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Titre :
Le Sorelois
Concurrent du journal Le Sud, Le Sorelois appuie sans réserve le Parti conservateur.
Éditeur :
  • Sorel :Cie d'imprimerie Richelieu,1879-1966
Contenu spécifique :
mardi 11 juin 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Sorelois, 1901-06-11, Collections de BAnQ.

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[" PRIX DB L'ABONNEMANT Maltion Bi-Robdomadaire coscnseasns $1.00 Un an (d'a Bis wold.EDITION HEBDOMADAIRE 1 an.» 6 moltersy.0.0.48 REDIGE EN COLLABORATION, SE S8ANx ANNE 41 SOUS DE DETTES M.Aristide Chapoulot, mercier on rotral., vou! aves une filo, oot sois dans lu ealle à mau- ger, à proximité d'une table cer- vie, sur laquelle il jette, de temps À autre, un coup d'œil décospéré, Ti tient sou journal, M.Arieti- de Chapoulot ; mais il est probable qu\u2019il ne lit guère, car il le tient 'envers depuis uu bon mo- meut, ot il ne s\u2019est pas encore aperqu de on méprise.Par-Gessus les lunettes bleuce, couleur de conserve, le regard de l\u2019ex-morcler se pose, ving.fois par minute au moive, sur le ceveou en vieux ehôue qui, saue se presser, euns se ralentir, va son petit train-train, et fait ontesdro scu tic-tas mouotoue.Paie, le regard susdit redes- cond vers In soupièro où le puta- ge refruidit, Et le regard w\u2019attandrit, comme mouill par los vapeurs appô- tisenntes qui filtreat sous le cou- vorclo.Il y a doux couverts cur la table, et deux eidges teudout leur dossier Aux sonvives en expecta tive.Evidemment, M.Chapoulot at- tond quelqu'au, quelqu'an qui le fait attendre, Or, comue feu Louis XIV, avec qui il ne présonte guère que co polut de ressemblance, l\u2019ex- mercier n'aime pa- beaucoup ça ; surioot quaud 1! à tend en com- pagvie d'un ropas qui n\u2019a vieu à gagaer À un paroil sursis.l'our 1 : » héros, comme pour le prélat chanté par Boileau daus lo Lutrin, Uu diver réchautté ne valat ja- (maie rien.Mais un dîner refroidi ne lui dit pas grand\u2019chose mon plus.L'exactitude, À la table comme en affaires, c\u2019est son dada, mor- blen ! Tl ce fait plus d\u2019aflvires, lo brave homme, mnis il mange tou- loure, La déjonuer, le dîver sont pour lui autant d\u2019échéances arrivant à bet re fixe,-onze heures le matin, tix heures le aoir,-\u2014et aux quelles il taut faire honveur, tout avesi Lien qu\u2019à sa signature.À ces houres-là, M.Arjelide Chapoulot remplit son estomac par devoir, en oouscience, aves la même porctualité qu'il mottait jadis à vider sa culese, les quinze ct flu du mois.Or, quand vous saurez que lo coucou est aur le poiut de marquer la demie do six heures, vous vous ferez une idée approximai i- vo do l\u2019é:at d\u2019irritation où se trouve, au début de cette véridigne hietoire, M.Aristide Chapoulot, tnercier rotiré, veuf avee une fille, et qui, pour se mettre À la table, uttend an fille depuis eix houres olny cing minutee.en Depuis que M.Chapoulot n'est plus dans le commerce, c'est-à- diro depuis qu\u2019il a eu le malhear do perdre sou incomparable épou- so, Mme Céline Chnpoulot, ude Bobichon, qui était en mime lomps un commis et une associée, jamais semblablo catastrophe ne s'était abattuo sur aa paisible de- moure, N'avoir pas encore entamé le doesort & six heures et demie ! Car elle va sonner, elle sonne, elle est connée, cette demie du six heures | La petite porte do l'horloge rustique c\u2019est ouverte & deux battants, et l'oiseau mo- Gueur, socouaut ses ailes, à lancé \u2018Mn \u201ccoucou\u201d d\u2019une voix parti- Galièrement Ironique.Voir, depuis tantôt trente-ciug minutes, uno exo.lente soupe se détériorer à quelg cs cuillerées do soi\u2026Et, par-dessus lo marché, M6 pas savoir ce que pent bieu\u2014 ou mal.2 .qa-dehore fille leu aimée, se petite Charlotte chérie, P Angoisses ornelles et compli- Quées, où los inquiétudes da cœur te ml: at aux crampes de l\u2019esto- mao | Jumais M, Chapoulot u's été oi près de comprendre le suicide.utegard, un pou égaté, se promèno eur la ta le, oberebant Yaguemeut parmi les couteaux, les fourcliettés, les ouillères, l\u2019ine- trument aveo lequel il mettra fin À cet lutolérable supplice.+ » A ce moment, Gertrode, la vieille bonne.\u2026oulsinière de mon Mrs See cs À M.Origene Vigneault ® DE MILFORD, N.H.Guéri du Rhumatisme et du Mal de Ruins par los PILULES MGRO.Quoique dion joune, 11 Stait lacs pable de trovaliler, vu tes douleurs 8 Qu'il endorait L'homme est industrieux.Ils sont rares partal nous œux qui ne travaillent pas ; le riche travaille pour conserver et agrandir sa fortune, le pauvre pour procurer À sa famille le pain quotidien.L'ambltion et la nécessité sont les deux grands iuspirateurs du truvail, l'assurance du succès téside dans la bonne santé.Se teulr cn bonne santé, afin de remplir sa tâche et de réussir, voilà pour chaque homme 1a question vitale, Les Pllufes Moro sont le remède À prendre pour l'homme fatigné «t souffrant, et le seul qui le pué- risse des maux auxquels il est exposé.Elks sont Lonnes pour l'honime de bureau comme pour cclui qui est obligé de gagner sa vie au bout de ses bras.Elles gufrissent Jes maux dz téte, la mauvaise digestion, l'armaigrisee- mas, les douleurs dans le dos, le mal de roguons, les points de côtés ct fes rhumatismes.Yoiclce que monsieur Vigneauit {on À Ja Compagnie Médicale oro : M.ORIGÈMU VICXHAULE.J Chers Doctenrs, # jue j'ai commencé à prenetre les !* Pilules Moro les hommes, je souf- \u2018frais Pun shumatisme qui m'avait \u2018\u2018empiché de travailler deputs trois Li s ; la nait surtout, j'avais desélan- ** cemments daus les jumbes et Les bras * qui mo mettalent l'impossibilité * À dormir.J'étais devenu sans cppé- *tit, mes vivres digéraient mal mon * urine était rouge \u20ac chargée, J'étais Eee forçan états obl \u2018ouvra, t que j* o gé de faire avait o lement été ** chez moi la cause de ces troubles.Vos \u201c Pilules Moro m'ont fait un bey ** car elles m'out douné a it, aidé ** ma digestion et ont soulagé mes reins ** et mes douleurs de rhumatisrse, © ** Après la quatrième boite, j'ai com- \u201cmencé à travailler, et anjourd'huf, \u2018\u2019 après eu avoir pris en tout 19 boites, * je suis complètement guéri de mes \u201cmany.J'ai perdu mon été pour ne \u2018 avoir pris en temps vos Célèbres Pile, mais je vous suis bien recon- \u2018* puissant pour soins que vous m'a \u201c vez don: - + % Pencou beaucoup tous \u2018 les * hommes qui ont traval ler fort à me \"\u201d attendre 1: , mais de \u2018 Prendre vos Pilules oro an de sotr .leurs forces.\" ORIOÈNE VIGNEAULT, Boite 850, Milford, N.K.Les médecins de fa Compagnie Médicale Moro, penvent être vus A leur bureau, au No.1724 rue Bte-Catherine, tous Jes jours de la semaine, excepté dimanche, jus- \u2018à huit beures du soir.pr venir.pagne et qui De peuvent ven: - ment à Mon , un blanc de tral-, tement leur sera envoyé sur de-! mande, afnei qu\u2019un rempll' de conseils et avis.Les consultations par lettres soot ans! gratuites et absolument confi.ntlelles.Les Pilules Moro es vendent 50 cts.la boîte, où six bottes pour 02.50; el votre marchand ne les tient pas, elles vous seront expédiées sur réception du prix.Adressez vos lettres comme suit : OMPAGNIE MÉDICALE M rs Ceti emia ® | d'emoiseile, véritable factotum fem elle, entre 6n grognouvaut daus cette salle A manger oi, pour Vi vatant, on ne mange guè.e, hé- as M.Chepoalot, à bout de pa- Lience et de forees, à laissé tomber son journal, Bes deux mains, graseouillettes sieur, femme de chambre de ms té de sos bras balisote, ont air de vouloir tomber nussi.-\u2014Xh bisn, monsieur * shoune Gertrude.\u2014El bien, Gertrude ! gémit l'iufortuné.\u2014Je vais remporter !a soupe, n'est-ce pus ?\u2014\u2014Ÿ peneos-tu,Gortrude?Ohar- lotte ne pout maaquer de rentrer À l'instant.Il est mime bien étonunut qu'elle ne soit pas encore là.Quand est-elle sortie ot ui est-elle allée ?\u2014Mademoisello est partie à quatre heures, comme Fhebitu- de, poursa leçon de piano.La leçon dure une !ieure.Domi-houre ur aller, autant pour revenir.ademoiselle aurait pa rentrer, corne d'habitude, À six Loares.\u2014Et il est » x Leures tronte- ciny !.\u2014Maiotoraut, vous savez, lus or.nibue, o'est souvent complet.\u2014Ou bieu, zandemoiselle, en- coura,çée par le beau temps, aura voulu faire uue petite promenade et revenir À pied par la rue de ls Paix.Bt il 1 u bien des modls- tee, bieu des bijoutiers, biou des closes à vuir, rue de la Paix, pour uus jounesse.\u2026 =-Quo le diable emporte les modes, les bijoux et la jeunesse aussi, quand elle est si en retard que ça *\u2026 À l\u2019houre du dîner, je vous d mande wu peu ce qu'il peut y avoir A voir?Ventre affamé v'a point d'oreilles ; il ne devrait pas aveir d\u2019yeux non plus ! \u2014SBaus compter les amoureux, los beaux mirlifiors qui suivent les jolies pascautes en leur ohu- chotant dans le cou ua tas de.\u2014Ohk ! ça, par exemple, je suis bieu tranquille.Les amoureux ! Tu veux dire Certrudo ! Charlotte cat vertaeuse, Dieu merci ! Elle saurait, au besoin, mettre uu malotru 3 sa place.Elle a été clovée à l'américaine, Charlotte, tope \u2018je m'ec tisite ! \u2014! n\u2019y & peut-être pas de quoi.Mlerée à l\u2019armée.\u2026à la mer.à is je ne sais quoi.tant que vous voudrez ; mais jo ue suis qu\u2019une bôte, mais je Le compreuda pas qu'on Juieso nue demoiscile scurir toute seule dans les rues.=-Courir, courir ! Plût au oiel qu\u2019elle courtit.Maie tu vois bien au contraire, Gertrude, que Ohur- lotte ne se presse guère.\u2014Possible ; plaienntez, père dénaturé\u2026 Maie tout ça finira saal, ie vous le die, et ce sera do votre faute, à votre éducation, & la md.re.je ne sais pas qui.M.Chapoulot n\u2019écouto plus, It a pris uno résolution eubite.-\u2014Gertrude, Gertrude, enlève le potrge, tiens-le au chaud et ap- porte-moi mos bottines, jo vais à ta rencontre, La benue,toujuurs bougounant, t'en est allée avec la coupière ct revient aves les chauseures ; quaud, tout À coup, le timbre de ls porto d\u2019entréo fait entendre un joyeux carillon.\u2014C'oet Charlotte, enfin !a'exclame la père, qui se disposait à quitter cos pan\u2019 suflea.\u2014C'est ma .ceello, répdte Gertrude qui, daus son empresse- m at A aller ouvrir, ue trouve r'c 1 de miewx pour so débatras- ver di, bottiners, quo de les fourrer aur la table, au beau milieu de l'assiette de monsieur.LR Mile Charlotte entre comme un ouragau en miniature, Figure mignonne, souriante ot chiflonnée ; sleveux [risottants sur le front el sur ln nuque ; dixe huit aus, trente-deux dents, taille svelte, graciouss déeinvolture, petits pi le, sufleammont cam.; brées ; jolies mains gantées étroitement ; voilà pour l\u2019ensemble, Au total, adorable frimousse de Parisienne, vraio libellule du \u201cMarais\u201d.Rubane, galons, flours artificielles, falbalas de ci de IA.En deux mots, toute Ia boutique de mercerie du papa sur cette gentille petite personne, mais rico du mercier, je vous assure \u2014Ah ! te voilà déjà ! #\u2019éeri.irouiquement le Lère, tout en approchant eñ chaise de la table et en ae disporaut à déplier sa serviette.æl'apu, je vais te dire.\u2014À table, à tablo d\u2019abord.Ta t'expliqueras en mangeant ; je compreudrai mieux.ll y à fichtre bien asses longtemps quetat- tends, Gertrude, In soupe ~Abh mais pas, tu ne sais pas.C\u2019est qu\u2019il m\u2019est arrivé une aventure, une vraie.ot molles, pendantes à l\u2019extremi- \u2014Une aveuture ?.\u2026 répète M.Chapoulot eu \u2018aureautant sur acu : sièxe, pendant quo Gertrodo lui Isnes par-dessus la soupière un regard do reproche et de triom- omnibus, avec us jeune nomme.homme ! ! Miséricorde ! I! SITUATION VACANTS\" On demande Aa.4 du > aiseat.u0, matigoun dt.SOREL.-MARDF, 11 JUIN 1901 Les Pilules Rouges de la Cie Chimiaue Franco-Américaine guérissent la dyspepsie, [indigestion ct mai d'estomac.oo ETRE XT 1 i Si vous souffresz de dyspapsie ct que vos vivies digdren! mil, mangez lewwemen, ne prenez que les mets que vous pouvez digérer le plus facilement, biuvez pea en nt ct après vas repas, rence deux Pilukes Bouges, ot en lw tens, prenes ls moit'é d'un verre d'eau bien chaude, dans legnel vous ajouterer vn quart de enil- lérée à thé do sodn À pate.Si vous suivez œ simple consell avee patience ct persévérance, les troubles dont vous souffsu dispuraîtront, votre spj
de

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