Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
vendredi 10 décembre 1852
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Minerve, 1852-12-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" AA Ka ar cn oe - JOURNAL POLITIQUE, LITTERAIRE, AGRICOLE, COMMERCIAL ET D ANNONCES © | VOL.XXV.\u2018 2EAL, BAS-CANADA, VENDREDI MATIN 10 DECEMBRE 185 Le vicomte lira son épée, il la présenta au chevalier et, sur la croix que formant la garde, les deux aivis tirent le mémo serineut, \u2014Et à présent, poursuivit Mosemadec eu (considérant l\u2019épéo Muntlouis, comme si la vue de cette arme, lui oût suggére l\u2019idée qu\u2019il allait émettre, c\u2019est au eort à décider en- Vin de première qualité.EN FUTAILLES ET FN BOUTEILLES.F soussigné offre à vendre un fonds supé: rieur de VINS de PREMIERE QUALII E, \u2018eçu curant l'été pur * l'Ouaws, Ausigos, Leu-| Lard, Poblu, et Alliance.\u201d ls ont été le plus IMPRIME ET PUBLIÉ DUVERNAY, FRÈRES, Rue Saint Vincent, No.K6.LES MARDI, JEUDI ET SAMEDI MATIN passaient sans que le hasard lea tit se ren- cotitrer ; à moins d\u2019un ordre formel du pére, il n\u2019y avait que le hnsand d\u2019une circonstance fortuite qui pût ra procher de lui sa tille.Celle-ci ss gardait bien de s'uffrir 4 sen yo tant qu\u2019une intention positivement exprimés 5 Hérai de dix-se; plait un be Mélanges Littéraires poltaire de dix-aopé nas co np ou pe: luit de Diouis, ce sujet inépuisable de conversation pour Mauriceite.Le père, qui L\u2019avait d'autre amunr, d'autre orgueil, d'au re faiblesse humaine que pour ce fils, se sen vous faites ai peu de cas de mes ordres for- els.Si votre frère eût méconeu ma ve- lonté, comme vous l\u2019avez fait, Musricette, je ne me sernis pas borné à le soufitater, je lA- a chased de chez moi.\u2014Mon frère est un fils souris, je le suis, UN MARIAGE POUR L'AUTRE MONDE.VAR N°CAËL MAGSON KT YREDARIC THOMAS.esdant ve ne a on, faisait pus un devoir.tait, en de tels moments, presque fecoun s- ais c\u2019est pout tro parce qu\u2019il 8 toujours ; affaires, et ¢ nf us soit nous.i st done une existence for monotone quelflsaut envers ceute jeune fille, qui témoiztmaitMlosé vous parler, lui, que jamais il n'a ou LE » ER EDI A ATIN, ee at Co a que Levers.) \u2014Et quel moyen prendre pour qu\u2019il pro-Jhinenait Mauricelte chez maitre Honoré Fau-Bitant d\u2019amitié en faveur d\u2019un frère quelle) wa-Jsoin de ae rendre cou bi .2 MARL \u2019 * [lites vins d\u2019une si haute qualité dont on peut so \"EST pour cela, continua nonce ?demanda le vicomte.- ; vel, son péis.Monotoue est le met ; l\u2019appe-Bfvait pas revu depuis l\u2019âge de six ans.Cette réponse accablante de pour Pendant Phiver.rrocuret orstinairement.; Laurent toujours à genoux \u2014Cu moyen, je lai trouvé, repaitit souffler triste, es serait outrepasser la vento C\u2019est, à distance, il faut qu\u2019on le sache,[ffla rigueur peternelle, fit soureiller le AnONNRMENT\u20144 PIASTRES Pan AN, VINGT-SEPT V ARLÉTÉS g lue ie Pax et se frappant la poitrine, ami.Nos pères appelaiont le duel le ju-MiMauricette ne sentait pas ennui de læ soli-Mlque, ds doux parts, s'était.développé, avec{fitrat ; sa conscience s\u2019émut un ; à ; Tans Tour oan, goth ot count, 1 eat pour cela que joferment de Dieu invoquens-le ; il parlera-Bitude.Sor lwureux exructère, son _imagina-PAl'âge, ce doux atiachewment fraternel.voix moins irrités, il ordonna à Maurioette de ont dei donne: sr rat © rn pleure, que je souflre et u as ton épée, Montlouis ; la mienne estifflion activeet enjouée lui faisant trouver, Ni Maurice aimait tendrement Dionis, lel Ceux qui venlent discontinuer deiveut eu ' : s\u2019asscir et lui-même reprit place dans sen cachée là, dans ce grabat qui nous sert de lit | h ; \\ 1 toute heure et À propos de ioule chose, Jdefliirére aussi avait une vive affection pour fautenit, -.nL ; vie un dois avant Leur date éehue et payes \u20ac beau à In couleur lu plus pâle et la plus claire qe Le me nie je vais la prendre ; nous nous battrons, et leBlivaveaux motifs de distraction, la rendait, pur.Depuis plusieurs années, leur corres \u2014Je ne perdrai pas mon temps à discui : i qu'ile doivent4 autremeut l'envoi du journal ffau'on n'ail vue ict.jé ; Je , J ; prensier qui touchera l\u2019autre aura gagné : ilfnun gas résignée, mais insoucisnte 3 1isuly pondaties, régulièrement établie, les faisaitMfavec vous, mademoiselle, les 1notifs de ï leur sera continué.| INS de OR rt As alone va o Dieu en entend, co livrera, ment, ommuniquer ensemble ute tois tous les huiifliranchise et do I'béissance de Dionis envers \u2014 le ROR IZ dont une certaine quantité en caisse, re ave La Poe Don, Allons done ! tu n'y penses pas, répliquali D'ailleurs, elle n\u2019était ni désœuvrée niBfours.Ilsavaient pris peu à peu si bienfffinoi et ceux de voire dissismulation et de , .PRIX DES ANNONCES.ans des boulvilles longues.ee ire, bre votre iontivuis, tandis que lé chevalior fourrageait omplétement prisonnière chez maître Fau-Mhl'habitule de se contier mutuellement leure[votre indocilité.Voyez eue lettre j'ai Biz lignes et auvdessous, UN RCU pour GPremIEr Outre les BORDEAUX, MADÈRE, CHAM- Je voulais, w.contraire, we mand?peillasse pour en tirer l\u2019bpée qu'il y avaiivel.\u201d D\u2019abord, chaque jour, dés le malin, légers clhiagrins ou leurs folles espérances, purprise chez vous, et dites-moi ai etes ac- insertion ¢LQUINEE LOUS pour chaque suivants, PAGNE, de la MONTAGNE, le ROSA T| # sauveur.mais cette nui uk Menfouie.Ja ne puis accepter la proporition ;Melle allait, sous la parde do la servante, en-Blqu'ils ne connaissaient mieux, et vivaient Pfcorde avec les ordres que je vous ui donnés ; Dix ligue ep ee insertionet HOCK, MOSELLE, &e., quels ee, douanes je démirais La es alors j'ai ex peur de ma bone les chances ne sont pas égales.Estvo que [Redes lu messe à l\u2019église de ra paroisse, el,Mour ainsi dire, plus ensemble quo s\u2019ile n\u2019eus-BRen vous rappelant au de je moi.Vous les > rey _ + .i n| , je i lo i veus ous har chaque ruivante.ÉAUDE VIE rare, en bouteille depuis biel ne notion ; je nie mais ging que la Justice © suis de ta force en esciime 7 lurant lo reste de la journée, elle trouvait Bu-destus de dix lignes HUIT youn (4d) pur ligne pour lu première insertion ef DEUX sous (1d)par ligne pour chaque suivants.VF Tout ordre pou lrnannone doit dre fait par beri | Australie !! put poit été séparés.LI n\u2019est pas besoin ajouter que ce devait être un bon et brave jeune homme, celui qui se laisait ainsi | correspondant assidu d'une petite pe naire de couvent, et qui la prenait lui pour contidente.De plus, Dionis s'était ins titué le protecteur de Mauricette auprès de leur père, I lui cuchait les fautes qu'elle avait pu commettre, ou il an obtenait le par-| vez donc vubliéa, Mauricette ?\u2014Non, monsieur, répliqua-t-elle, ils avaient Été trup sévérement exprimés pour que je \"ase cn perdre la mémoire.\u2014Sévèrement ! sévérement! répéta le père, que l\u2019umertume de cette parole offusquait, Il me semble qu'ils ne le furent point k ussez, puisque vous les avez mécormus.Je vous ti dit, Mauricetle, que, votre frère ex- \u2014Vuyons; pas de fausse modestie, dit Ro madec, (ui avait repris possession de son firme ; certes, jo ne féraille pas mieux «juel oi.D'ailieurs, nous n\u2019avous si dés, ni car- us ; Muis nous avons tus épévs.Lo temps presse ; en garde! \u2014Noit! répliqua le vicomte ; pourtant ce n\u2019est pas généreux à toi; tu veux me col En mains sussi pour vendre, 200 BARILS de STOUT XX de Londres, ALE des Indes a ue vieille BIERE, auglaise, lurte et en bouteille.lepuis plus de deux ane, Aussi du CIDRE de PENNER en bouteille.E.HAMILTON.184, rue Notre-Dame, { {aus les soins du ménazre et dans ceux de 'nodeste toilette mille occasions d'exercer les nombreux talers de jeune lille qu\u2019elle avait requis pendant dix années passées «ans ui couvent de Bénéadictites, Ensuite, il est bon) Ll'ajonter que dans cette petite chambre qu\u2019elle vecupait au-dessus de l\u2019appartement de son père, Manrioette n'était pas toujours absolu-j ullait me séparer de ma femme et de mon leufant, Cette naissance qui me devait n\u2019inspirer que d\u2019honnêtes pensées, m'a poussé « cominettre un crime.J'ai vu la prison s\u2019ouvrir pour moi ; j'ai eru entendro les juges me condamiuer ; il ma semblé que le bourreau venait me pendre ; etifin cette terrible ordou- tance de la chambre ardeute à achevé du Coin de fa rue St Terre, Montréal, à nov .: y damuer à te survivre.Iment seule avec elle-même, et si la stupideMKlon lorsque ces fautes veunient à ls connais-Brepté, ju vous défendais « le correspondre avec ; POUR SL mm es A faire perdre la eter o your hr comorverll .\u2014C'est co que nousallons bieôt savoir, Charlotte, qui venait tous \"lon ies tric itouRsancs du M.Fauvol, Quant aux désire quefRqui que ve fit.Je n\u2019a pas assez de laisir i MEC HANIC-HOTEL ros dl a en % = ni n'ont quel (lit Rosemaloe, apitau.acier ot faisunt dulipendant deux heures à côté d'elle, no lui Mauricette ss hasardait à exprimer coulilen-Bfpour prémire lo temps de lire les lettres ' Melbourne, Port Phili ei Sydne ! sang, ces doux pauvres fires qui mont 'PBlhiel un appel à son partner offrait pas le charme d'une conversation fontiftiellement à sou frère, ile étaient toujours ju'on peut voun adresser et les réponses que 3 \u2019 \u2018M117, CEDAR STREET, Por pour soutien, j'ai Tonge une lichetd.By, icone riposta bravement, et tous deux, Bttrayante, du moins la vieille servante scou-ficonip, : DIRECTEMENT.\u2019 = Pardon ! messieurs, pardon ! : : OP p Dionis plaidait ss chuleureusentr1, pour sa sœur ! D'ailleurs, tout pladoyer lui l'uisait d'avance cause gagnée auprès du ma - rietrut qui ue savait rien refuser à sou file.Quoique Dionis miéritât par nes bonues quali- lès l\u2019uliection de M.Fauvel, vucore est-il hécessuire do ln justifior, puisqu\u2019use pant da \u2018ette nifoction était eu impitoyablement refusée à Mauricette qui, cependant, nu la méri- lait pas moins que eoit frère.Honoré Fauvel n\u2019était plus, à cetie époque, l\u2019homme de ses belles annéus.1} avait eu une jrunessa tourmentée par tous les vrages lju'umassent et font éclaler une tête ardente, une rne passionnée.Près de se laisser rm-| porter et de ee perdre dans le tourbillon vera lequel il courait, il avait entondu une fe.nme, une femme qu\u2019il idolâtrail, inais qu\u2019il n'au rait osé requnler en face, tant il 30 sentail tudigne d\u2019alle : il avait entendu cette femn lui dire :\u20144¢ Ja vous plains, car jo vou ime!\u201d\u201d\u2014Cos Joucus paroles l\u2019avaient rappel à la raison; et nlors, détestant son passé, le New-York.ANDREW WATT, [-DEVA NT D'ÉCOSSE,) PROPRIÉTAIRE N.A Bains chauds et froids, dans ls maisos, 1 l'usage des pensionnaires Prix de la ion 75 CENTS ou TROIS \"RENTE-SOUS par jour.\u2014mt vous feriez À celles-vi.Tout ce qu\u2019écrit une Jeune fille passe, aux yeux du monde, pour : \u201cire approuvé par son père.À l\u2019époque de 3 troubsie uit oun vivous et dans le posle que J'ovcupe, cette supposition a plus de i imcore, Ni je ue dicte vos lettres, on s\u2019ima- içi du moins que j'y donne mon assenti- incat, et vous be pouvez comprendre âquelle rigoureuse réserve m'oblige immense res- pousabilité qui pèse sur moi.\u2014Croyez, mon,père, que je monrrais plutôt.| que «du vous compromettre.\u2014Eh ! savez-vous ce qui est où non com- remettant, quand toute ma prudence suffit + à peine à le distinguer C\u2019est parce que votre inexpérience peut vous abuser sur ln valeur (d\u2019un mot, sur l\u2019appréciation d\u2019an fait, que je vous avais ordonné de rompre toute liaison avec vos amies du couvent.\u2014 Moi pére, je vous le jure, je n'ai poiat écrit la prumière.-Mais vous vez reçu une lettre, et cela malgré na défense.Savez-vous que c\u2019est une l\u2019œil en arrêt, le bras on avant, la poitrine fortement agitée, ils commencèrent cet étrau- gs combat où chacun mettait à gagner la mort plus d'ardeur qu\u2019on n\u2019en met communément à défendre sa vis.Après quelques passes habilement calculées, mnis toujours déjouée \u2018lo part et d\u2019autre, le vicomte se fundit brus-| uomens ; alors, par um dégagement inopiné, il trompa l\u2019épés vigilante de Rosemadee, ot, lu bout de lu sienne il l\u2019atteignit à l\u2019épaule, \u2014Touché ! s\u2019écria le vicomte radieux., \u2014-Non pus, répondit Rosemadec ; jo n'ai rien senti ; reconumençons.\u2014Du tout, objects Montlouis : j'ai gagné, t la preuve, c\u2019ast que ta veste de matelot a té déchirée.\u2014Ce n\u2019est qu\u2019une simple égratignure, poursuivit-il ; mais enfin tu es blessé ; donc, tu as perdu : tu vivras ! Rosemadee était au désespoir de ce résul- hat.\u2014Je ne veux pas te quitler, répétait-il à En s'accusant, le malheureux et coupable] Laurent se heurtait le front contre le carreau (le la chambro, et ce n\u2019est qu\u2019à travers lex) wang.ots que ses paroles se faisaaient un pas-| = .PE elovez-voux, jui dit Rosemacec avec, lignité, vous ne tous deviez rien et vous avez fait beaucoup pour nous; le langer ayant grandi, il est tout naturel que votre fr uérosité so soit lasste.Nayez «d\u2019ailleurs aucun remonls de l\u2019action que vous avez faite ; il était dans notre destinée d\u2019être remis aujourd\u2019hui entre les mains de nos juges ; car, un moment avant votre arrivée, Nous livions résoin de nous livrer nous-mêmes.Où sont les soldats, nous sommes prêts.Les deux jeunes eo se pritent par la main et s\u2019avancèrent du côté de la porte.Le cordier, gardant sa posture humiliée, jetnit sureux un regand de désolation et de pitié; mais quan il les vit sur le point de sortie, il se releva vivement ct su plaga devant les tait volontiers le babil de sa jeune maitresse.Faute de plus amusaus téte-à-téle, coux-la suffissient au besoin qu\u2019éprouvait incessam.tment 13 jeune fille d\u2019étourdir qui que ce fût du bruit de ses pensées, Avec son ime expansive et son cœur en- \u201clin an plus confiant abandon, Mauricetto sel iconsoluit aisément de ne pouvoir parler avec personne, pourvu qu\u2019elle trouvât quelqu'un à qui parler.Elle #tait doude, In jolie enfant, d\u2019une gaitd i communicative, que parfois le visage du obtuse Charlotte xemblau silluminer aux paroles de l\u2019intariesable causeuse, et ai li oie que cette dernière épandait, comme le leif ia luntière, ne pénétrait pas ce bloc réfractaire à toute impression profonde, «ui inoins faut-il remurquer qu\u2019elle le faisait rayouner à la surface, ainsi que, sur le poli (du marbre, rayonne lu chaleur du foyer qui le frappe.Les monologues de Mauticette, nous n\u2019ose- LIGNE CLIPPER.LR VAISSEAU AI CLIPPER, 6 , \u201c GLANCE.\u201d 200 Tonnes.Camraine KE.C.Tavrow.RRA voile, de NEW-YORK, MECREDI, | 15 DECEMBRE, pour les ports ci-dessus nisseau favori à été fuit voilu 1] wi ol ent sur] jeur & tous ceux qui sont déjà pastis pour Australie, Non aalon est our le pont et arrangé d'une manière élégante et les entre-ponis soul zunde et spacieux, ayant près de huit pieds de teur, vec bomne lumière et des ventilateurs à pateule partout.Un médecin d\u2019expérience et des personnes oa pables sont attachée à ce vaisseau.Cote saison de l\u2019année est la meilleure pour faire voile de ce paye, et les personnes qui désirent aller dans le * Glance,\u201d sont requises de plieation de bonne heure, eux agents du Canelu, a Marchandise a bon marché.ADAME VEUVE A.BRAULT tout en a remerciant ses hombreuses pratiques et lu public en général ile encouragement hibéral dont elie en a regu, les informe qu'elle vient de rere-| voir par les derniers arrivages un des meilleurs as-| aliment de MARCHANDISES françaises, en- laisse et américaines, qu'elle vendra à bien peu d\u2019avanice ot sera très libérale envers les mar- rhands de 1a campagne qui voudront bien l\u2019encourager.RUE NOTRE-DAME, No.90.4 nov.iran +m = \u2014\u2014 [Victims résignées.son ai.Hota qui dit M rions diresesentretionsavec Charlotte, avaient yeux dénornsais fixés eur un able but, il chose impurtaute pour les parents des fac- : ou on peut voir le plan du vaisseau, où pur leur _ aerate Ml \u2014Rappello-toi notre sermon, lui dit Mont-Jliprosque toujours trait 4 ses étades, à ses piai-Jluvait vaillamment recommencé sa vie.Lajlietx que tous pourativous, de pouvoir se aftranchie à ; W.I.DUGGAN, Situation demandée.lots ! Tous deux ! s'écria t-il en, Jus arrétant louis pour toute réponse.sits, À 86» compagnes d'enfance, les pen-Birécompense dde sa labourisuse transfiguration flatter de corrospondre avee quel u\u2019un de ma : ELLIOT, He ve { KE DAME désirerait hil Wine place sou once anon oul eux, car jo wv Cependant un bruit d\u2019armos et de voix seffsiontaires de ce couvent d\u2019où elle était nortieflu'étuit son mariage avec cotta femme à qui ES Tr, EL] is ja campagne, soit à la ville, pour TOU- .maison.Je vous le répète, j'ai l'air d\u2019y prû- fit entendre dans l\u2019escalier ; Laurent, qui nel Bureau des Paquebots pour l\u2019Australie, Vx 'arrélérent étonnés.oar! I .depuis tantôt dix-huit mois.Et puis, folleflil devait de porter maintenant un Lom res- CHER un ORGUE \u2014Pour références, s'adres- ler lus mine, car personne ne voudra croire 3 5, 3 - , .Wprécedail que de quelques pas les arel qu'elle était, la babillurde, abandonnant touifipecté.Comme elle lui avait dit d'abord :Mlque ma fille puisse envoyer ou recevoir Y VAR MAN A vs LB Labelle, or anes de l'église par ' Femme aves i.fait que la moitié Matra dans la mansarde en murmurant avec[là coup Un récit commenré, jetait, sans tran-MR Je vous aime !?\u2014plus tard, elle lui dit :Pfmessages à l'insu de son père.Et quand 1 Oué HENR réal a (Que re buses 2 Pacte TA nor gas ace du Contd ote demi-vérits seu JY Recent sinistre : bitions ls nom d'un beau jeune homme aul Ju vous attends !\u2014et, enfin, un jour : «Jeguoi-meme, ajouta-t-il, je me suis fait une rs wi de les Passager du VERN \"IRVINE lem Le ne a nées îté me outraig nait Je \u2014Les voilà ! Les voilà ! inilien de ces noms de petites filles, Sou-Bauis à vous !?; loi de repousser toute sollicitation, de refuser \u201c Late staliyh laure suivi à l'Aus- RNIS D\u2019IRVI \u2019 ne prêt hin pas justifier tion: Li s'arrêta frappé de stupéfaction, à l\u2019as-Bduin, un nouveau champ n\u2019ouvrit & sen pen- La naissance de Dionis réalisa tout ce quelfftouts letire dont l\u2019écriture ne me serait pes tralie rle \u201clance, *) prouve combien l\u2019on est POUR mais eroyez-le, messieurs, il me serait arrivé] pect dos Jeux épées nues et du sang qui maileur aujourd\u2019hui, si je n\u2019avais pas déclu- rb Pun des vous, Je ne vous l\u2019ai point dit en- re, et pourquoi vous aurais-ju effrayé de ela: voilk deux jours que des espions de police rédent sans cesse autour de ma mai: jours, le juge Fauvel eat son; depuis don | inatruit que je cache chez moi un rebelle ! 3, #1 Mauricetle oubliait tout le reste pon ie pius s'occuper que de celui qu\u2019elle vennit le nommer.Oui, dés que la fille de maître! Fauvel avait prononcé ce nom, magique pour liv, de Divnis, il amenait avec lui de ai futimane souvenirs que c'était de Dionis snlement qu\u2019il pouvait être question, tant] ue durait la soirée, satisfait des asrangements libéraux de cette ligne.New-York, 28 Novembre.Nous Soussignés possagers du vaieseau Sacsina.destiné pour l'Australie, prenons cette occasion de réitérer la déclaration des passagers de \u2018\u201c l\u2019Ae- cute et d'exprimer notre appréciation des arts libéraux faits pour uotre comfort et notre sûrelé par MM.Willinn T, Dugyan & Comp, les obligestits et courtois propristaires de] les jurnes époux avaient révé «de bonheur.Sopl autnées avaient passé sur cette glorieu uison, et Honvré Fauvel était encore aupr sa compagne comme sous le charme d\u2019un premier nrmour, quand Mauricette, venaut au inonde, eofita la vie à ea mére.Elle enle-| vail trop au mari pour qu\u2019il pôt trouver dansi pu double titre de père nine compensation à mue,et dont le contenu me semblerait sus- ct, il faut que vous, Muuricetie, vous me fnesiez mentir à cette rigidité envers moi- même qui n\u2019est que l\u2019exécution d\u2019un devoir en Corps, -\u2014Ni vous vouliez m\u2019entendre, mon père, vous sauriez que outte lettre, je ne l\u2019ai pes que.HARNALS, BOTTES, SOUFFLETS DF VOITURE, SOULIERS D'INDIA RUBWER, ke IRECTION.\u2014Tout cuir avant d\u2019être vernis, doit être humecté et bien huilé.Pour servir dece vernis on prendra un pinceau dei \u2014C\u2019est lui qu'il faut sauver, dit le vain- enr en désigiant Rosemadec.\u2014Le enuver ?.répéta Laurent, mais il ot inp tard, -\u2014Tant mieux ! reprit Rosemättec, nous ne tous séparcrons pas.arur à servir de tourhon à celte cruche, Bun seul, entendez-vous?la justice n'an at Montlouis prit vivement Ja main de son Hlitons-nous de le dire de peur d\u2019éveillerfffeet irréparable malheur.De là son aversion \u2014Comment est-elle parvenue entre vos \"| ' 2 5 | i i gli ille : aT oa SOL jonis.à i è i i cette ligne de paquebols clippers ; el, après unflla fermentation du vernis le tiendra toujours prétBlrend qu\u2019un! Ainsi, par grace, au nom del mi el lui glissn ces mots à l'oreille : le luuxsea cunjectures, ce jeune Divnis, àMipour Mauricette.Aprés plus de seize str nine.?2, à de lé Ue ligne de ets recoremander Bleus l'usage.Vendu à lu Mumatseture, No.R-Ümon enfant, par pitis pour moi, ne lui livrez \u2014Souviens-loi de Fauvel, n'oublie pas lafllqui \"un ne pensait qu'avec ravissement utfidcoulés, elle ne s'était point affaiblie, «Il y a quinze jours, mon retour - Vobntiore cette ligue nos amis et au publie, deflirue St.Vincent, Vis-d-vis l'imprimerie de M.1, = une doubl la proie.po > vengeance ! Le _ Miui premut tant de place dans \"esprit et dunsilfldurée de cetle injuste antipathie donne Juflglise, je Pai \u2018roi dans ls sac de velours préférence à toute \u2018autre, comme la mieux con-BlPerrault\u2014 Montréal, 19 nov.Pe lequel ww nous deux avez-vous nom- Roseinadeo tressaillit et eourba lu têtefllles discours d\u2019une pansionnaire du couvent uite, et avec le plus de ponctualité, de toutes celles qui out élé expédiées le ce ort.Nous sai- wissons de même cette occasion pour offrir nos semerchnents mu Capitaine Souper, auquel une bonne part des éloges est due pour lew efforts qu\u2019il u faits en vue de favoriser nutre comfort, et que nous comme ayant en sa qualité d'bom- me de bien et de marin, des titres à toute notre vonbance et à toute notre estime.\u2014 ; David W.Folt, Richurd Bexill, George W- Stevens, Malvin W.Pettis, New-York ; lerbert Rosseau, Benj.Teal, Hirun Valey, Ste, Anne C.E.; Octave Dufraue, Adolph Schauiller, Ro- bine, Dudaseault, T.\u2018Turcot, Jue, Beleour, Peter Gouttier, Canada ; G.Cohen, J.Bernard, J.Franklin, New- ; Jobn MeMahon, M.D.Québec, C.E.; Philip MeGilway, Toronto, Canada Ouest ; us H.Good, Englund ; Thomas Groom, Edwanls, Berry, James Walluce, Jolin Menzies, New-York ; Mr.Lurmour, Alexander McDonald, Wakefield, ia Fm; Na- muet MeCinton, Bytewn, C: 8, Lighhall | CE.Ho 8 Watkin, James W.Feel, W.Boyd, James Flitcher, Wm, Heel, Samuel Lowrey, Charles Newton, C.Donale, F.Dalsell, James shaw, New-York ; H.Hondrig, Barbadoes ; James \u2018l'hompeon, John Smith, Stewart LaMont, Henry Tekea, Mr Simons, F.J.Williams, J.Smith, A.Smith, Samuel Thompeon, Honry Ken- zie, New-York ; Cinrles et Richard ill, Wor- coeter, Mass.; Jas.Kenedy, \u2018Toronto ; FE.I.John et Stephen Morsey, Bath, comté de Starhen, New-York ; Clements Bradley, Wm.B.Hadley, Bytown, John McLaren, Wakefield, Cana \u201cThs.Hedley, R, Burrows, John Morgan, ty! Canada ; RB.Taylor Alimer, Canada, \u20ac Hill, David Evens, Wm.Simpeon, Tormnte, Cas nads ; Alex.Simpson, Jos.Baby, Montreal 3 Hon) ry Lucas, Peun; lesuc A.MeQuilken, \u2014\u2014 John| L.Dean, George A.McCartney, Vincen M.W ley, A.B.Fox, Nassau, New Providene Adains, C, Nelson, Lewis G, Adsit J.We B.Peols, I.Jackson, Sem Fiazier, y Hausman, New-York; Thomas li.Baxter, Ca- uals ; John Reid, Alex.MeNorton, James Hoothe) New-York ; Thomas Jafontaine, Nicholas Lu- fontaine, Adolph Trembley, Laprairie.©, EF Henry Martin, John Virlis, New-York ; Robestgon, John Campbell, Canada; Au wer, John Keller, Philadelphie | Jal R.D.Harrison, Wim.H, McNeal, Ne vauy, Brazillion, Muses Leanieutt, J Porter Canada ; Bamu~! Gunning, AVIS AUX ARCHETECTES KB PLANS pour une Maison du gotiverne- ment à être éfigée Hana ta cité de Toronto, u * Commissaire en Chef des \u2018fravaux seront reçus, au bureau de ce départes ment, jusqu\u2019à MERCREDI, le PREMIER jou de DÉCEMBRE prochaines Deweins devront, être cnrogés dane une] euchetée, et devront porter une devine] ue 6 d'une note varheléee, dann laguel tn doit être donné In devise et lrs vrais nom et ré uce des personnes cespectives, ) On pourra se procurer telles autres informa= time où fnatmetions qui pour: ont être requises, au Bureau de Poste «de T rat, a Bureau du Cond Montréal et à ce Bureau, Québec, de Lachine à JOHN YOUNG, Commissaire en Chelle Travaux Publics Département des Trovaux Publics, _ Québee, 17 soût 1692, joo ui mt in demande do plusieurs [essiours (doe nt wait des plane pour In A idee gouvernement: à Toronto, ln pé- A r ) , PRE bo TI.A.BEGLY.Secrétaire, mesure de sen regrets, \u2014Je sais bien, se disnit-il souvent, que seat la volonte de Dieu qui m\u2019s privé de re femme, et non ui crime de cetle enfant ; m raison à beau l\u2019abeoudre, mon cœur la con-| tumue.Je ne pourrai jamais ln considérer orme innocente de la mort de sa mère.11 fullait que tout cela fût expliqué pour jue lo récit pât continuer son chemin sans rencontrer do pierre d\u2019achoppement ; la vuie] eat débluyée, trous poureusvous : Vers le soir du même jour où la trahison le Laurent le Palet avait donné lieu à la lut- je ehovaleresque «des deux ggentilhormimes rebelles et séparé du chevalier de Rosemadec le vicorate de Montlonis, vainqueur d\u2019un gé- uéreux combat, une scéne qu'il importe del rapporier se passa chiez jlonoré Fanvel, en-| tre celui-ci at sa tille.Nur l'ordre de son maître, ordre trop sévè-| tement donné pour ne pas être ponctuelle-| ment accompli, Charlotte n\u2019était empresséol le de monter à ia chambre de Maurivelle et le lui annuneur que son père l\u2019attendait l\u2019instant même afiu de lui parier.C\u2019était la] première fuis de cette semaine, qui touchait A sa fin, que le magistrat bmoiguait le désir] le la voir.\u2014C\u2019étail un peu tard, dit la jeune fille.Qu'importe?je peux compter pour cette buijiel journée, car elle finit bien.Et aussitét, inlerrompant la broderie de mancheties qu\u2019elle destinait à son frére, ell rajustu son bunnet et sa guimpe, se dunns un urire en passant devant son miroir, pui te vis épanoui, le cœur plein de joie, \u201cell Jescondit rapidement Pescalier et s\u2019élan légère mo in gazelle, dans le cabinet uge.Mais à peine avait-elle fermé la port derrière elle, à peine eos yeux s\u2019étaient-ilsi urnés du côté de son père, que soudain un roidl de glace la saisit, elle sentit sa poitris Sopprosser, el son regard tout à l\u2019houre étei lant su voila et mesura tristoment la terre.Lattitude que M.Fauvel avait prise l'upproche de sa fille et l'expression de mda gontentement qui se lissit sur son visage Ju: lifiaient amplement le sentiment de terreu qui s'élait emparé de Mauricette, Elle était demeurée tremblante devant lui attendant avec auxiélé uno première paroit qu\u2019il ne se hitail pas de dire ; mais si la ü je serre mon livre de meme.On Py avait lissée pendant l'office.; \u2014Et vous connaissez bien Ju personne qui vous l\u2019a écrite ?jo la connais! Agathe de Rosema- Oh! oui, c'était mu meilleure amie vent.\u2014La sœur d\u2019un rebelle ! \u2014Elle aime tant von frère ! Dans l\u2019igno- runce où elle est du lieu de on retraite, dans la crainte d'apprendre qu\u2019il à été saisi, Agathe, sachant que vous devez être son ju- w, et me croyant quelque pouvoir sur vous, levait naturellement me prier de vous implorer pour lui.Voilà co que je na veux pas; personne n\u2019a le croit de parler à un juge on faveur d\u2019un cuxé ; c\u2019est un attentat contre sa conscien- leurs, les coupables ont leurs avu- cals, qui n\u2019essaient dus que trop bien, vraiment, de faire dévier cours de la justice.\u2014Mon père, cessez de me regarder avec elte expression qui me terrifie ; je ne vous i pa dit an mot en faveur de M.de Rose- madec.\u2014Ce n\u2019était assez, Mauricetio ; il fallait te donner la lettre de sa sœur, mais sans l\u2019avoir ouverte, afin que je la renvoyasse à la folle qui s\u2019est permis de l\u2019écrire.Voilà ce U'aurait fait une fille soumises à la volonté da son pére.\u2014 Panlonnez-le-moi ; mais le souvenir de aon amitié pour Agathe m\u2019a fait oublier mon levoir ; j'avais reconnu son écriture ; il fallait un bien grave motif pour qu'elle employdt lun pareil moyen, afin de me faire parvenir en lettre.Je me suis alarmée, et je n\u2019avais pas tort, vous le savez.Agathe n\u2019a plus au monde que ce frère qu'elle va perdre, pout- tre; j'ai pensé au mien, ot j\u2019 bien eom- ris sn couleur, qu\u2019il m\u2019s êté 6 ble de ne pas lui répondre : « Espère.\u201d\u201d \u2014Vous avez répondu ! s\u2019boris M.Fauvel se drussant furieux devant sa fille.\u2014Mon dieu! vous me faites peur! dit [Mauricette reculsn t vers .a porte.\u2014Ainei, poursuivit-il, rien ne vous est sa- sré; vous ne craignez pas de compromettre mon nom.Ue deux choses l\u2019une, Mauri- \"ette, où bien je passe pour être de Jeeupli- ith dans votre correspondance, ou bien di y des geus qui peuvent se dire que je laisse là ma fille lu liberté d'écrire à qui bon lui mble.Quelle que soit iu conjecture à la- uelle on s\u2019arrête, vous mettez en question non intégtité de juge vu ma dignité dè père.Cette pensée devait vous venir; elle vous est venue peut-être, et alle ne vous à pes urrétée.\u2014Vous ne m'avez donc entendue , reprit d\u2019une voix tromblante fa pauvre Mavri- cette ; je vous l\u2019ai dit cependant, c\u2019est à Dio- His, à Thon frére que vous avez tant de raisons \u2018aimer, quo j'ai pensé.J'ai mesuré le dé- capoir d'Agathe celui que jéprourerais si pareil malheur pourait atteindre mon frère ; e devais bien une parole duspoir à colle qui 110 voyait qu\u2019en, moi seule son refuge, et je vous l'avoue, quand j'ai écrit à Agathe d'espérer, de compter sur moi, ce n\u2019était une vaine promesse que je croyais Jui r; on, j'avais pris la résolution de vous parler eu faveur de son frère, vingt fois jai vontu le euter\u2026 Oh! mon pére, mon pire, il faut qu'elle soit bien puissante ln craiste - tueuse que vous m'inspirez puisqu'elle n prière sur mes lèvres.\u2014Il vous intéresse done bien ce jeune homme?demands le juge.\u2014Je m'intéresse à en sœur ; car, fui fe le connais pas, jo ne l'ai jamais va, C'est pour elle que je me réjouis uit uit jusqu'à présent éehappé à toutes recherehes § c'est pour elle que je tremble qu\u2019il ne tembe letitre les mains «le ses ennemis., \u2014De ses juges, Mauricette, répondit Ho- dnn air résigné, Le bruit des pas, des voix, et des armes jontail toujours les archers nilaiont attein- de la maison.mé ?dernanda Montlouis.~~Je n'ai dit meun nom.Mon dieu ! pou- je choisir entre vous qui deviez m'être galement sacrés ?On sait seulement que] jui donné asile à uu conspirateur ; décidez Vous-mémes, messieurs, quel est celui qui ru sauvé; mais décidez celu au plus vite, ar low archers vont venir; clans un instant, ils seront ici, Comme s'il eût entendu déjà l\u2019escouade qu'il annonçait p'spprocher de la porte, Luu- reut tendit l\u2019oraitls du côté de l\u2019escuiier.\u2014l'essonte encore ! dit-il ; puis, se retour-| nant, il aperçut les deux gentilehorumes qui so tenaient par le bras, s'apprétaut à tnarcher (le enmpagnie.\u2014Voici notre réponse; dit Roremudec : c'est ensemble que nous sommes entrésehez] vous, c\u2019est ensemble que nous sortirons «d'ici.Des anis tels que nous ne se séparent pus, surtout quand lu même causa a fait pour eux le péril égal.\u2014Alors, messieurs, dit le cordier avec l\u2018es- pression du sombre désespoir, il ne me restu plus «n°à faire mes adieux à ma femme et a mon tila ; le maîliene que jai voulu détourne: de moi par un crime, it me faudra le subir 3 (C\u2019est justice : je l\u2019ai mérité.\u2014Comueut ?a\u2018écria le vicomte, que vou lez-vous faire ?\u2014Kn etfet, reprit le chevalier, nous laisser prendre tous deux, c'est fraaver qu'il a] menti, c'est déclarer qu'il voulait sauver l'un le nous, est juste, on comlumnera ce pauvre] homme, reprit Montiouis.Mais qui de nou eux osora dire : je me résigne à survivre À on amit \u2014Eh bien ! riposta Rosemadee, que eoluj gai à lo moins à perdre en ca monde, aill rejoindre sans lent prison nos généreux enm-| plices, Ju suis orphelin, tu as eneure la mé- re.\u2014Ft toi, tu as me sur, dil vivement lo vicomte, \u2014Bon, reprit l\u2019autre, pour nne jeune fèlle, un fiancé compte un peu plus qu\u2019un frère, lu aimerms assez ma pauvre Agathe pour lu consoler de ma perte, Allons, mets à bne les habits de gentillomme, prends mon cus- tunie de matolot, ot Iuisse-moi me livrer.Montlouis sourit tristement et secous la tête.-\u2014Tu sais bien, Rosemadee, que tu my de Mmaudes l\u2019impossible.~- Maia si nous mourons tous, lui dit à l\u2019o-| taille le chevalier, qui done nous vengeta Ÿ Qui dune fera payer le sang versé à co Fau- vel, notre implacable ennemi.Le vicomte parut réfléchit profon dément.Allez, dit Rosemadler, s'adressant au cordier, veillez eu bas, et prèévenez-nous de l'urrivés den olaluts ; ne eraignez pas d'être cumprorie, je vons eu réponde, un œul de now mer Jive: tant À l'heure vous saurez ce que nous aurora résolit.Lanrent qui se tenait morne et dévoré d'in- quiétiide dans un coin de le mansunie, sortit tronteusement, dés qu\u2019il eut reçu l\u2019ordre du chevalier.Aunaitdt qu\u2019il fut dehors, Hosemiadeo ve précipita uu cou de Moutlonis, 8h Lanon ami, lui dit-il, pennes-y bien il ne faut pas que lu vengeance nous échap- pu.! Et puis, la voix vibrante, l'œil en feu, il ajouta : = C'est toi qui le disais tantôt, Montionis : ai l'échafund eat dregné, ni de nobles têtes tombent sous fe hache de l'exéenteur publie, cest la lante de Fauvel.Maintenant que Jun rte nous pout survivre à ous les autres, élevons ton juale prigel de vengeance à la hauteur d'un aorment ; jurons que le dernier les Rénédictines, c'était le frère de Mauri-| rette.Le rigide conseiller à la chambre royale Je Nantes avait donc deux enfants.Dionis, son fils wing, était l'objet de toutes ses affec- ions ; le peu de sentimeus teudres qui per- istaient À se loger dans ce cœur ferme, main.\"nu apparence, singulièrement froid, c\u2019est à Dionis qu®il appartenait, Une seuls pensée, line seule image, avaient le pouvoir «le désas- uonnbrir ce front toujours soucieux, d\u2019adoucir l'expression de co regard loujours sévère : c'était le svuvenir où le portrait de Dionia Ce portrait était l'unique ornement du vabi- liet de travail d\u2019Honoré Fauvel, C'est en le regurdant cent foia par jour qu\u2019il se consoluit le l\u2019ubsence dece ke bien-uhiné, que l'étude du droit avait conduit et retennit à Paris.Tant que Dionis avait vécu dans ln maison ls son pére, celui-ci ne s'était point senti lel désir de rappeler auprés de lui sa fille Mau-| ricette que depuis Page de six ans, il faisait élever dans un couvent situé à quinze lieue e Nantes.Mais quand lintérét de l'aveui le jeune Fauvel l\u2019eût contraint à une sépara-| tion qui devait se prolonger durant plusieur rinées, il rouvrit la porte de sa maison à l\u2019é-| lève «lus Bénédictines, espérant que la présence de celle-ci comblorait le vide qu'avait laissé le départ de Dionis, Cela ne pouvait être.l{onoré Fauvel, tout en déplorant Ini-méme] la profonde aversion que fui avait inspirée la jrauvre enfant déa sa naissance, ne pouvait thenpher de son penchant & une injuste rigueur envers elle.Il venait de passer dix ana) ans In voir, et il s\u2019imaginait que sen antipa-| thie était éteinte ; elle n'était qu\u2019endormie| Aussitôt que Mauricette reparut devant sou père, le sentiment de répulsion se réveillu.Sans une fausse honte que le retint, il au-| ait «tit à sa fille, à peine arrivée : * Retour- Bez d'où vous êtes venue, Mauricette.> Mais] vraiment, il aurait falle avoir plus que dul courage pour répondre par de si rodes paroles à Pélan ingéne qui précipitait la jenne bensionnaire dans aus bras.C\u2018était bien ns.ez dejà que de maintetsir, par en soudain fruncement de sonreils, cetle pétulance enfau- tine, dans les bornes étroites du respect ; c\u2019é- lait trop surtout que d'attrister par Dacerteil, lo plox froid ce gracieux et frais vinage (qui, pour être le bien-renu, s'était paré où plus charmant sonrire.Îlonoré Fauvel ne renvoya pas «a fille au ouvent ; main Îl n\u2019en véeut pas moins seul; at, pour lui, sa maison ne fut pas moins vide ; car, lo lendemain du jour de ron arrivée, Mauricette, ayant pénétré, à l\u2019étourdi, chet pére, pour lui apporter le baisor du ma-| in, maitre Fauvel lui dit: \u2014A Vavenir, Mauricelle, souvenez-vour| \u201cue vous ne devez pas entrer sinsi chez moi.L'importance de mes travaux, le nombre ef la nature cles visites que ju regain, vous commandent plus de réserve.Quand je pourrai vous voir, je vous le ferni clins par Charlotte.Ne l'oulliez pas.mon oufant.Comme se reprochant ea dureté, il avait u soin d\u2019atténuer lu ritueur de cet ordre par n mot amical, et méme par unc caresse, Mnuricetts no retira seulement à demi-con- fuse et rans trop de chagrin.Naun doute, elle ne trouvait pus auprès de n père toul ce que son cœur s'était promis ; mais l'éducation du couvent l\u2019avait façondée] Pobélesatice, et Penjoûmeut qui lui était naturel la présorvait contre toute pensée aéli- eanie.Et puis, M.Fauvel avait des reloura sur lui-métne.qui faiezient concevoir à kon enfant tonne espérance pour Paveunir, Parluis, il jenvoyait appeler Mauricette pour qu'elle ving (liner téte-d-téte.avec lui; con journ-là la jeune fille était si franchement heureuse, qu\u2019il BRANDES AMELIORATIONS DANS LES MOULINS À BATTRE aie ien sûr qu\u2019ils ne prendeunt que moi.Soudain, il poussa du pied, sous le lit, l\u2019é- e de Rosemadec ; il releva la sienne qui lait par terre, teinte de sang, et «1 en «lirigges la pointe vers le prétendu matelot.Eu ce moment, l\u2019axempt pénétrait dans lu] inansarde, suivi de son esvouade.Filrayé à son tour du spectacle qui s'oilrait na vue, il se luurna vers sa troupe el cri l'une voix mal assurée : \u2014De la résistance! une épée nue! Jégai- lions, messieurs ! \u2014Cent inutile, leur répondit le vicomie) 1 appuyant à terre la pointe de son épée el feposat sa innin droite aur la garde.Vous les en nonihre trop respectable pour que j'es- aie de me défenre, \u2014-Mousieur \u2019exempt, dit-ii au chef de l\u2019es- ouude, jo vous reuds mon épée, et je suis prêt a vous suivre, Lexempt prit avec une certaine défiance l\u2019âpée que lui tendait le vicomte ; puis, quand) il Peut entre les mums, il a\u2019alvessa à Ruse-| madec : \u2014C'est bien, l'ami, lui dit-il, vous êtes un brave sarçon; merçi pour le conp «\u2019épant ue vous nous avez dunmmés j'en insteuirai tuessire Fauvel ; il vous récumpensera bien, vous pouvez y compler.Le chevalier pâtit et soupira, Les nou- venux venus nitribuèrent ce inouvement de faibluars à in soullrance que lui causait sa blessure.\u2014Quant à vous, monsieur, dit l'exempt à Montlouis, vous savez ce qui m\u2019amène; au nom du roi, je vous arrête.\u2014Je vons ai déjà dit, monsieur, que j'étais! là vos ordres, Pluxieurs des archers avaient envabi | mansarde ; mais une partie de la troupe était} lemeurée en bas.Lo chef passa devant rosl homies, et fit signe à Montiouis de te suivre; la garde venue pour lo auisir ferma la tmar- che, afin de rendre inutile toute tentative d'é-| Vvasion.Quand le vicomte, près de sortit de la cham bre, fut À deuxfpas de Rosemadee, que l\u2019excès iio ln douleur rendait muet et tremblant, i lança À son atni un regard que l'on dut pren dre pour une «lernière menace, Cette suppo-| sition avait d'autant plus de vraisemblance: que le cortier, de ann côté, retenait le soi-disant matelot, qui fesuit mine de vouloir se jeter aur le conspirateur: c'était pour l\u2019ern- Hanser encor.Dans ca moment aupréme, Montlouis pett- x \u2018au Elles ont continué ans une condition de na mn lui eut fait la proposition en temps appor- volume des Décisions «les Fribanaux du Bas À une assemblée des inemibres de Institut dew 1.e dernier no, du Herald contiont une com we $ » Isise, ot il parait y voit un sentiment d\u2019a-Blltun, il aurait acquiescé volontiors à la de-MRC'anadn, pour lequel nous offrons nos remer-MRAriisans de St.Hyacinthe, tenue ta 6 dérembreMmunication signée Aristides, dans tuquell Par le \"L\u2019élé ra hi \u2019 Us 0 larme et d'isritation chez les autorités cuba-Bimande, moyennant uno juste indemnité.riments à qui ils nont die.Cette liveainonfReourent, les résolutions suivuntes fureut ndaptéen : Bil ent dit que t+ ote airantile et didingné Pro-| « Ce cee 00 Ong naises.Ce sentiment eat intervenu «ana | M.Grenier vote sous influence du gou-Jcontiunt in extens ie rapport do In vélebreÿs Késoln,\u2014tfo, Sur, proposition, de Célestin Pu-Bcucenr Général®* ceindmit son front Pun ; 4 a cours régalier du conduit à entre lon Etatsd\u2026lyc;nement dans le conseil, dit cncure le dignofcause de sir James Stuart, Bart, ve.Howan firent.wecondé Pets phn enié dit Lupier ia [Ru E0le do gloire on obtenant le promotion d New-York, 7 décembre oh si LA Unis et dr de aconduit Mo actes quinou
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.