La Minerve, 7 juin 1830, lundi 7 juin 1830
[" _ LA MINERVE VOL.IV.IMPRIMÉES ET PUBLIÉE PAR LUDGER DU VERNA FT, No.29, Rue Suint Pau CONDITIONS.LA MINERVE se publie deux fois pir semaine, le Lui et le Jeudi soir.L'abonnement est de QUATRE Piaurnes pur année, outre les frais de lu Poste tors- ue de Papier est envoyé pur cette role, et payable à EMANDE, dans ic cours de chaque Semestre.PRIX DES AVERTIS a .; Six lignes et an dessous, première mvertion, 2, 6d.et 7.chaque auivante, - Dix lignow el au dessous 3w, dl, ct 10d.chaque suivante, Au daseus de pix lignes, 4d.pur ligne, et 1d.chaque suivinte, CP Las avertissemons non acompamnés d'ordre écrit, wcront insérés jusqu'à ve qu\u2019ils soient contre- és, «t debités en conséquence, menocamenmenmennennenseser am POLITIQUE ETRANGERE.ETATS-UNIS.Letive adressée récemment à la Revue de Paris par M.le Comte liéal sur lu Politique et les Journaux de cette République.; Monsieur, Daus le tome XII de In Revue de Paris, l\u2019auteur angiœis de l\u2019article intitulé : Statistique des journaux de province en angleterre, dit: « En consultant le tableau des drnits du timbre acquit! par les journaux d'Amérique pendant cos dors ères années, il serail possible sans doute d'étu- blir avec assez d'exactitude le tere moyen de leur circulation, ete., ete.» Cette réflexion de l'auteur anglais me confie- me dans l'opinion que, si les Français connuis- sent peu les États-Uvis, les Anglais, qui entretiennent avec eux des relations com nerciales imrieuses et des relutions de famille multiplices, les Anglais, leurs voisins par lex deux Cunadas, les Anglais, qui parlent leur longue, ne les cun- naissent pas davaniage.| l'auteur anglañs suppose qu'aux États-Unis il existe un droit-de timbre sur les journaux ; c'es! une erreur.Les feuilles périadiques ou autres publiéeÿ aux États-Unis, ne sont frap- pécs d'aucun droit, d'aucune taxe ; et je ne ron- gois pas comment un fuit aussi publie peut-étre ignuré des Angl ds, qui reçoivent tous les journaux des États-Unis et qui les-metient si sou- veus À contributions comtert surteul ce fuit t'a pas frappé cent fois l\u2019auteur an_las, qui, faisant sur éctte matière Un travail ez professo, et nbligé de cOmparer entre eux les bataillons nombreux des journaux imprimés en Angleterre et aux États-Unis.élève avec raison des pluin- tes si douloureuses contre le timbre, fete poste qui assiillle la pensée, qui détrit les feuilles eu- ropiéenags le ces empreintes rouges où noires, dont les jrtrnaux «des États-Unis sont heureusement et sgronf toujours aifranchis.Loin d'être frappés d'aucune taxe, d'aucun timbre, les-jonrnaux, aux États-Unis, sont fu- vorisé# d'un grand'priviléÿe.Dane ce pays, où le Gransport des leitres missives forme une partie faible; il est vrai, des revenus de l\u2018Union, et où ces lettres sont frapnées d'au droit tel qu'une lettre simple qui m'nerivait de New-York sur le Si.Lanrent payait, pour une distance d\u2019environ tent vingt lieues de France, à très-peu près, un fran de port, mes journaux, qui m'arrivaient de a niéme ville, m'étaient remis gratuilement, car le sou que je payais à l'arcivée était une indemnité wecordée wu postmaster chargé de la réception et de la distribution des létires et journauz.Ce Jrivilege ecards \u2018A In presse périodique n° Üü à aucune bitnréillance particulière en faveur des auteurs, rédacteurs où propriétaires des journaux ; ce\u2019 privilège doit son origine à un motif plus élevé.TI est lu conséquence for- tée de ce principe, fécood en grands résultats, qui a fondé l'indépendance et lu liberté de In grande famille aimérignine, sù sécusité iutégieure, son industrie, sa richesse, sn civilisation qui se perfectionne sans crsse, et le progrès toujours croissant de sa vigoureuse population, sur lu basé large et inébranlable de l'instruction.Les Jourtaux en sûnt fes plus netifs propagatéurs.oüs les jours, environ douze ceñts journaux sortent des grands foyers que les cités les plus populeuses entretiennent avec une admirable nc- tivité: De res foyers, les jotirunux se répandent dans toiis les villages, pénètrent dans les is, éclairent, instruisent.avertissent les habi- MONTREAL, LUND instruction de tous les jours, et par conséquent le devoir le plus sacré imposé aux journaux u- méricains, ce devoir qu'ils remplissent chaque jour avec zèle, lumières et conscience, car de passion aussi a sa co ce, ce devoir est «lu tenir chaque citoyen bien au courant des afluires intérieures et extérieures, politiques et commer- cinles de l'Union, Les transactions de gouvernement, les discussions bien détailles des deux chambres du congees à Winington, les discussions des deux elumbres de.chucun des états particuliers qui composent la fédération, sont toujours aux États-Unis, comuie en France, pendant les sessions, d\u2019un interêt devant lequel {tous les autres intérêts pâlissent: mis l\u2019on ne pourra Inen apprécier l'espèce d'efferrescence causée par cet inléret dans le pays, et de mou vement unprimé jar celte partie\u201d essentirtie du journal & la pro-ulution américaine, qu\u2019en pensant que duns cette immense pupulation de lecteurs 1! n\u2019y à pas us senlviloyeu, riche où pauvre, qui de suit en mame temps électonr et éligible.Point de restriction à cette faculté, point de cens exigé, poiat d'électeurs A cent ecus, poil de double vote, la propriété même, d'ailleurs si facile à se procurer, n'est point exigée par noi: la qualité de citoyen soflit, et un séjour de 5 années ia donne méme à l'étranger.Aussi à Vépoque des sessions, et c'esi toujours celle de lu cessation des grands travaux agricoles, en décembre, janvier, fevrier, les journaux, quelque multipliés qu\u2019ils soient ne suffisent pas aux in- \u201cnombrables lecteurs, Dans ces jourmaux, les délégués sontsurveilles, excités, lous, blâmés avec une chaleur ou une sévérité que nous pou- , vons au reste bien apprecicr ici.Mais, ici, pour \u2018juger ses délégués, la nation n\u2019a d'autres élé- {mens que le discours ou le choix de lu place frie duns la chanibre des déliliérations ; et dans le moment important, décisif, lors du vote, les boules silencieuses et inapergues échappent aux spectaleurs intéiessés de ce grand drame, an moment même où le délégué accomplit Ju partie la plus sacrée de son mandat.° Aux États-Unis, au congrès de Washington, comme dans les législatures particulières, les votes sont loujours publics, et, à la suite de chaque loi de quelqu'impor: les noms des votans, leur vote, sont conservés dans le procès- verbal avec la minute de la lois et We suite les flouze cents trompettes des É\u2018nts-Unis annnn- eent à la population la Joi votée, te nombre «les votans et le vote de chacun d'eux, ad œternun rei memoriam.Celà fait frémir, je le vançois.mais la loi le veut ai Et chose qui paraitra étrange, en dépit de cette publicité, le gouvernement des États-Unis marche, et marche assez bien au dire des connaisseurs; en dépit de cette publicité, le gouvernement ne manque point \u2018le vigoureux défenseurs; de grands ixiens honorent la nation au dehors comme dus les législa- tares dans l\u2019administration et les tribunaux ; ei les affaires de cetle grande communauté sont st sagement dirigées, qu'avant dix ans et pur une exception unique dans les fastes de la civilisation moderue, In dette publique américaine sera anéanti.Quand ce scandale arnvers pour les pré- teurs cosmopoltes de notre Furape financière, les Élais-Unis auront cosse d'existers et ce que ve graud énergumene Burck, prophétisant de son trépied sur la révolution, disait de la Franve révolutionnaire, quelques financiers le dironi des États-Uuis, et, sur Ju carte ile Amérique A la place où ls exsstèrent.Je n'hésite point à prononcer que ces beaux résultats appartiennent à l'instruction bien plus également distribuée aux Etats-Unis qne daus aucune partie du monde, Si ce grand bienfait n'a pas pour fondateurs uniques lex journaux, du moitis ne peut-on nier qu'aux Etats Unis les journaux ne soient les plus netifs propagateurs de l'iustruction, et qu'ils l'ont popularisée à un dégré indonnu & notre vielle Europe, qu'ils présentent, par leur nombre et leur concert, un obstacle iusurmonlable à tout wouveureut réieu- grade.C'est dune à ces grandaservices rendus, «est à leur utile influence de plus en plus sentie, qu'ils doivent le privilège qui facilite leur ac- Lion.Par l'insteuetion, le citoyen des Flits-Unis s'estime ce qu\u2019il vaut et se respecte dans autrui.De 14, cette sécurité profonde et bien rarement troublée dont jouissent taus ces cuitivateurs isolés, perdus dans lew.bois, et les voyageurs qui en parcourent les routes sileucicnses, par fois du nord, ils ne verrout qu\u2019un désert Sang nom à 9 .1 SOIR, 7 JULN, 1830.derniers abonnés suivant leurs besoins, les pro- Tiétaires des j>uraaux quotidiens, ceux de ew-York par exemple, ne font paraître for the ountry( pour lu province ), leurs journaux que le irois jours l'un; mais chaque auméro cond- ! ent toutes les «discussions politiques et scientifi- ues les moavelles, ete, ninsi ue les annonces intérêt général qui ont paru dans les journaux ynotidizus procédens.fl ne demandent à leurs abonnés de province que quatre dollars par an (21 fe.) au nombre de 1-4,000, sonl réduits, moyens progressifs et régulsers, à 5,000 entezinmentes, Qui ne commettent plus aucun gues années, la Grèce sera donc appelée à faire une vaste recolte de civilisation.* Des troupes régulières, «dont l\u2019organisation avait eté commencée par le colonel Fubvier, sont maintenant portées à 5,000 hommes bien disciplinés et commandés par des officicr distingués et expérimentés.« Les Roumélivtes indiaciplinés, qui étaient Ju des homes On pourrait supyoser que, moycunant l'aifran- désordre, ni chez les Grees, ni mémr cliez les chissement de toutes espèces de taxes.le besoin Tures; ce qui n rétabli la tranquillité et fait si réconuu des journans devrait procurer une cesser les excursions entre les deux peuples.fortune considérable au propriétaires des jour-| maux; je ne suis pas de cette opinion: soit que inculte ne pouvait nourrir sa population, * Tous les villages étaient detruita; le pays Var- {In coneurrence, en multipliant ontre mesure les tant, cette année, les habitations se relevent, et journaux, réduise de beaucoup les bévéfices de\u2018 une grande partie des terres est enltivee, Les claque propriéiuire, soit que les abonnés ne recoites de 1530 suffiront à In subsistance de Mmetirut pra une très-granite exactitude dans le palemeut du prix du journal, soit que le prix, tous les habitans, + C'est depuis l'arrivée dun président que les toujours très \"leve, de la mu d'œuvre, enlève Grecs ant repris le golfe de Lépante, Missilon- \u2018une \u201centendu picier aver ne décuire produite par l'exploitation des journaux ade partie des bénelices, je n'ai jamais zhi, et toute cette partie de in Grèce que les fortune un peu cousi-| puissantes rétnisseut au nouvel etat, «Fous les vogagenurs cut er L'visité la Morées les plus acevédiiés.Les journanx procurent | en dernier lieu, re quelque nation qu'ils soient, vue aisance nomentanée, due au (dent du rédacteur, À l'aptuion pour faquelde if rombat, au {erédit pohtique, si variable, du parti qui le pa- | (ronise ; mais ils ne seront jamate le fondement {d\u2019une maison solide, d'un dur: ment.( Nors.Les jeurnaaæ ne paraissent ja- mts le dimanche.) GRICE.qu Rédueteur du Constitutionnel.Paris, 25 Mars, 1530.| Moxaeun,\u2014Le Courier auglais avant pulilié un article eur le compte Caro sl sicine, dhicté | | par La matveillauce Ja plus marquée, je n'ai pu | n'empécirr d'y répondre.L'estine et Ta vénération quo j'ai prur le beau carnetére du prési- | deut de la Geèce, 1e font nu devoir de donner | quelques dersils sur In maniere paternelle et velaicce avec laquelle il a administré ce imalLeu- reux paye dans les ounens les plus iques, | Les Énits que jui rités répondent vi-toricuse- ; ment wux expesssions plus qu'iscencenantes du Courier analiis, Boa plas crade pubiirité etant > | ntite à la Greece, voulez, wonsiear, avoir la! gammy taizanee de faive pataiiee duns votie jus; 1 oad Tu leture ci-jonte que j'at adressée au Cou- rer «Inglis.! .LETTHEPE J id esse au Réuac cur du ( Crier Anglais, ait.Esmard, Per Paws, 22 Mars, 1830.| MavaErw.\u2014- rs con- + tient un article dans fnqurelle em li\u2019 les mote sine: lvans :\u2014* Des rapports authentiques de Grèce, dela première semaine de fevrier, annoncent sae le président cote Cayo d'Istrias pren des miest.es actives pour contearicr Pelut des choses ariéléen [wi fos train grandes puissances, ce._ 1) est certnin que les intrizucs de cet indiviva ne! pourront avoir aucune conséquence durable, £e.&e, Ke.\u201d ! Cet article anssi inconvenant que calomnieux, n'a pu sons être envoyé que par des en nen de ht Grèce, J'espère de votre imparti- | A'ité.monsieur, que vous vou'trez bien insérer dun votre journal la scitre que j'ai l'honneur de vous écrire, \u201c Personne, en Furnpe, n'a, j'ose le dire, I plas de relations avec lu Grèce que moi De- juis six ans je ne m'occupe que de ce mallicu- reux pars je puis raènte ajouter que je suis sa marche pas à pas, et que mes nombreuses cor- respondanaes avec le président, avec quelques | chefs grees ot aver divers philiwilones, me mettent en etat de donner des iuformations exactes sur ce qui se passe.Vos rapports authentiques sunt de la prensière semaine de février; les miens sont de la fin du même mois.Les Faits; que j vais citer sur [a conduite du compte Cu- : po d'Istias, repondrant aux calonusies.; * L'homme qu\u2019on a appelé, d\u2019une manière si inconvenante, cet individu, n'a cessé, depuis sun arrivée en Grèce, de solliciter les puissanves chretieunes d'assurer à sa patrie une existence indépendante, sous un gouvernement tuonar- ehique, Les circonstances politiques de l'Eu- : rope oof retardé penrlunt deux ans catle décisions o !e provisoire si destructif de toute prospérité et | de toute organisation a dù régner en Grèce ; ce- pendunt voici le résultat de l\u2019adesinistration de una du prés peuple }: le e:ublisse-|de ce pars.Daus ces deux dernières années, Anginis, I'rangais, Américains, Allemands, sont un lena éloses 4vr l'administration nt, sur le respect et l\u2019attachement du © su personne, shr les progrès rapides lês ameliorations ont eté.mois ar mois, dane une proportion géoméliique ; cependant tout cela s'est fait, nous Un gouverzemrnt provisoire, avec des moyens insuffisans.d'intrigues et d'ennemis ; et c'est l'homnie d'an déveâment aussi elif, (ion ose calompier aunné injustement, en disant qu\u2019il cherche à rontrarier l'état \u201cie choses arrété par les trois puissances ! + J'aifirme, parce que je le sus d\u2019une manière positive, que depuis jltaicurs mois le comte Cay0-d'Istrias, quelque no-infermé offirielte- ment des enrazeruens pris a Londres, en ploie tout son crédit à compffimer les germes le n.e- contvutement, prêts à se developper chez ure nation qui pouvait se trouver hunilive de ce que l'état des choses entre leg puissances, erc- péchsit de la consulter sur les nrranzemens qui se traitaient à son
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