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Titre :
La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
jeudi 6 avril 1843
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1843-04-06, Collections de BAnQ.

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[" ++.VOL.XIE.SGA USA Le IMPRIMEE ET PUBLIER PAR LUDGER DUVERNAY.CONDITIONS DE CE JOURNAL, LA MINERVE parsit trois fois par semaine, le LUNDE, le MERCREDI et le VENDREDI, durant la saison des affaires, et Le prix de Pebonnement est de QUATRE R pour la poste quand le journal est enveyé par cette voie.deux fois Ja semaine pendant l'hiver.E PIASTRES PE ag, outre une ia re \u2019abonnement est payable Avance, et une addition de 2.6d.sera faite par chaque année à ceux qui n'euront as payé d'avance ou À première demande.&7- Ceux Soivenl en donner avis un mois avant leur date échue.qui veulent disconlinuer, Toutes les lettres, correspondances, &c.doivent être adressées, francs d rt, à Luposn Duvenvar, au bureau du journal, rue St- Vinceat, No.13 © ports ELA.JOURNAL POLITIQUE, LITTER AIRE, AGRICOLE, COMMERCIAL ET D\u2019 * AMA cLavsstA GLA L ARAMA ARAN NO.a5.Seven: Seabees MONTREAL, BAS«CANADA, JEUDI SOIR, 6 AVRIL 1843.PRIX DES AVERTISSEMENS, Six Lignes et au-dessous, première insertion, 9s.6d.ot 7 1-24.cheque suivante.Dix Lignes et au-dessous, première insertion, 3s.44.et 10d.cheque suivante, Au-brsus de dix Lignes, première insertion, 44.par ligne, et 1d.par chaque ligne pour les insertions subséquentes.\u201c Les avertissemens non accompagnés d'ordres écrits seront insérés dans chaque feuille Jusqu\u2019d ce qu\u2019ils soient contremandés et débité\u201d en conséquence.Ou traite de gré-à-gré pour les avertissemens d\u2019une vertaine étendue, et qui dois vent être publiés plus de ix Mois, ) ANNONCES.\u2014 MELANGES.La Banniere de Snint Nicolas, 1561, (Suite et Fin.) TI pouvait être dix heurrs du soie (heure fortavancée à cette époque), un pelit homme envelappé dans un ample manteau tra- versaitle pont de bois de la Tournelle, et mulgré une pluie mêlée de neige qui com- mençail à tomber, gesticuluit sur les planches tremblantes fi pont, en élevant de temps à autre les mains vers le ciel, l\u2019homme au manteau arriva enfin & la porte de la prison et y frappa avec violence.Mais personne ne lui répondit.I! hucha encore, il appela ; mais plue il heuriait, plus il 9%.illait, moins on faisait mine de lui ouvrir.nfin, ennuyé de l\u2019inutilité de ves tentatives, le bonhomme saisit une chaîne de fer qui correspondait à uns cloche félée destinée à signaler les incendies et il l\u2019ébranta avec fureur.Aussitôt le judes du guichet s\u2019ouvrit avcc | fracas : une figure éclairée par les retlets! d\u2019une lanterue sourde n'y montra et deuan- da d'une voix brusque :\u2014Qui est là 1 \u2014 C\u2019est moi! c\u2019est moi, répondit l'hoi- me au mante.t, \u2014Qui, vous Ÿ où le feu s'est-il décluré ?Le feu ne west déclaré nulle part ; c'est moi qui n\u2019ai trouvé d'autre moyen de! me faire ouvrir céuns que de sonner la clo-| che des incendies.Vous dorinez tous com- ne des castors.\u2014S'd ny à point d'incendie, laissez - done les gens en repos répondit le guichetier en retirant sn tête du judus, \u2014 Eh! eh! Claude Simon ! est-il possible que vous ne reconnaissiez pas le vcix de l\u2019umi de votce maîire, du seigneur Hugues de Buisjourdan 1 Regardez-moi donc su maven de votre lanterne, et ouvrez-moi \u2014 J'ai beau vous regarder, fit la tête du guichetier en s\u2019ecarquillant les yeux, je ne vous connais pas, \u2014 Comment, Claudo Simon, vous ne reconnaissez par messire Nicolas Lepelit, bâtonnier de l\u2019ordre des avorats, et le viel! ami de votre maîire etuexgueur, Etou-vous frappé de cécité comme les habitans de lu ville maudite de l\u2019Ecriture ?\u2014 Ah ! uh len effet, jo crois vous re- eonnalire actuellement ; mais qui diuble, messire lâtonn:er, aurait pu vous deviner à celle heure, ot aflublé de ce tmanteau, qui| vous donne plutôt l'air d'un capitaine de lansquenels que d'un avocat! Eh bien, mesure, qu\u2019y s-t-il pour votre service ?\u2014 Ouvre-moi, Claude Simon, et annon- ce-moi à ton maître.II faut que je Jui parle absolument, \u2014 Monseigneur de Boisjourdan est cou- ché depuis plus d\u2019une heure, et, avec la: meilleure volonté du monde, je ne pourrais vous ouvrir, car on lui remet chaque soir les clés.Venez demain matin d'aussi bonne heure que vous voudrez, et vutre affaire eut dans le sac.\u2014 II faut que mon affaire soit terminée dès ce svir, Claude Simon, etil est de la dernière importanéb que je voie ton maître à l\u2019inntant même.Réveille-le, vas chercher la clé et ouvre moi.\u2014 Comment, monsieur l'avocat, vous voulez que je réveille un malheureux vieil-| lard qui, depuis ln journée d'hier, à vieilli de dix uns par des chagrins dont j'ignore la cause, Cela werait d\u2019une barbarie sans exemple, et tout gedlier que je suis, je ne saurais me résigner à commeltre une semblable action.Le sommeil est le baume des affiigés, M.l\u2019avocat, laissez reposser en paix mun vieux maître, etrevenez demain.\u2014 Par les trois vertus thévlogales, lu ferais perdre patience à un saintinterrompit maître Nicutas Lepelit en frappant la terre du pied avec colèrs.Vus réveiller ton maître, je prends tout sur moi, et jo suis certain qu\u2019il ne trouvers pas mauvais que tu aies cédé à mes instances.Mais vas vite, car il pleut horriblement, et, malgré l\u2019épaisseur de mon vêtement, je sens l'eau qui me traverse et me gagne.\u2014 Vous me répondez donc 1.fit encore malignement Claude Simon.\u2014 Je te réponds de tout, dit le bâtonnier impatenté.Cours vole 6: reviens, Au bout d- quelques minutes, qui parurent dew viécles à maître Nicolas Lepetit, lo geôlier revint, et ouvrit la bienheureuse orie.Claude Simon précéda, srmé d\u2019une lanterne, le visiteur duns lee sombres dJé- tours des corridora, et ils arrivèrent bientôt dans l\u2019appartement Ju gouverneur de la Tournelle.Hugues de Boisjourdan, emmailloté dans une énorme rhingrave garnie de fourrures, était assie-dans un gothique fauteuil au coin d'un fou titanesque.La figure du vieillard était triste ot grave, en sora enirer son ancien ami le bhtonnier de l'urdre des avo- cats, ces deux sourcils se repprochère et sn bouche ce contracla.\u2014 Venez-vous messire, dit-il, réitérer à cetie heure voire invitation à la procession de St.-Nicolas, ent là le but de voire visite, je dois vous répondre à mon tour nescio vos.\u2014 It s'agit bien de procession et de nescio vos, se:gnour Hugues de Boiejourdan, interrompit le bâtonnier, vous voyez devant vous in homme anéanti, terrsssé, foudroyé, peru Et le bâtonnier, en prononçant chacune de ces épithètes, jetail son mauleau, son bonnet, son mouchoir,et ses gants sur le plancher, Que vous est-il donc errivé maître Nicolas Lepetit ?Des seigneurs de la cour auraient-ils enlevé votre fille de vive force ?vous sursit-on volé vos menuscrits ou votre coffre-fort ?\u2014 Pis que cela, seigneur Hugues de Boisjourdan ! \u2014 Pis que cela ?\u2014 Oui, pis, cent fois pis ! C\u2019est le bâ\u2018on, c'est la bannière de l'ordre, confiée de temipa immemorial au chef des avocats, qui à été enlevée à mon nez et à ma barbe par astu- Ce, ruse et magie.Ab ! mon cher gouverneur, quelle eatastrophe ! Que vais-je devenir, où me cacher, où fuir pour échapper aux reproches, aux tribulations qui me menacent ! \u2014 Etes vous bien sûr de ce que vous avancez-là, messire 1 Si j'en nuis sûr?très oûr, et encore eat-Ce à votre fils que j'ai l\u2019obligation d\u2019avoir tout appris, quand je n\u2019endormais encore da.s une trompeuse tranquillité.\u2014Mon 6is! la bannière ! que signifie tout cela ?=Oh | ceriestune autre affaire, un fait subsidiare qu'il faut que je vous apprenne en passant.Imoginez-vous que ce matin un lourdeau de mensnger cherchait à parler à Issbeau.Vous connuissez ma vigilence ; jo ni\u2019enpaesi du billet dans lequel votre file demandait a ma fille un entretien pour lui fuite ses adieux.\u2014Je punirai exemplairement Michel de cet oulili de ses devoirs, dit austèrement le gouverneur.\u2014Ne le purissez pas, interrompit le bâtonnier, je m°y oppose : sans lui j'ignorerais encore que je suis volé, Îsref, je reçois le tendre billet, et sans en dire mot, comme vous pouvez le penser,é Isabeau, je vais au rendez-vous à sa place.\u2014Après, fit le gouverneur.-\u2014Apres, j'ai recueilli les paroles que Michel croyait adresser à ma fille, et dans cet entretien, dont il faisail tous les frais, je me suis convaincu qu'il est encore, comme il a toujours été, un probe et loyal garçon.\u2014Je le sis ; mais après ?fit encore le gouverneur, \u2014Après! nous y voilà.En me remettant, car il croyait avoir affaire à ma fille, un petit drageoir qu\u2019elle lui avait donné, il y a de cela pe ans au moins, il lui dit, avec une expression de regret, qu\u2019il voudrait pouvoir me reslituer ce qui m\u2019a été volé.J\u2019apprends que c\u2019est le bâton ; je me précipite dans ma maison, je monte en toute hâle à ma bibliothéque, et je me convaincs que Michel m'a dit la vérité.Dans une aussi fatale conjoncture, je ne puuvais avoir de recours qu\u2019en voue, et me voilà, \u2014Et qui eoupçonnez-vous de ce larcin sacrilége Ÿ dit le gouverneur.\u2014 Trois vauriens qui sont venus ce matin même dans mon logis, sous prétexte de visiter leur tante Gertrude.\u2014Prenez garde d'accuser à faux, maître Nicolas, \u2014Qui diuble voulez-vous donc que j\u2019accuse, si ce n'est ceux que la voix publique désigne.Ce qu\u2019il y a de certain, c\u2019est que logisa vu sortirce malin Lrois hommes portant un bâton enveloppé d\u2019un fourreau de serge grise : ila cru, les clers de la Sie-Chapelle qui venaient chercher les invignes dintinctifs de ma dignité pour la fête d\u2019après demain.\u2014Pesex bien les conséquences d\u2019une plainte, maître Nicolas Lepetit, co serait grand dommage d\u2019accuser les propres neveux d'une vieille domestique qui depuis quarante ans vous sert avec zôle et ficlélité.\u2014J\u2019accuserais eux et elle s\u2019il le fallait, et, je férais pendre la tante et les neveux sans regrets, si j'étais bien ofl.de mon fait.Mais il n\u2019en est pas ainsi, et wvant den venir\u2019 suscandale d'un procéa criminel qui me cou-, vrirnit de ridicule, car de mémoire d'homme | on n\u2019a vu de bâMtonnier eo laissereniever son bâton, je voudrais employer des moyens plus doux.\u2014Mensire Nicolay lit, réplique le uverneur,sans faire semblant de sompren-| re la dernière phrase de l'avocat, je prends beaucoup de part à l'accident, au malheur le parcheminier qui demeure en face de mon ra\u2019a-t-il dit, que c\u2019étaient; er même, si vous voulez, qui vous arrive, mais je vous conseille d'aller prendre du repos et de vous calmer ; demain il sera temps d\u2019aller trouver le prevôt de Paris, voir même le lieutenant criminel du Châtelet et le procureur général.| \u2014Et c\u2019est précisément ce que je ne veux pas faire, interrompil impélueusement le itonnier, ne voudriez-vous pas que je prise une trompette pour aîler proclamer mon in- fornale aveuture.Si j'étais assez mal ins- \\piré pour aller faire mes doléances chez M.le lieutenont criminel, ou chez M.le pro- leureur-général, je deviendrais aujourd\u2019hui même la fable de Paris, et mon aventure j courroit la même nuit toutes les helles ruel- \u201cles de le cour et de la ville.Non, seigneur , Hugues de Boisjourdan, il faut ptus de poti- itique que cela.D'un autre côté, je sens fort bien qu'il me faut, à tout prix, reconquérir mon bâton de Saint-Nicolss, car que di- rait-on, mon Dieu lL.après demain, à la cérémonie de la Sainte-Chapelle, si l\u2019on voyait «es avocats marcher sans leur bannière, et le hâtennier sans son hiton 1.\u2014 I! faudra cependant bien vous résigner d'avance à paraître eans le bâton ; votre cérémonie ; car quelque diligence que |l'on puisse employer, il sera impossible de | metire [a main avant huit jours sur le corps jdu dé'it, en supposant que les larrons lars- sent la bannière intacte, ce qui est douteux.\u2014Ne me dites pas cels, seigneur de Bois- jourdan, exclama maître Nicolas Lepetit; vous me lordez le cœur ; vous ine mettez à la que-tion, à la torture.\u2014Vous altachez trop d'importance,eon= tinua le vieil Hugues, à ce bâton qui mar- nue bien Votre dignité, mais qui ne [sn constitue pas.Veus pouvez certainement vous en passer ; une fois n'est pas coutume.- \u2014 Un vieux guerrier peut-il raisonner de la sorte ! Mais, venérable Boiajourdan, no= tre ordre sans bannière, c'est une légion romaine saus son aigle, c\u2019est son régiment sans drapeou, Notre bannière de Suint\u2014Ni- Colas, c\u2019est nutre Jabarum noire palludium notre oréflumme.Dites\u2014moi un pen, vous, vieux guerrier, qu\u2019auriez-vous fail, lorsque vous êliez dans la troupes du roi, au sergent qui aurait laissé prendre son drapeau ?Arqueburé jusqu\u2019à ce que mort s\u2019ensuive ! dit le vieux capitaine.\u2014 Nous y voilà ! Et bien moi, ce ne sont pas le erquebusados que je crains ; c'est le fen rou\u2018ant de quolibeta et de lozz18 qui va n\u2019asssillir, Le eune barreau surtout, anquel je reproche son luxe et l'abandon qu'il fuit des us et coutumes du palais, ne m'épargnera pas, seigneur Hugues, vi vous ne me prétez votre secours.\u2014 Eh ! que voulez-vous que je fasse ?bon Dieu ! = Vous aves ici, sous votre responsabilité persunnelle, des gueux de toute espèce qui peuvent me mettre sur la trace des véritables larrons.Lächez-les mon cher Hu- ques, et les récompenses que je promettrai auront dix fois la vaieur de l\u2019objet dérobé.Qu'on me rende ma bannière, et je me désiste de toute poursuite ultérieure\u2026 Voyons, mon vieil ami, aidez-moi, secourez-moi ; ne me laissez pau ainsi en proie à un scandale prochain.\u2014 Vous voyez donc, enfin, dit Buisjour- dan en tirant le cordon d\u2019une clochette, qu\u2019un simple gouverneur de la Tournelle est bon à quelque chose.Et maintenant, mon ancien ami, si je répondais à votre ambition et à votre orgueil (car je ne me le dissimule pas, c'est la crainte de n\u2019être pas réélu, et la peur des pasquinudes qui vous tourmentent fe plus) par ces deux mots barbares que vous tn\u2019avez jetés au cœur hier soir : Yescso vos.\u2014 Oh ! des récrimations, interrompit le bâtonnier, est-ce là le moment d\u2019ea faire ?Et qui vous dit d\u2019ailleurs que je n\u2019aie pas depuis lors mis d\u2019eau dans mon vin, qui vous dit que je ne me suis pas déjà repent:.Hein ?= Lu bannière retrouvée ferait bien vite évauvuirtoutes ces bonnes et généreuses dispositions, Gt le vieil Hugues d'un air narquois.= Ne croyez pas cela, mon ami, ne croyez pas cela, répondit le bâtonnier, je vous engage ma parole qu\u2019lsabean devien- dea sous huit joure l\u2019épouse de Michel.= Hum ! hum ! fit Hugues.= Je donne à ms fille douze cents écus d'or de dot, et j\u2019uchète une charge de con- weiller au parlement & votre flv.\u2014 Hum ! bum ! continua le vieux gouverneur, == Quel incrédule, reprit le bâtonnier, le mariage se fera dans huit jours au plus tard ; demain, demain soir nous signerons le contrat, et nous procéderons aux flanguilles, Cels vous rit-il, mon vieil ani ?= Le gouverneur \u2014 Voules-vous res silence.; conditions en- core ?continua le bétonnier, je œuis prêt à satisfaire à toutes vos exigences, En ce moment la porte de la chambre 1|s'ouvrit, et Michel entra précipitamment, |jlenant à ln main la glosieuse bennidre de Saint-Nicolas, \u2014 Messire Lepelit, e'écria-t-il, en lui montrant les radieux insignes du bâtonnat, mes efforts ont élé couronnés de succès ; [jai retrouvé votre bannière ; je vous la remets sans condition, prenez-lu, et que Dieu vous protège.Le bâtonnier, à le vue de son guidon, oé- tail précipité dans leu bras de Michel.II serrait tour à tour contre son cœur le jeune |hemme et la bannière.Jumais soldat ne qu\u2019un ennemi momentanément vainqueur lui avait enlevé.\u2014 Michel, mon fils, s\u2019écria le bâtonnier (|dans l'excès de sa joie, mon épargne te faut jretrouva avec plus d'ivresse le drapeau |: du porte à quel prix! Il devait d\u2019ailleurs avoir aussi son charme co moment où l'aigué er déchirante trompette de l\u2019archange perce- rail l\u2019oreille des hommes.Alors du dunjon du clofire, du sillon, an rire terrible eût éclaté au milieu des pleurs, Cet effroyable espoir du jugement dernier s\u2019acceut dons les calamités qui précé- dérent I'an 1000, ou le suivirent de près.Une peste terrible désols l\u2019Aquitaine.La chairdes malades semblait frappée par le feu, ee détachait des os et tombait en pourriture.Ces mieérables couvruient les routes des ieux de pélerinage et ussiegesient les i églises ; ils s'étoufaient aux portes et #\u2019y \u2018entasvaient.La puanteur qui entoursit ls églises ne pouvait les rebuter.La plopart des évêques du Midi oy rendirent et firent apporter leurs reliques.La foule nugmen- tent, l'infection aussi ; ils mourraient sur ies reliques des sointe.Ce fut encore pis quelques années aprés, conseiller au parlement, et ma reconnais wance le fait l\u2019époux d\u2019isabeau.Puis, se retournant vers le gouverneur de la Tournelle, et lui tendant la main.= Mon vieil ami, dit-il, abjurons aur cette bannière notre courte inimitié, soyons l'ami comme devant, et oubliez mon refus d'hier, en faveur de mon adoption d\u2019aujour- li d'hui.\u2014 Les vieux soldata n'ont pas plus de rancune que les vieux lions, 9e prit à dire \"Claude Simon qui était entré, appelé per la clochette.Ça, mon maître, embrassez {| monsievr Pavacat, et que tout soit dit, Lea deux vieillards ee tinrent longuement étreints.\u2014 Ah ça ! monseigneur, dit encore Claude Simon, ne faut-il pas que les malheu- feux re ressentent un peu de la joie de la (Famille ?\u2014 La liberté pour tous ceux que je puis [délivrer de ma seule autorité, dit Hugues ide Boisjourdan, et qu\u2019ils apprennent, qu'au- ijourd\u2019hui comme toujours, la bannière de l\u2019ordre des avocuts, est le gage tuiclaire de le triséricorde et de la liberté.Huit jours anrès l'événement que nous von na de raconter, l\u2019église métropolitaine de Notre-Dame avait peine à contenir l\u2019affluence proiigieuse de personnes quise pressaient dons la nef et les bus côtés.L'évé- La famine ravages tout le monde, depuis {rorient, te Grèce, l\u2019Jtalie, la France, l\u2019An- {gleterre.Les riches murgrirent et pd'irent ; les pauvres rongèrent les racines des forêts ; plusieurs ve laissérent aller à dévorer des chaire humaines, Sur les chernine, les forts [saisisssient les faibles, les déchiraient, les rôtissaient, les mangeaient.Quelque uns préventaient à des entans un œuf, un fruit, Cette rage ulla nu point que ls bôte était plus en vûreté que l'homme.Comme si C\u2019uût été un usage désormais établi de manger de la chair humaine, il y en eut un qui usa en élaler et vendre dans le marché de Tournue ; 11 ne nis point ot fut braié.Un autre alla pendant la nuit Jéterrer cette même chair, la munges; et fut brûlé de même.Dans la forêe de Mâcon, un miséroble svait une chaumiére où il égorgeait ceux qui lui venoient demander lhospitalilé 3 on ÿ trouva quarante-huit têtes d'hommes, de femmes et d\u2019enfans.Une autre calamité survint ; les loups alléchés por la multitude de cadavres sans cépullure, commencérent ñ s'attaquer sux vivans.Alors les gens craignant Dieu vusrient des fasses où le file traluait son 8, le frére sun frère, ln wére son fils, quand ils Jes voviient défullir ; que de Paris mariuit nu maître autel le con- veiller nu parlement Miche! de Boixjourdun, ot Isabeau Lepet t, fille du très honorable bâtonnier de l\u2019ordre des avocnts, ! Horace Raissox, \u2018 LA FIN DU MONDE.| C'était une erreur universelle, su mayen- âge, que le monde devait finie avec Pan | 1000 de la naissance de Jésus-Christ.De, graves docteurs avaient eux-mêmes, dans; leurs écrits, accrédité certe cray .En ces lemps de miracles de légendes où tout || apparaissait bizarrement, comme à travers! (|de sombres vitraux, on pouvait douter quel la réalité visible fût autre chose qu\u2019un! songe.Les merveilles composaient la vie; commune.L'armée d'Ollon avait bien vu safran.Le roi Robert, excommunié pour| avoir épousé sa parente, avait regu dane res bras un monsire, Le diable ne prenait , plu la peine de se cacher ; on Pavait vu &; '{Rome 8 présenter solennellement devant! un mogicien.Au milieu de tant d\u2019apparitions, de visions, de voix étranges, parmi\u2019 les miracles de Dieu et les prestiges du dé-| le soleil en défaillance, jaune comme du ° et le survivant désespéiaut de la vie, n\u2019y je- (tait souvent après eux.| Cex'excessives mivères brisèrent les \u2018œurs et leur rendirent un peu de douceur et de piété.II micent le glaive dune le fonrrenu, tremblant eux-mêmes sous le gluive de Dieu.Ce n\u2019étuit plus la peine de ce battre, ni de faire la guerre pour veite terre maudite qu\u2019on allait quitter, De vengeance, on n\u2019en avait p'ue besoin; chacun voysit que son ennemt, comine lui-mênie, avait peu 6 Peudont les jours saints de chaque semaine, du mercredi soir au lundi mw toute guerre étaient interdue ; c\u2019est ce qu Dans cet effroi général, la plupart ne trouvatent un peu de repos qu'a l\u2019ambredes églises.Îla appurtaienten foule et met- \"taient sur Pautel, des dunations de terres, de maisons, «le serfs, Tous ces actes * Le soir du monde approche, disent-ils : chaque jour entusse de nouvelles ruines; | église, pour le remède de mon âme, etc.etc.\u201d ou bien encore : \u201c Considérant que le servage est contraire à lu liberté cluéticnne, mon, qui pouvait dire si la terre n\u2019allait pas | un mnatin se résoudre en fumée, au son de | la Yatale wrompetie Cette fin du monde si triste était tout ensemble l\u2019espoir et Veflroi du moyen-oge.Voyez ces vieilles statues, dans les églises\u201d grimaçontes dans leur raideur contractée,! Pair suffrant comme la vic, et laides come\u2019 le mort ; voyez comme elles implorent, les mains jointes, ce moment souhaité et ter=|, rible, cette seconde mort de la résurrection qui doit les faire sortir de levra ineffubles | tristesses et les faires passer du néant à Tétre, | du tombeau en Dieu.C\u2019est l\u2019image de ce; pauvre monde sans espoir vprès tant de | ruines.! Charlemagne ven etait allo aussi.christienieme avait cru d\u2019abord remédier| aux maux d'ici baw, et ils continuuient.! Malheur sur malheur, ruine aur ruine ! | failait bien qu\u2019il vint quelque chose, et l'on, attendait, captif attendait dans le noir \u2018 donjon, dans le sépulcral in pace , le serf attendait aur son willon, À Pombre de l\u2019o-;; dieuse tour; le moine attendait dans les abslinences du cloître, au milieu des tenta-!l tions et des remords et des visions étranges, misérable jouet du diable qui fotâtrait continuellement autour de lui, et qui, le soir,\u2019 tirent sa couverture, lui criait gut-ment : Tues damné ! | Tous souhaitaient sortir de peine, et n'im- j'affranchis un tel, mon serf, de corps, iui ses enfans, etc.\u201d Mais le plus souvent, tout cela ne lew ressurait point.Ile axpiraient à quitier l'épée, le baudrier, tous les signes de la milice dusiéècle ; ilsse réfugiaient parmi les moi- des dixième et ouzième sidcles, maigre et nes et sous leur habit ; ils leur demandaient : dans leurs couvens une toute petite place où se cacher.duce et lesrois, de devenir moines ou frères convers.Environ trois ans après l\u2019an 1000, l\u2019humanité 6\u20ac rassure ot espéra durer encore an peu.Elle se leva de son agoie, so remit que pour les pestiférés ou suspecibs cl les attiratent à l'écart pour les dévorer.|| | au! appela ls paix, et plus tard la trève de Dieu.| de te, on à institué Jes quarantaines ; ala n°y à rien là de bien effrayant, puisqu\u2019il y a chance de salut pour le malade.A l'égard des époques séculsires de die sastres qui ont menacé le globe, je vois qu\u2019en 1640 une forte secousse Intérieure et ébrania une partie, qu\u2019une expluxion, & Mindanao, fut extraordinsirenrent forte qu\u2019on Pentendit de 300 lieues.que lo sommet d\u2019une montagne volcanique saute tout entier el fut transporté à deux lieues de disiarce ; mais je voit aussi gue des treme blemens Je terre bien autrement étendus ot bien autrement funesien ont eu lieu à cent autres époques qui n\u2019ont rien de commua avec les épognes quadragénaires.Je vois enfin qu\u2019en 1740, ont avait aussi conçu des craintes chimériques dont les gens censés ve moquaient, et que de là est venu cette loeution qui s\u2019est conservé jusqu\u2019à nous | Je a\u2019en moque comme de l'an 40.\u201d ORIGINE DU PuistoN D'Avair.\u2014Un eu- teur prétend qu\u2019un prince de Lorrsine, que {Louis XII, pour quelque mécontentement, (faisait garder a vue daus le chateau de Nane levy trouva le moyen de tromper ses gandes, let ae suuva précisément le premier jour d\u2019avril, en traversant ln Meu-e à la nage, et que | les Français qui le poursuivirent ne purent le ratlraper; ce qui fit dire aux Lorrains que c\u2019élait un poisson d'avril, qu\u2019on avait donné en garde aux Français.Aujourd'hui À c\u2019est un jeu populaire par lequel on fait ace eroire à quelqu'un une faurse nouvelle, ou jun l\u2019oblige à faire quelques démarches inue tiles pour le mystifier et se moquer de lui.UNE CONVERsION.\u2014 Un des faite qui forment l\u2019un des plus vastes thêmes de la chronique anglaise, est la conversion au catholicisme et la retraite dans un cou |vent de Mre Wood, la cantatrèce qui visita leu Etats-Unis il y à deux ans et qui jouiss \u2018sait d\u2019une grande réputation en Angleterre.JI paratirait que ce futeux Etats-Unis que lan Conversion commença à œ'upérer, par suite de ves ripports avec une sorielé Cue \u201ctholique de Boston.Mrs Wood fut d'abord {mañnée à lord William Lennox, avec lequel selle à divorcé.Muis la religion catholique ne reconnelssant pas la rupture du lien matrimonial, et Mrs Wood regardant son second marisge comme nul d'aprés ss nous lvelle foi, s\u2019ent retirée dans un couvent.Sa séparation d'avec M.Wood a été, dit-on, fort touchinnte, ellu à écrit aux journaux \"pour déc-arer qu\u2019elle n\u2019avait jauais eu qu\u2019à \u2018we louer de ces procédés.M.Woud a con- |senti à cette séparation, et » pourvu généreusement a son averne, Mrs Wood est dans ce moment & Micklegate-Bar, couvent d'York, et a di faire sa premiére commu- \"nian le 20 février, rer EE, ! PROVINCES INFERIEURES.NOUVEAU BRUNSWICE- La révolution prlitique accomplie :\u2014-La \u201cgazette officielle Je Frédérictou contient ce [qui suit :\u2014 portent l'empreinte d\u2019une même croyance :| Moi, comte ou baron, jui donné à telle | sexéculifs, et nommer provisoirement les | honurubles Hugh Johnston et Edward ! Chandler membres du conseil exécutif.\u201cD « plus à Son Excellence le lieute- lani-gouverneur d'accepter les desnissions des honorables William Black, Geor Shore, Frédérick P.Robinson, William f Ouell et William Crane, enmine conseillera Par ordre du lieut-gouverneur, WiLiax F.Oper, « Bureau du secrétaire provincial, 21 mars 1843.\u201d L'honorable Hugh Johnston a de plus élé nommé membre du conseil législatil et a pris son siége, Ceux-ci n'avaient d'autre peine que d\u2019empêcher les grand du monde, |; es Le bruit courait que MM.L.A.Wilmot et R.L.Hazen, membres de l'assemblée, devaient être aussi appelés au conseil exé- culif, auquel cas ils auraient à se soumettre k la réélection.On du que les cinq conseillers démiesion- naires n'ont donné leurs démissions que pour éviter une sentitution formelle, mesure à vivre, À travailler, à évier ; eurinut les égli-\" que juatifiait et même nécesnitnit la résolu- wes de Dieu.Dana presque tout l\u2019univers, \u2018tion suivante, adopiée par l\u2019assemblée à la fussent encore assez belles pour n'en avoir pas besoin.Les détails qui précèdent l'Histoire de France de M, M de nature à rassurer les esprits superstitieux à l\u2019égard des prédictions renouvelées d\u2019une autre époque, car nous n\u2019avens aucun des aignes précureeus qui cffrayèrent noire globe en l'an 1000, Ceux qui ont recherché l\u2019influence cahe- lintique du nombre 40, font remarquer que le carème nous impuse 40 jours de j-ône, que dans certaines maladies viguos le 406 four est une époque de crise, que pour les ogonisens on récite les prières de 60 heures, ichelet, vont.! L'empire romain avait croulé, celui de surtout dans l\u2019Kialie et les Gaules, les bauili-!; majorité de 26 contre 4, et qui équivalait à Le |! ques furent renouvelées, quoique le plupart un vote de non-conflance ; ss Révolu, que des mandats ont été tirée sur les recettes beutes deu revenus hérédi- puisés dans\u2018 tairo, territorial et casuel, par le pouvoir exéculif, l'année dernière et cette année, pour des services qui n\u2019etaient pas autorisés per la quatrième section de acte pour le soutien du gouvernement civil de la province ; la dite section n'autorisant le lieutenant.: gouverneur ou le commandant en chef, alors étant, à dépenser, sur la recette brute du revenu camnel et le produit des ventes et ferinuges des terres de la cnuronne, que les soinmes nécessuires pour \"administration prudente, la protection ei la perception de 185 revenus.\u201d # \u2014 .LA MINE RVE,\u2014 AV RIL 1843.= T Ainsi votià le nouveau régime colonial, To! aux peuples coleniaux, bien et ddment inans gurd, non-seulement en thécile, mais en prr- tique, dans ie Nouveau-Branewicle mure dans la Nouvelle-Ecesse et la Canada, -et it ne tient qu\u2019aux autres colonies de le vouloir pour qu\u2019elles jouissent du même avantage.Fance LkuisLATiE.\u2014Ux Lour au Pau- TEVIL PARSIDENTIEL\u2014Le Correspondant de Frédéricton au New-Brunswicker, journal de Saint-Jezn, raconte une scène assez plaisaste Qui s\u2019est passée dans la chambre des dépulés néobrunswickois le 20 mars, et qui n\u2019a pss pi causé d\u2019émei parmi les légisiateurs nez- eus.La chambre était en comité sur un bill pour fa destruction des ours et des loups dont\u2019 A sures de |avant.midi, au Bureau du ABLE, dans le Hâvre de Kingston, vis-à- À baîles de gray ds \" \u2018rievrs ces Ap] succcession de fou Æéaëli Banquoroutier.Un LOT de au centre No, 2356.ÿ BERT JONES, du y domestics sup: ricurs, Kimber, pers, Ecuyet, consistant : du village de 81.Eustache, de 45 pigge do front vie la place du marché, sera vendu, par enoen public, Mano, lo Visar-Cinquiane jour d'Avais prochain.Le banc sera divisé en trois loin de QCŸ pieds 1 carrés chaque et la ligne sers tirés par les of | ciers du gouvernement, st numérotéede | à 33 les lota devront être mis à Menchére s(pisiment rix de dépar.de £100 D 0 chaque.conditions de la vente sont : & do mailleuro toile à chemises, ?ocissee de mouvsoline de laine 91 chuses drestez, do drape superfin, doeskins ot tweeds, 9 do fil à coudre assorti.80 dose.peaux de vaux d'Angletetre, La vente à UNE heure.JAMES YOUNG.Commissaire Soussigné on cette cité, là et alors les dits créanciers qui n'ont pas encore prouvés leurs dettes doivent se présenter pour en faire la preuve et coux qui ont déjà prouvés levure dettes, pour s'assurer de l'état actuel des biens des dits Banqueroutiers afin d'être présents à leue- men final des dita Banqueroutiers et permettre l'octroi de leurs cortif 1s respectifs suivant la vis lo\u2014FEn une Maison 4 deux Étages, faisant l'encoi- sre des Rues Notre Dame ot des Forges; très connue potr être avantageusement située pour le commerce, ayant un superbr jardin, ban- gard, glacière et autres dépendances apecianses.£o\u2014Une autre maison en bois 4 un étage, trée pre ct bien distribuée pour une famille, aves éeu- rie remive et jardin, siluée rue St.Pierre, roisine de feu le grand vicaire Noiseux, malutenaut de l'Hon.13.Heney.Township de Stanbridge, dans le District de Montréal, Ecuyor, Demandeur, contre los terres ot tanemonts de JOSHUA HOBART, de ls méme place, Tannour, Difendaur.Les dits terres ot ténemants mentionnés et décrite dans Is cédule annuxée au dit writ marqués À comme suit: Ua lopia de terre situé sur le côté Sud de plus où moins, sur un arpent de profondeur plus ou moins, aves une MAISON en BOIS, avec un pierre, bppenti en bois, de % piode sur 28 plus ou rioine, avae une écurie de sept places et une grande adjicente, lo tout descus construits un puit creusé eur le dit borné en r la grange tue, qui perse travers le village de St.Eustache, Alone pat J.B.Maçon, à l'Est par les héritiers Doipeck.ot 1a Rivière au Brock W.BADGLEY.Qu'un oles ou jetés sera construit aux ; pére meuf à Commissaire, côtés Ouest et Sud du\" lot Nol.l= Saviil, Dee da ad neo placements en arrière par les représentants de fon Joba ar de ix.Montréal, 6 Avri 1843.\u20146-10-13.Que pareils moler ou jetées seront conetruite Par J.et J.Leemi face nu palais de juetioe ot un superbe jardin ORilvy écuyer, réal, figure 000) du coté sud des lots No Ÿ et 3 J .ng.avoisinaat de 100 pieds de front ver 830 42 pro-|| Les conditions de la vents seront connuve 1 puits sav EN BANQUEROUTE, ai Le mode dloccupation, du teste de chacun des Livres et articles do Librairie, foudeur.Gras G joure de la rente, JANES GENTLE.Dans l\u2019affaite de NARCISSE LIMOGES et AME.dils lots sera laissé à l\u2019option des achetours rose te AM 4o\u2014Une terre en fi-fà St, Grégoire, à une petite A sée d'enfhaut DE\u2018E MARIER : poctifs, , \\MEDI, 8 do courant, les soussignés lieue drs Trois Rivières, de 5 ponts de front Sindie.Les moles ou jetéas seront construits d'epeds y ur 40 de profondeur, revant son front sur le 23 mars.~jv, six dégeés Kat, Lrois pe ot faisant le enin de la route | fuse quantité ARTICLES DE LIBRAI- fleuve St ET Dans l'affaire de NARCISSE LIMOGES, Nord du chemin qui conduit da moulin du de- les plans et apécifiontions qui peuvent être vas 4 ; el -dit ad \u2018 a ro Bangusroutiers.au rene ba la Direction des Travaux, à vont de LIVRES, parmi lesquels 6e trou- ru sei nes oe eos Ë VENTE EN BANQUEROUTE.delà au Bud, \"wou gtdens 5 rohos st Catsms Reuxiss.Kingston, et devront être terminés sors deux Les œuvres de Shakspeare, en B vols.Svo., commerce.Po! A: \u2014_ , pe TTENDUque deux warrants de Banquerou- ans do Ia dats de la vente à lu estisfaction en-!lreliée en maroquin, 80 - Une autre jolie terre d'environ 30 arpeats en|| Dans I'affaire de PIERRE STE-MARIE.angueroulier.YENDRE, A St.Constant, MARDI Is demie en traversant le eus-dit chemin ; dolà au tière des officiers du gouvernement aus men- knowledge, Histoire superficie dans Les champs derrière la ville, et un tionnce, sous peiue consfiscation du prix oo placement etude grange dans Îe ville Sud, quatre-vingt un dégrée Ouest, cinq perclies Library of entertaining 1e, daté à Montré: d'Europe par Sir Walter Scott, Luthers tablett te Vinge cinquième jour émané contre les biens F py de Février dernie: * ok ra pe a ait aires Joe ie eus di Amédéa Morier, et|| d'acquisition.~~ ) talk, &c.a vende bef Cournoser Bécan DIX-HUIT AVRIL prochain, à DIX œud du aue-dit lot; delà & 'ousst sn suivant In sus.Limoges ; La somme de vingt leuis devra être déposée Vonte à SIX boures, une terre À bois dans fe Gef Ste.Marguerite & une heures du matin, le louage de Trois Teunes dite ligne, environ quarante six perches jusqu'au Toutes les parsonn 3 comme garantie lorsque l'enchère sera accop., J.& J.LEEMING.Siege des Trois Rivières.\"ur dépendant de bu = ute de PIERRE coin te do oy Jacernent cor villa ot) os.cerhées sont par les tés, etai tout le prix d'acquisition n\u2019est pas payé @ avril.Pour les conditions et autres informations o\u2019adres- - Ti MARIE, à t ou FE bes d St.Conse wédé par Nathaniel 8 Brown ; delà au nord Fae SECONDE ASSEM LEE don More après la rente le Ju ét re one pth L 1bif Fr 4 Charles Lan Ho a Québec, & 14 E Desi- tant et l\u2019autre en parois de St \u2019 Rent, \u2018 Ps its Narci i médée Marier mn ri ol g ete, Ecr Trois Rivières, A A st.i # Narcisse Limoges et so P [Raid Bibliotheque de Montreal lan Notaire soussigné ot Dr Kinkerd Montréal ou | ns qne tous les animaux et ustensites d\u2019agrie dégrés eucet en suivant la ligne Est du terrain en payement sinsi que pour le prix d'acquisition du dit Brown, vingt-six porches et demis jure bogey, ag By [A 5 et lon Toitres patentes seront émanéos aussitôt, A VENDRE.; N.B.DOUCET, cultures dépendant des susdites terres; Ja qu'au côté sud de fa Riviere au Broc elà [|A vril courant, à ONZE heures de l'avant-n que les travaux seront completés suivant le temps | ES Soussignés ont l'honneur d'informer le ||__Montréal 6 Avril'1s43 NP dite vente à être faite sur l\u2019une des dites torres, c\u2019est-à-dire celle occupés ci-devant par le-dit Pierre Sie.Marie, en la dite paroisse St Constant.nt reçu l'instruction de dis- i publie qu' ion splendide | poser par encan, de toute la ido LIVRES qui appartiennent 4 cette instilu- rer VENTE EN BANQUEROUTE.Dans l'affaire de PIERRE BEAULAC,\u2014 vers l\u2019est en suivant le bord do la rivière jusqu\u2019au coin nord-ouest du corps de la Tannerie, accordé.tal les dits Créanci nt i là et alors les dite Crésnoiere sont requi La vente aura lieu à Deux heures au bureau prouver leurs dattes et être présent à le: occupée par Udney Burke; delà au sud, trente men final des ban d issaire des te del .= queroutiers.et dl 'octroi u commissaire des terres de Ja couronne.I ] dous déuree oF rants es avion sit de leurs certificate respectifs auivant ls loi.A.Ne MORIN, tion, consistant en plus d° 0000 Volumes, Esb \u2018angueroutier, En outre seront vendus au village Laprairie delà au nord.soixante sept dégrés et trente mi.W.BADGLEY, \u2026 T.©.{ide toute espico de ture.l\u2019armis ces livre L 28 biens fonds suivante sppartenant & Ia fen jy demeure de Mr.Pierre Ste Mais, tous ine Ba aire sept dégr'e et Grento mi- Commissaire.Bureau des terres la Couronne, } t des ouvrages les plus curieux ot do ML dite Banqueroute, seront vendus à la porte jes meubles de ménage, animaux, et autres ef ax pe ; NOFG Montréal, 8 Avril 1843.\u20146-13-17, Kington, 15 mare.23jr.nde valeur, qui aient été importés sur | |de l'église de Sr.Ouas, Luwpt, fe 19 avril pro.lets dépenaant de sa Banqueronte, le DIX- chain, savoir ; 19.\u2014Un lot de terre oitué duns la paroisse St.Ours, de 3 arpens de front sur 33 arpens de profondeur plus , tenant en frontsu uissoou de Je P.ière à Fre.Duba- jmel, d'un côte à rgeron et de |\" 108t6 à Louis Perrault, avec une maison de {le continent d'Amérique.lus amples détails seront donnés dans jours.Les catalogues sont maintenan prés re livrés au public.La vente commencera vers le Dix-Szer d'Avril prochein, et sera Guntinuée tous les jours ljusqu'à ce que le tout soit rendu.vingt deux dégrés ot vingt minutes ouest, ches jusqu\u2019au côté sud de la sus-dite delà vers l'Est en suivant la dite rivière juaq point de départ, contenant environ quarante acres en superficie, y compris le chemin actuel, Je tout plus ou moine: borné au nord pur la vière eu Brochet et l'emplacement de le Tanne- | NEUF AVRIL prochain, à DIX heures du matin.Les acheteurs obtiendront des délais ralson- nables qui seront tués le jour de la vente.HUBERT PARE, syndic.CORPORATION DE MONTREAL, Election d'mm Cotisenr peur le QUARTIER OUEST.: A\" Public est par Is présent donné, que conformément aux dis ions de l'ordun- nance 4 Vict.ch.36, une élection d'un cotiseur ! EN BANQUEROUTE.Dans l'affaire de JOSEPH DANSEREAU, Banqueroutier.VIS est par le présent donné, que le Sou signé & été dâment nommé seul Synd pour administrer les biens du dit Banqueroulier, in, tie &Udnoy Burke: au aud par la ligne sud du; CHARLES H.CASTLE, pour le Quartier Ouest de cette Cité, li Les conditi i i 30 : t 8 conditions serong faciles, : 0 ot élable, Aves una rente viagere en , fit Jot numéro neuf ot par le nus-dit chemin ; à Syndic.||Blaco de HUBERT PARE, Ecuyes, du le tr L'& 1, LEEMING.feveur de capitaine Wallet ee mens.À .st par des terres du Demandeur et de Juhu empt par ls loi d'a-{| 27 mare Un lot do dans la paroisse de St.Ve en Ranqueroute, de pros Montréal, 5 Avril 1843.\u2014ds Province du Canada, District de Montréal, ! EN BANQUEROUTE.Dans l'affaire de ROBERT McLEAN, Banguervutier, TTENDU, qu'un Warret.t de banquerouto, par Wiutsam Bapouer, écuyer l'un décembre dernier, |Ours,contenant 3 arpons de front sur 30 de pro- jfondeur plus ou moins, borné en front par la trivière Richelieu, en arrière par le ruiuseau [de Ia Parade, d'un côté à Louis Gravoile et », rue | d utre côté à Pierre \u2018l\u2019remulay, avec une (maison de bois, grange, établie ot autres Bâtis ses Avec une ronto visgère.3e.\u2014Un lot de Lerca aitué dana une Île dans | 1a Rivière Richelieu, paroisse de St.Oure, de 30 prietes Mobiliercs et de Biems- a Lncoile.| e ALONZO ot MERRITT HOTCHKISS.CREDE, le VINGT.SIXIEME joug vaiL prochein, seront vendus par Encam i Laculle, toutes les propriétés dite Banqueroutiers, Smith ; et à l\u2019ouest par des terres appartena:1t à Nathaniel S.Brown ; avec ensemble une maison en bois oconpée par le Rivérend D.Robertson, vos grange et autros dépendances y appartennnl; un grand magarin dernièrement occupé par le Défendeur, la maison de briques et dépendances présentement occupe par le dit Udney Burke; avec encore plusieurs bâtisses et bâ- la maison des I VENTE TOUS LES JEUDI.i I EB Jeune de chaque semaine, durant I los Soussignés feront une vente ri de Manctannisks Secuee, & lours ins, , 8t.François Xavier.Pour les détails vuir les petites afficl Vente chaqne Jevor à UNE heute.J.& J.LEEMING.a personnes qualifiées à voter | sont prices de s'y trquver.Par Ordre timens ovcupés par le dit Udney Burke ; et |Z R res des banqueroutes, résident J.P.SEXTON.autre écssniome s'aueleonque au le sus-dithérie dane la 6 do Montreal, deu wu dit Montréal, le Hotel-de Vil Groffier do la Cité.|| 19 Déc, on \"iparficie Ju lout plus ou moins, avec aches, Moutons, Ce : 4 Vingt Quatrième juur de Mans EB43n été émané otel-de Ville.\u201cpa, Zi 7 june Arange dessus construite,
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