La Tribune : journal hebdomadaire, 17 juillet 1891, vendredi 17 juillet 1891
[" Vol, 4.St-Hvacinthe, Que, Vendredi 17 Juillet, 1891.4 FT yay i Lzeombléc Logislutive No,18 UN JOURNAL HEBDOMADAIRE A.DENIS, Directeur-Propriétaire.FEUILLETON KL EE CRRA os LADHEES NEUVIEME PARTIE L'ENLÈVEMENT DE LA COM'TESSE IH LA RELIGIEUSL [Suite] Ce serait elle qui écrivait à sa mère de venir la chercher.lle faisait des recommandations au sujet de ses enfants qu'il fallait Lien embrasser pour elle.À chacun des siens elle témoignait une vive tendresse, Elle envoyait une caresse à Miro.Elle remerciaut M.Étienne Denizotet sa mère de ce qu\u2019ils avaient fait pour ses chers petits.Pas une pliunte, pas un mot touchant le pissé.Georges ct Edouard se faisaient aimer à Saint-Amand ; ils étiient st gentils avec tout le monde * Et l\u2019on écoutait avec plaisir lenr joli babil.On était étonné de leur intelligence extraordinaire et de l'instruction sérieuse qu\u2019ils avaient déjà.\u2018Toutes les portes leur étaient ouvertes.et caux chez qui ils entraient étaient tout fiers et heureux, Mais les enfants ne sortuient jamais seuls ; toujours 1ls étaient accompagnés soit par leur grand\u2019mère, soil par Pierre Rouget ou par Etien- ne Denizot ou Mélie.ISL puis Miro était toujonrs avec eux, 1 les suivait partout et il était impossible d'embrasser les maitres sans donner aussi une caresse au chien, Georges et Edouard aimaient au- \u2018tant Mme Denizot que leur grand\u2019.mère et 115 étaient souvent chez lu mère d'Etienne.\u2014Je les adore, cos chéris, J'en suis folle ! disait Mme Denizal.Mou Dieu ! que serait-ce donc si mou fils s'était marié et in'edt dontié des petits-enfants ! Mélie aussi aimait lieaucoup les wignons, quand ils ne venaient pas, c'était elle qui courait les chercher, sachant qu\u2019elle fusait plaisir à sa maitresse : et il fallait voir comme elle était fière de porter Edouard dans ses bras.Du reste, les enfants n'étaient pas avec elle avares de leurs baisers, et la pauvre bossue se sentait si heureuse de cette alfec- tinn qu'elle se trouvait moins laide.Mais c'était Etienne surtout que les enfunts aintaient, ils l\u2019aimaient plus que leur grand\u2019père, plus que leur aienl Pierre Rouget.Pourquoi ?Mystère ! Pourtant le jeune homme ne faisait rien pour s\u2019emparer de leurs jeunes cœurs; il les embrassait qnand ils arrivaient chez lui et cé tail tout.Un jour Georges lui dit, devant Mme Pérard et le père Rouget : \u2014Je t'aime de tout mon cœur et je voudrais bien que tn sois mon papa.Etienne tressaillit Jans tout son être, devint tiès pâle et s'enfuit prèt a sanglotter.Le pere et la fille se regardèrent tristement.qui parait avoir Mme Pérarltrèsemue, léto 1rua ; la tête, Le vieillard se frappa la poitrine en s'écriant : \u2014 Mille tonnerres ! avons -nos été bètes ! Nous revenons à Ba:Nlombs.C'est le samedi; \u2018l'est trois heures de l'après-mali.Une voiture, une sore te de berline, attelée de deux chevaux vigoureux, s'arrète devant la tnuson des époux Gaspard.Le cocher descend du son ouvre la portière, et une religieuse, au mioins soixante Mis, Met pied Aitèrre.Un lourl \u201chapelet pend à son côté ; elle it sur la poitrine,attachés à un ruban qui entoure son ¢ou, Ne Croix en métal hlane émaillé de noir.\u2014Est-ce bien lei ?demanda-telle au cocher.\u2014Oui, ma sœur, révoud l'homme en s'inclinant respeciueusement.\u2014Mon livre de prières est dans la voilare, mon ami, ayez l'ubligeance de mie te donner.L'homme preud le mussel, laissé sur le siège, et le présente à la relie gieuse, qui le recoit en disant : \u2014 Merci.\u2014Ma temps ?\u2014de ne sais pas; mais Je ferai mon possible pour que vous n\u2019attendiez pas trop.\u2014C'est à cause de nes chevaux, mit sieur 5 mitis c'est bien, je les ferai manger et boire sans los dételer, La religieuse fit sur elle le signe de la rroix el s'avane t d'un pas lent vers Gaspard qui, trés surpris, avait ouvert st porte et se tenait sur la porte ; sou chapæau de soleil à la main.\u2014Mousieur, lui dit la religieuse de su voix douce, Vous êtes prohu- blement M.Gaspard.\u2014Vous ne vous trompez pas, ma sur, répoudit le bonhomme, c'est moi qui suis Craspard, François Cras- pard, pour vous servir.La boune religieuse eul un sourire gracieux el dit : \u2014Entrons dans votré maison, s'il vous plait, monsieur, ce que j'ai à vous dire ne devant être entendu de personne.Gaspard, de plus en plus étonné, se recula, et la religieuse entra, faisant un nouveau signe de croix.\u2014Ma sœur, veuillez vous asseoir, dit le vicillavd s\u2019empressant d\u2019avan- ver ln siège.\u2014Je vous remercie monsieur, Elle s\u2019assit et, après un lence, elle reprit : \u2014Je suis la mére Angélique,supérieure de la communauté St Joseph d\u2019Alpérine.Gaspard mont.\u2014Au nom de l'humanité, continua mère Angélique, je viens remplir ici une mission qui m'a êté ins- pirèe par l'amour du doux Jésus et iqui est agréable à Dieu le père et au Saint-Esprit.\u2014Ah ! fit le vieillard ouvrant de grands yeux, \u2014Monsieur, poursttivit la religieuse, je viens pleine de confiance trouver Mme la comtesse de de Ver- draine, dont le cœur compatis- saut sera profondément touché de ma démarche et des paroles du Seigneur que jui à lui faire entendre.Cette fois la surprise de Gaspard devenait dde lu stupélaction.\u2014Monsieur.repritla religieuse, les instants sont précienx ; Alpérine, vous le savez sms doute, est à huit lignes de Bellombe, et il faut que je sois rentrée à ma maison avant la singe, sœur, oserez-vous long.infiniment, court si s'inclinas respectueuse prévenir Mme la comtesse que Lumé- Angélique des damzs de Sant Jo- soph demande avoir un entretien l'avec elle et que «> qu\u2019elle a à lui «dire est tres Important, tres rave, | \u2014 Mme la coimtess: est au jardin, dit Gaspard tres ému eten se le- | vænt, je vais lui apnoncer votre visi \u201cte, tt sur, | \u2014Oui, monsieur, et ji mercie, | Le vieïlluel sortit et reparat au bout dun instant, suivi de Paule et i de sa femme.La comtesse avait la physionomie animée et de l'inquiétude dans le regard.Ou voyait qu'eile était sutts le coup d'une violente emotion.lle salua la ralixieuse.qui s\u2019étail | nuit ; veniliez done, je vous prie, + , | vois re- j levée, et lui dit d\u2019une Voix tremblante : \u2014Vous venez Mme trouver, ma sœur ; de quoi s'agit-il done,qu\u2019avez- vous à me dire, à m'apprendre ?Par qui m'êtug-vous envoyé ?-\u2014\u2014Mmne la comtesse, dit la mère Angelique, je répondrai à ces questions et à toutes celles qu\u2019il vous plaira de m'adresser ; mais pour des ritisons que vous Apprecièrez sans doute, je vous demande un entretien particulier, Paule regarda Gasparl et sa leny- me et Un doux sourire efflzura lèvres, \u2014Soit, tit seur, dit-alle, veuillez me suivre dans me © hanihre, La religiense suivit la cemtesse,el toutes deux s'étant assises : .Je ne vous cache pas,ma so-ur,dil Paule, que je ne suis pas seulement élonnée, mitis encore très inquiète ; je relève à peîne d'une cruelle maladie qui mis mes jours en danger, et je crois n'avoir jamais até aussi impressionnable ; vous me voyez pleine d'anxiété, j'ai des appréhensions, quelque chose me dit que vous venez m\u2019annoncerutr malheur.\u2014Hélas ! madame la comtesse, vous ne volls tropez pis, \u2014Mon Dien! mais qu'y atl ?Parlez, pariez ! \u2014Madame la comtesse, époux, M.le comte du est mourant.\u2014Mourant ! s\u2019écria Paule.=\u2014Hlélas ! oui, madame la comtesse, et s1 le médecin qui a élé appelé près de lui ne se trompe pas, il n\u2019a plus que quarante-huit heures A vivre.\u2014Oh ! c\u2019est affreux ! Mais comment savez-vous cela, ma sœur ?Oi est le come de Verdraine?Qui vous a appris que j'étais ici ?\u2014Je réponds d'abord & votre dernière question, madame la comtesse ; j'ai appris que vous étiez a Dellom- be, chez M.Gaspard, par M.le coum- te de Verdraine lui nième.ses votre Verdraine \u2014Vous l\u2019avez vu ?\u2014J\u2019ai passé hier soir une heure à son chevet.\u2014Mais il n\u2019est pas à Paris?\u20141I1 est à Alpérine, dans une chambre d'auberge, \u2014Mon Dieu, mais je ne comprends pas ! \u2014Veuillez m\u2019écouter, madame la comtesse, el vous comprendrez.\u2014dJe vons écoute, ma sœur, votis écoute.\u2014M.de Verdraine s\u2019est confessé à morelje crois qu'il ne m'a rien caché ; je sais quels sont ses torts envers vous et combien 1l est coupable ; mais le malheureux à des regrets, des remords, il se repent de vous avoir fait souffrir et du mal qu'il a causé.Dieu, notre Seigneur, madame lu comtesse, pardonne toujours au pêcheur qui recon- je (BUREAU : 114 rue Cascades\u2019) naît ses fautes et qui a le repentir sincère ah! madame la comtesse, VOUS Ne serez pas nroins miséricor- heuseque le Seigneur, et vous pardonnerez comme lui, \u2014Je pardone, je pardonne ! \u2014Cu eri est celui d'une belle âme.\u2014 Continuez, ma sœur, apprenez- moi comment M.de Verdraine se trouve à Alpérine.\u2014I à quitté Paris converti, niau- dissanties erreurs de son pussé, avant horreur de ses folies qu\u2019il appelle des crimes, Comment at-il su que vous aviez quitté les Bergé- res avee vos enfants, que des saltin- banques vous avaient trouvée ne dommant plus signe de vie et amenée à Dellombe chez M.et Mme Gas- pard pour v être soignée ?Ca, Mat dame la comtesse, je ignore, il ne me l\u2019a pas dit, jugeant sans doute que c'étaient là des détails inutiles.Eufin, il avait quitté l\u2019aris repentant avec l\u2019intention de se jeter à genoux et d'inplorer votre pardon.Le malheureux était bien près d\u2019arriver au but qui était l\u2019objet de sou Unique pensée, jorsque le mal dont il est atteint l'a subitement ar rèté.\u2014Mais quelleest done su malas die ?\u2014Une puimonie aiguë compliqué d'une maladie de foie et d'une décomposition rapide du sang, a dil le médecin.elas Til wy a rien a faire ; plus d'egpoir, M.de Verarai- ue est perdu! \u2014Mou Dieu ?dit Paule les mains jointes et les yeux levés vers le ciel.\u2014 M, le comte à fait appeler le bon curé d\u2019Alpérine, continua la religieuse, 1 à l'ait st confessicon générale et a reçu pieusement l'iabso- lution etles derniers sucrements.Sur la demande du médecin, j'ai envoyé une de nos sœurs de charité pour veiller at prier dans la chambre du mourant.Hier soir, je lui {is ma visite el je fus édiliée et émerveillée de sa pitié.J'avais l'âme navrée en l\u2019en- teudant parler de vous, et des enfants.Sa lemme, ses enfants, il les appelle sans cesse ; et il pousse des sémissements, des soupirs et il pleure.ltien de plus touchant, les cœurs les plus durs seraient atten- cris ; où le plaint ct on pleure avec lui.Après lut avoir adressé quelques paroles consolantes, j'allais me retirer lorsqu'il se souleva brusquement sur sou lit de douleur et rappela.\u2014J'ui nue grâce à vous demander, mit mere, me dit-il, mais je voudrais que nous fliss:ons seuls.\u2014dJe renvoyar la religieuse et la servante qui se trouvaient dans la chambre et nous Jrestiumes seuls, Il me priu de m'asseoir près de son lit, prit ma main qu\u2019il serra faiblement et me dit: \u2014Vous êtes bonne, vous pouvez me rendre un service, el vous ne me refuserez pas 5 d'milleurs,on ne doit rien refuser à un malheureux qui vit mourir.IL se recueillit un instant et me fit sa confession comme il l'avait faite le matin au vénérable curé d\u2019Alpéri- ne.Je l\u2019écoutai avec une émotion croissante et en versant des larmes.Il pleurait aussi, ce grand pécheur converti par la grâce de Dieu.\u2014Eh bien, monsieur le comte,que puis-je faire pour vous ?lui demandai je quand il ent cessé de parler.Il me répondit avec un accent de tristesse indéfinissable : \u2014Je ne voudrais pas mourir sans avoir revu la comtesse de Verdrai- ne, sans lut avoir demandé, au nom A.J.DORION, Rédacteur de Georges et d\u2019Idouard, de me pardonner.Oh! continua-t-il en se tordant les bras avec douleur, être si près d'elle et ne pouvoir me jeter * À ses pieds en lui criant : pardon ! Le malheureux se mit à sunglot- ter.de ne savais que dire pour calmer celte douleur, ce désespoir.\u2014le suis un - misérable, disaitil, un homme odieux, qui ne mérite aucune pilié; mais je connais la comtesse du Verdraine, elle est bon- tie, compatissante, si elle ju suis ici, prètä rendre Täme, el que je l\u2019appelle à grands cris, elle viendrait, oui, elle viendrait; j'aurais velte suprème et dernière joie de la revoir et l'entendre me dire: + dl'outilie et je pardonne! * AU! la revoir etentendre le pardon so:tir de sa bouche, c'estla grâce que je demande à Dieu avant de paraitre devant lui.Car je suis perdu ; je sens bien que jJ'approche de ma fn, que Je n\u2019ai plus guère à vivre.aule étaiten proie À une agitation facile à comprenttre ; elle écoutait haletante, le cœur horriblement serré.La mère Angélique continua : \u2014Le malheureux m\u2019anpril alors que vous étiez ici, madame lit com- lesse, à Bellombe, el les mains jointes, en pleurant, il me conjura, me supplia de me rendre auprès de vous et de faire tout ce qui dépendra de noi pour vous amener à son lit de mort.\u2014l'aîtes que je meure en paix avec moi-même ! s'écria-t-il ; que je meure reconcillié avec la lerre com- 1e je le suis avec le ciel! Que devais-je faire?Je demanda au Seigneur de m\u2019inspirer, de me conseiller, et j'entendis la voix d\u2019an ange qui me disait: \u201c 11 faut pratiquer la charilé, tu ne peux pas refuser à un mourant ce qu\u2019il te lemande, Je n\u2019avais plus à hésiter et je dis au malheureux, qui actendait anxieusement ma réponse : \u2014Monsieur le comte, j'accepte la mission que vous me conflez et je la rempliraï de mou mieux.Il Sempara de mes deux mains el les pressa en me remerciant avec elfusion.Ses veux s'étaient dilatés cet il avait comm: un rayonnement sur son front.Tout à coup son visage changeu d'expression et réfléta une indicible angoisse de l'âme.siuvail que \u2014Ah! malheureux que je suis, s\u2019écria-tsil d\u2019un ton douloureux, j'u- Llie que la comtesse de Verdraine est elle-même malade, que ses jours ont été en danger! Elle ne pourr: pas venir, elle ne viendra pas, la su- préme consolation que j'espérais ne me sera pas accordée, jé suis maudit, maudit ! H eut un accès de désespoir effrayant et j\u2019eus beaucoup de peine à le colmer.De grosses larmies roulment dans les yeux dela comtesse et elle pa- \u2018tissait fort troublée.Après un silence, reprit : \u2014Ce matin, à onze heures, madame la comtesse, je me suis mise en roule et me Voilà devant vous ; vous connaissez la mission toute de chari té dont je me suis chargée, j'attends la réponse.Panle appuya sa main sur son cœur qui baltait avec violence © resta un long instant pensive, la tête inclinée sur sa poitrine.Qu'allaitelle faire ou plutôt que - dovait-elle faire ?Si-ello eût a\u2018mé encove le comte, la religieuse LA TRIBUNE + \u2014_\u2014_ == eee de Verdraine, elle aurait scnti en elle des déchirements ; ce qu'oile éprouvait n\u2019était qu'un sentiment de commiséralion ; non, elle ne l'aimait plus ; mais il était son mari, il était lo père de ses enfants el, à ce double titre, elle lui devait encore quelque chose, au moins ces paroles de pardon qu'il attendait d'elle, Il allait mourir et il l\u2019appelait : pouvait-elle me pas répondre à cet appelsup:ème, Il avait des regrets, des remords, il avait le repentir ; pouvait-elle ne pas aller lui dire: je vous pardonne?Non, pour elle et ses enfants elle ne pouvait pas rester sourde à la prière du mourant, Son devoir était tout tracé, elle ne devait pas hésiter à l\u2019accomplir.Lille releva la tête el larmes.\u2014Ma sœur, dit-elle, je suis encore bien faible ; mais il s'agit d\u2019un grand devoir à accomplir et la force ne saurail me manquer.Vous êtes venue me chercher,je suis (prête à sortir avec vous La religieuse, qui avait sans doute \u2014\u2014 u tailleur de | | G lanures | \u2014\u2014 Un jeune montréalais du nom de ; John Austin s'est noyé accidentelle- | ment en se baïgnant, samedi, à Long ¢ Island, Etat de New-York.\"Les parents du défunt demeurent à * Chambly et sont bien contus à Mont-.| Le gouvernement austro-hongrois va faire construire un chemin de fer électrique entre Budapest et Vienne.> EH On vient de vendre à | pour la somme de 23.500 fr, un su- | perbe chien du Saint Bernard qui mesure près de go cent.de hauteur { * Londres, * | roo kilos.- 4 «Le dernier svnode anglican, tenu à - Toronto.a décidé par 32 voix coutre 3S que l\u2019enseiznement religieux de- | vait occuper une place plus lave : ! dans le programme des ecoles.| * * * Une nouvelle expédition arctique comumandee par M, Beaudoin, de la marine des Etats-Unis, vient de partir de Rockland, port de l'État du Maine ; elle se dirige d'abord vers les parages du cap Chudloigh.* - vé à Passy à la mémoire de Lafontaine, le grand fabuliste sera inauguré à le fin du présent mois, La statue du spirituel fahuliste s'élève à l'angle de l'avenue Inques et de [a rue du Ranelagh, Grève partout.mème chez le pape : Les sonneurs de cloche de la basi- tique de Saint-Pierre se sont mis en grève parce que cette année on leur a refusé les étrennes qui leur étaient distribuées à l'occasion de la fête du Saint-Père.aw Dans le rapport du Séminaire des Missions Etrangères de Paris, le total des résultats obtenus en 1S9n, dans ses 16 missions, à été comme suit: 32.333 baptêmes d'adultes; 356 conversions d'hérétiques, et 117.032 baptémes d'enfants de païens.\u2018 = Il va paraitre prochainement un ouvrage sur le prince Napoléon et l'Italie, écrit par le chevalier Vayra, archiviste de Turin.L'ouvrage est bourré de docum>nts, de lettres inédites du prince aux hommes politiques italiens.On croit que ce livre fera grand bruit en France et en Italie.* + On a arrété le 4 juillet à Milan te receveur municipal de Marseille, M.Baret, qui est prévenu d'escroquerie.On a trouvé en sa possession qu'ittre mille obligations qu\u2019il avait volées.* Le prix du prince de Galles, aux courses de Leicester, a été couru le y juillet et gagné par un cheval fran- gals.Révérend, appartenant à M.Edmond Blane.Ce Le steamer allemand Cleopatra, allant d\u2019Hambourg i Valparaiso, a touché sur un récif dans le détroit de Magellan, et il a fallu l'échouer pour l'empècher de couler, L'équipage et les passagers ont été sattvés, mas le navire est perdu.x x Le comte Michel Plater, un riche propriétaire polonais, à été assassiné et dévalisé dans un train express entre Varsovie ct Saint-Petersbourg.On n'a pas ærrété les assassins.+ > @ [es quatre commissaires électoraux de Jersey City, Harry Spears, Thomas Trotter, Joseph Buckridge ct Oscar Freiburg, convaineus, il y a déjà quelque temps, devant la cour d'assises du comté d'Hudson, d'avoir commis toutes sortes de fraudes lors des élections générales de 1589, ont été condamnés à dix-huit mois de prison chacun, Les condamnés ayant interjeté appel, leur caution a été fixée, en attendaut, a $3,500.| aux épaules et ne pèse pas moins de ae .4 À Le monument qui vient d'être êle- Singulier et terrible accident à l\u2019atterson New-Jersev .La fontaine à eau de sclt: d'un magasin de confiserie a fait explosion.et le propriétaire.James Moser, âgé de trente- quatre ans.it été tué sur le coup.Cet infortuné laisse Une veuve el ft.un ee.
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