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Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
samedi 8 septembre 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
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Le matin, 1923-09-08, Collections de BAnQ.

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[" VOL.III \u2014 Né 36 Rédaction: 162 rue Saint-Denis Chambres 300 - 301 Administration: 164 rue Saint-Denis Tél.: Est 893.Atelier, M.7309 Abonnements par la Poste Canada Etranger Unan .$2.50 $3.50 Six mois .1.50 1.75 Directeur : ROGER MAILLET MONTREAL, SAMEDI, 8 SEPTEMBRE 1923 En CONTRE TOUS LES ABUS ET TOUTES LES LL hala\\ IC POLITIQUE ET LITTERAIRE 2 2 - Questions actuelles CAPITAL ET TRAVAIL La grève des mineurs d\u2019anthracite aux Etats- Unis permet au public de se convaincre encore une fois que le Capital abuse du Travail.Le meilleur si ce n\u2019est l\u2019unique moyen de corriger ces «bus, ce serait la participation du Travail aux bénéfices ; et on ne verrait plus des présidents de compagnie de chemin de fer recevoir des salaires de plus de un million comme il en existe aux Etats-Unis, Le ministère du Travail publie de nombreuses statistiques, Sont-elles exactes?Le gouvernement doit savoir le taux des salaires payés en ayant bien soin d'exiger ce salaire par catégories d\u2019ouvriers, sans obtenir une moyenne majorée par l\u2019addition des appointements des ingénieurs, des chefs d\u2019atelier et autres employés à salaire ixe, Il connaît également les bénéfices réalisés par toutes les compagnies.N'\u2019a-t-il rien à faire, le gouvernement, lorsque ceux-ci sont excessifs ?L'ouvrier ne se met en grève que quand il est poussé à bout par la misère, alors qu\u2019il voit les compagnies et leurs intermédiaires s'enrichir à leurs dépens, Il existe à Montréal même, des compagnies qui paient des dividendes fabuleux, après avoir \u201cwaterisé\u201d leur capital.Pourquoi tolére-t-on, toujours, opérations phynancières louches?LE THEATRE FRANCAIS Nous souhaitons longue vie et prospérité à la troupe française que dirige M.Calmette.Ce dernier a fait preuve de délicatesse et de bon ton en n\u2019affirmant pas que tous les artistes de sa troupe sont des sociétaires éminents du Théâtre français et que tous les Parisiens les pleurent.S'il a réussi à vaincre l\u2019orgueil de la vedette, il a certainement fait là une action d\u2019éclat.Nous sommes tellement fatigués de tous les \u201cM\u2019as-tu-vus\u201d qui encombrent nos scénes que cette absence de morgue de la part de la troupe de M.Calmette lui a déjà attiré toutes nos sympathies, Mais quand on les a vu jouer on est encore plus heureux de s\u2019apercevoir qu\u2019ils méritent, en plus de nos sympathies, nos bravos et nos encouragements financiers par leur réelle valeur artistique.LA REPUBLIQUE CANADIENNE Certains journaux américains semblent prévoir l'indépendance future du Canada devenant une république soeur de celle des Etats-Unis.A moins que M.King pour se faire \u201csirer\u201d attache le Canada à l\u2019Angleterre par les liens politiques d\u2019une fédération impériale \u2014 qui entraînerait la formation d\u2019une fédération analogue et adverse des puissances continentales \u2014 il est en effet probable que le Canada, volant de ses propres ailes, nie la nécessité de la présence d\u2019un Gouverneur général et devienne une république indépendante.Il n\u2019existe qu\u2019une seule chance de voir le Canada se joindre aux Etats-Unis: c\u2019est l\u2019entêtement d\u2019un gouvernement sans énergie à maintenir tant de \u201cMagnans\u201d 3 leur poste, et à ne pas créer un ministère de l\u2019Instructioh publique.Car le nombre grossit rapidement de ceux qui préfèrent, comme moi, voir leurs enfants instruits en anglais, en italien ou en cosaque même plutôt que de les voir ignorants en français.: NOTRE CONCEPTION DE L\u2019HONNEUR toutes les 2 carmen Le maire d\u2019une petite ville ayant vendu illégalement des liqueurs a été condamné à un mois de prison.Avant d\u2019aller faire cette cure d\u2019ombre ce magistrat a pris toutes les précautions nécessaires pour que sa ville ne souffre pas de l'absence de son maire; car cet homme-là reste quand même le premier magistrat de sa ville, malgré sa condamnation, Il pourra pendant sa retraite momentanée, nouer des relations avec ses commensaux ce qui lui permettra plus tard de les recevoir à la mairie de sa ville en grande pompe: dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es.Quelle que soit la mauvaise action ou, si l\u2019on préfère, l\u2019action illégale commise pour faire de l'argent, nous regardons toujours le coupable avec une indulgence surprenante, une admiration même, et aussi avec envie, presque, Il faut avouer que nous avons une conception bizarre de l'honneur, ou que nous ne sommes guère chatouilleux sur le point d\u2019honneur.LES ARISTOCRATES HUPPES La princesse Anastasie, qui vient de mourir était d\u2019origine plébeienne quoique riche.Le fabricant de feuilles de zinc qui fut son second mari lui jaissa 40 millions à sa mort, ce qui lui permit de convoler à nouveau en justes noces avec un vrai prince, ma chère ! Grâce aux millions amassés par le marchand de zinc, le sang de la consolable veuve tourna du rouge au bleu comme çà, subitement.Et elle devint une noble et-farouche aristocrate, de sang royal à ce coup-ci; elle prêta quelques millions à Constantinos pour lui permettre d'augmenter la misére de son pays.Si quelques millions suffisent pour devenir une vraie, noble et farouche aristocrate de sang royal, ceux qui prétendent avoir du sang bleu n\u2019ont rien d\u2019extraordinaire.Je le savais.LA QUALIFICATION FONCIERE POUR LES ECHEVINS La qualification foncière, réclamée des maires et des échevins est une relique des temps passés alors que les habitants des villages louaient du Seigneur du comté, seul propriétaire du sol, et que ceux seuls qui possédaient en propre étaient appelés à s'occuper des affaires municl- pales, Les temps ont changé d de la vie sont toutes différen uis ; les conditions et je fait d'ôtes INIQUITES Le Numéro CINQ SOUS IL EST PLUS QUE TEMPS! Le jour où un parti devient la chose d\u2019une famille, d\u2019un groupe ou d\u2019un trust politique, il est temps que le peuple lui desæ- 'a leçon qu\u2019il mérite.: Le jour où les chefs sortent de leur école, reniant ce qu\u2019ils ont adoré, pour obtenir le pouvoir, les électeurs doivent leur retirer toute confiance.: : 1 (Le chef de l\u2019opposition à Yamaska) Journal d'avant-garde Dernièrement, ie maire d\u2019une paroisse d'en bas de Québec se plaignait à un offleier de douane: \u201cVous laissez trop passer de mes contribuables, disait-il en substance, car la plupart ne sachant nt lire, ni écrire, Wont pas le droit de passer aux Etats-Unis.\u201d La semaine dernière, un ouvrier de Lotbi- nière demandait l'émission de quatre \u201cquo war- ranto\u201d contre un autre maire \u20ac trois conseillers municipaux alléguant que ceux-ci étaient des 1l- lettrés.; Le mal existe en haut comme en bas de l\u2019échelle, x Kæ Une feuille hebdomadaire qui se croit libérale parce qu'elle flagorne éperdument les chefs Kibéraux, fait remarquer que lu kommission des likeurs devrait rendre dés comptes puisque dite kommissiom n'a rien à cacher.Le public est moins gogo \u2014 1 est peut-être aussi moîna payé pour l'étré \u2014 et comprend parfaitement que si Kommission ne rend pas de compte c\u2019est par crainte.Mais combien de temps ce petit jeu peut-il durer?* x Le Canada, feuille dévouée à l\u2019hon.Paradis, constate à son tour la déroute de l\u2019économie poll- que, \u201cIl west guère aucun de ses préceptes qui n'ait été, non pas démenti, mais renversé.\u201d Le plus grand cancre du monde \u2014 fat-ié journaliste \u2014 sait cela depuis longtemps, Seul le panégyriete de madame Putiphar \u2014 je crotg qu'il s'appelle Joseph \u2014 en primaire aussi plat que prétentieux, l'ignorait totalement, C'est pourquoi, sans doute, ce Joseph est-il abandonné par ses frères.du Canada! % % % La magnanimité du maire Martin atteint leg cimes de son toupet, Se plaignant à l\u2019un de r03 amis des attaques du Mâtin, Pauguste clown municipal awrait prononcé cette sentence: J'aurais bien fait arrêter les rédacteurs de ce journal, mais tout le monde me dit que ce sont de si bons garçons.Dommage que les rédacteurs en question ne puissent en dire autant du maire! % KK Le métèque hollandais qui, bon an, mal an, retire vingt mille dollars du monopole du Pan) Lafontaine, me passera pas Vhiver, bien que ce (monsieur soit chauffé par Concordia, sans prélever quelqu\u2019argent au public, C\u2019est lui qui aura le trust de la patinoire et du vestiaire, Le métèque pourra ainsi payer le passage d\u2019un neveu de Hollande qui doit le remplacer.Nous revenons, peu à peu, grâce au patriotisme échevinal, aux traditions du moyen âge.Les prébendes devienment héréditaires et sont autant que possible accordées aux étrangers.* La province de Québec a conservé, le moia dernier, le beau record des faillites qu'elle détient depuis pas mal longtemps.Rien d'étonnant dans une province où, pou: obtenir un jugement de 100 dollars à em coûte 112 à n'importe quel quidam, alors qu\u2019en Ontario l\u2019on peut obtenir pareil jugement pour la somme de 12 dollars.xxx L\u2019honorable directeur du ciment, le ministre non élu du peuple \u2014 la responsabilité ministérielle est pour les libéraux un article de foi (dans l'opposition) \u2014 le populaire Leonyde vient d'être él directeur du Tramway.Puisque M.Perron ne représente pas le peuple, il représentera le trust des tramways au parlement provincial, Pour Leomyde, l'imdécence politique n\u2019a pas de bornes \u2014 ces bornes seraient-elles En ciment.D'autre part, puisque le gouvernement n\u2019en a plus que pour trois ans, on aurait bien tort de se gêner.PIERRE KIROULE.LA FETE DU TRAVAIL La Fête du Travail, célébrée avec éclat à Montréal, nous a remis en mémoire l\u2019avertissement de Mirabeau aux exploiteurs, spéculateurs créchards et trustards de son temps: \u201cPrenez garde à ce peuple qui, pour être formidable, n\u2019aurait qu\u2019à rester immobile!\u201d Il n\u2019y a rien sans le travail! Le monde n\u2019a pas fini de s\u2019apercevoir\u2014enfin \u2014que tout vient du Travail et de la Nature, et que l\u2019argent n\u2019est rien, même quand il gouverne.P.B.propriétaire n'implique plus comme autrefois un esprit d\u2019énergie ou d'initiative, Cette exigence de la loi met la direction des affaires de la ville entre les mains de personnes qui cherchent principalement à faire des affaires ou à améliorer les leurs aux dépens de celles de la ville, Il peut cependant se trouver aisément de nombreux citoyens qui ont tout autant que les propriétaires, l\u2019amour de la ville, qui peuvent se dévouer à ses intérêts aussi bien qu\u2019eux, et qui peuvent être souvent plus aptes que de nombreux propriétaires à faire leur devoir d\u2019une façon honnête.Beaucoup de citoyens non propriétaires peuvent avoir cet esprit de civisme que l\u2019échevin doit posséder pour le bien de ses concitoyens, et on sait que l\u2019amour de l\u2019argent, si général dans le monde des propriétaires, nè se trouve jamais dans une même tête avec l\u2019a!truisme, D'ailleurs la propriété ne fait pas plus l\u2019homme que l'habit ne fait le moine, Et puis quelle anomalie! On peut être député, soit au par'ement fédéral, soit au parlement provincial, sans être propriétaire, afin de s'ogeuper des affaires plus graves et plus importantes de la province at de la nation tandis qu\u2019il faut avoir un revenu pour s'occuper des affaires de la ville, Comment voulez-vous que les projets les plus cyniques ne fleurissent pas dans ce parterre de propriétaires ?; : DYSCOLE, | L\u2019HOMME DU JOUR Victor Morin OU LA VILLE AUX CLOCHERS DANS LA VERDURE M, Victor Morin trouve le tour, entre deux présidences, de faire Geuvre d'histoire, Nous ja &Vions déjà de lui un livre fortement documenté | sur l\u2019héraldique au Canada, \u201cLa Ville aux clochers dans la verdure\u201d, guide historique de la ville de Montréal, ajoute à sa réputation de chercheur infatigable, Nul document ne passe inaperçu devant ses yeux fouilleurs qui s\u2019allument d'éclairs devant une page jaunie réceleusp du mystère qui déjà voile nos origines, st peu lointaines pourtant, Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, autrefois membre du Conseil de Ville, vient à bout de persuader nos édiles de l\u2019importance qu\u2019il y avait pour Montréal d\u2019acquérir la collection Gagnon, Sans lui, ces sources précieuses d'histoire allaient alimenter les Américains ou tarissalent sur place faute de cireula- tion, 4 moins de devenir la proie de quelque col- fectionneur féroce qui aurait gardé ces trésors pour lui seul.M, Morin a un cuâte pour les vieux livres qu\u2019il manie avec le respect d\u2019un officiant pour les saintes espèces, C\u2019est en bouquinant depuis toujours que M.Morin a pu nous donner des renseignements inédits sur notre ville et dans un résumé suceinct et substantiel nous faire absorber des pages d'histoire que le vu/gaire n\u2019a ni le goût ni ie temps de lire.La mode est à la condensation.On fait tenir une livre de boeuf, un petit pain, une chopine de laine dans une pastille grande comme une pièce de dix sous.M.Morin a des trouvailles comme ce refrain que chantaient nos trisaïeufes : Sainte Marguerite, Veillez ma petite, Endormez ma pétite enfant Jusqu'à l\u2019âge de quiræze ans.Quand elle aura quitge ans passé, Il faudra la marier Avec un petit bonhvntme Qui viendra de Rome, , M.Morin, qui est un des \u201cpères\u201d de ls Bibliothèque, parce que vrai avec les autres comme avec lui-même, lution, il faut que la présente génération s\u2019assimile la susbtance des livres, dont on l\u2019a trop longtemps privée jusqu\u2019à présent.Personne plus que lui ne déplore le marasme dans lequel gît notre palais des livres, Parlant des institutions éduca- tionneltes dans celle qui s8\u2019appelajt Ville-Marie, il ait: \u201cIl nous faut cependant ajouter avec regret que la Bibliothèque municipale de Montréal s\u2019est arrêtée à la construction d\u2019un superbe édifice, car les diverses administrations qui se sont succédées à la direction des affaires municipales ont d\u2019abord refusé dans un mouvement d\u2019amour propre le don offert par Carnegie et ont semblé par la suite n'avoir aucun souci de remplir les rayons vides, estimant sans doute que le principal mérite d\u2019une bibliothèque est d\u2019avoir une belle façade.\u201d M.Morin aurait pu ajouter, s\u2019il était malin, que notre Bibliothèque ressemble en cela à beaucoup de gens de qui on pourrait dire: Belle tête, mais de cervelle point, rait se traduire: \u201cNe pas être, mais paraître.\u201d Le président universe] a du doigté et un doigtét de velours, S\u2019il égratigne, c'est comme en se jouant et sa critique s\u2019achève en bénédiction L\u2019entente cordiale existe pour lui autrement que sur du parchemin.C\u2019est pourquoi il a voulu que son opuscule fut traduit en anglais.Cette déférence avisée montrera le langage des pierres|.aux fils de John Bull, une maniére comme une autre de leur faire avaler nos gloires.Pour l\u2019étranger comme pour les citadins, ce fil d\u2019Ariane permettra de s\u2019orienter en des arcanes insoupçonnées.Ce sera comme au cinéma: à travers ces lourdes constructions on verra sel.profiler une cité de rêve depuis longtemps évanouie, Nous voyagerons dans le présent accompagné du spectre du passé.Nous verrons aux petites fenêtres encerd'ées de plomb des silhouettes plus effacées de notre souvenir que des pastels du temps jadis, L\u2019âÂme de notre ville déjà se balladait dans l\u2019éther quand elle fut rattrapée par l\u2019aile et forcée de réintégrer son domicile, pour que nous reprenions contact avec elle.Soyons reconnaissants à ceux qui arrachent à nos vandales les formes fluidiques qui habitaient |, des ruines sacrées contre lesquelles ils se sont acharnées.Sauvons l\u2019image puisqu\u2019on brise le cadre.Avant qu\u2019on oublie qui était Viger, pourquoi n\u2019érige-t-on pas sa statue dans le parc dont il a fait don à la ville, il y a cent ans?Qui connaît le patriote courageux, économiste émérite qui d notrè ville de cette oasis de verdure et de frai- cheur en plein centre commercial, rempart contre la poussière et la chaleur de l\u2019asphalte, où viennent mourir les bruits de la métropole.Dans un pays où le civisme n\u2019a pas son culte, il serait peut-être oportun de couler dans le bronze ceux qui eurent quelque souci de l'embellissement de notre ville, Cette glorification posthume d'un bon citoyen alguillonnerait peut-être l\u2019inertie de nos édiles.L'idée de se voir percher un jour sur un pliédestal leur donnerait, qui sait, du coeur au ventre, Je recommande M, Viger à l'attention de M.Morin, Quelques ampoules électriques distraites de la eroix lumineuse du Mont Royal, qui porte déjà le sd'ell et les astres enchassés dans son diadème de souverain, jetteraient un peu de clarté sur cette mâle figure dont on oublie Jes traits, Espérons que nos descendants, moing philistins que nous le sommes, sauront se souvenir de M, Victor Morin, homme publie discret, homme de lettres dissert, l\u2019un des rares citoyens de Montréal qui ait au, en aimant sa ville, nous la faire aimer, .AB GD sait que pour hâter notre évo-|.et dont la devise pour-|.L'OEUVRE DE SIR HENRY VERS LE SURPLUS ! Bien que le C.P.R.continue à accumuler de très belles recettes, nos chemins de fer nationaux s'avancent à pas de géant dans la voie du succes, Les articles d\u2019Atholstan tombaient à faux: {e caractère du personnage nous invitait par avance à y croire, Jes chiffres et arguments du Star n\u2019ont pu que fortifier notre conviction, au- jourd\u2019hui les bienfaits de l\u2019administration Thornton éclatent, nous voguons vers l\u2019époque des surplus.Le Matin, qui fut le premier journal de la province à prendre fait et cause pour sir Henry, s\u2019en réjouit modestement.Toutefois, qu\u2019it nous soit permis de sourire devant l\u2019attitude de fa Presse et du Canada.Ces deux feuilles, après avoir poussé des cris de paon, et manifesté un esprit pessimiste devant le problème, tombent maintenant sur Atholstan et ont pour lui de traits assez amers, Come quoi, encore une fois, ces gazettes ne contribuent en rien à la formation, de l\u2019opinion ublique.P SIMPLEX.7 0 Cl PAS TOUJOURS Ne dites pas \u2014 Toujours \u2014 je sais bien, que votre amr\u2019 Un jour se lassera de notre intimité, Lorsque nous en serons a cette extrémité .Ne craignez rien, n\u2019ayez pas peur que je vous blame, Je sais trop ce que c\u2019est que l'amour d\u2019une femmes Ex vous ne pourrez pas me croire révoité, J'accepterai mon sort avec docilité Un peu plus triste auprès de mon foyer éans flamme: Je ne vou, en veux point et reconnais mes torts.Je n'aime pas que la beauté de votre corps, Mais le charme troublant qui vous entoure touts Ainsi que votre coeur où fleurit la pitié, Et j'espère que vous remplacerez sans doute, Ce qui meurt de l\u2019amour par un peu d'amitié.Gaston CLOPEAU, A MALADIE DE NOS BANQUES What Is The Matter with Our Banking System ?(By Brenton A.Macnab.) What is the trouble\u2014as trouble there surely is\u2014with the Canadian banking system in its present-day operation?The people, as a whole, are very insistently asking that question.The people, because of our banks, as now constituted, are losing their money, are put to painful business inconvenience, loss, and privation even,\u2019 But they are umable to find out just what is wrong.The banks themselves afford no adequsfe information.The Government likewise is mon- informative and evasive.The newspapers of Montreal, it is true, periodically make a noise, or utter meaningless platitudes, when a bank suspends, : As, for instance, fn the case of the Star not long ago, the suggestion was made that \u201csome one\u201d be sent to jail, à propos of the Home Bank collapse, That suggestion was much too belated, for no one has gone to prison recently, as we W, except it be, from time to time, a defaulting minor clerk, or official, \u201csomeone\u201d who had stolen a comparatively trifling sum; while the \u201cwhole-hoggers\u201d of management and directorate stepped down and out of Court fo freedom, in some notable cases with a certificate of honesty by the presiding judge.0.We have seen that in Montreal within the * x x year, The problem is apparently an insoluble one for the ordinary citizen\u2014for the Common People, They have the very greatest concern.For they furnish the capital of the banks\u2019 organization; they furnish the deposits for their operation In the last analysis, they are the banks! But what do the people know about it?What control have they in practical operation\u2014these shareholders and stockholders?None apparently whatever.The shareholders and depositors put them- selves\u2014and their money\u2014in the hands of pro- fesssional and so-called expert financiers, who head the banks, who are supposed to know afl about the safeguardianship and proper, and honest, investment of the people\u2019s savings and hoardings.We have recently seed the latter betrayed, and stripped of their hoards, .This done, one section of the professional bankers \u201ccome to the rescue\u201d after a faghion\u2014 or do not\u2014as their judgment and the circumstances, in their Wisdom |\u2014prompt.Pnigmatic comment is the most common contribution of these gentlemen of high financial attainment.The: Government\u2014otherwise the politicians who take that, name unto themselves\u2014disavows any responsibility.; wv As wo see 7 the Cameron case, the subject \u2014though it involves millions of dollars\u2014becomes enmeshed in the proyidential entanglement of legal red-tapeism, which is another name for inaction and a deep, sinister barrage of silence.This is\u2014was\u2014the contribution of The Law-\u2014\u2014the courts of the Jand.I \u2018And so it goes.: The people pay\u2014throûgh the nosè; they have not much to say, And what they do say is regarded with a sort of scornful pity, as amateurish pipings, and as ineffective bleatings, so far as he banking supermen, and political professionals, in the head offices of the banks and the portfolios of government, are concerned.Is that not a faithful picture of the situation as we know it?.I will make it still plainer.; wo WM Then, as we also know, the people, in due course, are supposed to, and do, forget, The trap is set and baited again, Then comes a day when it {s sprung once more, in periodic fashion, as it were.The \u201cvicious circle\u201d it widens\u2014enfarges\u2014each time.,.What are the people going to do about it?That is a serious, all-important question, Let us consider it in the Hght of facts on record, easily come at, I propose to recite some of them, _ .Throughout the whole processes outlined here, in the simplest language, and with absolute fide'ity to fact, have we not constantly forced on us the idea that Oanada\u2019s banking system is the ,meed not be best in the world?It may be,,, But to-day we begin to think it is not good enough.That peint labored, We have the denial of the excellence of the system in the failure ef the Merchants Bank and the Home Bank {go recent six months; that the President then is thus rounded out; | ly in mind, In the one case, the bank was robbed, \u2014if not completely wrecked,\u2014by a group of mad speculators in Montreal.In, the case of the Homé Bank, it will undoubtedly be shown, according i» present and plentiful evidence, that money wae unwarrentedly loaned in too great amounts, te too highly speculative industrial enterprises, and thus locked up, or became \u201cfrozen\u201d, or lost.There is already evidence, too, that the \u201cinsi management of the Home Bank knew tog lapse, or crisis, was approaching so long ago &8 Leann fo 3 es (Meant J this the official reports, eantime-\u2014mar [\u2014the official i 3 or retems, of the Home Bank, sent to the Ottaws.Government from the head office, in Toronto, gave no hint of the untoward condition of the .bank itself.It was the same as with the Merchants Bank, The Government was deceived, and it says even now it cannot prevent fom.That astounding statement is true, as I wil! show, © Indeed, the Government, so-thought wise, by the people, engaged in perpetuating another tem- years\u2019 enactment of the present Canadian Bank et, was chiefly engrossed during the past session, when the financial storm was brewing, in extolling the virtues of that legislation.That act, as passed at Ottawa, was practically a replies of the old act.The deep concern of the Goverme ment, as evidenced in the House of Commons.once the bill reached there from the Banking Committee, was to push it through without delay without amendment.The Government was legislating, so to put it, to allow banks of more or less s the Finance dispose of his stock holdings, thus personal responsibility this respect.(1) et hakiness to continue to deceive Department.| For Mr x xx ; or Mr.Fielding, Minister of Finance March 15, 1923, (vide Hansard of the date nam.£d)\u2014the President of the Home Bank two and a \u2018half months before having ordered his stock to be sold\u2014embodied these words in the resolution to extend, for ten years, the Canadian Bank \u201cResolved, that it is expedient\u2026 to authoriz ment out of Consolidated Revenue Fund of vire the pay to auditors for special examination of the affaires or business of banks, which the Minist es ear, Wh e er of Finance may That motion was agreed to b I *.Did the Canadian Bankers Aodhan ent.may whit ask, hear no whisper of the Home Bank trouble at this time?Are we not justified in thinking that they did?Was the attention of Mr, Fielding, or Parliament, directed to that bank, by bankers, so that an audit (as of the terms of the resolution) should be made?It was not done.But I shall quote an utterance bearing indirectly on that point, as having been made in the Banking Committee, It will show that the \u2018presidents of the Canadian banks dodged the issue, They dodged inati Reed on.oress-cxaminaion, Why?x wm ' Following Mr, Fielding\u2019s utterance, as ab thereafter for three months, until June 18, 1923.the new Bank Act was considered in a special Banking Committee of Parliament, For these three months the whole minutiae of Canadian banking Was open to inspection, probe, and determination as to propriety, On the date named when, the bill again came to Parliament, Hon.Mr, Fielding declared, from his place in that \u2018Chamber :\u2014 \u2018I doubt if any measure submitted to the house has received more careful consideration than was given ta the bill now before us.I do not think the people will expect us to engage In a ve rotected di subject in the frouse.\u201d ayy P discussion of the ' Despite this apologetic utterance, Mr.Fielding was told then and there by a Western mem- r\u2014 | cere \u2018we were told in Committee by the Bank Prest- dents that they did not want to Pass through the ordeal of being cross-guestioned., We were told that if the facts of the case Were given to the public, they might cause such general unrest as would produce very disastrous effects upon our financial system.,.,,We ought not to be afraid of full light being thrown upon all questions.Either we, as a people, must own \u2014 or democratically contro] \u2014 these great financial institutions, or they will absolutely own na control us\u2019 Ww * } Bubsequently, it was shown that the request to have the exe=General] Manager of the Merchants (Continued en page +). Les meiligures pages des derniers :-\u2014\u2014 livres par Jean SARMENT Une opinion rcpandue veut que les qualités de romancier ct d'auteur dramatique s\u2019excluent réciproquement.Si cette régle est vraie, elle comporte des exceptions et Jean Sarment est l\u2019une d'elles, Le beau dramaturge de \u201cLa couronxe de carton\u201d est un romancier authentique et de la bonne race, qui, par surcroit, se souvient d'avoir été poète, d\u2019avoir écrit \u201cLe coeur d'enfance\u201d, Tout en ruances, \u201cJean Jacques de Nantes\u201d nous retrace l'existence sans vives joies mais sans catastrophes, la destinée médiocre d\u2019un humble, Le récit est couleur de cendre, un peu comme une toile de Carrière dont il a emprunté le charme etraiège et puissant, Maurice DUPLAY.Les fiançailles auront lieu dans dix jours.Eke a de très beaux bras, fermes et ronds.\u2014 S'il les a vus, ce n'est point par indiscrétion mais parce qu\u2019il y a tou- Jours une épingle qui la pique\u2014en haut du bras, près de l\u2019épaule, ou un insecte qui se glisse dans la manche et qu\u2019on ne trouve pas, après recherches.De beaux bras.oui.L\u2019oncle Charles se chargera de fournir le champagne au prix du gros \u2018\u2018sans prélever sa commission\u201d, Ele a deux amies charmantes, qui seront ses demoiselles d'honneur, promptes a rougir comme Clara.Dès que l\u2019une des trois rougit, elle chuchote le pourquoi à l'oreille de ses deux amies.et toutes trois s\u2019empourprent ensemble.et rient, et se mordent les lèvres \u2014 \u201cfaute de ficelles\u201d pense Jean-Jacques\u2014 \u2014N'\u2019écoutez pas, Jean-Jacques!.Vous êtes un vilain !.Tournez-vous., Ce sont des secrets entre nous ! Comme c\u2019est innocent, les jeunes filles!.Et Jean Jacques rougit à son tour devant une innocence aussi parfaitement graduée.Tls auront un petit appartement au quatrième, rue des Arts \u2014 Jean Jacques passait par là pour aller à l\u2019école\u2014 La rue est calme, loin des cortèges de mi-caréme.Ils auront quelques meubles et l\u2019épicier fait un choix, parmi ses calendriers périmés, d'images militaires ou allégoriques qui, sous un verre \u201cferont aussi bien que la peinture\u201d \u2014 .Les fiançailles.dans dix jours.Non! même pas!.Dans huit jours.et Jean Jacques avec nonchalance remet chaque soir au lendemain l\u2019examen de conscience, qui lui dira s\u2019il est heureux ou s\u2019il ne l\u2019est pas.Et le jour où il entreprit cet examen de conscience, il sentit nettement qu\u2019à lui seul, il n\u2019oserait jamais y répondre.Avec une angoisse soudaine, qui du coeur lui passa dans les nembres et pendant deux jours put le faire croire atteint d\u2019une ma.adie nerveuse, il chercha du secours.Il se tourna vers ces | semaines de quasi-indépendance où, sorti de lui-même \u201cil avait eu des vues\u201d sur son passé et son avenir.Il voulut voir Jean Cagoule, et lui demander conseil.Pour être sûr de le rencontrer, il lui écrivit.I attendit la réponse trois jours, avec la hâte de la recevoir, le premier, la crainte qu\u2019elle arrivât le troisième.La réponse ne vint pas.Jean Jacques vit dans le silence de Jean Cagoule l\u2019arrêt du destin, qui fait connaître ses intentions, comme chacun sa:sa par l\u2019intermédiaire d\u2019un sou jeté en l\u2019air, d\u2019une lettre sans réponse ou d\u2019une paille plus courte qu\u2019une autre.Il laissa là son examen de conscience, et renonça à poser à son coeur telle question qu\u2019il redoutait.Un jeudi soir, il mit au doigt de Clara une bague or- vail à l'égal de celui deg artistes Pour expliquer cette évolution qui fait que l'ouvrier n\u2019a plus ni l\u2019amour de son métier, ni l'orgueil de son travail, on dit qu'il s'américanise, alors qu'il serait plug exact de dire qu'il se syndicalise.Il semble en effet que l\u2019on puisse reprocher aux \u201cunions\u201d de pousser leurs adhérents à gagner toujours plus d'argent, sans se soucier outre mesure de la qualité de ce qu\u2019ils produisent, ce qui n'empêche d'ailleurs pas de reconnaître qu\u2019elles ont rendu aux ouvriers d'incontestables services.On peut encore dire que certaines unions américaines ont eu des exigences excessives.A San- Francisco, notamment, on n\u2019avait compté en quinze ans que quinze apprentis plombiers: un par année.L'opinion faisait strictement observer sa loi:seul un fils de plombier pouvait apprendre le métier de son père.On sait encore que les exi- genceg des ouvriers du bâtiment sont devenues telles qu\u2019à New-York la construction est arrêtée.Là encore l'union, notamment celle des briqueteurs, a fait jalousement observer sa loi qui limitait le nombre des apprentis.En dix ans le nombre deg briqueteurs a diminué de plus du quart et la construction coûte si cher que leg constructeurs n'osent plus y engager leurs capitaux.A New-York, à San-Francisco, pour remédier au mal, on a créé des écoles professionnelles dont les résultats ne se sont pas fait attendre Déjà on constate un relèvement des connaissances techniques des ouvriers, ceux qui sortent des écoles connaissent meux leur métier que ceux qui l\u2019ont appris par la routine abrutissante de l\u2019atelier ou du chantier.Voilà que l'on va créer à Montréal une école de typographie dont l'objejt sera le relèvement de ce beau métier qui, il y a un demi- siècle à peine était encore un art, mais qui aujourd'hui n\u2019est plus qu\u2019un ensemble de connaissances empiriques en train de se perdre, Il y a le compositeur à la machine, celui qui fait leg titres, le metteur en page, et chacun, spécialisé dans sa tâche, ignore à peu près tout de celle du voisin.À peine reste-t-il dans les grands journaux quelques compositeurs d'annonces.Ceux-la ont à la vérité du goût, ils savent tirer parti de leurs caractères.Mais ils sont trop peu nombreux pour née d\u2019une pierre de couleur, qu\u2019elle apprécia en connaisseuse, et, au front, un baiser qu\u2019elle se fit un devoir de lui rendre, entre deux portes, plus pressant et plus précis, véhicules à traction animale servant LE RESEAU ROUTIER FRANÇAIS CREATION D'UN OFFICE NATIONAL POUR SON AMELIORATION.M.Le Trocquer, ministre des Travaux publics, a fait adopter par le Conseil des ministres un projet de loi ayant pour objet l'amélioration lu réseau routier et la création d\u2019un Office des routes.Aux termes du nouveau projet, cet Office sera un organisme ayant l'automobile financ'ère et la personnalité .civile.Les organes y se- vont représentés.Un d'administration publique fixera la composition du conscil d\u2019administration.L\u2019Office donnera des avis sur tous les programmes \u2018de travaux d'aménagement et d'entretien des routes nationales et des routes nouvelles, dites \u201cà grand trafic\u201d, dont le projet est soumis actuellement à l'approbation du Parlement.De plus, cet organisme disposera de recettes normales provenant du hudget et également de ræettes spécialisées qui seront alimentées par les usagers.D\u2019ores et déjà, on prévoit que les règlement aux exploitations agricoles, seront exonérées de cette contribution spéciale.Le programme prévu comporte la transformation de 7,000 kilomètres de routes nationales ou à grand trafic en sept ou huit années.Le budget prévu atteindra environ un milliard et demi.Les travaux coûteront 170,000 francs le kliomètre.UN MUSEE À CREER L\u2019Ecole Typographique et la renais- sance d'un art en train de disparaître.Reverrons-nous les belles éditions d'autrefois ?Depuig plusieurs années la crise de l'apprentissage sévit dans les \"principaux métiers.D\u2019autre part louvrier connaissant à fond son métier se fait rare.Par suite du rôle plus grand de la machine, l\u2019ou- jvrier se spécialise de plus en plus.\u2018Il s\u2019en suit que la production indus- itrelle prend un triste caractère d'uniformité, perd cette note personnelle que savaient lui donner autrefois ces merveilleux artisans dont nous admirons de nos jours le tra- LE MATIN, SAMEDI 8 SEPTEMBRE 1923 VOL, III \u2014 No 36 En boîtes matalliques d'une \\) 2b.\u2014 et en paquets sante et a la mie blanche, légére, appétissante, vous n\u2019avez qu\u2019à employer la FARINE REGAL Une farine parfaite, douce, fine et homogène, préparée avec la crème des blés canadiens dans les moulins les plus modernes.St.Lawrence Flour Mills Company, Limited Si vous voulez faire des petits fours, des petits pains chauds, etc, à la croûte dorée, ferme et cas- \u2018 Vendue partout en sacs de 7-14-24 14 et 98 livres, et en barils de 98 et 196 livres.MONTREAL peut se verses, LETTRE D\u2019'AMOUR Le langage de la passion toujours le même.Voici ce qu\u2019écrivait un galant homme a celle qu'i] adorait, et qu\u2019il petite brebis\u201d : si tu es en bonne santé.de grâce, envoie-moi un sage pour me revêtir de formes di- mais, au fond, il est se réjouisse, longtemps moi!\u201d appelait \u201cchère pour \u201cPuisse le soleil te donner \u2018a vie éternelle! Je désire savoir l\u2019apprendre et aussi pour me dire quand tu viendras, pour que mon.coeur Puisses-tu vivre l\u2019amour de N\u2019est-ce pas charmant ?Eh bien! on vient de retrouver ce galant poulet, gravé sur une brique, découverte sur l\u2019emplacement de l\u2019antique Ba- Oh! mes- A NEW EDITION bylone, Ainsi s\u2019exprimait cet amoureux, plus de deux mille ans avant Jésus-Christ.Fait-on mieux aüjourd\u2019hui?THE faire revivre les belles d'autrefois, Du reste, le voudraient- ils qu\u2019ils ne le pourraient pas, n\u2019en ayant pas le temps.On les pousse À faire vite, car les exigences de la mise sous presse d'un grand journal sont terribles et nos meilleurs ouvriers perdent l\u2019habitude de faire du beau travail.Pour compléter l\u2019école, il faudrait un musée qui serait l'exemple à côté de l\u2019enseignement.11 faudrait un musée du livre où l'on trouverait les belleg éditions d'au- des caractères, la finesse d'impression, l\u2019incomparable grain du papier.Un appel à la France serait certainement entendu et Montréal compterait un musée de plus.Les jeunes typographes, en remontant aux sources glorieuses de leur beau métier, s\u2019y formeraient le goût, et nos bibliophiles iraient passer des heures enchantées dang le recueillement des salles où, sortant des vitrines, flotterait l'âme du passé.L\u2019honorable M.Athanase David, créateur de d'école qui fera revivre les belles traditions de la typographie, pourrait créer le musée du livre qui en serait le complément.Il aurait ainei un titre de plus a la reconnaissance des intellectuels, traditions! Boult landing on Hart Island.] Les Merveilles des Mille-Îles 15,3 appelé trefois: incunables, elzévirs, prin- description des merveilles que l\u2019on rencontre à cet : \u2019 rE endroit, parceque l\u2019espace nous manque.Kingston a ceps et toutes les belles publica-| été fondée au dix-septième siècle comme un ste tions modernes, en passant par| d'échange sous le nom de Cataraqui.En 1673 vien fe 2 tenac y érigea un fort qui portait eon nom.ingt celles du XVIlet siècle, aur n'ont ans plus tard les Iroquois détruisirent le fort et mas- pas été dépassées pour l'élégance] gacrèrent tous ses habitants.Plus tard les Loyalistes Ce fut chenal.Les Bacres, parcours du majestueux Saint-Laurent, qui se prolonge sur une distance d\u2019au-deld de mille milles, du lac Ontario à l'Océan; mais, il n\u2019y a pas de doute, l\u2019endroit le plus idéal du grand fleuve se trouve entre Kingston et Brockville, Ce coin enchanteur est universellement d\u2019ilots magnifiques parsemés ici et là qui donnent de la magnificence à cette merveilleuse partie du Saint- Laurent.s'établirent à cet endroit qu\u2019ils nommèrent Kingston.lac Ontario.réal font escale à Kingston avant d'atteindre Prescott.Après avoir laissé Kingston l\u2019imagination ne peut pas concevoir le merveilleux kaléidoscope qui se déroule aux yeux de Manatoana, le gardien du Grand Esprit comme les sauvages appelaient cette partie du Saint- Laurent.La légende veut que le puissant Hiawatha rencontrât à cet endroit deux robustes Onondagas et qu\u2019il leur proposa une alliance des tribus indiennes des Six Nations.américains ont choisi pour y ériger leurs superbes willas qui donnent un intérêt vital à cette partie de notre pays.îles, et c\u2019est dans ce chenal où, en 1758, les Anglais sous Lord Amherst, en route d\u2019Oswego & Montréal, s'aventurèrent par erreur et furent pris en embuscade par les Français et leurs alliés, les Hurons.sortirent victorieux bien qu\u2019ils perdirent une chaloupe montée de marins.De là le nom que l\u2019on a donné à ce Carleton fut Ie rendez-vous de Thayendanagea, le ter- æible Chef des Six Nations qui semait partout les mas- \u2018 fut le célèbra refuge des loyalistes de New-York, de Pennsylvanie ot du New-Jersey.Une autre ile connue EE LA MAITRISE DE SOI-MEME AU MOYEN DE L'AUTOSUGGESTION CONSCIENTE PAR LE PROFESSEUR COUE (Suite) Mme T., de Nancy.Neurasthénie, dyspepsie, gastralgie, entérite, douleurs dans différentes parties du corps.Elle se soigne depuis plusieurs années avec un résultat négatif.Suggestion de ma part, autosuggestion journalière de la sienne.Amélioration sensible dès le premier jour; cette amélioration se continue sans interruption, Actuellement, cette personne est guérie depuis longtemps au moral et au physique, Elle ne suit plus aucun régime, Il lui semble qu\u2019il lui reste un peu d\u2019entérite, mais elle n\u2019en est pas sûre.Mme X., soeur de Mme T.Neurasthénie pésfonde; elle reste au lit quinze jours par mois, dars l'impossibilité de se mouvoir et de travailler; inappétence, tristesse, mauvais fonctionnement de l\u2019appareil digestif.Guérison en une seule séance, Cette guérison semble devoir être durable puisque, jusqu\u2019ici, il n\u2019y a pas eu la moindre rechute, Mme H., à Maxéville, Eczéma généralisé.Il est particulièrement intense à la jambe gauche.Les deux jambes sont enflées, surtout aux chevilles, la marche est difficile, douloureuse, Suggestion.Le soir même, Mme H.peut faire plusieurs centaines de mètres sans fatigue, Le lendemain, les pieds et les chevilles sont désenflés et ne renflent plus depuis, L'eczéma disparaît rapidement, Mme P., & Laneuveville.Douleurs dans les reins et les genoux, La maladie dure depuis dix ans et va en empirant chaque jour, Sugges- tion de ma part et autosuggestion de la sienne.L\u2019amélioration est immédiate et augmente progressivement.La guérison s'obtient rapidement et dure toujours.oT Mme Z., de Nancy, a contracté en janvier 1910 une congestion pulmonaire dont elle n\u2019est pas remise deux mois après.Faiblesse générale, inappétence, digestions mauvaises, selles rares et difficiles, insomnie, sueurs nocturnes abondantes.Dès la première suggestion la malade se sent beaucoup mieux; au bout de deux jours, elle revient et me dit qu'elle se trouve tout à fait bien.Toute trace de malalie a disparu, toutes les fonctions s\u2019accomplissent normalement.Trois ou quatre fois, elle a été sur le point de transpirer, mais chaque fois, elle s\u2019en est empêchée par l\u2019emploi de l\u2019autosuggestion consciente.Depuis ce moment, Mme Z.se porte à merveille, M.X., professeur à Belfort, ne peut parler pendant plus de dix minutes à un quart d\u2019heure sans devenir complètement aphone, Différents médecins consultés ne lui trouvent aucune lésion dans les organes de la voix; l\u2019un d\u2019eux lui dit qu\u2019il a de la sénilité du larynx et cette affirmation le confirme dans l\u2019idée qu'il ne pourra jamais se guérir, Il vient à Nancy passer ses vacances, Une dame que je connais lui conseille de venir me trouver; il refuse d\u2019abord, enfin il y consent malgré son incrédulité absolue dans les effets de la suggestion, Je lui en fais néanmoins et le prie de revenir le surlendemain, Il revient le jour dit, et me raconte que, la veille, il a causé tout l\u2019après-imidi, sans devenir aphone, Deux jours après, il revient encore, l'aphonie n\u2019a point reparu, bien que M, X.ait non seulement beaucoup causé, mais qu\u2019il ait encore chanté la veille.La guérison a persisté jusqu'ici et je suis absolument convaincu qu\u2019elle durera toujours, Avant de terminer, je tiens à vous dire encore quelques mots sur la manière d'appliquer cette méthode à l'éducation et au redressement des enfants par leurs parents.Ceux-ci doivent attendre que l'enfant soit endormi, L'un d\u2019eux pénètre avec précaution dans sa chambre, s\u2019arrête & un metre de son lit et lui répète quinze ou vingt fois en murmurant a des milliers d\u2019endroits enchanteurs sur le le Lac des Mille-Iles, à cause des myriades Nous ne pouvons pas tenter une longue là que fut fixée la base navale anglaise sur le Towers guarding the Boult Estate.PLAIN Five Hundred Copies Only MACNAB\u2019S CELEBRATED PAMPHLET \u2018 OF \u201cTHE TWIN GODS OF PUBLIC PERFIDY: On sale at Desjardins, Corner of Guy and Dor- chester Streets.Orders filled: Tel.Melrose TWENTY-FIVE CENTS THE COPY.DREADNOUGHT SERIES, ENTITLED TASCHEREAU \u2014 GOUIN\u201d, 2622 W.SPEAKING FOR THE PLAIN PEOPLE! 2 le Cette Un service bancaire dans monde entier banque 572 avec suceursales au Canada et à Terre-Neuve et 110 aux Indes Occidentales, Cuba, Amérique Centrale et du Sud, ainsi qu'à Londres, New-York, Paris, Barcelone et avec ses correspondants dans toutes les parties du monde, offre au public un service wancaire direct dans tous les centres financiers et commerciaux.Nous vous invitons à consulter nos gérants, qui se feront un plaisir de placer toutes nos facilité, à votre disposie tion, LA C.8.L.\u201cToronto leaving Alexandria Bay.à - BANQUE ROYALE DU CANADA =} Les bateaux de la ligne Toronto-Mont- Tles.C\u2019est cet endroit que nos voisins villégiature Le \u201cchenal perdu\u201d se trouve parmi ces minente.Ils en Mille-Iles ont une histoire fameuse.L'ile Pendant la révolution américain cette Île toutes les choses qu'il désire obtenir de lui, tant au point de vue de la santé, du sommeil, que du travail, de l\u2019application, de la conduite, etc., puis il se retire, comme il est venu, en prenant bien garde d\u2019éveiller l\u2019enfant.Ce procédé extrêmement simple donne les meilleurs résultats et il est facile d\u2019en comprendre le pourquoi.Quand l\u2019enfant dort, son corps et son être conscient se reposent, ils sont pour ainsi dire annihilés; mais son être inconscient veille; c\u2019est donc à ce dernier seul que l\u2019on s\u2019adresse et, comme il est très crédule, il accepte ce qu\u2019on lui dit, sans discussion et, petit à petit, l\u2019enfant arrive à faire de lui-même ce que les parents désirent, Conclusion Quelle conclusion tirer de tout cela ?Cette conclusion est bien simple et peut s\u2019exprimer en peu de mots: Nous possédons en nous une force d\u2019une puissance incalculable qui, lorsque nous la manions d\u2019une façon inconsciente, nous est souvent préjudiciable.Si, au contraire, nous la dirigeons d'une façon consciente et sage, elle nous donne la maîtrise de nous-mêmes et nous permet non seulement d'aider à soustraire nous-mêmes ou les autres à la maladie physique et à la maladie morale, mais encore de vivre relativement heureux, quelles que soient ls conditions dans lesquelles nous puissions nous trouver, Enfin et surtout, elle peut, elle doit être appliquée à la régénération morale de ceux qui sont sortis de la voie du bien.CE QUE PEUT L\u2019'AUTOSUGGESTION Observations M.D,,., à Jarvil'e; paralysie de la paupière supérieure gauche, \u2014 Se rend à l\u2019hôpital, où on lui fait des piqûres à la suite desquelles la paupière se souleva ; mats l\u2019oeil gauche était devié de plus de 45 degrés vers l\u2019extérleur, Une opération semblait être nécessaire, C'est à ce moment qu'il vient à la maison et sous le nom de \u201cDevil\u2019s Oven\u201d fut habitée par Bill Johnson, le pirate des iles Thousand.Une autre ile favorite est la \u201cLost Lover Island\u201d où une jeune indienne se noya dans de vaines recherches pour retrouver son amant.Clayton est souvent surnommé la porte des Mille- C\u2019est'là où les passagers de la Canada Steamship Lines, en route pour la métropole, changent de bateau pour sauter les rapides.ricains, et d\u2019ici le voyage sur la baie d\u2019Alexandria offre des attraits enchanteurs par ses magnifiques Tésidences.L'île Hart se projète d\u2019une façon proé- L'histoire racontera plus tard la romance attachée au château qui fut construit sur cette ile au coût d\u2019au-delà d\u2019un million par un richisme Américain.Ce somptueux manoir est maintenant en décadence.D\u2019après la romance pathétique que l\u2019on en sait cet immense palais, àvec ses tourelles élevées, fut con- stroit pour sa femme par un mari qui l\u2019adorait, mais elle mourut avant qu\u2019il ne fut terminé.fecté qu\u2019il n\u2019en fit pas compléter la construction et qu\u2019il ne voulut même pas l\u2019h l'outrage du temps, tel qu\u2019il apparaissait au moment, de la mort de la femme aiméa C\u2019est un endroit de très populaire, surtout parmi les Amé- Vous obtiendrez toutours\u201d Ya meilleure qualité, le serviced le plus efficace et des prix beaucoup plus bas que les pri= pourants du marché, en faisant vos achats chez, ) 447-449, STE-CATHERINE EST, - « MONTREAN % < LE MAGASIN DU PEUPLE 7 # 11 fut si af- iter.1! est là, subissant DORVAL JOCKEY CLUB SEPT COURSES TOUS LES JOURS.PREMIERE COURSE A 2.45 p.m.(Heure avancée), PRIX D\u2019ENTREE : REUNION D\u2019AUTOMNE DU 11 AU 18 SEPTEMBRE Beau ou mauvais temps.$2.00 (TAXE COMPRISE) que, grâce à l\u2019autosuggestion, son oeil reprit peu à peu sa position normale.Mme L., à Nancy; douleurs ininterrompues du côté droit de la face, durant depuis plus de dix ans.\u2014 Visites à de nombreux médecins dont les ordonnances ne produisent aucun résultat.Opération jugée nécessaire, La malade vient le 25 juillet 1916; l\u2019amélioration est immédiate et, au bout d\u2019une dizaine de jours, la douleur a complètement disparu.Pas de récidive jusqu\u2019au 20 décembre de la même année, T.Maurice, huit ans et demi, à Nancy; a les pieds bots.\u2014 Une première opération guérit, ou à peu près, le pied gauche, le pied droit restant malade, Deux nouvelles opérations n\u2019ont pas plus de succès.On m\u2019amène l'enfant, pour la première fois, en février 1915; il marche assez bien, grâce à deux appareils qui lui redressent les pieds, La première séance amène immédiatement du mieux et, après la deuxième, l\u2019enfant marche en chaussures ordinaires, L\u2019amélioration est de plus en plus grande.Le 17 avril 1916, l\u2019enfant va bien.Cependant son pied droit n\u2019est plus aussi solide, par suite d\u2019une entorse qu\u2019il s\u2019est donnée le 20 février 1916, Mlle X.à Blainville, plaie au pied gauche, probablement d\u2019origine spécifique.\u2014 Une légère entorse a déterminé un gonflement du pied, accompagné de douleurs vives, Différents traitements n\u2019ont eu qu\u2019un résultat négatif : au bout d\u2019un certain temps il se déclare une plaie suppurante qui semble indiquer la carie d\u2019un os.La marche devient de plus en plus difficile et douloureuse, malgré les traitements suivis.Sur le conseil d\u2019une ancienne malade guérie, elle vient me trouver.Dès les premières séances, un mieux sensible se manifeste, Peu à peu, l\u2019enflure s\u2019atténue, la douleur devient de moins en moins intense, la suppuration est de plus en plus faible et, finalement, la cicatrisation se fait.Ce processus a demandé quelques mois, Actuellement, le pied est presque normal; cependant, bien que la douleur et l\u2019enflure alent comp'ètement disparu, la flexion du pied en arrière n\u2019est pas complète, ce ms qui détermine chez la malade une légère claudica- ion, , Mme R., à Chavigny, métrite datant de dix ans.\u2014 Vient à la fin de juillet 1916.L\u2019Amélioration est immédiate, les pertes et les douleurs diminuent rapidement.Le 29 septembre suivant, il n\u2019y a plus ni aouleurs, ni pertes.Le flux mensuel, qui durait de huit à dix jours, se termine au bout de quatre jours.Mme H., rue Guilbert-de-Pixérécourt, à Nancy, 49 ans.Est atteinte d\u2019une plaie variqueuse, datant de septembre 1914, qu\u2019elle soigne sans succès d\u2019après les conseils de son docteur.La partie inférieure de la jambe est énorme (la plaie, de la largeur d\u2019une pièce de deux francs et pénétrant jusqu\u2019à l\u2019os, est située au-dessus de la cheville), l\u2019inflammation est très intense, la suppuration abondante et les douleurs sont extrêmement violentes, La malade vient pour la première fois en avril 1916, L\u2019amélioration, qui commence à se manifester dès la première séance, se continue sans interruption.Le 18 février 1917, la jambe est complètement désenflée, la douleur et la démangeaison ont disparu; la plaie existe encore, mais elle n\u2019est pas p:us large qu\u2019un petit pois et n\u2019a plus que deux à trois millimètres de profondeur; elle suppure encore très légèrement.En 1920, la guérison, est complète depuis longtemps.Mlle D., à Mirecourt, 16 ans.Crises nerveuses depuis trois ans.Ces crises, d\u2019abord peu fréquentes, se sont rapprochées de plus en plus.Quand elle vient me voir, le ler avril 1917, elle a eu trois crises pendant la quinzaine précédente.Jusqu\u2019au 18 avril, aucune crise ne s'est manifestée, Nous pouvons ajouter que cette jeune fille a vu disparaître, dès le début, des maux de tête dont el'e souffrait presque constamment.(A suivre) ~ \u201ca VOL.rrr \u2014 No 36 .LE MATIN, SAMEDI 8 SEPTEMBRE 1923 Page : images \u2014 les débris d\u2019eux-mêmes après trente ans de \u2018mar- AVOCATS [ F bre\u201d d\u2019interview ou de Chambre?Il y a cela de beau, dans \u2018a 7 jeunesse, qu\u2019elle écoute distraitement les anecdotes et qu\u2019ainsi Rés.2574 St-Denis elle ignore la vicieuse uniformité du monde.Elle croit ainsi Cal.799 W.Main 5228 que les vaincus ne lui ressemblèrent jamais ou qu\u2019en d'autres ; Qu'il ne soit pas non plus artiste.\u201d Souvent il m\u2019arri te d\u2019inconnus que tourmente l\u2019ambition d\u2019écrire dans les feuilles, Je les reçois toujours.L'art de refuser les entrevues m'est étranger; je ne serai jamais ministre, ni secrétaire d\u2019un théâtre, Je les reçois un peu par vergogne, un peu par mau- Yaise curiosité.Leurs noms obscurs, inscrits sur les petites fiches rouges (nom de visiteur.Objet de la visite.) vole aux mains des garçons, dans les couloirs, galeries et entreponts du grand paquebot journalistique, La porte de ma cabine s\u2019ouvre: l\u2019ambitieux se tient sur le seuil, son chapeau à la main, le regard fixé sur mon gros ventre, l\u2019air hardi.Il a vingt ans, Un parapluie, un baccalauréat.Sa mise est d\u2019un boxeur pau-' t vre ou d\u2019un commis de préfecture, selon.Ceux-là viennen des grands magasins, ceux-ci de leurs départements, Ils connaissent tous les journalistes du temps: polémistes, auteurs de filets quotidiens\u201d, grands reporters et les survivants de la hronique, de même que les jeunes sportsmen savent par oeur les noms des champions, recordmen, joueurs internationaux et vétérans.Vingt ans! A cet âge on est toujours le Bottin ambulant de quelque chose.Mais ces vingt ans-ci dif- Kérent des nôtres en ce qu\u2019ils s'inquiètent avant tout des appointements : La Fouchardière.Carpentier.Vautel.Pelissier.\u2014Combien gagnerai-je d\u2019abord ?La jeunesse de 1922 porte des cheveux courts et des ompelts repassés, Elle ne va plus, sur les Buttes, provoquer pris ; elle le grignotte; elle ne raillerait plus l\u2019oncle Sarcey, ah non ! Elle le venge.Cependant les poètes attendent, au bout des ponts, les Adolescents qui n\u2019ont plus le goût des voyages au pays latin.Les glaces se ternissent aux murs des brasseries lyriques et a moleskine des banquettes a pris cette consistance humide et mate et cette odeur de fumée refroidie qui imprègnent et révèlent les épaves de cafés, C\u2019est fini.Vallès n\u2019a pas perdu son temps, ni Balzac.C\u2019est Vingtras qui a raison contre Rodolphe, de même que Lousteau, ayant une bonne fois asservi d\u2019Arthez, ne redirait plus, à présent, ce qu\u2019il disait au pâle Rubempré, sous les marronniers du Palais-Royal.Car Lous- eau n\u2019aime pas à braver le ridicule.La poésie des mansardes s\u2019en est allée avec les plumes d\u2019oie; les beaux loisirs des Jeunes écrivains ne sont plus de mode, depuis que chacun pore, accroché au rebord de sa poche, un porte-plume américain.A] ne croyait pas si bien dire le courtier de publicité qui inventa que le \u201cstylo c\u2019est l\u2019homme\u201d.Tous ceux qui viennent me voir au Petit Parisien ont des stylos et quelques-uns, pour faire iche, montrent à côté du bouchon de noir celluloïd le bouton icke'é d\u2019un porte-mine à changement de vitesse.Tout ce au'il faut, voyez-vous, pour l'interview d\u2019une cabote ou d\u2019un savant, tout ce qu\u2019il faut pour entrer dans la carrière.Savent-ils ce qui les attend ?On les attachera d\u2019abord à la brouette nocturne des faits divers, I's iront de même chercher le cours des halles.S\u2019ils sont bien sages, et s\u2019ils ont des gants, on fera d\u2019eux quelque hose.Sous la pluie, dans la crotte, ils courront après tout e monde, et, pour satisfaire d\u2019inexorables chefs d\u2019informa- ions, ils poseront à Deibler, à Sarah Bernhardt, à Sacha Gui- ry des questions saugrenues, en cachant leurs pieds crotttés sous les fauteuils, Et, s\u2019ils ont l\u2019espoir tenace, l\u2019estomac solide, le coeur accroché, ils attendront leur tour de signer en ête des journaux, S'ils ont un peu de chance, le talent qu\u2019ils possèdent ne les empêchera pas d\u2019y parvenir.Ils connaîtront alors la misère de se renouveler chaque jour.Lousteau vivait d\u2019écrire un article par semaine.Tant de facilité émerveillait et effrayait Barbey d\u2019Aurevilly! Un article par jour ne suffit plus à nourrir son auteur.Il lui faut, à présent, se colleter avec l\u2019idée qui s\u2019échappe; il doit saisir à la gorge sa propre pensée, I; se règle lui-même comme un laminoir à boniment.1 s\u2019use.Il jette au vent le meilleur de lui-même.Ce qu\u2019il dépense en un an d\u2019esprit, de savoir, de jugement \u2014 et de grammaire, suffirait à assurer la carrière de trois cent soixan- e-cinq Anaré Gide.Mais il est journaliste.On ne mêle pas les genres.I; écrit pour l\u2019oubli.Et l\u2019oubli viendra, il viendra plus vite pour l\u2019ouvrier de lettres, pour le mâle généreux de son coeur et de son ouvrage, que pour tel ou tel petit bourgeois de la N, R.F., dont les permetiptes, les malgré que, les voire éme, et autres délicatesses, enchantent les derniers gladia- eurs ae l\u2019art pur.Tu vieilliras, jeune homme.porter.Cet homme aux tempes grises vieilli dans les courants d\u2019air, l\u2019odeur des flics et sur les tapis des grands mariages, ce êtu sali par les ruisseaux de Paris, c\u2019est un vieux reporter.Homme rare! C\u2019est qu\u2019on meurt jeune dans le métier.Et rela vaut mieux que de devenir le cheval de fiacre, le canasson somnolent et résigné des bagno!es de nuit relégué par la clameur des taxis, de station en station, jusqu\u2019aux abords des gares suburbaines ; le vieux bourrin qui connaît par coeur ous les pavés, tous les réverbères, tous les bistrots à cochers et qui, le nez dans son avoine trempée de pluie, les pieds dans les flaques, les flancs pelés par la sous-ventrière, rêve de sui- ide et d\u2019abattoir, Pourtant il vint un jour, lui aussi, avec son baccalauréat et son parapluie; il alla, lorsqu\u2019il avait vingt ans, s\u2019asseoir en ace d\u2019un journaliste à gros ventre.Pour son malheur, il plut.On l\u2019attela, et il partit à travers la ville : cent fois le ême carrefour, cent fois le même côté, cent fois le même tournant.Il ne changeait que de cocher et de remise.Il parait, tout ivre d\u2019avoir vu, entre deux portes, Mendès, Mirbeau, choll ou Bauer.Il tirait courageusement sa carriole, Il vi- ait d\u2019un mirage: être, un jour, connu.Au premier signe de lassitude, il obtenait de mettre son nom au bas de quelque eportage parisien, : J\u2019en sais un qui ne signa qu\u2019une fois : un entretien avec Renan sur les chansons de Paulus et le général Boulanger, en 1889.Il se crut hors d'affaire; i] en parle encore dans l'escalier de la Maison des Journalistes.Pauvre vieux, _ Plus on dope le cheval, plus vite il est fourbu.Après cinq ans, six ans, dix ans de labeur sinistre, le rédacteur sans moyens (chance, talent, culot) voit arriver quelque heureux et ovial garçon, qui, d\u2019un pas, franchit la barrière devant quoi, ui, l'homme qui reçut les confidences de Renan, piétine tête passe depuis tant de mois, tant d\u2019années, Puis c\u2019est encore in nouveau venu, toujours des nouveaux.Les éphémères cé- ébrités de la profession se forment et se déforment sous les egards des pauvres bougres qui s\u2019étonnent, puis s\u2019indignent.Voici le mauvais âge, celui de l\u2019aigrissement, de l'envie, es ragots de corridor, des rancunes qui s\u2019assouvissent en hos perfides, en racontars fielleux.L'homme trotte toujours ans Paris, entre la préfecture de police et les ministères, Il ait maintenant avec cynisme son affreux métier.Il y a du uir de ses talons sur les plates-formes de tous les autobus.Jon nom, jamais imprimé, on le connaît dans le monde des oussins et des larbins.Mais la misère s\u2019est accrochée à lui; le ne le lqchera pas.Il décourage l\u2019occasion, ) Un jour, M.Bunau-Varilla, au sortir d\u2019un banquet, ne ouva point sa limousine, Il regagna son journal en compa- nie d\u2019un pauvre hère de rédacteur, son employé, dans un axi, Le : -\u2014Combien gagnez-vous chez moi, dit-il, \u2014Six cents francs, \u2014 C\u2019est peu, mon ami.Le coeur du pauvre se dilata, ouliers de son compagnon, et : \u2014C\u2019est peu, reprit-il, mais vous avez peu de besoins, Les années passent Les mauvais sentiments s\u2019usent come les grands espoirs.L'homme se contente d\u2019un état qui le ait vivoter.Puis il devient peu à peu un vieux journaliste.force de se voir \u201cdoubler\u201d sur la route, il ralentit le pas.\u2019âge vient; l\u2019âge est venu, Pour comble de misère, le peu de alent que possédait l\u2019interviewer de Renan s\u2019est démodé, Les ecrétaires de rédaction se lassent de,retaper sa copie.Il \u2018est plus a la page.On le tolère quelque temps.Puis les ouveaux venus le refoulent, et le voila, entre un pot de colle des ciseaux, aux tables noires d\u2019unajournal confidentiel, où on labeur n\u2019est qu\u2019un prétexte à de vagues combinaisons.\u2019honnête bougre qui, jadis, au temps où Renan l'accueillit eut efusé son âme au prix d\u2019un château, sert maintenant un ripon balzacien; il ferme les yeux derrière ses binocles ouillés.Il y a, dans ces ruelles étroites et houleuses qui avoisinent a Bourse, des gargottes où les patriarches du chien-crevé routent en silence de minces biftecks arrosés de larmes, Les nfants de la Victoire, qui ne perdent pas leur temps en rêve- jes, ne s\u2019attardent guère à contempler ces épaves.Comment eur viendrait-il à l\u2019idée que ces tristes vieux au teint gris, au eveu pauvre, à la moustache recuite, ce sont leurs propres - Et tu seras un vieux re- PA 25 ue PEL 91 .; Mais le patron regarda les ve de recevoir, au Petit Parisien, la visi- | mes et envers lui-méme, jeunes gens.| (Les cahiers d\u2019aujourd hii).termes la défaite n\u2019est que la vieillesse de la sottise.Pourquoi dire aux ges la vérité de leur destin?Si, à vingt ans, Clemenceau s'était vu pérorant devant le socle de Saint- Hermine, il se fut préparé à de pires cruautés envers les hom- Mais il ne savait pas?Nul ne sait.Tant mieux! Donnons des coupe-file et des mensonges à ces Il faut bien, n\u2019est-ce pas?que les journaux paraissent.Henri BERAUD.PAVAGE SILENCIEUX \u2018IL.CONSISTE A REVETIR LES | CHAUSSEES EN CAOUTCHOUC On parle beaucoup à Boston de mettre à l'essai un pavage dont on dit le plus grand bien.Le champ d\u2019'expérience est déjà choisi les quatre rues qui encadrent l\u2019hôpital municipal.Le nouveau pavage se présente sous la forme de blocs de caout- choue d'un pied de longueur, de quatre pouces de largeur et de deux pouces d'épaisseur.Un procédé spécial de vulcanisation permet de souder les blocg legs uns aux autres.Ils présentent ainsi une surface homogène, sans solution de continuité et dont l\u2019aspect général est assez semblable à celui de l'asphalte.Le pavage en caoutchouc présente des avantages considérables.Les automobiles passent dessus sans risque de dérapage, le pneu à son contact formant succion.Il n'est pas affecté par les éléments.Il ne se contracte pas au froid, ne se dilate pag à la chaleur.Il est silencieux et dure indéfiniment.La seule objection à la généralisation immédiate de son emploi, c\u2019est que son prix de revient est sensiblement plus élevé que celui du pavage en bois ou en.granit.Mais comme il dure beaucoup plus longtemps, il colite en réalité moins cher.Depuis quarante-trois ans, les Anglais utilisent à Londres, à High- gate pour être précis, le pavage en caoutchouc.Bien qu\u2019il soit soumis À un dur usage, les frais d'entretien en sont presque nuls.Le pavage en caoutchouc n\u2019est donc une nouveauté que de ce côté-ci de l'Atlantique.Au fond les Américains sont horri- > ™ De Ye.FT blement vexés de constater que les Anglais leg ont dépassés en quelque chose.Car le pavage en caoutchouc est incontestablement wun progrès, s° ne serait-ce que par sa qualité d\u20198- S tre silencieux.Sans compter qu\u2019a - marcher sur du caoutchouc nous aurions le pas élastique.GIN Argentine et Canada DIFFERENCE ENTRE LE CREDIT maladie rien n\u2019égale le GIN CROIX D'OR fakriqué a Berthierville, Que., sous la surveillance du Gouvernement Fédéral, Rectifié quatre fois, vieillit en entrepôt.Trois grandeurs de flacons.Gros-Moyens-Petits The Melchers Cin & Spirits Distillery Co., Limited, Montreal.CANADIEN PS a #2} CROIX D'ORFEZ=r , Pods FINEST Pour réchauffer, regaillardir CANADIAN et protéger ceux qui campent GENEVA RE contre les intempéries et la SN DE CES DEUX PAYS AUPRES LA LA BANQUE D'EPARGNE DE DES FINANCIER - S AME CITE ET DU DISTRICT | RICAINS.DE MONTREAL i AVIS est par le présent donné qu'un dividende de deux dollars cinquante cents par action sur le capital appelé et versé de cette institu-! tion, a été déclaré et sera payable\u2019 L'Argentine qui, à l'exception du Brésil, pays de plus de dix millions d'habitants, le plus développé, le plus riche de l'Amérique du Sud, négocie à New-York un emprunt de cinquante millions, portant six pourià son bureau principal, a Montréal, cent.Les Argentins trouvent que le et après lundi, le premier octo- ces messieurs de la haute-banque Pre prochain, aux actionnaires en-| américaine ont la dent dure, et| sans doute ont-ils raison, puisqu'on PTE prochain, à midi.ne leur offre que 92 de leurs titres| Par ordre du conveil alors qu\u2019ils espéraient toucher cent, tration, A ce sujet il n\u2019est pas sans intérêt de faire remarquer que le Canada récemment a platé à New- York un emprunt de 5 p.c.à 20 ans, à 97 1-2.extrêmes ne se touchent pas, du Les financiers ne font pas de moins à Wall Street.longs discours: quelques chiffres | Peut-être l'Argentine ne doit-elle leur suffisent pour exprimer claire- s\u2019en prendre qu'à elle-même de l\u2019af- ment leur pensée, pour jauger un faiblissement de son crédit.A plu- individu ou un peuple des pleds à la sieurs reprises, depuis quelques an- tête: 92 pour les { \u2018res argentins .nées, le monde du placement a eu à portant 6 p.c.; 97 1-2 pour les ti-'se plaindre des procédés malhonnêtes tres canadiens portant 5 p.c.Telle'de certaines de ses provinces, qui est la différence que font les finan-|prenaient deg moyens plus ou moins ciers entre les deux pays situés res- détournés pour pectivement au nord et au sud des'créancier:: ce n\u2019est pas ainsi qu'un d'adminis- A, P.LESPERANCE, Gérant-général.Montréal, le 28 août 1923.dépouiller leurs Amériques.Pour une fois les deux gagne la confiance des prêteurs.registrés samedi le quinze septem-|\u2014 LES BELLES FOURRURES Nos nouvelles séries contiennent les modèles les plus recents et les plus distingués, depuis la gracieuse petite cravate en taupe jusqu\u2019au luxueux tour de cou en renard ou en vison.EMMAGASINAGE DES FOURRURES La maison se charge de l'entretien et de la conservation des fourrures qui lui sont confiées par sa clientèle.CHAS.DESJARDINS & CIE, Limitée 130, RUE SAINT-DENIS \u201c L\u2019ETUDE DE COMPTABILITE \u201d 150 RUE MENTANA, MONTREAL.EST 3717M Audition.Ecrire pour détails.Cours méthodique de haute comptabilité.Expertise.Licences, Etc.Service de librairie.Pendant la guerre, dans une|il donnait largement son obole grande imprimerie de Rennes,|sans accepter un remercie- un brave et vieux correcteur ment faisait, par la régularité de ) son travail et la discrétion raffinée de ses manières, l\u2019admiration de tout le personnel.Il s\u2019appelait M.Quesnay, ne disait jamais un mot et, quand une \u2018iste de souscription passait dans les bureanx pour quelque infortune à soulager, CHANGEMENT D'ADRESSE Le Dr WILSON-PREVOST, du Wyoming Apartment, New-York, a transféré son domicile à 28 Ave d\u2019Iena, Paris (xvie) Téléphone: PASSY 12.87 VOYEZ L'ECLIPS di, le 1O Septembre Lun Le LE ME iy - oe R4 Aldéric Blain, L.L., L.AVOCAT \u2014 ADVOCATE 150 Notre-Dame Ouest.Immeuble Duluth, Chambre 21 FELIX DESROCHERS AVOCAT 20, Rue ST-JACQUES, Ch.39 Tél.Main 7019 869, Rue ST-HUBERT Tel.Est 622 Rés.: | Hon.Rodolphe MONTY, C.P,, C.R- Alfred Duranleau, C.R.H.S.Ross, C.R.| Eugène R.Angers.J.C.Martineau, \u2018MONTY, DURANLEAU, ROSS & ANGERS AVOCATS SUITE: 90 ST .-JACQUES TELEPHONE MAIN 140 ROLAND MAILLET Edifice LA SAUVEGARDE Main 2656 Tél.Main 1183 Rés.Melrose 224 Théodule Rhéaume, c.r.M.P.AVOCAT et PROCUREUR | Chambre 63, édifice La Sauvegarde 92 rue Notre-Dame Est i Téléphone Est 7580.Ord.M.E Prevost Ex-élève des Hôpitaux de Paris, Londres et New-York _Pendant quatre ans dans les Hô pitaux Militaires en France et en | Angleterre, Spécialiste en mala- dieg sexuelles, maladies de la peau et maladies vénériennes.HEURES DE BUREAU: 10 heures A.M.à 8 heures P.M.460 RUE ST-DENIS, Coin Sherbrooke, Montréal, | DOCTEURS | Tel.Est 6958 Or.Albéric Marin Des Hôpitaux Militaires Vénériens, France, Anfleterre.\u2018Traitement des maladies de la peau, voies urinaires, syphilis, Con, aultations: 2 à 5, 7 à 9.295 RUE SAINT.DENIS, DR RENE LAVALLEE CHIRURGIEN-DENTISTE .Chambre 112, Bâtisse de la 2 Banque d'Epargne &02 RUE ST-CATHERINE EST (Coin St-Timothée) Tél.Est 3226.Montréal NOTAIRES JOSEPH L.GIROUARD NOTAIRE 35 RUE ST-JACQUES Tél.Main 5030 er JOS REY FROVLX / 99 RUE STJACQUES Téléphone Main 2959 Serre T@, Main 2237 Rés, Rookland 349 #2.RB.\u20ac.DAOUST Wf ARCRITECTR #5\" Diplème da PA ARQ Ah auccesseur de ti, + GAUTHIER & DAOUST 120, RUR SAINT JACQU MONTREAL \u2014 HOTEL VICTORIA COTE DU PALAIS, QUEBEC Un dep plus chica hdtely de Québec, \u2014 Quelques minutes de marche de la gare Union, \u2014 Exçellen- te cuisine, service parfait, \u2014 Belles grandes chambres, \u2014 Prix: $3.00 et plua; avec bainy $3.50 et plus.Touristes et hommes d\u2019affaires, tisfaits, x Cour Supérieure, Province de Qué- district de Montréal, épouse en droit, demanderesse, gontre Solomon Sinclair, du même endroit, défendeur, La demanderesse a pris une action en aéparation de biens contra le défendeur, Montréal, le 20 août 1928.SHULMAN & SHULMAN, Cour Supérieure, Province de Qué- bee, District de Montréal, No 4918, Dame Toba Garesky, \u2018 des cité et district de Montréal, épouse en communauté de Sinclair, marchand du même endroit, demanderesse, contre Abra- fendeux, une contre le défendeur, Montréal, le 20 août 1923, 2s.SHULMAN & SHULMAN, venez au Victoria et vous serez sa- | HENRI FONTAINE, Prop.bee, District de Montréal, No 4209, | Dame Rachel HoMman, des cité ot | communauté de hieng de Solomon Sinclair, marchand du même en- Avocats de Ja demanderesso.| bieng d\u2019Abraham ham Sinclair, du même endroit, dé- .La demanderesse a pris action en séparation de bieng age 4 LE MATIN, 8AMED! 8 SEPTEMBRE 1923 VOL, III \u2014 No 36 What is the Matter with our Banking System?(Continued from page 1) Bank called before the Parliamentary Banking Committee was not acted on.Why not?What of all of this in the Montreal newspapérs, who now want Home Bank officials put in jail?x » x Another Western member said this, ring to the Merchants Bank \u201cThe old section (of the Bank Act) was just as plain, as explicit, as watertight as ingenuity eould make it .but in spite of that fact #10,000,000 disappeared.\u2026.: An act of Parliament that has a hole big enough to allow $10,000,000 to slip through requires a new bettomi and an overhauling, through and through.\u201d The rejoinder to this straight talk, by Hon.A, K, Maclean, Chalrman of the Parliamentary + refer- Banking Committee, (soon to be made u Judge of | the Exehequer Court, we are assured!!) was \u201cBank failures cannot be prevented by legislation any more than the commission of crime can be prevented by criminal laws\u201d.What of that extraordinary utterance?Our banking system is thus put on a level with the haphazardy of the irresponsible and murderous gunman, the light-fingerdom of thé second-storey man?Are these two things properly to be put on the same plane as the vaunted and vaulted \u2018protection of the people\u2019s savings?Or the boasted special guardianship of our financial experts?It is not nice to think about, nor is it, I think, an apt, or just, citation in a comparative sense.Mr.Maclean had his cue.Hon, Mr, Maclean again, in the same strain, stressed the importance of the provision of a shareholders\u2019 audit clause, embodied in the amended bill; it should, he said, have the result ot bringing to the attentlon of the bank directors \u201cthe important facts.\u201d Then, again, on June 20, the all-wise Mr.Fielding glibly declared: \u2014 \u201cI have no proposal before me for any merger; nor do I anticipate any coming at any early date,\u201d kn In two months and a bit thereafter, the Commerce and Hamilton Banks were merged.Mr, Fielding now knows, He approves, too.: And, again, in the same speech, in summing up the Merchants Bank - Bank of Montreal \u201cmerger\u201d,\u2014to use that term\u2014the Finance Minister excused non-governmental enquiry, apart from the trials-at-law of Messrs.Allan and Macarow, in these words :\u2014 \u201cThe depositors have not suffered any.They are not grumbling.The note-holders do not suffer., The shareholders did suffer, and they are not grumbling.There is not an application from any shareholder to interfere in this matter at all.I think they have the good sense to see that by letting the matter alone they get the best results.\u201d \u2018 More apologetics.Cannot we imagine Sir Lomer Gouin, a director of the Bank of Montreal, sitting alongside Mr, Fielding and nodding approval?That bank knew a \u201cgood thing\u201d.And Premier King, who three years before rampageously declared that directors of \u201cBig Business\u201d should not be members of Governments?Eh, what! Isn't it a game?.And sixty-five members from Quebec!!.Not a peep out of \u2019em, except in the case of Mr.McMaster, who had hitherto been sent where the \u201cbush-leaguers\u2019 are supposed to belong!.Am I not justified in calling atfen- tion to this farce of Government, as we saw it in Parliament?I would be remiss in not doing so, 1 think, x x x .As against what Mr.Fielding had just declared, one \u201cvoice of statesmanship\u201d was raised.Whose?Hon.A.M.% (let Soleil fill in .the missing letters!) He took strong ground, : and declared that\u2014 \u201cIt is the duty of Parliament to guard the interest of shareholders in banking legislation.\u201d x * x And so the Canadian Bank Act passed in the House of Commons\u2014all proposed amendments there being ruthlessly slaughtered\u2014on June 20, 1923; and on June 27, the acceptance of some so-called technical amendments, made by the Senate, proclaimed this most important bill to be the banking law of the land.We begin to learn what lay behind the urgency of the measure .from a banking standpoint.* x ¥ Lo Under this slightly-amended banking law, which was hurried to, and through, its third \u2018 reading in the House, we have since seen the Standard Bank and the Union Bank announce future operations with depleted reserves, due to heavy losses; the Home Bank has gone to smash \u2014the Hamilton and the Commerce Banks have been merged, Had these things been known to be impending, a different act must have been the result.Messrs, Fielding and Maclean, the Government\u2019s banking experts, specifically disclaimed government responsibility, in a preventive sense, against banking frauds, in the June debate, The bank presidents, as we see, would not subject themselves to the proposed extensive quizzing of the Banking Committee, for the reason stated in the House.The appropriation voted for special auditors, or audits, to be informative of the Finance Minister, appeans to have been lost in the shuffle.And there you are.i The Canadian Bank Act is now fixed until 1988, in all essentials, under these circumstances.I shall not deal with proposed, or rejected, amendments to it.These were voted down with promptitude.Hansard records them.They are iworth reading.The banks got what they wanted.Then the deluge was let loose! i Two lame ducks.One shot to flinders.A ~ fourth taken alive! x XK # Now, the Canadian banks have an organization.It is called \u201cThe Canadian Bankers Association\u201d, If I do not err, its functions are the internal regulation of the operations of the var- jous banks making up its membership.Whether its power are plenary, or partial, I do not know.(2) i ! But, I think,\u2014if I dare a suggestion and the lifted eyebrows of the icy banking supermen \u2014they should be plenary in the widest possible \u2018sense and meaning of that word.! It will hardly be denied that the banks and bankers of Canada must have known, long in \u2018advance of the announcement, the true condition \u2018of the Merchants, the Standard, the Union, the \u2018Home and the Hamilton banks.If they did not know, then the intelligence department, the rules and regulations\u2014and laws\u2014of the Canadian Bankers Association should be strengthened and \u2018amended, so that the banks shall not, for the future, remain in ignorance of shakiness on the part of their membership.' If the Government, as Hon.Mr.Maclean '(of Halifax) said in Parliament, in the June debate, has no more responsibility in preventing bank smashes than it has to prevent the cdllapse of a country merchant, who \u201csells clay pipes\u201d \u2014 his own words\u2014at the cross-roads store, then the Canadian banks in association should bestir themselves, if they hope to retain the confidence of the people of this country; if they wish the and invest in their shares, carrylhg double liabi- Home Bank.OH OH Is it not possible, I weuld ask; that the Bankers Assodlation shall take to itself some tions of its suspect membership, and so prevent undue extension of credit in huge amounts in doubtful enterprises on, the part of seh members?Could not a vi eral committee attend to that?oo : he Board of Railway Commissioners affords u precedent, should ny government dare that alternative and erect a Banking Commission.It has been shown, in éomplete detail, in Parliament\u2014and there has denial\u2014that the bank directorates of Cana degree ih regard to bank directors filling directorships In sundry extra-banking enterprises.I am not prepared to find useless fault with that state of affairs, Monopolistic charges have been made again and again in Parliament, in connec- charged, a practieal monopely centering in the banks, then why not one that is safe?\u2014with safeguards, throughtheactionof thel* Association \u2014so that the major operations of all of the Canadian banks may be serutinized, failing the ac- to assume any responsibility whatever, WoW ' If the King Government, or any government Liberal or Conservative, throws up its hands i in the sense here noted ; if the Government leaves of the law, as we have seen in Montreal,-it is surely the bounden duty of honest bankers, in their own interest, to take further steps in safe- guardianship against fraud and irresponsibility if the Canadian Bank Act, conferring = clal privileges to the banks, is not to be regarded as so much waste paper and idle words, It is time for a \u201cVigilance Committees in Banking\u201d, The Bank Act is not enough.Unquestionably there are honest bankers, Nor should the jealousies between the banks themselves matter.We know there are jealousies \u2014most pronounced in three instances, which migh be named.% # ' As the law stands, as interpreted by the Finance Minister (Mr, Fielding) and the Chalr- man of the Banking Committee (Mr.Maclean) \u2014as passed in Parliament, too\u2014the banks themselves, either individually or collectively, must, it now seems, tackle the problems of preventing wreckage and the escheatment, in dishonest fashion, of the money, of the citizens, XX A shareholders\u2019 audit, says Mr.Maclean.Why?What know they?.An audit rather, if it may be put that way, by the Bankers Association, or a committee of it\u2014why not?They should know all about it?Who better?The financial giants and geniuses of our banks unquestionably arrogate to themselves, as now arranged, mastery of the money situation; So let them, as well, assume full responsibility through their Association, or something gimilar and practicable, Let mastery carry rigid responsibility, : .Either that, I make bold to say, or the fin ancial machinery of this country will come to @ standstill in the pregont temper of the people.x æ az Fes Fither that, again, or the people will kick out of office the Fieldings, Macleans\u2014and Kings \u2014and Gouins\u2014and put in office a group, whose first care and mandate will be to redraft a bank act, one which wil prevent Monopoly without Safety, which will safeguard more fully banking operations, in all common, every-day honesty, and which, besides enacting preventive measures against banking fraud, will unearth and punish the dishonest members of the banking fraternity and careless or scheming bank directors, who at this moment assuredly are responsible, as we see it, for near-chaotic conditions, which have di- pturbed the one-time wide'y-held concept that Canada\u2019s banking system was \u201cTHE BEST IN \u2018THE WORLD\".) That fiction has had its vogue long enough.It is time for a real shaking-up of the bank pro- Kiteers and pilferers, and the complacent politi- tians who, in abject servility, apologize to the publie for the banks and bankers, It is time, too, to find out who robbed the Merchants Bank,\u2014why the Cameron case is not be-opened and pushed to judgment, after a bearching-in-testimony of those whose names appear in the Thornton Davidson Company liquidation accounts and books, .Where is Attor- hey-General Taschereau?Where his Crown Prosecutors?Taschereau needs some prodding.x Ne As well where is the Canadian Bankers As- Kociation, that it does not insist on this case rd pressed by Taschereau.And not only ) Why should that Association not officially tnd openly extend its aegis and influence to push bn the trial to the last notch or ditch and assist In every way in digging out the evidence to that end?.Why not?Does Montreal say \u201cNo?\u201d ) I say, too, if that is the case, that it is particularly the business of the great Bank of Mont- eal, as the successor, or the \u201cabsorber\u201d, of the Merchants Bank, to do all of these things, if it Would evince proper vigilance and care for the tionest conduct of Canadian banks in the future.This statement is quite simple in its obvious ¥ruth.But what need we expect, with Sir Lomer Gouin as a powerful director of the Bank bf Montreal, as well the Minister of Justice!.Gouin places every position he fills in the position o an anomaly! He reflects small credit on his eople.\u2019 xxx In saying the foregoing, I know there are Lome banks to which these remarks should not justly apply.But the innocent inevitably suffer from the reproaches put upon the guilty.I would not include in the latter category a certain bank, in particular, whose late general manager, now in retirement, suggested practical ideas for banking reform, during the passage of the Bank Act in published correspondence, not published in Montreal, however.I think the bank I have reference to follows these and otherwise sound Îdeas.And there are others.the suggestions of the gentleman B new lease of life.! BRENTON A.MACNAB, \u201cGlobe\u201d is compelled to state: \u201cThe Government at Ottawa gives no sign of an ! | lity clauses, in case of failure; as in that of the greate# degree of oversight of the banking opera- lant and inexot&ble gen- tion with this condition, If there is thus, as] tion or power of Government, as now declared, \u2018 then to the courts punitive measures under the!t Bank Act in the face of this declaration\u2014if, into the Bankers' Association and be made public either by this fashion, the wreckers escape at the hands it or the curator himself, \u2014 B.À.M, is now regarded as worthless stock of the bank within six months of its failure, there comes an insistent demand fof a public inquiry into the cireumstances attending and preceging suspension.The Winnipeg \u2018Tribune\u2019 blunty says: Te is every surface indication that the * 5, ,, Home Bank wag looted and its sharehold and depo- people of Canada to finance them with deposits, te ame.ler that.ti sitors defrauded; in much the same manner that the Merchants Bank was brought to disaster.\u2019 \u201cThe Farmers\u2019 Sun, atter commenting on the fact that while the directors must have been aware that collapse was inevitable, they declared as late as July 21, the usual dividend on the bank\u2019s shares, adds: \u2018That action alone indicated tne need for a thorough investigation, but Hon: W.S.Fielding did not seem to regard it rat all seriously: He will find it harder to resist the demand for an inquiry, in face of the statement made in the press that within the past six months, H.J.Daly, President of the bank; sold, through a firm of Toronto brokers, thousand shares of hig holdings, for which he received $90,000.The purchasers, with no reason to suspect that the bank was not absolutely sound, have ilost not only the $90,000 they paid, but may be called jupon for $100,000 more through the operation of the double liability clause.\u2019'! | Having thus quoted the \u201cTribune\u201d and the \u201cSun\u201d, ithe \u201cGlobe\u201d continues: i \u201cThe public conscience is in revolt against this ex- been, and can be, no |traordinary transaction, which transferred to the should- ë da'ers of many innocent investors an unexpected burden are interlocking to & remarkable and pronounced that should have been borne by the President himself or \u2018If found unbearable; should have been laid down in such a way as to do no injustice to others.It is to be hoped ithat Mr.Fielding has his ear to the ground in this matter of the Home Bank collapse.If no steps are taken, other than the necessarily slow legal procedure of the Curator in the enforcement of the provisions of the winding-up clauses of the Bank Act, to penalize the persons respon- ;sible for the bank\u2019s failure and to disclose the truth, the [Government will injure itself and increase the feeling of unrest that becomes widespread regarding Canada\u2019s banks and banking system.The \u2018hush, hush\u2019 policy is no longer practicable.It should be abandoned before great- |er harm ig done.\u201d (2) I note that Sir Frederick Williams-Taylor, in his capacity as President of the Canadian Bankers\u2019 Association, in a statement, sent out from Montreal by the Canadian Press, on August 30, said \u201cthere are no bank * mergers likely in the near future and in my opinion , ' 1 | there is no occasion whatsoever for alarm or uneasiness falling to pass preventive banking legislation, on the part of depositors in Canadian banks.\u201d A special despatch from Ottawa, dated Sept.6, states at the report of the curator of the Home Bank will not e made to the Finance Department.It will be handed GOOD ENGLISH (7) To the Editor of the \u201cMâtin\u2019\u2019 :\u2014 Dear Sir: \u2014 Mr.Olivar Asselin occasionally takes a crack at the bad English used by correspondents in writing to the newspapers.Not without justification does he do this, Here is, In part, a communication, which I have noticed in an outside-of-Montreal newspaper, sent by 4 large Montreal house in business.It shows that even the crudest literary form of expression ig not in- consonant with commercial success, for the firm in uestion is successful and has an almost world-wide entèle for its wares, I quote:\u2014 \u201cI have before me two copies of the \u2014\u2014\u2014____ dated August 8th., and 20th., respectfully\u2026 It is rather late for anyone to run around after the event and say that he could of done it cheaper and if that statement was éorréc and he had taken the trouble to quote on the order he would clearly of got the business,\u201d I think this is worth reprinting, as g concrete sample of \u201chow not to do it\u201d, Don\u2019t you?ANTI-MATERIALISM, (Montreal).L'UNIFORMITE DE L'INSTRUCTION Nous avons tous entendu dire qu\u2019un docteur \u2014 par exempe \u2014 de l\u2019Université A était plus compétent qu\u2019un docteur de l\u2019Université B, et que certains titres universitaires délivrés dans notre province n\u2019étaient pas reconnus, non seulement dans d\u2019autres pays, mais même dans d\u2019autres provinces, Il en est de même de tous les titres, depuis ceux que délivre un collège commercial quelconque jusqu\u2019à ceux plus élevés qu\u2019accordent nos universités, Une mère, en effet, trouve toujours son enfant plus beau, plus intelligent qu'il n'est réellement, I} est donc illogique de voir cette mère elle-même: l\u2019Alma Mater décréter la valeur de ses propres élèves, Un quelconque marchand de soupe qui dirige un collège peut-il décemment refuser un titre au crétin qui a passé chez lui le temps réglementaire?Ce serait se faire du tort: on l\u2019accuserait d\u2019incompétence pédagogique, Or nous savons que dans la province de Québec l\u2019incompétence, même pédagogique, n\u2019existe pas.ou ne doit pas exister.Afin d'obtenir une uniformité d\u2019instruction qui augmenterait singulièrement la valeur de nos titres, 1! faudrait que ces titres ne puissent être délivrés que par le Gouvernement à la suite d\u2019examens sérieux passés par ses soins.Les matières qui composeraient l\u2019examen écrit seraient choisies par un comité compétent et en secret; les épreuves, sans nom, seraient corrigées par un autre comité.L'examen oral se passerait en public, les questions à poser étant numérotées et le postulant devant tirer lui-même le numéro de sa question, afin d\u2019éviter l\u2019injustice des \u2018cotes de sympathie\u201d de la part d\u2019examinateurs bienveillants, 20° Cette manière de faire créerait certainement dans toutes nos écoles et dans toutes nos universités, une émulation aux conséquences fort utiles.J\u2019ai vu Un avocat et un ingénieur refusés aux examens de fin d\u2019année, être reçus pendant les vacances.,.par protection.Ces passe-droits qui diminuent le prestige de nos titres, disparaîtraient.Le niveau des études se trouverait élevé progressivement.Nos titres seraient reconnus dans les autres provinces et aux Etats-Unis.Mais pour mettre cette réforme sur pied il faut absolument un ministre de l\u2019Instruction publique et pas de Magnans, Le gouvernement voudra-t-il mettre un peu d\u2019ordre dans cette \u201cpétaudiére\u201d qu'est actuellement notre système d\u2019Instruction publique Petit So far as I know, | referred to] were ignored by the Banking Committee of Par- fiament, when the Canadian Bank Act was given | tt UN VEAU A TROIS TETES.\u2014 LA MAISON TARTE.\u2014HENRI BOURASSA.\u2014LA CHAROGNE AU \u201cSOLEIL\u201d.\u2014MACNAB OU LA CLAYMORE.\u2014 LOUIS DUPIRE, NAP.LAFORTUNE ET P.M.B.\u2014 AU \u201cPROGRES DU GOLFE\u201d, \u2014 LE SECRET DE VALDOMBRE.\u2014FERNAND RINFRET, ! (LE TOUT ENRICHI D'EXTRAITS CHOISIS PAR L'AUTEUR).(1) As evidencing the lethargy of the Government, in the Home Bank affair, the friendly Liberal Toronto: [ AUX EDITIONS DU CARILLON intention to act in the Home Bank case.From all parts of the country, especially since the publication of the! news that the President sold a thousand shares of while 2 EE Er TANS .Le Cahier de Polémarque.| / L'univers est consterné, C\u2019est la nature qui rend Uinitiative des tueries dors les hommes, il tme semble, s\u2019acquittaient assez bien.Mais elle a voulu leur montrer, à ces fabricants d'engins de mort, qu'elle peut quand il lui plait leur damer le pion, Tuer ur demi-million d'hommes dans l\u2019espace de quelques minutes, voilà qui fait rester baba les Krupp, les directeurs des Creusot de tous les pays.Pauvres Japonais, ils n\u2019étaient pourtant contempteurs d\u2019aucune loi divine et voici que tous les éléments se corcertent pour les anéanti r.Pourquoi la croûte séculaire du monde a-t-elle craqué en cet endroit plutôt qu'à un autre?Quana le déluge fit prendre un bouillon à la jeurwe huma- wité, c\u2019est que par ses crimes elle avait mérité un châtiment exemplaire.Si Hercularum et Pompéi furent englouties par le Vésuve, les esprits bien pensants qui ont des tuyaux \u2018incassables de l'au-delà affirment que ces villes de joie, où les Césars et les patriciens prenaient leurs ébats, avaient encouru les malédictions du ciel.De l\u2019Atlantide, que l\u2019océan avala, comme la baleine, Jonas, om n'en sait rien.Les causes de cette catastrophe restent obscures, mais les habitants de ce pays merveilleux, dont nous parle Platon, ne devaient pas être sucrés puisqu'on les a salés de la pareille façor, Dame nature n\u2019y va pas de mdin morte pour punir ses enfants rebelles.Elle va même jusqu\u2019à prévenir leurs crimes quand leurs auteurs sont ses privilégiés.Elle les accable de calamités pour les amener par de salutaires réflexions à les faire travailler avec plus d\u2019ardeur à leur salut.Dans le momerst, mous ne sommes pas encore fixés sur le mobile qui a déterminé l\u2019action violente du destin à l'endroit des Japonais, Cette mesure coercitive, extrême est-elle une récomper:se ou une punition?Nous nous le demandons devant cette hécatombe terrifiante qui nous remplit l\u2019âme d\u2019effroi.Si ce malheur avait fondu sur la France ou l'Italie, nous saurioms que c\u2019est la faute à M.Combes et à Victor Emmanuel.Si c'était la Chine qui serait ainsi accablée, nous serions éclairés sur les causes de ce sinistre, depuis ei longtemps qu\u2019elle fait manger ses petites filles par l'animal immonde dont les patteg en gelée et la tête en fromage nous régalent, l'univers comprendrait qu\u2019elle n\u2019a pas volé cette mauvaise fortune, parce que les sous de la Sainte Enfance ne peuvert conjurer la barbarie de ces jaunes qui n\u2019ont d'entrailles, paraît-il, que pour leurs rejetoms mâles.De plus, ils se paient la tête des missionnaires chrétiens.Humainement parlant, ils devaient écoper plutôt que leurs intéressants voisins déjà pénétrés de la civilisation européenne et qui n'ont à leur actif aucune de ces cruautés qu\u2019on prête aux Célestes, Mais comme nous réavons pas le rayon intérieur qui puisse nous éclairer sur les voies d\u2019en haut, nous courbons notre esprit devant le mystère que nous adorons sans le comprerdre, .Tout de méme, nous croyons que le premier ministre Mussolini prend la mouche un pew vite.La catastrophe du Japon devait lui ew boucher un coin.Notre mère commune sait bien réduire le nombre des habitants de la terre, quand ils sont trop prolifiques.Elle peut se passer de notre concours, sams que pour cela mnoùs soyons obligés d\u2019obérer notre budget et d'imposer les trois générations qui vont suivre, | Parce que cinq Italiens ont été tués par les Grecs, croit-on qu\u2019en immolant par milliers les Hellènes, on va ressusciter les cinq morts?Faut- il à ce massacre ajouter des centaineés d'innocentes victimes dont les mains n\u2019ont pas trempé dans le sang diplomatique?Qu'il attende donc patiemment les représailles des volcans et les chocs sismiques qui d\u2019un jour peuvent bouleverser son pays et transporter ses habitants en Crète et les Crétois en Italie, Le Vésuve et l'Etna n'ont pas crâché leurs dernières laves, La puissance qui s\u2019amuse à jouer au billard avec la boule du monde médite quelque coup mirobolant qui fera s\u2019éérou- ler toutes les frontières et fordre dans un tout homogène les nations qui ne pensent qu'à se faire la guerre.Il pourraait arriver quon s éveillôt) un matin avec ure carte renouvelée de la vieille Europe.Patience, un continent ne se défait pas en wn jour, IL faut compter avec les raz-de-ma- rée, les trombes, les feu du ciel, les typhons, le simour, les surprises du séisme.M.Mussolini devrait faire plus large la part du \u2018Hasard et ne pas anticiper sur des désastres inévitables.Son pays, déjà pris entre des lignes de feu, momentanément au repos, peut demain étre enseveli sous les cendres.Pourquoi vouloir hâter cette fin partielle du monde?Que ne s\u2019emploie-t-il plutôt à boucher la gueule des volcans qu'à ouvrir d'autres cratères?Tous les peuples, nouveaux moutons de Panurge, pris, de parique se précipitent vers l\u2019abîme, La nature agit comme cette femme qui voyait son mari ivre de gin et de fureur casser la vaisselle, lui dit: \u2014Ah! mais nous allons nous mettre tous les deux, ça ira plus vite, La voilà qui riposte par des plats, des pots et le sucrier aux assiettes que lui lance son com joint, Ce dernier, subitement dégrisé, arrête la casse Et va se coucher.Si M.Mussolini en faisait autant.La destruction de Tokio et de Yokohama rentrés en eux-mêmes devrait l\u2019inciter à chérir un semblable retour dans sq conscience.POLEMARQUE.= Pour paraître au commencement de l\u2019hivers voyages à travers la presse \u2014\u2014\u2014m\u2014x\u2014\u2014\u2014\"\u2014\u2014\u2014\u2014\"\"\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\"\"m PAR ROGER MAILLET (PREMIERE PARTIE).PRETRE, Etc, Etc.» | UN ARTICLE DE L\u2019EVENEMENT | QUE VAUT UN JOURNAL | Il arrive rarement que le prix payé pour l\u2019achat d\u2019un atelier de journal fasse l\u2019objet d\u2019une I nouvelle.Mais la plupart des journalistes, des pditiciens et des hommes d\u2019affaires ont dû réfléchir lorsqu\u2019il a été connu que le président Harding avait reçu $423,000 des $500,000 payés lorsque son journal, le Marion Star, fut vendu à (Un syndicat local.; On considère ce prix comme un record; car, le Marion Star ayant moins de 11,000 de circulation, c\u2019est sans doute la première fois que l\u2019on paye aussi cher pour une entreprise de presse de cette dimension modeste en apparence.Il est remarquable de constater que l\u2019on divulgue sans crainte de plus en plus des informations sûres regardant le prix payé pour l\u2019achat d'ateliers, On ne fit pas un secret du fait que le Pittsburgh Press qui a une circulation quotidienne de 150,000 et une circulation hebdomadaire de 200,000, avait coûté à ses nouveaux propriée taires plus de $6,000,000.On sait aussi que l\u2019ex-gouverneur James M.Cox a payé $350,000 pour le Miami, qui avait alors 9,000 de circulation et 8420,000 pour le Canton News, qui comptait 20,000 lecteurs, Le Vancouver Daily Province a changé de mains la semaine dernière.On dit que les acheteurs, le Southam, en ont payé $1,000,000.Le vo- Fume d\u2019annonces de ce journal était, l\u2019an dernier, de 7,500,000 lignes agates.Son taux d\u2019annonces était de 2 1-2c.Cela signifie que sa publicité lui rapporte un revenu annuel de près de $350,000.Ses revenus de cireulation, avec 21,200 lecteurs, se chiffraient à un peu moins de $700,000 par an ; formant un revenu total de près d\u2019un million de dol'ars, montant payé pour l\u2019achat.Ce que l\u2019atelier et l\u2019outillage valent, personne ne le \u201cait excepté les intéressés.Il est probable que ia valeur totale de tout cela n\u2019est pas plus éle =» que le montant des parts en dehors de celles (.i ont été achetées pour avoir \u201ce contrôle de ce journal.On dit que le président Harding se faisait $30,000 de profits avec son Marion Star chaque année.Si on considère ce montant comme 10 p.c.de la valeur totale, celle-ci serait de $300,000.Le profit de M.Harding n\u2019était pas dû à de l\u2019annonce à pleinescolonnes, mais à une direction prudente et avisée.On savait, aux bureaux du Marion Star, que l\u2019argent gaspilfé signifiait retard dans les paiements, Le Star était et est un bon journal local.Comre l\u2019a dit l\u2019éditeur et le rédacteur en chef, c\u2019est l\u2019un des mei'eurs de la catégorie de ces quelques cinq cents journaux de petites villes qui sont comme l\u2019épine dorsale de la presse américaine.M.Harding l\u2019acheta avec $300 d\u2019argent emprunté, deux associés plaçant le même montant dans l\u2019éntreprise.C\u2019était il y a 40 ans, alors que le Star n\u2019était qu\u2019une chose risible dans sa ville même.Quarante années de travail ardu, consciencieux et constant firent de cette entreprise de $900 un journal de $500,000.Ce n\u2019est probablement que dans la dernière décade que les revenus ont eu raison des efforts réalisés.Ce fut sans doute la suprême satisfaction de M.Harding que de voir offficie lement reconnue la valeur de son travail par cette vente du Star à un demi-million, L\u2019un des facteurs qui contribua à faire un record du prix du Star, c\u2019est son taux d\u2019annonce: 16c, le pouce, prix qui était proportionné à la valeur d\u2019influence.Le prix était trop bas et sera considéré comme tel pendant 10 ans, mais il est plus élevé que ce'ui de plusieurs autres journaut de la même catégorie, | Warren Harding n\u2019a pu vivre assez lorige temps pour goûter au plaisir de l\u2019effort matérige lisé selon sa volonté; mais il laisse derrière lut | une propriété et une formule pour ses confrères Il a fait un bon journal local et il vendit ce quill avait à vendre à un prix qui permettait a som oeuvre non seulement de vivre mais de grandir et de se développer.La politique et le prestige personnel peuvent être à la fin entrés en Ligne de compte dans l\u2019évaluation de son établissement, mais c\u2019est douteux.CE QUE DISENT LES JOURNAUX LE CAS DU DEPUTE DE BROME Le Bier Public, des Trois-Rivières, (M.Joseph Barnard) : Toute la presse libérale est aux abois.M.MacMaster, le député de Brome, réalise aujour- d\u2019hui le projet qu\u2019il avait annoncé au Parlement lors de la dernière session, et explique à ses électeurs pourquoi lui, l\u2019é'u d\u2019un comté libéral, il s\u2019est séparé du parti libéral à la dernière session.On sait que M.MacMaster demandait éloquemment à M.King et à ses partisans d\u2019appliquer, étant au pouvoir, les idées fort belles qu\u2019ils émettaient avec tant d\u2019emphase dans l\u2019opposition.C\u2019était demander beaucoup à un parti politique; c\u2019était même demander trop.La conséquence fut que les libéraux, au pouvoir, remisèrent les articles du programme libéral qui avaient séduit M.MacMaster, et que M.MacMaster, déçu, s\u2019éloigna d\u2019un parti qui n\u2019a pas le souci d\u2019honorer ses engagements, Comme le député de Brome le disait en plein Parlement: \u201cJe ne quitte pas le parti libéral, c\u2019est lui qui me quitte.\u201d Sous le gouvernement Meighen, M.MacMas- ter avait proposé une motion à l\u2019effet de déclarer inaptes à siéger comme ministres du cabinet, les directeurs des grandes associations financières.Le gouvernement unioniste rejeta la mesure, mais M.King et tout le parti libéral clamaient que c\u2019était une réforme à faire.Les choses se gâtèrent du moment que ce furent les libéraux qui prirent le pouvoir aux lieu et place du\u2019 parti unioniste.Le gouvernement King appela au sein du cabinet des directeurs de grandes associations financières, dont sir Lomer Gouin que l\u2019on trouve à peu près partout.M.MacMaster revint avec sa motion de l\u2019année précédente, mais cette fois ce fut M.King qui vota contre, avec tous ses partisans.La même aventure arriva à M.MacMaster à propos du tarif.Le député de Brome dit aux li- | béraux: vous vou sêtes fait élire en vertu d\u2019un | programme tarifaire que j\u2019approuvais, mais une fois élus, vous avez subtilisé ce programme; c\u2019est vous moquer du peuple, et je ne puis rester des vôtres.; | Notre idée à nous est que, présentement, le : député de Brome soutient la véritable doctrine | parlementaire britannique.Le représentant du | peuple est élu sur les principes qu\u2019il prône: c\u2019est le défenseur d\u2019unedoctrine qu\u2019on envoie en Chambre.Quand la doctrine est soutenue par un | groupe assez puissant pour détenir le pouvoir, c\u2019est alors le parti, défenseur d\u2019une doctrine po- |litique, que l\u2019on place au Par'ement, Ceci ne \u2018cadre pas avec l\u2019opportunisme, évidemment.| \u201cLe MATIN est publié par Roger Maillet, à Montréal, rue Saint-Denis, 162, ch.300-301.Il est imprimé par la .Compagnie d'lmprimerie \u201cLE MATIN, limitée, 71a, rue St-Jacques.| | "]
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