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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 26 décembre 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1890-12-26, Collections de BAnQ.

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[" \u2019 AA Vol.3, St-Hvacinthe, Que, Vendredi 26 Decembre, 1890.No.36.JOURNAL HEBDOMADAIRE À.DENIS, Directeur-Propriétaire.(BUREAU : 114 rue Cascades\u2019) A.J.DORION, Rédacteur ) FEUILLETON.LE EAL des LARMES DEUXIEME PARTIE \u2014\u2014\u2014 er DEMANDE EN MARIAGE LA IV LE MARIAGE [Suite] .\u2014Tais-toi, Mélie, tais-toi ! prononça Etienne d\u2019une voix rauque.\u2014Je veux bien me taire, Monsieur Etienne, mais il faut me promettre quo vous ne pensercz plus à vous tuer.\u2014de ne peux pas promettre cela.\u2014Ah ! s'écria la pauvre fille, se remettant à pleurer, vous disiez vrai tout à l\u2019heure, vous devenez m\u201c- chant ! \u2014 C'est bien, assez, dit-il brusquement ct d\u2019un ton larouheyla: Bse-moi va-ben ! La servante, les yeux brillants, resta Un instant immobile, dardant sur son maître un regard qui expri- maiten même temps la crainte, la pilié et une tendresse infinie.Puis baissant la tète, elle se diri- gen lentement vers la porte qu\u2019elle ouvrit.\u2014Ah ! fit-clle.Elle revint près du jeune homme, lui puit la main, et sans prononcèr un mot, le força doucement à s'\u2018avancer devant là porte au bas de laquelle se trouvait l\u2019escalier droit descendant au rez-de-chaussée.La porte de l'escalier, s'\u2019ouvrant sur la grande salle, était également ouverte, et au milieu de la pièce, en pleine lumière, Mme Denizot était à genoux, les mains jointes, la tête inclinée, \u2014Regardez ! se.Etienne avait vu déjà.\u2014Elle pric pour vous, ajoula la servante.Oui, la mère priait, demandant à Dieu d'adoucir l'immense douleur de son fils.Le jeune homme devint lout tremblant : il poussa un long soupir, se recula et s'affaissa sur un siège en sanglottant.\u2014II ne se tuera pas! murmura Mélie.Et descendaut rapidement l\u2019escalier, elie alla s'agenouiller i côté de sa maitresse, dit Mélie à voix Las- x LUNE DE MIEL Le comte Maxime de Verdraine ct sa jeune femme étaient impaliem- ment altondus par les grands-parents aussi ne s'aarêtèrent-ils qu\u2019à Lyon, vingt-quatre heures seulement, le temps de se reposer.Enfin ils arrivèrent à Verdraine.Paule avait appréhendé quelque peu la première entrevue avec le marquis et ln baronne : mais Ceux- ci aimaient si passionnément leur petit fils qu\u2019ils firent à la comtesse un accueil affectueux et lei ouvrirent leurs bras.D'ailleurs tous deux convinrent que la jeune fomme était tont à fait charmante et qu\u2019on pou- vait oublier quelle n'était que la fille dun paysan.Evidemment, elle avait tout ce qu'il failait pour fier son mari pris delle, le rendre hettreax el mettre fin à ses a entures galantes.Ils n'avaient done rien à regretter, tout était Dion.Paule de son côté, se moutra auprès des deux vicillards, pleine de prévenances, gracieuse aimable, aimante, ciline, De sorte que, dès le lendemain, le marquis et la baronne ralfolaient déjà de leur petite belle - file.Eu l'honneur des jeunes épous, il y eut huit jours de fête au château.Les invités, choisis parmi les amis et connaissances du marquis et de la baront:e, venaient de Grenoble etdes châteaux et villas des environs.Lun jeune comtesse {iit l\u2019objet de toutes les admirations, les invités étaient émerveillés; Paule était adulée, on ne lui ménagenit ni les complimen:s, ni les félicitations.C\u2019était Un nouveau triomphe.Quelques-uns, cependant, s'étou- naient que le comte Maxime se fût mariéen dehors de la noblesse, qu\u2019il eut éporsé une bourgeoise.On ne savait pas exactement ce qu\u2019était la [amille de la jeune comtesse.Mais elle était si jolie,si gracieuse! La jeunesse eL la heauté ont plus d\u2019un privilège, celui entre autres, de faire passer sur bien des choses.Nous le savons, il y avait dans le regard de Paule son sourire ct l\u2019expression de sa physionomie, un charme séducteur qu'il était diffici le, si.on impossible de ne pas subir.Elle possédait l\u2019art de se faite aimer : elle faisait naître les sympathies par sa douceur, son irgénuité, son aménité, ct atlirait irrésistiblement vers elle.Maxime prenait sa part du succès de la comtesse et cm était heureux et fler.Son amour cl aussi son amour-propre et sa vanité n'avaient pas à demander plus.Quand aux granäs-parents, ils étaient enchantés, ravis, et tressaillaient de joie à l\u2019idéo que les familles de Verdraine et de Bressac ne s\u2019éteindraient pas.Après les jours de fêteet deux Jours à un repos nécessaire, le marquis et la bazsonne se préparèrent à rentrer à Grenoble où, chaque année ils passaient l\u2019hiver.Le comte et In comtcsse se mirent en route pour la Suisse.C'était le voyage de noces.Mais on était en octobre, la fin des beaux jours approchait.Ils visitèrent rapidement les principaux cantons de la République helvétique.Quinze jours après leur départ de Verdraine, ils étaient à Neuchâtel et rentraient en France par Pontarlier.Ils s'arrêtèrent à Dijon, sans songer peut-être qu'ils n\u2019élaient pas lon de Saint- Amand-les-Vignes, ll est vrai que de Lausanne In comtesse avait écrit À ses parents Jour ieur raconter son voyage, ses admirations, ses enchantements et Jeur parler de son bonheur, de ses joies.Cela devait sufli- re.Les deux époux, de plus en plus amoureux l'un de l\u2019autre, avaient hâte de se retrouverä Paris, la ville des merveilles, qu\u2019on a appelée le paradis des femmes, la ville qu\u2019il faut avoir vue, que l\u2019on doit connai- tre.Or, la comtesse ne connaissait encore Paris que de nom.Ils allaient s\u2019y installer aussi com- fortablement que possible, c\u2019est au Grand-Hotel ou à l\u2019Hotel-Conlinen- tal, cl y rester jusqu'à la fin de novembre.C'était convenue avec les grands-parents.Ce séjour de la ville de la mode, de l\u2019élégance, du luxe, de toutes les besles choses, était d'ailleurs néces- saite.Il fal'ait d'abord trouver à la comtesse Paule une femme de chambre experte, c'est-û-llire de pre- imn'\u2018er ordre ; ensuite elle devait com- plèter son trousseau, acheter des to:- let'es dignes de son rang et de sa beauté ct ces mille riens qui constituent l\u2019arsen«l de la toilette d'une élégante, Le comte ne voulait pas qu'à Grenoble la critique pût mordre sur son idole, L'argent ne manquait pas, le marquis avait fait ouvrir à son petit-fi's un créd.t chez un banquier, Lt puis In comtes:» Paule avait en poche 15.000fr.que son pèr: et sa mère lui avaient remis au moment de son départ de Sairnt Anand.Cette somme, relalivement considérable, moins mêlle francs qu\u2019on avait empruntés, était le fruit des économies réunies Au père, de la mère et du grand-père.On s'était saigné à blane pour donner cette dot a Paule.Elle avait pris l'argent sans se demander si ses parents n\u2019allaient pas se trouver dans une gène pénible.Assurément celte insou- «lance n\u2019éÉmanait pus d\u2019un mauvais eœur.Mais on l\u2019avait habituce des puis si longtemps à corsidérer comme choses insignifiantes-les sacrifl- crs qu\u2019on faisait pour elle ! Une autre raison avait encore déterminé Maxime à passer à Paris au moins un mois.Il s'était dit que si bien douée que fût la jeune Comtesse elle pouvait très bien en se trouvant si bien traneportée dans un milieu autre que le sien, commettre des naïvetés étranges qui produiraient un effet déplornole.Il voulait donu qu'avant dela présenter dans les sa'ons de Grenoble où elle aurait à affronter l-s regards des belles Grenobloises, elle se ful retrempée dans cette atmosphère de de plaisirs, d'élégances et d\u2019excentricités mondaines que l\u2019on respire à Paris et que l'on ne respire qu'à Paris.Le comte eut lieu d\u2019être satis\u2019ait, Il vit que la nouve:le comtesse, très intelligents, avce une grande facilité d'assimilation, montrait les meilleures dispositions à se façonner aux usages mondains, à devenir une élégante, une [emme du monde enfin à | peu près irréprochable.Sans doute, l'instruction laissait à désirer ; mais on trouverait le moyen de rémédier à cela.L'arrivé des deux époux à Grenoble fut ua événement.Dans le monde aristocratique de l'Isère en général et dans celui de Grenoble en particulier, le mariage du comte de Verdraine avait fait sansalion.I es quelques personnes qui avaient vu la jeune comlesse au château de Verdraine, avaient parlé d'elle avec enthonsiasme ; et l\u2019on était impatiant de connaître celle qui avait su s'emparer du cœur de Maxime, ce nouveau \u2018don Juan.Les invitaiions arrivèrent, nombreuses , tous les salons de la ville étaient ouverts à Ja comtesse Paule.Partout on lui fit- bon accueil.Bier qu\u2019on lui portätenvie et que sa radieuse beauté excita bien des ja- Jousies féminines, la première impression fut généralement excellen- Le comte donna des dîners, des fêtes.Ou les lui rendit.Partout chez elle comme chez les autres, la comtesse avnit sa cour d'admirateurs.Elle était la reine de la beauté.Cependant, comme elle était ignorante de bien des choses, bien qu'elle s\u2019obgervûl avec le plus grand soin, il lui échappait parfois des expressions de lerroir, des naïvetés bizarres qui faistient dresser les oreilles.Mais personne ne les relevait ; quelques femmes en prenateut note, Parmi les femines jeunes ot jolies qui faisaient parliculièrement fête à la comtesse Paule et son amitié, recherchaient nous devons citer en première ligno une belle mondaine qui, disait on,n\u2019aurait pas été fâchée, mème après ln mort tragique de Mme de Reybole, de troquer son titre de veuve contre celui de comtes- veuve s'appelleit Mme de Droguiès et elle ajoutait eur ses cartes : née Léona Elle était Piémon- Mariée à dix-huitans à M.de se de Vordraine.La belle de Bellamana.taise.Brogniës et veuve moins d\u2019un an après son mariage, elle n'avait pas encore vingt-deux ans.Mmme de Brogniès s'était fait le chaperor, l\u2019Egérie de la comtesse Paule, et bieutôt lcs\u2019deux jeunes fem mes furent inséparables.Au bout d\u2019un au d\u2019un bonheur que rien ne moenaçait d'altérer e qui semblait devoir durer tonjours, la comtesse mit au monde un fils.C'était une fille que Maxime aurait voulu avoir ; néaumoins il parut enchanté de sa paternité.Paule, depuis qu\u2019elle était à Grenoble, n'avait écrit qu\u2019une seule lettre à ses parents.Elle avait 616 si occupée, elle avait eu tant à faire !.Les bals, les soirées et autres réunions mondaines prennent à une Jeune femme tout son temps.Les époux Pérard et le graud-père Rouget eurent, après six mois C\u2019attente, des nouvelles du comte ct de la comtesse, en recevant uni billet de faire part imprimé, ainsi conçu: \u201cLe comte et la comtesse de Vcr- draine ont l'honneur de vous faire part de la naissance de leur fils Georges Stanislas vicomte de Verdraine.,, Au bas, écrit des mains de Maxime, Ces mots : \u201cLa mère et \"enfant se portent très bien.\u201d Toutefois quand elle fut rétablie, P Paule écrivit à ses parents une lettre bien aftectueuse , mais elle ne leur promelta\u2018t point de les aller voir, comme il lui en témoignait le vif désir dans toules leurs lettres.Maxime se refusait absolument à conduire sa femme à Saint-À mand- les-Vignes.cL n\u2019admeltait point qu'elle pit voyager seule avec sa femme de chambre.Un un après la naissance du petit Georges, la comtesse eut une fille.Celte fois le comte fub transporté de joie.Le marquis et la baronne parlageaient l\u2019alégresse de leur pelit fils.Maintenant ils n'avaient plus rien à désirer ; ils étaient vieux, très vieux, ils pouvaient mourir.Ce fut le marquis qui s\u2019en alla le premier, trois mois après la naissance de la petile fille qni avait reçu les prénoms de Rejane-Isabelle.Le vieillard laissait à son pelt-fils avec le titre du marquis, un demi- million en valeur mobilières et des immeubles pouvant être évalués à 300.000 francs, Maxime augmerta immédiatement son train de maison.Il était marquis, maison continua & I'appeler comte de Verdraine, L\u2019année suivante la comlesse eut un second fils.Mais comme si tou- to naissance devait être suivie d'une mort.l\u2019excellente baronne de Bres- sac mourul à son tour quelque lemps après, laissant à Maxime une nou- vello fortune de quatre cents mille francs.Le comte était pins ane millionnaire, et à Saint-Amand lepère et la mère Pérard fravaillaient-comme.par le passé, ce qui faisait dire aux gens du pays, non sans raison = \u201cCe n'est pas ta peine qu\u2019ilsarent un gendre riche et que leur fille soit comtesse !\u201d Sans doute le comte était riche ; mais pour tenir son rang ou plutôt pour briller, éb'ouir, il dépensait énormément ; l'argent fondait pour ainsi dire dans scs mains, et les domestiques, [es factures et mémoires des fourmsseurs n'étaient pas toujours exactement payés, Il y avait longtemps que la comtesse avait dépensé les quinze mille francs de sa dot, el comme elle n\u2019avait pas pris l'habitude de s'occuper des dépenses de sa maison et qu\u2019elle: ne demandait jamais d'argent à son: mari, elle n\u2019avait plus sa pelite: bourse comme quand elle était jeune fille.Dans ces condilions, elle ne pouvait guère améliorer le sort de ses parents, leur procurer un peu plus de bien-être.Il cst vrai que le pè- reet la mére ne se plaignaient jamais et ne demandaient rien.lls avaient leur fierté.Si seulement leur fille était venue les voir, ils eussent élé contents.\u2019 La mort du marquis ct celle de In.baronue avaient suspendu la vie do- plaisirs du comte et de la comtesse, toujours épris l\u2019un de l'autre et toujours heureux.La comtesse Paule profila de sa retraile forcée pour travailler à compléter autant que possible son ans- truction.Tout en s\u2019occupant de ses enfants, comme elle devait, le lemps ne Ini manquait point.Elle cut un maitre de francais, un professeur de Musique et un professeur de dessis;, de plus elle lisait beaucoup.Comme ellb avait de la volonté un ardent désir de savoir, et qu\u2019elle comprenail facilement, elle apprenait bien ct vite, Elle profita aussi de ses heures de loisirs pour écrire un peu plus souvent a son père ct à sa mère qui Pqasaient à ellesans cesse.Elle put même leur envoyer quelques petites choses.C\u2019étaient des objets de mince valeur : mais cela venait de leur de leur fille, c'était superbe.Pérard et sa femme pleuraient de joie.| Dans Loutes ses lettres à ses parents la comtesse disnit : \u2018Je me porte à merveille, je suis ou ne peut plus heureuse, je vous embrasse de toul mon cœur.\u201d Du moment que leur chère fille étnit heureuse, le père et la mère l\u2019élaient sussi.De fait, la vie, pour la comtesse; s'écoulast pleine dè charmes et sem- blail lui réserver des félicités infinies.Elle se Croyait au-dessus des déceptions, à l\u2019abri des coups de l\u2019adversité.Elle ve pressentait pas que sa tranquilité, son bonheur pussent lui êtreenlevés.Et cependant, le malheur la menagçait, allait la frapper = elle devait combattre la souffrance.Quelques jouss avant son mariage, elle avait dit à Mélie la bossue : \u2014I1 faut que ma destinée s\u2019accomplisse.Sa destinée allait s'accomplir.XI NOUVELLE LUNE La belle Paule était mariée depuis quatre ans et demi.La lune \u201cde.miel du comte ot de'la comtesse de Verdraine avait duré tout ce temps sans qu'un nuage l'eût \u2018voilée.Bien des jeunes femmes ne i\u2019ont pas dus- si Jongue ; mais en revenche pour quelques-unes, les fâvorisées, elle \u201cdire teujours. A > .était resté le mêmo homme.\u201c d'éducation.Mais > vous en mes accès dace\u2019 les Pa ee, = BY \u2019 LA TRIBUNE MCE ES) Paule n'avait pas encore \u2018vingt- dé ans, et eil 6 est toujours belle, \u201cplus belle encore peut-être qu\u2019avant \u2018son mariage, comme si Ja matermilé avait ajouté une auréole À sa beauté.M.de Verdraine ne paraissait pas 8e.repentir d\u2019avoir, donné son nom à 18\u2019 petite paysanne de Saint-Amand- les-Vignes.Il était toujours galant, courtois avec sa jeune femme et étonnait ses amis par la régularité de sa conduite et sa fidélilé conjugale.\u2018Cependant, pour la comtesse, un changement s'était presque subitement opéré dansl'humeur de son mari, Quoique prévenant, elle sen- ait.qu\u2019iléteit moins affectueux.Maxime était toujours le gentilhomme bien élevé, correct dans toutes ses allures, mais ce n\u2019élait pius l\u2019homme amoureux de sa femme.Oh! il ne méconnaissait pas les qualités de la comtesse ; mais il voyait (rop, maintenant, s°s défauts et Ce qui manquait à son instruction, à son éducation.Il la trouvait toujours belle ; mais le mariage ne l'avait point corrigé, comme l'avaient cru le marquis ct la baronne, il Nature:inconstante, aimant le changement,facile à tous les entraînements sa passion pour sa femme s\u2019était éteinte peu à peu, il en avait assez, il ne l\u2019aimait plus.Les devoirs qui s'imposaient à lui pouvaient, devaient le retenir près de la mère de ses enfants ; mais parlez donc de devoirs à un homme qui n'a jamais su obéir qu\u2019à ses sens ! Paule sentait bien que son mari lm échappait, qu'il l'aimaitmoins, ellene voulut pas croire encore qu\u2019il eût cessé de l'aimer, et elle se demandait quelle pouvait être la cause de ce changement.Regrettail-il donc, maintenant qu\u2019elle élait mère, d\u2019avoir épousé une paysanne.Rougissait-il de l\u2019obscure origine de sa femme ?Lui fuisait-il un crime de n'avoir pas cotto éducation et cette instruction que l\u2019on donne aux jeunes filles riches destinées À jouer un rôle dans la vie moudaine ?.Mais s elle était née dans un village et de parents pauvres, n\u2019étail- elle pas une femme comme une autre, ayant sa flerté, ses senliments el ses droits de mère et d\u2019épouse ?Oui, sans doute, Mais dans le changement de sou mari, dont elle recherchait lea causes, il y avait un peu de ce qu'elle supposait.En effet plus d'une fois, M.de Verdraine avail été froissé dans son amour propre par deslsourires ironiques qui avaient souligné certaines paroles échappées fsa femme: il'avait également surpris des chu chotements et des observations ma lignes qui l'avaient fait Lour à tour rougir et pâlir.\u201cAussi quand un jour sa femmo loi dil: \u2014Maxime vous n'êtes plus le même avec moi.Qu'avez-vous?Que vous ai-je fait ?\u2014Ma chère Paule, lui répondit il ne parlez donc,dans les réunions où vous vous trouvez, que des choses qe vous connaissez, Certaines naïvetés qui vous échappent font tellement ressortir votre ignorance qu\u2019elle est remarquée de touset qu\u2019on en rit.Certes, jo n'ai \u2018pas le droit dë'vous en vouloir de ce qui est chez vousun manque d'instruction ct souvenez-vous \u2018u'il y a des prétentions qui ren- détitgridicule.En attendant que vous ayez appris, sachez vous taire, Enfin, si'Vôüs m'en croyoz vous irez moins dans le monde et vous serez plus entièrement À vos enfants.La jeune femme élait devenue très rouge.Mais, répliqua-t-elle, À la fois \u2018biksase ot surprise, si je suis allée dans le monde, c\u2019est qu\u2019il vous plai- \u201csait de m'y conduire, et Ce n\u2019est point moi qui: vous ai contraint à donner des fêtes.Je sais bien que je suis une ignorante ; cependan \u201c \u201cj'etais.telle que je suis quand je suis \u2018arrivée loi, - -alors .que vous vous montriez fler ot\u2019 \u201cheüreur de ce: que n'ayant que le désir \u2018de vous être agréable, puisque vous croyez que je dois cesser de voir le monde, je resterai près de mes enfants.\u2014Et voûs avez raison, ma chère, une mère se doit à ses enfants.\u2014Maxime, je vous aime el j'aime ces chera petits êtres à qui j'ai doc- né¢ la vie.Eh bien, ovi, n\u2019allons plus daus le mone, srestons chez nous.Ah ! pourvu que nous sayons ensemble.\u2014Nous serons ensemble antant que cela sera possible ; mais vous devez comprendre que je n\u2019a\u2019 pas les mêmes devoirs que vous à remplir, et qu\u2019il m'est possibls de cesser de voir mes amis, \u2014Alors, vous irez dans le mon.le., seul ?\u2014Je ne peux pas disparaitre dirait-on ?\u2014Et vous sortirez sauvent ?\u2014Ti faut répondre aux invitations.La jeune femme regarda fixement fon mari.\u2014Ah ! Maxime, dit elle tristement comme vous êtes changé ! Elle poussa un soupir et deux grosses larmes tumbèrent sur ses jores.* \u2014Allons, bon, fit le conte avec un mouveinent d\u2019impatience dont il ne fut pas maitre, des pleurs maintenant !.Je vous ass.ive, Paule qu: les airs de victime ne vont pas à votre charmant visage.Et comme elle pleurait tout à fait Maxime s\u2019empressa d'ajouler en l\u2019embrassant : \u2014Veux-tu bien fiuir, a-t-on jamais vu.Est-ce que d'aussi beaux yeux doivent verser des larmes?Allons, allonge, tu sais bien que je t'aime toujours.\u2014Oui ! oui, n'est ce pas ?\u2014Cumme tu es enfant, Paule ! Un instant après il se disposa à sortir.\u2014Tu sors ?fit-elle.» \u2014Oui.\u2014J'espérais que lu ne me quilte- ris ce soir.\u2014Je suis attendu.\u2014Où cela ?\u2014Au cercle.Elle resta silencieuse.Maxime lui mit un baiser sur le front et lui dit d\u2019un ton dégagé et ccrame s\u2019il se fut agi de la chose la plus simple : \u2014Il ne faut pas m'attendre pour dîner ; je dîne au cercle.Paule ne fit aucune observation et Maxime sortit en fredonnant un air de café concert.C'était la première fois que depuis son mariage le comte ne dinait pas avec sa femme.C'était aussile premier nuage qn: s\u2019élevait entre cux.La comtes:e souffrait et ne se plaignait pas ; elle sc disait que son mari ne pouvait pas vivre unique- mant{pour elle et qu\u2019il se devait aus- s1 à ce monde cxigeant auquel il appartenait.D'ailleurs elle avait toujours pleine confiance en lui, et si quelques doutes lui étaiont venus sur la solidité de la tendressce de ; que ma chère | l'époux, elle ed été rassurée par la tendresse du pèrs.Maxime, en effet, mmait beaucoup ses enfants, mais plus encore sa fille que les deux autres ; la fillette, lou- te charmante et jolie comme un ange, était pour lui une véritable idole, pour elle il aurait tout donné, tout sacrifié.Quand il avait dit :\u2018* Mon Isabelle,\u201d il avait tout dit.Et cependant la mignonne ¢réatu- re avait été la Cause indirecte el innoconte da la plus profonde blessure faite A l\u2019amour-propradu comte.C'était au mois d\u2019août.On était à Verdrainc où le comte et la comtes» se passaient chaque année, ln belle saison.lls avaient reçu à déjeuner quelques personnes parmi lesquelles se trouvaient Mme de Brogniès, la belle veuve piémontaise.Le comte montrant à ses invités, sa fille, qui jouaitet s'abaltail sur une pelouse avec Miro, un beau chien de garde, s\u2019écria, dans un élan d'orgueil.paternol : \u2014N'esi-ce pas qu'elle est adorable men Isabelle ?\u2014Oui, adorable ile\u2019 y à que son \u2018nom ie je \u2018dime\u2019 pas \u2014Vous n\u2019aimez pas le nom d'Isabelle?fit Paule avec étonnement.\u2014-Non.C'est un nom démadé, On ne l\u2019apnelle plus Isabelle.C'était du temps de M.le chevalier de Flo- rian ou aux b:aux jours de ¢ la comédie italienne.La comtesse qui n'avait jumais lu Florian et qui connaissait encore moins le répertoire de la comédie jlalieyne; ne trouva rien à répondre.M xime crut devoir venir au secours de sa femme.\u2014Si vous avicz une fllle, madaine quel nom Jui auriez-vous donné ! demanda t-il.\u2014Oh ! un nom tout simple, comme Louison, Jcannette, Fanchette ou Fanchon, S'adressaut à ln Co:u.t:se, ajouta : \u2014 Est de que cà nom ae vous plait pas, ma chère amie ?\u2014Mnis.balbutia In jeune mère, \u2014Oh ! Fanchon : fit Mme d'Arbu- busse, grande amie de la piémontaise, milis c\u2019est un nom de gardeuse de dindon ?\u2014Permettez, psrmettez, c'est un Nom célèbre, au contraire ; nous avons eu Fanchon la vielleuse qui, en son temps.fait courir tout Paris?Votre avis, monsieur de Verdraine ! \u2014NMoi, madame, répondit le comte, j\u2019oslimie que n'importe quel nom vo bien à une jolie femme.\u2014Excepté les noms ridicules, dit Mme d\u2019Arbusse.\u2014D'ailleurs, repris la veuve, tou jours sur un ton aimable el enjoué, on peut joindre u e épithète à tel ou tilnom.Nous avons eu Bertheaux- Grands-p.eds, une reine, s\u2019il vous plaît, pourquoi n\u2018uurait-on pas Fan- chou-aux-Petites Mains, ce qui s\u2019appliquerait justement à votre gentille filielte, chère comtesse, \u2014Mais regardez là done, dit Mme d'Arbuse, montrant l\u2019enfant qui marchait avec une sorte de digmté comique, se tenant droite et raide, faisant des mnnières, regardez;!à Est-ce assez drole !.En vérité c'est une princesse en miniature.\u2014Oui, vraiment vue petile princesse.Eh hien, croyez vous, car je tiens à mon idée, croyez-vous qu'il seralt ridicule d'appeler c:tts chère mignonne Fanchon la princesse?Cela ne l'empécherait pas de se marier au contraire.La comtesse pâlite et le comt sur- santa.Mme de Brogniès et son amie échangèrent un regard rapide, puis cette dernière se leva pour aller embrasser la petite Isabelle.Maxime et Paule se' demandaient si ce qui venait d'être dit, si cette théorie sur les noms devait être attribuée au hasard, ou si, plutôt, toul cela n\u2019avail pas élé comploté entre les deux femmes, qui s'étaient donné la réplique comme obéisennt à un mot d\u2019ordre.Cette dernière hypothèse était la seule admissible.Mais alors Mme de Brogniès et Mme d'Arbusse avaient fouillé dans le passé de jeune fille de la comtesse en faisant prendre des renseigne- mets au village même de Saint- Amand-les-Vignes.Quand le comte se trouva seul avec sa femme, il lui dit : \u2014Paule, Mme de Brogniès ne me plait pas.\u2014DMon ami, elle me déplait également.\u2014Ah !.Maisje vous croyais très amies.\u2014C'estelle qui ma en quelque sorte imposé son amitié.Non, je n'ai jamais aimé cette femme, ule coquette qui voudrait voir tous les hommes à ses pieds, vous le premier.Le comte sourit.\u2014Pour moi, vu homme marié, dlt-il, elle n\u2019est pas redontable.\u2014Oui, je n\u2019ai pas peur d\u2019elle.\u2014Et vous avez raison.Eh bien ! ma chère amie, si vous voulez me faire plaisir, vous n'irez plus chez Mme de Brogniès et vous cesscrez de la recevoir.\u2014Je vous le promets, Maxime, et Ce ne sera pas un sacrifice.Au mois de septembre on quitla le château pour revenir à Grenoble.La comteste ne fit aucune visite à Mme de Brogniès ; éelle-ci conpr:t elle ce que cela signifiait et la rupture se fit ainsi sans choc, sans éclat, Du reste, ce fut peu de temps après que la comtesse Paule cessa presque complètement -d\u2019aller dans le monde.Ou s\u2019étonna, Et comme on continuait à voir le comte toujours serl on se demanda : \u2014Qu\u2019est-re que cela veut dire ?On Ne comprenant pas.Nous savons ce qui s'était passé entre le mari ol la femme.L'horizon s\u2019¢tait ré- llement et subitement assombri.ll n\u2019y avaitentore rien de bien grave, ct cependant Pauie sentait {jte quelque chose la menaçait, que son bonheur était prêt de lui échapper.Eile redoubla de tendresse pour son mari, l'accabla de petits soins, de préveyances, de démonstrations amoureuses et, se'on la loi de natu; ve, le fatigua, Il n\u2019en fit rien voir d'abord , mais un jour qu\u2019elle le tutoyait el l\u2019embrassait dans un petit coin, comme aux jours heureux de leur lune de miel, il lui dit assez sèchement : \u2014Lh ! ma chère, à quoi pensez- vous donc ?On ne croiraitpas, vraiment, que vous êtes mère de trois enfants.\u2014Monsieur le comte, répoudit- elle, la poitrine onpressée et le cœur gros, vous èêles devenu bien dur pour moi.Elle le quitta brusquement pour aller pleurer dans sa chambre.Elle pleura longuement ce jour- là et d\u2019autres jours encore.Elle n'en était pas encore à regretter son mariage et son amour; mais elle avait déjà de l'amertume au cœur des pensées sombres el faisait de douloureuses réflexions.Elle com- mençaitä voir que son avenir n\u2019était plus couleur de rose.L'hiver s'écoula et le mois de mai arrivé on quitta la ville pour le chà- leau.* La comtesse éprouva une sorte de joie en se retrouvant à Verdraine.Sans doute,elle allait se trouver bien souvent seule avec ses enfants ; mais l\u2019isolement ne l\u2019effrayail point, au contraire, mainlenant elle aimait la solitude, elle en arait besoin.Et puis ce vieux chilean, ces jardins, ce pare, ces ombrages, ces massifs toul- fus, ces belles pelouses vertes couvertes de fleurs étaient pleius de délicieux souvenirs.C\u2019était là que Maxime l\u2019avait tant aimée c\u2019était là qu'elle avait eté la plus Leureuse des femmes.TROISIÈME PARTIE LE DRAME CONJUGAL LE VIVIER Le château, construit au milieu dun site des plus pittoresques, ayant des vues des plus ad_nirables, élait une très belle et très agréable residence d'été.On vantait son pare où se trouvaient, disait-on, les plus beaux a: bres de l'Isère.Ou parlait aussi du grand Vivier de Verdraine où Il y avait une merveilleuse abondance de poissons.Ce petit lac, qu'une source voisine alimentait et qui avait à certains endroits, plns de trois mètres de profondeur, se trouvait à cinquante mètres du chateau, el il était bordé d\u2019un côté par des roscaux, de très hautes herbes ot des massifs d'arbustes divers, très épais.qui s\u2019étendaient jusqu\u2019à la lisière du parc.On permettait jamais au enfants de jouer de ce côté, bien qu\u2019ils fussent, d'ailleurs, constamment surveillés.\u2014On ne saurait être trop prudent, disait le com!e,un malheur est si vite arrivé ! Mais Georges et Isabelle aimaient beaucoup à voir les poissons qui se promenaient par centaines à la surface de l\u2019eau, au soleil, et ils deman- duient souvent à être conduits au bord du vivier afin de jeter des mor- ceauX de paig aux poissons, ce qui les amusait énormément, La populat'on de la pièce d'eau étaitnssez familière , les poissons connaissaient les enfants, qui leur donnalent à manger, et dès qu\u2019ils les voyaient raraitre, ils arrivaient por bandes sur la rive, Aussitôt commençaient la distribution des petits morceaux de pain sur lesquels se précipitaient ies aifa- més, se les disputant dans un pêle.mêle, une bousculade indescriptible.Alors du côté des enfants, c'était des exclamalions, des cris joyeux, des battements de mains, des rires, Et cela durait dnrait jusqu\u2019à ce que le dernier morcan de pain qeté eût disparü, enlevé par le poisson le plus fort on le plus adroil.Un: jour M.de Verdraine était parli immédiatencent aprés le déjen- ner pour Grenoble où, avait-il dit uve affaire importante Pappelait ; Paule, triste et songeuse, se promenait dans un allée du jardin, Son jeune fils, qu\u2019elle avait couché elle dormait d\u2019un profond som- weil, et clle avait laissé Georges et Isabelle jouant ensemble dans une salle du rez-ds-chaus-ée.Il pouvait être quatre heur- s et demie, Soudain, le pelit garçon et la petite fille accoururent près de leur mère, ayant chacun un gros morceau de pain à la main.\u2014Mamau, ditle petit Georges, méne-nous donner 4 manger aux poissons.\u2014Oui.maman, oui, ajozta la petite filie, montrant son pain A sure Meubles! 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Sur le luth de Sion plus de corde (plaintive, Jésus nous tend les bras: Dans son lit de douleur si l'infirme {est captive Oh! son cœur ne l'est pas.Les anges du Très-Haut,daus la nuit [Étoilée, Ont repris nos concerts : Prends des ailrs de flammes, à mon [âme exilée Suis leur vol dans les airs ! Va, sur leurs harpes d'or, chanter [duns leur phalanges, En tous temps, en tous lieux : Au tout puissant captif dans de si [pauvres langes, Gloire au plus haut des cieux ! Vole avec les bergers, lui rendre tes {hommages Daus son royal berceau, Et de tes longs ennuis dissipe les [nuages A ce soleil si beau, brillante [toile, Vers I'autel radi.ux .! Que ne peux-u joyeuse y contempler [sans voile Le souverain des cieux.! Des rois de l\u2019Orient, suis la ve Oflre lui pour présent l'encens de tes (prières, L\u2019or pur de ton amour ! Et ton corps languissant, et tes (douleurs amères Pon: myrrhe de ce jour.Sur son œil entr\u2019ouvert, où perce le [sourire, Cueille ses pleurs divins, Et de baisers brûlants dans un muet (délire, Couvre ses tendres mains.Demande lui qu'il règne à jamais [sur la terre, Par son sceptre si doux ! Et que son divin cœur, par les mains [de sa mère Verse ses dons sur nous.Sans pouvoir t\u2019y mêler, suis la foule [sans nombre, Jusqu'au divin banquet, Près du divin enfant en te cachant [dans l\u2019ombre, Dépose ton bouquet.Mais que vois-je.2 à transport ! [ma chambre s'irradie, Eh! quoi?\u2026 mon divin roi! Captifloin de vous,me tient la maladie, Et vous venez à moi ! Grâce à vous, ma cellule en crèche (transformée, À son mystique autel ! Et Jésus se donnant à mon âme [a!famée, Sera pour moi.le ciel.Ah! laissez moi chanter le fron* dans .[la poussière, Le cœur plein d'amour de Dieu : « Gloire à Dieu dans le ciel! Paix à l\u2019homme sur la terre, } «En taut temps, en tout licu.» Veillée poétique d\u2019un malade.ES LES CLOCHES D'EGLISE Le premier usage des cloches pour le service des églises est généralement attribué à Saint Paulin, évêque de Nole en Compagnie, vers 420 ; elles tiraient |.sans doute de là leur nom italien de campana.Il se répandit bientôt dans toutes les églises d\u2019Occident, mais les églises d'Orient ne paraissent pas l'avoir adopté avant le huitième siècle ; depnis la conquête de l\u2019islamisme, qui en défendit l'usage, le Liban est le seul des pays soumis au joug musulman qui l'ait conservé.Le plus ancien clocher qui ait existé fut construit en 770 sur la basilique de Saint Pierre à Rome, mais l'asage ne s'en généralisa qu\u2019à partir du dixième ou douzième siècle.: La bénédiction ou baptème des cloches serait.suivant Alcuin, antérieure à \"770; néanmoins, cette pratique ne fut prescrite que par le pape Jean XII en 972.REPRODUCTIONS LEGENDE FRANC-COMTOISE Autrefois en Franche-Comté.aux veillées on contait cette Ja légende: © Adum était arrivé aux dernières limites de la vie.Il ne quittait plusla tente, Entendu sur les peaux de moutons, les yeux\" fixes, il songeait à reparaître devant son Créateur et de sa voix faible comme le souffre d'un enfant endormi, on l\u2019entendait dire parfoie : \u2014 Maitre, ma journée s'achève Etes-vous content de votre serviteur ?Puis il étendait la main du côté de l'ouverture de la tente et murmurait : \u2014 Laissez entrer le soleil! - Quand il sommeillait, sa famil- le-allligée pleurait.Elle ne s'accoutumait point & la pensée de la disparition de son chef.ce premier né des hommes, oublié de- pius tant de siècles, var la mort.Et Seth dit tout à coup : \u2014S'il y a Un remède, je le trouverai.Tl prit son bâton, se ceignit d'une ceinture d'écorce et partit., Après bien des jours de marche il arriva devant l'Eden d'où son père avait été banni.L'ange au glaive flamboyant se tenait à la porte de ce verger.Seth lui dit : \u2014Mon père se meurt.Je viens te demander un moyen de le guérir.Le soleil tombait ; les premières étoiles commençaient à briller.L'une d'elles traça soudain Une courbe lumineuse dans l'air et s'éteignit.\u2014L'âme d'Adam vient des\u2019envoler, répondit l'ange.Et tendant à Seth une sorte de graine ayant la forme d'une amende : \u2014Ceci, poursuivit-il, est un rerme tombé de l'arbre de vie.l\u2019rends-le et retourne, près des tiens, Ta trouveras ton père mort, Couche-le dans sa fosse et place-lui dans la bouche cette amende.Un arbre sortira de ce germe et un jour sauvera le monde.Seth obéit.Les années se passèrent.On vit croître sur la tombe d'Adam une plante inconnue : la plante se transforma en arbuste ; l\u2019arbuste devint un cèdre immense père des colosses épars sur les versants du Liban.Les vieillards s'asseyarent en cercle autour de l\u2019arbre et les inspirations de la sagesse descendaient de son feuillage avec la fraicheur de l'ombre.Mais l'habitude s\u2019en perdit.Les hommes devinrent méchants.Dieu se repentit de les avoir créés.ll sc trouva pourtant un juste, Noé, et le Seigneur lui dit : \u2014Je vais répandre sur la terre les eaux du déluge et toute chair vivant sous le ciel sera anéantie.\u2019 Mais comme j'ai fait alliance avec toi, construis une arche ot tu ne périras point.\u2018 Noë se souvint alors de l'arbre de vie, À l\u2019aide de ses fils, il le coupa et en fit In quille de sa maison ilottante, Le cèdre sorti de la bouche d'Adam servit ainsi à sauver la race humaine.Les sources de l'abime se refermèrent.D'autres hommes reparurent et se constituèrent en tribus et en peuples.La vieille arche échouée sur le sommet de l\u2019Ararat fat dépêcée comme un navire par les pilleurs d\u2019épaves.les uns -emportèrent les planches, les autres les terre- ments.La quille énorme fut entraînée au lbin.Les arrière-neveux de Noé, en souvenir de la bonté du Seigneur pour leur aïeul, fendirent à grand'peine le vieux cèdre vénérable et en firent un pont sur le Jourdain et on l'appela le pont sacré.L'arbre indestructible resta là peudant bien des années.En le traversant, ceux du peuple de Dieu murmuraient vne prière.- Un jour, an bord du fleuve, ent lieu une bataille.Les vaincus, pour n'être point poursuivis, coupèrent le pont et les poutres taillées dans l'arbre de vie s'en allèrent doucement, portées par le courant, vers le pied de la colline où campait la tribu de Zabulon.Un cuarpentier de Nazareth, nommé Joseph, vit plus tard les Mmadriers et se sentit ému.Il connuissait par-tradition, l'histoire du cèdre d\u2019Adam et il se dit : \u2014Co bois est le contemporain du monde et il poite encore les traces du goudron de Noé.Il le transporta dans sa maison et s'en fabiiqua un établi.Ce charpentier était le père du Christ.Quand, devant la persécution d'Hérode il s'enfuit en Egypte avec Marie et Jésus, on vendit à l\u2019'encan sa maison.ses outils et ses meubles.L'établi échut à un artisan de Jérusalem, parent du cordonnier Isaac Laquedem et méchant comme lui.Vingt ans, les débris de l'arbre de vie restèrent sous un hangar.Nul ne pouvait le travailler, et pour la dureté et la pesanteur, il ressemblait à une table de marbre.Vint le jour où la populace demanda la grâce de Darrabas et la mort du Christ.Laquedem se rendit chez son parent avec un forgeron.Ils scièrent l\u2019établi, percérent des trous au fer rouge et firent la croix destinée au fils de Dieu.Elle était lourde comme le plomb.Trois fois le Christ tomba sous ce fardeau en gravissant le Golgotha.On l'y cloua et il mourut.Ainsi l'arbre sorti de la bouche du premier homme, devint suivant la parole du gardien de l'Eden, l'arbre de salut pour la race d'Adam.ALEXIS MEUNIER \u2014 \u2014\u2014 + L'Hon.Charles Langelier (Extrait d'une chronique d'Alphonse Lusignan, publiée dans La Patrie :)- Te le connais, Charles Lange- lier, C'est à moi qu'il doit la révélation de son talent d\u2019orateur populaire.Il en a été tout le premier surpris.Nous ¢tions à Saint Hyacinthe en dispute électorale, ce qui arrive souvent.Et c'est là que sont chaudes les discussions, je vous prie de m'en croire.J'avais péroré en assemblée publique en faveur d\u2019un candidat excellent sans doute, mais d\u2019une autre nationalité.Ça prenait à demi,\u2014je le vis bien, J'étais trop sérieux et je parlais trop affaires pour laisser une impression déterminante envers un étranger, si bon qu\u2019il fût.Mais l'opinion était ébranlée, il failait- la faire pencher de notre côté au moyen d\u2019un franc éclat de rire qui mit tous les assistants de bonne humeur.Langelier était, là, sous ma main.Il sortait du collège, dont il avait encore toutes les pudeurs.C'est dire que de lui-même il ne se serait jamais décidé à faire an disconrs qu\u2019écrit d'avance, selon les règles de la rhétorique.Je le trahis, je demandai à l'assemblée de l\u2019appeler à la tribune, en d'autres termes à monter sur la chaise de paille qui servait d'estrade ; et mon collégien,\u2014qui se faisait petit, cherchait à se cacher, aurait voulu être sous terre \u2014dut se rendre.Ce qu'il dit, en style plaisant, de vérités à cette foule, ce qu'il raconta d'anecdotes dré- latiques en point, ce qu\u2019il inven- tn, séance tenante, de jeux de mots qui dilatèrent-des rates de contribuables, les blagues dont il arrosa le candidat adverse, les rires homériques qu'il fit éclater, les applaudissements qu'il tira des larges mains de la foule, \u2014 tout cela, je voudrais vous le peindre que j'en serais bien empêché.Fen étais jaloux, je crois.Il fit élire notre candidat.\u2014 me La mort de M.Dessaint rend vacant lemandat du comté de Kamouraska.Celui de Portneuf l\u2019est depuis plusieurs mois.CANADA, ProvINCE DE QUEBEC, Municipalité de la Paroisse de St Ephrem d'Uplon.Comté de Bagot.À une Session Générale et Mensuelle du Conseil de ln Municipalité de la paroisse «1e St Ephrem d'Upton, tenue au lieu ordi- tairo de ses Séances en la Salle Publique du Marché Public, en le village d'Uplon, lumii le premier jour de Décembre 1890 nil huit cent quatre-vingi-dix à vne heure (le l'après-midi conformément aux dispositions du Code Municipal de la Province de Quebec de 1871, et aux Réglements de ce Conseil, à laquelle session sont présents : MM.Joseph Pilon, Maire, Culbert Du.rand, Norbert Ilébert.Honoré Gagnon, Phitias Marin, Joseph Durand, tous mom.\"bres du dit Conseil sous la présidence do M.le Maire, ReglementNo.74.Pour autoriser la Municipalité de la Paroisse de St Ephrem d'Upton Comté de Bigot duns le District de St-Hyacinthe à emprunter une somme de quatre mille six cent cinquante piastres $4650.Sur motion de M.Culbert Durand secon- «dé par M.Honoré Gagnon, le Conseil fait et ordonne le féglement suivant : Reglement No.74.Attendu qu'il a été ordonné par résolution do ce Conseil passée à sa session du vingl-cing Aoûl dernier 1890, qu'un Pont enl\u2018er seunit construit avec deux culées en maçonnerie sur la Itivière Blanche en celte dite Municipalité à l\u2019endroit du vieux pout en bois tombé en ruine.Attendu que le Gouvernement de lu Province de Québec à fit preparer Un Plan t{devis du dit pont par ses ingénieurs civils, daté le 18 Octobre dernier, spéciflant à la charge de la Municipalité de la dite l'aroisse de St Ephir mm d'Upton la construction des deux culées en maçonnerie pour stipporier le Pont en Fer et aussi à la charge pur la dite Municipalité de payer au Gouvernement de Quebec onze cent vingt-cinq pinstres SIRNS valeur estimée «Je ce que couterait un tablier en bois ; et le Gouvernement se chargeant de faire à ses frais Un Pout en Frr, ' Attendu qu'à la session du Conseil de celle dite Municipalité en date du troisiène jour de Novembre dernier 1890 par résolution du dit Conseil, il a été ordonné que les susdits Plan et devis soient adoptés pour la construction du dit Pout el que ce Conseil a donné an dit Gouvernement de Que.bre l\u2019entreprise à ses frais, risques et périls la construction des deux diles culées en maçonnerie y compris l'estimation susdite d'un tablier en bois pour le prix et somme de S1650, le Gouvernement de Québ-c se chargeant de la construction du Pont en Fer à ses frais, le tout suivaul les Plans et devis suscités.Attendu de plus que selon les Néglements du Gouvernement de Québec dans l\u2019exécution de semblables travaux la Municipalité est tenue de puyer la ditc\u201dsommn de S4650 au Gouvernement susdit avant même de commencer les dits travaux, Attendu que la Municipalité de la dite paroisse de St Ephrem d'Uptor n\u2019a pus en caisse la dite somme de $4650 pour payer au dit Gouvernement de Québec le coût de ln dite entreprise OQu'il soit statué par le présent ltégle- ment : Que la dite Municipalité de la paroisse de St Ephrem d\u2019Upton soit autorisée à emprantsr lu dite somme de 54,650 du Credit Foncier Franco-Canadien, ayant son principal bureau d'affaires en la Cité de Montréal aux taux de Gaço d'intérêt annuel formant $279, plus 31.98 pour cent par an d'amortissement formant S92.17 ce qui réuni forme un total de 9371.17 d'anpuité payable pur moitié $185.5£4 i tous les six mois pour le trmo de vingt-quatre années de lu mise en force du présent Re.glement, Que le Maire suit autorisé à contracter le dit emprunt et à signer les actes nêces- snires à celte flan pour et au nom de la dite Municipalité de la paroisse de St Ephrem d'Uplon.Qu\u2019une taxe annuelle soit imposée sur Jes biens imposables deo la dite Municipalite de la paroisse de St Ephrem d'Upton pour payer l'intérêt de chaque année, savoir : Six par cent 3279.00 plus 51,98 pour cent par an comme fon d'amortissement, for- manten tout comme annuilé, savoir : S371.17 d\u2019annuité payable par moitié S185, 54 &t tous lessix mois pour le terme de vingt-quatre années, en outre des taxes ordinaires pour l'administration de la dite Municipalité jusqu'à extinction de la dette Que le dit Reglement deviendra en force et vigueur qu'aqrès avoir été soumis à l'approbation des Electeurs municipaux de In dite Municipalité et approuvé par le Lientenant Gouverneur eu Conseil.Agrée, JOS.PILON, Muire.DP.FAFARD, Sec.Tres.Jo, soussigné, Pierre TFafard, secrélaire- trésorier du Conseil Municipal de la purois- se «le SL Ephrem d\u2019Upiton, atteste el certifie que la copie du Réglement ci-dessus écrit est vraio et conformeà l'original du Réglo- ment No 74 passé par le Conseil Municipal de la paroissg de St Ephrem d'Upton à sa session générale et mensuelle tenue lundi le premier jour de Décembre courant 1890, P.FAFARD, Sc.Tre.CANADA, PnovixcE DE QUEDEC Municipalité de In Paroisse de St Ephrem d'Uuton.Je, soussigné, Pierre Fulard, Secretoire- trésorier «lu Conseil de la Municipalité de la paroisse de St-Ephrem d'Upton en vertu d'une résolution passée par le dit Conseil à sn séance en date du [5ème jour de Décembre courant 1890, convoque Une assem- hlée publique et genéralo des Eleclours Municipaux de la Municipalité de la purois- so do St Ephrem d'Upton, qualifiés à voter suivant la loi pour être tenue Mercredi lo septième jour de Janvier prochaln à «dix heures da l'avant-mili, en la salle publique du marché public en la Municipalité du village d'Upton, lieu ordinaire des sessions du «it Conseil de la Municipalité de la pa- ruisse de St Ephrem, dans le but d'ap- rouver où désapprouver le Réglement No.à passé à sa session en date du premier jour de Décembre couvrant, et définitivement approuvé à sa session du quinzo Décembre courant, autorisant l\u2019emprunt de $1,630.00 quatre mille six cent cinquante iastres du Crédit Foncier Franco-Canadian, pour payer les dépenses à encourir par cette dite Municipalité dans le construction d'un Pont en Fer sur la Rivière Blanche en la dito Municipalité de la paroisse_de St Ephrem d'Uplon.ee Donne i St Eplirem d'Upton ce 18: Décembre 1800.oy Bh P.FAFARD, ses Secrétuire-Trésorier.AVIS PUBLIC EST par le présent donné quo tout colon, qui, d'ICI AU PREMIER MAI PROCHAIN, paiera au complet ce qu\u2019il doit à ln Couronue sar prix d\u2019achat de terres publiques, ne scra lenu de payer que Cinq ans d\u2019intérêt seulement La même remise est offerte aux colons sans titre cui achèteront et paieront le prix complet des terres qu'ils occupent, dans le délai susdit.Tous ceux quine pazeront pas dans ce délai, devront subir la révocation de leur billet de location, Pourle paiement, on dovra s'adresser à l\u2019agent des Terres de la Couronne, ,GEORGES DUHAMEL, Commissaire des Terres de la Couronne.Département des Terres de la Couronne Québec, 24 octobre 1890.Aucun journal n'est autorisé À publier cel avis sans une autorisation spéciale du Commissaire des Terres de la Couronne.93 Geo.D.Forgeron demandé.Un forgeron de plusieurs années d\u2019ezpérience trouverait de l\u2019emploi permanent et do buns gages en s\u2019a- ressant de suite à ANT.DUPRE, Forgeron, } St-Jean- Baptiste de Rouville.SES CANADA | PROVINCE DE QUÉBEC District de ar on, | COUR SUPERIEURE No 1116 Dame Zoé Benoit, épouse de Dominique Désautels, cultivaleur, tous deux de la paroisse de St Pie, district de St Hyacinthe, a, ce jour, institué une action en séparation de biens contre son mari.SL Hyacinthe, 24 Novembre, 1890.BiancHET & BEAUREGAND, Avocats de la demanderesse.\" A Vendre Une terre de 200 acresr dans les towships de l'Est, à quatre milles du florissaut village de Granby, 100 acres en culture, et le reste bios franc de la meilleure qualité.Sucrerie de première classe et un bon jeune verger À proximitéde la maison d'école et de la fromagorie.\u2018Très-bons bâtiments ct uné-belle maison à deux Ctages en parfait état.Splendide roulant de terre at ane source qui ne manque jamais.Sera vendue âvec ou sans roulant au gré de l'acheteur.Pour plus amples informations, s'adresser à JAMES FERGUSON.Box 48, Granb a 13-120(Y ue.A Vendre.Un moulin à farino ayant trois paires de moulanges neuves avec un smull de première classe.Un moulin à scie avec scie ronde,machine à bardeaux et à clapboards, on parfait état, avec maison, granga et autres bâtisses pour le propriétaire et l\u2019usage du moulin.Celle propriété est située sur la rivière Yamaska, dans la paroisse de St-Hugues.Pour les conditions qui seront très faciles, S'adresser à : .PIERRE LAMOTHE St-Hugues et du Cancer SANS OPERATION Par le-Dr P.H.BERNIER, à 15-8-1 t St-Pie, Bagot Dr.Aug.Mathieu, No.3 rue William (Batisse C.Ledoux ST-HYACINTHBE, Pratique da ville etd Ia campagne.do Pis 1 al femdde de Pi To oe Pe prendre, ot le molllour mar! CATARRH affranchi a toute adresse contre palement de 50.socle .Warren, Pa, EK.Us dei\u2018.Guérison du Chancre- ra aes STEER Jd LAT R:JOURNAL HEBDOMADAIREZ PÜBLIE A ST-HYACINTHE, Que.7 PARAIT LE VENDREPI, Abonnement : (payable d'avance.) Unan.\u2026\u2026\u2026.81.00; G6 mots.50, ANNONCES : Are Insertion.\u2026\u2026\u2026.la ligne Ic.sertion subs.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u201c Te.Annonces à long torme à prix modérés.A.DENIS, Dirceteur-Propriétaire.Sr-HyaciNTHE, 26 Déc'bre, \u2018go LES FINANCES DE LA CITÉ Depuis longtemps on se plaint du fait que le conseil de ville ne publie pas chaque année un état do ses recettes et dépenses.Le public est dans une ignorance complète de l'état actuel des fi- mances municipales comme, du zeste des opérations annuelles de notre conseil.Toutes les villes de quel jue importance, prenons Sorel par exemple, publient annuellement l'état des affaires de leur corporation sur une feuille volante ct ils en font la distribution par la ville.Nous nous demandons pourquoi on n\u2019agit pas ainsi à St Hyacinthe.A Sorel, comme mous venons de le dire, chaque \u201c année, quelques jours avant les élections municipaes, on distri- \u2018pue l'état de compte de la corporation et les électeurs basent leur opinion sur cet état.} A St Hyacinthe ce n\u2019est plus la même chose du tout.Les électeurs ont beau s'inquiéter de T'état des finances municipales, s'ils veulent connaître quelques choses il doivent aller fouiller pour cela les archives mnnici- pales.C'est-à-dire qu\u2019ils vont déranger pendant une bonne heure le secrétaire.Il y ena peu qui y vont c'est vrai, mais aussi, se figure-t-on le trouble si tous les contribuables allaient
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