Le Sorelois, 29 décembre 1893, Supplément
[" l | NOEL -1} encore quelque chose à dire où à écrire sur la fête de Noël, la fête des petits enfants, pa te de la famille, la plus toute des foto chrétiennes.ut-être.Nou Sites l'ont chantée.Les historiens out raconté sou passée à travers les sidoles.La peuple on à consacré les traditions dans sos contes et ses lé- nde voix des oratours sacrée on à oxalté les mystères et pablié Jes gloires.importe ! Neue que ces chants à la les et solennels, attou- zu et grandioses, dont la mélodie ne lasse jamais l\u2019oreille, Noël est un de ces sujets inéput- wbles qu'on peut ramassor à l\u2019iu- fui mus futiguer jamais.nd il e\u2019ugit de Noël, les ro- dite mêmes ont pour le lectour lo charme d\u2019un refrain tout plein de réminisceuces iutimes, comme en vieux parfums oubliés dans Ja foud d'un tiroir aux souvenirs.Noël nous sora toujours cher, eur il nous tient par les senti- ponts et les croyauces ; \u201c Parlestoudresses et les enthousiastes ; ; Par lo cour ct esprit, C'est pour nous la prière et la poésie enveloppées toutes deux dans une même auréole radieuse et caressante.Disons done un mot de cotte fête antique, toujours nouvelle et toujours jeune, Jinstitution en remonte au derceau de l'église d'Occident.Elle tut célébrée pour la première fois, suivant certaine auteurs, par Saint Télesphore, en Van 138, Ce fut le pape Julea I, dont le règne dura de 337 à 352, qui sprs avoir consulté les docteurs dl'Orient et de l\u2019Occident sur le véritable jour de la nativité duSauveur, en fixa définitive- meut la célébration au 25 décembre, bien qu'il n\u2019yait rien dans lu érangiles qui indique positi- vemeut ce jour-là comme colu, dagraud événement.Ve fête purement religieuse, Yeël devint, dans le moyen âge, te fête toute populaire.\u2018était le signal des réjouis- ances, des assemblées joyeusea, de fiançailles.} La crèche de I'Enfant Jésus éreait chaque année le thôâ- te de ces jeux e céniques appelés syslères, et que les troubudours &les trouvèrea organisaient en hneur de lu saiute Famille.Plus tard, malheureusement, sefêtes dégénérèrent en bouffon- erie grotesque peu en harmonie avec la circonstance.C'est en Espagne que ces cou- lames profines persiatèrent plue lngtempe < 4 France, on y aubstitua la Mae de minuit, messe de minuit, touchan- elenuité que, durant de longs Mésd'attente, los petits enfants sénroient dans leurs rêves com- Mine ouverture de paradis., Tatérieuse cérémonie dont les tds mimes ne peuvent voir our annuel, sana écouter ter au fond de leur cœur tome ut écho lointain des dou Notions do l'enfance ! i de Yous, eutraut dans une oh saines peudant la nuit se.: Peut, Ras qu\u2019une larme ki monte du cœur pa paupiè- M entoudre flotter vous les voû- Gouores, avec la puissante rudes orgues, ces chante si © elmplicité et do grâce ue Que nous ont transmis cos ns iiconnus À qu: }* fa doit tant de \u20ac of d'œuvre ddeste fidelea ! cotte invoca- large de rythme en même Que ai gravieuse de forme ! relle agréable ! cotte mélo- raies d'entrain, si bien dans © 108 pdr, Dens celle able > EF FE \"FF pourbe le ous le Mystère chrétien ™ le ges dans nos campagnes ! aime triomphal, ai vioraut Lie, d'ullégresse ot d'a.Ms dy 4 premier de tous, I plus populaire es : Ça, bergers, aseem, voillées, eurtout au châtaas, où so réunissaiont les i agools pour entendre l'heure do l\u2019offive.Ou jetait alors do véritables trouos d'arbres dans les immeon- ses chomindos de l\u2019époque et l\u2019on se raugoait on cercle autour de l'âtre.De là ce qui s\u2019appela plus tard la bâche de Noël, On versait un petit verre de vin sur cette bâche en dicant : Au nom du Père ; et l'on se distribuait une sorte de gâteaux que l\u2019on appelait niculles, probablement l'origine de nos croqui- Enoles, (croques nieulles.) Notons que les croquignoles soni, daus 1108 campagnes,le mets de Noël par excellence.° Les bounes ménagères croiraient manquer à toutes les t radi- tions si, au retour de la messe de minuit, la fomille\u2014et même les voisine\u2014ne pouvaient v\u2019asseoir autour d'un apvétisant monceau de croquignoles dorées et toutes croustillantes dans leur toilette blanche et sucrée.Dans certaines parties de la France\u2014nutamment en À lsace\u2014 mais surtout en Allemagne ot on Augleterre, la bâche de Noël s'est transformée en Arbre de Noël.- Cetarbre est encore de mode et consiste on uno belle tête de sapin, bien régulière et bien verte, aux rameaux do laquelle on suspeud des bougies multico- loves, les jouets d'eufants et les autres cadeaux de famille qu\u2019on échange ce jour-là.Pour les Anglais, Noël est un jour unique.C\u2019est le jour familial entre tous, le jour des bauqueta, des réunions mondaines, de I'hospitalité traditionnelle.L\u2019énumération des quartiers ut se consomment daus la ville e Londres & chaque Christmas fatiguerait, comme dit Lonie Blauc, le patient génie d'Homère.Une légende uffirme quo, la nuit de Noël,les bêtes acquièrent soudaiu le don do la parole.Si la chose est vraie, \u2014en An- leterre surtout, \u2014cette iramense hécatombe de leurs semblables ne i [doit pas fourmr A celles qui restent un sujet do conversation bien folâtre.Parmi les vieux Noëls que la tradition nous a tranemis, il cu est un d'une naïveté charmante, assez inconnu je croie,que j'ai entendu chanter dans mon enfance, et pue j'ai toujours retenu, voici : \u2014D'uù viens-tn berger / Oh! d'où viens-tu pe =Je viens de 1'italle, De m\u2019y promener.De voir un miracle Qui vieut d'arriver, \u2014Qu'us-tu vu, berger ?Ob! qu'as-tu va?\u2014J'ai vu, dans Ja crèche, Un petit enfant, Sure pa'lle fraîche Qui dort tendrement.\u2014Y at-il fos berger 1 Oh : y a-t-il plus \u2014LaSaiut'Viurg\u2019 se mire Lui fait boir\u2019 du lait ! Saint Joseph, son père, Quit tremble d'effroi.-t-il plas berger ?a-t-il plus ?\u2014Y à le bœuf et l'âne, Tous les deux présents, Aves lour halcino Qui réchauffut l\u2019enfant.\u2014C'est-il tout Lerger ! Oh ! c\u2019eat-il tout | ==Sont trois petits anges Descendus du ciel, Chantant les lonanges Du père éternel.Hélas ! elles sont bien loin les heures où nous écoutions tout émus cos vieilles ballades.La jeuncsse s\u2019est enfuie aAvoc elles, pour faire pluce aux prévo- eapations de l'âge mûr.fêtes do Noël, «i lontos à indre pour los petites têtes londes qui los attendent avec tant d\u2019impatience, arrivent bien vite ot se sucoddent bien rapidement pour les fronts que la cin- quantaiuo dénude où argente.Eh bien,malgré tout, chaque hiver qui me vieillit, quand revient ve jour béui outre tous les jours, cette nuit, un essaim d\u2019é motions candides, de souveuirs joyeux et purs, se réveille ot bat de l'aile au dedans de moi.Et quand, du haut de leurs oa sérisunes, los cloches sannent pos l\u2019orabre l'auniversaire du 20 DECEMBRE 1893 mystèro augusto, je crois voir ange do mes Jeunes anndes qui mo pousse lu coudo, me fait ei- gne du doigt, ot m\u2019iuvito À le sui- vro atiprès de l'humble berceau onfante, Chor ange des duucos joies et des innocontes gaiotds, qn uous reconuaît toujours malgré los rides de nos tempes et In lourdeur du nos pas ! Chastos lueura du passé, nim.Les de nos premiers matins, dont le divin reflet nous suit jusqu\u2019au tombeau ! Noël ! Noël ! Gloria in excelsis Deo ! Louis Fnécuerts.\u2014 et AD EO ere UNE PERLE Ile étaient Ia cing souliors, luisants et proprets, rangés sous lu cheminée comme des tuyaux d\u2019orgue : l'aîné à droite, le plus Jeune à gauche, les autres au mi- ieu, Ils so sont faits très beaux pour la nuit de Noël, ayant mis des lacets de soie neuve et des œillets qni brillent comme de petits cercles d\u2019ur.On dirait de l\u2019ébène verni.Une souris s\u2019y mirerait à l\u2019aise, ot les cricris r\u2019enfoncent, en chantant, dans la fourrure épuis:e dout ils sout doublés.Tous les cinq attendent le petit Noël, yn Mais, lâLns, près d\u2019un tison fumeux, triste et seul, se tient un part soulier qui semble redouter \"élégant voisinage de sos frères Il appartient À l\u2019onfant lo plue jeune de la maison, au plus jeune et au meins aimé.Puurquoi ?de viande et des pideus de gibier -est-ce parce qu\u2019il vint au monde sans être attendu et désiré?est.ce parce qu\u2019il naquit débile et souffreteux ?Enfin,on ne l\u2019aime pas duns ce fuyer, pourtant béni, où il aurait tant besoin d\u2019être nimé.+, Regardes comme il est inélan- colique le petit soulier ! Sous Ia cheminée de ses frères, il n l'air d\u2019un proscritou d\u2019an étranger.Son aspect est lamentable : son tulon poudreux est penché comme la tour de Pise, son cordon do laine eat brisé, la semelle du dedans est plissée commme le front d\u2019un vicillard etsa pointe raccornie est percée de deux trous qui regardeut comme des yeux larmoyants lo tisun fumeux.Il & perdu ses clous comme on perd sos dents ; ot son cuir jauni se hérisso de petites pointes comme une peau qui a la chair de poule.Sou empeigue disjointe a Pair de ricaner en montrant lu corde et le coup de pied, fatigué par l\u2019usage, torme des vagues tachées de boue.Il est si chétif et ei petit qu\u2019une souris trottinaut dans les cendres, ost on train do le ronger sans craints ni pitié.Il est ai démodé, si abattu, que l\u2019on dirait qu'il vient de faire le tour du moude.C'est tout Lon- nement, qu\u2019au sortir du berceau, il a pidtiné dans les chagrins de In vie.Ce n\u2019est plus que la savate d\u2019un pauvro enfant, ot, copendant, il attond, lui ausei, la visite du petit Noël.#,* Le petit Noël nrrive ; il arrive annoncé par un flot d\u2019étincelles ot le vent d'hiver qui remplit la cheminée de son harmonieuse chanson.Il desceud, voltigoant autour de l'âtre, ec pose comme une colombe blanche sur los hante landiers, socoue seu ailos lumineuses et en fait tomber de merveilleux jouets qui rempliesout les cinq souliers.Pals, il reprend eon vol.Mais te bruit d'un grillon lui fait retourner la tête : il s\u2019arrôte, il sc penche, il regarde, et près du tison fumeux, il aperçoit le potit soulier qui n perdu jusqu\u2019À sou Incet de laine ot dont les trone béante le regardent en suppliant.Le potit Noël se sont attendri et il laisso rotumber ses ailes on inolinant ea tête attristéo ; 11 n'a Jamais va ni sabot nt soulior plus malbeureux.- Mais, hélas ! il no lui reste rien ; srlequins et poupées, pau- tins, polichinellos, cercoaux, toupies, ballons, il a tout donné, Le © ois sommeillo le Dieu dea potite | + jour approche, son voyage turros- tre eat fini, ot Il doit remonter \u201cans lou sphères célestes faire ses commandes pour l'an pro chain, , Et, tandis quo ses heuroux frères aucoombent et s'affuissont sous lo poide des jouets qu\u2019ila ont reçus, le petit soulier attend tou- jouvs.Quelle ufitietion pour le petit Noël ! Il prend son vol ; mois en se rotournanut, il laïisso tomber uno larme dans le foyur.La uuit était glacéo.Ln Inrme 86 cristallise et, fo mating, au point du jour, l'enfant trouve une per- lo dans sou petit soutier, Fuuserr Dumoxteir.\u2014\u2014 0.| L/Echello de Saint Jos:ph LÉGENDE I Uu jour, c'était sans doute voré le ternpa de Noël, les saints habitants du ciel conversaient entre eux et s\u2019entretouaiont do choses et d'autres, \u2014Ne romarquez-vous pas, fit l'uu,que depuis quelque temps, il cireule duns notre glorieuse cité cerlgine individus & la mine étrange pour ne pas dira suspecte \u2014En effet, repartit un autre saint, et cea nouvenux venus,que personne de uous n\u2019a conuus comme cliouts, ont vraiment des allures Lieu communes pour ce séjour de gluire et de sainteté.Chacun émettait aînsi son avis, uniquement préucenpd do I'hon.nour de la coleste patrie et du royaume de Dieu ; car an ciol, tout sentiment de jalousie et d\u2019en- vio est À jamais banur.Il fallait preudro un parti.On résolut d\u2019eu- voyer des députés À suint Pierre, pour lui demander des explicu- tions sur l'admission en parailis de ces personnages qu\u2019une mine si négligée et des mauières si communes semblaient devoir en 802 lived on tous sr ne, sans rion somprendre.C'est, qu\u2019en offet, o gaillard avait bien plus l'air d'un pillier do cabaret que d\u2019é Elise.Bes poignets sombluient s'étre Lion plus exercés à manier le gourdin sur le dos d\u2019une mal.hourouso épouse qu\u2019à égrener un rosire.Il était évidemment de ceux qui avaient dd passer par le trou d\u2019uno aiguille ct que les sacrements reçus in eriremis avaient seuls pu arracher à l'éternelle damuntion.Suiut l\u2019ierre ne pouvait on croiro ses yeux.\u2014l\u2019our le coup j'ai été trompé, w\u2019écriu-tal ; il faut bien que je le reconnaisse.Car quant à celui-ci, certes, il n\u2019est pas entré par la porte, mais par quolque autre is sue.Que saint Vos, le seul avocat que nous ayons parmi nous, s'empresse d'éclaireir ce myatè- re, et de nous apprendre par qui de tols particuliers out êté introduits, Buint Yves, animé d'un enint zble, accosta l'iutrus et, par quelques adroites questions, sut bientôt éclaircir l'affuire.\u2014Je l\u2019ai trouvé ! w'écria-t il, exclure encore pour un temps.Les envoyés trouvèrent saint Pierre fort occupé, Il pesait, mesurait, comptait les mérites d'une foulo do postulants.Il en arrivait de toutes les contrées do la terre, car c'était l\u2019époque d\u2019an grand jubilé.Saint Pierre était ; on train de prouver À un mulheu- reux buveur qui cherchait à pénétrer au ciel, qu\u2019il avait besoin d'être purifié quelque temps en purgatoire ; l'humme suppliait, saiut Pierre insistait, quand saint Adrien vint lui frapper familid- rement sur l\u2019épaule : \u2014Saint Pierre, portier du ciel ! lui dit-il, \u2014Laissez-moi, répliqua waint Pierre, vous voyez que je n'ai pas un instant à moi, \u2014De grâce ! reprit eaiut Adrien, fermez donc la porte à cet ivrogue, et veuillez nous écouter.Pleins de respect pour vos augustes fouctions, nous venons précisément vous demundor com- mont, depuis un certain temps, vous vous relfchez ainsi de vos justes rigueurs, et wdmettez au ciel des malotrus de la trempe de celui-ci.Le nombro de ces drôles ne dovient que trop grand parmi nous.\u2014Eh quoi ! reprit vivement saint Pierre, je gardo et je veillo nuit et jour ; je ne -me donne ni paix ni trève pour viser chaque passoport, et pour sonder tous les cœurs.Je puis dire quo jamais rien d'impur n\u2019a p ar cette orte depuis le jour où le divin faître m'a confié la clof ; car nul no passe sans voir ici ses actions, sos paroles of sca penades scrupuleusemont posses.Et c\u2019ost à moi que vous adresses ces reproches do négligence ot do fui- losse.\u2014Pardon, Piorre, dit saiut Muro, no vous troubles pas, jo vous prie, mais bien plutôt, jetez les yeux sur le gars qui va IA.Vit-ou jamais son semblable en con saints lieux | Voyes quols regards craintifs il jette sur nous, comme il cherche à dissimuler ! Quo dites-vous de cette cliaussu- re, toute couverte encore des boues des mauvais chemins qu\u2019il % parcourus, de ces vêtements déchirés, saus doute, dans quel- Jue rixo de cabaret ?Tout cela cet-il bion digue de la gloire des cieux.IT Baiut Pierre domeuruit étuhi et muet, Il fouilletait, rotouruait revenant en toute bâto.El n\u2019y a que saint Juseph pour i,ous jouor de pareils tours !.Voilà le secret de tout ce bruit de scie, du rabot, de marteau, que nous eu- tendons parfuis derrière ce bos- quot touffu qui dérebe le mur du paradis.Dane le coin le plue re- vulé du buis, où jamais ne passe ui saint ni ange, saint Joseph a établi un atelier, Tundis quo nous le croyions paisibloment occupé A scs innocents travaux d\u2019autrefuis, que faieait-il ?Loin de tous regarde indiscrots, il à fubriqué une ongue écholle,et l\u2019a appliquée au mur d'enceinte du notre cité, Voilà tout le mystère.À cettorevélution inattendue, tous les saints s'empressèrent de se rendre À l\u2019endroit désigné, L'échelle do saint Joseph était 13 tout du long ndossée au mur.\u2014Voilà Dien, «Seria saint Pierre, l'irrécusable preuve du délit.Il est évident que saiut Joseph fait passor des mes par ici.¥o m'explique maintenant et sa nombreuse clientèle parmi les enfants do ln terre, et pourquoi cetto multitude de gets débrail- 168, diftormos, semblubles À celui de tout à l\u2019heure, passent et repussent sis cesse, portant une médaille et faisant neuvaine à saint Joseph.HI Qui pourrait redire toutes les clameurs, toutes les récriminations que cetto découverte souleva coutre saint Joscph dans tous les rangs des élus ?Baint Pierre dépitait ?\u2014A quoi me servont, s\u2019écriait- il, mes gloricuses fonctions de ortier de In céleste Jéruenlem Ÿ Fe renoucerai À ma charge plutôt que de souffrir qu\u2019une seule Ame entre ici autrement que par cette porto et à l\u2019uide de cette clet.Que nous resto-t-il A faire?Allons ! Suint-Paul,grund docteur des nations, donnez-nous quelque bon couseil.et vous tous, saints upôtres, à quel parti nous arrêter ?Tous furent du même avis : tous, d\u2019une voix unanime, déclarèrent qu\u2019on ne pouvait tolérer pareil abus, et qu\u2019il fuilait au plus tôt pourchasser, expulser du ciel toute cetto tourbe de gens sans aveu introduits par saint Joseph.Aussitôt, anint Georges, la lance au poing, saute sur son destrier, suiut Hubert suisit sou épieu, saint Paul brandit son glaive.Tuus sont prêts à s\u2019élancer, quaud survint saint Josoph qui réclama humbioment lo silence ot parla on ces termes : \u2014Puisquo vous vous ranger tous contre moi, que puis-je faire soul contro vous, pour défendre et retonir mos clients ?Daiguez considérer, cependant, que 5 ne tits qu\u2019user de mon privilège et de mon lroit ; que jamnie où ne duit pouvoir dire qu\u2019au mortel, quel qu'il soit, ait wis en vain sa coufiutice en ma protection.S'il faut dove que les ions s'en ail- lont, en bien ! je \u201cpartirui avec eus.\u2014Fuites comme il vous plaira, lui fut-il répondu.(et suint Guidon, ancien clerc d'Andorletoht, s\u2019empressa de dire : Amen).Saint Joseph se mit donc à rassembler sce gone.lls formaient vraiment une collection aussi intéressante que nombreuse.SUPPLEMENT AU SORELOIS toutes purts.Que tardes-vous à partir ?Adiou ! Adieu ! \u2014Laissez-moi uu moins le temps de seller mon baudet, ro- partit saint Josoph, ot jo pars sur-lo-chuinp, car j'emmbdne uvoc moi et mou Epuuse ot mon Fils.Ces mots furent comme un coup de foudre sur lea saints atterrés.Muete de craiuto et de stupour, ila # bouchuleut los oreilles et n\u2019osnieut levar les yeux.Suint Georges, le remier, enloya bien vite le harnais de sou cheval ; saint Hubert et saint Yves v'enfuirent éperdus ; tous w'éloiguèreut confondus.Saint Joseph, «6 voyant soul et victo- rleux, rassura ses clients, et d'en retourna puisibloment à sou atelier, où il s'empressa d'ajouter quelques marches encore à sa bien miséricordiouse échelle, Ali ! puiesè-je moi-même, un jour, avoir le bonheur d'atteindre l'échelle de saint Joseph et de pénétrer ainsi en paradis ! \u2014\u2014\u2014 eee Saint-François-du-Las M.A.Mondou, secrétaire de l'ossociation conservatrico du dis- triet de Moutréal,cst revenu dans sa famille, pour les fêtes de Noël.Il arrive de Québec,où il a passé le temps de la session en qualité de greflier du comité de l\u2019agriculture.M.Mondou ost très estimé duns sa paroisse, ot les jeunes et les vieux de Saint-Françoie-du- Lac ne lui ménagent pas leurs visites, qu\u2019il reçoit toujours avec cordialité.+, M.Gladu à fait trove A ses luttes arides du parlement, et a passé la fête de Noël dans en famille.LM A lu messe de minuit il y a une nevistance considérable, bien que le tompa ne fût pas pro pice.Ou y a remarqué une aflu- ence d'enfants plus forte que d'or dinairo.C'est Lien aussi la fête par excelleuce des cufunts ! Quelle fête religieuse de l\u2019anude pourrait égaler lu tête de Noël dans l\u2019âme de la jeunesso ! Y a-t-il, mdmo parmi les vieillards, un soul d\u2019entre eux qui no ressento pas de ces tortes émotions que ne proeu- rent pare au même degré l\u2019exaltation des autres mystères de uo- tre religion ! lonce ; c'est le jour marqué de la détivranco de l'humanité.Cette solenuité, que rovât l'Kgllee, l'houre inusitde, cette illumination, la crêcle, lo petit enfant Jésus, son lit de paille, les chante de l'Eglise, coux des bergers, tout atlire I'dme.Ah !les chants des bergers ! los cantiques de Noél ! musique ot chants pour tant bion simples ! Copendant qui peut los entondre \u2018suns émotion ?Noël \" Noël ! c'u:t 'Hoasuna qui remplit le cœur de tous les chrétiens ; Noël ! c\u2019est la porte du cœur qui nous remot avec plue de vivacité au milieu des plus doux souvenirs de notre on- fance.\u2014\u2014\u2014es sn 0 WP gn ms 0 een L'ETOILE DES BERGERS Quand, la froide nuit, au ciel ont les chauius infinis s'azurent, Para l\u2019étuile de Noel, Le pauvres bargers l\u2019averçurent.Lais-ant là cuèvres et moutons, Noël ! c\u2019est la fête par excel- Prenant crosses ot sacs de tuile, 4e dirent aussitôt : partons ! Et suivireut l\u2019erraute étoule, Les autres, omis du repos, Les prudents et les écunomes, print en gardant leurs troupeaux De la démeuce de ces hommes, Quand ils reviurent, étonnés Cuutent, comme un fait véritably que l'astre les avait monde oir Un enfaut dans une étable, Da voloursavaient, à ces fous, Pendant leur absence à uneste, Pris bien des brebis, et les loups Dévoraient déjà tout le reste ; Et l'on s3 moqua beaucoup d'eux, Garder son bien, voilà l\u2019utile, Pourquoi done courir, hasardeus, Aprés une étuile qui file Mais souffrir et n'avuir plus rien Contentait ces Lutubles apôtres ; Le peu qui leur resta de bien, Ce fut puar le donner eux autres, Fidd'es au divin signal Qu'ils avaient snivi sans rien dice, lis rondaient le Lien pour le mal Et pour un outrage, un sourire.La nuit gf¥ da fleuve, en secret, Tachautaient en chaur,sous loa satilen, Etquan l'un agneau s'égarait, Isle portaient sur lours épaules.Dons, ils pardonnaient au mé:hant Et, par un merveilleux m ore, Ils abaulva\u2018ent, cn la touc ant, La courtisque et l'adultère, Et lus autres bergers, pluins d\u2019ur, Dont l'avarice méprisble Creusaient, pour y mettre un trdsor, Des trous Lans la chaleur du sable, Avaient des haines d'envicux Puur ces pauvres de haute mine Qui gardaient au fond de leurs yeux, n peu de l'étoile divine, François Corré, =] Il Il les examine, il les voit, \u2014\u2014Bou voyage ! lui criait-on de CONTE DE NOEL DANS LE CIEL REFLEXIONS MORALES Souvent c'est moins bon goût que pure vanité Qui fait qu\u2019on ne vout voir que des gina de mérite : On oroirait faire tort à sa capacité, \u2018Bi du monde vulgaire on roeevait visite., Oependarit, un esprit solide, éclairs, druit, Du commerce des sots sait faire un Lon usage ; Comme ou tait un mauvais ouvrage.Dos défauts qu'il y trouve, il cherche À profirer ; Il n'ost guère moins nécessaire De voir ce qu\u2019il faut évitor, Que de savoir oe qu'il faut faire, Sur un nunge blou conduit par une étoile, umnbino Jesu La Vierge radicuso, oxquise en son long voile, rds tendrement lui souriait.priait.De flambants chérubins aux mines gracieuses Faisant vibrer des harpes d'or, Murmuraient lentement des chansons morveillouses Pour endormir le \u201c cher Trésor.Et les astres nacrés ponchaiont leur tôte blonde Afin do voir et d'admirer ; Et, dana 'immensité, les montagues du monde S'inclinaient pour mieux adorer.Soudain, un moinelet échappé de la terre Vint tomber mourant, éperdu, Sur lo mignon Jésus, pour qui rien n'est mystère.Celui-ci, d\u2019un air entendu, Lo prit, l\u2019enveloppa dans les pris de son lange, Et puis tout en le réc Fit de ce corps d'oiseau le corpa d\u2019un potit ange, Car c'était l\u2019ême d\u2019un enfant.auffant, ALBERT Trovpe, LLY vse My .+ * \u2014\u2014 marge RO a A A ride Vos \u2014 ot \u2014 ; be { XVIII « Adieu, miss Ellen.Je re grotte d'avoir été méchaut pour vous.Vos histoires étaient très folies.Voulez-vous m\u2019embrasser ?\u201d , Ellen ne put répondre, mais elle appuya ses lèvres sur le frout de l'enfant.Descendez, monsieur Georges,\u201d dit Guillaume, \u201c il est tard.\u201d .Georges sauta A terre ; puis, comme la voiture se remettait en marche, uu paquet vint tomber près d\u2019Ellon.: \u201c Lucionue vous demande de Ja garder, ot Paul vout bien !\u201d cria la voix percante du petit n.B Fatait Emelka, la poupée noire à laquelle Lucienne attachait un double prix, pour son originalité et sa rareté, et surtout à cause du donateur.Justement, ce jour-là elle l'avait parée pour ln promenade.Sa fine chemise de batiste lniesnit transparsître la au brune et luisante ; la jupe leu de ciel, semée de grande croissants blancs, découvrait les pieds nus et s\u2019allongeait en traîue r derrière.Eufiu de longues oucles d'oreilles nccompa- gnaient le vienge de l'élégante moricaude, etdans les plis savamment chiffunnués de son madras rouge et jaune étincelsient les épingles à tête d\u2019or.Ellen presea instiuctivement le jouet contre su poitrine, puis se dress debout duns le break pour voir encore une fois le petit groupe demeuré sur la route, Lu- cienne étuit dans les bras de son frére.Hélas ! pour combien du temps gurduit-elle co teudre appui ?.Georges lui fit un signe de la main et Puul, se décou- vraut, lui adresan un adieu.Et la voiture tourna un coin de la route, Guillatiue pressant son cheval pour regaguer le temps perdu.La poupée noire resta entre les bras d'Ellen jusqu'au moment où elle entra dans la cour de lu gare.Alors, revenant À lu réalité de sa situation, elle l\u2019enterma dans son sac, et, ayant pris congé de Guil- lnume, qui eerrait sa main frêle à la briser, elle aapprocha du guichet.Elle se sentait $ isi war l\u2019inconnu ; elle s\u2019en allait à \u2018aventure, ne pouvant imagitier quelles figures nouvelles devaient se mêler à es vie, ni quelles mains lui paieraient le sa- luire d\u2019un travail incertain.La voici en wagon, avec des compagnons de voyage qui ue s\u2019ocetipeut pas d\u2019elle.Elle baisse son voile et évoque le souvenir des mois qui viennent de s'écouler.Ia lui sembleraient un rêve sans le déchirement bien réel de son cœur.Et plus d\u2019une fois, dans le eours de cette longue nuit, elle revoit le visage entis- vré de Michelle et croit entendre les sanglots qui troublent le sommeil de Lucienne.Plus d\u2019une fois auvai elle entrouvre sou sac,pour voir briller à la lueur de la lampe les blanches prunelles d\u2019Emelkes, biquées d\u2019une perle de joie.Môme elle we penche, et sos lèvres tremblantes cherchent eur lu jouo noire do ln poupée les baisers prodiguéa par Lucienne au cher présent de son graud frère.XIX En arrivant à Boisredon, Paul monta droit à In chambre des en- funta ct uppela Yvonne, « Lucienne est fatiguée, sonf- frante même, \u201d dit-il: * Dé-ha- billez-la iimtmédiatement, je vous prie.\u201d L'enfant, épuiséo de lurmes, ne pleurait plus! Les soulève ments convulsifs de son petit cœur témoignaient seuls du cha.rin intense qu'elle éprouvait.finis In jeune femme de chambre ne #\u2019y trompa point.« Vous avez donc eu que miss Gordou eat partie, mademoiselle Lucicune, \u201d murmura-t-chio d'un ton du aytupathie, après s'être nagurée que l'ombre de Mue Benuery t\u2019appuraiseait pas à la porte, derrière laquelle on en- teudait lo pas tucsuré de l'aul dans le corridor.« C'était aue Lien bonne ct ai- muble deroiselle, \u201d roprit Yvon- no, ** et nous lu regrettous bien, je vous assure.Mais il faut vous calmer, mademoiselle Lu.vienne, parce que Madame serait fâchée de vous voir si pâle ot si tremblante.Esruyez de ve pus trembler.\u2014Je ue poux pas w'en empéd- cher, Yvonne.tr =\u2014\u2014Vous tes toute gluce, et vopendaut il fait oi doux ce solr .\" ye vale vous apporter un pou ELLEN GORDON EE ES ant ® d'infuslon de fleur d'orunger, ve luiseuit dévhabiller presque sans fuire un mouvement ; > sos youx dtatent rivés avec une expression désespérée sur la por te formée d'Klleu.Yvonne suivit ce regard ot se méprit sur ce qu'éprouvait lu petite fille.\u201c Soyez tranquille, mudemoi- selle Lucienue, vous ne seres pas soule cette nuit.Madame m'a dit de coucher dans 1a chambre de miss Gordon, \u201d Lucienne tressaillit à co nom, mais ne répoudit rien.« LA, \u201d reprit Yvonne, bor- daut soigneusement le lit, * jo vais vous apporter lu flour d\u2019oranger, ot après, vous essayores de dormir.° Paul entra alors daus 1a chaw- bre, s'assit au chevet du lit et prit la main inerte de l'enfant, Il n'essaya pas de la oconsoler autrement que par la sympatine de sou regard et ls chaleur de cette ression de main, Peut-être n\u2019oût- ilsu que lui dire ; peut-être weil po parler oun ce moment sans trahir sa propre émotion.Yvonne reviut bientôt, apportant ln boisson culmante.Lu- cieune Ja prit docilement, puis posa de nouveau la tôte sur l\u2019o- veiller.Il fuieuit déjà presque nuit dans cette chambre mansardée ; I'obscuritd, le silence etsur- tout l'épuisement agireut promp- teinchit eur cetto uélicate petite nature.Un quart d'heure ne #4 tait pas écoulé qu'\u2019elia dormait d'un surmmeil profond, agité à la vérité par des tresauillements nerveux.Paul sortit sans Lruit de la chambre.« Yvonne,\u201d dit-il à lu femme de chambre, qu'il rencontra duns l\u2019oscalier, \u2018* vous voudrez bieu surveiller Tncietne, n'vat-ce pas?\u2014Francésa, l'ouvrière, va ¢'installer duus la chambre voisine de la sienne, Monsieur, et je vois allumer une veilleuse.\u201d\u201d Paul fit un sigue d'approbation et ouvrit ln porte de la bibliv- thèque.Lu lumpe était allumée.Georges, plus trauquille qu\u2019à lordinmre, feuilletait un livre d'images.Mme Bennery tricotait et Juliette lisait, en prenant des notes, une traité sur l\u2019électricité.Le regard du jeune homme Michelle.La joune fille n\u2019était pas là.\u201c Ma cousine est-elle pius souf- fraute I\u2019 demanda-t-il, o'ussey- ant un peu À l\u2019écart.\u201cQui, ello cat futigude,\u201d répondit sa mere d'un ton très froid.\u201d Ou es-tu donc resté avec Lucienue ?\u2014Lucienne est couchée, ma mère, elle souffrante.\u2014 Et je n'en ai rien su 1 od.cria Mme Bennery, ee levant avce plus d\u2019irntation que d\u2019inquiétude.\u2018* Ne suis-je pus accoutumée À soigner moi-même nes enfants ?Out-ils jamaiseu à se plaindre de ma négligence ?\u201d Elle se dirigeait vers Ia porte ; son fils l'arrête d\u2019un geste.** Ma mère, peut-être vaut-il mieux que vous ue moutiez pas en ce momeut.Elle s'est endormie, et ce sommeil est le meilleur soulagement de son mal.\u2014Pourquoi ne m'u-t-ou pas appelée ?\u2014 II étuit inutile de vous déranger.Le mul était plutôt moral que physique ; Lucienne a éprouvé un grand ébrunlement\u201d, dit-il d\u2019un tou grave.Oh !ai ce n\u2019était que de la scneiblerie !\u201d murmura Juiiotte, tout en feuillotaut son livre, Sou frère se tourna vers clle.\u201c Le mot gensibilité conviendrait mieux, \u2019 alors qu'il eugit du chagrin très naturel qu'dprou.ve Lucichne du départ d'une personne À laquelle elle étuitt atlu- chée.Beaucoup trop attachée, \u201d interrompit en nère, qui s\u2019était rassise, * Miss Gordou & développé d\u2019une manière ridicule chez elle ce que, À l\u2019exemplo de Juliette, j'appelle, quoi quo (v en dises, de In seusiblorie.Ül paruît que vous avez euuno scène du désespoir sur lu route.Et à ce propos, mot cher Paul, permets-moi do m\u2019étouncr que tu vies autorisé ta sœur À se défuire si suttemont d\u2019un jouet de prix.\u2014Cs jouet, Lucienne l'avait re- qu de moi,elle était libre d'en disposer.Georges, de qui vous te- nes lo réeit de cot inctdeut, a, je le vois, regrotté le Lim mouvement qui l'a porté à embrasser Miss Gordon et à so charger de lui remettre le souvenir do sa sœur.Georges ruugit sous le regard de reproche de son frère.\u201c De grâce, n\u2019incrimiue pas cet onfunt, Paul ; il a répondu à mes questions, voilà tout.Puur eu fluir avec ostto sotte his.tomba sur la chaise longue de: > toire, l'estime que Lucienne u's- vait pas le droit da dispuser d\u2019un objet quelconque suns mon autorisation, et do plus, que miss Gordon a ugi d'une msnidre lue als [uulifiable on uooeptant cet objet out olle u'ignorait pas la valour car, paraît-il, lu poupée portait tous ses bijoux.=\u2014Mu mère !.' w'écria Puul involontairement.Mules nussitôt il ve mordit lu lèvre, puie il prit un livre et pa- vut absorbS jusqu'au moment où Je souper fut annoncé.Mme Bennory aftecta do ne plus souger au ddpurt de Uinstitutri- co, ot teaita avou Juliette quelques questions do mdnage auxquelles, naturolloment, Paul était étranger.Il parla peu, manges encore molus, et reprit son livre aussitôt qu'on vo fut lové de tu- ble, Ou 66 retirait de bonne houre A Bolsredou, Yvoune apports lou bougeoirs au premier coup de neuf heures, Paul monta avec sa mère ot après un instant d\u2019hdsi- tation, lu auivit dans le corridor qui monuit à ea chambre.se Paisje vous die un mot, ma mère \u2014-Certainement ; entre, si tu lo veux.Qu\u2019est-ce ?Actu appris quelque chose do nouveau at sujet de ton embarquement ?\u2014Nou, vous savez que j'ai la promesse du commandant Bor thier dome prendre avec lui.Ma mère, ?dit-il brusquement, \u201c pourquoi miss Gurdon est-ollo partie \u201d Mme Benuery s'attendait à cette question, et sa physionomie glacée n'oxprima aucun embar ras.\u201c Co départ ne peut t'étonner.Ds to premier moment de l\u2019arrivée de cette jeune fille, 108 rapporte ont été désagréablement tendus ; elle était susceptibla et orgueilleuse, et d'aiileure il y uvait trop de fantaisie et d'ima- ination dans sa méthode.\u2014Cette méthode a fuit progresser singulièrement mou frère, et a pour ainsi dive éveillé les fucultés un peu engourdios de Lucienne.Quant A sa susceptibilité, je n\u2019ai jamais eu l'occasion de la constater® et je ecruis porté À penser que ce qu'on appelait de l'orgueii chez elle n\u2019était que de la dignité.Mais enfin, j'ud- metas trds bien, tout en le regret- taut, surtout pour ina sœur, que inise Go.don n'ait pas réussi à vous plaire.L'antipathio, l'éloignement même, peuvent-ils cependant expliquer un aussi brus- ue renvoi ÿ Cette jeune fillo est trangdre.Où ru-t-elle aller ?Que fera-t-elle ?\u201d Les veines du front de Mme Beunery se gonflèreut ; elle es- suys pourtaut de rester calme.\u201c Tu aurais été obligé d'ouvrir les yeux sur les défuuts que je persiste à attribuer À miss Gor- dou si tu avuis été témoin de ce qui s\u2019est pussé entre nous.Je ne l'ai pue renvoyée sur l'heure, comme tu sembles lo croire ; c\u2019est elle qui, s\u2019emportant d\u2019une ma nière incompréhensible, à refusé de passer une nuit de plus sous mon toit.\u201d Paul resta silencieux.Il ue pouvait attribuer un si prompt départ qu'à une blessure cruelle reçue par Ellen.Elle lui avait déclaré avec véhémence qu'elle ne pouvait plus rentrer à Boisre- don, Or, quoi que pût dire Mme Beunery, il avait été vingt fois à même «le constater lu paticuce et In douceur de la jeune Anglaise.L\u2019explicution de aa mère ne le satisfaisait donc pus ; mais il comprit qu\u2019elle ne lui dirait pas lu véritable cause du départ d\u2019Ellen et, lui souhaitant lo bonsoir, il rentra chez lui.La nuit était belle, toute resplendissante d\u2019étoiles.I! ouvrit ss fouêtre, alluma machinale- mont un cigare et s'accoudu aur le petit balcow.8a peusde suivait lu jeune fille qui s\u2019en allait toute sculo se frayer sa route, et une douleur iusupportable s'empara de lui en sougeant à quel point elle étant isolée, dénuée de protection, L'idée qu\u2019il d\u2019uimait ne lui Stait pus veuue juaque-ià ; il nvait subi saus s\u2019en reudro compte ce charme silencieux et incouns- \u201cient.Mais soudain un vide affreux se faisait dans son cœur, et la vie, qu\u2019il aimait lui porut à charge.Une sorte de déseuchan- tement dépouillait los objets qui l\u2019entouraient des beautés qu\u2019il leur uvait trouvées jusqu'alors ; cette nuit sereine et brillunto lui semble inélancolique.Pour la première fois il sungea quo sa carrière était rude, décevante, que la curivsité w'émousse, que l\u2019énergio se lusse, quo l\u2019enthou- siusmo s'éteint.Môme ce cudre familier ct aimé qui l\u2019entourait fut changé à ses yeux.Les dé- sappointemeuls qu'il avait essuyés nu foyer domestique, les froisse- monts de la vie de famille, les dissentiments qu'il avait traitée lus où tmoins légèromeut jusque- prirent brusquemeut à sos em yeux des proportious prosque ex- ugdrdos.Uue impreswion siugu- lidre d'isolement v'empura de lui avec un sentiment do ddcourags- ment, de fatigue, et la pense wil he serait Linnie houroux.ue s'était-il pussé Qu\u2019y avait.il da changé dans sa vid, dune ses espéraiices, dans sos nobles ambitions, dans sa profession faite de dangers et de dévouement ?Rien ?.\"Uno jeune fille silen- cleuse et effacéo avait quitté la maison, chaque tuinute qui s\u2019é- couluit l\u2019entraînait plus loin vers un aveulr Inconnu : c\u2019étuit tout, et cependant Puul sentit dee lar moe monter À ses ycux, nou pas un flot bienfaienut qui souluge pureo qu\u2019il est l\u2019épauchement d'une souftrance, mais cos larmes contro losquelles on lutte, qu'on rofoule, qui sont comme le sang de notre cœur ot qui semblent corrosives tant cllos sont douloureuses, ces larmes enfin qu'il faut cachor aux autres, parce qu\u2019olles tralsiraient un sentiment iutimo, désolé, saus espoir.XX.La maîtresse do \"Hotel de l'Univers êtuit tranquiltement occupée à tricuter dans son petit bureau lorsque son regard, qui errait sana cesse loin du.travail quello accomplissuit machinalement, tombu eur lu maigre sil houette de Mo Guillou, encadrée dans la baie do la porte.Elle se leva précipitamment, au grand déplaise d'un vieux chat endormi sur ses gunoux.* ** Qu'y a-t-il pour votre sorvi- ce, monsieur Guillon ?Désirez- vous voir quelqu\u2019uu ?\u2014-Non, personne.Ne vous dérangez pus.J'étais venu tout simplement pour vous demauder si votre cliente, Mme Beunery, do Boisredon, n un jour fixe pour veuir en ville.\u2014Oui, Monsieur, le mardi.Assoyez-vous done un instant, je vous prie.Quand je dis un jour fixe, c'est une manière de parler car elle vient souvent dans la ee- maine ; mais le mardi, elle arrive toujours à midi.\u2014C'est bien, il faut que je retienne cela.Voilà longtemps que jo veux faire une petite pro- tuenade de ce côté et voir los améliorations de Boisredon, qui n\u2019était déjà pus une propriété désagréable du temps de la vieille dame.Aiuei, Mme Beunery viout lo mardi ?Il faut que je nu- te cola dans ma mémoire.-\u2014Voulez-vous l'écrire sur un morceau de papier ?\u201d demanda obligeumment l'hôtesse.« C\u2019est inutile.Le mardi.C\u2019est bien.Et avez-vous en ce momeut beaucoup de voyageurs?\u2014Muis oui, Monsieur.Les billets de circulation que délivrent maintenant les compagnies de chemin do fer ous aménent des touristes, et.\u2014Et ils prennent ici une heu- reuso idée de la cuisine ot auesi do l\u2019honuêteté bretonne, \u201d ajouta le vieux notaire d\u2019un air aimable.\u201c Bonjour, madame, À bientôt, \u201d Me Guillou s\u2019en alla de son pas tranquille, murmuraut à de- mi-voix, selon son habitude, des parolon inintelligibles, mais ne perdant rien de co qui se passait autour de lui et rendant avoc une politesse empressée les suluts qu\u2019il recovait à chaque pas des gens appartenant à toutes les classes de la société.Su mémoire, sûre et précise, était proverbiale à l'étude ot duns la ville.L'hôtesse de l\u2019Univers en eÂt cependant pu rendre un bien mauvais témoignage, car le lendemniu était un mardi,jour où Mme Benuery venuit en ville, ot co fut justement ce matin là que le notaire donna ordre d\u2019atteler son vieux cabriolet ot de donner au cheval un bon picotin, son intention étant de se rendre A Bowredon.Il partit vore onze heure, ot à deux kilomètres de la ville, il arrêta son domestique, \u201c Dus par là, Jucques ; prends la vicille route.\u2014La vieille route ! maia, Mon.siour, on ne l'entretiont plus guère, ctilyu des côtes cffruyan- tos ! \u2014La Lôte est jaune, et In voiture légère.Il y a dix nus que je n'ui passé par cote routo, Jne- ques, et elle est plus agréable que la nouvelle, Nous boirons un bot ae cidre À Saint-Julien, qui est un joli Lourg, ot nous ver rous Lautol que Pouldu a sculpté l\u2019année dernière.\u201d Ces raisons parureut concluantes À Jacques.Lo temps était bonu, d\u2019ailleurs, ot los ornières pas trop profoudes.On passait ort peu pur cette route, et Mo Quillou n\u2019y rencontra d\u2019autres véhicules qu'une ou deux char- rettos, Il étuit près d'une heure quaud le vieux cabriolet à lu capote roussio et à la caisse bleu de roi ft eon outrée daus In cour de \u2014\u2014 tte lestement, ot se dirigea à druite du perron, vers Ia ouverte de Je culvine, qui donnait direc- sement dans la cour.* Boujour, Cutherine,\u201d ditit, pénétrant daus la vaste pièce allée toute tupissée d\u2019ustensiles de cuivro brillant.\u201cVous rujeu- uisses, ms fille : un de ces jours, vous viendres me demauder de rédiger votre contrat de marie- ge.\u2014Monaneur Guillow ! Pus possible ! Voilà un siècle qu'ou ue vous à vu iol.C'est vous qui ue vieillisses pas non plus, Monsieur ! Je vous ai toujours vu le mine, \u2014J\u2019ui toujours été vieux, et vous, vous sores toujours jeune, ma fille.\u201d Cuthierino so mit & riro ; les compliments no sout pas pris on muuvaise part quand on à quelque pen d pais la quarantaine.« Il fullait venir dîner, Monsieur,\u201d dit-elle, tout en se lavant les mains à la hâte et on anisis- sunt un tablier de toile blanche ; vous aurioz vu que ma cuisine West pus plué mauvaies qu\u2019autrefois.Mais il fallait surtout au- noncer votre visite ! Justement Madao eat en ville avec Mlle Juliette.\u2014Ah lelle est en villo! N'y étuit-elle pas Lier ?\u2014Jumais lo londi, Monsieur.Ou aurait pu vous le dire à l\u2019U- hivers, \u2014d'y suis allé.Que penserait Mme Leblanc de ma mémoi- to ?\u201d dit sournoisement le notaire.\u201c Mais ne verrai-je personne ici ?\u2014M.Paul est sorti avec les enfants ; il n\u2019ya que Mlle Michelle.Venez au salon, Mou- sieur, je vais demander si ellle peut vous recevoir.Vous servi- rai-je quelque chose ?\u2014Nou, j'ai dîué avant de partir, Dites à Mlles d\u2019Avresue que je serais très honoré de la voir .\u201d Me Guillou, resté seul, inspecta le salon d\u2019un regard rapidu.Il so le rappelait parfaitement ; on mémoire\u2014qui n\u2019était pas toujours mauvaise, \u2014conservait fidè- loment jusqu'aux moindres détails d\u2019un intérieur où il avait êté admis.Rien n'était chargé dans lo salon de Boisredon ; le parquet avait toujours le poli d\u2019une lace, les sièges étaient aligués © long des murailles avec la même régularité solenuolle, la figure duuce et timide de M.Ben- nery exprimait le même embar- vas et lun même mélancolie dont le notaire se souvenait d\u2019avoir vu l'original nfligé dans co salon lacial.Enfiu, sur la table ovale, os mates albums et les mêmes reliures éclatantes étaient rangés daus un ordre immuable autour d\u2019aue jardinière.Me Guillou s\u2019approchs machinalement, ouyrit au hasard un de ces albums, et fit un mouvement de surprise en apercevant un petit croquis plein de grâce du château de Boisredon.Cette masse blanche, propre, lourde et sans style ne prêtait pas plus à l\u2019art qu'à la poésie ; mais la main ui l'avait dessinée avait été évidemment guidée par un seus À la fuis artistique et poétiques et avait communiqué la vieille maison tout le charme que pouvait lui donner le voisinage de sa large avenue de hétres et docha- tes noueux.Mo Guillou se pi- uait de goûts éclairés, et frappé d la grâce de ce petit rien, il chercha lu signature.Ce n\u2019était celle d\u2019aucuno des jeunes filles de la maison, pus plus que celle de Paul.Il n\u2019y avait que des initiales, E.G., et le notaire chaorcha rapidement, mais sans résultat sativfuisunt, lequel des voisinsde campagne des Bennery pouvait posséder co taleut vraîment original.La voix d\u2019Yvonne le rappelu à lui-même.* Si Monsieur veut passer daus la bibliothèque, Mlle Michelle sera bien aise de le voir, \u201d Michollo était étendue sur ea longue chuise.Malgré In douceur de la saison, il y avait un clair fou de bois dane la grande che minde, ot la joune fille était enveloppée «lans l'un de ces tricote blancs qu\u2019ollo aimait, et qui faisait ressortir l\u2019éclnt fiévreux de ses joues amuigrics.Le notaire dut réprimer un mouvoment de surprise : lo chan- gomont qui n\u2019était opéré ches fichelle était vraiment effrayant, Le regard do la jeune fille s'attacha sur le sion avec une curiosité un peu inquiète.\u2018Il y à longtemps que vous ne m\u2019avies vue.Me trouvez-vous changée ! \u2014À votre Âge, on embellit toujours,\u201d bulbutia lo netaire, cherchant À retrouver son aroa- bilité ordinaire.Non, la maladie n'est pas belle, ot jo suis encore malade.Mes forces ue w'accroissent pas.\u2014Laeaisou est inégale.Cela reviendra, surtout si votre mo- T = Bulsredon.Te notaire desceudit rai se soutient, II des distractions, v tondnalt re demoiselle.Puurquoi Youd lnisse-t-ou sou- le joi ?oh \u2014Oh ! vour sgves que Juliette ot mol ne sympathisous guère ; quent A ma tautd, ja lui sais cer- teluemeut firé-d ses prévenau- oes, mais elle n\u2019a pad été destinée au rôle de gurde-malade.Eh bien, parlez-moi d'autre chose ur me distraire.Aussi blon jo uis tout co que je poux pour cela.Avies-vous { Aire à Toa tau- te quelque communication que je puisse lui transmettre ?\u2014-Pus là moindro.Je me suis donué le luxe d\u2019un jour de con.£9, ot justement, j'arrive ou l'ub- setce de ma respectable amie.Elle fuit des visites ?.Non, au fait, on m\u2019a dit qu\u2019elle est eu vil- lo.D'aillouve, vous n'avez gud.ve de trop proches voisins.\u2014C'est vrai ; cependaut nous avons été très moudalus cet été, et j'en porte la poine.Ma tauto # voulu amuser sou fils.\u2014Ce qui eat bien naturel.Ratil encore ici pour quelque temps ?\u20141! part la semaine prochaine,\u201d dit Michelle, étouffaat un soupir.\u201cEh !eh ! la vie des marius est pénible.Et leschâteaux des envirous ont douc été en liosse ?Il e\u2019y trouvait dee visiteurs, sans doute.~Pus que je sache : mais les rossources du pays peuvent suffire ; uos chasseurs ont pour la plupart le pied fort léger pour la danse.\u2014Mmo Bennery pourrait loger ici un régiment d'amis.N'a- telle fait aucune invitation depuis son deuil ?\u2014Oh ! non ; vous savez que ma tante n\u2019a guère d'amis intimes.\u2014Mais jo pensais que son fils, passant un cougd chez elle, elle aurait noué quelques relations uouvelles.Aucune, eh?\u2014Aucune.Ma tante ne fuit jamais d'avances.\u2014C\u2019ost un principe fort sage vil n'est pas exagdrd.Ainsi, M.Paul n\u2019a pas amené de camarades ?.\u2014Non, \u201d répondit Michelle, un peu étonnée.La notaire s'aperçut de cette surprise.* On prétend que je ne dédai- gue pas les cancans, \u201d dit-il avec un sourire.\u201cIl n\u2019en est rien ; je ne suis pas curieux, je reçois malgré moi trop de secrets pour l'être.Mais je croyais que votre cousin avait fuit faire A ça \u2018mère lu counuissance d\u2019un ami.Une vieille famille.M.de Keralane, si jo ue me trompe.\u2014Je ue connais persoune de ce nom, et Paul ne nousa wmoné aucun ami.\u2014Vraimout ! Jo coufonds uvec quelque autre, eu ce cas.\u2014Kerulaue !\u201d répéts Michelle.\u201c Le nom m'est familier, bien que je ne sache pas où ni quand Je l\u2019ai entendu pronoucer ; mais je n\u2019ai certainement rencontré personne qui le portât.\u201d Mc Guillou changoa de conversation.Michelle l\u2019interrompit tout à coup.\u201c Buvez-vous, \" * que je trouve votre visite doublemeut bien venue ?.Voudriez-vous me donner une consultation ?\u2014A vous?Très volontiers.B'agit-il de l\u2019acquisition d\u2019un do- maiuo ?\u201d Le visago de Michelle s\u2019altéra, et elle secoua la tôte.\u201cJ'ai pensé ces temps der niers, \u201d ditelle, \u201c à faire mon testament, \u2014OC'est une fantaisie bien sombre.Vous aurez le teinps le remanier bion des fuis, m > fant.\u2014Qui sait ?En tout cus, je me suis toujours piquée do no point uvoir de frayeurs puériles, et un teatament ne fait pas mourir.\u2014Comment dons! C'est, au coutraire, un brevet de longue vie, \u201d dit le notaire, essayant de plaisauter.J'ai dans mon étude, un bon nombre de plis cachetés qui sont devenus tout jaunes, confiés sont encore frais ot alertes.8i donc vous désirez mettre mon expérience à contribution, tion en \u2018vue d'un événe- mout qui ost blen éloigué, mais dans le but d'accroître vos connaissances légales, je suis tout à votre disposition, Micholle passa vivement la main sur ses youx, qui étalent extraordinairement brillants, ei brillante goon eût cru y voir une -larme.ile ne parla pas davantage de ses tristes pressentimeuts, mais reprit In parole avec une parfaite possession d'elle-même.\u201c* Vous connaissez ma famille tnieux que moi,\u201d dit-elle.\u201cMa plus proche parents et mon héritière légale, c'est ma tants Ben.nery, n'est-ce pas ?\u2014Parfaitement.\u2014Je ne crois pas la blesser en fairant mon testament ou faveur tandis que coux qui me les ont PP.de ses enfants, surtout laisse la jouisauce v à du partie do ma fortune (A continuer) \u2014\u2014\u2014\u2014 ED A Se, MARCHE DE SOREL ee on minek.Choux, la tête.rH o Oignons, le minot.\u2026 170 4 g Vôvos, lo rainot, 1.00 A185 Oiguons, ln tresse.à 2 Fovos, la terrinée\u2026\u2026.00 à 19 Grains Pols, lo minok.Avoiuo, le minot.\u2026.Sareasin, le minot., Orgo, lo minot.Quadrolo muscu ss0005 46 Graine de mil.0.00 ba VOLAILLES UT GIBIERS VIVANSS FARINE Farine on quart.4.00 à 450 Farine en poche,98!bs 1.25 à 2.90 Farine de blé d'inde 1.70 à 1.84 Farine de gruau\u2026\u2026 2.50 à 8.00 Sarrasia .\u2026.\u2026.1.80 à 2,50 PRODUITS DB LA FERME Lourre frais, la livre.2% à 36 Bourresals on tinette 20 4 4 (ufe frais In dos.154 18 laine, Ia livre.304 40 Laine filée, la lives.504 6 BRVOI L.cssonscsssoccss GA 8 DIVERS Miel coulé, la livre \u2026 10 à 19 Sucre d\u2019érablo, lalb 7à 08 Suiudoux,la livre.12 à 16 Tabac on touille,la !b 10 à 25 Patile,los 100 bottes.3.00 à 4.59 Foin,les 100 bottes.550 A 6.00 Penu do besaf,la lb.44 6 Poau de veau.84 U l'eau mouton, jouvo 25 à 4 Cochon vivant, vieux 4 00 À 7.50.PRIX DES GRAINS CHERE LES MAM OHANDS DE SOREL Avoimne, par 36 lbs.00 à 00 Surraëin.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.604 71 6 à 74 Orge, par 50 lbs.Pole 1,00 A160 BIS de semenoe.0.00 40.00 Blé d\u2019Inda,le mmnot.70 à 78 Mouléo,los 100 1bs.1.80 41.00 Grü.co 00002000 1,00 à 1,10 BON.voccocsuosss 90 à1.00 Féves, par 601bs.1.25 4 1.60 \u2014.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LE LINIMENT DE MI NARD en vente portout.A VENDRE Cette magnifique terrode $00 arpent! 7x 38, touts en culture facile à égoutters sur la rivière Saint-François, à dix at penta en haut de l\u2019église de Pierreville, Magnifique résidence, dépendances de première c'asse._.Titres parfaits, conditions faciles, S'adresser au propriétaire M.Ni léon Gill, Pierreville, où à Dévy ot din, notaires, bâtisse de le bangne d'Hes che Bo el.Sorel, 3 nov.'93.\u20148m.MERES ! C'est le temps de :prendre une bot teills du \u201c ulateus de la Hanté de le Fommo\u201d du Dr J.Larivière, C\u2019est s
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