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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
lundi 4 janvier 1830
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1830-01-04, Collections de BAnQ.

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[" LA MINE VOL.IIL.\u2014 IMPRIMÉE ET PUSLIÉS PAR LUDGER DUVERNAT, Na 49, Rue Saint-Poul, CONDITIONS.4 NINERVE se publie deux fois par semaine de Lundivet le Jeudisour.L'abonnement est de QUATRE PIASTRES pur année, onfre les frars data Poste lorsque le Papier est envégé por oette evie, ot payable à DEMANDE, data le eours de ehaque Semestre, EN GROS ET EN DÉTAIL.Le LAPRAMBOLESA FFRE en Vente, à son Magasin, No.116, Rue St.Paul, à Prix très modérés, au Comp- vent où à un Crédit approuvé, \u2014Un assortiment Général de MARCHANDISES SECHES D'ÊVAFE ET DE GOUT, DE PAYSQUE TOUTE DESCRIPTION, Mounselines et Indiennes fleuries, Guillaume, Cotons rayés et barrés, Mousselines Jaconet, Mouchoirs de gaze et de soie, Voiles de dentelle, noirs et blanes, Batistes assorties, Bombazines noirs, Crêpe noir de 6-4, Satin rose, cramoisia, brun et noir, Un assortiment de rubans de gout, Fas et Ganin, Calegons de laine d'agnean, Chemisetten ou frocks de Guernsey, Bonnets rouges, Toiles damasséen de 10-4 9:48-4 7-4 pour napes, Courrepieds de Marseilles de 12-4 10-4 8-4 6-4, Camelots bleus, * Revêches vertes et Draps bleus superfins, Ditto noirs et olive-bruns, : Ite fashionabl MONTREAL, JEUDI § v\u2014 VIS.\u2014Lo Soussigne vient de recov oir of re en vente, en addition à sôn assortiment ordinaire très-étendu:\u2014 Sucre blanc, Kum des Hes ssus-lesvent, Meilleure ent-de-vie de Cognaé, do.do.de Hollande, ea Futailles, do.- en Jarres.VINS FRANÇAIS.Parsae, Albaflora, Frontignan, Bourgogne, \u2018Clarct, (prêt à étre débarqué t, (prêt êtré dé ) Pet Eliza, cave Whiskey supérieur de Driche, Huile:diLin bouillie et crue Huile-à-Salade ou de Florence, Poivre, Muscade, Bouchons à Vins, Bouteilles Françaises et Anglaises, Plomb rouge sec, blanc de plomb en huile, Noir à Lainpe, .Véritable empois de Pologne, Clous, Brosses, Son, Avoine., ATTENDU SOURNELLEWENTS Chaines à Bœufs, à Vaches ct à chevaux, et Meules de New-Custle, Fns.Ant.LAROCQUE, No.32, rue St.François-Xavier Montréal, 27 Juillet, 1380.\u2014s.© \u20ac Soussigné informe respeciueusement ses amis et le public, qu'il aura voñs- tamment à vendre en Ginos ct en DETAIL A son Magasin, No.126, rue St.Paul, un assortiment général et bien choisi de MARCHANDISES SÈCHES, de goût et autres, convenables i toutes les classes de la société.P, L.LE TOURNEUX, 17 Sept.1829.\u20141.Draps drab et vort-boutcil pelisses de dame: Cusimires bleus, noirs et gris Bombazstte écossaise, Ruelaues pièces de Flushing drab, nnelies et Couvertes assorties, Souliers de matin noira et blancs, 7a 6J Ia paire, Quelques pièces de vraie toile de assis pour dre Montréal, 19 Novembre 149.VIS.À de époque à réglement de lu auce:s fen Sicur Lery Solommns étant pres\u201d y ivée conformément au testanrent, pour l'a vant de laquelle ancceasion les affuires der Soussignés ont élé continuées, ils donnent avis par le présent aux personnes endettées de paye\u2019 unmédiatement, principalement aux views débiteurs, «fn de leur épargner desc voir exposé ù mesures désagréables, au No.41, Rue St.Paul.LEVY SOLOMONS & Co.Montréal, 13 Septembre 1829.N.B.\u2014Ceux qui ont des créances contre ls maison de cominerce sont priés de les présenter.\u2014 1 4 Testament de feu Francais Ror, Reuyer, en son vivant Avocat de Montréal \u2014DONNE AVIS PUBLIC, quo toutes personnes endettées envers le Succession du dit feu François Roy, aient à payer immédiatement, et que toutes celles envers qui la dite Succession pourrait être endetté aient aussi à présonter leur comptes.Jos.ROY.N.B.\u2014On pourra aussi s'adresser à L.Ecuyer, Avocat, à son Bureau, à Sept, 1 VENDR: Ne TERR GUEUtL, Vi vis le vieux 8 de front, snr 29 à 30 arpc sne bonne MAISON en une Grange, Étable, Re Je tout en bon état et Perniers francs\u2014Avec en mil de Bois franc de Chauffige; il sera loisible à Pec- quéreur de garder la plus grande partie de l'are at entre ses moins pendant plusieurs années our plus amples infor ns, s'adresser à celle imprimerie, \u2014 té Nov, .A VENDRE, UN EMPLACEMENT avec une MAISON neuve, Cave et Jardin, agré- situé près de l\u2019Église de Lachenuye, vix restera entre les mains de l'acque- E Soussigné ayant été nommé Exécuteur du me Ste.uée à Los hé, de troi- ade profondeur, ierre bien finie, angard, &e &e ; un Verger de 119 n deux mille Cordes 8 u moi rear.1 Soussigné, Courant Ste.Murie, $ Oct.1323.\u20141 À VENDRE, Manion batie par feu é de Ste, Aone p.DEZERY.er à M teurat, où au propriéte 3 V.G.ot Curd dus Teoin- liv WM Tain 192% 1.À Vendre pur les dumsnigucd, Robes du Nord, (lernierement arrivées, Quarts de Lard, de différente qualité, rer.eure et Grates, uil par ot l'archemaia Jos.VALLE'E & Cn S'adresser 3 Arciiavce Dézénr, où \u2018.Vi AUEbIE FER, CLOUS, ACIE LE Ke Ke.IRVINE, LESLIEL C0.ONT 4 YENDNE À LEURS MAGASING PRES DE FEglise des Réculiets: 100 Tonncaux \u2018er A plate et À rer 20 T'unueaux de Fer d'une qualité très supé- tieure puur Fors a Che.sl, Huclies, ko.40 Tuuvenux de Fer de Veuse.V4 Tuoueaux Je Fer à Chaudières gran leurs anorlies.10 Tunneuvx de Fer de Suéde et de Rurie, 5 weuvz d\u2019Acier- 50 Lvë'er.115 l\u2019aquetsde Tôle ; 100 Boctes de Fer- biave JU Duvzeine de Peltes et L'ôches ; 25 Dou- auines slesPuéles à Frire, ; 200 Cuisees de Civus et +lo Fuches, 12 Enclumes; # Puires ste Soulote de furge, 57 ad du l'oudie À Trrer Ut Luule qua- lé, 1 Touvent le Plombañ-Tirer, patenté.22 Boucsuts enuteusnt Goode, Tar@irs, las ches, Marlepux, Vis, Pliner, Cinmjour es à rte, Curserufer, Civile, Pers Italiens, Chnutepteures.Caudehiers, Gramls verres éuinil'és, Thicrer, Cufe- tiérer, Moules à Caté, £c, &c, 8 Bourauts de Clinudières et de Bouillotes ouvertes, Guires ef ciumées, 4 Luucs V'ailleuderse veroie; | Bou-: caut d'Etsux, 2 Boucauts de Chaines à Charreiies et à Chureuer, 5 Loucauts d'Outils tranchans, sus de Scies, de Limes ot de Coutel.à Thé &e, 8 Pistolets, Bi é,\u2014l\"meut el | vi ° l'enéoife \u2014Clset,\u2014\u2014 Buea très en Futuille, | Vins de Champagne, \u2014\u2014llock,=\u2014de Rour- : $ ne, \u2014\u2014Cluret,\u2014ei wittren en Hou Mahogany, \u2014-L'à 1re mmm El gue meet su tres Bois pour lef Maubiers, Moniréit, © Juillet, 129 \u2014 x.Æ VENDRE, À LOUER pour un nom're d'années, Li ou à CHANGER pour des biens de anpaget\u2014Une ib jeux étages (cons- À toute pour deux families) absolmment neuve, agréablement située rue Naznreth fauxbourg Ste.Anne, avsc un puils d'excellente eau, une bonne étable, &c.&c.aussi un petit jardin fourni d'are- bres fruitiers.On donnera un bon titre, S'adresser à cette Imorinurie, où au N°,41 Rue Bt Pro \u2014 GR Met, 1929.\u2014TH, v1s POISLIC.\u2014Les Propriétaires de la Couxuse de LoxoukuiL, située en d'é- tendua de la Paroisse de Longueuil \u2014Donnent Avis par les présantes, qu\u2019il s'adresseront par res quête la Législature duns la Session prochaine, pour obtenir le droit de rocéder eu partage de is dite Communa\u2014~30 Oct.1000.2.° 12, quarré, road, | ' | Procurez vous à ce rcodique prix Oilt, 4 JANVIER, 1830.\u2014 ETRENNES DV JOUR DE L\u2019AN, Air du Traubadour, ou Riches Cités, gardes votre opulener.Durvis longtems mon esprit à la gêne Sur l\u2019an nouveau cherchait quelques couplels Quand ce matin Mixeeve plus humaine Mn, bien où mal, dicté ces vers tout faits : Santé, paix domestique, Tranquillit¢ publique, Argent, plaisir, jours fortunés et longs De tels souhaits pluisont à nos Patrons.Poor eux des nos ls coupe enchan(erense Ne contiendra que des sucs embaumés, Et leurs désirs, enfans de la sagesse, Seront remplis aussitôt que formés.La Fortune riante Remplira leur attente ; A leurs côtés ils trouverbnt toujours La Lisenté, les Ris et les Amours.Déjà je vois une moisson dorée S'offrir brillante nux yeux des laboureürs ; De fleurs,-de fruits la Nature parée Comine le prisme assortit ses couleurs.Le Commerce prospère, \u2018Tout jouit, tout espère, Et vil est vrai qu'il fut un Age d'or Le nouvel an va nous le rendre encor.Jeunesse sage et vieillesse indulgente, Époux constans, amis zélés, certains, \u2018C\u2019est le tableau de l'an dix-buit-cent-trente \"Fel qu\u2019on le trouve au livre des destios.Dans ce livre sans doute Un mortel ne voit gontte ; Ainsi les Dicux l'ont prudemment voulu, Muis croyez en Muxzave qui l\u2019a lu.A tant de biens le livre prophétique Met toutefois double condition ; C'est d'observer lu justice pratique Et de garder la modération.Celte recette utile Est à tous très facile.De vrais trésors dont vous serez surpris: \u2014 Minerve ici s'envolant dans la nie Me Jnissa seul à finir ma chanson; J'eus besu pleurcr, elle était disparue, Et décaignait son pauvre nourrisson, En vain je pris ma Îyre, Elle ne sut rien dire \u2014 De leurs efforts, généreux Souseripteurs, Dédommagez les Garçons-Imprimeurs.vAREBDES, RVE.NO.94.di ani de toute la fumille royale ; ils sont confondus phrmi les porttaits de tous les grands hommes ;| qui ont véeu depuis le commencement du monde jusqu'à nos jours.Je dis donc ax sommissaire: C'est sur M.le duc de Bora deaux que vous avez mis In main, 11 me répond : C'est un peu fort! Le due de Bordeaux ne porte pas d'aigle dans ses armes, et il y n ici un aigle sur le piétdestal, Alors je dis: Il faut que ce soit quelque prince impérial, où le fils de l'empereur Nicolas, ou le fils de l\u2019empereur d'Autriche, on bien fe prince de Prusse, où peut-être même le fils du président des Etats-Unis; car ces quatre puissances portent dans leur blason Un aigle qui n'a rien de séditieux ; l'aigle est le roi des oiseaux, Le commissaire de police a fureté partout, et trouvé un second buste, et il a persisté À soutenir que c'était le due de Reichatadt.Je Jui ai fait observer que ee buste est celui d\u2019un enfant de quatre à cinq ans, et n\u2019annonce pas du tout l'âge de 18A 20 ans que doit avoirle fils de Naroléon.M.le président : Voici ces bnstes ; ils ont deux pouces de hauteur, on voit sur le piés destal lin aigle e:uronné., Rouy: J'ai déju fait observer que l'aigle est le roi des biseaux ; ce n'est point un signe probibé; on le retrouve sur une multitude de monumens et de médailles antiques.M.le président: Depuis combien de temps avez-vous ces busies ?M.Rouy: Peut-être depuis deux où trois ans, je les avais nequis uvec d'uutres curiosités.M.le président : Le commissaire de police ne voits n-t-il pas annoncé qu'un autre mare chand avait éle plus franc, et qu'il convenait que c'étaient des bustes du duc de Îeichse tad t : JI.Rouy t C'est possible, on se laisse si facilement \u201cintimider; benveoup de mar- thands craignent par dessus tout les commnis- saires de police, et surtout le préfet de police.M.Levasseur, avocat du Roi, commence par établir que ces bustes, sans nucun doute, sont ceux dit ne de Reichstudt.Un voiteur le piédestal un aigle couronué, et tenant In foudre dima ses serres.Ce tt sont poiot les armoirie= des quatre puissances dont on à parlé.Cet enfant, représenté en pied, porte de plus le gran-l cordon de ln Légion d'Honneur ; ce ne peut donu être le fils d'un sous vernin étranger.Me.Dupin: Tous les souverains étran- rs, et sans doute aussi les princes héré- itniren, ont reçu le grand cordon de la Lés a ear EXTRAITS DES JOURNAUX FRANÇAIS.; TRIBUNAL DB POLICE CORRECTIONNELLE.Af vive des figures en bronze du due de Reichstadt.M, Charles Rouy, marchand de curiosités » duns la galerie Vivienne, a été cité devant le ; Tribunal, comme prévenu d'avoir exposé en | vente des pelites figures en bronze du due | de Iteichstast, et d'avoir ainsi exposé des signes ou symboles de nature À propager l'esprit de rébellion, et troubler la paix publique, Un savait que le prévenu sernit défendu par Me.Dupin niné, Cette cause avait amené un nombreux auditoire.Plucé au banc des prévenus, M.Charles Rouy déclare être Agé de soixante deux ans, et subit un interrogatoire en ces termes : M.Lefebvre président : Le comniissaire de police n'a-t-il pas saisi à votre étulage de petites figures réprésentant le duc de Reichs tadt, M.Rouy: ly a erreur dans le procès- verbal, Les figures n'ont pas été saisies à l'extérienr, mais dans l'intérieur de mon ma- usin.Elles étaient au milieu de 2000 pièces le bronze.Je n'aurais certainement pas es l'impradence, après avoir été volé plusieurs fois, de laisser au dehors de si petits objets en bronze dans une petite galerie od il passe 20 à 20,000 personnes par jour; j'aurais été bien sûr que peu d'instans après on les aurait enlevés.Voici ce qui s'est passé : Le commissaire de police entre dans ma boutique, et me dit: » J'ui l'honneur de vous souhaiter le.bonjour.» Ne le connaissant pas, je lui répondis : Ah ! bonjour, Monsieur, qu'y a-t-il pour votre service?» Je viens, me dit-il, vour saisir le buste du duc de Reichstadt.« due de Reichstadt?lui dis-je, je ne sais réetiement pas s\u2019il existe de ses bustes.Le commissaire met la main sur un de ces bronzes, etdit: » Le voivi!« Mais, dis-je à mon tour, c'est le due de Bordeaux! Duns le fait js croyais que c'était l'effigie du duc de eaux j'ai ches moi les its de Louis gion d'Honneur.AL Pavocat du Roi poursuit sa discussion, et soutient qu\u2019une telle image est de natur à troubler In paix publique, en réveillani des souvenirs et des espérances qui, pou être insensées, n\u2019en sont pns moins coupables.Nous pourrions, ajoute-t-il, invoque: une autorité qui n'en est pas une pour-nouf mais qui est de quelque poids pour ceux qu se livrent à des pareilles publications.Quan le trône de nos.rois étuit oeeupé par ur pouvoir illégitime, ce pourvoir aurait-il permi- que la figure de nos princes fût exposée er publie à la vénération et à l'amonr de leur sujets?N\u2019eût-il pas considéré une semblabl: expasition comme un outrage envers son su torité usurpée Je veux cependant que ce qui serait ur objet d'inquiétude pour l'usurpation ne donne aucun ombrage à la fidélité, puisque la légi timité troure un aprui plus solide dans se: droits et dans l'aflection des j euples; mais après tout l'autorité légitime se doit & eile- même ç elle doit à ses sujets de ne pus nés gliger les précautions que In prudence lui commande, et de ne pas encourager des ten tatires qui peuvent devenir une occasion d'alarmes et de divisions.Enfin, le Sieue Rouy ne peut alléguer l\u2019excuse de bonne foi, En 1826, il a subi un jugement pour avoir mis en vente des Lustes de Napoléon lui- même.On l'a nequitté, il est vrai; mais cette première procédure aurait dû lui servir d'avertissement.L'organe dû ministère publie termine en annonçant que la Chambre d'accusation de la Cour royale vient de consacrer ces prinei pes.Un sieur Selliard avait été renvoyé de - Ë plainte par ordonnance de la Chambre du conseil, pour un méme délits on nvait jugé que l'exposition en vente tvétait pas sui summent prouvée.La Cour roysle en.reconnaissant, sur Yopposition du ministère publie, gol y avait eu exposition, à juge que ce délit était de nature À propager les us; hes XVIII, de 8.M.Charles X, du duc de Berry, prit de rébellion ot & troubles ls paix pabli- \u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014 jue.Ii conclut en sonséquence à l'applims- l'étalage extérieur & Remy, @ que lod; oa des peines portées par l\u2019art.D de la loi |Rouy, de son aveu, les avait exposés dans du 25 mars 1822.sa boutique ; \" Me.Dupin aîné : Mon intention n\u2019est pas » Attendu qu'il est suffisamment établi que\u2019 de faire une plaidoirie, mais de présenter de [le personnage représenté est] le duc de simples observations.Les explications qe Reichstadt ; vous a données M.Rouy lui-même me dis-} » Attendu que les attributs sur le piédes- pensent d'entrer dans de grands détails.II |tal, appliqués au portrait du due de Reichs.est très vrai qu\u2019en 1826 on essaya de faire un [tadt, sont un symbole destiné à troubler la crime a M.Rouy de l\u2019exposition de bustes en paix publique ; Dronze.Ce n'étaient pas les portraits d\u2019un |» Qu'ainsi Rouy west rendu coupable du jeune prince inconnu, c\u2019étaient tout uniment | délit prévu par l\u2019art.9 de la loi du 25 mars des bustes de Napoléon.Cependant ce fait 1822 ; ne fut pas reconnu dangereux pour la paix |» Le tribunal condamne Charles Rouy à publique.Il n'y avait eu aucune sédition, Juinze jours d\u2019emprisonnement [minimum aucune émeute près des boutiqnes où de pa- [de la peine,] et 100 fr.d'amende ; déclare la reilles effigies se trouvaient exposées.M.|saisie bonne et valable; ordonne que les ob- Rouy fut fraduit dans ce méme tribunal et [jets saisis seront détruits, et condamne le acquitté sous la présilrace de JM, Debel- prévena anx dépens.» Jeyme.Depuis, M.Rouy, \u201cvec le sentiment profand ds ln justice qu'il avait obtenue, erat devsir en térmoi;anr sa rec cnaissance, M.Debellsyme ayant été avis aux sune- tions de prétet de poitee, ot 15 nt prononed & cette occasion des paroles m1 srahles, M.Rouy fit conatraire un pet -acuble de bn- reau, ety inserivit lex Jon, os paroles de ce magistrat: « Je veux io un nom honorable à mes enfwess (+
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