La Tribune : journal hebdomadaire, 17 mars 1893, vendredi 17 mars 1893
[" al BE a {5 J dj 24 i sit li \u2014 font = AF pe je = Yendred: 1Z Mars 1893.No.47 \u201c FEUILLETON L'ENFANT TROUVÉ LE PAPRE DUBCOAGE DEUXIÈME PARTIE VI ( Suite) Devenu libre, Gaétan s\u2019étail précipité hors de la chaumière avec une sorte d'eflarement.Il s'arrêta au milieu de l\u2019enelos.\u2014Eu attendant que Dieu te venge, coquin, inchaça-t-il, tu vas recevoir :n correction que tu mérites ! [i sifila.Deux laquais, armés de cannes, sortirent d\u2019un taiilis el acconrurent au signal.\u2014Bâlounez-moi d'importance ce sorcier-là, ordonna le marquis en désignant le vieillard qui venait d'apparaître dans le jardin et fut aussitôt entouré.Les laquais alluient obéir.Dé- jd ils s'étaient empurés de M.Muthieu ; ils le tenaient par le bras ct se disposaient à le roner, lorsqu'il s'écria : \u2014À moi, Bénédiet ! Ce cri eut instantanément un écho bizarre, sourd, prolonsé, qui étonna les valets et leur fit suspendre l'exécution.\u2014Lih bien ?qu'attendez-vous ?leur demanda le marquis irrité.Allons, de la vigueur, morbleu ! Les deux cannes s'abattirent sur les épaules du vieillard.Mais a peine s'étaient elles relevées que Castor ot Pollux se runient sur les agresseurs et les mordaient à bellvs dents Ceux- ci poussèrent des cris de donleur et abandonnèrent M Mathieu pour se défendre contre l\u2019attaque des chiens.Sar ces entre- fuites arrivait le pâtre ; il comprit tout de suite ce qui se passait ; il bondit rapide, terrible, culbuta les laquais et les mit en fuite.Il vit a'ors Gaétan, qui, furieux, le chargeait l'épée à la main.I l'attendit d\u2019un pied ferme, décrivit brusquement un cerclu avec son grand bâton de berger, et fit sauter l'urme menaçante.La honte an front, la rage au cœur, le gentilhomme s'élança pour la ramasser, mais le pâ - tre l\u2019arrêta.\u2014Un pas de plus, monsieur le marquis, dit-il, j'oublie que vous.êtes le fils de la bienfaitrice.de ma famille adoptive, et j- vous étends à mes pieds, L'aititade de Bénédiet était ti imposante, sa physionomie, si Tésolne, que Gaétan n'osa passer outre ; 11 demrura immobile, lu lèvre crispée, le regard fulgurant, Le bruit d\u2019un carossy, roulaut au fond de la Gorge-aux-Lours, interrompit celte scène de violence.M.Mathieu alla regarder pardessus la haie de son enclos Grâce à l'inclinaison du terrain.ainsi qu'à la petitesse de la cé- pée qui couvrait la pente, il vit une voiture armoriée s'avançant dans le chemin qui serpentait à travers le défilé.Cette voiture fit halte à l'entrée da sentier caillouteux qui grimpait jusqu'à l'habitation.Cinq personnes mirent pied à terre.M, Mathien reconuut la marquise d\u2019Apre mont, le comte et la comtesse de Flavigny, Blanche et liaoul.Il se hâta de retourner vers Déné- diet et Gaétan.\u2014Ju suppose, dit-il amèrement aa marquis, que vous n'êtes pas en humeur devant votre mete.Retirez-vous done, car la voici.Ne craigaez pas, au Teste, que la pauvre grande dame qui me lait l'honneur de me rendre visite, apprenne par moi ce qu'il ya de dépravation et d'infamie dans l'âme de son fils.Je ne veux pas que mou hospitalité lui cause du chagrin.Un jour Dieu fera justice comme il convient.\u2014Et maintenant, ajouta Bé- nédict, ramassez voire épée de gentilhomme, quoique vous sa - chiez si mal vous en servir.Le marquis ne répliqua pas.Il sortit de l'enclos et se dirigea vers le taillis d'où ses laquais s'étaient élaucés, et où ils avaient ensuite disparu.LA 11 se retourna, puis il darda sur le pitre et le solituire un coup d'œil effroyablement hainenx, \u2014J'aurai ma revanche! mur- mura-t-il avec une sourde véhémence.Lt il s\u2019enfonga dans le taillis.Cependaut Bénédict, a la pensée qu\u2019il étuit sur le point de se retrouver en face de la comtesse de Flavigny.se sentit troublé, Son émotion devint même si apparente que M.Mathieu le remarqua.\u2014Comme vous voilà pâle et agité ! lui dit-il Etes vous bles- .sé ?Souffrez-vous ?\u2014Oni, je souffre un peu, ré- pondit le pâtre, mais je ne suis pint blessé.T\u2019épronve une sorte de fatigne, con-équenee naturelle des efforts de lu lutte, T'ui besoin de repos et j' retourne à la clairière.Au revoir! \u2014Je ne vous retiens pas, mon brave enfant, quoique je sois certain que votre présence ici ferait grand plmsir à mes nobles visiteurs.Dès que je serai libre, jirni vous rejoindre.J'espère vous trouver remis de votre indisposition.Au revoir! Lo pâtre et ses chiens s'enfoncèrent sous la haute futaie.On ne les apercevuit plus lorsque ln marquise d\u2019Apremont et la famille de Flavigny pénétrèrent dans la rustique demeure du sorcier.M.Muthieuw, qui avant eu le temps de ramener en lui un peu de calme et sang Froid, les accueillit avec une douce gravité.11 les fit assvoir, las qu\u2019ils élaïent d\u2019avoir gravi le rude sentier, sur un baue d'herbe à l'ombre d\u2019un quinconce de tilleuls.\u2014Nous avons promis de venir et nous tenons parole, dit le comte avec amubiliié.\u2014J'ai voulu accompagner mes amis, reprit la dovairière d\u2019A- premont d'un ton froidement poli et légèrement dédaigneux.\u2014Je suis fier et touché de l'honneur que je reçois, répondit M.Mathieu en s'inclinant Que puis-je faire pour vous être agréable ?Dites-le-moi.Je guis à vos vrdres.\u2014Montrez-nous votre petit domaine, dit le comte de Flavi- gny.J'ai oui dire que votre chaumière est une véritable cellule de savant.Je suis curieux de voir cela, si vous lo permettez \u2014Je n'ai rien à vous refuser, monsieur le comte, et je me mets à votre disposition.\u2014AÂlors, reprit vivement Blanche, vous nous donnerez une, petite séance de divination physio- nomonigte, comme on dit, je crois Je veux absolument savoir ee que, sur la simple inspection de mon visage, on doit penser de moi.\u2014On en doit penser trop de bien, sans doute, pour que je ne craigne pas, en U'exprimant, d'embarrasser votre modestie, repartit d'un air souriant M.Mathieu.\u2014Uommententendez-vous cela, s\u2019il vous plait?Vous vous moquez, je crois.Mais, bah ! je ne me laisse pas -intimider pour si peu.Voyons, monsieur le devin, étudiez mes traits, je vous prie, 4: ram iin = (En vérité, on a tort.et révélez-inoi mes penchants, mes aptitudes, n:8 qualités et mes déluuts, \u2014Je vous obéis.It ie solitaire de \u2018a Gorze-nux- Loups fixa un regard pénétrant et lumineux sur lb charmante figure de Blanche, qui devint sé- riense, \u2014Bon ! murmura t-c)le, voici que js commence à avoir peur.Qui sait ?Vous allez peut-êtr- découvrir snr mon visage les signes accusateurs des plus vilains sentiments.\u2014lluissurez-vous ; j'y remur- que, au contraire, la forme extérieure des plus nobles instincts Alors M.Mathieu formula,ton- chant le caracière et l'esprit de ln jeune fille, quelques appréciations dont lu justesse parut Frapper.B:les furent énoncées avec une prévision d'idées ct une con: venane: de langage qui charmèrent les auditeurs.\u2014Bravo! dit la comtesse ; voire science d'observation ne vous a pus trompé.Vous avez bien ingé ma nièce, à la fois rai- tonnable et romoncsque, pleine de sensibilité et d'imagination, bonne jusqu\u2019à la témérité.\u2014Âjoutez à cela, reprit M.Mathieu, une certuine promptitu-le à saisir le côté plaisant des choses, ainsi qu\u2019une légère disposi - tion à la raillérie,et le portrait sera, je pense, encore plus ressemblant.\u2014Il est parfait ainsi, dit le comte.Je comprends que votre pénétration vous ait valu un renom de sorcier.\u2014Et sous avez va ce que vous venez d'exprimer dans lu conformation du front, des yeux, d: la bouche de mademoiselle de Fla- viguy ?demunda la dounirière d\u2019Apremont d'un ton d\u2019inciô- dulité.\u2014 Oui, madame la marquise, et en même temps daus l'expression de la physionomie.On su plaint paifois, reprit-il, que la nature n'ait pas mis uno F-nêtre audevant du cœur, de luçon à projeter la lumière sur les pen- gus et 1's desseins de l'homme.La nature y a pourvu par des moyens plus wards que n\u2019eût été cette étrange ouverture émaginée par Mo- mus.Elle a, en effet, répandu l'âme humaine au dehors.Ses mouvements, ses inclinations, ses habitudes se reflètent sur le visage et s'écrivent en caractères lisibles pour le regard attentif de l'observateur.\u2014Voilà ce que j» refuse de croire.répliqua péremptoirement la marquise.La nature ne se trahit point par des signes exté- ricurs.Elle cache et ne livre pas ses secrets \u2014lit cependant, roadame, il est évident pour moi que la lie ane droite et horizontale de vos sourcils, la transparence de vos yeux largement ouverts, la courbure hautnine de votre nez dénotent un grand sentiment de ln dignité aristocratique, tandis que la saillie de votre lèvre supérieure et la roudeur parfaite d» votre menton ront indice de la bienveillance et de la générosité.\u2014Ah ! marquise.dit le comte en riaut, velx est explicite.Vous inscrivez-vous en faux contre un pureïl jugement ?\u2014Je ne suis s'il est juste.Dans tous les cas, le hasard peut Fa.voir dicté, à moins qu'il ne soit l\u2019écho de quelque opinion hasardée sur£m -n compte par eux qui croient me counaitre en ce pays.\u2014Alors, madame, vous m'accuserez aussi de ne faire que ré péter un bruit qui circule, si j'ajoute que plus j: vous observe et plus je me convaines, en étudiant certains plis du votregiront, qu'il existe en vous un mysté- ricux chagrin, un grave tourment, déterminé par uno cause actuelle et permanente.La dounvrière d\u2019Apremont tressaillit.Ello se leva brusquement, comme si elle craignait que le sorcier ne sprpris et ne révélât les souffrances de son cœur maternel.\u2014Vous vous trotaprz ! s\u2019écrine t-elle avec une sorte d'effioi, et je ne comprends rien à ce que vous osez prétendre.\u2014Je ne suis pas infaillible, madame.Il se peut que j'aie cominis uue erreur.Ce qu\u2019il y a de certain, c\u2019est que je souhaite pour vous qu'il en soit ainsi.Et le solitaire accompagna ces mots d'une inflexion de voix qui siguiliait évidenment : \u201cJe vous plains, car jai dit la vé- rita.\u201d Il y ent une pause.Le silence allait devenir embarras:ant, lorsque la comtesss lo rompit.\u2014À mon tour,dit-ell».Voyons, apprenez -moi ce que j« dois pen- serde moi-même.Surtout, ne craignez pas da blesser mon amour propre : j'ai peu de susceptibilité.M.Mathieu se recueillit, puis il hasarda quelques réfleïions v a \u2014 \u2014 IL BS \u2014 2 ae TRIBUNE.physiognomoniques qui eurent l'approbation du comte, de Blanche et de Raoul.\u2014Âu reste, reprit-il, je puis affirmer que l'harmonie des'traits de madame la comtesse traduit manifestement l'harmonie de son âme.Je remarque, toutefois, dans l'expression de son regard une grande mélancolie habituelle, qui doit être le reflet ineffaçable de quelque douloureux et lointain souvenir.Comme on le pense bien, ces paroles produisirent une vive impression sur le comie et la comtesse.M.Mathieu s\u2019en aperçut ; il comprit qu\u2019il avait tou ché le point le plus meurtri et le plus sensible de la noble existence dont il entrevoyait le passé.Avec la délicatesse et la retenue qui sont les qualités essentielles de ceux qui ont beaucoup souffert, 11 évita d'appuyer sur cette blessure de 1'Ame, mal cicatrisée encore, et il s\u2019empressa d'ajouter : -\u2014Votre étonnement me prouve que Je me suis encore trompé.Après tout, cela se conçoit.La science dont les principes me servent de gnides en ce moment est toute nouvelle ; elle date d'hier, et par conséquent elle est à peine définie Un Allemand, nommé Lavater, a essayé d\u2019en fixer les règles ; mais ses études n'ont rien d'assez précis, d'assez déterminé, pour qu\u2019elles soient d'un enseignement sûr.Cette science exige d\u2019ailleurs Un ingé- mieux esprit d'observation, une rare sagacité, qui, sans doute, n'existe pas en moi à un degré suffisant.Laissons donc là cette dovination, comme l\u2019appelle mademoiselle de Flavigny, et entrons dans ma cabane, ainsi que M.le comte en a exprimé le désir.Personne n'insista pour que M.Mathieu voulit continuer ses investigations.Peut-être était-on bien aise d'échapper à ce regard savant, qui pénétrait Jusqu\u2019au plus profond du cœur, quoiqu'il ne parût se préoceuper que des linéaments et des expressions du visage humain.Toujours est-il que le comte et la comtesse n'avouèrent point que le sorcier n'avait point commis une erreur.lls gardérent le silence, soupçonnant sans doute combien il avait de modestie et de réserve dans la conduite de M.Mathieu.Quelques instants après, on entra dans la chaumière, dont l'ameublement original fit pousser quelques exclamations de surprise.Mademoiselle de Fla- vigny ot Raoul prirent un vif intérêt à cette exhibition de curiosités scientifiques.La douairière d'Apremont les considéra un moment avec un sourire de dédain ; après quoi, elle s\u2019assit dans le grand fauteuil, et elle attendit, majestueuse et indifférente, que ses hôtes eussent satisfait leur curiosité, Pendant ce temps, la comtesse et Blanche, lasses de regarder des instruments de botanique, d\u2019astronomie auxquels elles ne comprenaient presque rien, étaient sorties de la chaumière ; elles se promenaient dans le jardin, contemplant avec admiration les romantiques perspectives à la Gorge-aux-Loups.Elles ne tar- dérent pas a franchirla limite de l\u2019enclos et s\u2019avancèrent au hasard sous la haute fataie.Tout en cheminant, leur\u2019 causerie s\u2019é- tait animée.Bientôt.par des transitions insensibles, elles en vinrent à parler de Bénédict.\u2014À propos, ma tante, dit tout à coup la jeune fille, gracieusement penchée au bras de la comtesse, j'ai oublié de vous communiquer une remarque que j'ai faite tout récemment.\u2014Laquelle, mon cher ange ?Je t'écoute.-Oh! vous allez peut-être vous moquez de moi.Mais tant pis ! Je veux savoir si vous serez de mon avis.\u2014 Voyons, de quoi s'agit-il ?\u2014 I s\u2019agit d'une ressemblance, d\u2019une ressewblance qui m'a sau- 16 aux yeux.\u2014Sans les blesser, n'est-ce pas?car c\u2019eût été ficheux : ils sont si charmants, tes yeux ! \u2014Bon ! voilà que vous commencez à me railler\u2026Ah ! prenez garde ! Je suis vindicative, Vous savez.\u2014Tu me fais peur, méchante.Je te demande grâce, et je me recueille pour te mieux écouter.\u2014A la bonne heure ! Je vous pardonne.Et la gracieuse espiègle se dressa sur la pointe des pieds ; puis, avec une adresse d'oiseau qui becquète un fruit, elle mit rapidement un baiser sur la joue de madame de Flavigny.\u2014Et maintenant, reprit-elle tandis que la comtesse lui souriait, voici la ressemblance : je trouve qu\u2019elle existe, très caractérisée, entre une grande dame et un simple paysan.Cela est fort extraordinaire peut-être, mais cela n\u2019en est que plus frappant.\u2014Est-ce que je les connais tous deux ?\u2014Assurément, ma tante, puisque la grande dame est la comtesse de Flavigny, puisque le simple paysan est le pâtre Bé- nédict.La comtesse s'arrêta.Son visage exprimait l\u2019étonnement.\u2014Es-tu sérieuse, ma belle ?demanda madame de Flavigny.\u2014 Comme un derviche.Est-ce une réalité, ou n'\u2019est-ce qu'une illusion de mes yeux charmants, comme vous les qualifiez ?Je ne sais.Peut-être ai-je une tendance à trouver une sorte de reflet de vous-même dans toute créature, humble ou brillante, qui possède ces deux attributs divins : l'élégance et la beauté.\u2014Ah! malheureuse ! tu te venges, même après avoir pardonné, c'est mal ! \u2014C'\u2019est affreusement mal, je l'avoue ; mais c\u2019est plus fort que ma volonté.Au jugement dernier, Dieu sera implacable pour moi, car je n'aurai jamais eu pitié de personne.\u2014Bah ! Dieu fera de toi un latin, et tu taquineras les anges pour les tenir en éveil \u2014Oh ! joli ! très-joli ! Mais tout cela ne m\u2019apprend pas ce que vous pensez de la ressemblance.\u2014Que veux-tu que j'en pense?On ne se connaît pas bien soi- même.Toutefois, je dois le dire, si je n'ai pas fait précisément la même remarque que toi, du moins la vue de ce jeune garçon m'a frappée comme si je retrouvais en lui les traits et la physionomie d'une personne qui me serait bien connue.De quelle personne ?Je n'ai pas cherché à m'en rendre compte.Quand je reverrai ce Bénédict, je l'examinerai attentivement et je tâcherai de me souvenir.\u2014Eh bien ! l\u2019occasion ne tardera pas, dit Blanche avec un geste de surprise.En effet, j'aperçois deux chiens de berger devant nous, à vingt pas : notre pâtre ne duit pas être loin.La comtesse dirigea son regard vers l'extrémité du chemin qu'elle suivait, à l\u2019ouverture mêrne d'une clairière que dorait un rayon de soleil Elle vit en effet deux griffons fauves qui, l'œil fixe, l\u2019oreille dressée, attendaient immobiles et muets.\u2014ast-ce que ces deux chiens seraient ce Castor et ce Pollux qui t'ont si bien gardée hier, et dont tu nous as fait un si grand élage ?\u2014Oui, chère tante.Je crois qu'ils m'ont reconnue.Castor et Pollux, en réalité, commençaient à donner quelques signes de bonne humeur et de bienveillant accueil ; puis ils vinrent au-devant des belles promeneuses, qui se mirent à les caresser.Arrivées au bord de lu clairière, elles virent un grand troupeau de moutons.Les uus broutaient encore l'herbe grasse et drue, tandis que les autres se reposaient en ruminant.Un homme était assis à l'ombre d\u2019un haat chêne.Il lisait ou plutôt il essayait de !ire, mais le livre retombait sur ses genoux, et son front s\u2019inclinait rêveur sous l\u2019effort d\u2019une impérieuse préoccupation, Il était posé de manière à ne pouvoir remarquer l'approche de la comtesse et de Blanche, dont la marche n\u2019éveillait aucun bruit, grâce à l'épaisseur du tapis vert qu\u2019elles foulaient sous leurs pas.Lorsqu\u2019elles fu- reat près de lui, elles l\u2019entendirent murmurer ceseul mot, doux comme uné caresse, mélancolique comme un soupir ; \u2014Ma mère ! Presque aussitôt il sentit une main lui touche- l\u2019épaule.Il releva la tête, se retourna et tressaillit à l\u2019aspect de madame ot de mademoiselle de Flavigny qui se tenaient debout à ses cô-« tés.En une seconde il fat levé, il ôta rapidement son graud chapeau du feutre et s'inclina avec un profond respect.Une vive émotion empourprait son visage, ua tremblement irrésistible faisait frisonner tout son corps.La comtesse n\u2019eut pas de peine à s'apercevoir du trouble qui s'\u2019était emparé de tui.Pour lui donner le temps de vaincre la violence de ses sensations, qu\u2019elle attribuait à la surprise, elle s'assit à la place même que le pâtre venait de quitter, dans l\u2019ombre du chène séculaire, sur une large suillie du sol gue la mousse recouvrait abondamment.Blanche imita l'exemple de sa tante, elle choisit près d'elle un petit tertre bien gazonné, bien fleuri, et s'y posa avec le gracieux luis- ser aller que distinguait ses plus simples mouvements.Lorsque madame de Flavigny jugea que Bénédiet devait être plus calme, plus maître de lui- même, elle leva les yeux et le regarda fixement.Il baissa aussitôt les siens comme s\u2019il recevait le choc d\u2019une étincelle électrique étrange ! la comtesse ressentit au cœur une sorte d'ébranlement.Eile voulut parler, mais elle n'eut pas la force ; la voix expira.sur ses lèvres, elle ne put que murmurer : \u2014Oui, ce jeune homme me ressemble ! Il me ressemble plus que Raoul, plus que mon propre fils ! Et son beau front se pencha vers la terre, et ses grands yeux rovétirent une expression d'indicible tristesse.L'âme humaine a de mystérieuses perceptions ; elle est accessible aux plus soudains pressentiments.Comme une harpe éolienne, elle vibre d'elle-même sous les soullles les plus imperceptibles de la destinée.Mais, inattentive on superficielle, elle ne cherche pas toujours a se rendre compte de ce qu\u2019elle éprouve, ou elle se trompe aisément sur la cause des émotions imprévues que rien ne semble justifier.C'est ce qui advint a la comtesse : elle s'étonna du trouble qui l'avait atteinte, puis elle l'attribua à un accès de jalousie maternelle : après quoi, elle ne songea plus a se l'expliquer.Alors elle releva la tête, sourit à Bénédict et lui fit signe de s\u2019asseoir sur l'herbe, presque à ses pieds.Le pâtre obéit.LA MERE.TROISIEME PARTIE I Paavre et courageux enfant ! dans quelle émouvante situation le hasard le plaçait, après les révélations de Roch Duhoux ! Aussi avait-il fallu tout le temps que madame de Flavigny avait dû mettre à se dominer pour que lui-même fût parvenu à raffermir son âme et à ressaisir sa volonté.\u2014Nous ne nous attendions pas à vous trouver, dit enfin la comtesse d\u2019un ton charmant.Il nous est d'antant plus agréable de vous revoir.Madame d\u2019Apre- mont a bien voulu nous enndui- re à l'ermitage de M.Mathieu.Tandis que M.de Flavigny et mon fils sont occupés avec le terrible sorcier, et que la marquise se repose d'avoir gravi le coteau, nous avons eu, ma nièce et moi, la bonne idée de faire une promenade sous la haute futaie, et voilà pourquoi nous sommes ici, très satisfaites de ponvoir causer un moment avec vous.\u2014Madame la comtesse me rend tout co: fus, répondit le pâtre dont la voix tremblait malgré lui.Je ne suis pas digne de lui inspirer un si grand intérêt, et je ne sais comment me montrer reconnaissant de tant de bonté.J\u2019ignore l\u2019art de remercier comme il convient une grande dame ; mon esprit est inhabile à interpréter mon cœur.Excusez-moi.\u2014Vous vous exprimez à merveille, Bénédict.Il faut vraiment que vous soyez une nature bien privilégiée pour avoir profité d\u2019une fuçon si remarquable des leçons que vous a données le solitaire de la Gorge-aux-Loups.Je vous regarde comme une intelligence très distinguée, et c'est pour cela que je me félicite de vous avoir rencontré de nouveau.Tout en parlant ainsi, la comtesse attachait sur lui ses yeux pleins de mélancolie, de curiosité et d'étonnement.Elle ne se lassait pas d\u2019étudier ce beau visage, dont les lignes régulières et harmonieuses samblaient être comme un décalque des contours de sa charmante figare ; dont la physionomie, doucement accentuée, réfléchissait une grâce sérieuse qu'on remarquait également dans l'expression de ses propres traits.Elle se sentait de plus en plus captivée, elle éprouvait même on indéfinissable attendrissement.\u2014Nous vous avons distrait de vos pensées, reprit-elle.Je ne le regrette pourtaut pas, car vos pensées, je crois, étaient pénibles.Eu effet, vons murmuriez > soupirant un mot qui résume les plus secrètes tristesses de l\u2019orphelin: \u201cMa mère!\u201d Vous pensiez à votre mère, pauvre jeune homme ! à votre mère que peut être vous n'avez jumais connue et que sans doute vous ne connaîtrez jumais\u2026 Cette question, fuite avec un vifaccent de sympathie généreuse et de noble commisération, remua profondément l\u2019âÂme de Bénédict.Ce ne fut pas sans un effort suprême qu\u2019il parvint à répondre avec calme : \u2014Vous l'avez dit, madame la comtesee, cette pensée : \u201cma mère,\u201d se cache dans toutes les rêveries d\u2019un orphelin tel que moi Ii faut que ce sentiment filial soit bien naturel au cœur humain, puisque la maternité d'adoption ne peut l'effacer complètement.La famille qui m'a recueilli se montre si aimante, si dévouée à mon égard, que je devrais ne penser qu'à olle ; et cependant il n\u2019en est pas toujours ainsi Il y a des moments ou je crains d'étre ingrat.\u2014Ne craignez pas cela, mon jeune ami.Quoique je ne me llatte pas de lire sur le visage, aussi couramment que M Mathieu, les instincts et les penchants, je découvre aisément dans votre physionomie les si- gues caractéristiques des plus généreuses aspirations.+ J'ose affirmer qu'il n'y a pas de place en vous pour un mauvais sentiment.Un éclair de joie ineffable traversa le regard du pâtre.Cet éclair s\u2019éteignit dans une larme qu\u2019il refoula sous les longs cils de ses grands yeux bleus.{ \u2014Je vous remercie, madame, de m'avoir témoigné une si touchante opinion, dit-il avec un sourire ému.Par bonté d'âme vous avez exageré mon peu de mérite, mais c'est peut-être ainsi qu\u2019on encourage le mieux la vertu.Je veux graver vos paroles dans ma mémoire, et je tâcherai de les mériter en m\u2019ef- torçant d'être muilleur désormais.Ilyeut une pause pendant laquelle 1l 69 retourna, en apparence pour donner un coup d'œil à son troupeau, mais en réalité pour dissimuler son émotion.Blanche profita de ce moment ; elle se pencha vers la comtesse et lui dit tout bas : \u2014Eh bien! ma tante, qu'en pensez-vous ?\u2014Je¢ pense que tn as raison.Plus je regarde ce jeane homme, et plus je crois me reconnaître en lui.Ilya vraiment de singuliers hasards.(A continuer.) \u2014pet> Si naus n\u2019avions point de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer dans les autres.\u201c * La paresse rend tout difficile, le travail tout aisé: celui qui se lève tard s\u2019agite tout le jour et commence À peine ses affaires quand il est déjà nuit. \u201c+E LA TRIBUNE.ED L« Banque du Peuple Nos lecteurs savent déjà que la Banque du Peuple vient d'ouvrir une succursale à St Hyacinthe, et nous croyons les intéresser en donnant aujourd'hui la partie la plus importante du rapport des directeurs de cette institution financière à l\u2019assemblée annuelle des actionnaires qui a eu lien à Montréal le 6 mars courant.RAPPONT ANNUEL DES DIRECTEURS soumis aux actionnatres, à l\u2019a:sem- blée générale, qui (loit être tenue conformément à la sixième clause de notre acte d'incorporation.à notre bureau, à Montréal, le 6ème jour de mars 1593 à 3 hrs p.m.Les directeurs ont l\u2019honneur de soumettre aux actionnaires le rapport ainsi que l\u2019état général des affaires de cette banque, pour l\u2019année finissant le 28 février 1893.Les produits nets de l'année, éta- hlis après avoir déduit les dettes mauvaises et douteuses ainsi que les frais généraux de l'administration, ont été de $155.220,72.À ce montant il convient d'ajouter la balance au crédit, du compte de profits et pertes, de l\u2019année dernière, soit $1 2,4 [.21, ce qui porte le montant des produits à la disposition de la banque, à 3167,661-92- De ce montant, nous avons payé des dividendes, au taux de six pour cent par année, soit $72,000 et nous avons placé à la réserve une somme de $70.000, ce qui laisse une balance au compte des prodts ct pertes de $25,661.61 au 1er mars 1893.Une agence de cette banque a êté ouverte en mai dernier, sur la rue Notre-Dame Ouest.Les industries manufacturières et autres, Qui progressent dans ce quartier, ainsi que le montant considérable d\u2019affaires qui s\u2019y trans'ge, nous porte À croire qu\u2019un commerce de banque peut être fait avec avantage dans celte localité.Nous avors, afin d\u2019accommocer le grand nombre de déposants de ce quartier, attaché à cette agence un département d\u2019Effargnes, etle montant d\u2019aflaires déjà obtenu, par son importance, confirme nos prévisions sur les avantages offerts.Nous avons aussi décidé, d\u2019ouvrir une succursale dans la ville de St Hyacinthe, les industries nombreuses ct prospères de cette ville, ainsi que la richesse en produits agricoles des districts environnants, nous font espérer obtenir, dans un avenir rapproché, un vaste montant d'aflaires.Ila été jugé nécessaire, durant l'année, de fermer notre agence de Coaticooke.Les résultats obteaus jusqu\u2019à présent, ainsi que le peu de perspective d\u2019un développement futur de nos intérêts dans cette localité, justifient cette décision.Nous sommes heureux de reconnaître les bons services rendusäl\u2019Administration par les nombreux employés et officiers de cette institution.Leur fidélité et leur assiduité ont contribué largement à faciliter le succès de nos opérations.Le tout respectucusement souris, J.GRENIER, Président.Montréal, 1er mars 1893.Le caissier présenta alors l\u2019état financier suivant : ETAT DES PROFITS POUR L'ANNÉE EX- PINANT LE Ier VRAS 1893 DÉBIT Dividende de 3 pour cent payé le 1er septembre 1892.+.$36,000 00 Dividende de 3 pour cent payable le 6 de Mars 1893 0000 + Montant porté au Fonds de Réserve.Balance portée au crédit du compte de Profits et Pertes.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 25,661 93 $167,661 93 CREDIT Balance du Compte de © Profits et Pertes an 28 Février 1892.Profits nets établis après avoir déduit les dettes mauvaises et douteuses de l\u2019année ainsi que les frais généraux d\u2019administration.\u2026.\u2026\u2026.36,000 00 70,000 00 S12.441 21 +.155,220 72 $167,661 93 ETAT GÉNÉRAL, MARDI SOIR, S FÉVRIER 1893 DÉBIT Billets de la Banque en circulation.712,446 00 Dépôts ne portant pas intérêt.Dépôt portant intérêt.Balance.due aux autres Banques ou banquiers.Capital.$1,200,000 00 Fonds de lRé- SCIVE.Profits et Pertes.Dividende No 9.} payable le 6 mars 1893 Dividendes non récla- Mes.1,537,383 27 3,825,383 10 37,224 99 550.000 00 25,661 93 36,000 00 4.942 42 1.816,60.35 $7:969.041 71 CREDIT Especes.\u2026.\u2026.S 106,539 03 Billets de la Puissance.l\u2019onds de garantie pour circulation.Billets et chèques d\u2019autres, Banques incorporées dans la Puis- SINCE.2.2 00000000 Balance due par les autres Danques.\u2026\u2026\u2026.\u2026.Prêts à demandes sur actions ct autres vi leurs publiques.1,230,304 03 258,430 oo 35.570 2 160.912 00 67,835 05 Immédiatement réalisable.acrceusese 1,792,501 13 Préts et escomptes cou- FANS.05 000000000000 5479319372 33 Billets en souffrance garantis .31,937 10 Billets en souffrance NON garantis.\u2026\u2026 16.436 22 Hypothèques .\u2026\u2026 33-206 75 Biens fouciers.85.077 65 Edifices de ln Banque.66,760 4.} $7.969,041 71 J- S.BOUSQUET, Caissier.\u2014\u2014e0 44 \u20ac \u2014= rm BOYS, MAKE MONEY and secure elegant and useful prizes by working a few hours after school and on Saturday, for Tur ToroxTto TiMEs.Boys, if you want a first-class watch, Printing Press, Air Gun, Magic Lantern or any other article that can be procured in Toronto you can secure it without cost by writing us.WE want nustLERS for the grea- 4 test Home Newspaper in Canada.Send your name and address for our prize offer lo Live novs.Address The Toronto Times, * Circulation Department, \u201d\u2019 Osgoodby Building.Toronto, Ont.La légende de Vea, du feu, Au vent et de Vhonnewr L'Eau, le Feu, le Vent et l\u2019Honneur voyageaient de compagnie.C'étaient quatre bons amis, marchant gaïement, comptant peu, ne se chagrinant point et s\u2019amusant beaucoup.Un jour il fallut pourtant se séparer.Mais la séparation les attristait tous.Chacun s\u2019en allait donc de son cûté, ne sachant s\u2019il reverrait ses autres compagnons, quand le vent les arrêtant, leur dit : Or ça, mes beaux amis, nous ne pouvons pas'nous quitter ainsi.Qui bien s\u2019entend, souvent aime à se revoir! Donnons-nous donc rencdez- vous afin que nous refassions ensemble, aussi joycusement que nous venons de le faire, le tour du monde.St le cœur vous en dit, où et comment nous retronverons-nous?Pour moi, ajouta-t-il, rien n\u2019est plus facile.Sitôt que vous verrez frissonner les branches extrêmes des longs peupliers blancs, vous pourrez sans crainte vous «ire: le vert est la! Si ce n\u2019est que cela, interrompit Peau, pour moi la chose est des plus simples.Dès que vous apercevrez dans la plaine Une petite toufle verte de jones, arrachez-là; je serai dessous.Un peu de fumée bleue s\u2019envolant légère dans le ciel, fith son tour le feu.vous annoncera ma venue ! L'honneur seul ne disait rien.Tout triste, il restait là, considé- Claques Tous les marcha FLLES DURENT Honnetement confecttonnees.Ajustement parfait.Derniers patrons.Tout le monde tes porte.\u2014\u2014\u2014\u2014 te aE co Granby | Magnifiquement finies.nes les vendent, COMME LE FER.Cinq Cents Piastres Eu achetant les marchandises dont vous avez besoin pour la maison, demandez des bons et actions de la Cooperation Commerciale qui pour chaque piastre dépensée vous donne- ronb une chance de gagner : Un lot de $500, un lot de 550 deux lots de S25 et quatre cents lots de $1.00.Vous trouverez ces bons et actions A ST-HYACINTHE Chez EUSEBE MORIN, le Bazar F.CHARLAND.Tabaconiste, EDOUARD MORIN, Epicier, CHOQUETTE & FRÈRE, Libraires, L.À.GUEËRTIN, Chaussures, F.OSTIGUY, M.D.Pharmacien, FE.LAMARCITE, Bijoutier, R.R.ROY & Cie, Meubliers 5.J.LABONTL, Boulanger, S.BOURGEOIS, Magasin Général RAYMOND & FRERE, Magasin Général, rant ses compagnons; des larmes lui montaient aux yeux.Et toi, l'Honneur, tune nous dis rien, demandèrent-ils, tout surpris.Ne veux-tu plus jutnais revenir avec mous! Apprends-nous donc où et comment nous pourrons te retrouver et te reconnaître ! \u2014Moi, répondit-il enfin, gravement, en sccouant la tète.Hélas! mes pauvres amis, en nous quittant, NOUS NOUS séparons pour toujours.Qui m\u2019a une fois perdu, ne me retrouve jamais plus, Ce sont les vicux, en Provence, qui racontent cette naïve légende aux petits.Ceux-ci les écoutent, bouche béante, les yeux grands ouverts, äyant au fond de leur cœur quelque chose comme une crainte vague de cet honneur,fui ne veut plus revenir.Pour nous, il m\u2019en souvient, cha que fois que le mistral soufllait, fui- sant claquer les branches, que nous allions arracher les petits joncs avec lesquels nous tressions de mignonnes et vertes corbeilles, ou que, pardessus les toits rouges, un peu de fumée montait en flocons bleus, il nous revenait sans cesse À la mémoire l\u2019histoire étrange de ce quatrième ami, qui partitet que les autres ne trouvèrent jamais plus ! FERNAND BerssiEn.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 >.VICTOR COTE | MARCHAND DE CHAUSSURES Place du Marché, St-Hyacinthe, M.Victar Coté à l'honneur d\u2019informer ses Anciens amis el le publie en genéral qu\u2019il vient «de réonvrir son Magasin de Ghaussu- res dane le bloc de M.Cadoret, porte voisiné de MM.Brousseau el Bergeron.t à 20-8-01.TERRE À VENDRE \u2014 Une des pius belles terre de SL Guillumme d\u2019Upton, située au Ruisseau des Chônies, avec maison,granges et autres LÂlisses, le tout en bon ordre ct occupée en ce moment pu M Thomas L.Desaulniers.S'adresser & O.T.PARADIS, - RUE CASCADES.ce 3 ST-ANTOINE [CS GIROUARD P.A.LEFEBVRE MARCHAND-TAILLEUR 86, RUE CASCADES, 86 ST.HYACINTHE, tees ee Grand assortiment de hardes faites pour hommes et enfants.Habillements faits à ordre sous le plus court délai, Aux plus bas prix.Satisfaction garantie.eesti Aussi : Ciiemises, Cors, CoLLETS, GANTS, Moucrrois, etc.P.A.LEFEBVRE.Cr Orgue de salon à vendre Un magnifique orgue de salon, presque neuf, en parfait condition, .Avantage superbe pour celui qui en aurait besoin, S'adresser A ce bureau.J.FOURNIER Huissier Cour Supérieure, Pour les Districts de St-Hyacinthe et Bedford.Magenta (L\u2019Ange-Gardien) Que j.a.c.PUBLISHING COMPANY Ars constantly issuing and have always on band a full series of the newest, most entertaining and instructive American and English books on outdoor sport.Ifyou aro interested in Shooting, Fishing, Fine Dogs, Yatchs, Boats or Canoes, orin Natural Wistory, Camp Life, Travel and Adventure, you should send for a free catalogue of their publications.The PorEST AND Srutan newspaper, a journal devoted to outdoor sports, contains eich week from 28 to 32 pages of entertaining and instructive reading matter, Send 10 cents for n spécimen copy, Snbscrip- tion $1 an year Address.FOREST & STREAM PUBLISHING CO, 318 Broanwav, New-Yonk, EN VENTE A OE BUREAU LE MEDECIN des PAUVRES Gran Roxan HisTONIQUE, PAR Xavier pe MoNTEPIN.Woonsocket, R.I \u2014-400 pages \u2014 Hardes c'aites CHEZ MATHIEU FRERES, No 72 Rue Cascades, (Vis-d-vis le Banque de St-Hyacinthe,) ST-HYACINTHE.Le plus grand assortiment de la ville | Lo choix le plus varié | Les marchandises los plus nouvelles | Les patrons les plus nouveaux | La coupoela plus élégante | Mercerie, Chemises, Cols, Collets, Gants, ete, \u2014SUR COMMANDE-\u2014 tlabillemonts fait sur commande, à 24 neurus d'avis, par tes ouvriers de ler classe Cartes «de modes de Paris reçues chaque mois CHAUSSURES JOS.MORIN, No 104 RUE CASC4 DES, Coin do la Ruo St-Denis, S1-JIYACINTHE, ASSORTIMENT DE CHAUSSURES, pour Hommes, Femmes ot Lufants, dans toutes les lig ues.PRIS TRES BAS Aussi : Assortiment complet.de Valises, Sacs de Voyage, Etc.AUX CORDONNIERS ! saCUIRS À SEMELLE À l'uengo dos CORDONNIERS EN GROS ET EN DETAIL.Venez et vous serez bien servis, JOS MORIN, Marchand de Chaussures, M.O.DAVID & Cie Marchands / A Ç : (7, Tailleur Place du Marché, ST-HYACINTHE.HARDES FAITES Pour Hommes et Jeunes Gens EN GRANDE VARIÉTÉ Habillements sur commande à 24 heures d'avis.DRAPS, TWEED, ET SERGE» De Première Qualité, CHEMISES, COLS, COLLETS,CORPS, CALECONS.&o.ENGIN A VENDRE Un engin harizontal, 0 forces en excellente condition, AUSSI Une pompe à vapeur pouvant eer- vir dans une fromagerie et pouvant être uriîlisée en même temps comme pouvoir moteur, (3 forces) Conditions très faciles, Pour autres renscigements, S\u2019adresser i LA TRIBUNE AFFICHES A VENDRE À CE BUREAU (Prix - 5 Crs ) Maison à louer\u2014 Maison à vondre\u2014 Magasin à louer\u2014 Bureau 3 louer\u2014 * x\u201c \u2014Chambre à louer \u2014 Boutique à louer \u2014Terrain À vendre * x Terrain À louer\u2014 Maison de pension\u2014 Pas do crédit\u2014 Un seul prix\u2014 \u201cvas LA TRIBUNE.++\" LA TRIBUNE JOURNAL HSBDOMADAIRE PUBLIE A ST-HYACINTHE, Que.PARAIT LE VEXDREDI, Abonnemant : (payable d'nvanca.) Unan.5100 Gols.#0 ANNONCES.tre Insertion.ee.oo.In ligne {nsertion subg.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.=\u201c Aununoos à iongtorine à prix modérés.A, DENIS, Direcleur-Propriélaire.ihe.Tle Sr-HvaciNTiE, 17 Mars 1893 ADRESSES PRÉSENTÉES À Mor M.Decelles, Evôêque Titulaire de Druzipara ET COADJUTEUR DE Wigr L.Z.MOREAU Evôque de St-Hyaciuthe Adresse du Maire ct Conseil de Ville A Sa Grandeur Mgr Maxim- Decelles, Evêque de Druzipa- ra, Coadjutenr de Myr I'live- que de St Hyacinthe.Monseianeur, Ls Maire et Conseil de Ville, ainsi que les citoyens de St Iya- cinthe, se font un devoir de venir offrir à Votre Grandeur l'hommage de leur profond respect.En venan! féliciter Votre Grandeur de son élévation par, le Saint-Siège, à la dignité Epis- copale, nous ne venons pas féliciter un étranger pour nous, mais un Pasteur dont le souvenir est toujours resté gravé dans la mémoire de ses anciens paroissiens.Vous avez autrefois, Monseigneur, occupé la charge de Curé do cette ville, dans un temps d'épreuves les plus rudes et les plus poignantes que ses citoyens aient jamais subivs.Nous nous rappelons avec une émotion bien natarelle le grand et terrible incendie qui a dévasté notre ville, et aussi le dévouement sans bornes dont notre digne Ouré a donné tant de preuves dans cette lamentablu occasion.Soyez nssuré, Monseigneur, que les citoyens s'en rappellent avec reconnaissance et en Conserveront toujours le souvenir.Nous n'avons aucun donte, Monseigneur, que votre concours contribuera puissamment a rétablir ln santé de Sa Grandeur Mgr l\u2019livêque de St Hyacinthe, et nous Vous prions de Lui offrir nos respectueux hommages.Nous Vous prions aussi, Monseigneur, d'agréer les vœux que nous formous pour la sauté de Votre Grandeur, afin qu'Elle puisse accompiir la mission en- créa qui vient de Lui être confide.St Hyacinthe, 8 Mare, 1893.Mgr:Decelles répondit en ces termes : G.O Dessaulles, Ecr., Maire de la Cité de St Hyaointhes Monsieur le Maire, Je vons remercie bien cordia- sentiments de respect et du soumission que Vous me faites l'honneur de m'exprimer au nom de la population du St Hyacin the La cordialn bivnvenne que vous me souhaitez me rappelle In sympathie et le dévouement dont j'ai été le constant obj-t, pendant les quelques années que j'ai eu 1- bmhvur de passer au milien de vons.Forcé de m'éloigner de Saïn!- Hyacinthe pour refaire ma sauté un peu compromise, et surtout pour permettre à des mains plus habiles que les miennes de prendre la direction de votre paroisse, l'alF-otion et lv dévouement qu: m'ont témoigués d\u2019autres paroissiens, n'ont pu me faire oublier In bonne population d- St Hyacinthe.Aus-i, Monsieur le Maire, est-ce avee bonhsur que je reviens au milieu de vous, avec l'espérance bien fondés d\u2019y vivre et d'y mourir! Si j'ai le regret de constater li disparition de plusieurs citoyens marquants, en qui j'avais trouvé des amis sincères ef devonés ju suis henreux de retrouver à son poste d'honneur, le citoyen ho norable dont 11 m'a été donné d'admirer les vertus civiques et domestiques, à cette épuque lugubre de l\u2019histoire de votre ville, que l'esprit d'entreprise dy ses concitoyens n'avait pas encore réussi à faire oublt r, lorsque je quitiais S* Hyacinthe.Aujourd\u2019hui, j+ revois votre ville considérablement agrandie et embellie, et faisant, par sa.prospérité, l'a d miration des \u2018étrangers qui la visitent.Tout ce que j+ vois démontre, sans \u2018doute, l'activité et l'esprit d'entreprise qui animent les citoyens de St Hyacinthe, mais je m'a- dresss à une population trop chrétienne pour craindre d'affir- tacr la part qno la divine Providence a eue, dans cette marche constante de votre ville vers 1» progrès.D'ailleurs, les Institutions Religieuses de tous genres qui couvrent le sol de voire cité, tuut en attestant la vivacité de votre fui, sont la preuve éclatante des bénédictions que Dieu se plait à répandre sur ses habi tants ; ja vous félicite done, et je bénis le ciel des insignes l'uveurs dont vous êtes l'objet.Je vous romercie, Monsieur le Maire, de l'appréciaiion si bienveillante que vous daignez faire du pen de bien que j'uieu le bonheur d'accomplir daus Saint- Hyacinthe Bien que vos puroles svient trop élogieuses pour wes faibles mérites, je les neu-pte ev- pendant avec bonheur, si les ef - lorts que j'ai faits pour les mériter peuvent être une garantie de la sincérité des vœux que je forme présentement pour vous, Monsieur le Marre, et pour In population dout vous êtes le digne représentant.Daigne le Maître Souverain des villes et des peuples exaucer ces vœux si ardents de mon cœur, et vous, citoyens de la ville épiscopale de St Hyacinthe, comptez, je vous prie, sur l\u2019entier dévouement de Celui que la \u2018Providence appelle à partager désormais les travaux du vénérable et glorieux Pontife de ce diocèse.St Hyacinthe, 8 mars 1598.M.DECELLES, Evêque élu de Druxipara.lemant des félicitations et des Adresse de \"Union St Joseph de St- Hyneinthe.de I Association Cu.tholique de Secours Élutuel dn Cannet, (Surcursale 133), de U'Ordre des Forestiers Catholiques, (Corer 220).de la So- ciélé St Joan Baptiste de Secours Mutuel de St Hyncanthe À Sa Grandeur Mar Maxime D.- celles, Beeque ela de Druzi- para, Condjntenr de Mur I'I3- vèque de Saint-Hyacinthe.Mansrigeeur, Les membres de l'Union St- Joseph de St Hynei «the, de l'As- socialion catholique de secours mutuel du Canada (succursale 135), de l'Ordre des lorestiers Catholiques (Cour 220), de la Société St Tean-Biptiste de recours matue: de 8.JEyacinthe, ont l'honneur vous offrir l'hommage de leur fide Ld) de leur continue et de leur dévone- ment.dee Par la voix du l\u2019a-teur Supré- me de l\u2019Exlise catholique, vous avez été nomme Evèque titulaire de Druzipara et Condjnteur du saint Ponntife, du Père bien- aimé, qui gouverne le diocèse de Saut Myacinthe devnis dix-sept ans.Cette nomination, méritée par vos talents, Vos verits et votre zèle, est saluée par un concert de févicitations publiques et privées, auquel nous avons dé - siré prendre part.Dans la haute dignilé, où vous êtes maintenant placé, souvenez- vous, Monseigneur, que votre nom signifie père, et que vous trouvez en nous des fils soumis anx directions de la sainte Bwlise.Nous appartenons à la classe des travaiiléurs cat holiques.Pour nous assurer un secours dans la maladie et la vieillesse, pour léuer à nos femmes et à nos enfants un honnête héritare, nous avons fait appel À la solidarité, nous avons mis en rapport nos intérêts communs.Mais comme il n'y a pas d'associntion possible sans un fond moral profond, nous avons choisi les sociétés d.ns lesquelles l'idée reli- æievse est In grande inspiratrice C'est la thèse même de notre immoitel lontife Léon XIII, que nous avons adoptée.Duus son admirable Ineyslique sur le con- rditton des ouvrüirs, il nous a dit: *Tous.gouvernants, maîtres \u2018et riches, onvriers eux-mêmes, *\u201c doivent viser au même but et \u201cy travailler, chacun dans sa ** sphère ; mais ce que nous affir- \u201c mons sans hésitation, c'est l\u2019i- * vanité du leur action en dehors * de l'Eglise.\u201d Cet enseignement salutaire, nous nimons à le pruclamner hau ternent, et à le suivre religieuse - ment L'Hglise ecule, en effet.dispose des moyens capables de fortifier la volonté daus le bien ; elle s>ule doune à l'intelligence lu lumière complète.C'est elle spécialement, qui porte nos re- cards sur la grande doctrine de la vie éternelle, terme et but de da vie ici-bas.Or, sans cette doctrine capitale, aucune des questions, qui agitent les homme, ne trouvent une solution suffi - sante qu\u2019elles se rattachent à l\u2019ordre social ou à l'ordre individuel.Permettez maintenant, Monseigneur, à vos nouveaux fils, de se rappeler qu'ils sont aussi vos frères.Nous avons l'honneur de compter parmi vos frères, parce que vous avez pris place dans nos rangs.Dieu vous a fait naître dans la condition des ouvriers.Votre corriére sacerdolule s'est cflertuée avec fruit au milieu du peuple qui travaille.Pour encourager nas efforts, vous avez voulu Vous enrô'er dans quelques-utes de nos so:iélis de sevours mutuel.Tonjoms vous avez donné lu prenve que VOUS Nous Tevonnuissez et que vous hous aimez comme des frères Voilà pourgnoi, Monseigneur, Hows s0OMMIeS boureux dw consiste ter que vous êtes devenu l\u2019honneur de la fnmille ouvrière.Nous voyons cn vous la glorification du travinl chrétien.Aussi en hono:ant anjourd hui votre caractère épi-copal, nous appre- vous à aimer d'avantage notre huindil * vendition, duns Iœpu -lle Dieu «hrisit le plus souvent les hommes qui remplissent ua role important dans l\u2019Bglise et dans \"Eat, Un chimp plus vaste s'onvre maintenant à Votre action.Vous voulez le fécorder, ce champ, par la Foi et la Charité, En ins- cijvant ces deux mots sur vos armes, vous avez donné l\u2019idée de votre épisvopat.Par là, vous préteudrz exécuter parmi nous le prorramme que s'est tracé Léon XITE lui même.Répondant Un joir à un évêque, il disait : \u201c Je ne prodigue pas les repro- \u201c ches.j'expose la vénts.\u201c et je fais sentir que j'aime les * hommes.La lumière et l'amour \u201c tels sont mes deux moyens.* Le moude appartieadra a qui * l'aimera davantage.\u201d C\u2019est vraiment là le programme du pasteur dans les temps difficies que nous fraversons Oui, le monde a besoin de lumière et de paix.Il ne pourra être ranciilié et sauvé, que par les affir:nations de la vérité exacte et de la justice partaite, les accents de l'amour et de la miséricorde.Comme gage de nos efforts a répondre 4 votre dérouement, nous d és 1 rons, Monscignenr, vous offrir une bourse pour con- tribner à vos œuvres de charité.Nous vous prions de l'accepter, ct en même temps, de rêé- pandre sir nous ot nos familles voire bénédiction épiscopale.Adresse des Artisans Canatiens- Français de tu Suvccursale de Saint-Hyacinthe A Se Grandeur Mgr Maxime Dee celles, Treéque titulaire de Druzipara et Coadjuteur de Mgr L-Z Moreau, Evêque de Saiut Hyacinthe, Monseigneur.Les Artisans Cunadiens-Fran- ¢ais de la Succursale de St Iya- cinth: ont aceneilli avec bonheur la nouvelle de votre nomination comme évêque titulaire de Druzipara et condjuteur du pieux et dévoré prélat qui depuis dix-sept ans conduit ce diocèse avec un zèls et une sagesse si remarquables.C'est que, pour eux, vous n'é- tes pas au étranger et ils savent, vous ayant vu à l\u2019œuvre au poste plus humble de curé de cette paroisse, que la Foi et Ja Charité, ces deux vertus sœurs qui seules peuvent rendre réellement glorieux et grands les pontifes et leur règne, brilleront d'un inaltérable éclat dans la nouvelle carrière qui s'impose à vous, comme elles ont déjà eignalé votre passé et comme elles illa- ninent si heureusement, à l'hzu- te présente, Vos armes La Foi et ln Charité, voilà certes bien l'antidoie qu'il faut à notre siècle d'éroismu et d'incrédulité railleuse.C'est le Enbarvra de toutes les victoires chr\u201ctivnnes Cetre devise, Monseigneur, laiss Z nous vous le dire, vous a de suite ouvert tous lus cœ trs et vous aurait, dAs demain.soumis toutes les volontés, si le saint 6 éque à qui l'iilustre captif du Vatican, l\u2019hamorte] Léon XUMT, vous n donné co nme coopérateur n'avait, war haut en cela sur les traces de sus prédéues - seurs, rendu bien donces ot f'ici- les à toutes ses oniills l'ob*is- sance et \u2018a sotunission.Comm Cutholiques, nous sa- lnous done aves joie el espoir valre avénem-nt au poste d\u2019honneur que le Vivsire de Jésus- Christ sur la terre vient de vous confier dns l'Eglise du Canada, vous disant: comp'ez sur notre amour fitia! et notre dévouzment absolu à la Foi dont vous êtes l'apôtre, à la Charité dont vous voulez bien être le porte-drapeau, Comme Artisans, c'est un son- timent de légitime fierté qui nous amène en ce jour a vos pieds, Monseigneur.N'étes vous pas des nôtres, en ellet, nonseulement de nom mais encore et surtout de fait.Vous avez voulu vous inscrire dans les cadres de notre société at vous en faire le protecteur et l\u2019ami.Merci a ce titre, marci du fond du cœur! Par voire naissance et votre famille vous appartenez en outre plus directement et intimement encore, à la grande classe des travailleurs.à cette classe des humbles qui a déjà fourni à l'Eglise tant de pontifss et pré- tres illustres, à l\u2019Etat ses hommes 1:s plus éminents.Ici, merci 4 Dien! de permettre de telles glorifivations du travail, à notre époque tourmen - tte où tant de doctrines fausses et pernicieus-s jettent l'artisan dans la misère et la désespérance, après lui avoir d\u2019abord enlevé la loi qui console et re'ève, la Charité qui cicatrise et œuérit.Pardon, Monseigneur, de n\u2019avoir pas su mieux rendre le sentiments qui nous animant à | etre ézard et veuillez nous bénir, tous et nos famillss, pour que tous, sous votre houlette, nous marchions sans délaillances et saas arrêt dans les droits sentiers du devoir et du salut.Voici la réponse da Mgr De- c-lÎles à cas deux adresnes : À Messieurs L:s membres de l'Union St Joseph, d: St Hyacinthe.de la Société des Arti- sous Canadiens-Français, de l'Association Catholique de Secours Mutuel du Canada, de l'Ordre des Forestiers Catholiques, et ds la Société St- Jean-Baptiste de Secours Mu - tuel, de Saint-Hyaciath>.Messieurs, Les sentiments que vous venez de m'exprimer, dans un langage admirable, méritent de ma part, la plus sincère reconnaissance et les plus vives félicitations. SESE LE TRIBUNE.Shae Je vous dois de la reconnaissance pour les éloges\u2014trop flatteurs peut-être\u2014que vous me décernez ; je vous dois surtout de l'admiration pour les principes religieux que vous vous faites un devoir de proclamer solennellement en cette circonstances, Objets d'une zollicitude partieu- lière de !a part de l'Éslise, vous vous faites une gloire de suivre ses saints enseignements.Hommage soit rendu à votre intelligence et À vos cœurs ! Appelé à partuger, désormais, la direction de vos âmes, j: remercie le Ciel d\u2019avoir mis en vous des sentiments si noblrs et si chrétiens, Je dois, cependant vous dire que ces dispositions de VO; cœurs, he me surprennent nullemeut.Non! jar en trop bien l'avantage de connaitre vos diver-es sociétés catholiques de bienfaisance, pour ne pas m'attendre un peu à des déclarations comme celles que vous venez de fuire avec tant de loyanié et de distinction.Chapelain de la belle société de l'Union 8L Joseph de Saint- Hyacinthe, pendant près de cinq aus, j'ai eu le banheur du cou- naître de près l'esprit chrétien qui préside à ses délibérations, et anime ses membres.Ju n'ai pas eu l'avantage de voir, ici, le bien opéré par les sociétés plus récemment établies parmi vous : la société des Artisans Canadiens Français, l'Assoviation Catholique de Secours Mutuel du UCa- nada, de l'Ordre des Forestiers Catholiques et la société S: Jean- Baptiste de Secours Mutuel de St Hyacinthe, mais j'ai vu ces sociétés à l'œuvre dans la belle paroisse que je viens de quitter ; et, comme on voulait bien le rappeler tout à l'heure, J'ai même l'honneur de me compter au nombre des membres actifs de deux de ces sociétés, et, dans chacune d'elles, j'ai été heureux de trouver les sages règlements qui rendent une association chère à l'Eglise et méritent sa protection.À ces titres donc, vos associations de bienfaisance possèdent déjà un droit incontestable A ma confiance et à mon dévouement.Mais messienrs, le coractére si catholique qui distingue vos so- ciêtés n\u2019est pas le seul gui m'ins- | 1 pire de la sympathie pour ceux qui les composent.Comme vous venez de le dire, avec tant de délicatesse et de bonheur, je suis l'un des vôtres! C'est au sein de la famille d\u2019un ouvrier, comme vous l'êtes Vous-inèmes presque tous, que Dieu, dans les impénétrables desseins de su miséricorde.a choisi celui qu\u2019il veut associer aujourd'hui, au gouvernement de l\u2019Exlise de Sc Hya-inth> Eh bien! Mussieurs, ce titre de fils d'ouvrier, j'en suis Îi-r, autant et plus que vous-raèmes peut-être ! Les descendants du l'ancienne noblesse déroulent avec vanité les parch>mius poudreux qui rs- disent la gloire de leurs ancêtres Pour moi, il est un blason qui l'emporte sur celui qui rappelle le courage et la valeur guerrière.C'est le blason qui porte fièrement pour devire : Foi, Espérance el Charité; c'est celui qui montre l'Union dans la Chanté.C'est là mon blason.C'est aussi la vôtre! Vous cherchez l'union dans la justios et la charité.Vous croyez ca Dieu, en Jésus-Christ et en son Eglise Voilà pourquoi vous espérez, et pourquoi vons vous aimez comm: des frères, Vous fermez l'oreille aux prôneurs d'impiétés et aux fauteurs de grèves ; et à ceux qui s'étonnent da voire calme et de votre bonh ur, vous | dites fièrement : Nous sommes chrétiens.M:ssieurs, encore un mot, et jt termine.Soyez toujours des chrétiens d'un: foi sincère et pratique, comme vous y invitent vos (rapeaux et leurs devises ; et vos associations feront toujours voir: loire et volre hoa- h-ur, comme «l'es seront tou jours Lu jois et ln consolation d: l'Eglise, C'est là le vœ1 ardont de mon cœur, que jt vous prie d'agréer, en retoar des sentiments de respect et d'alFretion dont vous voulez bien r0e donrer une prea ve tonchante, et par vos paroles et par le généreux culeau qu- vous m'offrez.Si Hyacinthe, 8 Murs 1893.M.DECELLES, Evêque Blu de Druzipara Adresse des jeunes gens «du Cercle Catholique.À S1 Grandaur Mge Maxime Decelles, Evêque élu de Drazi- para et Coadjuteur de Mgr I'livé jue de S: Hyacinthe.Monseigneur, Les jeunes gens du Cercle Ca tholique de la ville de St Hyacinthe désirent déposer aux pieds de Votre Grandeur, l'hommage de leur vénération profonde pour votre auguste personne.Ces petits enfants que votre main caressait autrefois et soutenait dans leurs premiers pas vera le bien, sont aujourd'hui des hommes.Ils n'ont pas perdu votre paternel souvenir, ni dissipé la première a°mence de vertu que vousavez jetéo dans leurs cœurs Sous la vigilante direction de leur très dévouê curé, ils affirment hautement leur Credo, leur filiale soumission à l\u2019autorité divine dans l'Eglise, leur souverain respect pour la hiérarchie catholique, dont vous êtes à leurs yeux une personnification si distinguée.Ils vous présentent hnmblement l'expression de leur filial attachement, l'assurance de leur concours dévoué duns la 8 shère modeste où se déploient leur intelligence et leur activité Connaissant voire grand zèl», soutenu désormais par une assistance toute spéciile de l'Bs- prit Saint, coufianis nussi en votre haure bienveillance, ils osent demander A Votre Grandeur wne bénédiction particulière pour les sontenir dans l\u2019ue - complissement de leurs devoirs de entholiques et de citoyuns.St Hyacinthe, 8 murs 1848.Le Cercle Catholique de Saint-Ilyacintho.\u2014 A Moessivurs les membres du Cercle Catholique de St-Hya- cinthe, Messieurs, Au milieu du concert de félicitations et de vœux qui s'élèvent de toutes parts pour ealner mon élévation à l\u2019épiscopat, j'ai entendu, il y a un instant, des accents qui ont laissé dans mon me de douces et suaves impressions ; mais, Laissez-moi vous lu dire en toute sincérité, M ssicurs nulle protestation de dévoue - ment et d'affection ne peut m'ê- tre plus sensible que l'explosion des sentiments de joie et d'amour qui s'échappent, ce soir, dd vos cœurs.Si vos figures, déjà graves et imposantes, ne ne disaient pas que je vous ni quittés, il y a bientôt 13 ans, je serais tenté de m'écrier avec le 'sumiste: Fox ore infantium perfecisti lawdem | mais now, ju vois devant moi des hommes qui sont déjà entrés on sont sur le point d\u2019entrer dans l'arène.Ls nob'es parols que vous venez de faire entenidre me font même voir que vous êtes | non seitlement ds hommes, mais des chrétiens liers de ieurs noms et de leurs principes; et c'est comme tels que j+ suis h'Urenx de vous saluer, de vous offrir mes plus chaleureuses félicita tions %armi les nombreuses ussocia- tions chrétiennes qui procarent la gloire de Di-u et font La joie d° l'Exlise, il n'en est pas qui soit plus chère au cœur d\u2019un five.gum, et qui ait plas de droits à ses sympathivs, que ces Cercles où la jeunesse trouve, aveu les secours qui la protègent contre les dang-rs du monde, tout ce qui la peut mettre en état de remplir la mission que Dieu lui a confiée, Car, ne l'oublions jamais, Messieurs, à part la mission générale et comman: que nous avons tous de sauver notre âme, nous avons chacun une mission parti- culidre a remplir.La vôtre, à vous qui avez, pour la plapart, reçu l'insigne bienfait d'une instruction solide et complète, est d'exercer l'apostclat dans le monde où vous vivez.Sans doute qu\u2019à l'apôtre seul, 11 est dit : Prædica verbum insta opportune, importune ; mais à tous, et parli- culidrement à ceux qui, comme vous, sont en mesure d'exercer une influence salutaire, il est dit : Prædicu in lempore opportuno.Em temps opportun, fuites connaître et aimer votre Dieu.O'est la mission que vous remplissez par votre parole et surtout par votre exemple, chaque fois que l'occasion se présente pour vous d'user de ces moyens si efficaces pour détouruer vos jeunes amis des voies de In perdition et les conduire dans le ch min du devoir et de l'honneur.Noyez donc bénis, \u2018 Messieurs, du bien que vous opérez par votre belle zoviêté Je forme les vœux les plus ardents pour le développement rapide de votre excellente œuvre encore À ses débuts, et j: vous prie de compter, de ma part, sur le plus sincère encouragement el l'appui le plus constant, dans la belle voie que vous suivez avec tant de zèle et d\u2019ardeur.M DECELLILS, livéque Ela de Druzipara, St Hyacinthe, 8 mars 1893.>i PARLEMENT FEDERAL LES ÉCOLES DU MANITOBA Sur la motion pour que la Chambre sv forme en comité des subsides, M.Tarte se lève au milieu des applaudissements.Un journal, le Herald, lui ayant fait dire qu'il voulait forcer sir John Thompson à se prononcer sur la question avant qu'il ne se sauve en Europe, M.Tarte nie avoir prononcé ces paroles.Je ne suis mû, dit-il par aucun prijugé national ou reli- gienx.Nous sommes tous égaux, catholiques comme protestants, devant la loi Ces principes ne semble pas avoir (té appliqués à tontes les classes de In nation.En 1867, nous avons conelu un pacte qui devait rigler touts los questions nationales et religieuses entre nous.lon 1853, In question ds écoles avait dejà été sou- \u201clevée, el, en 1867, nn pacle a êté lait ponr mirautir à tous des | droits éaux en matière scolaire M.Tarte cite sir Genrge Etien- ne Cartier ot >ir Alex Gall er M Brown qui.lors du débat sur la contétération, di-aient que Es minorités ne pourraient voir privées de leurs droits et que les écoles séparées seraient garanties aux catholiques.Mal- urd ces proin: sses, Nous voici en présence d\u2019une crise.lit d'après te Mui! et autres journaux, c'est nous, la minorité, qui serions responsables de cette crise.pas se On nous a représentés comme dus esclaves du clergé.Nous ne sommes pas des esclaves, mais des homines libres, et, dans \u20ac lle province, il se fait une poussée pns vivace peut-être, que dans les provinces anglaises vers la liberté.On se trompe si l\u2019un nous croit servilement soumis aux volontés des curés, vicnires ou sonneurs de cloches.Ceux qui croient cela ne nous connaissent pas, ou bien ils s\u2019appuient sur les dires d+ Journaux irres ponsables.Mais ne sait-on pas .que ies pasteurs d'autres déno- \u2018minations se sont parfois rendus coupables de ces essais d'empiètement \u2018qu\u2019on reproche à nos prêtres #?Parmi les membres du clergé catholique, quelques-uns ont pu s'oublier, mais j- revendique pour la partie éclairée du clergé l'amour de la liberté et des institutions constitution- uelles.Si nous gommes accusés de servilité au clergé, certains hommes politiques haut placés en sont rezponsables.L'honorable M.Ouimet s\u2019est représenté dans Ontario, non pas comme responsable au parlement, mais comme près à suivre la direction des évêques.Je dis qu\u2019un ministre de la couronne responsable au parlement n\u2019a pas le droit, dans le pays ou l'on compte diverses races, de teuir ce lan- wuge propre à soulever la majorité contre nous.M Tarte proteste contre le rôle que lui prêtent le Muil, Ia Tribune et autres journaux qui le représentent comme poussé par le clergé.En justice pour eux, il doit dire que la presque totalité des prêtres de l'Islet ont voté contre lui Il continne en disant que la question actuelle n'est pas une question religieuse ou nationale, mais une question constitutionnells et de justice.Si la Legislature de Québec vou lait abolir les écoles séparées duns cette province, le Parlement interviendrait de suite ou plutôt su loi serait iminédiate- ment désavouée.Constitutionnellement Jes Canadiens-fran - gais sont sur le même pied que les autres races, mais en pratique ce n'est plus la même chns>.L'acte da Manitoba est absolument clair sur la question des évoles séparées et'de la langue française et cependant la loi abo- li-sant ces écoles n'a pas été dé- s:Vouée.Voici comment : Les Clections de 1891 approchaient et le gou- veruement vouinit conserrer le vote des catholiques.Il out alors recours à la politique du renvoi \u201c à demain.\u201d M.Chapleau fat chargé de s'aboucher avec Mgr Taché avec l'autorisation de sir John Macdonald, Il lui représenta les diffieultés poliliques de cette question.Après de lon- rues hésitations de ln part de Mar Taché qui craignait d'être dup: encore une fois, il fut convenu que le gouvernement pu- blivrait des engagements formels, nussitô! après les élections * Ou m'a dit, ajoule M.Tarte, que le ministre des Travaux Pu- biics a purticipé à ces négociations.1.hon.M.OuiMET \u2014 * Est-ce de moi où de quelques-uns de mes prédécesseurs que vous vou- loz parla 2\u201d M.Tawri\u2014De vous.L'hon M.OurmMeT\u2014\" Dans co cas, vous êtes dans l'erreur.Je n'ai rien eu à faire avec ces pre- tendus pourparlers, Et je ne «rois pas que vous soyez autorisé par l'hon.M.Chapleau à vous servir de son nom.Si M.Cha- plenu a été envoyé par le gouvernement.il est lié par son serment d'office et ne peut pas révéler ce qui a eu lien.\u201d M TarTE\u2014\u201c Je n'ai rien affirmé au sujet de M.Ouimet.Quant à M.Chapleau ce n'est pas de lui que je tiens mes renseignements.Le rapport de sir John Thompson promettant une législation romédiatrice fut le résultat de ces engagements.\u201d M TArTE procède à prouver ces engagements en citant la lettre d'adieux de M.Chapleau daus laquelle il dit, entre autres choses, qu'il ne sait pas ce que le gouvernement fera, mais que si, au nom des droits égaux on refuse la liberté de conscience à la minorité, autant vaut remettre, en question, toute la Confédération, afin de dunner aux minorités les garanties sans les - quelles elles ne seraient pas entrées dans le Dominion.Puis il cite une lettre d: Mgr Tachi qui dit en substance: \u201cVous me demandez un remade je n'en au pas à donner, et je ne crois pas que mon opinion pèserait beaucoup dans la balance politique.La constitution a été vutrageusement violée, et s'il n'est pas remrdié au mal, ce sera tant pis pour le crédit du pouvoir fed ral.St les deux millions de catholiqu-s que nous sommes ne co: ptent pus.c'est parfait.Mais je crois que nous comptons pour quelque chose.La seule direction que j'aie à donner aux journaux esl d'avoir de l'éner- gic et de la persévérance.Cela ne vent pas dire désagrégation de la confédération ou l'annexion mais l'emploi de tous les moyens co.stitutiounels pour obtenic justice.Sir John a pris des en- gag-Mments publies d'autres ont promis privément et solennellement.M.Larivière : À qui cette lettre est-elle adressée ?M.Tarte : Je n'ai pas d'objection A douner ce nom à l\u2019honorable député.Mais comme cette personue n\u2019est pas dans la vie publique, je ne puis pas la faire conuuitre., Quelle est 1a signification da rapport de sir Johu Thompson ?.036 x pe = Lp A adi ey ae ep A ee CSI Ee an tener inetd a a LS AL IL, BL TRIBUNE.\u2014 \u2014 demande M.Tarte.C\u2019est une reconnaissance non équivoque des droits de la minorité à une léris- lation remédiatrice, si la décision du Conseil Privé est contre nous.On objecte que la question à été décidée et qu\u2019il n'y a plus de Tecours.M.T'arte cite le rapport de sir John pour prouver qu'il existe Une promesse d\u2019une législation rémédiatrice dans le cas d'un jugement contre les catholiques.Les tribunaux ont décidé, c'est maintenant le tour du gouvernement, qui ne peul pas se réfugier derrière les prétendues am- biguités d\u2019an rapport qu\u2019il a lui- même fait, et il est regrettable de voir sir John Thompson, un homme digne de respect de tous, ne pas remplir ses promesses.M.Tarte raconte ensuite les circonstances de l'entrée du Manitoba duns la Confédération, la révolte de 1870, l\u2019appel à Mer Taché pour traiter avec les révoltés, ete.Il établit hors de tout doute que le maintien des éco les séparées a été l\u2019une des conditions de l'entrée du Manitoba dans la Confédération.Les ministres ajoute {-il, sont cause de l'agitation actuelle.S'ils avaient agi en hommes d\u2019État.si, prenant la constitution en mains, ils avoient forcé le Manitobu a respecter la loi, nous n\u2019aurions pas les troubles actuels.Mais le Manitoba n\u2019était pas seul.On a eru que les Canadiens-français cèdernient encore et ne se décideraient pas à la lutte.On s\u2019est trompé.Nous allons faire appel à tous les hommes à idées larges Nous allons demander si nous n\u2019avons pas des droits taux.Après avoir répété que le maintien des écoles séparées est nne des conditions de la Confédération, et que, étant donnée la justice du jugement du Conseil Privé, il reste la promesse d\u2019intervention du gouvernement fédéral, M Tarte dit : Ç Nous sommes une minorité qui s\u2019est toujours efforcée de rester loyale et de défendre la Couronne Britannique dans l'occasion.Or, nous sentons que, sans l\u2019avoir mérité, nous sommes conduits à l\u2019écrasement.On abolit la langue française au Manitoba et au Nord-Ouest ct personne ne proteste.Pourtant, dans la pro vince de Québre, où nous sommes 863 pour cent fandis que les protestants ne sont que 134 pour cent, nous traitons libéralement la minorité, au point de lui donner 30 pour cent des subventions scolaires.On parle de fonder un grand peuple mais on n\u2019a jamais constitué une nation sur la haine et ln discorde et it y à dangor que notre population ne vienne à croire qu\u2019il n\u2019y à plus de protection pour elle.J'espère qu\u2019on ne mélera pas le nom des évè- ques dans ve débat.Je suis do ceux quicroient que moins le nom des évêques est mêlé aux Inttes politiques, mieux c'est.Mgr Taché a pris une direction, en cetto circonstance, et ce n\u2019est pas ce qu\u2019il a fait de mieux.Si nous devions faire porter à son prestige et à son autorité, la responsabilité des évènements,après les déceptions dont nous sommes victimes, il en souffrirait dans sa réfutation.Les évêques ne sont pus armés pour lutter, pour traiter avec les hommes au pouvoir.Mgr Taché aurait du être plus *défiant.On va nous dire que M.Lariviére est le représentant du Manitoba et que le Manitoba étant content nous devons être contents.Eh! bien, M.Larivière a été désavoné par Mar Taché dans une lettre publique.M.LARIVIÈRE\u2014 Quelle lettre ?M.Tarre\u2014M.Lariviére nie- t-il ?Cette lettre a été publiée dans le propre journal de ce monsieur.M.Lanivièe\u2014Je défie M.Tarte de prouver son assertion.Une lettre a été publiée relativement à des alfuives locales, mais elle n\u2019avait aucun rapport à la question actuelle.M.Tanre.\u2014J ui des lettres terribles de Mgr Taché contre M.Lorivière.Mais je ne puis pus les rendre publiques, M.Tarto dit que les évêques ne penvent pus approuver le gouvernement dans les circonstances acluelles parce qu'ils ne peuvent pas approuver la duperie.Il est done faux que M.La- rivière et ses amis suivent les évêques.L'on me dit que Mer Cleary a refusé de signer la requête demandant le désaveu de la loi des écoles du Manitoba, parce qu\u2019une fois engagé il irait jusqu\u2019au bout.M.LARIVIÈRE\u2014JTe suis informé qu'il a refusé de donner sa signature parce que la requête parlait de la langue française.M.'l'Atre\u2014Dans ce cas, Mer Cleary à tort de ne pas aimer la laugue de Bossuet, qui était bien son égal.Je demande quelle sera la conduite du gouvernement si lu Cour Suprême décide qu\u2019il a le droit d'intervenir.M.Tarte continue en disant que le paysan et l'artisan cana- dien-{rangais valent leurs confrères de n\u2019emporte quel pays.M.Tarte parlait depuis une heure et demie quand un incident a eu lieu.Les députés anglais commençaient à s'impatienter d'entendre toujours parler français et prêtaient peu d\u2019attention au discours de l'orateur.Lo colonel Amyot s\u2019est levé pour demander un pou d\u2019ordre ; il n'est pas justo, dit-il, de faire du bruit parce que l\u2019oruteur parle en français.M.Tarte remercie le député de Bellechasse de sa bienveillance ; cependant il ne croit pas qu\u2019on ait voulu manquer de courtoisic à son égard.Alors M.MeNeil se lève pour s\u2019écrier : M.l\u2019orateur, il est parfois difficile à des députés d\u2019écouter ce qu'ils ne comprennent pns.M.Tarte réplique qu\u2019il est dans son droit que ça soit dilli- cile on non pour certains députés de comprendre il est heureux d\u2019avoir parlé et de parler français.Si ln langue française no plait pas à tout le monde, il est nombre d'hommes des plus distingués qui la considèrent comme un trasor.T1 termine en disant qu\u2019une agitation va être faite pour obtenir justice pour la minorité et que s\u2019il le faut, on ira jusqu\u2019an pied du trône de la Reine, comme ont fait nos pères.A six heures la séance est levée.SÉANCE DU SOIR À 8 honres, l\u2019orateur reprend son siège.M.Tarto répète son diconrs en anglais.Puis il présente l\u2019amendement suivant : * Que cetté Chambre désire exprimer sa désapprobation de la conduite du gouvernement en traitant la question des écoles du Manitoba eten prétendant posséder des fonctions judiciaires incompatibles avec le devoir des aviseurs de la Couronne, laquelle prétention est étrangère à la loi et serait, si elle était admise, le renversement du principe de la responsabilité.\u201d \u2014\u2014 AP TRISTE DENOUEMENT Le vote qui vient d'être pris à la Chambre des Communes sur l\u2019afliu re des écoles du Manitoba termine bien misérablement un débat da cette gravité.Le dernier mot qui a été dit sur la question, avant de passer au vote,\u2014 c\u2019était un ministre, M.Daly qui parlait,\u2014a été celui cis + Je puis assurer la Chambre que la décision finale des aviseurs de Son Excellence aura l\u2019approbation de la majorite de la population de ce Dominion \u2019 Peut-on se moquer plus impitoya- b'ement de la minorité catholique ?Enfin, il faut en prendre son parti.Tl ne servirait à rien de s\u2019apitoyer.L'incident est décidément clos.Les catholiques du Manitoba peuvent en faire leur denil, et dire adieu à leurs écoles et même aux dédommagements quelconques qu\u2019ils espéraient.le gouvernement, avec le blanc-seing que vient de lui remettre une majorité de .J9 voix, pourra jouer à son aise avec la question des écoles, temporiser tant qu\u2019il voudia, au gré de son intérêt politique.Dans une circonstance analogue, on aurait vu les protestants unis comme un seul homme.Supposons pour un instant que la Législature de Québec nbolisse les écoles dissiclen- tes: tout ce qu\u2019il y a d\u2019Anglais au Parlement se coaliserait pour forcer la main au gouvernement fédéral, et nous ne leur en ferions pas reproche.Quand il s\u2019agit d'une question de liberté religieuse ou nationale, il n\u2019y a pas d'intérêts de parti qui tiennent.dun députation conservatrice cana- dienne-trançaise a perdu là une bonne occasion de s'affirmer.En la voyant de si bon compte, les fänati- ques qui rêvent l\u2019asservissement de notre race, et qui veulent faire du Canada un pays protestant et anglais ne se gêneront plus.Nous savons quelle est l\u2019excuse des capitulards : ils prétendent marcher à la suite de Mgr Taché, qui a lâché pied pour ne pas causer d\u2019embarras au gouvernement Thompson.Tout cela est bien triste à constater.Aussi ne nous sentons-nous pas le cœur d\u2019insister sur une affaire dans laquelle notre nationalité joue un si déplorable rôle \u2014Z' Z/lecteur.or 2 Nos abonnés des Etats-Unis voudront bien se rappeler que l'a bonnement & notre journal est payable d'avance, Dès la semaine prochaine nous cesserons l'envoi de LA TRIBUNE à ceux qui n\u2019'auront pas payô leur abonnement pour l\u2019année courante \u2014\u2014\u2014\u2014- 2» GP ETATS-UNIS \u2014 HOLYOKE Un jeune homme de vingt ans du nom de |.B.Desroches ci-devant de St Hyacinthe, par une de ses Voitures d'htnle à charbon pesant environ douze mille livres.I en sera quitte pour une couple de mois de repos.ll est au soin des Dr Mariif et Cox, TRENTON, N.J.Mgr O'Farrell a annoncé au vi- caire-général Fall que l\u2019abbé Treacy, de Bergen, et son trère le KR.P.Wm l\u2019.\u2018TPrency, de Swedeshoro, avaient êté excommuniés ut chassés de l\u2019église catholique pour désobéissance aux autorités supérieures.Monseigneur ajoute qu\u2019il va maintenant faire les démarches nécessaires pour installer le R.P.Leahy à la cure de Swedesboro, à laquelle il a été nommé récemment, mais dont l'abbé Treacy lui a refusé l'entrée.{ ville d\u2019Acton, dans le district VIVEZ SOIXANTE-DIX ANS! avec le remède pour les hommes du vieux Dr.GORDON Ier Mois 2n.e MOIS si AU DÉBUT Le seul remède au monde qui donnera leg résultats musiques suivants et qui ne manque jamais de les donner.Voici les maladics gué-\" ries parce remède: per- - tes de forces, débilité here Ame Mots veu-e, maluilies cnusées pur les abus, par surcroft de travail, par Pusage du tabac, de l\u2019'op\u2019um ou de stimulants, manque d'énergie, lencorrhée, maux-de-tête, et insomnie.Vous gagnez 10 à 20 lbs en trois mois.I\u2019rix 81, six paquets 83.Envoyé par la poste en recevant le montund, Ecrivez pour avoir des circulaires.QUEEN MEDECINE (0'Y C\u2019est le temps des Rhumes L'Abietine Est le meilleur remède connu pour le Riuume, la Toux, ln Brox- CHITE, LAsTHME, la CoquE- LUCHE, la GRIPPE.Rend aussi de grands services dans la ConsomrtioN ou la Pirristt en calmant la 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St-Lambert.4 7 23/5 40 Montréal .cee.1 7 30.6 00 ALLANT A RICHMOND.wn e 4 a 5 = 15 3 288 ZE EJÉ|=1E NAMEN A NPM Montréal wee |eoseee [T5003 55/6 45/1010 St-Lamberk.\u2026\u2026.[sevrse|uvcence[4 1517 10[1040 Beli] \u2026\u2026\u2026\u2026srelosco|B 08)4 477 55/1119 S-Hilaire.sors fvvere [8 200d 5017 50,1152 Ste-Madeleine .weaned O08 2.St-Hyacinthe.19 1715 20|8 43/1159 Ste-losilie .v [oerenrse]onenne iB Sannese Britannia Mills.ecco [enenneeld 3810 05].SL Liboire.ceccveeeifoonsef o +15 4910 19} 000eee Upton vesene 9 42 Acton Valowaae]ernn |) 55 5 499 29/1232 6 031100541250 Le train local! quitte Montréal le soir à 5.85 lirs.pour Saint Hyacinthe; il laisse Saint Ilyacinthe le malin pour Montréal à 7.17 heures.LE PACIFIQUE CANADIEN, _ Les trains laissent St-Hyacinthe tous les jours excepté le dimancho.8.10 A.M.Express de St Guillaume avec connections suivantes : A Farnham ; \u2014pour Boston et tous les points de la Nouvelle-Angleterre ; pour l\u2019oster, Sherbrooke, Mystic, Stanbridgr, Cowansvillo &e.Montréal\u2014A Montréal :\u2014pour Ottawa, Sault Ste-Marie, St-Poul, Minneapolis et lous les points des Etats de l'Ouest parla \u201c $.O.O.Line.\u201d 3.50 P.M.Train Mêlé de St-Guillau- me, faisont les connections suirantes :\u2014 À Farnham\u2014pour Newport, Manchester, Botton et Lous les points de la Novvelie.Angleterre.Sherbrooke, St-Jean N.B., Halifax, N.E., et tous les points deg Provinces Maritimes.Bedford, Stanbridge, ke.À Montréal :\u2014pour Québec, Ottawa, Port Arthur, Winnipeg, Vancouver et tous les points de la côte du Pacitique, pour To» ronto, Detroit, Chicago et tous les points des Etats de l'Ouest et du Sud.11.10 A, M, Train Passager de Stanbridge, pour St Guillaume et les Stations intermédiaires, 7.00 P.M.Trains passager de Stan.bridge pour St Guillaume et Stations in.termédiurres.Pour horaires (time tables), service des chars dortoirs ot autres informations, s'adresser à n'importe quel agent du Chemin de for du Pacillque Canadien, Bureau des Billets à St-Hyacinthe.A.PBRRAULT, Agent de la Station.Chemin de fer du Comté de DRUMMOND Entre St Hyacinthe et Nicolet.Pour Est.[Pour l\u2019Ousst St.Hyaclnthe,.| 5.45 P,M.{ 10.00 A.M, Ste.Rosalie.eves] 5.50 9.50 : Ste Hélène, .6.18 9.21 Duncan,.6.35 9.04 St Germain.,.] 6.47 8.52 Drumnondville.| 7.05 8.40 St Cyrille +.719 8.25 Carmel .7.28 8.16 Blake \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.7.33 8.10 Mitcholl\u2026\u2026u.7.38 8.05 St Léonard.7.56 7.49 Ste.Monique.| 8.14 7.31 Nicolet .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.| 8.30 7.15 Les trains marchent tous les jours, le limanche excepté, meta LA SEULE LIGNE DIRHOTH POUR LA FRANOD, Compagnie Centrale Transatlantique, ENTRE New.Yonk Er LE Havas.Les vopeurs de cetts Compagnie, qui ont d'une grande vitesse, partiront tous es samedis de New-York pour lo Havre de 1 jetée No.2 de la Nivière du Nord, au sed de la rue Morton, Les Billets seront vondus de St-Hyacinthe .u Hävre ou à Paris y compris chemins de \"r ou autrement, an gré des voyageurs.Pour informations ou Billets de passage \u2018u le transport das marchandises, S\u2019adresser à M.A.CONNELL, Rue Girouara, s(-Hyacinthe.] pe SRE es LA TEIBUNE.AUX ANNONCEURS PI Nous tenons ainformer nos clients que la clrculation de « LA TRIBUNE \u201d est plus considérable que celle d\u2019au- cunautre journal publié dans le district de St- Hyacinthe.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 6 mm Consécration de Monseigneur Maxtme Decelles Une fouie immense remplissait l'église Cathédrale, le 9 courant, pour assister À la consécration de notre nouvel évêque.L'église était décorée avec goût Les élèves du Séminaire occupaient le jubé de l'orgue et ont fourni le chant Les membres du Clergé venus pour la cérémonie étaient au nombre d'environ 500, parmi lesquels onze évêques.La cérémonie à commencé à neuf heures et demie et s\u2019est terminée à 1 heure.C'est Mgr l\u2019archevêque Fabre qui a donné l onction épiscopale au coadjuteur élu.NN.SS.Gravel ct Racine ont présenté le nouveau prélat au consé- crateur, Mgr Moreau assistait au trône, Dans le chœur on remarquant : Mer J.T.Duhamel, Ouawa; Mgr N.Z Lorrain, Pontiac; Mgr A A.Blais, Rimouski; Mgr Gabriel, Og- densburg ; Mgr Michaud, coadjuteur de Burlington, Vt., Rév.Dom Antoine, abbé de la Trappe de N.-L.du Lac, Mgr C.A.Marois, P.A.Vg.représentant de Son Eminence le cardinal Taschereau, Mgr B.Paquet, recteur de l\u2019Université Laval de Québec.M.le chanoine O'Donnell, curé de Saint-Denis, a fait une superbe allocution.Après le sacre, il y a eu grand banquet.Le diner, servi à l\u2019Hôtel-Dieu, sous la présidence de Mgr Fabre, réunissait Soo convives.armi les personnes présentes, on remarquait des délégations de toutes les communications de l\u2019archidiocèse des piêtres des Etats-Unis et du Cu- nada en grand nombre et des délé gations de diverses paroisses du diocèse de St Hyacinthe.Sorel étuit largement représenté.Outre un convoi spécial, venu de Sorel, il y en avait encore de Montréal, de Nicolet et de Farnham, Monseigneur Decelles a reçu de nombreux et riches cadeaux, tant de Saint-Hyacinthe que de l\u2019étranger.Sorel lui a donné une jolie bourse ; St Roca où il fut curé, lui a aussi donné un cadeau considérable; les sociétés «de bienfaisance de St Hyacinthe lui ont de même présenté de l'argent, et divers cadeaux en espèces lui sont venus d\u2019autres endroils.Le chapitre du diocèse lui a donné la crosse.L\u2019anneau pastoral, qui vient de chez Duquet à Quebec, a été donné par M.le chanoine O\u2019Donnell.La croix pectorale lui a été résentée par ses confrères de classe.| IM.Seguin et Lalime lui ont donné une paire de sandales violettes, artistiquement fabriquées.Mgr Decelles a reçu en outre Une multitude de riches cadeaux que nous ne pourrions détailler ici.Qu'il suffise de dire que rarement on a vu pareille abondance.+.di +0, Cadeaux offerts à Sa Grandeur Mgr Decelles Mgr de Druzipara a reçu un grand nombre de beaux et riches cadeaux à l\u2019occasion de son élévation à l\u2019épiscopat.Voici entre autres, ceux dont nous avons pu nous procurer la liste avec les noms des généreux donateurs : Mgr l'Archevêque de Montréal, une paire de souliers blancs pour les fonctions pontificales ; le Chapitre de la Cathédrale, crosse et bougeoir ; le Séminaire de St Hyacinthe, mître auriphrygiate et calotte ; Ie Petit Séminaire de Ste Marie, aménagement de salon; RR.PP.Dominicains, de St Hyacinthe, pontifical ; M.le Chanoine O'Donnell, un anneau épiscopal; confrères de classe de Mgr, croix pectorale avec chaîne; MM.Santenac, J.C.Bernardet J.C.Cormier, (anciens vicaires de Mer à St- Hyacinthe), une mître précieuse ; Révd.J.Noiseux, soutane violette ; Révd, F.Pratte, ceinture violette ; Prètres originaires de St Damase, un anneau épiscopal; Autres MM.du clergé de St Hyacinthe, bureau et chaise de bureau, missel, canon de la messe, porte-missel, aiguière et bassin, burettes avec plateau etc, etc; M.L.Guyon.curé de St Eustache (Montréalj, une bibliothèque ; Révd.N.Latraverse, une mantelette; Citoyens de Sorel, une bourse ; Dames et Demoiselles de Sorel, deux soutanes noires; Hôpital et Demoiselles de Sotel, nas et gants blancs; Couvent de la Congrégation de Sorel, aube, cingulon, rochet ct barretle; - Collège de Sorel, cachets épiscopaux ; Paroisse de St Roch, mître précieuse; Paroisse de St Damas», une bibliothèque; Hôtel-Dieu de St Hyacinthe, souliers et bas violets; Couvent de la Présentation, mante- lette; Monastère du Précieux Sang, peinture des armes de Mgr le Cond- jut- ur, dans un travail en cire ; Sœurs de Saint Joseph, tunicelles blanches ; Sœurs de la Providence, Montréal, barrette et culotte; Sœurs de la Miséricorde, Montréal.Vie de Léon XIIL par Mgr B.O'Reilly, et un encrier; Sœurs de Jésus-Marie Waterloo, U it paire de souliers rouges pour les fonctions pontificales ; Sœurs se Jésus-Marie, Belœil, une ceinture violetle ; Sociétés de bienfaisance de St Hyacinthe, une bourse; L\u2019hon.P.18.de Lalruère.Saint Hyacinthe, œuvres du Cardinal l\u2019ie; L\u2019hon.J- Bd.Guévremont, Sorel, un secrétaire ; Delle H.de St Ours, St Ours, rideaux de salon; M.et Mad.L.P.Morin, de St Hyacinthe, un buste de Léon XIII et une étagère; M.et Mad.J.O.Dion, St Hyacinthe, cérémonial des évéques et pontifical romain; Librairie Choquet, de St.Hyacinthe, portrait encadré de Mgr; Librairie Cadieux et Derome, Montréal, Vie de la Ste Vierge; M.Ernest Decelles, de Southbridge, Mass.lunettes montées en or; M.Eugène Lamarche, St Hyacinthe, un encrier ; MM.J.A.Decelles et J.E Campbell, de Farnham, un guéridon de boudoir; M.et Mad IF.Boulais, de Sorel, un crucifix, \u2014- A co Le diocese de St Hyacinthe Voici la circonscription du diocèse de St Hyacinthe : Hl comprend neuf comtés, savoir: Bagot, 10 paroisses; Brome, z paroisses; 3 autres appartiennent au diocese de Sherbrooke; Iberville, 7 paroisses; Missisquoi, 9 paroisses ; Richelieu, T0 paroisses; Rouville, 10 paroisses; St Hyacinthe, S paroisses; Shefford, 9 paroisses, z autres dans le diocése de Sherbrooke ; Verchères, 3 paroisses, 5 autres appartenant au diocèse de Montréal ; ce qui fait en tout 68 paroisses, La population catholique du dio- cése de 118,500 fimes.Il y a 179 prétres séculiers ct 18 réguliers; on compte 121 religieux et 660 reli- gleuses.Le diocese posséde 4 collèges commerciaux, 10 académies, 20 couvents, 6 écoles religieuses, 9 hôpitaux ou asileset 2 séminaires.Depuis la création de ce siège épiscopal, en 1952, cinq évêques s\u2019y sont succédés: Nos Seigneurs Jean Crarles Prince, du S juin 1852 au 5 mai 1860; Joseph LaRocque, du 3 septembre 1860 jusqu\u2019en 1865 ; décédé le 18 novembre 1887; Charles Larocque, du 20 mars 1866 jusqu\u2019au 15 juillet 1875; L.Z, Moreau, évê que actuel, nummé le 19 novembre 1575.sacré en 1876 e Mgr Maxime Decelles, nommé le 19 janvier dernier ct sacré le g mars courant.\u2014-0 Inangieration officielle de Vè- cole d'Industrie laitière Samedi dernier, l« ville de St Hyacinthe avait l\u2019honneur de recevoir plusieurs ministres et autres personnages distingues venus pour faire l'ouverture oflicielle de l'Icole d'Industrie laitière.A leur arrivée, L\u2019Hon.Taillon, premier ministre, L\u2019Hon, Beaubien, ministre de l'Agriculture, l'Eon.Nantel, ministre des \u2018Travaux Lu- blics, l\u2019Hon.Joly et autres invités furent conduits à l\u2019école dont ils ont fait l'inauguration, accompagnés du Président honoraire de l\u2019Ecole l\u2019Hon.M.de la Bruère et du Secrétaire, M.J.de L.T'aché.Une adresse de bienvenue fut lue aux honorables hôtes par un des élè ves de l'Ecole, L\u2019Hon.premier ministre répondit à l\u2019adresse et fut suivi par l\u2019Hon.M.Beaubien et l\u2019Hon.M.Joly.On sc ditigen ensuite vers 1'Hoétel Yamaska où un excellent diner avait été préparé.Les personnes dont les noms suivent y prirent part.L\u2019hon.M.de LaBruère, l\u2019hon, M.Tuillon, l\u2019hon.juge Tellier, F.Dupont, M.P., l\u2019hon.M.Beaubien, l\u2019hon, M.Nantel, l\u2019hon.M.Pelletier l\u2019hon.M.Joly, le Révd.M.Char- tier.M.G.C.Dessaulles, maire de la cité, M.Macdonaid, M.P.P., le Révd.M.Côté, M.R.E.Fontaine, maire de la paroisse, Dr Larocque, sergent d'armes, M.B.Beauchamp, M P.P, H.S.Foster, professeur, I.W.Robertson, P F, Payan, président de 1a chambre de commerce, Révd.M.Choquette, Dr P.Cartier, M.P.P., Timothée Brodeur, directeur S.I.L., M.Joseph Chenette, entrepreneur de l'école, M.J.C.Chapais, assistant commissaire, S.1 L, M.A.Chicoine, directeur S.I.L., M.J.L.Lemire, directeur S.T.L., M.J.D.Leclair, directeur de l'école, le vicomte de Bouthi:ler, M LE.Castel, secrétaire de la socièté, MS.Dufault, secrétaire du commissaire de l'agriculture.J.de L.Tache, A Coté, du Courrier, M.A.Bourgault, de /\u2019Union, A.Denis, de LA Tnt- BUNE.A deux heures, tous se rendirent À l\u2019Hôtel de Ville où une adresse fut lue aux ministres par l\u2019hon.M.de LaBruère, les remerciant pour l\u2019en- courazrement qu\u2019ils veulent bien donner à l\u2019industrie iaitière.L'Hon.premier répondit et parlèrent successivement les honorables Beaubien, Nantel.Pelletier, Joly, Dessaulles, et MM.Dupont, Révd.Coté, MeDonald, Cartier et Beau- champ.EN VILLE Arboriculture Samedi soir, I'Hon.Joly donnait a l\u2019école d'Industrie laitière une inté- ressant- conférence sur l'importance du reboisement de nos torêts.Apprenti-tailleur On a besoin immédiatement d\u2019un apprenti tailleur, conditions favera- bles.M.O.Davip & CrE, St Hyacinthe.Fate do SainteJoseph Dimanche dernier avait lieu la so- leunité de la fête de St Joseph à la Cathédrale et à Notre-Dame.Mgr Decelles a oflicié pontificalement à la messe et aux vêpres pour la première fois à la Cathédrale.Le R.P, Duchaussois fit le sermon à Notre- Dame et le Révd M.Leduc professeur de philosophie au séminaire de cette ville, à la Cathédrale.Farines Ayant acheté cinquante chars de farines avant la hausse, je suis en état d\u2019en fournir n\u2019importe quelle quantité à des prix qui défient la compétition.On ne doit pas ignorer que la hausse est considérable maintenant et se chiffre par 25 centins le baril.Avis aux commerçants.Josepu BropEUn.Club Nautique Les élections des membres de ce elub ont donné le résultat suivant : MM.Jules Laframboise, Prés.; Dr E.Ostiguy, 1er V.P.; A.Rushton, 2me V.P.; E.Gaudet, Trés.; G.H.Henshaw, Jr., Scc.; E.Fontaine, ass.Sec.Les membres du comité de direction sont: MM V.B.Sicotte, H.Pagnuelo, Dr L.V.Benoit, L.E.Lussier, G.Ledoux, Li.Ringuet, C Dessaulles.Articles de modes Mme Nap.Lungelier, modiste, ayant décidé d'abandonner le commerce, pour cause de mauvaise santé, vendia sans réserve et à n\u2019importe quel prix toutes ses marchandises : chapeaux garnis et non gainis, plumes, fleurs, tubaus, et ainsi qu'un lot de pelleteries qui seront sacrifiées.Que ceux qui ont quelque peu besoin de bonnes et belles marchandises de modes ns manquent pas cette occasion d\u2019épargner au moins 50 par cent en allant faire leurs achats chez Mme Nap.Langelier.On ne refuse pas d'argent.\u2018 On demande Deux compagnons tailleurs ayant plusieurs années d'expérience, Aussi 2 apprentis, Chez MATHIEU & Fréne.Marcha:d Tailleur.Club Laframbotse Les élections faites lundi après midi ont continué les mêmes officiers dans leurs charges respectives.Voici les noms des officiers du club : MM.J.O.Guertin, Prés.; O.Brodeur, Vice-Prés.; E.R.Blanchard, Trés.; et G.H.Henshaw, Secrétaire.Le comité de direction se compose de MM.J.B.Erousseau, Jos.Morin, Wm Lamothe, E.de Lottinville, H.Bertrand, C.Pagauelo et A.Charpentier.La date des premières courses a été fixée nux 13 et 14 juin prochain.Elles font suite immédiatement aux courses organisées pour Montréal par l'association dont fait partie notre Club ; en eflet les premières courses auront lieu & Montréal les 6, 7 et 8 juin.Noyade Un triste accident est arrivé mardi qui a plongé toute une famille dans le deuil.Un petit garçon, enfant de M.Adelphe Larivée, était à jouer au bord de l\u2019eau près du pont Centre avec de petits compagnons quard 1l flissa et tomba à l'eau.Le pauvre petit enfila sous la glace et le courant rapide À cet endroit l\u2019entraîna à une couple de cents pieds de l\u2019endroit où il était to:nbé, Il a été retiré au bout d\u2019un quart d'heure par deux personnes témoins de l'accident.Le docteur Frédéric Despars mandé auprès de In petite victime fit tous ses eflorts pour la ramener à la vie mais en vain, l'enfant élait bien mort.La douleur des parents est indescriptible; sila sympathie peut l'adoucir, la nôtre leur est acquise dans le terrible malheur qui les frappe.Un pari C'est encore curieux de voir l\u2019en- tètement de certaines gens.Samedi dernier, un individu qui se trouvait dans le magasin de Mal.Noreau et Sicotte, 2t et 23, rue Cascades et qui avait été témoin de plusieurs venles de meubles, faites dans la journée, oflrit de parier avec un de ses amis que les recettes de la journée se montaient à plus de $1,000.Il fut pris au mot, et M.Noreau fut appelé comme juge, Addition faite, les recettes se montaient à près de $1,200.Les bas prix auxquels MM.No- teau ct Sicotte vendent leurs meubles explique une recette aussi abon- danle en un seu! jour.Au Bazar Grandes réductions au Bazar.\u2014 Les marchandises seront vendues au prix du gros jusqu\u2019au mois de mai prochain, que chacun eu profite.Le département des cotons est au complet ayant été achetô avant la hausse nous vendons À la pièce de bonne valeur pour 4 5 cts.Le département des étofles à robes et des cachemirs noirs est certainement le plus beau choix qu'il y a ici en ville étant importé d'Europe directement pour lu maison, nous pouvons les vendre à des prix surprenants.Le département des tapis de laine et tapestry est aussi des mieux choisis, nous en vendons de beaux patrous 25, 30, 40 cts ce qui est zo °/, de réduction avec les prix ordinaires.Accourez donc tousau beau magasin du bazar, 128 rue Cascades.HENRI Sicorre.M.Eusèbe Morin fait toujours un appel aux marchands pour le département du gros, où il défie les prix du gros de Montréal, il importe directement d'Europe les étoftes a robes, les cachemirs noirs et les serges etil achète directement des manufactures toutes les cotonnades et une foule d\u2019autres marchandises canadiennes.La \u2018\u2018 Bibliothèque Française Sion veut se faire une idée de l'importance de cette publication et des services qu'elle peut rendre par la diffusion de la belle et saine littérature, on n\u2019a qu\u2019à parcourir la liste des volumes déjà parus, \u2018 Monsieur Barnes de New-York,\u201d «Mon Oncle et mon Curé,\u201d Vaillante,\u201d \u201cLa neuvaine de Collette,\u201d ** Audette,\u201d * Jean de Kerdren,\u201d sont autant de chefs-d'œuvre.Par la beauté du style, la pureté de la morale, l\u2019intérêt dramatique qui s\u2019y déroule, le jeu des passions qui sont étudiées sur le vif, ces livres charment également le lettré, la jeune fille, et celui qui ne cherche dans un livre qu\u2019un agréable délassement.Le dernier de la série: \u201c\u201c Jean de Kerdren ?\u2019 que nous venons de recevoir, est l\u2019œuvre maîtresse d\u2019un écrie vain dont l\u2019apparition récente par la scène littéraire à été accueillie avec un véritable enthousiasme par toute la France Nous voulons parler de JEANNE ScHULTZ dont on a pu apprécier les brillantes qualités dans * La neuvaine de Collette.\u201d Ce volume est en vente chez les libraires et dans les dépôts de journaux.On peut aussi se le procurer en envoyanl 15 ¢ cn timbres-poste aux éditeurs, No 25 rue St Gabriel, Montréal.mr DECES A Ware, Mass, le 23 février dernier, M.Alexis Bouvier, autrefois de St Barnabé, à l\u2019âge de 62 ans.CANADA TORONTO Lady Mowat, l\u2019épouse de Sir Oliver Mowat, premier ministre d\u2019Ontario, vient de mourir, Elle était malade depuis très longtemps.Lady Mowat était Arée de 6S ans.ELY Les habitants du canton d\u2019Ely sont à faire des démarches pour établir une compagnie d\u2019assurance mutuelle dans leur localité.Leur secrétaire- trésorier, M.le notaire leltier, est à la tête de l'entreprise.BEAUCE La banque Nationale a décidé d\u2019é- talslir une succursale à St François, Beauce.C\u2019est M, C.Boivin, le gérant de la succursale de St Hyacinthe qui dirigera cette nouvelle branche.WATERVILLE L\u2019hon.M.McIntosh est parti pour le Colorado oir I'envoient ses méde- cing, pour rétiblir sa santé; son épouse l\u2019accompagne.M.le s\u2019na- teur Landry le remplace comme commissaire de ls province pour l'exposition de Chicago.ROXTON FALLS Le village de Roxton Falls a perdu, il y a quelques jours, l\u2019un de ses plus respectables citoyens dans la personne de M, Patrick Kearney, décédé à l'âge de 723 ans.Le défunt était marchand à Roxton depuis 95 an.NICOLET Jeudi dernier, pendant que les ouvriers employés à la construction d\u2019un pont, à Nicolet, étaient à monter une grosse pièce de bois sur l\u2019un des pilliers, ce morceau de bois a glissé et a frappé sur :a poitrine M.Achille Simard, l\u2019ur de ceux qui se trouvaient au-dessous.Un prêtre mandé en toute hâte administra le blessé, qui expira une demi-heure après l'accident.Il était Agé d'environ 30 ans.Il laisse une femme et plusieurs enfants en bas-âge.C\u2019était ua ouvrier habile et universellement estimé.COATICOOK Notre révérend pasteur M.MeAu- ley nous a quitté mercredi dernier pour se rendre en Terre Sainte.\u2014La semainà dernière, le Dr Ba- chand et sa famille ont failli périr par le feu.Vers 4 heures du matin, Mme Bachan a été éveillée par une fumêe épaisse qui remplissait la maison.Elle a donné l'alarme et on a découvert que le fen était entre les planchers, dans la sciure de bois, dont le constructeur de la maison se servait pour remplir le vide.C\u2019est une matière dangereuse que le bran de scie ainsi employé.DRUMMONDVILLE Un citoyen de Drummondville, Aimé Demanche, Âgé de 25 ans, a été, samedi soir, victime d\u2019un grave accident, près de Ste Madeleine.Etant sorti du char de première classe pour entrer dns le char à fumer, il est tombé à bas du train en mettantle pied sur la plateforme, Deux passagers ayant êté témoin de cet accident, en ont averti le conducteur qui a arrêté le train.Les passagers, croyant que Demanche avait été tué instantanément, ont été tort surpris de le trouver assis près de la voie, examinant ses blessures.Lors de sa chute le train allait à une vie tesse de Lrente mitles à l'heure.De- manche aun bras fracturé à deux endroits et une blessure à la tête.Les médecins de l'hôpital déclarent que ses blessures ne sont pas mortelles, CONFLAGRATION Un incendie, le plus terrible qui ait éclaté à Boston depuis 1889, s\u2019est déclaré lundi, vers quatre heures de l'après-midi, et lorsqu\u2019il a pu être contrôlé, quelques heures après, il avait dévoré tout un-carré, réduit en cendres les snlendides nouvelles maisons construites sur le terrain même qui fut ravagé il y a trois ans, cau- sunt $4,500,000 de dommages, et donné lieu à des scènes de détresse indescriptibles et causé la mort d\u2019un grand nombre de personnes.Le détail des ruines comprend quarante maisons de commerce, un hôtel avec quelques résidences avec tout ce que contenaient ces différents édifices.Les pester sont estimées à $4,500.000 et les assurances s\u2019élèvent a environ $4,000,000. ee ae \u201c0 BUNE.cE en | FAR pilaolsèmier | QUESIE PAR DEUX BOUTEILLESe ô Caititokt, La, Juliteb 185% Denaly 13 aa Jo monffsnta d'un mal de Wy, pels el vintont, gira Jo poarsets Janae puatvole sn puede J'avais fals ange de D'enites retuéiles ans nue ré maîtet, Battu Jui actotd dr Posdque s Nes veux de l'êra Konlg A Dodtouxima digs Jy ues eit arenth sonigé, ct À La dut lès buutaille, j'à vis que facto ul pi cdrece Dyin, On, 4 janv, 1991, a femmna a pt 6 bonteliles do Toninun Bory uz dv Vera Bong fone ewavalsion, ctale; 1.801 + a's t goutis guéri Ju cro:4 quo votre md fecino à oitent Voirst désirs, Ja Lu recmmmando haut-ment À traite pers nei] rT vet eet Cy teri a patil AN pe o TTI ciel VOUS VOGUE CE 0 AN Calli Vas mie e ts pitisees 13 ciel Vous veu Gana cioalivnts Loavaus, CATRAIT D'USZ LETTRE da Rew, MeGowan, Cadyeilly, Tog Volts Je Vous revonnmande fare vei nic atolls du To uhyun Nervenx du Pas Koenle, eb que: on fuse uns selon | directions, Co remida a publ beau cuttz) d0 peussunes Cu Lx putruLade\u201d® gO - Vr Lies DapsrtactonriosJiatoélez f R ATl Sissi envoye gratalion 246 UN torutan tree, of bes ntl nics pauses pouvant nrisnl odtazle ¢) ramale sat na pare | : \u201clex ét4 prépars gar be de.Pasteur ents, de.vd o of dlyprit 178, 66 ob A tuc au meub prépard sutis 66 dirvethos pscin \"KOENIG MED CO., CHICAGO, ÎLL.A Vosdes p10 123 Dzomaistea a $l 1a Dintallla; Cpr ts.\u201cAn Canals, par Saosbens & Co., Lindon, Ont.; E LEaNALD, AMoutréal, Que ; Laltooun & Cte, Qué 80.\"J.A.CHICOINE ST-HELENE, Bagot, Manutacturier de PORTES, CHASSIS JALOUSIES ainsi que Meubles de toutes sortes.Embouvetage, l'ournage, Déconpa- ge, Moulures, l£te, Corcueils de toute grandeur.Tout ouvrage en bois exécuté sous le plus court délai et aux plus bas 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SOUS ous delebrus roWÂdes puur toutes los muludios, au rer BOITES D'ALARME 2.Station des Pow pes, rue Cascades, 3.Outawa Howl, coin Jes rues St-Antoine et M-Simun.4.Coin des rues Cascades ét St-Joseph.5.Com des rues Wiliam ot St-Puscal.6.Seminaire de St-liyacinthe, 7.Manufacture de Chaussures de Ls Cote & frère.8.Dépot du Chemin de fer Grani-Tronu .9.L\u2019Aqueduc de St-Hyacinthu.12.Loin des rues Bourdages et Nolre-La- me.18.Coin (es rues Girouard et Lésaulniert 14.Coin des rues Girouard et Despros, 15.Coin les rues Concorde et St-Louls 16 Tannerie «de Moseluy.17, Goîn des cues Concorde et St-Antoine Cour a Bois \u2014DU\u2014 COMTÉ DE DRUMMOND ST-HYAGINTHE (Tennain DU Graxv-Trono.) rresqu'au prix coutant : - Latles, Bardeaux, Déciin, \u2018Bois de sciaGe de toute sorte et Bors de CHARPENTE de toute dimension.LOEDRE 1 LAMEOURDES, ETO .BOIS DE CHAUFFAGE : \u2014BOIS FRANCO ET BOIS MOU.\u2014 \u2018Croûtes et LE MAGASIN DU En Gros et Bon MARCHÉ en Detail JOSEPH BRODEUR, Nos.23, 33 et 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