, propriétaire du journal Læ voix du Lac: + Cette enfant, qui fut adoptée par M.Beaudel à l'Âge de six ans, avait la plus grande horreur pour l\u2019école.Lundi le 25 septembre dernier, selon son habitude, elle refusa d\u2019y ailer, et ce ne luUt que sur l\u2019insistance de M.Beaudet qu\u2019elle y paititen disant: # Que c'était la dernière fois qu\u2019elle y allait.\u201d * Pendant l\u2019école, elle ne fit que pleurer et aux questions qui lus furent posées elle répondit par ces mots : ** Oh! si seulement vous saviez!\u201d Aune de ses camarades, Rose Bourgerie, elle dit qu\u2019elle avait l'intention de se tuer, + Vers quatre heures de l\u2019après- midi.sa mère l\u2019envoya pour taire une commission.Elle ne reparut plus.Elle était allée se jeter dans le Mississipi.¢ Inquitte de sa longue absence ses parents commencèrent des recherches qu\u2019ils continuèrent inutilement jusqu\u2019à deux heures du matin, et ce ne tut que mardi de bonne heure que M.Beaudet aperçut un pied humain qui sortait de l\u2019eau.11 avertit des hommes qui se trouvaient près de là etle cadavre de sa fille fut alors retiré de l\u2019eau.La pauvre enfant n'avait que trop tenu parole.\u201d ! WN Qu'est-ce que 1A COTTOLE LS | NT prminmmmmm \u2018 @P=-Crept 1a nouvelle graisse 3 frire remplaçant le saindoux ot le beurre de cui- site, Ou l'un et l\u2019autre.@-E1le coûte moins cher, fait \u20acP\u2014plua d'usage et est facilement digérée par tout le monde.* @>\u2014EN VENTE CHEZ TOUS \u2014fP g9»\u201452 LES ÉPICIERS ==\u2014\u2014\u2014P * Préparée seulement par oN.K.Pairbank et Cle.\u2014æ Ruos Wellington et Anne, MONTREAL.Sur Grande réouverture MADAME LOUIS GAGNON Etunt décidée de ne tenir que la ligne de grocetie par manque de santé, ol- fre de grands AVANTAGES AUX ACHETEURS dans toutes autres lignes.Elle prendra en échange tout ce qui peut se vendre dans la grocerie.Élle louera un magasin à choix sur deux au coin de la rue Cascades, en face de la manufacture Séguin, La- lime et Cie.\u2014HATEZ-VOUS\u2014 A l'ancienne place, Rue Cascades.Dme Ls.GAGNON.im rm mm i TEINTURERIE ANGLO \u2014 AMERICAINE DE MONTRFAL VETEMENTS DB TOUTES SORTE: wttoyés, leints et reparés avec soin.ROBES DE DAMES netloyéss ou tein #4 sans être défaites, PLUMES D'AUTRUCHE FRISÉES-\u2014 «parées et teintes dans n'importe qu'alt wileur BFFETS DE MAISON, tels que Ts)! 1s Pianos, Tapis de Table,Rideaux Ete, ot rps dang Jes couleurs le plus à la mudr A.DENIS, Agent à St-Hyacinthe Ji.B.\u2014~Lss effets sont envoyées à Montréa stssitôt reçus at livrés sous & oun 10 jour P.A.LEFEBVRE MAROHAND-TAILLEUR.86, RUE CASCADES, 86 ST.HYACINTRE, (Ye me Grand assortiment de hardes faites pour hommes et enfants Habillements faits a ordre sous le plus court délai.Aux plus bas prix, Satisfaction garantie.\u2014\u2014\u2014C\u2014 Aussi : CHEMISES, CoLs, COLLETs, GANTS, MoucHoIrs, etc.P.A.LEFEBVRE.4 VENDRE \u2014 A Upton, à deux milles et demi de l'Eglise, un bon pouvoir d'eau, sur une propriété de 13 Âcres.Aussi un bon moulin à bardeau\u2014 moulin à Clap-buard-\u2014roue à l\u2019eau, de première qualité\u2014environ 250 pds de Chaîne pour booms et autres atticles pour moulin.Conditions faciles S'adresser a L.J.KéRroack, Upton.Le Grand \u2014 Trone.ALLANT A RICHMOND, nuit Xnress =| Express de Montréal +.[7 St.Lambert.Belosil see.Jo0c0ur Bt-Hilaire.cv.Ste-Mudeleine .St-Hyacinthe,.Ste-ltosalie .Britanuia Mills.St-Liboire Upton.Acton Vale.|9 40 Durham .\u2026\u2026.\u2026.[1005 Richmond.e.| 013 Sherbrooke.[1120 Compton.\u2026\u2026\u2026.\u2026.|l145 Couticuoke\u2026.|1159 Danville ces 1205 .Arthabuska.[124618 05].Ste Julie.\u2026.\u2026 19505 Wl.(QUÉDEC 2 0518 00|.|8 15 us ë 3 ap a a 8 JP, 8 wy 10 = Cod) w= = cu 1 s|l | 2 3 5/4 4 LL 10{4 J5 G 6 Eh = = \u2014\u2014, es re => er + Pas et or o : 20 28 Ab 16 uv 54 22 37 2 n: 47 mOSOX UC GC U < C0 =e wa Em G3 CD em BE = Sow = aCe 0.Le train local quitte Montréal le soir à 5.15 hrs.pour Sa:nt Hyacinthe; il laisse Sut Hyacinthe le matin pour Montréal à 7.25 heures.ALLANT A MONTREAL, | #|E É|l =s|#12 >| 212185 Rial JNNIAN 115711 30jnn00 ofl 37/4 0a 4 32 36 02., Dunnville.31516 30.Contienuke .3 [6 58.000 Compton.ae 3 3617 181.Sherbrooke.vee.Sd FT 42.Richmond .4 OUJS 45 eeee Durham.ju 1 2/9 100i Acton Vale.of.Hi 4210 40.UpLON ous vouces 5 0509 560 St-Liboire, .\u2026\u2026|.\u2026\u2026\u2026le \u2026.\u2026.|5 O9H1003|.\u2026.\u2026 Britannia Mills.vases meee JUULO| 0000 Ste-Rosalie .a Joasces ces Jenner wees St-Hyucinthe., .16 2515 31102817 25 Ste-Maileleins\u2026.coven ee |IUAGHT 45 St-Uilaire i.\u2026G 33j6 051 1048 O1 Beleeil, .vores |G OF)1°07 18 04 St-Lumbert.17 2306 401148 35 Montréal \u2026\u2026 07 4547 00)1202} 55 LE PACIFIQUE CANADIEN, Les trains laissent St-Hyacinthe tous les jours excepté le dimanche.7.40 A.M.Express de 8t Guillaume avec connections suivantes : A Farnham : \u2014pour Boston sl tous les points de Ja Nouveil-Angleterre: pour Cowansville dc.Muntréal\u2014A Montreal i\u2014pour Ottawa, Sault Ste-Marie, St-Panl, Minneapolis et tous les points das Elats de l'Ouest par tn 3, O0.U.Line.\u201d .3.50 P.M.Train Mêlé de S(@uillau- me, inisanl les counections sui: ar.les sm A Furubian\u2014pour Newport, Munchester, Boston et tous les points de la Novvelie.Angleterre.Sherbrooke, St-feun N.B., Halifax, N.E., et lous les points lex Provinces Maritimes.Bedford, Stanbridge, de.A Montreal :\u2014pour Quebec, Ottawa, Port Arthur, Winnipeg, Vancouver et toug les poists «le la cote du Paci iquu, pour To- routo, Detroit, Chicago et tons les points des tats de I'Ouest et (du Sud.J1L10 A.M.Trin Passager de Stanbridge, pour St Guillaume et les Stations intermédiaires, 7,86 P.M.\u2018Trams passager do Stan.blige pour St Guillaume el Stations ine teruiediaires, Pour horaires (time tables), service des chars (lortuirs ot autres informations, s\u2019adresser à n'importe quel agent du Chemip de fer du Pacitique Canadien, Bureau des Billets à St-Hyacinthe.A.PERRAULT, Agent de ia Station] Chemin de fer du Comté de DXRTMMOITD! Entre St Hyacinthe et Nicolet, .Pour PEst, [Pour l\u2019Ouest St.Hyaciutne.,.| 5.45 PM.10.00 A.M, Ste.Rosalie.] 5,50 9.50 Ste.Holene, .] 6.18 9.21 Duncan,.| 6.85 9.04 \u2018| St Germain.| 647 8.52 Drummondville.| 7.05 8.40 SL Cyrille \u2026\u2026 7.19 8.25 Curmel.7.28 8.16 Blake .| 7.88 8.10 Mitchell .\u2026\u2026vesc| 7.88 8.05 St Léonard.\u2026\u2026.| 7.56 7.49 Ste.Monique.| 8.14 7.81 Nicolet .cuueme- cores) 8.30 7.15 7 Les trains marchent tous les jours, le dimanche excepté.\u2019 AUX MARCHANDS.\u2014Les plus riches commerçants doivent leur fortune à l'encre d'imprimerie. HET LA TRE BUNE.AUX ANNONCEURS F Nous tenons à tnformer nos clients que la ctreulation de LA TRIBUNE \u201d est ques considérable que celle d\u2019aucun autre journal publié dans le district de St-Hyacinthe.NOS PRIMES Le Gème tirage des Primes offertes aux abonnés de LA TRIBUNE aura lieu, mardi, le 31 ootobre prochain, et consistera en Pièces d'argenterie, Bijoux, articles de toilette, etc.Que ceux de nos abonnés qui n'ont pas encore payé leur abonnement de l'année courante s\u2019ems pressent de le faire au plus tot, s'ils veulent recevoir leur billet Dour ie tirage des Primes.LES COURSES Les courses de mercredi et jeudi de la semaine dernière au Rond La- framboise ont été fort intéressantes.Il y avait un grand nombre d'entrées.rer jour\u2014 Classe de 3 minutes Mary Jane B.M., Ed.Fournier, Et Simon, 4 3 2 4 3- J.Cascar, B.G., L.N.D.Houle, Nicolet, cs 11 2 2.Minnie Wilson, G.M.D.Donnel.ly, Montréal, 5 distancé.Red Bird B.8.Derick Girard, St- Césaire, 3 2 3 3 4.Bartender Ch.G.Joseph Quevil- lon, Montréal, 14 4 1 I.Temps: 2.46, 2.441, 2.47, 2.44} 2.49.Classe de chevaux nommis St Ours Boy BH.G., À.Tétrenult, St Ours, 2 3 3 2 3.Sobol, Jr.B.G.O.Tourigny, Ste Eulalie,4 1 4 1 1.Baly K B G H Marchessault, St- Hyacinthe, r 2 2 4 4- Penny Boy, B.G.J.D.Rainville, Ste Madeleine, 34 1 3 2.Bijou, Sorel, M.J N Foucher, St- Césaire, 5 5 5 5 distancé.Temps: 2.451, 2.42, 2.45}, 2.441, 2.39%: Classe de 2.2 Folly, 1.M.H.Bolsmenu, Montréal, 2 3 3 1 4.Boston Globe B.G., Dussault & French, Sherbrooke, 5 5 4 2 2.Fred Mark B G.J] McLeod, Richmond, 4 4 5 4.Gipsy Maid B M, B Aubry, Montréal, 31131.Temps: 2.26}, 2.24}, 2.2.4}, 2.27% 2.20%.aime jour\u2014 Classe de = 45 Rouville, A Ducharme, St Marc, 432.Penny Boy, J.D.Rainville, Ste- Madeleine, 3 4 4.Bar Tender, Montréal, 1 1 1.George Boy, H.Massé, St Cé- saire, 2 2 3.Temps: 2 39} 2.40, 2 394.Classe de 2.55 Marcy Stal, C.A.Warden, Dun- ham, 3 2 2.Chester C., E À Dubreuil, St Cé- sairey 2 7 4.J B Parks, J E O'Halloran, Farn- ham, to 10 8.Mouche Grise, À R Paquette, St- Hyacinthe, 9 8 7.Maud D T D Buzzell & Co.Montréal, 1 1 1.Harry Phelps, Dussault et French, Sherbrooke, 4 4 5.Maidstone, Aug Hart, Montréal, 5 3- ?Rosa D., D Donnelly, Montréal, 6 10, 5 Butcher Boy, T D O'Neil, Montréal, 7 6 9.Village Wilkes, Stanstead, 8 5 6.Temps: 2.31, 2.314 2.33%.Classe de 2.24 Rob Volunter, J.E.O'Halloran, Farnham, 11 41.Tonquin, G M McPherson, Sherbrooke, 4 4 3 4.Joseph Quevillon, H.F.Pierce, Dan Electioner, O Labelle, Montréal, 321 2.Red Mack, H.F.Pierce, Stans- tend, 2 3 2 3.Temps: 2.2%, 2.26, 2.283, 2.274.pee EN VILLE Primes Payez votre abonnement de l\u2019année courante, si vous desirez prendre part au prochain tirage des Primes de LA Trisune.Mieux M.B.J.Bergeron, marchand, qui était retenu à sa chambre par la maladie, est maintenant rétabli.De l'Exposition M.J.de L.Taché est de retour de Chicago où il était allé visiter la grande Exposition Colombienne.De rétour MM.Emile Castel, Secrétaire de la société d'Industrie Laitiere, et N.P.Viens, marchand, sont arrivés de Chicago.Pour Chicago M.Jos.Morin, notaire de cette ville, est parti pour Chicago.\u2014MM.l\u2019aquet et Godbout éont en ce moment à Chicago.à Bureau de Poste Notre nouveau bureau de poste est maintenant ouvert au public.Le déménagement de l\u2019ancien bureau s\u2019est fait lundi soir.Le nouveau hureau, quand il sera complètement lérminé, sera un des plus jolis de la Province.On demaude Des agents solliciteurs\u2014Salaires et dépenses de voyage payés chaque semaine\u2014Position permanente.Plantes Canadiennes ou américaines portant racines.Brown Bnos, pépiniéristes, Toronto, Ont.Primes Payez votre abonnement de l\u2019année courante, si vous désirez prendre part av prochain tirage des Primes de LA TriBUNE.Anniversaire M.le chanoine À.X.Bernard, vi- caire-général, du diocèse de St Hyu- cinthe à célébré ces jours derniers le vingt-deuxième anniversaire de son ordination sacerdotale.Nous offrons au Kévd.M.Bernard nos plus sincères souhaits.Améliorarvions La bâtisse récemment achetée par notre entreprenant concitoyen, M.Alfred Lapalme, est à subir des amé- Horations considérables.Les travaux sont commencés lundi et seront poussés avec activité, M.Lupalme n\u2019épargnera rien pour faire de cette bâtisse une des plus belles de notre ville.Toute la façade du magasin va être remise à neuf ct l\u2019intérieur sera aussi transformé de manière à en faire un magasin de genre et de goût tout à fuit modernes.Arrestations Un jeune homme de Laprésenta- tion a été arrêté mercredi, sur accu sation de faux.Ce jeune homme est arrivé ici et logé en lieu sûr en attendant son procès.\u2014L'\u2019huissier Cadotte, accompagné des constables Boyer et Chenette est allé mercredi & Saint Mathias opérer l'arrestation de quatre per- sounes, le père, deux garçons et une fille, accusés d\u2019avoir poignardé un courtier de Montréal nommé Beauvais et un nommé Stephens qui s\u2019était porté au secours de Beauvais a aussi reçu des blessures assez graves.M.Beauvais a reçu des blessures d\u2019une telle gravité que sa vie est en danger, Escroo Ily a quelques jours un escroc étranger parcourait la ville de St Hvacinthe.Il exhibait de porte en porte des échantillons de photographies, pour solliciter du patronage, et obtenait ainsi pour chaque douzaine de photographie qu\u2019il devait prendre, une piastre d\u2019arrhes.Après avoir réalisé une somme assez ronde, l\u2019inconnu, qui s\u2019était donné un nom d\u2019emprunt, a quitté la ville avec un attelage volé à MM.Blanchard et Morin, écurie de louage, 19 rue La- \u2018framboise.Il a ensuite pris le train à £te Madeleine, où MM.Blanchard et Morin ont retrouvé Jeur attelage au bout de quelques jours.L\u2019escroc s'était donné le nom de Brunelle.On à donné à la police de St Hyacinthe le signalement suivant de l\u2019individa : * Grand homme, fluet, visage amaigri, portant moustaches blondes, paletot et gilet gris, pantalons bruns, chapeau en feutre et petite valise noire contenant des échantillons.Primes Payez votre abonnement de l\u2019année courante, si vous désirez prendre part au prochain tirage des Primes de LA TRIBUNE.Oarele Montcalm A une assemblée des membres de ce cercle tenue lundi soir, les officiers suivants ont été élus pour le prochain semestre : Président, Jos.Beauregard; vice- prés, N.Houle; trésorier, V.Morin; secrétaire, A.Lapierre; ass sec.A.Cloutier; Directeurs : Z.Poitras, E.Gamache, J.C.Rouleau; Directeur des pièces, À.Blanchard ; Commissaire ordonnateur, E.Robert.Des remerciements ont été votés aux officiers sortant de charge et aux journaux tant de St Hyacinthe que des villes étrangères qui veulent bien compter le Cercle Montcalm au nombre de leurs abonnés nor payant.Une bonne suggestion On lit dans L\u2019 Union : À présent que le bureau de poste est installé définitivement sur la rue Girouard, ne serait-il pass opportun, pour plus grandes commodités aux commerçants d:s\"environs du marché, d'installer une boîte où le public pourrait déposer les lettres, cartes postales etc.La levée des lettres y serait faite quelques instants avant la fermeture des différentes malles, Nous suggérans l'idée aux intéressés et particulièrement aux membres de la Chambre de Commerce de St Hyacinthe.Au cas où notre idée {serait trouvée opportune et réalisable, nous suggèrerions, comme endroit propice pour l'installation de telle boîte à lettres, 'encoignure des rues Cascades et St François, en fuce du magasin de M.L.A.Guertin, ou encore l'intersection des rues Cascades et St Annc.en face du bureau de la banque de St Hyacinthe ou de la pharmacie nouvelle du Dr Osti- guy.Le Saint Rosaire Dimanche étast la fête de Notre Dame du Rosnire.C'était la fête patronale de la paroisse.A cette occasion ily a eu grande solennité chez les Dominicains.Le Riv, P.Duchaussny olficiait.M.Urbain tenait l'orgue.Mile Eva St Germain, chants 4 '¢pitre le \u201cSalve Regina \u201d de C, Henshaw Dana, et à l\u2019ofleitoire un * Ave Maria \u201d sur une composition de Piéto Mascagni.Le Rév.P.Deiber, 1¢cemment ar- tivé de Corse, fit l\u2019éloge du Rosaire.Il démontra avec beaucoup de clarté que le Rosaire est en harmonie avec notre intelligence et avec notre cœur, Le Rév.P.Deiber parle avec beaucoup d\u2019onction ct de conviction.Dans l'après-midi il y eut une procession à l\u2019extétieur.Elle était fort nombreuse et défila par les rues Gi- rauard, Raymond, Ste Héloïse et Bourilages.L'église était ornée comme aux jours de grandes fêtes.Les Exercices de la semaine du Rosaire ont eu lieu avec beaucoup de solennité.UTn grand nombre de fidèles, tant de la ville que de la paroisse.ont suivi chaque jour les exercices et assisté aux savantes prédications des fils de St Dominiquu.Manufacture de corsets On demande immédiatement 50 filles à la manufacture de corsets.Miel Miel pur, qualité supérieure, à vendre au monastère du Précieux- Sang.Gold Cure.Oure à l'or Guérison de l\u2019abus des liqueurs.Traitement à distance.Dr CHOQUETTE, St Hilaire de Rouville.A vendre À vendre à de bonnes conditions un Piano * Weber & Co \u201d (upright) n\u2019ayant servi que peu de temps.S'adresser à LA TRIBUNE.Couturières demandées On a besoin de 50 couturières dans les hardes d'hommes, à domicile, à 1a ville ou a la campagne.S'adresser à .M.O.Davip & Cie Marchands-tailleurs.Aux entrepreneurs Le soussigné n à sa disposition 50 ouvriers ferblantiers-couvreurs, et est prêt à entreprendre couvertures de toutes sortes ninsi que corniches en métal, etc.Adressez : Jos Læpuc, 993 Rue Cascades St Hyacinthe.Aux assureurs Avis est par le présent donné que M.A.N.Bradford n\u2019est plus à mon emploi.M.J.I.Beauchemin, visitera pour mon compte les paroisses environnantes, sollicitant des assurances contre le feu et sur la vie.F.BANTELS, Agent d'assurance établi depuis 1875.St Hyacinthe.Magasin du Bagar 128 rue Cascades.Grande vente de marchandises sb.ches au prix du gros.Grande importation d'\u2019étoffes à robes dans les plus hautes nouveautés arrivant de France.Cel assortiment surpasse tout ce gue nous avons importé jusqu\u2019à ce jour sous le rapport de la variété et des nuances.Dans le département des tapis les patrons sont des plus riches et des plus artistiquement travaillés.Le département des soics, des cachemires noirs, des broderies, est au complet.Nous n'épargnons rien pour donner à ces branches du commerce toute l'importance qu'elles comportent.Aussi nous avons en main une variété infinie de noirs et couleurs qui frappent les regards de tous les acheteurs.\u2018 M.Eusèbe Morin ayant fait ces importations directement et achetant des manufactures argent comptant cela permet de vendre toutes ces marchandises au prix du gros d'ici au mois de septembre prochain.HENRI SICOTTE, Gérant.NAISSANCE Lundi, z octobre, l\u2019épouse de M.J.O.G.Beauregard, avocat, un fils.En cette ville, le 3 courant, à l\u2019âge de 3 mois, Lucien, enfant de Emile Ostiguy, M.D.EEE LA TEMPETE Saint Jean, N.B., 8\u2014Depuis quelques jours une violente tempête promène ses ravages dans le distriet de Richiboucton.Trois vaisseaux se Lrouvaient dans une position critique, hier soir ; ils ont été jotés à la côte et la mer en farie les menace d'une destruction complète.Il est impossible de porter secours aux équipages les plus menacés ; pas une embarcation pourrait résister aux flots déchalnés On espère que les marins de ces barques pourront saus danger attendre le retour du beau temps, ce qui ne peut tarder maintenant.Halifax, 8\u2014Les rapports au sujet de la tempête ne font pour ainsi dire que commencer à arriver.On signale déjà plusieurs avaries sérieux et pertes de vaisseaux.On nie maintenant l\u2019exactitude du rapport disant que le vaisseau français \u201c Pro Patria \u201d soit échoué, Saint Jean, N.B, 3\u2014Un terrible vent de nord-est s\u2019est déchaîné sur presque toute la province du Nouveau-Brunswick depuis quelques jours.On signale de grands ravages eur les fermes ; la récolte qui n'est pas encore engrangée se trouve ruinée ; les pertes subies seront énormes mais on ne signale aucune perte de vie.Moncton, N.B.,, 8\u2014Depuis |- cinq jours, il pleut et les dégâts sont incalculables.Plusieurs digues dans les environs ont été balayées par les eaux.- - A Pointe du Chêne deux barques ont sombré.Chatham, N.B.\u2014La tempête sévit ici depuis samedi.La barque \u201c Gatineau \u201d a fait neufrage et on ne sait si l\u2019équipage s\u2019est sauvé.Ingonieh, N.E., 3\u2014La barque norwégienne \u201c Pontecarvo,\u201d en destination de Miramichi a sombré près de Green Cove.Tout l'équipage a pu se sauver.Mobile, Ala, 3\u2014La tempête s\u2019est déclarée ici hier matin, et le veat poussait l'eau du golfe avec une violence telle que le niveau a monté de 15 pieds et que bon nombre derues sout inondées.Un grand nombre d'embarcations et de goôlettes se sont échouées ou cnt été jetées sur les écueils, Un grand nombre de maisons ont êté dépouillées de leurs toits ; les hautes cherninées des manufactures ont été renversées ; le commerce a été suspendu une partie de la journée, enfin jamais la ville de Mobile n\u2019a subi la visite d'un pareil ouragan.LA TOMATE Un professeur célèbre, le Dr Bennett, régarde ln tomate comme un article de nourriture inappréciable, et il lui attribue des propriétés médicinales.Il déclare : 19 Que quand la tomate est employée comme aliment, elle est presque un remède souverain pour la dyspepsie ou l\u2019indigestion.2° Qu'il a traité avec succès une diarrhé sé-ieuse, avec cet article.3° Que dans les cours ordinaires de la vie, on devrait faire usage de Ia tomate, soit crue, soit cuite, soit en forme de marinade, aux repas, attendu que c\u2019est un précieux article comme aliment.Le professeur français Lofinesque, dit: \u201c La tomate est regardée com- ine un légume très sain, et conms un article inappréciable de nourriture.\u201d Dahglison dit: * On peut regarder la tomate comme un des al- ments les plus sains et les plus précieux du règne végétal.\u201d Nous lisons dans le Faimer's Register: * La tomate a été ese sayde par différents individus avec un succès décidé: ils étaient afligés d'une toux chronique dont la cause première était, à ce qu'on supposait, dans un cas une maladie de foie, et dans un autre, une maladie des poumons.Elle adoucit ct quelquefois arrête entièrement un accès de toux.\u2014La mode est au premier empire, bibelois, mémoires, anecdotes, Un journal parisien a retrouvé cet ana : Le général Decaen, qui servait avec Marceau et Kléber, avait un frère qu'il avait attaché à son état-major.Ce frère, se rendant à l\u2019armée, habillé en bourgeois, est arrêté par la gendarmerie, un brigadier procidde a l'interrogatoire.\u2014Comment vous nommes- vous ?\u2014Decaen.\u2014D'où venez-vous?\u2014De Caen.\u2014Qu'étes-vous ?\u2014Aide de camp.\u2014De qui ?' ~Du général Decaen.\u2014Où allez-vous ?\u2014Au camp.-En voilà des cans, et'des.cans, dit le bon gendarme ahuri, allons | f.ichex le camp. Svat ia a SWF > nL rds 7 - A mat mg Loeb mes oar 1 de paca 22 Nef Seu adm le = RA NS mt dn sey snr pou lee me el Dh carre EEE ri SAE TRIBUNE.IL.PREFERERAIT BE PASSER DE PAIN.3 \"PALAIS Briscorat, danquerss, MICH, 7 nov, 1859, To Raval J, Kossbiel, de Marquette, éesit: \u2018J'ai beaucoup wnlfert ot qustnl Ja mo send sur lo point d'être pris pur una nltapus herveuse, ju preuls uno dose du Ponique Nerveux dn Pere Koenlg et de suite Je me neux sottlagé, d'y crois heauconp etje préfére- e Tals ine passer do ain qus de Cu fameux ru PREJUGE, MAI3 CONVAINCU.Nuwar Bop, Cos, nist 1500, Clétalt avers un certain prifugzd qna jo filxala wage An Tunique Nereux dt l'ère Ronis, wnls il ane fit tailoment do bien que Jo no pris wo testreindm den remercier cordialement l'auteur, Gifica i co rembde, Jo puis maintenant dormie, Depuis tu tereitle cata- strophie ds Jolmstown, où fal pent cing membres do mn famille, J'ui toujours été en proie à de sd grandes douteurs que je tre suid plus Ja mena home, Mats falsang nsngy, depuis quelyues ours du votre Tonlque, Je me seus fuvenir À la santé.Boite 637, B.QUNZ, Pasteur, \u2014U3 Livre Importact curles Maladies GR AT | $ rrrsae serueuvoyé gratoitem:rs à tonto nelrease, ct Jes nialades passees pouvent aussi obtezir ca rezsdo nz Hen parer ; H 1 v.I\"nsteur Koenig ad 8 ramon 6 A it Hheniia 1276, «tb cot actuelle» ment préparé sous sû direction pac ln KOENIG MED.CO., Chicago, ILL.A Vandre par lea Drogulten a $113 Bautellls; 6 paur 86, \u201c $ikn Canads, PAT SAUNDERS & Co., London, Ont.; E.LEowann, Montréal, Que ; LAROCHE & CIE, Qué- Scientific American Agency for CAVEATS, TRADE MARKS, DESION PATENTS, COPYRIGHTS, etc For information and free Handbook write to MUNN & CO.301 THUADWAT, NEW YORR.- Oldest bureau for securing patents in America.Every pacont taken oiit by us is brought before the pubilc by a notice given {roe of charge in the : Scientific American Larçest circulation of any sciontific paper in the d.Splendidiy illustrated.No intelligont man should be without it, Weekly, 83.00 a Fo $1.50 six months.Address MUNN & COs * POBLISUERS.3GI Broadway, New York City.Cour a Bois COMTÉ DE DRUMMOND ST-HYAGINTHE (TxBRAIN DU GRAND-TRONO.) 2resqu'au prix coutant : Laites, Bardeaux, Déclin, Bois de scIAGE de toute sorte et Bois de CHARPENTE de toute dimension.LOKDRE à LAMBUURDES, ETO SOIS DE CHAUFFAGE : \u2014BOIS FRANO ET BOIS MOU.\u2014 Croittes et Delignures pour Boulangers.S-Hya he lustre, Historique de St-Hvacinthe (Francais et Anglais) Gontenant 100 Gravures EN LITHOGRAPAIE \u2018Des Edifices Publics, Religieux, Munufacturiers, Etc, de St-Hyacinthe._ PRIX ?5 Cts.En vente seulement au Bureau de CE JOURNAL CHAUSSURES JOS.MORIN, \u201cNo 104 RUE CASCADES, Coin de la Rue.St-Denis,- 81-HYACINTAHE, \u2018ASSORTIMENT DE OHAUSS pour Hommes, Femmes ot Enfants, dans toutes les lig nea.: SPRITE RSS VAS Aussi : Assortiment complet de Valises; Bacs de Voyage, Etc.\u2019 AUX CORDOMMWIERS : LE;MAGASIN DU-BON MARCHE ! 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