La Minerve, 7 mars 1891, samedi 7 mars 1891
[" peer & OUREAUX DE P-CACTION £7 'ADMBNSTAATION 1610, Rue Notre-Dame, Montréal Ovinds io rue 8-Gaiwicl, TELEGRAPHIE DERNIERES NOUVELLES CANADA Le patin OTTAWA.&\u2014Le concours de patineurs pour le titre de champion du monde annoncé pour hier après- midiaaboutià un fiasco.Il n\u2019y avait que deux putineurs inacrita : Louis K .benstein et George Meug- ber, tous de.x de Montréal.Ku.benstein n\u2019a pas voulu concourir et don Excellence le gouverueur Stanley à donné le prix à Meugber, qui a ensuite exécuté tous ses plus Véaux pas sur la glace.Le mourtre.ée Carp OTTAWA, 6\u2014George Goodwin,que «8 police recherchait depuis déjà lougiemps pour le meurtre au vieux Richard Langiord, commis à Carp, à été arrôté ce soir, à environ ~ sig milles dci, sur le chemin ond.ll revenait d'Arnprior, on voit.re, et s'était arrôte À 1'h0 tel Burtser, dans la banliece.Le maître de l'hôtel, soupçonnant sou individualité.à fait prévenir im.Imédintement les autorités et Vizard et Hogan vout allés opérer l\u2019arrestation.Le prisonnier prétend qu'il à pas- +f Phiver uans un chantier, près de udbury, mais le détective montgomery, qui l\u2019a parfaitement reconnu ce soir, soutient le contraire, Guodwin, une fois enfermé dans sa cellule, à beaucoup pleuré, mais il a refusé de taire des aveux, Sir Charies Tupper HALIFAX, 6\u2014Sir Charles Tupper, arrivé en (ets ville hier soir, an est repurii cette après-midi pour Ambeint.Lady Tupper, qui était malade depuis quelques jours, à pris beaucoup de mieux dopuis iier.Traversée orageuse HALIFAX, 8&\u2014Les vapeurs \u201c Poly- na\u201d e * Esquimaux,\u201d qui viennent d'arriver de Dundue à Baint- Jean de Terrene vo, ont essuyé di ros temps pendant la 1 fe * Pol.na \u201d\u2019 a éprouvé den sérieuses et Un des hommes de 16- quipage atte.nc par une lame qu.avait envahi le punt du navire, « Gt tué.La réciprocité réprimée HALIFAX, 6&\u2014L\u2019udresse en réponse au discours d : trône.À l\u2019ouverture de l'sssem lée de Terrencuve, contenuit des allusions au traité de ré.iprocité avec les Etats-Unis et À lu question du French shore.\u20181j est très satisfaleant de voir que vos ministres ont, avec la sanction du gouvernement impérial, con clu un traité de réciprocité aveo les États-Unis, par l'entremise du plénipotentiaire de Sa Mujesté et du secrétaire des Btate-Unis, mais cette satisfaction à été de buaucoup diminuée per Vintimation de Votre Excellence.que le gouvernement impérial avait ratiré son consentement au traité susdit.\u201c Notre désappointement a ét: d'autant plus grand que le gouver- noment de sa Masenté avait autorisé un délégué de cette colonie à conduire les négociations qu.avaient abouti à un arrangemen: aussi avantageux pour les deux pays.\u201c Noos ne pouvons laisser passer iosporçu le fait que le gouverne- mens Ba s.ajesté, en adoptant une mesuré si pleine de cousé- quences désastre.ses pour cette colonie, & voulu protéper les inté.Têta da Dominiton, au détriment de ceux de la plus vie:lle comme de la Moins favorablement traitée des colonies de l'empire de Sa Majesté.* La négligence dont cette colonie est continuellement victime doit, sans doute, être attrivnée à l'ignorance qui prévaut à son égard daus 1 Mère - patrie.quand, pourtant, cette colonie, par ses dépendances, dépasse en superficie toutes les autres provinces maritimes de l\u2019Atlantique, daus l\u2019Amérique du Noru.\u201d L'adresse continue longtemps en- vore sur ceton.L'opposition & voté en masse contre cette partie de l'adrease, En en accusant réception, le lieu.tenant-guuverneur a dit : \u201cTout en vous remerciant de vutre adresse, j'ai le regret de vous dire qu me faut,en même temps, en ésapprouver cette partie qui a trait A Jl\u2019arrangement projeté avec lea Etats-Unis, ear, d'après les commuuieutions télé.raphiques reçues du très honorable crétaire d\u2019rtat des Lolonies, j'ui to.t lieu de croire que, après que Vous aurez reçu jes lettres et tulé- grammes de sa Helgneurie, quand a question reviendra devant vous et que vous aurez bien pesé Loiures lea circonstances, vo 6 conviendresz que vos conclusions étaient erronées.\u201d La catastrophe de Springhiti SPRINGHILL, 6\u2014Des sorvices funèbres ont été célébrée hier dans toutes les églises de springhili pour les victimes do Vexplusion des mines, Voici le nombre des victimes que chaque dénomination religieuse ué.plore: Presbytériens 44, angiicans 29, catholiques 24, méthodistes 19, baptistes 2, inconnus 6.Nombre des jeunes gens de Bpringnill émigrent de ce tempa.ci, redo .tant de contivuer & travailler 2x mine.Les vieux mineurs vont presque tous continuer lour travail à Bvrinudill, fonde do secours pour les familles des vi.times se monte main.Souant A la somme de $20,000, ETATS-UNIS Le drame de ls rue Spring NEWYORK, 6\u2014 Nicola Pierre, le jeune iialien blessé par Paquila holertoli, 1 ndi dernier, est mort hier, On se rappelle que Paquila accussit Nicola de lavoir séduite, promeitunt de la marier.mais Voyant que l\u2019amant se préparait à faire voile nour l'Italie.elle se porta au crime dont Nivola vient d\u2019être la victime et dont « lle-même subira eous peu la châtiment, M- Blaine et les elections au Canada WABHINGTON, 6\u2014M.blaine à déclaré, ce matin, qu\u2019il n'avait rien à dire au aujet du résultat des élections au Lanada.En certainslioux, a-t-il 8 outd, on semble croire que le cabinet américain s'intéressait à ce résuitat, mais cette impression «st fausse ; comme question defait, a sun des membres du cabinet ue »i écéeani tà cette question \u20ac w'eñ préocoupait moins que les Cauad.eus s¢ préoccupent du ré- sulvat de uoe élections.Le fou dans une école NEw-YoBK, 6\u2014L'école supérienre de la petite ville de Monroe (Uuro- ine du nord) a été totalement dé- iruite pendant la nuit var un incendie, et deux éculiers nommés Thomas Pemberton et Albert Bust ont péri daus les flammes.Le suffrage dès femmes NEw-Youx.6&\u2014Une dépêche de Lansing aunonce que le sénat de l'Etat du siichigan à voté, en trot.vième lecture, un projet «le loi ten- dune à accorder aux femmes le droit de vote dans les élections \u2026Unicipales.Vols NEW-YORK,6\u2014John Sefried,l'employé de nuit à la gare du Louisville and Nashville Railroad, à Nashville (Hlinois) n été assuilli et rès grièvement blessé à coups de varres de fer sur la tôle pur des vazabonds inconnus qui lui on.volé sa ch.îne et sa montre en or, wbl'urgent quisu trouvait dans le iroir-caisse de la gare.\u2014Des malfaiteurs inconnus se sont introduite par effraction pen- wnt ls nuit dans Ja banque de Freeport (Pennsylvanie) ev, après avoir fait suucer l'un des coifre.forts, se sont emparés de valeurs iiverave, la plupurt négociables «t veprésentan:, aftirme-t-om, une wine de $50,000.Suicide NEW-YoRK, 6&\u2014Une jeuna veuve lu nom d'imma Walker, demeu- -unt au No 153 Est 43e rue, s\u2019esL souné le mort en s\u2019em; oisonnant.«a dénnte à luinsé ces lettres sdressées à son frère et âsa mère; mais elle n\u2019y fait pus consuître quel est le motif qui l\u2019a poussée au aui- cide.Encore une victime des cigarettes New-Yorx, 6 \u2014 Lawrence Murphy, un jeune homme de vingt-truis ans, de bridgeport (Connecticut), à 36 trouvé mors dans son lit.Llen- quête médicale u démontré que cet ufortuné était mort subitement pendant son sommeil d\u2019une main- de de cœur, causée uniquement par l\u2019abue des cigarettes.A cause de la loi MaoKiniey New-York, 6\u2014Un drame épouvantable, résultant d\u2019une vieille querelle au eujet de la trop fameuse loi MacKiniey, s\u2019est déroulé dans ne ferme des environs d'Akron Ohio), De.os Bosworth, un riche fermier igé de soixunte-quaturze Pns, es.ièveuu littéraleusent fou, ai y a quelques mois, à force de discuter «4 loi MucKiuley, et il & menacé aa temme et aon flis unique, John, âxé de trente ans, de les tuer, parce qu'ils refusaieut de #s ranger a son avis, Un n'a d\u2019abord attaché au.«une importance à cetle monace, mais ces jours-cl Losworth, toujours poursuivi par son idée fixeau s.jet de lu lot MucKiniey, s'est emparé d\u2019une hache ec a fondu ia tô.e da son fils, qui s'était eudormi sur une chaise, Le fou a vouiu tuer ensuito su femme, ma selle n réussi a s'enfuir.Finslement Bosworth a vs 1y6 de se tuer lui-même, et il seau très grièvement sinon moriel- lement blessé, en se coupant la | aOr&e avec un vieux couteau.Incaudie d'un bateau à vapour NEW-Youk, 6-Le grand bateau à vapeur *\u201cCly of Richmond\u201d, de la Huriford and New-York Transportation Com any, à ÉLÉ presque to- tulement détrutt, vers trois henres après-midi, par un Incendie qui a causé Un grand émoi Je long des quais de la rivièse de l\u2019kat.On achevait de charger la car- £aison, lursque le feu à éclaié à l\u2019intérieur du bateau parmi des valles de coton.Lomme le \u201cCity of tichimond\u201d ne devait partir qu\u2019à cinq heures après-midi, il n\u2019y avait pas encore de passagers bord, alii ie piloie et piusieurs hommes d\u2019équipsne, qui éta.ent justement couches, oc les Ouvriers employés à charger le bueau vuii eu À peno le temps de sesuuver, car les fiunimes si aunb provagées aveu une rapidité ellrajante.Un des ouvriers, nommé Harry Page, a été très yr:èvement blessé, etu dû être trausporté au New.York Hospital.Les deux baté .ux- pompes *\u201c tlavemeyer \u201d et * New.Yorker,\u201d et les pompiers du Guaur- tier sun: Arrivés aussi vite que pos- sf lo; mais le feu avalt déjà tait de tels proyrès qu\u2019ils ont du boruer leurs offurts à empêcher los flum- tmés de se communiquer &ux docke et aux autres bateaux amurrés dans le voisinage.ils y outréuss.; mais le * Ciuy of Richmond \"a 6.8 com.plétement brdi¢ jusq .'d ia ligne de fluttuinon, aves toule sa carguinon qui étaitd'un grande valeur.es pertes maléri«lies sunt évaluées à $400,000.Le \u2018City of Richmond * était l'un des plus beaux bateaux à va peur de la ligue de Hartford, |i avait 616 couseruit, 1 y à environ dis uns, à Philadelphie, et il avait fuit penuant longtemps le service de Sunuy Hook, avant son achat ris New-York and Hartford Rrineporierion Company, Deserdres dans Broadway NRw-.York, &\u2014 Des désordres d'une certaine gravité et qui ont menacé un instant de prendre les proportions d\u2019une véritable émeute, ont eu lieu hier matin vers huit heures dans Broadway.prds de Grand treet.Les tailleure, israélitea polonais pour la plupart, employés pris rande maison de cunfections de MM, Blanenthal frères, s'étant mis de nouveau en grève, sont allés se poster à l\u2019entrés du magasin et ont Assailli à coups de bâtons et de cannes plomhées, à mesure qu\u2019ils arrivaien:, les ovvriers que l\u2019on avait embauchés cour les remplacer, Un policeman étans arrivé sur ces entref.ites, les grévistes Vony alia jué à son tour et ont bien failli lui faire an mauvais parti.En mé- mg temps, un certain nombre de grévistes se mettalontà briser les glaces de la devanture du muga- NM.Cependant un autre policeman étant accouru au secours de son cas.ataus, les prévistes ont été bien- tô mis en déroute.et quatre des raeneurs ont été arrêtés.Les prisonniers ont été traduits quelq .es heures plus 1ard devant le 1ritunsl de police des Tou.ds : deux ont été condamnés A $10 d\u2019amende chacun, et les doux autres, contre lesquels avaient été dipo- séeu des plaintes pour agression à main armée, ont ÉLé éroués en attendant leur procès.Drame sanglant NEw.YORE, 6\u2014A Franklin (Pennsylvanie), dans un accès de foile furieuse, un négo.lant de la ville oommé Thomas Moore à tué sa femme à coups de revolver Le proods d'na incendtaire NEW-YoRK.6&\u2014On vient de com- men: er devant ls cour d'assis présidée par le recorder Smyth.le pro 8a d\u2019un tuilleur dela 1dre avenue nommé Nathan Becker, accusé d\u2019avoir Incendié sa boutique dans lan it à : 11 ectobre dernier, dans le but de frauder une compagnie d\u2019assuranses.La boutique étu't aie lLéu au rez-de-chaussée d'une grande maisou habités par huit ta- mill a, et c'est par le pur effet du hasard que persunne n'a péri.Les har.es les plus zraves OnL été re- les Ges con.re Becker.Condamné à l'exil NEw-YoRK, 6 \u2014 Ueorge Hathaway.un pulisicien de Chicago, poursuivi jour avoir tué 11 y a yuelquus semaines à coups de \u2018revolver l\u2019ex-conseiller municipag Willum Warren, a la suite d\u2019une querelle de cubarei, à élé déclaré coupable de meurtre et condumné aux (ravaux forcés à perpéiuité.Victimes d'an incendie NEW-LIMERICK, Me.6\u2014Hier,pendant l'absence du propriétaire, le jeu ses.déclaré dans une maison et deux Jeunes enfants out péri dans les dammes.La fièv.e do in apéouintion SPOKANB FALLS.Wash, 6\u2014L\u2019n- doption de la loi donnant accès aux terres de Ja réserve de Cœur d\u2019Alè- ne à crée preag\u2026e sautant d'exciin- von que lorsqu'il n\u2019est agi de la concession du territoire d'Uklaho- ma, Exccution dun as 8 sin BOONERVILLE,Mo., 6\u2014Johu Oscar Turlington, l\u2019assassin du shérif crannier, du comié de Cooper, à été pendu, lel, ce matin.Lasszssin du président Lincoln NEW-YoRK, 6&\u2014 On mande d'Atlanta (Géorgie), à propos de la mort révente d\u2019un clergyniau rds populaire, le révéreud J.G.Armstrong, qu\u2019une singnlière légende Best étullie dans cette ville, au sujet de Jubn Wilkes Booth, 1'as- sussin du pr.sident Lincoln, On sait que Booth, surpris douze jours après le crime prêsde Bowing Green (Virginie), dans la grange de la ferme tiarrett, où êl s'était rofugié, a refusé do se rendre ot été LuÉ.Ur, le révérend Armstrong, qui vk nt de mourir à Atlanta, res- senblalt, paraît-il, tellement à l'as- eusain du prés deuc Lincoln, qu\u2019il N'est pns aujourd'hui un seul des fideles qui fréguentaient son temple qui ne s0:t convaineu que le défaut clergyman n\u2019était autre que John Wilkes Kooth ! La ressemblance fortaite du révérend Armstrong avec Booth, en admettant qu\u2019elle ait réellement ex:8- té, nat pas le fait qui ait donné noiasanve à cette légenne.ll paral:, en elfe, que le detunt clergyman avais une véritable passion pour le théâire et que l\u2019on n'a jamais pu savoir ce qu\u2019il avait fait avant d'aller s'établir & Atlanta ni de quel Etat il etait.Ce qui a attiré Pattention publique pour ia première fuissur le révêrend Arme- trong, il y & quelques années, c\u2019est Que sa flilu & ab wudonné son mari te lenuemain même de non mariaze es que pet après elle embrassait la carrière dramatique, LUROPIZ \u2018Thermider \u201d Panis, 6 \u2014 Malgré l\u2019antorisation du gouvernoment, M.Sardou et le direcceur du Théâtre Français ont dicidé de ne pas reprendre les représentations du Thermilor ; ils craignent de nouveaux désordres dont tis ne veulent pas courir le tisque.LAllomagme & Chisugo BERLIN, 0\u2014Uneo commission des marciunds berlinols, chose pour examiner la question de prendre part à l\u2019exposition de Chicago, en 1803, & dévidé au*.l é.aic opportun de participer à cette exposition, Uette commission à aussi décidé de demander au ntinistre du commerce et de l\u2019industrie de nommer un commissaire pour cetle exposition.Ce commissaire serait chargé d'obtenir toutes lee ficilités possibles atind'avoirune part convenable À l'exposition, de s\u2019oceuper du trane- port & Chicago des produite et des objets queles marchan:ia a.lemands désirent exposer ; bref, de prendre toutes les ineaures nécessaires pour assurer le nucuès dus expussau Als lemands à Cldoago, % Les paste-pert BERLIN, 6\u2014Le président du parlement des ,ruvincea d\u2019Alsave- lorrsine a domandé audience à : Guillaume une requête demandant le rappel des dernières lvis sur les passs-port.BERLIN, 6\u2014La preseo allemande | exprime unanimeumreet l'espoir que l\u2019empereur Guillaume révoquers les dernière « lois des pasue-purt selon 18 demande du purlement dos provinces ravies à la France.Funérailles de M.Jerome LONDRES, 6\u2014Les funérailles de M.Leonard Jerome, de New-York, ont eu lieu aujouru'hui.1.08 restes ont été inlhuniés au cimetière de Kansul Urecn.LA cérémonie religieuse à eu lieu à Grosvesnor's Chapel, South Audley ste t.Madame Jerome, lord et lady Churchli, M.Lincoln, ministre du gouvern-ment sæivéricain à Londres et plusieurs autres personnages distingués y au- sistarens.Les paris PARIS6\u2014Le cabiuet à denonveau diventé la question de la auppres- sion des paris mutuels.M, Cous- tant est bien déterminé à maine- nir l\u2019interdiction de ce genre de paris.Les ministres n'out pris aucune décisiun, Ils veulent avant attendre les ctfcind - cotte mesure s r ie pu- lic.o ale il n\u2019est pas question de auppr.mer les courses.Guillaume II BRELIN.6- L'appel que Guillaume Ilatfuitau Dr Windthorel, l'autre soir, au dîner donné par le chan-e- lier Vou Caprivi, n\u2019a pue vu d'effet, Le centre, dont le docteur est le chet, a ier résviu de s'opposer à toute augmentation des crédits ace cordés à lA murine.L'empereur avait chaleureusement plaidé auprès de Mindthorat pour que eon pari se montre favorable à l\u2019ang- mentation de cet article du vudget.Un monarohiste découragé PARIS, 6\u2014Le sénateur R coustiller du conte de Purvis.tention d'abandouner ses fonctions auprès du comte.Un en dunne pour cause la mauvuise Banté du sénateur, mais l'opinion générale est quece dernier aris ceavaineu què le n onsrchisme, en France,est en train de ulsparafae.L'armement PARIS, 6\u2014L\u2019Echn de Paris dit qu\u2019il y à un redoublement d'activi- t6 aux ateliers militaires de Lo\u2026r.gen, par suite des instru tions du ministre de la guerre de doublor la production des cartouches.Latuserouline BERLIN, 6\u2014 Le gouvernement vient de publier une atatistique officielle eur les résultats obtenus arle traitement à la lymphe de och, On a éindié l'action de la tymphe dane 2,172 cas, Voici le résultat de cette étude : Tuberculose interne\u2014Guérisons, 13; mieux prononcé, 171; mieux, 195 ; morts, 46.Tuberculose axterne\u2014Guérisons, 18; mieux prononcé, M8; mieux, 237 ; morts, 9, A Faires d'Irlande LONDREs, 6\u2014 La semaine pro.chaîne Parnell adressera un manifeste aux Irlandais américains, I doit parler À des nasembiées en irlande plusieurs dimanches de suite.La vengeance do Guillaume EF BERLIN, 6\u2014Un agent du gouvernement allemand est entré Lier, dans tous les train.av: sinant à la- frontière, aux gares d\u2019avrincon't et d\u2019Altmuuateroc es a examiné le nasse-port Aen PA Cette menure à empâché presq .e tous les vassagers de continuer teur voya;e, resque tous ont plaidé ignorance da nouvelles loin, Bon nombre des passagers ont pris d'nutres billes et gagné le and de l'Allemagne en passant par lu Ruisse.D'autres, après s'être fait remettre leur are gout, so sunt remis en route, via Cologne.Un syndic do frillites bangueroutisr PARIS, G\u2014L\u2019ancien syndic de fait lites Nercier à comparu devant la nouvidme chambre du tribunal correctionnel de la Seine, nous l'inculpation d'abus do conflance et de malversations, Mercier a été nommé syndic en 1890; il n'avait À ce motuent aucune ressources personnolles.Bientôt cependant, quoluue sn charge ne lui rapportâc que 26,500 francs par an, {i achetait an châ.vau et se livrait À res dépenses considérabies.La compagnie des svudios fit une première enquête, qui n'aboutit pas; mais en 1858 on découvrit que Mercier avait détourné à son profit une some do 1,261.00) france provenant des falilites dont il avait la geston: il fut mis on demeure de donner yA démission desyndin, puis déclaré par le tribunal de commerce de la freine, d\u2019abord en faillite, ensuite on bunqueroute wim, le, £1 vertu de ses statuis, In compagnie des myndics remboursera un million, gomme qui formale montant deson fonos commun et des cautionnemente de ses inembres, Il reste donc à la charge de l\u2019incuipé 260,000 francs, et l'on se trouve en présence d'un actifquine dépassa pun 15,000 francs, M, Waldeuk-Raoussean a présenté la défcuse de dMercier: M.Louns \\nnueau a pris la parule au nom de M.ituucher, qui à été désigné comme syndic de lu bangueroute de ancien ayndic, ot qui s'est porté partie civile.; 1.0 tribunal, Après une courte délibération, & condamné Mercier à deux ans de prison, 3,000 franca d'amende et aux dépeut pour tous dumma; intérêts.J.B.DEGAN) COIFFEUR ET PARFUNEUR 4 RUE St-FRANÇOIS-XAVIER Oa travers fouionrs A nat atations, nn rstrice des plus régulters, nul tone lee netl- rien de toilette de prétmier chalx, tei ane poe uma, uilos, mvons vt maoirs, oie, tous des prossiers Énbriquants ouropeeus, AI.SAMMIY 7 MARS 1801 (ACCES oi] MARK fh i: SERN hin aT HE GREAT MEDY~ PA Lai WU'BLULE FEKA Soulagemont.Baus nimporis quel cli- ans tar Le waivon, une on deux apni.A\" (Hate Bai: t-incob sonia.n 1 4 ose mal: elles ger osont toter le dossier d\u2019un procès qu\u2019il engugesit contre des coliatéraux d'Angleterre.Ue travail suusité ne lui avait pus réussi.Les médecins qui venlent tout d8- terminer avec précision et n\u2019admettent pas qu'on se passe de ler opinion, môine pour mourir, dé- slarèrent que le marquise avait aue- combé À ls rupluro d\u2019un anévrieme, ,es am.e du club hochèront la tête -t dirent entre eux ¢.¢ cet excel- nt beauliou avait tinicomme Mor- y upé, Lralé par la zrande vie.KI » vertain qu'on ne luène pus îm- némient la vie que ie inarquis nait depuis viagt cing ans.plus nvisés peisèrent que la véladion faite pur l'homme d\u2019af- res à ce superbe gussitleur d'ar- it, que son uanita elt dévoré \u2018rd'au dernior nou, 1\" vit aussi \u2018ment tué quo si unl, .avait luge + balle en piein cœur.La temilo du TRAEQUIS ne s\u2019O6GUpSs pas à rechercher les causes de cette mort fondroyante ; alle ne son.ea qu'à pleurer.M.de Beaulieu était aimé et respecté comme s\u2019il eût été un époux et un père modè'e.La marguiscsilencieusement, mit toute sa maison en deuil et fit, à celui qu\u2019elle avait ndoré malgré ses fautes et qu\u2019elle regrettait amèrement, des obaêques princières.Octave, désormais marquis de Beaulieu, et 1e duc de Bligny, son frére d\u2019adoption, conduisirent le deuil, entourés parie pius vielle noblesse de France.t le soir, quand :is rentrèrent dans l'hôtel sombre et muet, ils trouvè- ren tues de noir, aui les attendaient ur les consoler et les remercier de la lourde et douloureuse tâche qu'ils venuient de remplir.Puis la marquise s\u2019enferma dais ss cham t re avoc son fis pour lui parler de l\u2019avenir.Et Gaston alla avec Claire au fardin.L'ombre descendait nous les grands arbres.C\u2019étalt une belle soirée d'été, l\u2019air était chargé du parfum des leurs, Les deux jeunes Eens marchaieut lentement et sans parler, autour de la pelouse.Ils suivaient l\u2019un et l\u2019autre leur pensée.D'un commun accord, ils s\u2019arrêtà- rent et s\u2019assirent sur un banc de jerrs.Un jet d'eau chantait dans © bussin de marbre à leurs pieds et son murmure monotone bereait lear réverie.Gaston, soudain, rompit le ailence, et, parlant vite comme quelqu'un qui s\u2019est trop longtemps contenu, il ex- rima à Claire, Avec une pro.ondosensibilité,son chagrin d\u2019avoir perdu l\u2019homme excellent qui lui avait servi de père.Il y avait on lui une émotion qu'il était impuissant & contenir.Fes narts avaient été trop cruellement tendus toute 12 journée.Une [aiblesse de tout aoû être le livrait à l'émotion pol- gnante de I\u2019heuro présente.Et, malgré lui, ne pouvant retenir ses larmes, tl se mit À sangloter.Puir, laiss«ut tomber sa tête alourdie dans les mulua brûlantes de Claire, 1] s\u2019écria : - Va, je n\u2019oublierai jamais ce que los tlens ont été pour moi.Quoi qu\u2019il m'arrive dans la vie, tu mo trouveras toujours près de toi.Je t'aime tant ! Et ii répétait nu travers de ses sunglots: ** Jev\u2019aime! je t'aime 1.\u201d Claire releva doucemsent la tite de Uaston, rougissant et presque honteux de son abandon, et le regardant profondément, avec un oux sourire : - Moi aursi, je t'aime ! dit-elle.Gaston, éperdu, puussa un cri: \u201c Claire ! \u201d La jeune fille lni mit les mains sur ses lèvres, ot, avec 1a solennité d\u2019un engagement, elle effleura d\u2019un baiser le front du jeune duc.Puis, lente- nent, ils se levèrent, et apnuyés Pan sur l'autre, ils ieprivent en silence leur marche a.tour de ln pelouses lls ne songesient pl\u2026s à parler.Ile écoutaient leur cour.Le lendemain, Octave de Beaulieu commença son droit et Gaston entra au ministère des affacres étran- Kères.Le gouvernement républicain cherchait alors À s'attacher Jes grands noms de l\u2019arisocratie pour Tasourer l\u2019Europe, qui voyait uvec des yeux inquiets la démocratie triomphante.Le jeune duc avait 6:6 attaché an cabinet de M.Decu- zes, ot s«mblait promis au plus brillant ave :ir d plomatique.Très lancé dans le monde, il y avait produit une sensation par l\u2019élégance de sa tourne, la grâce d.son visage et ie charme do sa conversation.Recherché par les môres de famille, il était resté indifférens aux avances qui lui avaient ét: faites.Nes veux étaient fermés à tout ce qui n\u2019était point Claire.Et ses meilleures avirées étaient celles qu\u2019il passait dans le petit salon de sa tante, à regarder cousino, travaillant la tête penchée sur sa broderie.La lumière faisait étinceler les boucles folies qui frisaient sir sa nugue runde.Et Gaston restait silencieux et recuellli, dévoruni den yeux ces cheveux d'or, qu'il eût vo.lu baiser dévotement.A dix heurcs, il prenait congé ds la marquise, serrait !fraternellement la main de Cluire 68 s'en Rui#:t dans le monde, danser jusqu'au matin.L'été, toute la maison s'envolait en Normandte, dans une proprié.é de la marquise ; car fidèle à la rai- cuns de son mari, celle-ci n\u2019était point encore retournée à Heaulleu.LA, Gaston était complstement heureux : il courait les buis à cheval avec Octave et laire, ivre d'air ur, tandis que la inarquise fouile ais les archives de la famille pour trouver de nouveiux documents relatisfs au procès d'Angleterre.11 w\u2019agiesait d\u2019uue somme considérable léguéa à AI.de Beaulieu pur testament.Les Anglais avaient contesté le less, et les solilcitors des deux parties, entrés dans la cause, comms des rats dans un fromage, s\u2019enrichissaient en faisant durer les hostilités.Le proces q © le marg is avait comuiencé p.r amour-propre,sa veuve l\u2019avait continué par intérêt, carli fortune ce M.de Beaulieu avait été gravemer t compromise par ses foues, et l'hé- fitsge d\u2019Angleturre roprésentait le plus clair du palrimoine des deux entauts.La fortune personnelle de lu marquise êtait belle et solide, mais sufllsait seulement aux charges très lourdes de la vie commune.Madame de Heaulieu s'était donc faite plaideuse, quoiqu\u2019elle efit horreur de la chicune, pour défendre 1a fortune de Claire ov d\u2019Uctave.Et plongée duns les papernsics, en correspondances continuelles avec les hommes de lui, elle était devenue d'une Leile force sur le code de procédure.Elie avait uuo conflace absolue dans l'issue du début.Les siens prolongeuiont sa sécurité, et Claire était cunsidérée comme dovaus ape porter deux mitlions à celui qui serait heureux pour lui plaire.kile avait déjà été demandée on mur age.et par des prétendunis de haute naissance et de grande fortune.Llie avait rufusé.La marquise, inquiète, avait quean.lonné sa ttile, et Llaire, sans hésiter, avait appris À sa mère qu\u2019elle étuit flancée au duc de Bl.Buy.Madame de Beaulleu avait été médiocrement satisfaite de ces accor- daliles.Uutre qu'elle avait sur les muriagen entre cousine des dées ar réides, elie ju, esit Gaston aveu une la marquiss et Clajre vé-: .p penétration singulière.Elle le vi\u2019 ynit léger, passionné et .nconstant, très capauvie u\u2019aimer tendrement, incapaute d'aimer fldélement.blie connaissait le caracière étrang - mont crime de Claire eL savait que rien ne pourrait la dévider à rompre un engayemen librement contractée.Le plus, au fond d\u2019elle-n0- mme, la marquise était fiatiée d\u2019une\u2018 alliance q 1 fuisait rencrer dany famillo co bsau nom de Bligny, qu'uile avait abandonné, elle, er
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.