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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
jeudi 9 novembre 1843
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1843-11-09, Collections de BAnQ.

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[" ASUS SSHS SNS SA SU SAS SSSSÉS ES VOL au.IMPRIMÉE ET PUBLIÉE PAR LUDGER DUVERNAY.=> = CONDITIONS LA MINERVE paraît peux fois par semaine, le LUNDI et le JEUDI soi, et stances le nécessitent, est de QUATRE PIASTRES par au, outre une piastre d le journal est envoyé par cette voie.L'abonnement est payable ue les circon: trois fois lo \u2018abonnement Le prix de pour la poste quan d'Avayce, et une ac pas payé d\u2019avance 0 doivent eu donner Toutes les lettres, Lupa DuvERNAY, au bureau du jour u à première demande.(Z Ceux qui veulent discontiquer, avis un mois avant leur date échue.correspondances, &c.doivent être adressées, francs de port, à .XIII.PS scA Lae DE CE JOURNAL.Vdition de 2.6d.sera faite par chaque année à ceux qui n'auront al, rue St- Vincent, No.13.M US NO: -0400440 1000 SSSRS SAUNA NA SAS A SAS SAS SAS MONTREAL, BAS.CANADA, \u2018 JEUDI SOIR, 9 NOVEMBRE 1843.PRIX DES AVERTISSEMENS.Six Lignes et au-lostous, première insertion, Ze.64, et 71-4d.re insertion, 3e, di.Au-vessus de dix Lirnes, première insertion\u201d Al.ot 104, Dix Lignes et au-dessous, pre pour les insertions subséquentes, ® * Les avertisemens non accompagnés d'o fonitle jusqu\u2019à ce qu\u2019ils sdient contremandés et débités ON traite de grh-û-gr6 pour les avertissemens d\u2019une certaine 6 vent être publiés plus de six Mois.CIAL ET D'ANNONCES.chaque suivante, chaque suivant 4d.par ligne, ot 14.par chaque ligne rdres écrits seront insérés dans ébaque en conséquence, lendtic, et qui dois \u2019 ergebmers JOURNAL POLITIQUE, LITTERAIRE, AGRICOLE, COMMER \u2014 - 2\u2014 meet AVIS.F8 propositions seront reçues de la part dos D persouncs compélentes, puur l\u2019entière exécu- | ton de la maçonnerie, terrassement ct minage dans | le roc, sur la ligne du Caval de la Chine ; ou pour telles parties, contenues dans les diveres sections tives.selon les plus qu\u2019on peut voir au Bureau de la Direction des Travaux, ou à celui du Canal à Montréal, aprés le 10 du courant.(a peut se procurer à l\u2019un où l\u2019autre endroit des spécifications et des formes de propositions Xe.Les propositions eachelées ser: ressées au Direction des Tra y Kingston.I avec cette inscription, * proposition pour le Cau de la Chine,\u2019 To ou vam Vendredi, le 1er.décembre prochain, el devront être contresignées pur deux personnes solvable, qui se reudront cautions de l\u2019accompisssement du contrat.THOMAS A.BEGLY.Secrétaire.Direetion des Travaux, Kingston, 4 Novembre, 1843.AVIS D chelées, sdronsées à la aux à Kingston, ssront reçues jusqu'à VENDREDI le DIX de Noveu-: ake prochain, pout les Lravaux à fuire aux dif.férenta CaxaUx entre le Long-Sault, à la Pointe || à Farren, Rapide-Plat, Pointe aux Iroquois et Les Galops.Lea Plans des susdits ouvrages peuvent dire vas au bureau de lu direction des Travaux & Kingston, et eux bureaux des Ingenicure à Wil- liameburg, où des formules de propositions ainei «quo lea spvcifications, instructions et autres in- forrantions désiréss seront fournies, apré lo 20 du courant.; Les propositions doivent être accompagnies den nome de cautions responsables, résidantes, en cetie province, qui sont disposées à répondre de ludue exécution des traveux.THOS.A.BEGLY, Bureau des Travaux Sec: ctaire, on, 9 Octobre 1813 } 14 AVIS.Ye que per POrdornance de In Je VieTonns, chap.15, toule personne qui se trouve chligée por aucune loi de velts province, où par Praces- | Verbuax dument Howolugués, de reparer, de garder ou de faite aueun service ou travaux sur ou it l'égard d'uneun= portion d'aveun chemin qui ee trouve pucha die Urdunvance sous le contrôle des || *\u2018Byndies du Chemiu de P'éage de Montréal,\u201d elles sont requises de commuer toutes telles vbligalions avec les dits ayndies, pour toiles sonmnes \u2018d'argent dont il pourrr être convenu, et vu que lex dite syn- dies ont résolu dans \u2018a but d'avoir de BUNS CHEMINS d'UIVER, de permet!ro À certaines vdity res d'Hiver dr certaines descriptions (décrites dans | l'annonce du 19 octubre) appartonænt aux ciltivas teurs résidents fe long des dils chumine cs passer aug barriércs suns payer, | Avis public est par le présent donné que Jes dits Syndies 1equiérent les propriétaires du lerves sur les dits chemins d\u2019abatirc leurs clôtures en front de leurs propriétés pend int la saison de l\u2019hyver, en convéquenc chemies, l\u2019accutoulution de le neige formés par le clôtures .Be conformer à la prisente fequisition libérers et déchargers entidrement de l'ubbligation de cour muer avec les dite eyudies relativement œu travail à Faire our les dits chemins ; el à défaui par les ropriélaires de se confu ala dite réquisition, ils scront poursuivie Juivsst le loi, JAMES HOLMFS, Secrétai,e des Syndies dus chemius de posge.Montréal, 4 Nov.1841.AV.ES SYNDICS den ¢ [i EMINS DE PEA- GE da MONTREAL, regovront jurqu'y MERCREDI, le 15 du conrant, * TROIS beu- P M, des Propositions de perssnnns d'sirant acter pour maintonir lon dil cleus en Lon ordre durant l'Isiver prochain.ite chemins duvront étre texus exempis de Culiois et Pentes, ot nivelés venublement d'un bout à l'autre.Chaque chemin devra étre maintenu de douze pieds de largour.Les Entrepranours dovront #s pourvoir eux- mêries dus Churrues à Neige qui devront Otro approuvée par les Syndice.On n\u2019acceptera q' e personnes qui peuvent offrir des sonponsabilitém convennblas, et qui devront offrir, & l\u2019option dev syndics, uae ou plusieurs cautions, s'il est jugs nesrssaire, Les propositions seront ruçues cone suit : 1.Chemin d'en haut de Lachine.\u20141re rection Depuis la Barrière aux lemites de la cité, jue- qu'a la Terre do M.1lugh Brodie.2e sectivn.\u2014 Pepuis Ia Torre du M.Brodie jusqu'à l'extremité du Chemin de Pings.2.Chemin d'on bas de Lachine.\u2014Depuis la Barrière jusqu\u2019au Pavillon.3 Chemin du Pavillon st des T'annorion\u2014De- puis le Pavillon jusqu\u2019aux \u2018Tanneries.4, Chemin de St.Luc.~Depuis lo Chomin do Lachine jusqu\u2019i la Cit 8, Chemin d ridre de 81 Ant Jue 6.Chemin de lu Barro à Plouffe.\u20141re section.Vepuie In Barridre do la Cite dos Noiges jumu\u2019a l\u2019église du v St, Laurent, %e section\u2014Ia- puis l'église jusqu'au Pont 7.Chemin de Ste.Cat min de la Côte dos Neiges, jusqu'à Mile End.à 8.Depuis la Barrière près da Mile End, jus- u'au Chemin de Victoria, vie le Chemin de Ste \u2018atherine.9.Chemin du Sault au Récollet.\u20141 re section.Depuls Hotel du Mile End jusqu\u2019à l\u2019hôtel de Bougi.20 section.Depuin Hotel Bongi jue- qu'à Pextrémité du Chemin de Péage.10.Chemin de Québoc.\u20141re section.Depuis ta Barrière aux limiter de In cité junqu\u2018à la Barrière de te Tongue-Pointe.2e soction Depuis le Barrière de le Longue-Pointo, jusqu'à Paxtre- mits de Chomin de Planches.Les propositions doivent être adressées au Ro- crvtoire, ol ls now et 1a section du Chemin pour Temquele telles propositions wont faites doivent être ifices eur l'enveloppe.vpécifs JAMES HOLMES, PIsotel du du grand dommage que cuuse aux dits | UNE NOCE CHINOISE.C'était à Malacca, un brave bourgeois de la ville, nommé Tahungo, mariait su fille à un simple marchand, pauvre mais hon- nêle et laborieux.Tahungo avait amaseé de grandes richesses dans le commerce; il jouis- {de la considération qui s'attache toujours à sait la fortune, ce qui no l'empéchait point de s'allier à un négociautencore obscur.\u201cCar, disait-il, je ne connais pas d\u2019siguillon plus puissant que la misère, c\u2019est-elle qui empêche l\u2019homme, en tendant tous les res- paresseuses de la chair ; c\u2019est pourquoi bien- it6t, je n\u2019en doute point, Tui-en-lo (c'était le nom de ron futur gendre) nura dans ses coffres autant de rouleaux de taëls enflés que j'en ai dans les miens, et ma chère fille, la chaste et incomparable Chow li, sera la plus heureuse et la plus honorée de toutes les femme de Malacca.\u201d Tahunge, comme on | voits était philosophe ; toute cette philosophie ne lui Ôtait, il est vrai, sucun de ses (préjugés de Chinois.Ainsi, par exemple, tandis qu\u2019une compagnie nombreuse d\u2019invi ités, soit parmi ses crnpatrioles, soit parmi les négocians européens de la ville, élait ruseemblée dans la chambre où se trouvaient len deux fiancés, lui seul était absent de la fête, de peur que ls vue de son gendre, avant que tous les préliminaires de la cérémonie nupuale ne fussont terminés, n\u2019exerçât une inflence fatale sur sou repos ou sur sa vie.| C\u2019est Jà une des mille idées filles que toute la sugesse, toute la raison de Contulzée ![n\u2019ont pu déraciner dans le cœur des vieux Chinois, et que leurs conquérans, les Tar- teres ont ajoutées à leurs propres superstitions, Tsi-en-lo et Chow-li étaient done réunis dans une chambre de la maison de Tahungo.C'était la première fuis que leurs yeux se rencontruient ; en revauche.l\u2019un et l\u2019putre, ce jour lu se regardoient beaucoup.Ils n- vaient pris place sur des fauteuils à dossiers \"wrés haut, devant une eapêce de lit de para- ide, sompluensement dècoré, ressemblant | antez à une chapelle en miniature.De mo- (uenten moment, ils se levaient tous deux, ile faisaient de profondes révérences ; elle | d'un air affuble ei gracieux, l\u2019autre d\u2019un air grave et composé.Ces salutations s'ndres- la chambre, dans laquelle ou remarquait ça jet là sur les meubles, une prodigieuse quantité de petites boites empilées.Puis ils 'asseyaient à la même table ; ils man- graient un morceau, buvaient une tasse de thé, préludant de la sorte et w\u2019ubituant d'avance à tous les actes do la vie de ménage.Quaud ces diverses formalités eurent été remplies, Tui-en-lo s\u2019approcha de sa fiancée : il délia sa ceinture.C\u2019était la fin de la cérémonie, Aussitôt il se retira dans une! pièce voisine ; Tabungo étant alors entré dans la chambre, conduisit les dames er] péennes au rez-de-chaussée, où par ses| wing, avait été réparé un repas splendide, l'eomposé de tous les mets les plus recherchés j qu'avait pu fournir l\u2019établissement de Mai- lacca.On se mit à table, au son des flutes et deu clarinettes.Le digne beau-père, qui tenait à ben faire les choses, avait en ou= tre commendés quelques joueurs de timbales.Tant que dura le banquet, lon musiciens soufllant et tapant avec force, redou- hlèrent d\u2019ardeur et de zèle, comme »°il eus- (ant élé fâchés d\u2019épargner aux convives, [ravis sans doute de leurs talens, une seule: mesure de la redoutable symphonie.Disons, vant de terminer, que le ces- fume de T'ei-en-lo, quoique revêtu de ses habits de gals, était très simple ; quant & l\u2019épousée, elle portait une robe de soie écare late, et son frout était ceint d'une couronne de brillants.\u2014\u2014 LE GREAT BRITAIN Steamer en fer.Les détails qui suivent ont été donnés à l'institution philosophique et littéraire de Sheffield, sur la construction du Great Bii tain, immense navire à vapeur sur le chantier de Bristol, et qu'on empire lancer en présence du Prince Alber.\u2014M, Sanith commence à parler de la aubstitulion du fer au bois dans la construction des navires, Un homme peu avancé en Âge peut se rappeler le premier bâtiment de fer mis à l\u2019eau; 0*était un bâteatr de plaisance en 1812.Déjà le Gouvernement à commandé deux grandes frégates en fer, et le navire dent nous perlons est le plus grand qui st jamais été construit depuis l\u2019arche de Nos.En marse, un vaisseau do fer est plur léger qu'tin vaisseau de bois de mêmes dimensions, 1 y a plus de pince pour les mar- Secrétaire dos Syndic.Montréal, 3 Nov.1843.chandises, et lorsqu'ils\u2019agit de grande navi- sorts de son esprit, de céder sux inclinations || saient à leuraancêtres respectifs, dont les\u2018 | portraits avaient été appeudus aux murs de, outre, l'entretien, jes réparations goûtent | beaucoup moins.La carêne de quelques bu- |teaux à vapeur en fer de la Clyde n\u2019a pas couté 1,260 francs d'entretien duns plusieurs ; vennées, tandis que les réparations des bâti- mens en bois égalent leur coût primitif au bout de douze ou quatorze ans.Lorsqu'on démolit les navires le fer à plus de valeur que le hois.Les nuvires en bois entremb-| les de fer, souffrent beaucoup de leurs di- | vers mouvement ; mais les navires en fer dont la coque est composée de feuilles ri- | vées ensemble n\u2019en éprouvent nucun dom-; |mage et telle est In force de cette conatruc- \u2018tion que des vaisseaux de fer lancés sur des | rochers ont très peu souffert.On a pu crain- [dre l\u2019effet du fer sur la boussole, Mais on a découvert la possibilité de corriger les va- (riations de l\u2019aiguille aimantée de la manière la plus heureuse.effet des secousses est si grand sur les vires en bois que les machines ne pourraient êtres rendues solidaires de la carêne, sans que la charpente de la machine fut e.Dans les vaisseaux de (er, au contraire, celle solidarité existe, et les machines | renforcent le bâtiment.Les vaisseaux de fer | offrent beaucoup plus de sureté en cas de (feu ; ils sont facilement divisésen compar-, timens etranches, ce qui donne une grande: sûreté contre le danger d'être submergé.! Les vaisseaux de fer sunt exempts de rats et, de l\u2019eau de cale.| Le Great Britain a nix mats, Tous, ex-; cepté le grand mât, peuvent être abaîtue sur: \u201cJe pont, comme les mâts des sloops.Les: machines ont une grande puissance etle, propulseur est une vis.De bout à bout lai longueur est de 320 pieds Anglais le tonnage est compté de 3,600 tonneaux la/ capacité actuelle est de 4,000 tonnes.\u2014 Le Great Britain a noixante piedsde long de plus que le plus grand vaisseau de guerre.Sa cheminée a huit pieds de dia-| mètre.Les feuilles les plus épaises de tôle ; [dant est composée la carêne, ont les 5/8; : d\u2019un pouce (1,58 centimètres 15 millim.8), | | Les feujjles les plus minces ont 4/16 de: pouces fun peu moins de 8 millim.7,22)\u2014| Des cloisons de fer divisent le navire en\u2019 quatre compartimens et renforcent sa car-: casse.La vis employée comme propulseur à scize pieds de dismètre.| Les quatre machines auront 1000 che-; voux de force, elles seront alimentés par 124 fourneaux consommant de 70 4 SO ton- | nes de churbon par jour.Tout le travail est sous la direction de !M.Brunel jeune.Tes grandes dimensions | [du navire doivent rendre la construction | comparativement moins chère.La petitesse ; de la surface opposce au vent promet une \u2018grande vitesse, on croit pouvoir gagner deux jours ou trois sur la plus courte traversée I qu ait jamais été faite d'Amérique en An.| } gleterre.C\u2019estun courageux effort de l\u2019art, une: grande entreprise commerciale, qui méritent les vœux les plus ardens pour leur wuccès.| En réponse à diverses objections, M.| Smith et M.Holland établissent qu\u2019un vaisseau de fer est plus sûr qu\u2019un vaisseau de bois contre la foudre, parce que le fluide électrique répandu, éparpillé de tous côtés, perd sa puissance.Des prolerteurs de cuivre sont d\u2019ailleurs places sur les mâts comme dans les autres navires.\u2014Les effets observés sur les paratonnerres de terre confirment l\u2019assertion qui précède.Dans les expériences fiutes sur l'Archimède, ce navire paraissait marcher par sa pronre volon-; té.\u2014On a fait des expériences aur les effets du canon contre les navires en fer.[en est rhsullé que le boulet fait un trou rond et net, beaucoup plus facile à boucher que les trous éraillés formés dans ie bois.Ona Proposé, pour protèger les machines, Je placer les cnisses à charbon sur les flancs du navire entre les machines et la coque.On a fait à terre, en tant sur des plaques rivées ensemble, des expériences d'après les-! quelles :! paraît possible de protéger les parties vitales du navire, de façon à ce que les machines ne pussent pas être endommagées.\u2014Cetimmente vaisseau sera cematrnit et: équipé pour 2,268,000 francs.\u2014(Ertrail | du Mining, d\u2019apres le Sheffield paper.) Parlem \u2014 CHAMBRE D'ASSEMBLÉE.DEBATS SUR L'ÉMIGRATION 1 hon.M.Sherwood veut appeler l\u2019attention de la Chambre au sujet si important de 1°%- migration, conformément à l\u2019avis qu'il enn.donné l\u2019autre jour.Sa motion a pour but de; faire nommer un crmité chargé de s\u2019enquérir, des meilleurs moyens pout (tciliter l\u2019émigration, eu plutôt 1a colonisation du pays.C'est| un sujet de la plus haute importance, et dont on s'est déjà feauconp ocrupé, tant en Angleterre qu\u2019en Canada, mais qui n'a encore res, la construction est moine chère.En * êté réduit en Sucun systeme.D'où les avan- {Tions.In°y a pas le moindre doute que le gou- | disposition du gouvernement comme caution | i tages qui ont pu quelquefois rasuller des efforts faits dans cel intérêt ont souvent été saisi, de conséquencus (unestes.11 voudrait done\u2018 établir un système de colonisation sur des bases \u2018 solides, etfixer le flot d\u2019une émigration qui, pourrait être à la fois utile à elle-même et.avantageuse au pays.Il ne se propose pas pour le moment d'entrer au long daus les détails de son plan, mais il va en donner un aper-; gu général, 11 ne recommanderait pas qu\u2019on: accordût des allocations destinées à défrayer les frais de voyage et autres dépenses des émigrants, mais les moyens de réaliser les amé liorations intérieures de la province.Voilà comment il proposerait d'augmenter la valeur ; des propriétés, et d'assurer au pays une colonisation plus rapide.El aurait désiré que d\u2019autres plus capables que Jui eussent entreprisla mesure, mais que comme ni les hon.membres du Banc de la Trésorerie,ni d\u2019autres hon.membres ne s\u2019en étaient chargés, il avait do (lui M.Sherwood) en prendre l\u2019initiative.Tlu\u2019entre done pas dans son plan de payer pour l\u2019émigration,mais seulement de l\u2019encourager à se por- | ter vers le pays en Jui donnant l\u2019espoir d\u2019y jouir - aveccertilude de certains avantages après y |conduiré à ce résultat que d\u2019ouvrir et d\u2019amé-! \"liorer les voies de commuuication dans tout: l\u2019intérieur du pays Ÿ On créerait d\u2019abord par là un intérêt nouveau aux classes des travail.' leurs, des petits capitalistes, et des agricul-, :teurs.Cela serait bien plus utile À ces derniers que la mesure adoptée dans la présente session (pour lPencouragement de l\u2019agriculture.\u2018d'aut le monde convient que le manque de voies de | communication est un sujet de plainte univer-: selles, et rien ne serait plus acceptable au peu-| ple de ce pays qu\u2019une mesure qui porterait remède à ce mal, Entre autre moyens propres! à arriver là, il suggérait au comité de décider s\u2019il ne serait pas convenable de recourir à un emprunt d\u2019un million et demi où de deux mil.| |vernement anglais accéderait avec plaisir aur ja garantie de la Îérislature coloniale.Son | Excellence, dans son discours du trône, now siguale les plaintes que le besoin de routes pu |b ues a provoquées dana les townships de DEst, ot regrette qu'on ait en cs moment si jpeu lesimoyens de venir à leur secours.On sait aussi combien on se plaint du même besoin |dans l\u2019Ouest.Le gouvernement a enconragé un émigration des pauvresde la Grande-Bretagne yet les a placés sur les terres incultes, loin des ; jmarchés et ne pouvant duns bien des cas se rendre aux moulins pour faire mondre leurs! grains, tout cela faute de chemins.On avait projeté des chemins de Toronto au lac Huron, t de Kingston à Perth, desquels il serait résulté de grands avantages, et cependant ces intentions n\u2019ont pas été réalisées.L'état des chemins, dans Je Haut-Canada, auquel s\u2019appliquent ses observations, est déplorable ; ils sont impralicables en certaines saisons, telle- [ment que le rapport de lord Durham cite des exemplos où il était impossible À des fermiers ! de se procurer les choses les plus nécessaires à 1a vie.Rien ne se fait À cet ézard À cause de Vétat de nos finances.On pourrait voir s\u2019il ne ,he serait pas ä-propos d\u2019avoir un emprant de deux ou trois millions du gouvernement impérial.Pour cela il placcrait les terres de la cou- tonne et toutes les terres non arpentées À la! du paiement du capital et des intérêts.Dans les colonies du Sud on pourvoit au transport des émigrants à même les terres publiques, mais il croit proposer un meilleur plan.D\u2019après son système, l\u2019argent de la province n\u2019en sortirait pas, mais y serait dépensé, et aurait pour effet de porter les émigrants À y venir s\u20196- tablir.Cela profiterait plus à la colonie que toute la législation des dernières quarante années.Le gouvernement anglais ne pouvait qu'être disposé à avancer l'argent nécessaire, car c\u2019était l\u2019intérêt de l\u2019Angleterre de le faire ; elle y trouverait son compte même en en faisant un don pur et simple, par ce qui lui en reviendrai des résultats d\u2019un placement ainsi fait.Le système adopté récemment aux Etals- Unis y fait décroître rapidement les exportations de la Grande-Bretagne.Ce dérroissement ne se borne pas au pays voisin.C\u2019est donc à ses colonies que l\u2019Angleterre doit s\u2019adresser comme élant des débouchés pour ses manufactures.C®est là une vérité que xes hbemmes d'élat commencent & sentir.Une émigration systématique, assurée par les améliorations proposées, devra nécessairement augmenter Ja consommation des produits de la Grande-Pre- tagne, et donner lieu À des exportations en ape port avec nor importations.En sorte que le système serait également avantageux au pave et Ala métropole.Il était heureux (lui M.Sherwood ) de voir que ce n\u2019était pas un sujet qui pât être en butte à l\u2019esprit de parti, On s\u2019en accupe beausoup dans la tnétropole, et il convient d'y donner aussi notre attention.Maintenant il doit en sonmettre l\u2019examen à la législature, et il est prêt à présenter an comité à être nommé la place qu'il se propose peur effectuer ses vues.Îl cst satisfaisant pour lui de voir que des membres liés avec le gouvernement soient favorables À la mesure, el il propose que le comité dont il s\u2019agit se compose de MM.Sherwood, Morin, Hineks, Me Nab, Wakefield, Boutillier, Cartwright, Papie nean et Roblin.M, Morin dit qu'il avait une vive satisfaction À espérer et à croire que 1\u2019 Angleterre introduisait dans ses vues de politiques coloniale une bien grande amélioration sur le passé, An lieu de chercher & imposer forcément À ses sujets d'origines diverses des institutions el des babitudes auxquelles ils n'étaient pas accoutumés où même qui leur répugnaient, Ja Mé.| tropole, par une heureuse réaction de opiicn publique commençait à \u20ac être arrivée.Qu\u2019y aurait-il de plus propre à ;| mais qu\u2019on leur procurerait Jes moyens addi- | ionnels pour pénétrer jusqu'aux terres inculles |! ronto fondait son plan sur une disposition pré-; sumée du gouvernement anglais & faire les! avances pécuniaires pour ainéliorer les roies de commun la population s\u2019y portôt plus rapidement, et que ces avances seraient probrblement en par.lie gratuites, mais aussi en pntlie fondées sur des garanties locales qui n'aflecteraient en; rien les ressources financières artuolles de la ter d\u2019une part proportionnelle de ces avances à venir, adoptessent les moyens de les racheter.Mais il était entiétemen( opposé À toute me- sûre qui en définitive ne serait qu\u2019un autre emprunt d'in million et demi, où de deux millions, dont la province resterait endettée.Ce n\u2019était paslà non plus le plan de lhon.membre pour Toronto.La garantie sut les terres pu- Hliques, d\u2019après un arrangement équitable envers les ci-devant provinces et envers les deux populations, présentait des difficultés dena les détails, mais elle ne lui paraissait pas impossible, et dans tous les cas il était bon que cette partie du sujet fit comprise duns les délibérations du comité qu\u2019on proposait de nommer.\u2014 lavorisant toute l'énevsie et la capacité d\u2019une lutôt qu\u2019en la fruissant, qu\u2019on dire contribuer au bien général de temps travailler à la population uvail la \"Empire et en méme I perpétuité da son propre bouheur.Les espé- zances de l\u2019honorable membre pour Toronto, ue Pon pourrait obtenit du Gouvernement Aritannique comme dou, ou à des conditions facile, les moyens d\u2019accroitre le défrichement et l\u2019amélivration de ce pays, procédaient de la même pensée sur la justice et la libéralité qui devaient distinguer À l\u2019avehir les mesures adoptées envers le Canada, et il voyait aussi avec plaisir que dans les plans que honorable membre n\u2019avait encore qu\u2019imparfaiteiment développés, il n'avait pas omis la colonisation de la portion surabondante des Cunadiens-Fran- ais, duns quelque partie uccessible du pays d\u2019après le systéme qui convenait le mieux aux sujets de Sa Majesté de celte origine, ct qui vait présidé d'une manière avantageuse à \u2019amélioration primitive du pays.Les Cana- diens-Français en formant de nouveaux établis- semens, et en voyant que non seulement ils trouveraient des facilités à obtenir des terres, et pour les mettre en valeur, seraient pénétrés de reconnaissance, et l\u2019on ne pouvait attendre ne d'heureux résultats de cet ordre de choses.\u2018at le passé, l\u2019éluignement des terres destinées à la colonisation, les octrois injudicieux et réserves qui pesaient sur le nouveau colon, les terres appartenant à des absonts entremé- lées aux auires, la nécessité de payer comptant le prix des terres, et plus que lout le teste, les efforts qui avaient été faits pour priver de leurs lois at de leurs arrangemens sociaux ceux de ses compatrioles de même origine qui su.raient été disposés à sbandonner le toit pater - nel pour aller s'établir œu loin, avaient conti- hué à créer des obstacles presque insurmonta- i bles.n'offrait pas encore on pourrait la changer.Pour lui, il ee réjouirait de voir les habitans du Canada de toute origine plospérer et s\u2019acctoitre, 8 aide des [moyens que chaque civilisation, Isissée & son w\u2019elle était actuellement La toi telle le grandes facilités, mais libre essor, présentait au Gouvernement appelé à opérer le changement dont il parlait.Alors, contens de leur sort, les habitans Canadiens- Frangais et leur postérité, ss foliciteraient de \u201cfaire partie de l'empire, et en commun avec leurs concitoyens d\u2019origine anglaise fendraient ide tous leurs efforts à eltectuer l'amélioration de is condition morale et physique du pays, sous una même et commune rllegeance.La politique libérale à laquelle il faisait ailusion était destinée À avoir un immense ofet.C'était par le commerce et non par les sonf- france des peurile que l\u2019Angleterre avait acquis une si grande prépondérance au dehors | comine nation, et colonies.Elle devait s\u2019appercevoir qu\u2019en effet, en Canale comme ailleurs, là étaient sa force, son avenir et sa gloire.En augmentant la population de cette colonie, elle s\u2019assurait pour ses manufactures des consommateurs amis, et elle ne pouvait en voir aucune parti mauvais æil parce qu\u2019elle parlerait une langue plutôt qu\u2019une autre, et parce qu\u2019elle resterait attachée aux lois et eux institutions qu\u2019elle avait reçues de ses ancélres.La politique commerciale adoptee envers le Canada, dans les derniers temps, était en barmonie avec un système nouveau, qui, mutuellement avantageux à toutes les parties, accroîtrait encore lempire des libertés britanniques, qu\u2019elle avait formé tant de un plus It comprenait que l\u2019hon.membre pour To- ion & travers le pays, afin que rovince.ll n\u2019avait aucuno objection à ce que es districts ou les comtés qui voudraient profi- ti devait dire cependant que la population eanadienne-française était compacte dans presque tous les étahlissemens, que les chemins y.étaient dans un état assez avancé, et ouverly || partout, et qu\u2019ainsi des voies plus.coûteuses de | communication à travers ces Districts tens) draient peu À une colonisation plus dense dans les lieux où elles passeraient, en même teinps ! qu'ils ne serait pas juste de faire ment et la garantie des sommes d ces mêmes districts qui en profiletaient pew.Dans le Haut.Canada au contraire, même dans l'empêcher el ta disperser nu bescin, ot pour dé.peser le paies pensées sur les districts les plus avancés, on grand nombre de terres incultex se trouvaient paitont inter- posbes entre les lots améliorés, par suite du | aystéme de colonisation adopté.Ainsi IA une somme d'argent déprnsée en améliorations pu- + hliques, co-ordonnéesavec un système Propre | 'artillerie fat établi nur le champ de Clontarfs eh À lorcet le défrichement des terren tenues en spéculation, profiterait à tout le districtet y aménerait un auretoit dé population.Chaque district du Haut-Canada pouvait donc à sun [dent de Ia nomi roire que c\u2019éluit en\u2018 gré prendre sa part d'unoctroi impérial aved q pb avantage, et sen déclarer tssponsable, Darin le Bas-Canada, au contraire, la chose élait impossible pour les comlés en seiynetries, ! presque entièrement habités, et où d\u2019ailleurs on netrouvail à proximité que très pet de lors res publiques qu'on put coloniser où qu\u2019oa put donner pour garantie d\u2019un emprunt.De là résultait comme conséquenceque dans la mesure projetée, pendant qu\u2019on pourrait lais- les districts du Haut-Canada, et aussi peut tre ceux des Townships de l\u2019Est, à même de { proiter séparément de ce qu\u2019il comprenait être \u201cPattente de Phon.nembre pour Toronto, il i conviendrait de réserver au delà des établisse- {mens actuels, une propoztion suffisante de terres pour l'établissement de ls population du | Bas-Canada, sous un système qu\u2019oile préfère- rernit, et aussi de réserver une partie des \"deniers obtenus, sous la garantie seulement de \"ces terres nouvellement ouvertes à l\u2019établisse- \u2018ment, pour ouvrir des moyens do communica.\u201ction jusqu\u2019à ces mêmes terres ol à travers sicelles, et aussi pour activer les établimemens lau moyen d'avances pour la bâtisse d\u2019Eglise vet de \u2018Moulins, chose i plus propre & fixer la I\" population.1\" Cette mesure, ainsi que avait dit l\u2019honors- ble membre pour Toronto, n\u2019était pas une *mesnre de gouvernement ou d'opposition, mais ! d\u2019une enquête à l'égard d'un sujet important, sur un ferrein meutre.De |k il résultait que ni lui-même individuellement comme membre de l\u2019administr ni ses Collègues, ne fai- ion d\u2019un Comité une proposition ministérielle, encore bien moins qu\u2019ils | fussent engagés à appuyer on à adopter définie tivement telles ou (elles vues où conclusions.Mais il était aalisfait de voit une enquête proposée, et y accéduit bien volontiers.t= Nous tacherons de donner prochainement la traduction du discours de Mr.Waiok- field sur oe sujet.: EtrsoLUTIOKS que M.Black devait proposer en comité de toute lu chambre, mardi 7 du courant.1.Résolu, \u2014Que l\u2019avancement des connaissan- ers utiles est d\u2019une si grande importance, qu'il mérite \"attention de touslos guuvernements et paru- culidrement celles des gouvernemen(s qui se cons duisent d'aprés les principes de {a constitution brie Lounique.2.Résolu, \u2014Que l'un des moyens los plus eHeu- aes pour promouvoir eel objel iuappreciable, est de facititer Pmtroduction des meilleurs ouvrages sur lex connaissances utilvs, au plus bas prix possible.3.Rézulu.\u2014 Que sans mettre on question le sagesse des réglements qui prohibent l'importation des contrefugons d'uuvrages publiés daus le royau! me-uni, el dunt l'auteur s\u2019est réservé le privilége de le rdimapression, tb ne peut Ôtre, dsno l'opinion de ce comilé, pi sage, ni compa'iblu \u20ac une saine politique, d'entrarer I on yrages pour \"avaucensent des conn es uliles, derils al pus blids ariginairement di pays etrangers.4.Résolu\u2014 Qu'en tonséquence de la situation et des circonalanoge parlicu ières de ce paye, une trës grande portion 8 habitants partétit Is Jan.que française ;et Que, pour © ais, lea princi- prux ouvrages don! olle & in dans trois grandes branches des con z réligion, 1a littérature et le droit, sont eu français, sl doivent venir de France, 5.Résote,\u2014Qu'\u2018une humble adresse voit présentée à Su Mojssté pour la prier de vouloir bien sdope 1er les menures qu'elle jugera convenables, eu sa sagesse, pour fuire disparaître les ol sonnée par les droits considérables que l'acte du parlement impérinl a imposés sur les livres de la be plus haut, et qui sont de nature & « Du Canadien ) Nouvelles d'Europe.ARRFESTATION DE MM.U'CoNNELL, STRELE, A L'Unicarn est arrivé Ner soir, à 7 heures, syed la molle d\u2019 Angleterre du 19 octobre.Les affaires d'irlunde sont entrées dans are pha- senouvells.1.egonvernrment, sorlant enfin de non inactivité, a pris l'uflcnsive conte l\u2019agitation du rappel, et 6 commencd par des mesures plus vigo- reuses qu'on ne Jui suppnea le courage d'adopter.Le dervière et la plus monatrueuse des \u201c ssscre- L'éer monotres\u201d\u201d devait avoir lieu le dimanche 8 octobre à Clontarf, théâtre d'une lutte sanglante qui cut teu dans le onzième alèels entre les Danois envahissenre elles Irlandais.Te parti do rappel devait déployé en ce fie vecesiontoutes ses forces des vaisseaux à vapeursavnient été londs pour amener des rappeleurs de Liverpool, de Manchester, du Yorkshire et d'autres parties de I Angleterre, ot log comtés avoisinant la capitale irlandaise devaient en forme leurs myriades ; In % cavalerie du rappel?\u201d avait requ les ordres de l\u2019evsocintion pour régler res mouvements ; onlin tous kes moyens avaient eté pris pour que cette deruière démonstration Mt de toutes lu plus importante.La sem-dé soir, il parut une proclamation du vice-rol, signée pau tous le turmbres du conseil, probibant l'assemblée comme tendent À exciler la uvernement el de ls cone ii tels qu'\u2019établis par be lof) haine et te mépris du { btution du Royaume- et à vflecluer des changements À ju constitution et | ax fois du royaume par l\u2019intimidetion el per une | démonstration de farce physique, et enjaiguant à lqaus magistrats et autres de prêter main foris pour ! convrir et poursuivre ceux qui y prendraient parte Les autorités ee mirent aussilôt en devoir de donner suite & celte proclamation ; toutes Soe foresd wilitairas disponibles furent thi-es sur pied, on dixribue aux soldats soixante rondes de cartouches nvee di ee pour vingt-quatre heures; un pare \u20184 M.OConnell n\u2019ebt pan, par Une conire-procias 1» opprelume, empêché le peuple de s'ameme conséquences aurnient été déplorable telle est sa popularité, tant est grande ou Bf Me -\u2014 E 1843.\u201c LA MINERVE,\u2014NOVEMBR \u2014 \u2014 Is minorité de ce corps se présente en mul on afinence sur ses compatriotes qu'ils obdirent À 64 roclamation & toi, et l'assemblée n'eut pas [LL durant toute la journée du dimanche, la route antre Dublin et toutarf (distance de tro quatre wiles) fut couverte d'une fonte épaise de Een qui allaient et revenaieot, mais À n'y ent aveur éétore dre, aucuns (roublea; d'innuceales profane entre In populace de Dublin, vive et si spirituelle, et les solilats qui bordaiant la route el ceupaient be chimp, fournirent de l'amusement sux fsmeurs, mais il n'y eut cran de plus sérieux.Les chuses en t là le samedi soir.; er deals ustin, une grande assemblée de de l'association eut lieu au théâtre de In ruo de l'Abbaye, la Halle eux Blés (Corn Exchange), Vieu ordinaire de ses réunions.n'étant pas assez spacieuse, M.O'Connell harengue l'assemblée sur || tes événeMents de la teille, et dit que si le gonver- | nemout ne vouluit pas l\u2019effusion du sang, 1) avait [| pris fes moyens Jes plus efficacen pour le faire ré-|i pandre, I!'conseilla la soumission à laloi.annon- Ça son attentivn de faire tenir des assemblée multanées dans toutes les sses d'Irlande, pour adresser à Sa Majenté des pélitions en faveur du rappel, ot déclara que rien ne pourait a-célérer l'accomplissement de ses désirs autant que cette intervention du gouvernement.La voir il 9 eut un grand banquet à Is Rotonde, te plue grand, dit-on, qui sit jamais eu lieu à Dublin, et M.O-Connell y présidail.11 ne o\u2019y passa rien de remarquable, non plus qu\u2019à une autre as: semblée de l'association qui eut lieu le Mercredi.Comme la semaine avançait, toutes sories de Wrulle se répandirent dune le publie erneernent les mouvemens futurs du gouvernement, Enfin, le vendredi soir, les jouranux de Dublin annoncèrent que M.O'Connelt devait être nrrêté le lendemai ents nouvelie produisit la plu dans la eapitals.Tout le mond vive ; une foule da personnes erntral de Police.M, D'Connell de Merrion-Square ; et aprés qu\u2019il eut communié lo lendemain matin, le sniliciteur de la couronne vint le trouver pour savoir à quelle heure jl fui con- \u201cviendrait de l'accompagner chez le juge Burton, On fra 3 heures.M.O'Comnell s\u2019y rendit à l'heure indiquée.et donna le caulionnement exigé, lui-mb- me en £1000, et deux cautions en Æ500 chacune, pour comparaître le prernier jour de la session qui devait s'ouvrir ev commencement de novembre, el répondre aux accusalions portées enntre d\u2019avoir conspiré pour forcer Su Majesté, per sabsents du Conseil lors de la décision de la ;ment la rés l dire à paru vouloir nager entre deux eaux en \"|i McKay, Dickson, Diapes, P.Sherwood, et Morri des 0 ants les plus tenances et D | ; les plus entétés, Hr etendunt Te la question | pour faire valoirses prétentions au sujet du « | avait déjà été décidée dans cette session at \u2018siège du gouvernement, mais elle a donné à qu\u2019on ne pouvail plus dés lors s\u2019on oceuper.M.\u2018 peine signe de vie.M.Jamieson a résigné hl Carron à fait, en français, un long et excellent présidence du Conseil Législatif, et sa resigne- | discours, daus lequel la conduite de la mino- tion a été acceptée de suite par Son Excellence, rité du cosseil au sujet du siège du gouverne- qui s'est aussiôl empressé de faire annoncer ment a été impitoyablement mise À nu et con- cette nouvelle su onseil, le prévenant en damnée.Je vous envetrai ce discours que je , même temps qu\u2019un nouveau président lui se- recommande d'avance à l'attention des lec- \u2018tait présenté demain.Le Conseil ne pouvant teurs.Lorsque la majorité s\u2019est prononcée, proceder, faute d\u2019un président régulier, s\u2019en un des chefs de l'opposition s\u2019est levé et à an- Lot improvisé un, afin de pouvoir procéder à noncé qu'it se retirait et allait protester, Sur\" UN ajournement, sans trop arrêter à la ques- quoi tous see adhérens de suivre son exem- tion de savoir si l\u2019acte constitutionnel lui con- le, au grand étonnement du conseil, encore fare ce pouvoir.A tout événement si ces mes- |i Intigné de la conduite tenue l'autre jour par la sieurs eussent été obligés d\u2019étire leur domicile minorité.Le bruit court de nouveau que M.sur le froid parquet, jusqu\u2019au lendemain, au Jamicson va résigner la présidence, mais je ne ; Fisque de prendre le rhume, et, ce qui pis est, sais jusqu\u2019à quel point ce brnit est fondé.Le d'y être pris par la famine, c\u2019est un désastre, bill de M.La Fontaine pour l'indépendance! dont on n\u2019eût pas manqué de rendre Sir Ch.du parlement a été approuvé en principe par | Metcalfe responsable, quoiqu\u2019i! se trouve lui- le Conseil qui, À ce qu\u2019il parait, se propose de même, par rapport à ceux qui voudraient tien ne l\u2019amender qu\u2019autant qu\u2019il a rapport au Con- |; condeseendre À monter sur le trône législatif, \u2018seil Législatif, sauf ensuite À proposer lui- [dans un cruel embarras, 1\u2019embarras du choix.| même une mesure analogue pour ce qui le\u2019 Muisla prévoyance de la majorité est venue fort | regarde.Trois membres, dont l'opinion n\u2019était i d-propos en aided Son Exce lence.Le bruit que | pas douteuse en faveur de Montréal, étaient je vous signalai, comme circulant ici relative-, igoation probahle de M.Jemieson question dont-il s'agit, ce sont les honorables s'est done réalisé, et ce monsieur aurait en MM.Baldwin, Fraser et Pemberton.Faussent.| core une consolation dans sa retraite, 3 ils été présents, la majorité avrait été de 21.lieu de mettre sa consistance dans LU poche, i On à remarqué dans la Chambre dAssemblée, \u2018n'avait été obligé de l\u2019en ôter.Maintenant on | que MM.Neilson et Black se trouvaient ab= \u2018ne parle plus ici pour le quart d\u2019heure, dans les sents lors de la division sur la motion en faveur \u2018cercles politiques, que de son successeur en: de Montréal.M.Black avait pourtant fait \u2018expectalive.La rumeur publie à d\u2019abord dési- voie qu\u2019il l\u2019appuyait, dans un discours fait le gné M.Caron, le maire de Québec ; mais plu- | i | Un journal du Haut-Canada dit que les dif férens dons faite par Son Excellence sir Charles Metcalfe, depuis son arrivée en Canada, se montent doit à plus de £2,000.Lord Falkland, gouverneur de Ja Nouvelle- Ecosse, vient de lancer une ; aclamation par laquelle il dissout le parlement de cette province, Les writs des nouvelles élections sont retournables le 11 janvier prochain.Dernièrement un certain nombre de commis, des magasins de marchandises sèches, se sont réunis en meeting, pour demander, par pétition, aux marchands de cette ville, de fermer leurs magasins à sept heures du soir en hiver.Quel- ues-uns de ces dermiers ont répondu par une annonce dans les journaux, qu\u2019ils accédaient à Ja demande des commis, c\u2019est-à-dire de fermer leurs magasins 8 7 heures du soir, du 15 novembre au 15 mars inclusivement, Voici les noms des marchands ont signé l\u2019annonce.\u2018Thomas Mussen, Benjemin & Brothers, À.Laurie & Co, Robert Campbell, Waddel Smith & Co.J.Arthur & Co.H.Lionais, H.Mathewson & Co, i R.Watkina, J.& G.Dunnett, J.M.Reid, J.H.M\u201cVey & Co, Duncan M\u2018Entyre.©, Hodges, Ed-! ward Thompson, A.Tamiton, Gattarneau & Roy, | .Gillespie, J.M.M'Kay & Co, Killeny & I.gne, William Gibson.James Dufaix, A.Brenuit $ Co, Herkin & Badeaux, 8.& D.Milligan, Andrew Feeny, John Johnson, John M*Naughten, D.Mae: ay.Prince Albert, tel est le nom donné à un nouveau Steamboat en fer construit à la Fonderie Ste.Marie, de cette ville, et qui doit rem- soir même, et on pourrait presque en dire sieurs pensent que ce serait une mauvaise po- autant de M.Neilson qui, cependant, il fautle litique de priver Je parti libéral au conseil d\u2019un aussi puissant auxiliaire, Il est aussi for- \u2018tement question de M.Peter M-Uill, et Lon | - dit même que le gouverneur général l'aurait Voici les divisions qui ont eu lieu au conseil fait mander auprés de lui, et qu\u2019à la suite | sur la motion et l'amendement touchant Ja \u2018d\u2019une entrevue avec Son Excellence, M.question du siège du gouvernement.Métill aurait déclaré avoir refusé la place à Tour Pamendement : Les Hon, MM.De- \u2018cause de ses affaires qui exigent sa présence à : Blaquière, W.Morris, Alex.Fraser, Crooks, .Montréal.Le nom de M.Viger surgit pour afl Fergusson, Macaulay, Hamilton, McDonald, ! deuxième fois, mais on ignore si ce monsieur serait disposé à l\u2019accepter dans le cas où elle | cette occasion.placer la Princesse dans Ia traverse de Laprai-) rie.Ses mouvemens sont faits sur un nouveau rincipe et prennent bien moins d'espace que\u2018 es anciens.Ce steamboat a fait sx première traverse mardi.Hier la Princesse et le nouveau steamboat ont essayé leur force, il paraît que le Prince Albert sera le plus fort, C*est le remier vaisseau en fer qui ait navigué sur je St.Laurent.Canadian Almanac and General Remembran- cer.\u2014 MM.Armour et Ramsay ont eu l\u2019heu- | monstrueux œuvre du collège M
de

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