La Tribune : journal hebdomadaire, 31 octobre 1890, vendredi 31 octobre 1890
[" Vol, 3, St-Hyacinthe, Que, Vendredi 31 Octo! re.1890.m0 No.28 EE LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE A.DENIS, Directeur-Propriétaire.{BUREAU : 114 rue Cascades) A, J.DORION, Rédacteur FEUILLETON HB »vyvver je dos SSS PREMIERE PARTIE \u2014\u2014 = = a UN AMOUR DECU Wh IL LK SRRGENT ROUGET {Suite] \u2014C'est flai, lant mieux, dit le sergent.Et il haursa les épaules on reti- rani +a main, A ce moment, le clairon sonnant au ralliement, se fit entendre, \u2014AÂh ! voilà qui nous appelle, dit Rouget.\u2014Pars donc, emmène l\u2019enfant et sois fidèle à La promesse.Nan pouvant plus, la gitana s\u2019af- faissaet s\u2019étendit surle sol.Agenouillée, la petite fille l\u2019embrassail.\u2014Allons, vous autres, dil !e sergent à ses hommes, en route.Et il tendit sa man à Fea\u2018ant qui la prit saus hésitation.\u2014Uu instant, dit le soldat qui avail brulalisé la petite Inés, il faut que la vicille me dis aussi In bonne aventura.Evil s'approchade la moribon- ne, qui se souleva, Donne-moi ta main, dit-elle.\u2014 Voilà ! La vieille l'examina attentivement et Ja lsissa retomber \u2014Eh bien ! \u2014Tu le veux ?\u2014Oni, certes.Seraije maréchal de France ?.\u2014\u2014Avant qu\u2019une semaine soit écoulée, tu seras mort ! Le soldat resta &bahi et fut pris d'une sorte de frémissement.Muis comme c\u2019¢lait un brave, il «ut un sourire ironique et reprit son rang L'en\u2018anl sidô du sous-ofticier ar rangea sa grande mère le mieux qu\u2019elle put, l'embrassa ct partit La vieille gitana murmura un prière, ferma lcs yeux et attendil stoiquemont la mort.Elleavait prédit an soldal que dans huit jours 1 n'exislcrait plus.Six jours plus lard, s'étant risqué en maraude, il fut pris par ua parti de guérillas et Cusillé.On comprend l\u2019offetque celte mort annoncés dut produire sur Pierre Rouget.Un an plus tard notre brave eer.gent, [utigud dela vie militaire, quilta le service \u20act rontra à Saint- Amand-les-Visnes.Il était chevalier de la légion d'honneur.Il se maria à l'iga de trente-gnua- tre ans et eut un- fille nnique qu\u2019il donna pour femme à Jacques Pé- rard, un simple journalier, mais un brave ct honnête g arçon, très rangé, très travaitleur,ne perdant jamais vue minute, n'ayant juniis connu lo chemin du cabaret.D'ailleurs le jeuno homme et la jeune fille s'aimaient ; Pierre Rouget avait donné son consentement à un mariage d'amour, Quinze mois après cetle union Paule Françoise était vent au inonde.L'enfant granditet devint la ravissante jeune fille qu\u2019on appelait \u2018ironiquement Fanchon-la-Princesse.» L'ancien sergent s\u2019était rappelé la prophétie de la vieil'e gilana, et comme tous les vieil ards, qui aiment À purlor de leur jeunes ce, il se plaisait à raconter à sa fille et à son grndre l'étrangs aventure qui lui était arrivée eu Espagne, Toutreque la gitava lui avaët || prédit s'accomplis-ait.N'est-tz pas merveillleux, inouï ?Muis lout n'est pas encore arrivé, IT y avait à altendre les hautes des- tnées promises a la belle Paule mn LA CARAVANE Quatre jours après le passage du cavalier inconnu dans la principale rue de Saint-Amaud-les-Vigues et l'appariton de la belle Paule à ça fenêtre, toute ls population du village était rassemblse sur la place, C'était un dimanche après les vd pes, ure joyeuse apras-mi:i, Femmes et jeunes fil'es étaient en hab ts de fête : jupons aux couleurs voyantes, bonnets enrubaunés, croix d\u2019or au cou fichus coquettement drapés sur les épaules, tablier de soie aux nuances les plus fantaisistes.Les hommes, dont ln plupart avaient le dos voaté pir la lougie habitude du binaga, étaie:ut ensar- reau bleu brodé de blanc ou en veste de gros drap, lous coillés da grand chapeau rond à larges bords.Les gros bonnets de Sain!-Aman- les-Vigues diszouraient dans \u2018os groupes.Ls \u2018eunes file lorgnticnt l* stra- de élevée dns wr angle entre quatre tilleu's en flours et sur laquelle des chaises de pail'e a\u2018tenda eat bis musiciens, Disons bien vite quo la grande placo était la salle de bal des dimanches et jours de fête, comme aans la semaine, le jeudi, elle servait au marché.Et l\u2019on jasait, et l\u2019on riait et on se poussait | Le garde champ?ire, le sabre au fline, la p'ague uissnte an bras, le chapeaa à trois cornes sur le côté de la tête, grave comme il Convient a l'autorité, causait avce animation avec l'officier des pom.piers, L'un et l\u2019autre avaient servi dans l\u2019armée.Le garde champêtre avait élé ce- poral de ligne, le 22: ; et comm: il répôtait à chaque instant : Quand j'étais au 22e ou das le 22-+, on Lai avait donné le eurnom de père Vinst-Deux.Ft il était Join de se ficher.Le lieutenant des sapeurs-pam- piers avait cagné les galons de mo.réehal des logis dans un régiment de chasseurs, ce qui lui faisait dire souvent: El nous untres cavaliers ! C'eli ient, d'ailleurs, deux vicux braves, buvant sec, n vra s l'ourgui- goons qu\u2019ils étrient, mais à cheval sur la consigne.Derr.ère éux, comme c'étail son devoir, en sa qualité d\u2019infériour, se tenait le tunbour de ville, un ancien tapin, qui avait roulé sa caisse en Afrique sous le génèr 4 Pélissior, Un autre brave, mais aissi un autre bnveur, si buveur même que les loustics da pays l'avaient gur- nonmé Pompe-à-Mort.On ne manquait ni d'esprit ni de malice & Sain!-Amand.les-Vignes.Comme il y avait revue des pom- pie:s le mal'n, les trois anciens hommes de guerre étaient vôtus de leur uniforme et, çà et 13, queljues sapeurs, dont le casque resplendissait au soleil, faisaiont admirer aux fem mes leur prestance maitiale, \u2014Ainsi, père Vingt-Deux, disait un garçonnel au garde champêtre, vous en aves vu en Algérie des che.Meaux?\u2014Un peu, mon neveu, \u2014Dos chamaux vivants ?-Oui, vivants, comme Loi ct mo.\u2014Ave: | urs Losses Ÿ \u2014Avee leurs boosts comme tu dis, gunin, etavec leurs 13 2douins.\u2014J'ai fait mieux que vuie des chamoux, j'ai voyagé de-sus entre leurs bo-ses.\u2014Ah! ft le gamin Cmerveillé, quand je serai sol-l:t, commandant je veux aller comme vous en Afri- qc \u2014Sans aller aussi loin, petit, tu Verras tout à l\u2019heure un chameau, \u2014Un vrai ?\u2014Oui un vrai.Est-ce que tu crois qu'on en fuit en caoutchouc?A ce moment ou vil accourir, venant de l'extrémité du village, Una Vingtaine de gannns qui criaient à tue-tête : \u2014l es voilà !les votlà ! Aussilôt un grand mouvement se produisitdans la foule Les enfants grimpèrent sur Pestrade qui fut vite envahie.Les femmes se grouve- ren} sir les marches de l'église en se dressant sur la po:ntz des pieds.Celte 6molion cul empressement du poptilaire, provo juèrent, chez le chef des pompiers, un sentiment de dédaignaux étonnement- \u2014On s'aperçoit Dieu, dit-il a: père Vingl-Deux.que tous ces pékins n\u2019ont jamais rien vu 3 Ce n'est pas comme nous autres cavaliers.Le père Vingt-Daux avait bien envie de prolesier contre cette seconde partie de l'observation, mais elle venait d'un supérieur, il se contenla de répondre : \u2014J'ai vu bien dos choses aussi quand j'étais au 22e.Les ciis: Les voilà ! les voilà ! re tentirent de nouveau poussés de tons les cotés par la foule, qui se mit à battro des mains.Les fenêtres de la mairie s\u2019ouvrirent où se garnirent de têtes.Le visage rida de la gouvernante da curd se montra tous embéguiné à la lucarne du presbytère, cl nous n\u2019affirmerions pas que parmi les curieux, dissimulés derrière les rideaux, ne se trouvaicul pas le curé lui-même et le mairs en personne, Presque aussitdl on entendit le son d'un tambourin se mariant à contre-temps avec les notes fausses d'un trombun>, les vibrations ai- gües d'un triangla el des Lintemen's de clochettes.C'etait an cortège ou plulôt une Caravane.Elle comprenait quatorze.individus, bêtes et gens : Savoir du cê- té des bètes : Un chameau, ur singe, un ours, un cheval, tn âne, vu boulc-lague, un caniche ct une pie.Du côté des gens : Un jeune garçon, Une jeune fil'e, ne vieille femme, us pebit bos-u et deux hommes.La caravane marchait dans l\u2019ordre suivant : Le jeune æ>rçon en tête, tenant le chameau par una corde eu guise Je licou.Le singe huché entra les deux bosses du chameau.Le petit Dossu (irant l'ours à l\u2019aide d'una ce urroie.La jeune fille campée sur l'âne.Sn vicille femme à califourchon sur le cheval.La pie perchée sur l'épaule de la femme.Ia scrre file : la canicha à droite, le houle-dogue à gauche.Les deux: hommes de front fer mant la marche.Le petit bossu lapaitsur le tambourin pendu devant- lui à :!a façon des moñtréurs,de marionnettes, La femme soufflait couscier cieu- sement dans un trombone à coulisse.La jeune fll'e fasait vibrer l'acier du triangle.L'un des deux hommes brandissait uvre I: nee énorme avec Lirde- volle bleue, L'autre avait un fouet noneux.faa jeune fille, avec son teint brs- tréetas lèvres rouges, étint déli- cieuseune nt jolie.Elle ne quiraissait pas avoir p'es de dix-sept ans, Lile était en costumede gilana ; jupe courte rouge ct voire avec galons d'or, corsage noir lout coustellé de paillettes, ceinture rouge aux ex- Lrémités flottantes.Elle avait ane aumônière de cuir pendue à son côté, des verroteries sa cou et aux poignets.Ses pieds étaient chaussés de souliers de maroquin rouge, les bas rayes étaient de même couleur, Pour compléter le costume, clle avait sur ln têle uno mantille noire, et un petit poignard à la:ne triangulaire était attaché àsa ceinture.Eile avait de superbcs cheveux noirs bouclés, retenus par un bandeau de pièces de cuivre, brillantes Coinme Ces s «uins d\u2019or, mais à coup sûr moins brillantes que la prunelle de ses giands beaux yeux noirs velontés.Le caravane marchait lentement, solennellement, Chaque persorna- ge gardailsa dign.té comme lcut fonctionnaire bien élevé dans une réception d'apparal, Le chameau baissait alternativement son long cou avec une régularité de la pendule, p.ndant que le singe, .par nn geste automatique et rapide, tait el remettait son chapeau, saluant la foule ébahie, L'ours dodelinait lourdement sa grosse Lôle.L'âne redressait fièrement la sienne,comme l\u2019âne portant des reliques de La Fontaine, ayant l'air de vouloir faire admirer ses magnifiques oreilles.Le petit bossu décochait des œilla- des et des sonrirss aux femmes.La jeune fille souiiait à tout le monde, mon vant des deuts blanches admirablement rangées.Aufuret à musureque la caravane se déroulait, la foule s\u2019évar- tait el se formuit en demi-cercle.Au centre d'un gronpe À part se trouvaient le commandant des poun- piers, le garde champêtre et le tambour de la ville, Au moment où le chameau s\u2019arrê- fa, toule tu suite Au cortege demeura immobile.Alors le pub ve salua Liêtes ct gens par de formidables bravos, Soudain, sur vn signe de Ja jeune file, le silence se fit comme par enchantement.IV MERCÉDÈS, LA GITANA La belle jeune titie, tou'ours assi- #e sir son fnc, p vmena eur :on anditoire auentf un regard plein de douceur et de coquetterie ; puis d\u2019u ve voix gulturale, mais encore har- mounicuse, ctle fit a Pauditoire une harangue délicieuse.Pendant co temps, don Stephano.le régisseur général, se détachait de son rang el venait p cendre place au milieu du demi-cercle.Don Stephano était l'hemme à l'habit noirer à la pipe oulotiée Méthodiquement il avait atteint sA bouffarde ol avait glissée dans une de sen poches.D'abord il rxécuta avec:son déton un savant moulinet, qui're \u2018terminé , par une espice de salut sous les armes, lequel oblintun regard appro- buteur du père Viugt Deux, iceom- poané de ces mots : \u2014Très correct, Don Stetuno sourit à cel éloge ot sulua le garde champêtre.Apiès avoir jeté avec élégance son couvre chef à lerve, il Loussa sans trop d'affectation, puis avco celte voix cavern use, éraillée, qui n'appartient qu'aux saltimbanquee, il prononça son bouiment où il passa toute sa troupe tn revue, Quand il fut rendu à lu jeace fille il dit : Quant 3 Mlle Mercédes, la Fleur de Grenade, je renonce à vous faire son éloge ; vous la verrez à l\u2019œuvre el d\u2019uilleurs, je veux vous laisser la surprise.Je vous dis seulement que la senora Mercédès connaît la cartomancie, la chiromancie, la nécromancie, enfin que sa science est unique dans le monde.Elle dit aux jeunes fillcs si clles se marieront bientôt el dénonce aux épouses les maris infiddles.Ilyeut un long [rémissement dans la partiz féminine de l\u2019auditoire.\u2014Et, mesdames, continua Stepha- no, savez-vous quel est l'oracle infail- liblo qui révèle à la senora Mercé- dès | ss cie's les mieux cachés ?Je vous le doune en dix, je vous lo donne en cent, je vous le donne en mille.Non, vous ne trouverez pas.Eh bi.n, c'est nctre pie ! Maintenant, allez la musique ! Le tambourin, le trombone, le triang'e, les sonnettes résonnèrent de nouveau ; les chiens aboyèrent, l'âne se mit à braire, l'ours à hurler, le cheval à hennir, le public à applaudir, el so fut pendant quelques instants un vacarne infernal.Les femmes et les jeunes filles surloul se montraient enthousias- mécs.Oh ?ce n'élail prs la perspective d\u2019entendre chanter don Ste phano, de voir le singe faire des armes, le Bédoinse disloquer, Pours danser, qui causaient leur émotion : c\u2019étail.disons-le vite, l'ardent désir qu\u2019elles avaient de voir meltre à l'épreuve les t:lents cabalisliques, de la senora Mercédès, dite la Fieur-de- Grenade, Au premier rang des speclaleurs sc trouvaient la belle l\u2019aule «t, tout près d'elle, le vieux Pierre Rouget.Fin entendant prononcer le nom de Mercé lès, l'ancien sergent n\u2019avail pu s'empêcher de tressai.lir et ses regards s'étaient fixés curieusement et avidement aur la visage de lijeune Espagnole, Il croyait revoir, lant la ressemblance lui som- blait frappante, celte fillette de donzo ans dont il aviit 6:6 le protecteur p:ndant vingt quatre heures ct que, selon la proms s ses sernb'ubles.\u201d Je Conservo dans mon livre do notes, l'adresse du bureau do la Police Guzctie, à seul fin, quand j'irai à New York, d'éviter, du plus loin possible?l\u2019approche du dit bureau et le commerce des rédacteurs de ce journal, lesquels je mo figure être des ogrer d'une nouvelle.espèce, dont j'ai rêvé parfois.lorsque j'avais dtné, trop-tard, et qui-doivent être scuverninemant-dangereux.\"- .Revenons aux libraires canadiens hommes aimables et notoirement I.age ge Te + inoffensifs.Je diras donc qu\u2019ils méritent une hoïne note pour avoir Banni es horreurs de le irs vitri.es el de leurs canp\u2018oërs, il vad: re'a cing on six ans, ; Mais hélas ! je 8 .tis homme, à | Pinstar de tou d'autres, jo profrel quel prefris de l\u2019adage si bien mis eu pratique par les publicists de plus d'une espèce à laîtes ce opte je dis, ct non ce que je fais.\u201d Oui, puisqu'il feat que je l'avuire, je viens racouter ici 18 détails d'un horrible massacre.J vèdz aux goûis de mes contemporains , que li perne on retombe sus les enfants du siècle ! Nous sommes au second étage de la maison No.3, rne Ben la cité de X.lét:trons dans cette grande chambre aux murs Llinchis et dont le plancher est entièrement nu.Rangés le long des murs voici quelques mules ctun grand coffre, seuls meubles de l'appartement et impass:bles témoins de l'affreux spectacie que j'essaie de décrire.Sur 1: coffee, une tonte jeune fil'e est Élendue saus v'e; Ja tôte est à moitis séparée du tronc, une des jambes a été arrachée eb Us deux bras sont remptus an coude, Les vêtements de la victime soot épars dns la chambre.l'us loin, wi enfant, un bébé de quelques mois, Giendu lafice contre le plancher, J> ls soulève avec précaution.Soi putit nez n été écrasé dune la chute et roses port nt les traces de contusivts violents et barbares.Son vit ment cst déchiré, et on lui a plongé à diverses reprises, un instrument tranchant dans lo poitrin>, Un Xdes malles et entrouverte et, dans l\u2019eutrebäillement apparaît un objet que je n° definis pus bien.J'ouvre la mails, et, sav uv tas de vieux habits, j'apecçnis les rosles inanimés d'un pet chien blanc: le museau et horriblement broyé, les oreilles ont été arruchses et (rois pattes brisérs, on dirat avec une barr: defer.Ses veux livides s-n:- blent encor2 jeter sur moi ds regards suppli-nts.Garden fidile, il aurait sans doute tralitles meurtriers el ils l'out masstoré ! Mais en me dérournant, j'apergois bien autre chose: daus un coin de la chambre, un sanvagye est debout, muet, impassible.1: port: son costume d'hiver ; dans la main droite il tient un de ces p Lits couteaux ar chasse dont les indigèues savent, an Desoir, faire tune arme st termib'e, He -anble me menteur Ce son cou tcau.Je l'avous hwmbleme it, il ue m\u2019intimide pas.ss joues \u201cMistrall: ! by criin-je de lon s mes forces, que: détus'al-lu Manitou a pu le cnseler tant de Crimes olicux !\u20142es mots ne semblent jus I'émouvoir ; ii me :egarde toujours d\u2019un air calme+t presque souriant, Cette [uis, je m'anime : \u201cIroquois, Iluroy, Vandale, qui que ti sois hoirible meurtrier, ne crois point un sul Imstant que à forfaits resteront impunis ! Tu vas bientôt en rcvoir le quste châtiment !\u201d Plug je m'ammais plus le Huron, Ca, C\u2019en était un, restail tranquille ch comme satisfait de lui-mima Je nrapprorhe.ce n'etnit qu'en cadavre ! Je icstais atlorél mais, au plus profond de ma réverie, j'entends do joyeux éclits de rire dans le passage ct, un instant après, deux petites filles aux cheveux blonds sc jetaient dans mes bras.\u201c_ Papa, me dirent-clles, tu sais bien que tous nos viens joujoux,\u2014 cette énorme poupée, ce bébé, ect affreux petit chien et Ie grand sauvage,\u2014lu sais qu'ils ne sont p'us bous à rien.Aussi nous lés avons \u201cbattus\u201d comme il faut.Cest demain ta fête, Lu nous en donneras d\u2019autres ?Moi je venx ure ponpée qui parle.Mot un grand cheval.\u2018Kt mes fillettes de caqueter, suns interruption pendant un quartd\u2019heure.J'étais dans la chambre où elles feanent leur bruyantes réeréations, nfin jo'pus placer un \u2018mot : \u201cDuty mes enfants, Noël est le jour de ma -fête,.ot Ca soir vous aurez d'autres -joujoux.\u201d Le sûir mêmie j'acquittm ma dette.Les enfants\u2019 sont\u201d des \u2018crednciers impitofablés, : \"© ai s fe \u2018 E.Ë.pr Sr Aunix.age era a ervey me Tn, ina LA TRIBUNE ST-HYACINTHE Coser oe Rita Pintanche, 26 0 tobre, 1390 Présidence de 1, O.Béland, rer.president.Application pour bénéfices de MM.J.BB.Bergeron, 18 octobre.Alred Plamomd nm, 23 * Jean Benoit, 23 ociobre Résolu de payer les montants suivants, tous les papiers requis ayant ét fournis, Joseph Bruneile.Louis [1¢hert, $6 co 6 oo Ovilat Côté 6 co Jouchi-u de Langis 6 co Alphonse Phaneuf 6 vo Alcidas Phaneuf 6 où T'ancrède Amiot 6 co Dr 1\u201d.A.Mign .ult 4 00 Paquette & Godbout 50 20 U.Beaunoyer, 12 25 MM, Joseph Brunelle et Alphonse Phaneuf devront fournir un certificat du leur médecin avant de toucher de nouveaux bénélices.Demande d'admission ct certificats requis pour les aspirants suivants qui sont décli és admis : Domptail Moulin.cordonnier, 38 ans, St Théodore : Alfred Corbeil, cultivateur, 35 aus Ste Rosatie ; Hormisdas Langevin, boulanger, 2S ans, St Hyacinthe.Hur proposition de M.Fas, Clapin, secondé par M.Léon Plamoudon, des remerciements sout votés à 13, O.Balan I, cer, pour le don d'une tribune et pupitre à l\u2019usase du président.Le comité spécial nommé à la dernière sé nce fait rappoit, 1.Que le comité de régie n°: pas le droit d'autoriser une d-peuse extraordinaire à même la caisse commune, soit pour l'organisation d'unz suceursale, soit pour autres fins qui ne sont pas strictement d'administration.2.Que la société s'est ussuré un local pour ses bu eaux et la révron des membres avaut l'orgattisation des succursales ; el que partout, les membres d\u2019ulors ont seu s contribué à l\u2019achat du dit local et autres accessoires, par cotisations.3.Que lus dispostions de l\u2019article XI de la constitution indiquent clairement l\u2019em'doi général des fonds et le but de Le caisse commune qui est de subvenir «tx besoins de chaque sociétaire dans les cas de maladie, d'infis- mité où autres circonstances prévues parlesré lements,en ne prétevant que les dépenses strictement d'administration, (Nit.VI[ See.6 1èclements,.4.Que le logement el autres accessoires à l'ussge d\u2019une uccursale conume la hannière sont à Li charge dus in\u2019éress\u201ds, Comme moyen te*me, le comité suggère d'ado,ter les résolutions suivantes : 1, Qu\u2019une somme l'ssie à la dis- crétioint du comité de Régic soit mise a la disposition de toute succursale qui en fera Ia demande remboursable dans un délai à ctre fixé par le dit consité.A défaut de remboursemeut à la date consentie, le montant prèté sera imputable aux membres de lu dite succursale, par capitation, sous les peines énoncées dans la section 4 de l\u2019art.NV (règlements.2.Aucune suceursale pourra se servir ou patronage de la société pour créer un revenu extraord'naire à son bénéfice, pourvu que tel bénéfice, réalisé soit employé exclusivement dans l\u2019intérêt de la dite succursale, le tout conformément aux instructions du comité de régie.Après délibération, M! Frs Decelles, propose que le rapport et les conclusions du comité soient acceptés.Sccondé par M.II.Langelier et agréé.Résolu qu\u2019un comité spécial composé de MM.B.O.Béland, H, Lan- gelier et J.A.Cadotte, soit nommé aux fins de faire les propositions nécessaires à la fusion des sociétés de secours mutuels existantes dans le diocèse ; accepter ct opérer telle fusion en engageant la responsabilité de la société dans les limites des pouvoirs accordès au comité de régie à cette fin; faire et signer tous les papiers requis.Et le comité s\u2019ajourne à dimanche le z\u2018novembre prochain.J- A.CADOTTE, Sec.-trés.chaque 'fois-qu\u2019un grand.fran.| puis daigne.venir jusqu\u2019à -nous, | Ua seul mot suffit\u2019 pour.exprimer LE COMTE DE PARIS Nous caoyons faire plaisir à nos 1'eteurs en leur donnant commu - nication du dis ours prononcé par l'Hon.Juge Jetté en proposant la eanté du Comte de l'uris, au banquet de lHote} Windsor s\u2019medt soir, of la reponse du Comte de Paris MONSEMINEUR, Vous nvez bien vou'u profiter du rapide voyage que vous faites en Amérique, pour venir visiter ce pays du Canarla, peuplé à Po- sigine par ces nobles el robustes volous français dont nous sommes si fiers d\u2019être les descendants.l'ermettez-moi au nom de tous ceux qui ont l'honneur de s'us- scoir à ce banquet, de vous remercier de cette visite cl de vous dire combien nous vous en rom- | mes reconnaissands, La France, Monseigneur, n'a laissé nulle part une empreinte | plus profonde que sur ce sol.Ses institutions, ses lois, ses fradi- tions avaient fugouné cette colonie a l'image de la mère patrie, et lorsque les malheurs de la guerre nous séparèrent d'elle, il s'est trouve que le petit peuple qui changeait sinsi d'allégéance, était si fortement trempé, si uni.si homogène, que depuis plus d\u2019un siècle les vicissitudes d'une carrière eXceptionnellement difficile, n'ont puni l\u2019entainer, wi l'amoindrir, n'out pu même ra- fentir sos morvoileux déeelop- pement.Cette France, Mo:s-ixneur, qui nous avait donne tant de vigueur et de sève, c'était celle que cette longne suite de rois, Vos ancè- tres, avait lite sivrande ob si gloricuse.AA séparation accomplie le drapeau de la france repassa les ners et pendant nu siècle l'immensité de l'océan éleignit tons les bruits que notre oreille attentive aurait cenendant voulu sai sir.Cet isolement nous ful dan- tant plus pénible que les nou- Veaux gouvernants n'avai-nt pas encore appris à nous connaître Anssi les premiers temps du nouveau régime furent-ils difficiles ; mais peu à peu la loyauté de nos intentions, la {franchise da notre caractère, notre esprit do soumission aux lois, firent tum- ber les préventions qui existaient contre nous.Hi y a 59 ans, nous luttions les armes à la main, pour la conquête de quelques-unes de ces libertés nécessaires à la vie tlau progrès des peuples ; au- jourd'hni l'Angleterre nous concède sans hésitation toutes celles qui sont compatibles avec notre situation politique, ct nous pouvons dire avec orgueil qu'il n\u2019y a peut-être pus un pays au monde où la véritable liberté soit inieux comprise et mieux prati - quée.Ce sera la gloire de ces hommes éminents qui présidaient aux destinées de l'Amérique britannique, d'avoirsi bien compris qu'il était de bonne et sage politique de permettre et d'encourager le développement, à l'ombre da drapeau anglais, de ce peuple qui tient tant à rester fidèle aux traditions de ces ancêtres.Aussi sommes-nous restés hien français, et je me rappeile que le jour où après un siècle de séparation, le drapeau de la France reparut sur les eaux de notre grand fleuze, co fut d'une extrémité de la province à l'autre, comme un tressaillement d'allégresse et le paysan canadion, l'habitant comme nous disons ici exprimant dans son langage simple mais vrai la pensée de tous, &a revoyant ces marins que prur- tant i! n'avait jamais vus, s'écriait: \u201c Oui !je me souviens, ce sont nos gens!\" Monseigneur, toute l\u2019histoire de la race française sur ce sol d'Amérique est résumée dans ces quelques mots.Depnis plus d'un siècle, nous avons pieusement entretenu dans nos cœurs le feu sacré do cét'ardent amour pour la France, et ce'que rous'resseritons, \u2018le- tmot nous le disons cu soir, comme toujours, avec sincérité, croyez- le : ** je me souviens ! MESsSIKUHS.d'ai Phonneur de vous propo- sor la sauté de notre hote, Mon- SETGNEUR LE COMTE DE Panis! fat.wiles reprises, interromp:t par des applaudissements répétés.Lorsque le comte de Paris se leva pour répondre, l'enthousins- me était à son comble et en lui fit une véritable ovation IL prononça d'une voix émue le discours suivant, à peu près dans les terms que nous reproduisons : Messieurs l'orateur à C'esl avec une vive motion que je vous remercie de l'accueil cordial que vous avez bien vonlu me faire, vous qui par votre énergie, pur celle de vos ancêtres avez ici fondé vn pays français non-seulement pir la langue, mais aussi par ses mœurs et par sa religion.Vous ne sanriez croir: combien il est doux à l\u2019exilé, d'entendre parler sa laugne maternelle par toutes les bouches, comme dans son propre pays.Mais quelqu fort que soit ce sentiment, il n'est que pu de chose à côté de l'intérêt puissant qu'il y a pour des français qui ont à cœur l'avenir de leur pays, à parcourir les hords du St Lau vent.Après les tristes jours de tour séparation d'avre l-ur compatriotes, il est conso'lant de songer à ce q và pu faire un petit groupe isolé de fançais abandon - né sur ce continint, et de voir quelle forte nation il esf d'venv, Ainsi 02 pent voir qu l'exil Ne sépare pas t\u2018cessairement de la mère-patrie, el il ecrait profitable à quelques-uus ds ceux qui craignent pour l'avenir du notre rave de venir parmi vois et de contempler votre vitalité.En observant eur les lieux le rapide développement du peuple Canadien-franguis, en admirant sa puissance de reprodustion ct d'expansion, il n'est que juste de dire : non! notre race n\u2019a pis encore été alteinte par Un: faiblesse incurable.Sila popala- tim de lu Trance n'augmante pis ce n'est qu'un accident, et, il rous est perinis de Pespérer, une conséquence passagère des lois et des mœurs.Comment les lois et les mœars da Canada diflèrent elles de celles de Franc+?Vous le savez aussi bien que moi.Les nécessités de ln défeuse nationale n\u2019obligent pas de s'enrôl-r, la JPuressu de votre nation.Votre lévislation teslamantaire laisse au père de famiil» la liberté voulue et ne lui inspire pas les seu- timents dont on voit ailleurs les effets désastreux.Vos enfants reçoiventune édu- pation religieusu qui, avant de leur montrer quels sont leurs droits, leur apprend leursdevoirs envers l'Istal et envers ln famille.Vous êtes ct vous vous en glorifiez, an peuple chrétien et catholique.Soutenus et encouragés par un clergé patriotiqu» vous avez grâce à de sages cons ils et à d'ênergiques réso'utions, atteint l'état heureux dans lequel vons vous trouvez aujourd\u2019hui sous le gouvernement d'une reine qui est une des pias grandes figures de notre siècls et à qui vons avez raison d'adresser l\u2019hommaige de votre fidélité, Il vous a été confié, messieurs, une tâvhe glorieuse, celle de souvenir dans le Nouveau-Monde, l'honneur du nom français, de perpétner notro langue, notre caractère et nos traditions.Prenant alors la parole en anglais, le comte da Puris dit : \u201cGentlemen of British descent : After having addressed your countrymen in our common mother tongue, [ wish to repay your cordial greeting by a special compliment in asking\u2019 yom \u2018in \u2018English to join \u2018the toast I am \u2018about to propese\u2014\"A la\" \u2018prospérité.du Canada.\" Une triple \u201csalve d'applaudissement \u2018ét de hourres * salua co discours.de notre devise, et ce mot, prince, | | MŒURS CHI\\OISES Comme le bruit semble s'éteindre autour des fils du Céleste | Jémpire, et que nous ne voulons pas que votre publie les rerde de vue.nous donnons ici quelques traité caractéristiques de cette nation L'unique spécimen que nous avous à St Hyacinthe, saurait-il live le français, ne pourrait nous traiter d'exagération, car nous fraduisons ces notes d'un journal chinois.\u2026 imprimé en anglais.La plus haute ambition d'un Chinois est d'avoir un bean cercueil et de splendides funérail- lus.Les vicill-s f-inmes, au lieu des jeunes, sont idoles de la société.ln Chine, on ne fuit l'amour gue trois jours avant le mariage.On considére gue ¢'est fa manid~ re la plus sûr de couper lherbo sous les pieds d'un rival, et d'avoir une femme sans perdre beaucoup ds temps.l'intimité entre les personnes des deux sexes, est un empêchement au mariage.Voilà pourquoi il est très rare qu'un hommo prenne son épouse dans le lieu où il demeure.Un homme qui a un fils peut trouver de l'argent à emprunter, parceque les fils sont Tesponsa- l'es des dettes du père pendant trois générations ; mais personne ue prêterait un sou 4 un homme qui n'a gue des Jilles, parceque ces dernières ne sont responsables que des dettes de leurs époux.Quand un Chinois en rencontre un autre, il se prend les mains, les secoue, les serre el se couvre la (tête S'ils sont de grands amis et qu'ils ne se sont pas vus depuis longtemps, après s'être mutuellement frotté les mains, ils se frottent les épaules jusqu'à ce qu\u2019ils soient fatigués.Au lieu de se demander des nouvelles de leur santé, ils disent \u201cAvez-vous bien mangé votre riz ?Où allez-vous ?Quel âge avez-vous ?Combien avez-vous payé vos souliers ?Les hommes sonl vêtus de longs jupons, et portent l\u2019éventail pendant que les femmes mettent des jaquettes courtes ct portent la canne, Les buteaux sont traînés par des chevaux et les voitures à la voile.Les vieillards jouent à la boule et au cerl-volant et les jeunes gens se croisent les bras et les regardent faire.Si un Chinois veut la mort d\u2019an ennemi, il va &e pendre à sa porte.C'est un sûr moyen de ue pas le tuer, muis de mettro les membres de sa famille dans un danger perpétuel de mort Quand un Chinois veut garder son ami à diner, il ne lui demaz- de pas ; Mais quand il ne désire pas qu'il reste, il lui dit: \u201cJe vous en pris, restez à diner avec moi!\u201d Le visiteur sait alors à quoi s'en tenir.Les domestiques des gens riches ne sont pas payés et c'est à qui pourra se placer chez eux, tandis que ceux de la classe moyenne ont de gros ' salaires.Cependant ceux des riches gn- gnent b>ancoup plus.Quand un Chinois s'attend à recévoir un présent qui ne vient pas, il en envoie un de moindre valeur.Pour encourager les commis, et autres employés de commerce, on lear donne un percentage annuel en sus de leur salaire.in un mot, tout ce qui se fait\u2019 de la main droite par les gens civilisés, le Chinois le fait de la main gaucho.TERRIBLE ACCIDENT Un épouvantable accident cst arrivé le 22 A Trois-Rivitres.Un nommé Louis Tétrault, 4gé de 19 Ans, conduisant une scie circulaire aux acierics, de John Bass et Cie, était monté sur la table de la scie, lorsque tout-à-coûp un morceau \u2018de \"bois le frapps aux jambes.Le malheureux tomba àla renverse sur deux scies en mouvement.L'une des deux lui enlevi \u2018complétement\u2019 \u2018les\u2018 deux \u2018jambes ct l'autre lui-fit une terrilile et.taille dang Ja; région du bas ventre, Hen mort unc heure après l'acci- \u20ac nt.=, Lu 3 , .J! Mo . jf (= net nb TRIBUTE RT IEG pbs ER AS 7 \"REPRODUCTIONS ORIGINE MERVEILLEUSE DU ROSAIRE Ce n'est point sur la terre, mais dans le ciel, que la dévotion du très saint Rosaire a pris naissance.L'adurable Trinité elle-même envoya l'archanga Gabriel saluer la Vierge de Nazareth, et commencer cette perpétuelle louange à Marie que l'Exlise redit depuis, et redira jusqu'à la fin des siècles.Déjà les chrétiens des premiers temps, comme on le voit par la liturgie attribuée à Saint Jucques.disuient à la Mère de Dien: \u201cJe vous salue, Marie, pleine de grâce; le Seigneur est avec vous; vous êtes bénie entre toutes les fammes, et bénie est lo fruit du vos entrailles, parce vous avez mis au monde ie Sauveur de nos âmes.\u201d Bt la liturgie continue sur ce lon.\u2014La seconde partie de l'Ave Marèt : \"Sainte Murie, Mère de Dieu,\u201d etc, que nous récilons aujourd'hui, date du cinquième siècle.L3 pape Cilestin ler l\u2019ajouta pour s'opposer à l'hérésie de Nestorins, qui niait la Maternité divine de Marie.En outre ces deux prières dont esi composé le Rosaire, le Puter et la première partie de l'Ave, sont tirés de l'Evangile et visnnznt du ciel ; elles méritent consé quemment notre respect, notre confiance, notre dévotion la plus vive.Avant saint Dominique, qui vécatan douzièm» siècle, bien dos saints porsonnages et des âmes pipuses avaient coutame de réciter un certain nombra £de Pater et d'Ave, qu'ils offraient au ciel comm: une couronne de louanges, pour obtenir les grâces dont ils avaient b:soin.Mais qui détermina la formo actuelle du Rosaire, c\u2019est-à-dire sa division en quinza parties composées chacune d'un Pater et du dix Ave Mari, récités en l'honneur d'un des mystères de notre Ridemp- tion ?Co fut ln sainte Vierge elle-même.Voici comment lu fait est raconté par le P.Lneur- daire : \u201cSaint Dominiqus, mort en 1221, avait ped th?lon zt 2m ys, dans le midi de la France, contre l'erreur des Albigeois, Comme il désespérait du succès de ses efforts, il ent recours à ln très sainte Vierge, et résolat de la prier sans interuption jusqu'à oo qu'il fat exaucé Il partit donc da Toulouse, se retira dans une ford! solitaire, et y passa trois jours et trois nuits dy suite en prière.An bout de ce temps, la mère d: Dieu lui apparut, dans Une extase,entourée de sloire et de magnificence Elle était escorté de trois reines, ot chacune d'elles entonrée de cinquante Vierges comme pour la servir.La pre- Mière reine, ainsi que ses compagnes, était revêtue d'un costume blanc, la seconde avait des vêtements de couleur roags, et la troisième portait un habit tissé de l'or le plus éclatant.La très sainte Vierg: expliqua a saint Dominiue la signification de ces syinboles: Os trois veines, lui dit elle, représentent les trois chapslets, les cinquante vierges qui forment le cortège de chaque reine, figurent les cinquante .Ave Maia de chaque chapelet ; enfin, la couleur blancha rappal- \u2018\u2019 les mystères joysux ; la couleur - Tougs.les mystères doulouraux, \u201cet'la couleur, d'or, \u2018les mystères -Blorieux.Les mysières, de lu Naissance, de la vie et de la -pas- sion dy \"mon divi Fils, ainsi que oenx de va vésirrection et de su\u2019 glorificatiGii,.sont enfermés \u2018ot artistement enchâssés dans la Salutation angélique et dans 1'0- raison domicale Voila justement le Rosaire, c'est-à-dire la couronne dans laquelle je placerai toute ma joie.Répands cette prière partout, et les hérétiques se convertiront, et.les fidèles persévéreront et arriveront à la béatitude éternelle.\u2019\u2014Consolé par cette apparition, saint Dominique retourna promptement à Toulouse et se rendit à l\u2019église.\u201d Alors, raconte une pieuse légende, les cloches se mirent à sonner d'elles- mémes.Les habitants, étonnés d'entendre sonner à une heure si peu ordinaire, accoururent en foule au temple du Seigneur Saint Dominique monta en chai- Te ; et, après avoir parlé avec une énergique éloquence de la justice de Dieu et de la rigueur de ses jugements, il déclara que pour éviter ces rigueurs, il n\u2019y avait pas de moyen plus sir que d'implorer la Mère de miséricorde \u201d Il donna aussitôt une explication du Rosaire, et se mit à le dire à baute voix.D'après un histo rien, les T'ou'ousains ne se rendent pas encore.Alors éclate un orage extraordinaire : les éclairs et les coups de tonnerre se succèdent presque sans interruntion, au point que la terre tremble, à la grande épouvante des obstinés.La statue de la sainte Vierge elle- mêmelève un bras menaçant.Le penple tombe à genoux, implore la Mére de Jésus, abjure ses erreurs, et s\u2019'enrôle en foule dans la confrèrie du Rosaire.Plus de cent mille héritiques, subjugués par la nouvelle et céleste dévotion, reviennent à la vraie foi.\u201cLes murs de Jéricho, dit un écrivain célèbre, ne tombèrent pas plus.vits au son de lu trompette des soldats de Josué, que les l'unestes erreurs des Albigeois, à la prédication de saint Dominique.La croisad: temporells dont Simon de Montfort élait le chef fut couronnée par la victoirs décisive du Muret Ora qui est due cette victoire?A Notre-Dame du Rosaire.lon effet, pendant que le comte luttait avec sa petite armée, saint Dominique priait dans une église avec les Associés du Rosairs.Aussi comparait-on Montfort à Josué dispersant les Amalécites, et saint Dominique à Moise priaut sur la montague et paralysant par la prière tons les efforts dus ennemis d'Israël.U.DEAUNOYER Peintre, T'apissier et Decorateur Coin des rues CONCORDE et WILLIAM ST-HYACIN'IUE.SPECIALITE : Voitures et en.seigne- peiutes et lettrées.Meubles peints et vernis à nouf.Ouvrage de Premiere Classe.Les personnes qui ont des voitu res ou sleighs à faire jeinturer ou vernir, feront bien de s\u2019u-lresser à U.BEAUNOYER.kngins & Bon:loires UE E.LEONARD & Sons Depuis 3 forces jusqu'a 100.PRIX TRES MODERES Coustitions le pajement Fuusles, &PECIALITE d'Engins et Bouilloires pour Fromugeries, Imprime- ris, Fuctoreries, otc.Co N.B.=0un youd vie un des Engins ci demsus an operation & Flmprimene de © Ly Puvvess.\u201d CL A-vendes Agnud marché, chez \u2018 paifait ordie.if B; M:s-é, 2 sets de sulôn en cri, en.anada ST-PIE \u2014Mme veuve Pieire Bélanger a vendu sa terre à M.| ouis Chicoine, moyennant une rente annuelle et visgère du montant de $z00.Mme Bélanger se propose maintenant d\u2019ul- ler passer quelques mois aux Etats- Unis, \u2014Les dames et demoiselles zélées de St-Pie, avec M.le vicaire comme chef,sout à organiser un bazar devant avoir lieu vers le jours de l\u2019an.T1 y aura une élection.Déjà les dames sont i l'œuvre avec courage et deux j unes filles sont sur les rangs.La lutte promet d'être chaude ct active si elle se continue du train qu'elle est commencée.Il serait méme question de contester l'élection de ka gaguante pour mendes coriup- trices yar argent.D'aucun prêten- dent que cette rumeur est dénuée de , fondement attendu que contrairement à l\u2019uncicnne mode, c\u2019est le candidat que les électeurs paient.\u2014éc dément le temps beau et frais de l'automne est aux mariages ! Dame Rumeur nous promet les noces d\u2019un\u201c veuve de ce village avec un veufde St-Hyacinthe.Ne demandez pas sur quel coin de rue il tient son magasin,c\u2019est défendu de le dire.Toujours, Mme Rumeur (vicille bavarde) qui nous promet sous peu l'avantage d\u2019assist=r dans l'ég ise de St-l\u2019ie an mariage d'une demoiselle de distinction, de ce village, avec un jeune marchand d'une ville des cantons de l'Est.Nos v.uvss, jeunes ou vicilles, se remarieut\u2014nos jeunes filles ne manquent pis l\u2019uccusion\u2014mais hélas! lon ne peu dire autant de nos vicilles filles qui ne font que grimacer avec Nos vieux garçons.\u2014M.J.E.P.Racicot, herboriste de la c.té de Montréal, a fait inhumer le 23 octobre, courant dans le cimetière de S:-Pic, le corps de son enfant âgé de 10 mois.KNOWLTON \u2014Îl est rumeur qu'une manufacture de lainaze sera établ'e sous peu dans notre village, Au-dela de 100 personnes y trouveront de l\u2019ouvrage.Knowlton est avantageusement situé pour une entre, rise de ce genre.NAPIERVILLE \u2014M.Monette, avocat, de Montréal, 1 été choisi comme can 'idat libéral dans le comté de Napierville.MONTRÉAL \u2014On écrit d- Montréal que le conflit de PEcole de Médecine de Vie- toria et de l'Université Laval est à la veille de cesser.Des négociations commencées depuis assez longtemps amèneront un arrangement à l'amiable entre les deux institutions.LAC MEGANTIC \u2014Le détective Carpenter,qui a fail la visite du pénitencier de St-Vincent de Paul, a déclare que la santé du célèbre Morrison, le héros de Mégan- tic, inspire des craintes sësieuses.\u2014Les travaux de la maçonnerie du pont sont terminés, ct le tout à une apparence très solide.La structure vient d'arriver de Belgique.11 fau- dia environ deux mois pour la mettre en place, de sorte qe ce n'est pas avant deux mois que le pont sera lwré à la circu'ation.Il a été fait Leaucou:s de travaux accessoires pour le mvellement des rues ct les mettre à la hauteur de l\u2019élévation du pont.ST-ANICET \u2014Cett » paroisse du comté de Hun tingdon a été mise en éaioi ces jours derniers, par ln mort de James Cur- ran, vieillard déjus-ant la soixantaine et qui s\u2019est suicidé en avalant une grande quantité de poison connu sous le vom de Médecine à renards.®\u201d Cet homie était adonné aux liqueurs enivrantes depuis plusieurs années, et ne paraissait pas jouir pleinement de ss f cultes mentales.Le coroner Mcl\u2018ulane, de Huntingdon, a tenu une enquête sur le corps du défant,et le verdict du jury n été que James Curran s\u2019etait donné la mort en prenant du poison dans un moment d\u2019aliéaation mentale.Le défunt vivait seul et ne laisse pas d'enfants.N.-D.DE STAMBRIDGE Les membres de la Fanfare Notre- D :me ont répété le 29 courant, à St Albans, Vt.,l\u2019excellente pièce, qu\u2019ils ont si bien jouée ici il y a quelques semaines sous l'habile direction de M.J.13.Breuvlt, Notre manufacture de t-icot est en ple ne opération, et tous 1:5 jouw s, de nombreuses commandes arrivent :U bureau de son actif géran, M.P.H.Priest.pen WATERLOO \u2014La société St-Jean-Baptiste de cette ville n adressé une requête à la législature pour obtenir un acte spécial d\u2019incorporation.Cette sociét- compte un grand nombre de membres et donne des allocations en cas de maladie.Les tormalités de l'incorporation rendront l\u2019organisation permanente avec droit d\u2019acquérir des propriétés.\u2014MM.Farbar et Harvey ont complété lcur ligne de téléphone entre Lawrenceville et Waterloo, ct un grand nombre d'ouvriers sont à travailler à lu ligne eutre Waterloo ct Magog.La connection de Knowlton est la première ligne à construire, et si la gelée n'intervient pas, on arrivera à Granby cet automne.L'échange de Waterloo a pris des arrangements avec Sherbrooke et Coaticook pour échange de service entre leurs ureaux respectifs.Ar A mr.Jack l'Eventreur On a trouvé à Londres le cadavre mutilé d\u2019une femme.Tout semble indiquer que c\u2019est une nouvelle vict'e me de \u201cJack l\u2019Eventreur.** em te WD rar La fortune du Comte de Paris On assure que les revenus de l'immense fortune de Monsvigneur le comte de Paris, sont entièrement con- sacrès à l'entretien de sa maison et au soutien, par toute la France, d'éco es catholiques.joe terne Un juge féminin Une pétition est adressée au président Harrison pour qu\u2019il nomme une femme, Mde Elizabeth Caty Stanton juge à la cour suprême des Etats- Unis en remplacement de M.Miller récemment décédé.Ca \u201c ; AS = ns SAN FRANCISCO Une dépêche reçue ici, annonce une explosion terrible arrivée aux pouthières du gouvernement Chinois à Canton.Plus de milly personnes ont été tuées, 200 maisons ont età démolies.MANCHESTER La semaine dernière les amis de mademoiselle Gibault lui ont p:ésen- t* une magnifique montre d\u2019or, à l\u2019occasion du dix-huitième anniver- satire cle sa naissance.MINNEAPOLIS Notre estimé compatriote, Monsicur le Dr A.M.Brunelle de Cloquet Minn, a regu la nomination de Coroner pour le comté de Carlton.Jamais choix plus heureux ne pouvait ctre fuit, car M.le Docteur joint à sa grande habilité de médecin le titre de partait gentilhomme.FALL RIVER Louis Martin, du village Flint, qui a fair une chute dimanche soir, est décédé des suites de ses blessures, mardi soir.SOUTIIBRIDGE Unc petite fille de deux ans ct demiet du nom de Plante s\u2019est brù- lée à mort avec des allumettes qui ont enflamm¢ ses hardes p-ndant qu\u2019elle était seule dans la maison, tan-lis que sa mare étendait son linge.LOWELL M.Louis Bergeron, qui s\u2019est fait amputer la junbe droite il y a trois semaines, est loin de se rétablir.Depuis l'opération M.lergeron est très soutlrant et ses forces diminuent rapidement.LA COMPAGNIE D'EAU MINÉRALE DE ST-HYACINTHE PROPRIETAIRE.SODAS, GINGER ALE, GINGER BIÈRE, CIDRE-CIAMPAUNE Propriêtaire du célèbre Philudor ! COIN DES RUES Mondor et Cascades, x ST-HYACINTHE, Que.LE \u201c NATIONAL\" Notre confrère le Nationnl de Montréal éprès une courte absence noits revient avec une nouvelle toilette ct qui plus est hous arrive maintenant deux fois par semaine.Nos félicitations.\u2014\u2014 0.++ ge \u2014\u2014 TERRIBLE ACCIDENT M.J.N.Poitras de St-Jacques l\u2019A- chizan, revenait de Montréal avec sa petize fille, ce 8 ans et son petit garçon de 7 ans.En arrivant à la tra- vetse de chemin de fer de la rite Ste- Marguerite, le train de Lachine vi nt les frapper mettant la voiture en pièces et tuant le cheval.La petite fille est morte de ses blessures.M.Poitras «t son petit garçon ont été grièvement blessés.À ce propos le Monde fait les réflexions suivantes quine manquent pas de bon sens : * Ces traverses de chemins de fer coûtent plus de vies liumaines que le Minotaure n\u2019en a jamais coûté à lu Crète, et cependant cet abus criant ne cessera que lorsque quelques échevms auront été echarpés.l\u2019wsqu\u2019il en est ainsi, nous souhaitons pics Jue que la chose arrive au plus vite.\u201d \u2014\u20140 > ACQUITTÉS Ou télégraphie de Québec.que les époux Delamarre et Ge uthier ont été trouvès non-coupable sur l\u2019accusation d'incendie.Is out été mis en libert, sous caution.L'ARGENT CONTREFAIT M.Sherwo.d du département des postes dit qu\u2019il y a au-delà de trois cents lettres du Canada adressées aux Etats-Unis demandant à acheter l'argent coutrefait.Sur ce nombre On a trouvé une lettre d'un employé d\u2019une des grandes muisons de gros de Montréal.Il y en a parmi ces correspondants qui pourraient bien s- mordre les pouc-s d'avoir été trop imprudents.\u2014\u2014\"0e [mn eee.Le Scrap-Book Un grand nombre d'écrivains ct mème des personnes qui n\u2019écrivent p-int pour la pre-se, ont l'habitude de garder ce que les Anglais appellent un Scrap Book.Un Scrap Book est un grand livre blanc, c\u2019est-à-dire non imprimé, sur les pages duqu:l on col ¢ tous les articles, qu\u2019on découpe des journaux pour les transmettre de père en fils, cu pour pouvoir y reférer plus facilement au besoin, Les Américains semblent attacher beaucoup plus d\u2019inportance au Scrap Book que nus compatriotes de la Puissance du Canada.Presque tous les sexes possèdent chacun un Scrap Boul: de luxe ou du genre ordinaire.IT y a de Ces livres qui coûtent jusqu'à $500.mais pour des collégiens ou des littérateurs qui ont souvent besom de recucils, un vieux livre de loi peut faire tout aussi bien.A mesure que le livre s\u2019emplit, ce qui le rend na urellement plus épais, on enlève çà ct là quelques feuilles; le Scrap Book conserve ainsi la forme que lui a douné le :elicur.M, Irving J.Romer, un écrivain de marque des Etats-Unis, conseille aux jeunes écrivains qui débutent dans les Journaux où r vues mensuelles et hebdomaïites de conserver par ordre de date dans une forme permanente et commode, toutes les productions qu\u2019ils auront fait publier.M.Romer ajoute que le jeune écrivain qui aura ainsi collitionné ses articles de revue ou tle journal ne regrettera jumais le temps quil y a mi.De fait, sans compier que ces livres sont une source prévieuse d'informations, ils peuvent devenir au moment où on s\u2019y attend le moins d\u2019une très grande utilité.Tous ceux qui prétendent au jour- nahisme sont souvent exposés à exhiber des «chantillons de leur capacités littéraires: partanc un volums du genre Sronp Causera, comme le fait remarquer M.Romer,une impression plus favorable qu'une énorme lasse de journaux, et donnern, sans trop de recnerches, Une assez bonne 1dée das prinvipes de l'équitibre et du style du jeune aspirant.Même pour ceux qui n\u2019ont pas de prétentions littéraires.un derap Book et presque ao ssi utile que les livres de Comptabilité et du Kaison, : >
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.