Le Monde illustré, 29 mars 1902, samedi 29 mars 1902
[" LE MONDE ILLUSTRE em 18¢ ANNEE.\u2014No 935 MONTREAL, 20 MARS 1902 sc LE No £ 5 ani a t & 2, > 3 34, rs + $ ep = Lu: pe 4 0g # A ak A £5) A AY, a vo 5 - >< a = &.», .; : > 5 + % \\ 2/ 7 : a A \\ 4 a + à +3 at ui A, fi 5.bias ; te LY MN à % 2 A Per RS A Bu 1 ; Le a 2 © fi y Iv 2 * de à \u201cee * ¥ de a Lo NT =Q Pll a oe _\" gage fo Lo \u201coe \u201c> XF L.Ny cs \u2018 oa a Ea =.Eh Leu 0 os 5\u20ac 0 Aad peer ~ TL bt Ahi FY té \"hoto Lapr et Luvergne MS JULIEN DAOUST DANS ILA PASSION \\1 MONUMENT NATIONAT 794 LE MONDE ILLUSTRE AHONNEMENTS Us ane F0 LL 2 = 4 Mois, $l.00 .5 Mois, BL Payable d'uvance L'abonnement est considéré cuinine renouvelé.à moins d'avis contraire au moins 15 jours avant l'expiration, et ne cesser que eur ut apés par Cerit adressé au bicreou même du journal, Il n'eet pas donné suite à un ordre dde divontinuer tant que les arrérages de l\u2019a née où cours ne sont pas payés.ANNONCES : : devents fa lene s cents lu tire bere insertion, LL 6 Insertions subséquentes Tarif spécial pour les annonces À terme.Publié par la Compagnie du Moxon Tees.33, rue Suint-tiabriet, Téléphone Bell : Main 417 BA PISE AUX NOUVEAUX ABONNÉS Nous donnerons, à tout nouvel abonné d'un an ou de six mois, et qui nous enverra le prix de son abonnement, le magnifique feuilleton : \u2018Vingt Mille Lieues sous les Mers.de Jules Verne, formant cent-vingt pages, double colonne, du * Monde Hlustré.\u201d \u2014 us Wei Que iN Jit f % i : Le ie # i _- py: 1 4 yl Kos i 0 °% à P33 ta oy ey je Ga ê A ok.SA A + RS \u2014 hat + = du + rl! 4 i FA ik Le ES >A 48 Py hy Tw \u2019 NE as: » i 5 oe A = oY ie «vd SE 4 { Ps +, \u201c; cages sri Xo : + ESR hey rem a d Jt If, el 5) > 4 Sy = toy aad {3 A ir met I+ Bt! HG .[SAIN p Rr\u201d VL \\ \u201c 7 # 3 2 Li a LY PA hs li © Eee + fr H \u201c2260 g 2 ; er 7 2 LES PP : Li \\ \u201c f i 5 ¥ I I He.À : x A È =) TN , 5 « a i OB \\ * A a 3 : %y a.AN £ i Ge de\u201d ¥ N\\A i Li xs Pa IE N H MEUI wr al \\ \u2019 .i hl û ra SN S 1 \u2018 + > XH D N ; PES -t +4 b à RAN V = a = A\" .l .AY SN ES + y i \\ = Ly Hg ii Ce dl ht = = i i Fy RHR Be 3 ob | mh u A N DI .l ay Na il \\g is Nw 1 .t a.\\ J i mn hy ER N 3 5 J hy vy SN Ru Wy, \" oa ns à = 2) W J Aa AY vy % a Ca |, 7 ; x En Lo %, % A y Tanna 2 % LS À _ dt if 2 PJ Di I regs CES Ex 4 A A Us LY UG Zz LA CAR Wy \u2014_\u2014 ASS i 74 M RY 55 Be RNS N \\ ay El - \u2018 i hd = = 4 | A \u20ac 2 = : A à fe A N vy, J \\ Hl g \\ & u El yg oy Li \\ fi AS «XC i 7 \u201c4, , Bruno a R | pa Ld | 6 i # Dee i Fi À a | yy ny i M \\ Ae 43 WN = ESS D REA ç i De pu : == ph = = _ EE ny f PICLHEIN kg 4 ges == Fa - 4 S Sis = = Tol Lar En 7 Hi WN S\\N Mi Sm ea BY £7 ii ar ee = = Es = =.Hu y 2, n° ; = Ni tb a TS vy 4 \u2019 Q ET = = Z Zan.N ÈS Sen \u2018 XC soo aX NY A 37 4 D Ni ves = = = » ¥ A sh LAS = hy oh Lid i = I gd 2 A be 7 a AS edd IN a x >) NE 5% 2 AR RT 2 Z $4 PP [he vas : Ë 153 ¥ a Wa > u + a as Ce 5 5 ain 3 Ji a > es 3 PL aay LF Es i > 3 AE 2 Ay 5 sk, Kj ds 9 x pon i 4 # oy A f fl Wu qu KE) pes i j x, Vr Cid id PR bh a A in pe i 2) aid I: A QUE Fes = tu i Te ae -. LE MONDE ILLUSTRE ne LA SAINTE CÈNE, n'arriés LÉONARD DE VINCI LE JOUR DE PAQUES L'aube de l'horizon tirait ses premiers voiles : Les oisillons chanteurs, sur la mousse des champs, Regardaient dans les cieux s'éclipser les ctoiles : Et des bosquets fleuris, comme un léger encens, Ondulaient en spirals les vapeurs du printemps.C'etait le jour de Päques, et par toute la terre, La nature changée étalait sa splendeur.La résurrection.c'était là le mystère.Du Rédempteur divin celébrant la grandeur.Des Anges dans l'ether psalmodinient en chœur : \u201c Il quitte ie linceul, depouille le suaire Pour ceindre son front pur d'une aurvole d'or.\u201c Puis suspendant leur vol au-dessus du Calvaire.Ils reprirent plus haut en un commun accord : ** Dieu renait à la vie, il meprise In mort.* Come I'astre qui nous eclaire, Jésus, sortant de son tombeau.Inonde d'un flot de lumière Ce jour qui depuis sera beau.\u201d Alors Jésus, 1 ses apotres, Se manifeste glorieux : It dicte des lois qui sont nôtres, l\u2019uis reprend le chemin des cieux.Aujourd'hui dans un saint cantique.Le cœur soumis et.repentant, Chantons, selon l'usage antique.A la gloire du Dieu vivant, Qu'il se repente l'intidèle À la sainte tradition ! Car point n\u2019est de vie éternelle Hors de notre religion.Dieu téprise toujours l'impie, Et qui ne tend pas à son ciel Pour s'absorber dans cette vie Bientôt breuvera de flel, Do LE JUBILÉ DE LÉON XIII I.\u2014LE rare [1 est six heures du matin.Deux où trois coups frappés à la porte de ma chambre d'hôtel m'éveillent brusquement.\u2014Qui est là / \u2014Vaticauo ! C'est une invitation a nous rendre au Vatican, le matin méme.A sept heures et demie.Léon XIII offl- ciera dans la capella Paolina.L'envoyé s'excuse d'arriver à une heure si matinale.Il s'est présenté déjà, la veille au soir, en notre absence.Son devuir est de remettre l'invitation en mains propres.Il recommande \u2018* l'habit noir \u201d et s'en Va.* * +* *** Nous voici dans la cawlla l\u2019aolina.Deux cents personnes environ attendent l'entrée du Saint-Père ; un assez grand nombre de prêtres, quelques hommes en habit ; les femmes en noir, une mantille sur la tête.Le passage du milieu, qui va de la porte à l'autel, est maintenu libre, occupé çà et là par des hallebardiers et des huissiers aux costumes extraordinaires, jaunes, verts, écarlates et cramoisis.Tout a coup, un mouvement se fait à la porte, les officiers de la garde du pape, casque reluisant, épée nue, entrent, se rangeant sur les côtés.La piété, la foi, la curiosité s'émeuvent dans l'ussistanrs.Toutes les têtes se tendent vers l'entrée.Il apparaît, suivi de cardinaux et d'évôques.C'est Lui, le Prêtre vêtu de blanc.Il a, sur le seuil, un arrêt d'un instant, et les yeux et les cœurs ne voient, malgré les ors et les pourpres dont elle vst environnée, que cette forme blanche, svelte, un peu inclinée d'abord, qui, tout de suite, se redresse\u2026 La main s\u2019est élevée en même temps, -paternelle ; et.légére, transparente, elle semble flotter dans l'air, où elle esauisse le geste de bénédiction.C\u2019est très boau.\u2026 et c\u2019est charmant, ll s'avance, regardant avec douceur, à druite, à gauche, la main toujours levée et bénissante, volti- geante comme une main du semeur.Il est là, à deux pas ; son visage amaigti, fin et doux, d'homme très agé, eat éclairé d'une bonté qui pense.L'esprit, qui éclate dans les yeux, se montre aussi dans toute la ligne nerveuse du corpa et dans la démarche ; comme envolée, du vieillard blatic.Ce vieillard blanc, suavement blanc de la pieds, marche sur l'extrème bord du tombeau grâce souriante de roi des croyants, en béni- ta main qui meurt\u2014l'universelle vie.* Les fresques de la capella Paolina sont ve lesse de Michel Ange.le chemin de Damas, par une lumivre qui, tor: la main de Dieu, s'élargit en s'abaissant ver Maintenant le Pape oflicie.Il élève l'hostr blanche au centre d'un soleil d\u2019orle salut de l\u2019épée.Les cardinaux écraser\u2019 dalles l'orgueil de la pourpre.Voici saint Paul terr Les ottic: Le Pape prie à voix haute.cette voix.Jamais je n Aucune monotonie d'inflexion, rien de \u2018 tendu \u201d ne vient détruire l\u2019idée que l'on se À pontife souverain parlant au nom de aa fille, nité, Le l\u2019ère est vraiment ici en pricre | enfants.Il est chargé d'années et chargé - leurs, des douleurs du monde.Sa voix, sitij et vraiment humaine, sort d'un coeur profond.un soupir et c'est un sanglot, trés personel fois lassés, expirants et indumptables, qui ont | de grands sursauts, et qui seraient recontil- entre tous les sanglots et tous les soupirs de lat Ce qu'on entend, ce sont les cris d'une dou d'homme, d'un homme dont le cœur s'élargit 31 être paternel au munde entier.Ame blanche, pr tout blanc, blanche vieillesse, candeur de la foi, © ce qui parlo et ce qui prie.Oh! la plaintive he nité, et que chaque élancement «le douleur se chu: en élan de prière ! Il est impossible d'avoir onte cette parole gémissante, ce sanglot, ce cri, cet ap cette supplication, \u2014et de 'oubilier.Ce qu'on éprou c'est la pitié pour celui qui prie, car on groit devi.qu'à ce moment il souflre surtout de l'impuissance sa propre pitié à faire le bien parmi les hommes © Sans vous, 0 mon Dieu, ma royauté trop humaine \u2018\u201cne servira à personne ! mes appels, comme on n \u201csilence, demeureront incompris ! Domine, ex \u201cnos! Miserere! miserere !\" La messe du Papo est dite.On va prier pour lui.A son tour, messe.Il a prié pour tou- il entend In \u2014 \u2014\" - a= Ft lo voici maintonsut au milivu du choca, sur son trine de soie et d'or, 1! nu s\u2019y repose qu'un instant.Il l'a bientôt quitté ; il aonouille.Agenouillé, il se courbe, il prostorne sn \u2018villesse et sa grandeur aux pieds de la croix.Et vo « qu'ainei prosterné, \u2014les bras jetés sur le prie.D: \u2026, la face ensevelie parmi le blancheur des man- ch il se fige dans une absolue immobilité.1a nu.réenne et avelte figure va demourer ninsi, indé- fi.nt immobile, Elle à prié par le cri et par lo sa ot tout à l'heure.Elle prie maintenant par l'y aubilité et par le silence, qui sont plus pres de Jt rnité.+ dirait un de ces pontifes de marbre à genoux su ur propre tombe, dans les plis roides du carrare di hane.Nous nous levona ; il reste immobile.L- stance exécute tous les mouvements que comm iv la clochette d'argent au timbre léger, véritable fil une de sons cristallina ; il reste immobile, 1] est, en et, mort au monde.Où s'en va cette âme, où me io t-elle, où descend-elle, en ce moment tout à fai.sulennel ?\u2026 L'hostie s'élève, rayonnante.Va-t ils courber plus bag ?Non, 11 demeur« immobile.Dé: uvries-t-il son front devant ie nimbe de Dieu { Neon.ce n\u2019est plus l'heure où il peut, libre à demi des «lorations de Fame, faire up geste physique d'adoration ; il demeure immobile devant la gloire de son Dier\u2026 Alors un prêtre s'avauce, étend la main au- des«us de la tête du Pontife\u2014et ls découvre.Le l\u2019apo est immobile.H est seul devant Dieu à qui il apporte en silence le cri du monde universel, l\u2019universel Miserere : \\vez pitié, Seigneur !\u2014Seigneur, pitié pour tous, sis distinction de races, da croyauces, de philoso phies, de religions ! Pitié pour tout ce qui souffre ; pitié pour l'innocence et pitié aussi pour le crime : pour l'endurcissement comme pour le remords ! Pitié peur tous, justice ct pitié, à Dieu qui avez été un accusé devant des juges, un prisonnier devant les voleurs, Un flagellé, souillé du crachat des impurs ; © lheu, qui avez été le supplicié d'un supphice infamant, justice et pitié pour tous, à Dieu qui avez voulu être un homme, afin de créer parmi les hommes la pitic et la rustice ! \"\u201d Than Arc ane.TL\u2014LE DERNIER OEM BE LEON NII \u2018Mi a célébré, à Rome, de grandes fètes en lhou- u-ur du vingt-cinquième anniversaire de l'élection de Leon XJ M.Boyer d'Agen, qui a souvent approché lo Pape de très pres, nous communique à ce propos 1.document très curieux.C'est un poème composé por le Souverain Pontife sur l'art de vivre longtemps, «rt qu\u2019il cultive lui-même, comme on sait, avec succes, Notre confrére a vu le pape composer ce peme, et il nous rapporte ainsi ses impressions d vant eette acène peu banale : Le corps tout ramassé dans sa soutane blanche, ln 1 sin aux longs et maigres doigts tremblants sur la {_ y \\ (/ > i ! À = CES A Ï 7 if A if ii VS NS dr ff Gi === ld i We # I 7 3 li \u2014_\u2014 i Ll M, 2 EN == À \\ ; ' y à il Al j iit t | À N [i i ll | \\ NE lr ir N 7 ve N | 3) J 9 N i 4 % 4 fm WI j | Z \u20ac HN | N.f LZ I Ri \\ ln ) J )) Æ y 0 4 % fl Ÿ \\ 7 I ) À 0 \\) J i) ) i A HI of CEE A N° N AN Zz 3 i | y, NY h A ! \u2018 { fh if 2 I = 4 Al 2 ly I) À z= Æ A > I i Ur J J \u201d mi ull\u201d A | arr \\ \u2014 LÉa = RICPPROCTTEGS 1] mu \u2014 rt LE MONDE ILLUSTRE CHOSES ET AUTRES \u2014 \u2014 Le bon fromage Choshire contient 30 pour cent d'eau.\u2014 Un cheval vit 27 ane, mais le lion et le chameau vont à 40.[Le champagne contient 12 p.c, d'alcool et 11 p.c.de vin de groseille.\u2014Les institutions de tharité britanniques possèdent 154,000) acres de torre.\u2014 Un ramasseur de caouchoue, au 1iré- sil, réunit 16 livres de jus par jour, \u2014Un grus vaisseau de guerre porte s atcres.-Le puits artésien de Pasky, France, doune 2,000 gallous d'eau par minute.JE VEUX.JE PEUX.Voulez-vous tenir votre gorge et vus poumons libres ?Prenez une dose de Baume Rhumal aussitôt que vous y ressentez quelque gène.\u2014L'Albert Hall, de Londres, » coûté un million et peut contenir 19,04) per- sonnee, ~~ y a cinquante ans, le Séminaire des Missions étrangères de l\u2019arir se com - pusait de 28 aspirants & I'apustolat et au martyre.Aujourd'hui, le nombre s'élève à 332.Grâce à Dieu, In France chrétienne est donc encore bien vivante et bien gé- r'érouse.\u2014L'Hôtel de la Monnaie sera construit & Ottawa, Une somme de $75,0H0 est demandée pour son administration.-A New York, il y a 14 églises ot autant de chapelles catholiques, lesquelles sont fréguentéus par des milliers et des milliers de fidèles la dimanche.On estime à envi:on un million la population catholique de la métropole du pays.POUR GUERIR LA MALADIE DES NERFS L'anémie ou l'affaiblissement du san est une des principales causes de ln ma- Indie des nerfs.Conatater in cause, c'est indiquer le remède, le traitement aves ks Piles de Longue Vic du Chimiste Bonard.\u2014L'Eglise catholique à 15 évêques ot 2,112 prêtres en Angleterre.et 28 évi- ques et 3,200 prêtres en Irlande.Observation profonde : \u2014 Quelque sotte que soit uno plaisanterie, il y aura toujours une catégorie de femmes qu'elle fora rire.\u2014Laquelle ?\u2014Celles qui ont de belles dents.112 Rue Vitre Coin St Laurent\u201d MONTREAL.a EX Bis ETRE) 2 REE Exe ALA SOVEREIGN SERD MOUSE: Vous al cu ub autre agent o veut gagtier votrs + prencuts GATE Ne Chers Ams.Jat rear ves heanx presents et ils sont magnifiques Jo yclettr MELSON WHITE, Ottawa, vit.Adressez lisiblement, The Sovereign Seed House, Dept 0 GRATIS UNE GRANDE OCCASION , BICYCLETTES, MONTRES Pour Monsieur ou Pour Dame Une Annonce Honnete, N'importe qui pont facilement gamer nre de tes Belles Tes ae Haut 4 ertiter noadele, wie Mogmtgue Montre Plage: or, Ch .ad Trme ou pour Monsieur, ot ¥ 1, elles Arg ux Monon ot now nui chandises, tonte pu houné vetement, de notre graine de Pois d'Odeui (ve sont ceux B Asters, Justement celebres pour leur croise Deuraisonaboandante) recours 6tre Oftr- Genèse \u201clle & egant Bi yoleste hau D icrnite et d'une Magnifique Montre plaques er OF, avec Une belle cline «e are ute of \u201cloque pl'quécs en Or, 6 Cullieres & The.doablemeut plage 0 argent, un antes A beurre, of \u2018uiliere & sii re plagués en A .us denon tanta.tle do W paquets od u, el nous me dd r Cron len At) ag 8, rz.8100, Le paquet.Ils we ut facilement.Quand vous endua, chvoyer-nous l'argent 62.00 «1 nous garantissons que sf Vous vous conformer & Foffre que nous cHvSYOns à TOUS ceux qui prennent avantiqge de ce te annonee, cette Hicvclet'e de haut grade et cen presents voie seront donnes to tatut gratis, Nous certifious que ces Bic yotettes ne sont pus des Joujoux, ts des roues de tein les do rw att o heen eet ent dreient gar 5 bien stabliv, peur faire connaitre leurs ras dies et leur rapidement, «ot 1 tiv) to Ricyeiolte envoyée est sotgneusetnent casa yee rt rrapaqueter.A LA SOVEREIGN SEED HOUSE :\u2014 , Chers Messieurs, \u2014 Jai reçu toux vos présents et J'en xnis enchantée.Ils sont bien beaux, de vdi conter à travailler pour vous var je constate que v ermplissez filélement vos obligations @ ous Fou \u2018 Lin NELLIE MUQU'AIN, Peterbore, Ont .Toronto, Ontario.ZEN RNY distinetement et de (franco) par la malle.suadez-les d'acheter une boîte de Pilules.Doite pour ces Pilules, mais elles sont les mêmes Pilules du Dr.ordinairement À 50 centins ln boite, binsi vous Êtes certain de ne pas avoir de difficulté à les vendre, Dès que vous aurez vendu les Pilules envoyez lea noms des 6 personnes malades, avec leur argent 51,50.au Dr.Christian et le Dr.Christian garanti que si vous acceptez son offre généreuse il envoie cette annonce, un magnifique Set A Diner de 97 morçeaux très bien décorée et #8 morçeaux d'Argenterie, seront envoyés absolument gratis.d'Argenterie est garanti être plaqué en argent Stirling, nifiquement décorée en dessins bleus, bruns et verts SI VOUS ÊTES HONNE TE, ÉCRIVEZ DE SUITE, SI VOUS CONNAISSEZ QUE DH SUITE.SIVOUS DÉSIREZ VOUS PROCURER CES SUPERBEZ CADEAUX, ÉCRI- VHZ DE SUITE AU.DR.CHRISTIAN MEDECINE CO.CONNAISSEZ\u2014VOUS 6 PERSONNES MALADES ?Une Chance Exceptionnelle! 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quelque chose de très élégant, vous savez.pour chez Mme de Lignicres\u2026 Gertrude entend dans les plis de la robe de bal, comme on entend dans une coquille marine, des rires lointains, des bruits de fête, de pimpants refrains du valse.Et bientôt\u2026 \u2018\u2018 Gertrude, une petite robe d'enfant, un bonnet de dentelles, tout ce que vous avez de plus LE MONDE ILLUSTRE ravissant.\u2026 berceau, Les premieres risettes\u2026 lus premivrs jus.Pais.** Oh! non, Gertude, pas de robe claire\u2026 Pauvre Oh ! lheureuse dre, penchée sur lo Je n'ai pas le cœur à la gaieté, allez fone.fot puis.Æt puis la robe noire, l'inévitable robe de douil\u2026 N'est ce pas que vous en avez vu, 6 robes ! de ces histoires intimes, do ces scènes de chaque jour, nuxquelles vous vous associez sans cesse, mettant dans In maison le rire de votre satin, où l'endeuille- ment de vos crêpes.Et voilà pourquoi Gertrude, qui gait tout cela, se penche sur sa robe de noce, lui demande sou histoire à elle, le accret de son avenir, ve que cette vie qui va s'ouvrir lui apportera de joies et du tristesses-\u2014et si elle ne regrettera jamais les jours d'autrefois, et cette chambre paisible, où lu lainpe presque éteinte met on recueillemment de crépuseule.Has Marui, \u2014 - \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 AUX OUVRIERS LINE ALITE DES 5 ON DIRES Un brave homme réclamait fortement l'application de la noble near, Sou ati ui dit un soir, en dinaut : * Célestin, pourquoi, toi qui as deux filles, en as-tu une hlonde, douce, nimable, chanteuse avréable, mais un peu titnide et rudécise, et l'autre brune, ardeute, habile au travail, mais sévere et décidée quoique véritablement bonne, loi qui aimes tant l'égalité, pourquoi ne leur as tu pas douné Is méme uature, le mème caractère, les memes talents, les mèmes qualités / Fais done chez toice que tu réclames de lu société et quand tu seras arrivé toi meme à Cet idéal, tu te montreras généreux en communiquant ton secret ; encore te répondra-t-on peut-être que, chez toi, il n'y à que de bonnes et honorables natures, tandis qu'une société duit prendre les bons et les mauvais dans losquels il faut comprendre .les paresseux, lus gourmands, les cuvieux, les joueurs et les vivieux, sans compter les méchants.\u201d En 1845, on persuada au peuple que rien n\u2019était plus juste que l'égalité des salaires.Tout d'abord, l'illusion était séduisante, pour beaucoup elle semblait répondre a une idée de justice.Mais cette théorie est plus dittierle à appliquer qu'a concevoir.De deux ouvriers, avant reçu le méme paye, si l'un en rentrant chez lui, doit embrasser cing enfants et l'autre un seulement, le salaire \u2018ral aura-t il la mème valeur pour les deux Pensez-vous aussi que les ouvriers habiles, intelligents, travaillant de la tète, en mème temps, que des bras, se seraient accommodés lonytemps de recevoir le mème salaire que leurs collègues nonchalants et irréfléchis ?Si l\u2019on peut amuser les travailleurs réunis, pendant une soirée, dans Un club, en critiquant leur patrons et en exaltant le prolétariat, il ne sont pas lonss à se ressaisir des que leur paye vient à diminuer.Nous n'aimons tant l'égalité, que parce qu'elle nous permet de cacher un sentiment d'envie ; car nous ne l'aimons qu'avec ceux que hous croyons plus heureux et non avec ceux que Ia nature où les circonstances out le moins favarisés, Le régiment est l'institution qui représente le mieux l'Egalité.Les hommes y portent le même costume : ils y ont la-même nourriture, une méme chambrée, une meme discipline, on pourrait dire un wméme mouvement, puisqu'un seul commandement en fait agir trois mille spontanément.Mais, il y n un mais : le chef qui donne ce commandement à d'autres chefs, qui le transmettent aux sergonts, sort, ainsi que ceux qui l'ont répété, de l'égalité avec ceux qui l'ont exécuté.Ce régiment ne pourra faire de grandes et helles mazo-UVres qu'autent que chaque soldat ne se croirs pas l\u2019égal de celui qui dirige.Unie chose est nécessaire pour que chacun de mo hommes soit content do son sort, c'ost que les chats aiment leurs soldats, qu\u2019ils se seutent responsal!.leur vie ot de leur nécessaire et quo les hoo ainsi guidés, comprennent qu'ils doiven! corres.par leur obéissance, à ceux qui sont charcés direction.de de .1 Mais, mo direz-vous, vous porez ln un ile! pratique ne donne pas toujours ces résultats.Je le veux hien, mais dites moi, quelle in- w'est pus basée sur un idéal ! ot fussiez-vous cl si quelque chose, pensez-vous que vous pourr.réaliser l'accomplissement à la satisfaction de © L'image de ce régiment est colle de la socier.Si l'idéal n'y peut être entièrement ohtenu, la discipline qui va jusqu'à la peine de m.a-t-il d'étonnant que la société ne puisse le dou Est-ce à dire qu'au lieu de chercher à l'am- il faille détruire son organisation imparfait remplacer par des uiopies où des rôves ( Le mioux ne s'obtient que sagement et les, L'homme intelligent sait qu'on n'amélic société qu'en se perfectionnant soi-mètne, 1nd que c'est l'ensemble de ces individualités \u2018uv qui produit un honnête et bon dat soc, Les utopistes seuls croient: que lA aoctète erse changer d\u2019un coup pour leur être avréahle ter leur systeme.Courbien de gens houniètes, mais irréttéehi.vivement désabusés de la position qu'ils env, vu étudinient les ditlicultés * Prenez, par cxemple, quarante terrassiers leur : Voila assez loustemps que vous supp ardeurs du soleil ou recevez la pluie qui rend plus dure où plus lourde-à votre tour il devenir invétrieurs où architectes.Venez au chaud, dans une chambrette, pr lives; pendant «ix ans vous vous applique: reliche a compreudre des théoremes, a rés équations, à dessiner des plans et, apres x: mets sérieux, Vous Vous présenterez pour sul uier, par lequel vous pourrez réussir.Dix-neuf ou vinet diraient an bout dde © donner pelles et nos pioches avec un litre à chaque r semaines\u2018 fteprenez vos livres Au lieu de vous adresser à des terrassier vinet cuiainiers de ne plus dépouiller les Tapa plus tuer les poulets, mais d'étudier pendant le moyen d'opérer les humains où de les soi le silence, vous verrez qu'ils redemanderont s-roles, pourvu que vous n'oubliiez pas le vin Les cochers diraient : ** Rendez mar © passez-moi l'Infransigeant \u201c plutôt que dev: étudier dix ans pour entror à l'Ecole Normai Oui, me direz-vous, mais si vous les avic : leur jeunesse, vous auriez pu être surpris C'est possible : cependant l'oxpérince nou que, des la classe, il n\u2019y à que quelques ci soient travailleurs, intellivents, assidus, tand.plupart n'apprennent leurs leçons que dans! d'être punis.Ce qui peut rendre les hommes heureux, pas l'{yalité, mais le bien-être pour chacurs position qu'il occupe.Pour le pere de famille, surtout, un tray samiment rétribué lui permettant d'élever con: ment sa famille et de faire quelques économie Faut-il le dire, presque toujours, quand los s'occupent d'améliorer leur condition, ils l'ouvrier modeste et ne parlent constammenr e l'ouvrier intelligent, habile ; ils n'osent F- envieux.Il semble que le moins doué, quoiqu'honnet vailleur, n'ait.pas, ainsi que sos enfants, un est ' nourrir ; ce qui presse, c'est que la vanité et le + sirs de ceux qui sont, ou se disent capable: satisfaits.En réalité, l'inégalité des ronditions est chose slo parce que, quoi qu'on fasse, les hommes nv ont jamais tous la même intelligence, les mênies tale: + le meme ordre, In même sobriété, et qu'en donunsr + me cont hommes une même souvee de 10 (00) franes, six mors après il y aurait des enrichis et des attamés, } - jou, le luxv, lu détbmuche, l'inégalité des posi the « est cotte inéyalité des conditions qui fait mouvoir nde : elle donne des bras à la terre, des provi- au warché, des ouvriers aux usines, dus ingé- pour les diriger.les sept péchés capitaux se \u201cut du reste.Ce sont eux qui out la mission de ire les mécontents, Il faut croire qu'ils produi -ucore plus que lua gens de muéiito puisque leurs le st - sont plus nombreux que ceux que dirige la nest pan lo changement social qu'il faut, mas rime de U08 Mceurs.n'est pas sous le nom de socislistue où de collee- ! e qu'il faut vouloir une nouvelle ézalité, un LE MONDE ILLUSTRE Un inhabile pourrait tout zâtor, Ul bot Lie TicH coni- prendre de ces charmes.Nerait-ce l\u2019orchestre qu'il faudrait réformer ou los malades qu'il faudrait guérir?C'est ainsi que les inégalités cles conditions sont une nécessité de l'harmonie de la Création.Mais, pensez-vous, les bonnes lois pourraient suilire à produire l'harmonie.Non, les hoanes lois ne pouvent suffire à donner l'égalité devant la loi «t surtout à produire harmo: nie entre les hommes.Les lois sont faites par les hommes, les hommes sont changeants ; tel, disposé a indulgence lo mardi, pourra, suivant de graves contrariétés qui lui seront survenues, juxer sévèrement le samedi.Les juges sont hommes et peuvent être nubjugués par l'éloquence et ls réputation de l'avoeat que le riche peut s'offrir contre le pauvre diable qui t'a pour =x03 C'était daus les porsécutions, les épreuves do tout genre, l'harmonie la plus belle dans l'inégalité des couditions ; C'est à ces souvenirs dont tous sommes imprégnés, même dans notre résistance, qu'il faut revenir et, suivant que nous nous en rapprochorons le plus, nous trouverons l'harmonte qui s'approche le plus du bonheur.LeEos Prost.\u2014 .\u2014\u2014 On n'éteint pas le soleil parce qu'on so bande les yeux.Mgr d'Hir-t. LES GRENAD Les Souvenirs de la Grande Armée se sont d'eux mêmes transformés en légendes.LE MONDE ILLUSTRÉ NTT byl JV A 12 42° ERS BLANCS lis ont inspiré aux conteurs, aux poètes, aux artistes, des visions jantastiques et qui ont toute la grandeur simple des temps d'épopée.C\u2019est une vision de ce genre qu'on trouvera évoquée dans ce récit bien digne de prendre place parmi les plus émouvants tableauz qui hantent notre imagination et font battre nos coeurs de Français.C'est une de ces histoires inoublinbles comme ven rapporterent avec eux les survivants de la Grande Armée.Klle est héroïque et simple : la voici telle que le vieux grenadier la racontait le soir au village, par les longues veillées d'hiver, tandis qu'auteur de l'âtre se presaient les têtes blondes des enfants.\u2018* Or, cette armée colossale que l'empureur Napoléon avait levée sur l\u2019Europe fondait parmi les plaines de la Russie.Lorsque les corps d'armée d'Oudinot, de Victor et de Dombrowsy se réunirent à Orcha, à peine étions-nous 0,000 hommes.Derrière nous, Mos-ou bralait, élevant vers le ciel les colonnes de fumée de son incendie mal éteint.\\h ! cette retraite, nes enfants ! Il n\u2019est pas de déroute qui ait fait plus de victimes ; mais aussi il n'est pas de victoire qui nous ait donné plus complètement la mesure du cou- l'age français.Apres Malo-Taroslavecs, apres Mojai-k, après Krasnoie, alors que nous voyions s'affaisser les Bavarois, les Piémontais et les Espaznols de l'armée de Joseph, nous voyions grandir dans le danger le courage de nos vieilles troupes bourguignonnes, nor maudes, champenoises, révant du pays qu'elles espié- raient prochainement retrouver, des villages de leur enfance, des guéretsa où croissent les moissons, des coteaux où s\u2019étage la vigne.(On allait en désordre, en silence ; on souffrait ; on espérait quand même.La longue route de Viazma à Smolensk était entin achevée, la jonction des troupes de Davout avec la arde impériale nous amenait du renfort.Quelle joie ce fut de retrouver de vieux camarades qu\u2019on croyait perdus à jamais dans le linceul des steppes ! Après Orcha nous efimes un peu de repos.Les sapeurs de la 1re division, aussitôt désignés par l'Empereur, avaient entrepris la construction d'un pont sur la Bérézina, T1 fallait protéger leur travail.L'ar mée des généraux russes Tchitchagotl et Wittgenstein se pressait de chaque cité, menaçant nos ailes.Siun combat s'engageait, il devenait nnpossible d'établir le pout ; c'était pour nous la retraite coupée, un désastre irréparable.Prévenu par le général Eblé, l'Empereur donna des ordres.C'est alors que nous fümes désignés pour protéger contre les assaillants l'arrière- garde composée «le trainards, de malades, du train de l'artillerie ot des bazages de l'état-major.Ma section, sous les ordres d'un lieutenant, fut postée aupres d'un petit bois, dissimulée derrière les débris des arbres qu'on n'avait pas brûlés encore, derr.ère les aifûts cassées de quelques canons, et les caissons d'artillerie.ordonna de nous blottir l'un contre l\u2019autre autour Vers le soir, le licutenant nons d'un maigre feu que nous n\u2019osions pas trop alimenter de peur de signaler notre présence.Le premier qui fut appelé pour monter la faction tut Jacques Lebadois, un solide gars normand.Jueques charges son arme, nous autour de sex oreilles son «rand mouchoir d'ordonnance, tendit encore une fois les mains au feu, nous souhaita bonne nuit.* Surtout, fit-il en plsisantant, qu'on ne m'oublio pas pour la relève |\u201d I partit.Un instant aprés, nous l'apercevions à une centaine de pas sur Une éminence commandant la Les wag cain ees conte Hes died Te arme 16 et =entirent dans Le plan position.II montait sa varde réculicrement ; on distinguait sa haute silhouette allant ct venant ; par moments son grand bonnet à poil émergeait de l'ombre, et l'éclair de sa baronmette brillait sous les étoiles Lentement le feu s'étesgnait à nos pieds ; nous lis sions venir le rommeil.\u2018Quand je m'éveillai, la bise glacée cinglait avec violence.Je cherchai des yeux Lebadois ; je ne tardai pas n distinguer sa haute stature se détachant nettement sur le fond clair du ciel.Il se tenait immobile et droit.\u201c* Fichtre, pensai-je, ce doit être le moment d'aller relever le pauvre diable * Et j'avertis le lieutenant.L'otficier roulé dans sa pelisse ee réveills au milieu d'un bruit de bottes, d'armes et d'a quillettes.Le falot allumé, il désigna Le Jon.nec.À l'appel de son nom, Le Haomnec re kecoux, chargea son arme et suivit le lieutenant.Bientot ils arrivèrent à quelques pas de Lebnu- dois ; alors ils le hélerent.Lebadois ne répon dit pas.\u201c* Bon ! pensérent-ils, lo drole se sera eudor- mi,\" Donc la patrouille continua d'avancer : ar rivé aupres du grenadier, le lieutenant leva sem \u201c* Ce n\u2019est pas nous qu'il faut féhiciter, dit le Tieutenan 1 Ve les braves qui ont tout fuit.\u201d Ft du dog! i désiznait les Urenadiers Blanes, falot et regarda l'homme au visage.Oui, en vérité, colui-ci dormait ! 1] dormait d'un sommeil dont jamais, jamais plus il ne devait s\u2019éveillor.Il était mort d'une mor atroce.ll avait gelé sur place ! Le Hone Breton, fit le cizno du le croix.Sans uy mo trahit la crainte où l'hésitation, il se contenta du tre à son tour la baronnetre au canon : puis il faction.Ils étaient deux maintenant qui là-haut mon leur garde : Lebadois ferme dans sa pose migrer Honnee qui allait et vonait à quelque distance 1 camarade mort.Deux heures se passérent.De nouveau le lier.nous appelait pour la garde.Celui que le
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