Le Sorelois, 9 juin 1882, vendredi 9 juin 1882
[" Pr ie Elisa ble sonienth as SGAUKEDIS \u2014{}-\u2014 DUFEAUX: 48i Rus Augusta, SOREL.Puits À domicile, eu ville, 1x de l'unosneuent Par la poste, BI par sn pour iv Guida of ie Bate uls, $1 por wx mols, 90.30 par trois mois, franc port, Kwirios Hessowanawag, @B jar an Impressions de tuules sortes exécutées avsc suih et promplitiide.-buix maisonnauLes.\u2014Blancs disvors sie, an vests, J.À.UIIKNEVHEUT, Administrateur 4me.Annee.at Can prelois.S0OREL.VENDREDI, 0 JUIN 1883 10 ts por mwertions suai, Contra nenecs à long terme, Avis of Héciemes.AGENTS A L'ETHANGER-\u2014M.H.fue de la Grange Batelere, Paiin, MM.well, & (be \u2014.; re une, poussée insartion, Bes cial Cig pons alle 10, Spruce Btioel, New.X.:l W Butor, 29 rte King: Torvate.LIBRAIRIR DU Dr.HEROUX DANS LE BLOC SENECAL, Serel.On peutse procurer à cot établissement tous les livres clamiques pour los écoles.LES GENR DB PROFESSION trouveront tout de qui peut leur être utile on fait do papateris ot d'articles Que disent ceux qui aiment à être servi honnêtement et promptément et avoir pour là valeur de leur argent ?Île disont: allez au Magasin du Cy.Mongeon, Au Magasin Librairie Cathelique.6 HARDY 98 RUB AUGUSTA 20 De soussigné tout et nffrant au public ses remerviments sincères, 8 le plaisir d'annoncer, qu'il pos.8èdul'husortiment le plus complet de S.ibtaitie, ett\u2026, qu'il y a dans Borel: MM: les Marchands de la cam Du Bon Marché, Viud-vin la porte centrale du marché, Song.NÉ-LA vous trouveres toutce dont voue aures besoin .2&0 LA vous aures Is meilleur choix pousible dana toute es de mar- ehandises.SLA vous aures du bon et & bon marché.11 est inutile de conseiller au publie do sa rendre là de suite pour leurs achats quels qu'ils soient : Etoffes a robes, Meriuos Parasols ävec franges Parasols en satin et en soie Gants, Bas, Boies at Satins noirs et de tautes couleurs Yweeds Econgaln, Anglais et Canndicns Trisats- - 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Calixte était trop juste pour ne point se mépriser en es momeutià, Kile dovait se hater de consommer lo orime de son ofur, et & peino la lettre ful elle confiés à un comtisriounaire, qu'elle déclara qu'elle ne passerait point cette journée à la maison.Ti fut détidé qu'elle irait avec Mme Ruiwlies pour deux jours ches une de seb winies à la eampigie.Taodis que Calixte éérirait cette lettre, Clément Villandré, tout entior à sea espérances de bonheur, jounit à sou ami Marevl Liffol le chant nuptial qu'il devait faire excouter le jour de con mariage.L'œuvre était adthirable.Si léger qu'il fut, et bien qu'il eût vendu s& re nommée, qui aurdit pu être sivoère, pour lu sucode qui vn ess la monnaie, Lifiol était asecs bon juge pour com prendre la valeur des conptaitions d'autrui.Du reste lt jalousie \u2018ui était incon nue.Be rendant compte de la situdtion qu'il aurait pu se faire avec do la patience et du travail, il éprouvait une viogulière estimo pour la hommes semblable à Ciément, doués da cette pntienec qui est li moitié du génie.Ciément le grondait traternellement, l'adimonestait quelquesfois, espérant d'obtenir de lui tn changement possible ebtore, Liffol se laissait grouder, fumant, tout en écoutant Villandré, el lui ropondait avre une veix lento et musicale d'un charmo cxtréme : \u2014J: suis un bohème, mon cher Clément, et je resterai bohème.l.'or vierge do cette miue qui s'appelle le talent était en moi, j'ai refusé du travailler à l'extraire, C'eat fini! D'ailleurs, je tentais aujourd'hui d'écrire une œuvre sérieuse, quo cette tentative rosterais sans résuliat fructueux.Le jour où on citerait mon nom à propos d'un opéra, tout lo moude dirait : « Lifiol! Îl a comporé de bion julien valscs !\u201d Co serait tout sinplemeut un enterrement de première classe.II faut tout jeune commencer la vie, vois- tu, ne receuillir, et travailler, comme tu fais, toi: \u201cc'est un garçon d'avenir ; vous le verrai arrivé quelques jour aves une prrtition d'opéra\u201d.Ou est classé quand on à su inspiré cette oon: flance.Je voulais jouir vite, moi, et jouir de tout ! ocla m'a perdu | Mais jwime toujours la grande musique, quand c'ost toi qui la fais.Ripte moi le Chant nuptial, il est tout siut- plewent sublime, \u2014Je suis heureux | fit Clément Croirais tu que je l'ai trouvé en vue uit ?Durant uno promenade que je n'oublierni jamais, Calixte vouait w'ss- toriser à dumauder s& maiu\u2026 Eu ten: trant je me mis devant mon piano, et |je comporai l'hymne des noces ! Îl venait de repreudro le Chant nuptial, quand on souva à le porte.Un commissionnairo apportait une lettre.Clément sourit, il venait de reconnaître l'écr:ture do Calixte.Il revint au salon, décacheta la lettre ct ep vit tomber ln bague.Jo somprends | dit-il la folio de de Gonevière à gaguer Calixte, Crois tu que j'ai eu le sottue de choisir une opa- 19.8a potito scour sfirms que catie pierre porte maihour\u2026 Le jonilier la changers.11 posa Ia bague sutls table et déplia la lettre.Tous à coup il poussa un geaad eri : \u2014Ab! mon Dieu ! Ce fut tout.Clément tombe & lu renverse sans connaisaues.Pour cette nature smi.demment nerveuse et déliente, lo cheo avait été trop violeat ; le sang afflus au cerveau avec une violence extrême.Lifful porta son ami sur tou lit, envoys chercher un wédeeio, et quand ocelui-c; vit lo thalade, il secous tristement la tête.\u2014Fièrre bélébrale, dit-il, cas grave.Je le soignerai vomme uu frère, Monsieur, dit chaleureusement Marcel, Fa effet, à partie de 6 moment, il ne quitta plus ven rmi.Moies par la curiosité que pour sp: prendre s'il était au remède à la deu- leur quii venait de frapper Clément, Liffol lut la lettre qui veunit do produire un effet st terrible.\u2014La misérable ! fit-il.Il renferms dans un tiroir In bague et là lettre.\u2014Quand i} ls jugera mieux, Btit, Clémeut cessera de la regretter.Hélas | Ulément ne devait point de longtemps retrouver le sentiment de sa souffrance.Durant un mois vatier, Marcel Liful, ce botiéuse qui d'habitu de voulait chaqu © soir uuu orgie, vt qui jadis déclarait ne pouvoit travailler s'il n'avait autour de lui des flavuns de vin enpiteux et des fleurs au parfum en- pablu de douner le vertige, resta près du lit de douledr de Clément, attentif comme un frère, 8i dévoud, se patient qu'il émerveillait les garde maladus et le médéein.Parfois il faisait de la musique, non plus comme jain, brillante ct facile, échevelée et bizarre, musique étrange au son de laquelle durant les bals masqué de l'Opéra, les couples tournaient suivré de füvre et d'armo- nie ; mais Une musique douce, plaintive ot bergaute, dans laquetle {1 wettait les larmes qui lui pertiont sur le cœur.I voulut que Dinozé vint voir rou ami, Sans lui rien dire de la eause de sou mal, il ne lui cacha point qu'uny déception terriblo l'avait mis près de la mort, \u2014Ft vous vous dévoues A ini?du- manda Jean Dinozé vee attendrisse.went.\u2014Kstoe quo j'y si du mérite ?Je ve regrette qu'uac chose ! c'est de n'être point à sa pléée.Le brau malheur quand l'auteur d'une centaine de valses à la mode mourrait ! Mais lui, lui, Dioosé; doit un jour rods dinuer des chefs-d'®uve.Je l'endors io soir aveo mes wmé'odien, it garde le vague sentiment de la musique mênte dans son défire.Ju suis bien changé, aussi changé que lui.Jo ne bois plus, et J écris des réveries setitimentales, Liffol posa les doigts sur le clavier, et joua avec une douceur merveilleuse, \u2014As-lu éerit colu ?lui demanda Iinozé, l'as-tu écrit ?C\u2019est un avatar que de la musique semblable.Tu eban- gov de pean.Acce vingt morceaux du ce style tu deviendrais célèbre à bon droit.\u2014Mon Vieux, répliqua Liffol, il et trop tard, jo suis sous une impression do tristosse, ct jo compose en m'écoutant moi-même.Mais quo Clément guérisse, et s'en sera fait de wa raison.de ma sobriété, de wa mélancolie.Je trouverai d'autres Yalscs; où lus illustrera d'une façon extruvagante, ct je resterai Liffol comme devaut | \u2014Ta as brisé le dicu que tu portais en toi | \u2014C'eat possible.\u2014Ak ! si ta avais eu lo travail dif- cile { ai tu avais au rester pauvre ; tu au été dupe de ta fécondité, elle l'a per\u2019 du.\u2014Kilo m'enterrera.\u2014Ne dis pas cela.\u2014Qu'importe | J'ai vécu, et j'ai rendus plus d'un servicoà des amis dans lo malheur.C'est déjà beau.Clément est malade, ruiné, pour dus causes que ja deviue, il est sans ressources, je suffraià tout.Je puis »00 AWi, son frère.\u2014Reluses-te de me compter ?\u2014Nou pas.Seulement je ve parts.gerai point ma tâche.Tiens, mou wa- lade s'agite, je vuis le berocr par une improvisation, Liffol se remit à jouvr, douceuu ne.Clément s'apaisa, ses bras relombéront sur les couvertures, ot sa belle tito res pira un sentiment de repos heureux.A partir de ce jour, Diuossé revint souvent, Un mois après la catastrophe qui brisa le cœur de Clément Villandré, le jeune homme retrouvait le sentiment de l'existesce.ll parut d'abord sur.pria de voir Liffol près de von lit, puis la vue des potious, de l'aspect de cette chambre de malade, lui ramona à lu mémoire 6e qui s'était passé : \u2014Caliato | dit il avec un esi.Marcol Lifol Jui prit ls wain et lu serra aves Saergio.\u2014Qulixte, duvonue Mmu Arthès, voyage en cé Momcoé en Suisse arveo son mati.Clément écoutait Ligard, le cœur bautant : \u2014Mariée, ft-i}, nu Lanquier Ar this.Jo comprends.\u2014Oui, répliqua Lifal, tu dois cour | preodre.Kile vouis.t dus diauxuts, uu Lôtel, olle à craint lu wivère avec toi «t sans Yembôrds alle t'a abandonné.Crois-tu doue qu'ulie tallnt vo regret une larme ! \u20140 nos illusion \u2018 nou heureux rôves ! £t Clément.I wit con front dans kes main.Uu moment apros il sisiseair lo cahier du musique sur lequél it avait cerit le Chunt nuptial ot le déchirnit en poussant un éclat de rire.Je De ferai plus rion ! rien?dit il elle m'a frappé d'impuisauce.\u2014 Tu separ grand, au cuntraire, ré pliqua diffo!, pour lui prouver uo wa léchoté «t son égoisuse n'auront qu'uile pour victime ! Ah ! la foile ! qui jou voit ûtre la femme nimée, admired, et qui devieut la compagne d'un hone d'argent.Elle sera punis, orucHemeoi frère, car Dau en?Juste! 11 werra plus fortument lu main de won ami.Nous allons quitter Paris (semble.\u2014Je n'ui plus d'argent, dit Ciément tu comprends.lu corboille\u2026 \u2014Eh! qu'importe ! cependant te maladie, ct pour calmer lim accès do fièrre, j'ai improvisé des Lerceuse que Dinosé w'a consuillé d'écrire, Domain clles seront vendues, ct Nous iruvi en Italia.\u2014\u2014Mu Etalic Ÿ \u2014Vertainement, Ne dois-t1 poirs t'y rendre dats tous les cas ¥ Tandis que nous achévurons nos preparatits de départ, où dunuera le réstiitat du concours de la tantale.Tu seras couronné, et le Gouvernement tu luissera deux aus duus le pays du soleil, de la muvique et de la tarentclio ! Clément n'essaya pas de ré-ister, Il se trouvait sans force, Jun bonté de Liffol le pénétrait es le réghaufait: Huit jours plus terd Liffol errail eu tour du Couservatuire, et quête du nouvelles, On voulut bien commettro tun iudiscrétion en vu filveur, Cowme if l'avait prédit, la Lidia de Clément était couronnée, \u2014 Nous ne l'eutendruns point A Pa- vis, ol tu manqueras 3 la fête de l'Ius- titut, dit Liffol.Le soir même ils partaient pour Rome.Durant deux aos, Maroei le forga de revivre, de travriller.Ce paresseux.ce bohème devient le plus sage der hom- utes, le plus sobre des musiciens ; lv gaepilleur de temps rèzla les heures de labeur du son nmi.lllucloitra dans le travail ; avec un goût admirable, il dirigon ses tendances.De loin ses amis do aris lui envoyérent les paroles de compüsitions diverses.leu à pou le couraga revint à Ciément.La muse triompha de is femme.L'art Vemporta sur la douleur.IE zoulut venger, comme le lui disait Liffol.se venger d'Ane façon vraiment grand en éclabousraut Culixte da ea gloire.en lui prouvant, à l'heure eù Dieu la châtierait, qu'en épousans Arthès cile avait été dupe de sa vnnité.Trois aos plus tard, Clémicat souzea À revenir co France.yi LE PREMIER POÈME.La feible olarté d'une lampe tombait sur une table de chéne couvert d'un amonccilement de papiers, Deux per sounes travaillaient sans bruit, avec in persistance crime de ceux qui savent goûter uu bonheur en accompliseant une tâche.La jeune fille, qui paraissait âgée de vingt aus, copisit d'une bulle et largo dariture de rendu le manuserit couvort de corrvetions ct orné do \u2018béquets\u201d qui se trouvait étalé devant elle On devinait qu'ello portait un intérét pas sionné à cotto thohe en apparance fasti- dicuse, Devant ello des bouteilles d'encres de coulours diverses, des plumes du grosseurs différentes lui permet.taieut de mettre cn relicf le nom des persounages et les indications scéui- ques, car elle mcbtuit ob oe moments au met le fibettu d'un opéra.Lo jeune homme placé en face de la oupiste écrivait d'une façou plus fé vreuse, repoussant les feuillets, à me sure qu'il venait de les remplir, et oui- vant lo voi rapide dusa pensée.Ell nfluait colorée brillante, aillée, et se Gzuit aur les pagos de maquserit avec la chaleur de l'inspiration, II semblait beureux de cetie joie Intense que déborda de l'âme à mosure que nos acati- nos visions deviennent pour : 14 lip tangibles pour autrui.C'était a grant sarçou brun, pâle, Cancé, tros igre aux jonsg caves, aux yenx d'ivesnirés qui ecubiai-nt occuper tout Lo viape La minite n'était appurantie sur lui cin Cassi A vainnre, tals mlwa celine Larmeare de combat de Lu viv.Ue jeune homme avait nok: Cimquns auparavant, le oot mere vtxient morts laissant le toms urphetins sans autre fortune qu ton.énergie.Di Faliait se plice à tout , uw coe = pain dur, beiro ds l'eau, accepter labeurs les moins faits pour les 1 out» déllates, terminer durant ies nis ue Éducation iusuffisautes, ct rouier sans défuillauce to rocher du Eisypl- des besvins joarnalicrs, l'eut-être, s.éner zique que fût Gemmer, auraitis sue combé duus la iutte, vi la dyues uen de Marie nc l'avait soutcou à tours Cotte siur, plus jeune que \u2018ui v'uluib faite Maternelle.On peut dise qu'ils couva le taleu! de Uormer.Active comme: une ouvrière, à l'a fo du tous lus travaux à la mode qui dr.vent à Paris l'espace d'une séisn.el.: gagpait le pain quotidien Let 8 bet?nait à vouloir que son frère priv cha que jour plus de temps pour ses (tiles fes auris, les parcuts éloignés qui leur resteot, Les umes, iva parcuts élogués qui leur restaivut nceusèrent Marie de faiblesse, et Verm-r d'une vanité doublée de paresse.Mais Marie iut-rdie * Gromer de se prfoccepor des opiniore injustes, et lui ordouna de la oroica quand elle jurait que lévedir élailé eux.l\u2019endant cinq aus, lgnorant 6.vi table vuie, Ü -riner titonoa derivunt tour à tour des articles de eritique, des vers, des Douvelies, 50 faisant la mai, ac quérant cette sbuplesse duos la form: qui est le résu'tat d'un immense travail.Un jour vint où il comprit que lu théâtre seul le passiconerait, et il su jeta dans le drame: Noa poist froid, compassé, mais jeurie, érdenty plein d'audaces, capable de réussir aveo un éclat imprévu où de tomber avec fracse.11 eût sa ræur pour le premier public.Cette jeune fille au goût pur; & l'imagi natiou pondérée par la sagesse, possédais.un seus cxqttis da la critique.Bon atiitié pour xon frère ne l'aveuglait pas ; avec unu franchise dunt jamais il ne se froisea, elle lui douvait son avis.Plus d'une fois il l'appola «sa collaboratrice », En le disant Giermer v'exagérait rien Marie ajoutait sa pierre à l'édifico de :a gluire Fraternelle, cette gloire que tous deux entrevogaient à travers los verres bleus de l'espérauve.ls aortuient rarement, cl voyaient pou Jo wonde.(sermer manquait de hardiesse, Il était do een qui n'ont dau.dace quo durant les heures du travail: Uependant il connaissait quelques di.teeteurs de journaux et des critiques: Un de 548 amis le présenta un jour à Minoni, une persounalité bien vivante \u201ct hien conau- à Paris, Jean Dinosé, jui, était lié avec lus peintres, les poètes: les musicieus eu renom.Possesseur {une tortuns antlisante pour lui fournir \u2018¢ nécessaire, guna loi permettre de luxe, dd ajoutait à scs revenus des parts de droit d'auteur lestemons gagnées, S'il avait voulu, il se fut créé uno grande plaro.LL préféra vivre libre, collabu rant do temps à autre dun vaudeville dont il terminait lea couplets, a un drame duat il trouvait In situation oa: pitale, À un balie dont il déniehait je sujet dans quelque poème étranger.Iinozé s'attacha tout de suite à Uer- mt.{l allait le voir, et sortit de cette maison pénétré de respect pour ls jeune sœur qui veislait eur ie poète, et d's.mitié pour 6 débutant de lettres qui promettait de deveuir un terrible lutteur, Us jour, tandis que Germer et Di- nozé parlaient de l'aveuir, le poôto dit A son ami \u20141i faut que jo vous confle jusqu\u2019- où va mon ambition.Vous vous nien- tres très bon pour moi, et vous t'ai- dores, j'on suis sûr, à réaliser mou ré- ve.\u2014 Voyons ce rive! 84 Dinos, Ke d'abord, mademoisolle Marie lo eon- naft-elle ?\u2014 Naturollons at.\u2014 File l'approuve - \u2014Jo erois bien ! 68 Marie.\u2014Me voiel à demi gagné déjà.\u2014Vous aves lu is Bite, of vous onnairsez le livro de Tobie ?Je voudrais ee tiret un oréra daus lequel 96 coufosdraient lus austères deuleut dE HWautre, ments eb nos révoz prennent vis, VE que (Suite sur le 4ème page.) d OOMITÉ D'ELEOTION pa M, MASSUE Les électeurs favorables à la candidature de M.Massue, sont priés de se réunir tout les soirs dans lu grande maison jaune, porte voisine de la station de Pompes, au coin du Carré.Des orateurs adresseront la parole chaque soir.Que les amis de la politique nationale se rendent en foule, et le 20 juin au soir ils auront la plus belle victoire qui n\u2019a: jamais été remportée dans le; Comté de Richelieu.pourrait peut-être avoir en étaut vien du tout, c'est-à-dire candidat, Nous ne reprochois pesh M.Barthe de ne point espérer d'être député à la chambre fedérale ; il west pas donud à tout le monde d'avoir les qualités requises pour faire un deputd intelligent que fe rait honneur au comté qu'il repré sente.Il veut être casdidat seuls- ment, il n\u2019a pas lortde He vouloir que cela ; ear il ne sera pas digu.Mais s'il voulait être plus, ditez- vous ?N'ayez pas d'inguiclude à ce sujet, il ne le voudra pus, Il se connait bien et surlout 11 cosnait bien le pouple qui ne votera pas pour lui ; il le sait d'avance.! Ca qu\u2019il faut an parti liberal dans le comté de Richelivu, c'est donc une victime, pour empècher M.Nassue d'être elu par acclamation, Les liberaux ne peuvert pas lui jpardouner de s'être fa:t élire parce que c'est un homme intelligent, no Lie et honnête qui fait houneur au comté qu'il représente dignement et pour lequel ila beaucoup obtenu- | Et les électaursue voudraient pas se priver de ses services et de son ARN NA ~ dlcotours do Richolion ot lo publie co général sors obligé de croire ee que M.Barthe dit sur votre compte.\u2014 MN.Barthe a'avaitnueun représsntant dans la ville ot lve paroisscs da comté hier.Le greud homwe était à Bt.Ours ou il a romooniré M.Macoue où M.Peltior, avocat de Montréal.Ii s'est fait éplucher de ls beans façen.M.Massus avait des représsutants partout, - Klceteurs do Richelieu, uous vous rappelous que, lorsque M.Barthe ésait en chambre, i) disait qu'il avait edtenu le te ain du cullége pour rieo, tandis que quelques mois après, la corporation du collège était obligé de payer treise cent pitstres peur co terrain.Donc M.Barthe vous trompait, Done M.Marthe w'a rien ebtoou pour le \u2018comté, \u2014 Un erateur du parti libéral disait hicr au soir su eemité de N.Barthe lqu'il ne failnit pas teuir compte à M.Massue de l'abolition de le taxe sur le thé.Ei saves vous pourquoi ?laroe- LI SORELOIS traire.tant à la valeur de ses produ.le.deus alternatives est la meilleurs ?ple comprend.tarif eut la prosperité générale.rR soul conuaisseur qui dirale con- Bu second lieu, le cullivaleur vend aujourd\u2019hui pour vingt pias tres ce qui lui rapporsail dix pias tres avait le tarif protecteur.Cu surplus de dis piastres qu\u2019il doit à la protection, n'est-il pas bien aise de l'avoir ?ll pnierait avec plaisir vu écu, Une piastre mème, de droits pour conserver un tarif qui ajoute Avout le tarif protecteur, l'ouvrier ue gagnais plus rien, ll n'ar vail pas une piastre pour acheter un quart de farine de 86.Aujour, d'hui, ila $10 pour acheter uu quart de farine de 66.Laquelle des Les hâbleurs libéraux ne chan.geroutrien à ces faits quo la peu- Québec veut que l'avoine soit protégée ; Ontario veut que lu blé soit proisgé ; les provinces maritimes veulent que le charbon soit protégé.Toutes ont ramson, et le résultat du Des chiffres ot des faite.\u2014 ( Du Canada.) Les libéraux prétendaient que la Politique Nationale n'aurait pus pour effet de faire du Manitoba et des territoires du Nord-Ouest un marché pour los vieilles provinces de la coufédération.Il appert des dosumenis officiels qu'eu 1581 les provinces d'Ontario eb Québec ont expédié surle Mauitoba 84,500,000 de marchandises, tandis qu'elles uy en avaient expédié que $1,500, eu 1878.Au lendemain de la victoire de Sir John Macdonald eu 1378 les libéraux préteudaient que le peuple s'était laisser égarer et qu'à la prochaine occasion il se pronoucerait coutre lu protection.8 élections partielles qui ont eu lieu depuis ont Loutes été lavorables au gouvernement.Plus mème ; daus une foulu de comtés les candidats de l'opposition n'osunt plus mème se dire libre-échangietes tant les bons vésullats de ls politique nationale soul indiscutables, De 1873 à 1878 les libéraux out ajouté sans profls à la dette publique une somme de $15,000,000 yur laquelle il nous faux payer chaque annee des sommes considérables, HOTEL DU CANADA MONTREAL.Lou soussigués ont l'houneur d'informer tes anciens clients de l'hôtel vb de public voyagent, qu'ils vienneut de réouvrir 008 Mbtvl déjà avatar gvusrmest conus.De grandes ambliorations ont 6 faites.Lis: meouhleusent à été cotiérement rej clé à neuf.Pasion da première classe : re où cigares doa sa adpolut &-Vetablissament prapriétaitos oul ol e was salle de billards.RAFIX à PIURM Propriftaives.LA QUESTION DU JOUR ON A HEAL DIRE RT HEAL FAIRE LE MAGASIN DE PARADIS est toujours le magnsin à meilleur marché de Sorel.Des arrangements vienuent 30 Mui j082.10 Chom de fer do Nor AVIN SPECIAL.A PARTIR bg xn, ler JUIN 1882.Un train * Eclair \u201d fera le sev-| a ; vice eutre Montréal et Québec con:-| d'être pris aveo des manufac me suit, turcs ufin de vendre certaines dévouement.Tout ce que vent M.divil, les hab .Barthe on lui faisant de l'opposi- ep vs ha ry ne boivent pas : tion, C'est d'essayer de lui faire V9 thé.Pour un comble, c'est an bon.- + Me Sorelsis.\u2018dépenser de l'argent par des con.\u2019 \" Ta pee ne mériie pas Tout fait prévoir que le gourerne- (testations d'eirction, afin de le dé- pe Fe refuide.! ment sortira de [a présente lutte aves couragèr de n politique C'est une imajorité de près de cent.peine inutile.1.08 libéraux ne com} pa 1579 M, Barthe corivait an sou- x \u2014 prennent pas qu un homme pisse tes lettres daos on Guactte QUE LES |.L'hon.M.Chaplesu partira le 22 ; ; {avoir assez de cœur et de désinté ELECTEURS DT CUMTÉ DE RI juillet proshaie à bord du Srilinian Candidat mais non Depute, | ressement pour faire son Jevoiri CHELIEU se VENDAIENT COM.Pour wu voyage de deux vu crois mois Let pusser à travers ces tracasseries tu ny ap LIEN daus je midi de a France.qui te fout que grandir un homme | ME DES PUURCEAUX.A vous * x tandis que de 1867 à 1873 les con- servitteurs n\u2019y avaient aujouté que $24,119,820.(A ET La Départ d'Hochelaga 9.30 a.m.marchandises à 20 00 plue Arrivée à Quebec 2,40 p.@ bas que par le passé, Ce qui Départ de Québec +446 \u201c fait le plus de bruit de ce Arrivée à Hochelaga 9.10 + , .fi Le train n'arrêtera qu\u2019à Terrebon- tompecl, co sont nos fameux ne, jonction de Berthier, Louise- \u2018uchermnires l'ançuis TOITS ; ville, Trois-Rivières, St Anne de la Vous feriez une erreur d'en Perade, St Jeanne de Neuville, acheter nilleurs avant de voir les nôtres leur coulenr est si L.A.SENÉCAL.: ; Surintendaut Général admirable, la tissure est si fine ! 26 Mail8R2 \u2014ci.Le gouvernement Makensie avait promis au peuple de duninaer les depeuses pubitques, Ta Free Press lui-méme a ely force d'avouer qu'il n'a pas tenn sa parole, De fait, en 1875-6 par exemple, les hberaux out dépensé rien que pour Vadmi- uistration des aflaives publiques, $349,296 de plus que les couserva- teurs u'ont dépouse pour le mêuie \u2014-\u2014-\u2014 VENDREDI, 9 JUIN 182.Venez au moins les voir.Il v a des liommes qui ont une ambition si singulière qu'elle les conduit au ridicule.Il s'en trouve plusieurs d'un mérite réel qui ont la légitime azubition d'être députés: mais il wen a d'autres dout la ma- volte cst d'étre candi ut seulement, Ceux de celte calégorie ne pré | vendent pas être légisiateurs, leur} ambition n'est pas de faire des lois, | ni mème d'apprendre celles que.d'autres ont faites.lis n'ont pas; non plus la prétention de passer pour des génies et ils ont raison.; lis veulent peu de choses, mais ils en diseul beaucoup.Dire tout ce, qu'ils ne peuvent faire es faire tout e qu'il pe + dir ; a - : ce qu\u2019iis ne peuvent dire, vould wily M, Barthe en disant plutôt que del aperçu de leur tactique qui n'est que da tie car.Déjà les lecteurs ont aperçu dans: Barthe qui ambitioniie d'ètre can-; das.mai \u2018aspire pus à être! î .didas, mais qui n'aspire pus à être ange pour artéler le bras qui val député.Parce moyen sou ambi tion sera satisfaite et son espoir nel sera pas trompé, puisqu'il ambr tionne peu ei n'espère rieu.Poser! sa caudidature dans un beau cou:té a bien son bean cute, Le candidat s'adresse aux électeurs, leur parie beaucoup et surtout fait beancoip parler de Jui par des oratenrs qui, moyennant dix piastres par dimanche, louangent le candidiu Qui | nele mérite pas eten font presqu'un grand home.Que diriez-vous, messieurs les électeurs, si l'on vous représeztait M.Barthe, nou pas! comme un grand homme, on u'y croirait rien : nou comme un génie, On rirait; non comme un avocal distingué, ce serait amusant; non comtne un homie pratique, on re garderait de suile son passé de théories impossibles, et non comme un député, persoune n'y songe, pas même M.Barthe, mais comme un candidat, mais un candidat.comme on n'en à jamais vu?Que faut-il donc pour être can didat?être intelligent ?instruit?capable et honnête ?bien parier et surlout bien penser ?indépendant de fortune ?uu homme pratique, sage el éclairé ?avoir une politique de progres?suitre un parti qui! protege l'industrie, favorise le com, raerce, crée des manufactures el enrichitle pays?Alors c'est M.| Massue et son parti ; car pour être, député il faut être tout cela, mais non pour être candidat comme M.Barihe ; puisqu'un député doit être queljuie chose el qu'un candidat peut n'être rien.Alors c\u2019est donc facile d'être candidat ?Cer tainement, messieurs.Et M.Bar- the l'a bien compris puisqu'il veut être candidat seulement.En effet, il ne se gène pas de dire à qui veut l'eutendre qu'il ne dépeusera pas d'argent pour celle élection, mais qu\u2019il le gardo pour contester l'élection de M.Massue, le lendemain de sa victoire.Do sorte quo M.Barthe ne s'attend nullement à ètre \u2018élu, et il à bien raison, le pauvre homme.Le caudidat M,,Barthe ne veut pas sortir de sa sphère, en devenant député du cumté de Richie lieu ; car tant qu\u2019il ne sera que candidat les quelques partisans qu'il peut avoir, peuvent dire, quand môme ils ne le croiraient par quo M.Barthe pourrait faire en chambre au moins quelque chose ; mais au contraire, s\u2019il était depute, les plus aveuglés mêmes verraient qu'il ne peul rien faire et il per drait le tout petit prestige qu'il l'avant, pour le sacrifier, sans regret d'Honneur, mais qui déconrazent les gens sans principes dont l'inté- tés personnel rempiace le devoir.Ainsi ce qu'il faut aux liberaux, c'est nne victime, vu sacrifice.Ou a choisi M.Barthe pour l'inrnoler.« Qui choisit prend pire,\u201d dit le proverbe.Le parti libéral imite un peu Cuin dans le choix des victimes qu'il offre en sacrifice ; car il parait que Cain n'était pas ce gui avait Ive meilleur.Aussi sa fin ful triste, Et qui pre! les mêmes moyens aura la mème fin; car qui veut la fin preud les moyens.Des malins s'aviseront peut-être de faire une inauvaise plaisanterie parti hberal l'unuiole eu vicume comme Abraham avant regu l'ordre So ; d'ummoler son fils fsaac ; mais ily le lointain venir la Dinette de Mr.jest bien à craindre que M.Barthe ne trouve pas, lui, la main d'un l'immoler bientôt: is peuplis, au contraire, se fera eon bourreau.Maus avaut d'offisr ea téte vn ho locauste il veut denvntrer le peu\" de cas que le peu,se \u2018ait des insi- gniflants et prouver, par au exem ple frappant, qu'on ne fait pas un heros avec un foliche.Le parti liberal envoie ainsi M.Barthe de comme sans remords, en appréciaty à sa juste valeur la perte qu'il va faire.C'est ainsi qu'on voit dans l'Histoire Ancieune les peuples bel- hgéranis obéissant à un grossier! préjugé, fils du ignorance, metre a latdte des armées es oignons que dans le temps on regardait comme sacrés eb que ne pouvait attaquer l'armée ennemie.Ils nerisquaiert tout au plus de nie perdre que dus o.gnons.Le parti libéral veut donc revenir à ces temps reculés et imi- 1ter les peuples aurions en metlant \u201cà la tête de son aumes les oignons! de son parti.Mais mmalheurense- i ment pour Jui l'armée conservatrice et le peuple avec elle, ne regarde! | pas comme sacrés les vignons des | \u2018libéraux et ne se fera pas serupule de les combattre vaillamment et de les vaincre aisément.Et apiès la déronfiture de Mr.Blarthe où inscrira sur ie champ | de se défaite cette épuaphe : 1 Cut cous cefte terre ; Un grand foudre de guerrs Tomts dans un combat Fonr «ire candidat.-_-\u2014 »\u2014\u2014 Partout où M.Barthe ra adresser In parole il ne parle pas un mot de po - litique.Comme d'habitude il prend plaisir à insulter colui-où et colui-là.C'est encore ce qu'il a fait hier à St- : Ours en lançant les injures les plus | sottes à la flguro de M, Dorion.Elec- teurs de Bt-Ours, demontrez par vos votes le 20 courant qu'on insulte pas ainsi uo de vos priecipaux citeyens, qui possède votré conflance, sans que vous on resseniles toute la portée.Organises-vous et montres à M.Barthe por ame forte majorité eontre lui que vous n'avez plus besoin de ses service, M.Barthe a dit publiquement hier à Bt.Oure gus ses amis qui avaient can- touié l'élection de M.Massue en 1878 s'étaient vendas à M.Massue, Hh ! bien, messieurs les contostants qui êtes bien conous à Sorel, que dites-vous de cela ?Le Soreluis est à votre disposi- tmainteuant, électeurs, M.Barthe que vous avos resseoti l'in suite qu'il vous jotait à la figure.\u2014\u2014._ divisers comme suit: St.unsnime cn faveur de M.Massur.8t, Aimé, où M, Barthe à majorité on 175, donnera cette année uve majorité de 30 à JU A M.Massus.gné lo balietin de présoatation de M.Massue.La majorité de M.Mauue à St i dernidre diection.Ste, Viotoire est unanime comme d'habitude pour le parti conservateur.Cette anuéu la listo du c.tt0 paroisse est augwentie de GU votes au Moins, tous consutvateurs, M, Massue aura 125 de majorité dans cette paroisse.St.Louis donuera un nombre égale de votes aux deux candidats; il y à 65 votes dans cette paroiss:.Et Quia et St Roch qui ont donné 100 vot:# de majorité à M.Barthe en 1578 donnera 40 votes de majorité à M Massue daus la présente élection.St.Joseph, 100 votos Massue.Bar- \u201cthe zéro.Paroisse Sorel 60 Massuo.Barthe zéro.Ste.Aone, 75 Massue.Barthe 10.La ville sc divisera à peu près (ga *Jemeut.> \u2014 Au comité de M.Barthe, oo oriait l'autre soir que les couservateurs u'é taient qu'une bande de orôve-faim et de ebercheurs de places du gonvirnemeut.Aux élrctaurs de fuire le dénowbrement des employés du gouverncimeut fédérai dans ia ville de Sorel et de dire si oe sont les conservatiurs ou les libéraux qui out les plaoos.Nous ne blamous pas cus derniers de les avoir, «mais au Moins qu'on ne vienne pas Lous insulter.\u2014\u2014\u2014\u2018\u2014 M.Massue adressera la parole à St.Robert dimanche prochain après la messe.\u2014\u2014\u2014\u2014 M.A.Gagooo, avooat de Serel, a adressé hier la parole aux électeurs de Ste-Anne et le soir & ceux de Sorel.Il Le, | l\u2019est fortement prononcé pour lu candidature de M.Masaue, cn faveur duquel il s'est généreusement effacé.Ce dévouement envers sou parti est digne d'éloge.C'est par de tels rctes qu\u2019un bomme r'acquiert la recounais- sance de tout un parti.\u2014\u2014\u2014\u2014 0.La taxe de la farine, C'est le grand cheval de bataille des rouges.M.Laurier s\u2019en est servi dimanche, et tous les candi\u201d dats libéraux l'imitent.Les rapports du commerce constatent que nous exportons pour deux millions de piastres de farine da plus que nous n\u2019en importons.Nous w'achetons des Etats que de la farine da première qualité, de la fleur \u201c forte à boulanger.\u201d qui se vend 88 le quart, et ne s'emploie que pour faire ls meilleur pain blanc.\u2018Toutes les Rutres farines, notam ment celles qui servent au pain or dinaire, sont produites dans Ontario, et la taxe de 50 cents par quart ne les effecte pas.Nous défions M.tion pour vous défendre, Agisscz, où les Laurier de trouver dans le pays un seul marchand de fleur, ou un Dans la présente élection le comté se Marcel est eu tue Plueicure libéraux importante out si- Robert sera de 20 à 25 de plus qu'à la de démontrer à + 4 Myr Duhamel, érêque d'Ottawa, partira de Howe peur revenir au pays, le Grandeur sera du \\ retour 3 Uttawa vers .¢ commencement 17 de co mois.Sa de juillst, LI nues.+ me de $162,027,500.x\u201c, mois «d'Octobre 15=1 parlement par l'honorable des ficaoces en sa quaiité officielle.LR Un lit dans la Tribune : « M.Benasoleil et M.sions do fui les plus complètes.mois Ÿ wx = Ontario Nord, Middlesex ct autres.tours.x, Eufin lo coupable confesss sn faute Laflemme, les Laurier ctles Huntiag- tou, avoue que ses amis se sont opposé à toutes les graudes entreprises publiques qui out eurert le pays ot develop.pé #08 ressources.C'est 08 que nous avons souvent dit et prouvé en passant eo revue les faits et geste de oe parti, lequel a toujours Shoisi le rôle d'obatractionniete et d'é- teignoire tout en accusant de réaction- paires res adversaires auxquels on doit tous les progrès opérés dopuis trente ans, Mais à présent on pourra invoquer le témoignage môme de la Pacrie à l'appui de cette thèse ; et on ne malique- parti impuissant.\u2014 Monde.=\" - ©
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