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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
jeudi 9 juillet 1829
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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La Minerve, 1829-07-09, Collections de BAnQ.

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[" k IMPRIMÉE ET PUBLIÉS PAR LUDGER DUVERNAY, Na 5, Rue 8.Jean-Baplisia CONDITIONS.Let MTNERVE ve publie deux fols per semaine de Lundi et le Jeudisoir.L'abonnement est de QUATRE PIASTRES par année, Outre les frais dada Pots lorsque lc Papier est envoyé par cells vote, ef payable 3 DEMANDE, dans le cours de chaque Semestre, LE Sounsigeé informe respectueusement ses amis et le public qu\u2019il a pris le Magusiu et ges dépendances, ci-devant accay Ga par Messrs.Pzanaont & Co.No.126 Rue St, Paul, voisix de Mess.GILLESPIE MoFFATT & Cig, ob sura constammeut à verdure, EN GROS ET EN DETAIL.un assortiment géuéral es bien choisi de MARCHANDISES SECRES, DE GOUT ET AUTRES, eonveusbles à toutes les classes de citoyens.Achetuut toul en Grus ct uux Encuas, 11 croit pouvoir assurer ceux qui voudront bien l'houvrer de leur pratique, qu'il veudvu à aussi bas pris, [sivon à meilleur marché] qua qui que oe soit en ailleurs troaveront oobstemment chez lui ua Assortiment étendu et bien chuisi de DRAP, CASIMIRE, FLUSHING, DRILL, de, ; il leur 2ern fuit une déJuclion de cinq pour cent zur le prix courant.Les Murchnads de campagne at les Colportears pouerent ueheler cbiæ iui un graud nombre d'ar- voles @ meilleur marché que chez le Murchuud faporieur.J Autunt que le chose sera pratiquable, il ne sera demand qu'un prix pour chuque erpéce de mar.chnudue, el st Uu article vendu se trouvait défèc- tueux, il terult repris zuus difficulté.Tous ordres reç1s de la campsgue seront exé- euté: avec diligeuce, el na plus bus prix.| Sun (ints de marchonli-es déjà très conaidéra- ble sers augmenté de wavié.0 à v'dire BUFjANÉ pur aucun dans lu mênie ligue ; et le (out serum Vendu pour urgent comptsut où à un cré tit ap- prousé.P.|.LETOURNEUX, Moutiéal, 20 juin, 1849.\u2014DV.CABINET DE LECTURE À LA LIBRAIRIE FRANÇAISE DE 7.DUFORT.E Soursigré prendra des Suuseriptions poar aoû CABINET DE LECTURE à raisn de six l'IASFRES por nb pour les papiers et jour- asux saulemeot, et de lluiT l'IASTRES par «D; pour ies papiers, juuruaux ot pour l'usage des fivres Ja au libiaiida dons sn chumbre de lecture.Heures Je lecture depuis Must heures du malin w-qu'à Neuf heures du eurr :\u2014 ; Les jouruaux qu\u2019un y pourra voi*.sont Nrvue Eucyclorédique, 3 Revue Commerciale, P Mémorial Catholique, ; = Journal d'Education 6: d'Instruction 2 E:émeutaire, 3 L'Athlé e du Christianisme.ë Souvent des Missions gélinnes, Uitel Staies Catholic Miscellany, = Foreign Bibliography, SFT Courier des Etatr-Uuis, Fe Myers Mercantile Advertiser,\u2014\u2014de Liverpool.Crondieu Courant, h) = Mootical Herald, ; | 8 Muutresl Gazelle\u2014par culorilé, Es Lu Minerve, & Lish Vindieatar, ; =~ Gzzelle de Q -éhee\u2014par autorité, Québes.Gazette de @ ébec\u2014Neilsun, T3 Le calbivet de lecture sers ouvert le 15Ju epdrant, et le soussigué es! pret à recevoir des T.DUFORT.M LD Duussigués kt FEGU vt xual Apis VUS JL à leur nouvelle situation, vis-à-vis de M.James Yocswo, Encanteur, un assortiment com pie de Draps, Casimires, nat, Drape dou.le foulés, Plains.Curirées, Schâles de Casi.mire, Paddings, Flannelles, Boize, Serge verle, mugs et écarlate, Cruinriens et couvertes, Pa- 4rous da vestes À le mode, Soie à coudre gris cor Veau de in meilleure gunlihé, Bombazettes, Lus- triogs et Cnmelots, JPeurerteens, Darragons et Futsingy, Sleum Loom Shirtivg, Culuns non Uéenchis, Cotons de Sulempore, Cutons rayés, of por curreaux, Ginghe udieanes bleu marin @ bilan\u201c, Dod Xead Malmoile des In les, Ba! Drills ot Frappe.Bs les, Sutins.Jaton, Gua's, Voiles de soie noire, Bobine meiteur Fi blanc et noir, Cotou en peluttes, Fpingles, Ga- fons.&o.&e.&c.W.BRADLURY, & Co.Maotedal, Ir | 18243 A VENDRh.HEZ M.11EYNEMAND, à Berthier Comté «de Wa: wick : BU BLED, DU BLED SARAZIN, et DE L'AVOINE.27 Avril, 1689,\u2014; VAREEDÉE.Histoire de Napoléon, par M.de Norvins.accompagnée de vignettes, cartes et plans.Deuxième édition, augmentée et revue.Quatre vol.grand in-8, .La popularité de ce bel ouvrage est à pré sent universelle.Faite en France, duns pal ues mois, et sous le règne de la censure illèle, elle n passé aussitôt dans toute l\u2019Europe, dans les États.Sur tous les points on à voulu lire cette bistoire.On n\u2019a pas besoin d\u2019expliquer les causes de cet intérêt encore si animé, L'imimortel ersonnage cont M.de Nor- 1 vins a raconté la vie, a été durant quinze années l\u2019âme de la France et toute son organisation sociale, politique, qui était d\u2019ailleurs l\u2019œuvre de ses mains, improvisée apres la victoire, L\u2019éclat du général a brillé sous les cieux les plus divers, depuis les déserts de l'Afrique jusqu\u2019au pied du Kremlin, jusque dans les champs de Lutzen.Il a grandi dans la lon- que tempête où il commanda, dans les diffi- eultés innombrables qui lui furent suscitées : souvent il a dominé ces difficultés ; souvent son génie et son épée Jes firent disparaitre.C'est ce vol élevé, immense, suivi des yeux si longtems par la France, c\u2019est celte carrière remplie de prodiges, que M.de Norvins a su retracer dans sa belle histoire.La grandeur personnelle de Bonaparte éblouit, entraina le siècle, et le laissa rempli d\u2019impressions ineffaçables qu'il transmettra.Quel était donc ce puissant génie ?Dans quels ressorts, dans quelles vives illuminations puisait-il la pensée qui lui donnait son irrésistible supériorité ?C'est là ce que vient dire à peu près l'histoire, quand elle est écrite par les maîtres ; c\u2019est là aussi ce que M, de Norvina a voulu placer sous les yeux du lecteur, et qu'il a sû | démèler très bien et de haut.M.de Norvins a su rneonter avec talent une suite de faits inouis ; il a su intéresser tous les esprits: son récit palpite ; il représente avee une simplicité éloquente cette vie de Bo- aparte qui a un caractère si frappant.Son ivre est, aves cclui du brave Colonel de Jhambure, l\u2019un des monumens historiques élevés à la mémoire de ce grand capituine.La deuxième édition de l'Histoire de Napoléon a été revue avec un grand soin : des additions, d\u2019habiles corrections, y seront remarquées.L\u2019éditeur, M.Thoisnier-Des- places, y a rattaché quelques planches nouvelles; d\u2019autres ont été regravées.L\u2019on- vrage à été perfectionné sous rapport litté- taire, et matériellement.Cette belle édition | forme un monument des bibliothéques; on\u2019 ly placera.\u2014 Pap.Français, EEE CORRESPONDANCE.L'AN 1849.\u2014ov RÈvE QUI POURRAIT N'EN PAS ÊTRE ON.C'était en 1829.J'avais passé la soirée en société nombreuse et choisie où l'on «était entretenu de tout un peu; mais plus particu- liérement d\u2019agriculture, d'instruction et de monuments publics.La conversation ma\u2019avait | vivement intéressé ; il était tard quand on se sépara: aussi, dès que je fus rentré dans mon modesle réduit, je me mis au lit et ne tardai pas à goûter les douceurs du sommeil.out-à-coup je me trouvai transporté en France, au milieu de ma famille heureuse de me revoir après une longue séparation.Je partageais sincèrement son bonheur.ll est si doux de fouler le sol natal! d\u2019embrasser une épouse chérie, des enfants dans les quels ant est fier de se voir renaître, des amis de collège dont le temps ni l\u2019absence n'ont point altéré les affections ! Je me promis de ne plus quitter ma belle patrie.Quand on est bercé par les songes, le temps s'envole rapidement.Plusieurs années s\u2019écoulèrent done dans l\u2019espace de quelques heures.J'établis mes deux fils.J'eua la satisfaction, si grande pour un père, de les voir prospérer et de presser sur mon cœur les fruits de leurs unions avec des épous:s qui me comblaient des soins les plus attentifs.Ma vie se passait doucement.Je voyais avec un orgueil bien naturel les progrès toujours croissans de mes compatiioles dans les scienc»s, les arts, les belles lettres, Je pensais souvent au Canada que j'avais laissé fort arriéré sous ces divers rapports, malgré l\u2019esprit naturel de ses habitans , et je luisais des vœux lien sineères pour que Jeurs heureuses dispositions ne restassent pas stériles, In'est point de félicité durable sur cette lente compagne.Frappé ole.tere du plus gran ma douce après une Montréal vers la fin de ans après mon départ de cetle ville.Le temps était superbe.Placé sur le pont du navire, jexaminais avec la plus grande at- jui s'offraient successivement à mesregards.Celui qui les frappe plus particulièrement était un quai garni d'un grand nombre de bAtimens de commerce et élevé de quelques pieds fu dessus du niveau des plus fortes eaux du St.Laurent.Les maisons construites le long de ce quai se trouvaient aussi à l\u2019abri des innondations.\u2014 Pour faciliter la circulation des piétons et des tention les objets nu cœur jar ce coup inattendu, je m'éluignai de nouveau des lieux où tout mue rappelait une perte inépara- ble, et dirigeai mes pas vers UAngleterre, 'ette rivale superbe dela France, que le temps rendra peut-être son alliée.Après neque séjour & Londres, je visilui l\u2019intérieur Je la Grande Bretagne.L'activité de ses innombrablesatteliers, de ses ports ; la grandeur de ses monunients, la perfection de l\u2019agriculture «ta beauté remarquable des diverses espèces d'animaux domestiques excitérent souvent mon admiration.Je comparais cette prospérité à l'état précaire dans la quel j'avais uissé le Canada ; et je cherchais à m'expliquer l'énorme différence que je croyais exister encore entre sa situation et celle de la métro- J'étais absorbé dans ces réflexions jorsque j\u2019arrivai à Liverpool.Il y avait dans le port un vaisseau prét à faire voile pour Montréal.Cela m\u2019inspira le désir de revoir un pays où j'avais été parfaitement accueilli, et qui par le langage, les imœurs et le carac- nombre de ses habitans, pouvait mieux que tout autre me rappeler atrie.Je m\u2019embarquai donc et eureuse navigation, j'arrivai à uillet 1849 ; vingt NO.43.2 jours douce et bonne, me reconnut tout d\u2019a\u201d ord, malgré les rides dont mon visage était silloné et mes cleveux entièrement blanch!$ ar l'axe.Flle me reçut avec une bienve!*- ance qui m\u2019allait au cœur et me rappellait celle de In compagne, adorée que j'étais condamné A ne plus revoirici Las.Quelques larmes coulèrent le long de mes joues flétiies par le temps ct le malheur.Apres avoir payé ce tribut À ln mémoire d'une femme jusie- ment regrettée, je demandai à mon ami des nouvelles de son intéressante famille, Mes deux Gilles sont mariées depuis plusieurs années, me dit-il; l\u2019ainée habite Londres.où son mari fait un grand commerce de grains: La plus jeune est établie dans le haut Canada.\u2019l'outes deux sont Leureuses ; nous jouissons de leur félicité et prions chaque jourl'Éternel de leur continuer ses faveurs, Depuis quatre ans, j'ui cédé mon office à mon fils ainé, que vous avez Jnissé enfant.TI est vouf sans famille, ct continue de vivre avce nous.Son (rire est enseigne dans un Régiment anglais qui tient garnison à Caleutta.Sa hon- ne conduite nous donne fout lieu d'espérer qu\u2019il fera honorablement son chemin.Le diner étant servi, l\u2019on se mit à table.\u2014 La conversation fut des plus agréables et se prolongea au delà du terme ordinaire.J'avais apporté du Bourgogne et du Champagne auxquels on fil honneur.Je netarissais pas en éloges sur la beauté du quai.Vous verrez beaucoup d\u2019autres améliorations essentielles dans notre ville, me dit mon ami : et Four vous cn convaincre, venez faire un tour de promenade : celn facilitera Ja digestion.Volontiers, répondis-je: et nous sorlimes, bras dessus, bras dessous, comme deux frères tendrement unis.Mon ami habitait toujours sa maison de la voitures, On avait reconquis, au moyen d'un :place d'armes.Lorsque j'y avais été con- triple rang depilotisconsolidé avec du profoi épaisses liées entre-elles enfoncés.tun(1) | uit, je n'avais fait aucune attention aux ob- jeté dans les intervalles vides, le terrein qu le fleuve avait envahi à In longue; puis, on avait remblayé derrière ce pilo ir, de manière à former une pente douce disposée en gradius de six pouces de hauteur sur 8 à 9 pieds de ur et pour prévenir autant que possible les éboulemens du terrein qui avait été fortement battu À mesure qu\u2019on l\u2019avait rapporté, chaque gradin était revêtu de planches des bandes de fer, et soutenues par des pieux profondément De distance en distance on avait pratiqué des rampes assez larges pour que jets qui me frappaient maintenant, Les tours de la nouvelle église s\u2019élevaiert majestucusement de chaque côté et ajoutaient au caractère grandiose de ce bel édifice.La place complètement regularisée, présentait des maisons dans le genre de celle de la ban- ue, au dieu des constructions mesquines dort l'aspect m\u2019avait offusqué dans le tems.Un espace suffisant pour la circulation avait été latisé sur chacune des facades du quarré.Le surplus du tertain était clos d\u2019une grille en fer à lances dorées, et planté au pourtotér d\u2019une double rangée d'arbres dent les bran- deux voitures pussent y passer aisément de ches, artistement dirigées, procuraient aux front ; contournées de manière à rendre la pente presque insensible, et flanquées ninsi que le quai, de larges trottoirs élevés d'un pied au dessus du sol.Des débouchés spacieux aboutissant aux rampes, remplnçaient les ruelles étroites qui existaient lors de mon départ, En un mot, au lieu d\u2019un quai très incommode que j'avais laissé, j'en retrouvais un, qui par son élégance, sa solidité et les facilités qu\u2019il offruit, se trouvail en harmonie avec le commerce tris important de la cité dont il était à la fois le plus utile comme le plus beau monument.Émerreillé d\u2019un changement aussi avantageux, je demandai au capitaine du navire Quels fonds avaient été employés à In cons- ! truction de ce quai vraiment magnifique.Il me répondit qu'une compagnie formée par ac- tiony de £10, civisibles par coupons du quart 1le cette somme, afin que tout le monde pût s\u2019en rocurer, avait exéeuté ces travaux moyennant a concession d'un léger droit qu'elle était nu- promeneurs un couvert épais sous lequel des ancs étaient placés de distance en distance.Quatre quarrés du gazon le plus frais, sé; 8- rés par des allées, environnalent une magnifique girande semblable à eclle du Pal Royal de Paris.Le jet du milieu s'élevait à plus de 12 pieds ; et ceux de la circonférenee, par leur direction \u2018nclinée vers le dehors, offraient à peu près la forme du calice d'un lys.Du bassin dans le quel retombaient ces eaux, qui aux rayons du soleil dont elles emn- pruniaient tin éedat diversement nuancé suivant qu\u2019elles en etaient différemment frappées, semblaient former des guirlandes de pierres precieuses, partaient des rigoles cour vertes dirigées vers chaque angle de la place et portant le trop-plein de ce bassin dans les rues adjacentes qu'il rafruichissait ct nettoy- it en méme tems.Bravo! m\u2019écrisisje ; Bravo! Doucement, me dit mon conducteur : réservez vos excli- mations pour l'instant où nous rentrerons, et torisée À percevoir pendant un certain nombre | Chemin notre promenaded'années eur les marchandises embarquées ct Il ajouta que ces actions gagnaient chaque jour, en raison de l\u2019ourerture des commubications par canaux avec les grands lacs, ce qui donnait au commerce une débarquées.activité toujours croissante.Je jugeai cctie réponse que l'esprit d'association, si fer- Chemin faisant, j\u2019apperçus plusieurs cal-i- nets de lecture remplis de personnes de tous âges et de toutes conditions; mais principalement de jeunes gens, Celui-ci lisait un Journel ; celui là un traité de Sciences.Un troisième examinait attentivement une carte l géographique, tandisque son voisin avait le tile en grands résultats, s'était fait jour en regard fixé sur une sphère céleste, Le si- Canada ; et j'en nugurai bien pour le pays.La première personne que je rencontrai en mettant pied à terre était precisément celle qui m'avait reçu si cordialement lors de mon premier voyage.Les vingt années écoulées depuis n'avaient affaibli en aucune manière Irs sentimens vraiment [raternels dont elle m'avait donné des | renres qui ne s'étaient pas Cet ex- ecllent amine voulut pas permettre que je me logeasse À l'hôtel ; et m'entraînant par le bras non plas efficées ile mon souvenir.lenee le plus profond, décence la plus parfaite régnaient dans cette réunion qui, par le nombre de lecteurs dont clle étaient composées, me rappellaient ce que j'avais va de mieux en ce genre à Londres ct à l\u2019aris.Je trépignais de joie.Mon ami se jenchant ters moi me dit à l'oreille : Nous avons compris que si l'homme nuit avec l'intelligence rt même le génie, il ne nuit pas avec Ia seis nee 5 que l'étude seule peut la procurer que saus jelle il n'est point de beaux av'», ce beltrs let- ; Le yun (trea; que la religion, la morale, l'agriculture il mme conduisit chez lui, Son épouse, tou- | : dt .(1) Le Letan cet uno expèce particelières de mortier composé de pozzolane, de chaux «4 d'é- cluta de pierré, Flusce mortier reste dans l'es wm il du 1 int par devenir aussi com ju le roc terre d'épreuves.La mort cnleva mon cxeci indus des travaux hydronliques, ,lindusbie, les arts mécaniques et icutes les connuissunces propres à améliorer le sort de d'espèce humaine prospérent en raison direcfs ide Ta somme d'u struction répandue dans les différentes classes de lasociéid, Nous avons On Penaploye uvee suceis daps donc étudié, nous étudions elagie jour da- pvan'sges et vous pourrez juger des elarçe mens avantageux surveuus dans notre eivili- sation depuis que notre jeunesse, devenue studieuse, consacre à des lectures utiles un temps qu'elle passait autrefois dans des plaisirs dont quelques uns n'étaient pas toujours exempls d'amertumes.De mieux en micux, répondis-je: et nous poursuivimes notre soute A Mesure que nous approchions du _mar-
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