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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
lundi 10 août 1829
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1829-08-10, Collections de BAnQ.

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[" TE + \u2014 a\" aa ee - = \u2014\u2014 - LA MINERVE, VOL.KIL MONTREAL, LUNDI SOIR, 10 AOUT, 1829.NO.52.IMPRIMEB ET PUBLIEE FER, CLOUS, ACIER, TAILLANDERIE, VENTES PAR DÉCRET.DISTRICT DE MONTREAL.Ju.Bte, Masse, va, Ju, Bte, Bergeron et Char.\u201ces dépeodances, ci-devant nccup a pur Meners.PAR &e.Ke, ko.LUDGER DUVERNAY, IRVINE, LESLIE & CO.Nu.5, Rue St.Jean-Baptiste.ONT A VENDRE à LEURS MAGASINS PRES DE - l'Eglise des Récollet = CONDITIONS.100 Tonneaux de Fer Anglais, quarré, rond, lnte et À cercle, assorti.20 Tonueaux de Fer d'une qualité très supérieure pour Fers à-Cheval, Haches, &e, 40 Tounesux de Fer de Yeuse, 18 Tonnenux de à Chandières, grandenrr amorties.10 Tonneauk de Fer de Suède et de Rumie; 5 Tonnesux d\u2019Acier, 50 Boëles.U5 Paquetsde Tôle ; 100 Boctes de Fer-blanc.70 Douzsines de Pelles et Bèches; 25 Douzaines de Poëles à Frire.200 Caisses de Clous et de Fiches, 12 Euclumes ; B Paires «le SoufRets de forge.57 Paguen de Poudre à Tirer de toute qus- ité.1 Toonesu de Plnmb-à-Tirer, patenié, 22 Houcauls contenant tionds, l'arières, Ha- thes, Marteaux, Vir, Plaines, Crampoos Serrures, Pièges à rats, Curseroles, Grils, Fers Italiens, Chantepleures, Chandeliers, G-ends verres émaillée, Thiéres, Cafetières, Moulins à Café, &e, oc.8 Boucauts de Chanilières et de Bouilloies nuvertes, noires el étamées, 4 Bourante de Taillenderie vernie y 1 Boù- A MINERVE 1e publie deux fois par semaine Ta Lundi & le Jeudi soir.L'abonnement eat de QUATRE PIASTRES par année, outre les frais de la Poste lorsque le Papier est envoyé par celle voie, et paynble à DEMANDE, dans le \u20ac de chaque Semestre.EË Soussigué iuforme respectueusement sc& amis et le public qu'il « pris le Magnrin et Pernaut-© & Ce, No, 126 Rue St.Paul, v de Monrs.GILLESPIE MoFPATT & C mira constamment à veudce, EN GROS ET DETAIL, Un sssortiment général et bien choisi de MARCHANDISES SECHES, DE GOUT ET AUTRES.convenubles à toutes les classes de citoyens.Achetsat tout en Gros et aux Encuns, il croit pouvoir assurer ceux qui voudront bien l'honorer de leur pratique, qu'il vendra à aussi bos prix.[sinon à meilleur marché] que qui que ec suit en s trouveront constgrament chez lei en Æsortiment étendu et bien choisi de NRAF, CASIMIRE, FLUSHING, DRILL, Lotte Aalbanf, épouse de Jn, Bte, Charron dit Ca- Lanac, séparée d'avec lui de corps et de bivne.\u2014 fo, Une terre à St.Hyacinthe, entre Pierre Fontaine et Michel Dergeron.\u2014Zo.Un terrain au dit lieu, entre Michel Bergeron et Pierre Rouleau.\u2014 Vente à lu porte de l\u2019Egliso de St, Iyucinthe, le 19 d'Octobre, à 9 heures.DISTRICT DES TROIS-RIVIÈRES.Jos.Buseaur, Ecr., vs.Chs.Lenoblet Duplessis.Uneterre cn la Paroisse de la Fointe-du-Lac, entre la veqwe ot héritiers Jn, Bte.Elie Breton et lu veuve et héritiers Gabric! Lafond.\u2014Vente à la rte de l'Église de la dite paroisse, le 25 d'Octobre, | à 11 heures, DISTRICT DE QUEBEC.Henrielte Guichaux, veuve, ctal.ve, Michel Len- dry, curatear au délaissement de Thomus Ainstio Yotag.\u2014Un emplacement sur la rue Sie.à Québec.\u2014Venie an Bureau du Sherif, & Québ le 2: d'Août, à 10 heures.Les mémee, vs.Îc méme, curatour au délnirse- mont du dit T.A Young et Uxr.\u2014Un emplace- tment eur Ju dite ruc, aver maison cn pierre à 3 étages, et hangard en bvis\u2014Vente au cat lieu, de 24 d'Août, à 10 heures, Joseph Letour nea, ve.Miche! Telbol.\u2014Uneterre et maison dons la Paroisse St.Pierre, contre An- \u201cré Etienno Blaiz et Marie Louise Blais, veuve, Simon Fournier \u2014Vente à la porte de l'Églere de à la dit i ; 25 C'Auût, à 10 - &c.; il laur sera fuit une déduction de cioq pour cuut d\u2019Etaux, ; \u20ac paroisse, le 25 c'Auët, à 10 houres.cent sur te prix eourant, 2 Doucants de Chaînes à Charretler of a \u2014 = a Les Marchnods de campagne et les Colportenrs Chorrues, pourront acheter chez Ini au grand oeinbre d'ar- 5 Bnucauts d'Outils tranchnns.VARPBTÉZ.eles à meilleur marché que chez le Murchand ; Importeur.Jerie, Autant qe lu chore sera pratiquable, il ne «era ; 1 Cuise Je Boc'er & Thé.&c, demandé qu'un prix pour chaque espêve de miar- 2 Cuises de Fusils et Pistolets, Butera Pou.chandise, el si Un article venti te trouvait défec- dre ci loutcher, \u2014 JUSS, mee 17 Bales de Toile, 3 Cuisses de Papéicrie, 8 Bailes d'F pon; tueux, il rerait repris rune difficuité.: Tn.3 ordres reçus de In campagne seront exé-: cxtés avec diligeuce, et au plus bas prix, Son £ tie de marchandizes dé 8 cogridéra- 5 Caisses de Ecier, &e Limes ot de Coutel.f Rums de ln Jamnique, de St, Vincent et de Essais de MoxTaiGnE, avec lus notes de tous les commentateurs, édition 1evue et aug- Victor Leclerc.Ux des plus utiles résultats du retour que nous {sisous vers notre vieille littérature, c'est de répandre en plus de mais les Essais de ble sera angmenté de mugidio à d'être surpassé Demerary \u2014=Sucre Blane et Caesonnads des | Michel Montaigne.jar aucun dans la même ligne ; et le tout peru (irandes Indes.\u2014 Esu-de-Vie de Cognac et del vendg pour wrgeut complunt ou hun end lit ap Genève.Café, \u2014Piment et Puivre, prousé, LETOURNEUX.:Vius de Parto, i Moute DM.; Buccellar, t'aulres en Futaille, CABINET DE LECTURE 1 LA LIBRAIRIE FRANÇAISE DE T.DUFORYT.E Sonssigné prendra des Soueer \u201cgogne\u2014Clarct,\u2014et autres en Boutdilles, Mshogany.Cedrem\u2014Ebéng st su tres Bois pour les Meubliers, Montréal, ® Juillet, 1020.\u2014s, pour] LA 199 CABINET DE LECTURE à raison | Vins de Champsgne,=\u2014Hock,=\u2014de Dour \u2018nous mettons li faut bien en convenir, au-delà de Louis XIV, nous prenons d'assez bonne gräce notre de Ténérifre-\u2014Cluret,\u2014 , Patti sur la littérature nationale.Riches el !dédaigneux, ayant eu deux grands siècles, le reste pur dessus le marché.Ce n\u2019est pus, Dieu merci, que Montnigne ait été oublié dans la liste des Llommes lilustres ; mais c'eat surtout, remarquez bien, comme | philosophe, nou coume grand éerivain, D rt ; 3 VIS \u2014Le $ i \u201c savoie nnp avait le tort d'être venu trop tôt, deSrx PIASTRES par an pour les papiers et jour- | A\": Le Soussimé vient de recevoir par | p la voio de la Rivières des Orrao maux seulement, et de Hurr Prastrka par no pour les papiers, journaux et peur l'usage des livres de en librairie dans sa chambre le lestur Tleures de lecture depuis Ebuet heurce du matin u-qu'à Neuf heures du soir :\u2014 1,04 juurnuux qu\u2019on ÿ pourra vei, rent auntenPEAUX de CASTORS, LOUTRES, |'TRES, FISHER, OURS, MINK, LO ravue Fncyoln, édique, 3 tant où crédit approuvé.Jievua Commerciale, = ; J D.BERNARD.Mémarial Catholique.; = Montréal, 27 Juillet, 1R29\u2014eu, Jouroat d'Education e.d'Ia-truction a | VIS Too Soussiené Soussitné recevoir \u2018émentat ! 5,\u2014L 2 » Elémentaire.sont | â offre en vente, en addition i son asec stent LeAthiète du Christianisme, » Ordinaire trés-étendu :-\u2014 Jaurnal des Missions Fvnngétiqnes, | \u2018Sucre blane, \u201d United States Cathole Miacelluny, l see Rum des Lins gous-lc-vent .= 7 * | » Frege » Fou 2 4 5 z 2 Meilleure ean-de-vi: de Cognac, .Myers Mercantile AJdvertiser,\u2014\u2014Ce Livorpool.do.do de Hoilunde, o Sutaitlce, Crosding Courant, 12 \u2019 VINS FRANÇAIS \u2019 Montreal Llernid, » 2 Barrac, 5 Montres! Gazeile\u2014par aulurité, 2% : Albatlora, La Minerve, $ Frontignan, Irish Mr torité 4 = Bourgogur, Liazatte de Quétiee\u2014par autorité, 3 ied Sautern.Guzette de Quüber\u2014Noilsun, § Quthec.ern Claret 1 à être déhargne, TY Le cabint de lecture sera ouvert fe 15 du are VE an ) courant, et le soussigné \u20acsi pret à rerovnir des Wiiekey pupérietr le Drache, sanseriptiont.T.DUFORT.+ Huile-de A bout of cre, | Montréal, 8 J.{ Muile-à-Sulade ou de Florence, Poivre, Mu Bouchemns à Vu Bouteilles Francainaet Ancinscs, Plomb rovige sue, bluse de plumb on bile, Noir is Lamp-, Vérituble emp; de Pologas, Clous, Brosses, Son, Avoinc.ATTEND JDURNELLI Chaines à 1820,\u20142.8 Sousigués ont reçu el out = ouvrir | a lear nouvelle s'tuation, Vis-i-vis de M.Ja®ee Yocsc, Unmnteur, ua esortiment com plat da Draps, Uusumires, Casumot, Draps dou- bie fouice, Plains, Cariscos Sehäles de Casi.nvire, Paddings, Flanneiles, Beize, Serge vi soitge et éceriate, Crainriens et couverter, Pu ved la mole, Soie à caudre griscor- Joure qualité, TJamhazetier, Lus- et Camelots, BDexrarteens, Derregens as n°, Sean Loom Shirling, Cetons ged blanch, Cotons Ne Sale-nvore, Cotons suyés el pur saren any, Giagha ne, Ivhannes ble marin A hla, BA aie ts rluire et Matmaile des fate \u2018es, Satias.D-illa et Frappe, B Yoilrs de coir nite, Bob: ENT.à Sarhes et à chevaux, et astie, sr LAROCQUE, F mele raport dur é.Blane ot anie, Coton cn palotios, Epiogies ba, Ke Ke, Ma W.RRADHEURY, & Co.et de =a eupaciié seront requ être nifranchic.\u2014=Sadre- JD Moatréal, 83 Juillet, 1429.\u2014c, #, BROUTES, U NT Tear Tae 0 Baveauts dv OY TELLERIL, ~l.Mi BANAL de ia 200 Quarts de CLOUS nesortis \u20ac ie PIsle Bizare ses dépon- 19) Yrincaux TACIER \u2019 Aaneom\u2014\u2014\u2014at cuviren 69 arens do tron su- 200 dos PALLR a perioie j as au dit Moulin de FAUSSIE AVEC.Un Asaotii \u2018at ce MUINCABLER LS, Ke Mow i, Fol \u20149 I al AIS son ; ; ortiment ordinaire de PELLETERIES, consix | grand écrivain, et adiniré.! À présent Montaigne est compté comme Son style, par un MAR- heureux privilège, est assez loin de nous pour UP-CER- (VIERRS et RATS-MUSQUES, Aussi un petit t Lot de CASTOREUM qu'il vendra en lots de mae nière à accomoder les acheteurs, pour argent comp- i avoir cette couleur de chronique qui nous plait tant, et assez près, pour être entendu de tous, lecture courante.Desceudez [lus bas de quelques nonées, vous rencontrez | a Égure grotesque et spirituelle de Rabelais, let ceite langue singulière qu'il créa sans dop- nées, avec des mots de halle et des expression de génie, et ce monstrueux our il suifit de voir claie à demi et de co | quelques lumbeaux, pour y scatir u jet virile pensée.Mais, en lisant Rabelais, jon hésite, on court au commentaire ; or, en | France, les lectures Inborieuses ont peu de popularité, 11 faut des yeux d'Allemand et une patience d'outre-Rhin pour chercher des! |idées scus des hiéroglyphes.Nous, gens fri-: i voles, pour la plupait, nous aimons micux! accepter de conllance une renommée, que de iuous en rencire compte À coup de dictionnaire, |et nous laissons Rabelnis en possession de sa | fran: mentée de nouvelles notes; jar M.Joseph | | vieille gloire, n'inquiétant pas plus cezrand {Lomme dans son palais antique, comme dit M.| Baour, que nous n\u2019inquiétons sur leur fauteuil | (certains académiciens qu\u2019on ne le lit | Jus.| Prenez les Een de Mantaigne.Cela! {vous parait-il uñ livre dans Taccoption vul-, igaire?Non, Le génie se résout «l'ordinaire | \u2018en une vaste composition, seule, personnelle, \u2018 comme son auteur, en un tout simple et ho- | Ouvrez Montaigne, n\u2019importe à quel feuillet; dès les premiers mots vous screz au courant.Ce sont de ces livres qui commencent à toutes les pages, et se prennent et se quittent, sans qu\u2019il soit besom d'une faveur bleue pour indiquer où l\u2019on en est.Vous les avez relus plusieurs fois, avant de pouvoir dire que vous les avez his.J'ajoute que ces livres sont rares.Un ouvrage formant un tout, conçu dans un but unique, et s\u2019enchai- nant comme un Système, se relira moins, parce que, d'une fois, on le saura mieux.Connaissant la route, on sera moins curieux d'y repasser.Montnigne vous mine, on ne |snit où.Il se met en chemin, sans projet d'arriver ici ou là.On ne peut ni le remonter par l'analyse, ni le redescendre par la synthèse ; ct comme il ne Inisse pas de traces derrière lai, on le rouvrira dix fois à la même page, sans le trouver ni moins nouveau.ri moins inattendu, jusqu'à ce qu'on le sache par cœur.Pour parler encore de son style, combien Montaigne est venu en temps opportun pour sa gloire! Joué d\u2019une imagination vive et |pnélique, qui saisissait les choses par leur ! côté pittoresque, plein de finesse et de raison.riche de son fonds et du fonds d'autrui, quoi qu'il en dise, il trouva la langue presqu'au \u201csortir du berceau, sans précédens, hardie et -avantureure, comme tout ce qui commence ; \u2018il fa pha aux merveilfeuses funtaisies de sa | pensée.il l'enrichit de tours originaux, et ja : vieillit tout à coup de formes cofsacrées qui prirent ceurs en son nom, comme «les pièces pées à son coin.Derrière lui, pas de modèle officiel qui l'emprisonnât dans le mou- Je de l'imitation ; pas de critique qui l\u2019accusét de violer In langue traditionnelle, ct lui pre- sentût l'inflexible dictionnaire de l'Académie, comme une téte de Méduse; devant lui, vu siècle qui se débrouillait à peine, et qu tendait sn langue de ses grands hommes.Sans grammaires, sans dogmes de langue staticn- naire, il se sentit plus hardi à créer, et il força l\u2019idiôme national à lui prêter de neuvelles combinnisons de mots, ou à recevoir ct à uj - proprier ses propres créations.Ainsi font les hommes de génie qui vierrez;t dans l'enfauce des langues ; ils imitent les gens du peuple, qui ont beaucoup d'itéer.et peu de tours à leur service, et qui courent aux équivalens, aux comparaisons.aux fu - res, s'aidant de tout pour parler comize ii sentent, rapprocbani, combinant en toute !t- cence, et se faisant, dans la chaleur du 8 1- ment, une langue incorrecte, mais vive et colorée.Ceci est une vieille vérité.Il += fuit, dit-on, plus de tropes Ala halle qu'à l\u2019Académie.Je m'entretenais un jour avec tn tone de campagne, homme de bon ton et parlant le beau lungage, de fouilles cu'il faisait faire au i pied d'une colline, pour y percer tne source .qui s\u2019ên échappait goutte à goutte, par mille (petits filets, et seniblait, jusque là, insu sable.Havait pour entrepreneur ct ouvrier un vieux paysan, d'un sens vif et fin, et, comme on le disait dans sa commune, homme eublil.Llofficier municipal me confiait son plan en style d'homme du monde, parlant d'équilibre, de niveau d'eau, de plan incliné, le tout d\u2019ailleurs très pertinemment.Quand vint le tour du bonhomme de dive sen avis, lui qui n'avait pag à son usage une langue spéciale, au lieu de dissenter se mit à peindre, et il peigmt celte source, qui se cachait la nuil et se monirait le jour, glissant entre Fes deigts, et lui échiappant comme une naïaile : Âl disait de ce filet d'éau- elie me fuit.clle m'est méudèle, comme un poéte grec cut dit d'une nymphe.1! \u20ac\u2018Ympatientait de ses eaprices, et, le coude appuyé sur son hoyau, il faisait d'inspiration de lu poésie mythologique.Un poète aurait pu copier res paroles, et celle \\mogène, où s'est concentrée et comme impri- : piquante description Jui cht été une aliégorie mée à jamais toute lu puissance créatrice (foute trouvée, pour mettre en vers un travail \u2018d'une grande pensée.C\u2019est avec un monu- | d'ingénieur, ement de campre ate de aun cntactère : © ; telettre doit points où peut se porter l'intelligence Lumainez ion hamésdiatement.Pothier, CHE LER, ment qu'on passe à l'avenir.Montaigne y{ Ou n beaucoup emprunté à Nontaigne.\u2014 passe, ui, aver un jouinal tout de pièces et Comime il a parlé de tout et touché à leut, François-Xavier.i de morceaux, divisé, moins par méthode que | cffleurant les choses, mais à la faqca de l\u2019a- (rour le repos de l'uil, en chaçitres qui se beille, qui prend tout ce que vaut la (leur, (suivent et ne se liem ns3 qui portent un sans paraitre s'y poser, De gronds écrivains i titre, unc épigraphe, \u201ccn joignent à deux | l\u2019ont repris de' secour Pain, etlui ont ews pages de id.C'est un peuteur ri se laisse prunté des thèmes philosophiques.Roue- mener par, le train \u2018le ses idées veatous les i scau l'avait beaucoup feuilirié, hion qu'il Le w'en vante pas.Quand ces deux hummer te Laprimeric.| qui eanse paétie, médevine, Listuirr naturelle, se rencontrent sur le même terrain, ctremuent selon ses Inameurs et #7 guise : «ui en a pour le méme fonds, Montaigne touche du doigt unc page où deux d'inie anecdsie, d'un trait la veine d'or, Fa faut voir ct s'en va; Rous- histe-ique, d'us vers bain ; qui se promène seau fouille et relourne le scl, et Cpuise la dans le monde des coprits.comme on te pro- mine comme s'il n\u2019était pus wir den trouver mène dans les chataps, s'acrétant devant une} une seconde.Combien alors le trait se fait inscription, se détournant vers une vicille mieux sentir que la paraphrase! Cenubien ruine, et jpissant a la place qu'il a quittée le style frais et riouveau-né de l'inventeur te une réflexion, une réverie pidleaophique, un grave mieux dans In pensée que Ja langue \u2018souvenir, savante et trotoillée ve l'imitauir.s ! \u201ca Ta = C\u2019est à Montaigne que commence la longue | à accepter des chargek officielles.L'amour du pou- et imposante période de notre littérature classique; et son livre est le premier par rang d'ancienneté et de gloire de tous ces chels-d\u2019œuvre, qui sont comme la part et portion virile du génie français, dans le grand œuvre du perfectionnement de l\u2019esprit humain, Le libraire éditeur de ce bel ouvrage, qi entend sa profession comme les Elzévir et les Barbou, et qui veut recommencer la viciile célébrité des belles éditions, a jugé sagement que In place des Essais était toute marquée «ans une collection de classiques français.\u2014 Aussi, c'est plaisir à présent de voir notre Montaigne, qu\u2019on ne lisait guère que dans de poudreuses et incorrectes éditions, rafrai- chi et comme rajeuni dans cette belle et somptueuse collection des classiques, et, de fonds de bibliothèque, devenu livre de luxe et de bon ton.La lecture de Montaigne, si facile qu'elle soit, surtout au bout de quelques pages, veut être parfois, et à l\u2019adventure, aidée de quelques notes qui expliquent certaines tournures elliptiques, ou francisent quelques idio- | tismes du patois gascon, ou donneut la clef de quelques allusions historiques.Ce travail d'annotation a été confié à notre savant collaborateur M.J.V.Leclerc.Une notice de la même main se lit en tête du premier volume.Écrite avec talent et intérêt, dans un style ingénieusement mi-parti de citations de Montaiène et de phrases de son critique, cette notice pourrait se résumer et s'intituler : Esprit de Montaigne, et elle rend inutiles, sinon imprudentes, les redites qu\u2019on vient de lire.Quant aux notes courtes ou judicieuses qui ont été semées dans l'ouvrage, voici ce Gui m\u2019en a semblé : dire beaucoup en peu de mots ; éclaircir ce qui est obscur, à la différence des faiseurs de notes, qui obscurcissent ce qui est cffir ; recueillir et trier parmi les anciennes annotations celles qui remplissent bien le but, et ne pas en ôter le mérite à de modestes commentateurs, en les signant de son propre nom; reléguer le commentaire tout au bas de la page, au lieu de l\u2019enfler et de le faire monter tout au haut, à la place du texte ; voila de quelle façon M.Leclerc annote Montaigne, avec cette loyauté de travail et cette pureté de goût que lui connait le publie, et qu\u2019on peut louer ici sans complaisance ni esprit de corps.Je finis par un mot sur le bon effet et l'apropos d\u2019une collection monumentale des Classiques Français.Dans le fers qu'une Jeune littérature se fait jour tout autour de nous, et demande à de nouvelles études, de nouveenx moyens de populsrité, il fait bon s'entourer de la vieille école, non pas comme un préservatif pour combattre Ja nouvelle, mais comme d'un guides pour la juger.Mais c'est folie, en vérité, de s\u2019armer pour la cause du dix-septième et dix-huitième siècle, etde ercire à la fin de nos vieilles et saintes admirations, Celui qui se foit le champion de nos grands écrivains, n'en à jamais senti laforce.Voyez-y de près: c'est souvent un méchant imilateur qui défend les vraitres, parce qu'il a peur pour l'écolier.Pr POLITIQUE ETRANGERE a [oy 1avenruoL Tine.) On aintraduit dans le Parlement la semaino dernière un hill pour élever 4 £3,100 les salaires des juges d'Éccosse qui ont déjà £2,600 par an; mais is mesure a été opposée avec tant de vigueur par Mr.Brougham et autres, que M.Peci & consenti à Je retirer; nous concevons entièrement avec i: premier de ces messieurs que les salaices des Juges Écosmis sont Iden azsez forts à présent et que ce sorait une honteuse prodizalité de l'argent du public de les augmenter.Sil existe ane dit férenca inconvenable entre les salaires des Jugen «\u2019Anglotorre et d'Ecosar, nous concevons que J'imronvenance vient de ce que ceux des premiers sont tcop forts et conx des derniers trap tiibles, l'expérience démontre la tausseté du principe qui engage quelques personnes A soutenir qu'il faut donner do forts suluires aux ofliciers publics, savoir «ils sont nécessaires pour obteni les seryicra des individus de geands talons et du premier rang dans leur profession, Le fait qu\u2019on n'a jamais man » trouver au fiarreau écossais des hommes grands talèns et de lu pratique la plus tendue ponr accepter des places sur le banc, mête za taux actuel des salaires des juges, prouve que trs rrisonnemcas pour lour augmentation manque do solidité, Le payoment d'sJuges Anglois, tou- libéral qu'il est, n'égale pas le revenu des memt tres du harecau qui ont la plus grande pratique, ««pondant il t'y a jamais eu de difficulté Vengager leg meilleurs svocats à remplir la charge de Juge, Dans les Btata-Luis, 13 Sectétaires d'État na reçoivent pre plus de £1500 par my\u2014Licn moins que no pourrait procurer l\u2019application an coms- merce, cl somme iauflisante, conun on pourrait croire, pour engager des personnes formées à 50 charger drsfirdoaux d'une place officielle, Néan- moink les pi rs hommes de lu république dus tingués que leurs talons et leur caructire so gio patent ees places avec ardeur, Fu Angloterre lois croyous qu'il serait impossible de trouver nucune charge pnldique pour Inguelie, dans le cas \"mite vacance, n'y aurait pas de nonbrerx coute i ctiteurn bin qu Vigo proue cn remplir lex devoirs, Coux qui cmp! ont le raisonnement que nous combettons oubli qu'il y 4 d'autzrs otis puis.£304 outro lca salen ca, quiencagent les honmn.s voir, l\u2019emour de l'honneur, l'amour du ranget des places sont tous satisfaits par ls possession d'une charge de judicature ou du gouvernement.Pour ceux «ui ont le sulaire pour objet, ce n\u2019est pas uns petite tentation qu'un salaire certain, ct en bien des cas pour la vie.Un juge à aussi bien moins do fatigue et plus d'aise qu'un avocat bien employé.Si ce ne sont pas là de puissans motifs, comment peut-on se rendre raison que des hommes tels que Mr.CLenc et Sir James Moncroiff, chacun d'eux à la tête de leur profession, aient accepté la chargo de Juge en Ecosse?Avec ces faits et une foule d'autres de la même nature sous Nos yeux, nous somenes d'opinion que ce serait un acte scandaleux de prodigalité d'augmenter lcs saluires des Juges Ecossais, ct qu\u2019il sersit beaucoup plus convenable de réduiro ceux des Juges d'Angleterre, Du Morning Chronicle de Londres On trouvera duns une autre colonne l'adresse de Me.O'Coxveut aux électeurs du comté de Clare.Ii ne nous convient pus, privés comme nous lo sommes des connaissances locales nécessaires, d'exprimer aucune opinion sur la probubilité de su réélection, Cependant, il est difficile de eroire que les électeurs de Clare seront insensibles aux ronstances si énergiquement rappelées par Mu, O'CoNNELL au commencement do son adresse, « Élocteurs du comté de Clare, à vous est due la gloire d'avoir converti PERL et conquis WELLING- Tax.On admet que la dernière élection pour Clare a été la canse immédinte ot irrésistible qui a produit le « bill pour le soulagement des Catholiques.» Vous avez réussi à obtenir la Hborté religieuse de l'Irlande.Encore une pareille victoire dans Claro ct nous parviendrons à ja liberté politique de notre bien-aimé pays.» ; Les habitans de Clare doivent être constitués d'une étrange manière, si le souvenir de ce qu'ils ont fait ne les rend point fiers et n'excite pnint lour désir de s'identiticr avec l'homme qui lesu mis en état d'acquérir une aussi glorieuse distinction, \u201cEn ma personne, dit-il, le Comté de Clare a été wsilté, On s'est servi pour moido la flétriseure, de la dégradution, parce que les habitans de Clare m'avaient légalement choisi, Les habitans de Clare soufiront-ils cette insulte maintenant qu\u2019ils peuvent fermement mais constitutionnellement Pefficer pour toujours.Mr.O'Conn:ll promet de faire beancoup, ct nous ne doutons point qu'il no tenta beaucoup.rable quil trouve le moyen d'entrer daus la chain- bre des commu x qui ont eu Ia hassusso «insister sur son \u20ac ne devraient pas avoir le triomphe de son manque de réussite.grande ruison pour laquelle il devrait être élu est qu'ilne peut demeurer tranquille spectateur des maux qui urcallent on pay s,, Les évens mens pussés lui imposcat la nécessité d'être sans ecsse Employés à la randa de son pays, Du Liverpool Courier.La crainte d'une oprosition à l\u2019Équity Bill dans la chambre des communes a déterminé, dit-on, le premier ministre à persister dans son rejet, qui parait avoir eu lieu assez inci- vilement pour faire penser au lord Lyndhurst qu'il avait été blessé et injurié.Le duc, il le semble ainsi, est encore condamné à apprendre que le commandement n\u2019est pas aussi premptement exécuté dans le cabinet que sur e champ de bataille, et c\u2019est ainsi qu\u2019une aigreur mutuelle se renouvelle constamment.Quant à présent on dit que la paix est impossible ; mais il est de toute probalité que quand les dignités «le pair qui ont été promises pour eertaing services d'utilité seront conférées, le Ministère sera entièrement refondu, Dis Now-York Daily Advertiser, On uvent regardé la conduite de lu Grande Bretagn®, du ia Franco et de la Rasie, en aran- mant d'elles rrêtes la protection de la Grèce contre l'injustice et ta barbarie des Turcs, comme une intervention dans les offires d\u2019une souveruineté indépendante, réprouvée par lu loi des nations ; et lu bataille du Navarin, plus particulièrement, à été consid comune un outrage au code des rêgins gl aens suivant lesquels les nations profussent de se gouvemer.Ce n\u2019est pas, une chose très-aisée d'établir l'étendue et la latitude provisos de ce qu'on appelle lo doit des gens Ou le fait quelques pliar aux circonatances et il vais à diférentes périodes deus |his- \u2018toire des nations, à mesure que In poliique et ; l'intérêt prennent ile nouveaux et difièrens aspects.Quarf un point de loi nationale est soumis à ln courd\u2019Azmirauté en Angleterre, et qu'il est vxaminé à fond et décidé par Lord Stowell, il est | génératement regu commie hunne autorité et dans | tonte l'étendue de ln matière en dispute, Mais sur i hien des suie's cui n'ont point passé en revue die | vant ce suvant et profond juge, [ns opi ins ne sont pas toujoure, mème aujourL'hui, aussi bics étal lier, Mais nous ne sonmes pas en état do voir avec quelle force où convenance le Grand Seigneur et sou Divan peuvent invogner le bénéfico du droit des gens tel qu\u2019enterdu et pratiqué par les nations civilisées, Les Ottomans n'ont jamais ing- crit Is nont de ect empire sur lo catalogne des nations Cvilisécs.La maximo fondamentale de leur fovornoment 8 lotjours été de regarder tous leu clrétions, nationalement ou individuellument, come dua chiene, et en contéquence de les trui- ter comm des cljens\u2014c'est-i-dice, avec tonte jæote de sévérité, d'injuscice et de cruauté, Jus qu'aune époque très-réconte de leur histoire, quoi {qu'ils peormissent aux agens ct aux représentans { des foivermumens Cirangors de résider dans les fanhoures do ivur capitale, erpendant à la plus légère ct{nse de la puit de l'ambassadeur où de son i gouv-rneiuent, of suns la moindre cérémonie, ile auraient enfenné l\u2019anbassadour dans les « Spt \u2018Toiise ct ca évitant la corde il aurait pm so trou.ver bien heureux.La coup d'œil sur leurs pre.j et lex uvsiémes qu'ils suivent, à Vegest e vu (d'autre puissances, fia voir sous quel va: ily cuviesg wing lug lots des naticaa, \u2019 Four bien des raisons très-puissantes il est dési- | Mais bu Lurie quand elle était sous Vinfluence ot le contrôle du Grand Seigneur n\u2019était re mieux qu'ane nation de scélérats et de bandits ; et les puissances Barbaresques, Alger, Tripoli ct Tunis, ont été ouvertement des communautés de pirates ct des forbans, qui commettaient des déprédations sur le commerce de toutes les nations chrétiennes, capturnient et réduisaient à l\u2019esclavage leurs au- jetset citoyens, et les assujettissaient à l'esclavage le plus cruel et le plus dégradant.Ce fut pour ce trait dans leur caractère que notre gouvernement fut dans un tems obligé de payer une some tris-considérable pour le rachat de nos compatriotes capturés et réduits à l'esclavage à Alger, et en logique irrésistible du canon, d'abandonner leur pillage & Pégurd de nos concitoyens.Pour la mê- fruise sous es fortifications et les bâtisses d'A] même principe, 12 gouvernement rance menace ce pirate féroce, le Dey d'Alger, de la même discipline avantageuse.Quel droit donc aux règles de conduite observées par d\u2019autres nations d\u2019un caractère plus juste ct plus humanisé, dans leur liaison entre elles, aurait une nation ou un gouvernement qui méprise ces règles et se glorifie de tenir avec tous les autres la conduits la plus effrénée, la plus féroce et la plus destructive?C'est donc avoc mauvaise grace que les Turcs, ou leurs amis ct admirateurs réclament l'observation du droit des gons à l\u2019égard de co gouvernement sanguinaire et de secs sujets non moins cruels, Quand le Duc de Savoie, pendant le protectorat {en Angleterre, perséenta ses sujets protestans et leur ordonn.de sortir de ses domaines, Olivier Cromwell donna des instructions à son ministre à Paris pour requérir le Gouvernement Français qui exerçait une influence nbaolue sur le Duc do Savoie de mettre fin à cette pérsécution et de ren- j dre à leurs foycis los Savoyards soulevés ; sinon, quil ferait murcher une armée jusqu'aux portes \u2018de Parie\u2014ct CELA FUT FAÏT.Les puissnn- ces chrétiennes de PEurope ne devraient-clies dune point intervenir pour empêcher an gouvernement avide d> sang ct vindicatif d'exterminer sun peuple chrétion qui à langui depuis des siècles | dans les fers du plus insupportable esclavage que soufriront jamais desètres humains, (ler Africains j exceptée,) seulement parce que les principes d\u2019un code, que ce gouvernement désavounit et rejet- tait entièrement ne pourraient autoriser cotte fu.| tervention, dane un cas entre des puissances ci- | vilisées et chidticnnes?Nous nous réjouissons de | n'être point dans cette instance troublé par uno pareille délicatesse ; ct nous espérons qu'il résultera au moins un changement important des troubles actuels «ans les affaires des Turcs, savoir, que les puissances alliées exigeront du Grand Svigneur qu\u2019il uit quelque respect pour les droits des autres nations CORRESPONDANCE
de

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