Le Monde illustré, 5 janvier 1901, samedi 5 janvier 1901
[" LE MONDE ILLUSTRE cesse \u2014_\u2014 MONTREA L 6 J ANV IBR 1 001 50 LB No ANNEE\u2014No 870 \u2014 es ce se il I li | M Ii | ii i y à VA V \u2014 A la fe \\i | | \\ \\ NBA J hil H i J /h IN S ) | \\ HR] A posts Se Lo) 4% pt 0X CS er A Hi 2 Ce S DV © © ) RSS se gs ce) CN eng Os fi of] La N SA (G Ne a = oe 7) i kb == Z== ct TJ A 7 EEE CESSE Er & SEE EE =z == 3) = == Ss == ei == es \u2014 ES SE SS \u2014 2 \u2014 CE ==> SR = EC = ZZ PAN &= = \u2014 N 77 > Ro < eS N 7 WN 2 = 5 É : « =< 7 NTT, ns = ER NN = 7 in [2a ( = y W - TINH in JI ceux (1 Ee - \\ = Ji 5 MX) ( NS Al Ca Ju \u201c Vs \\ \u2014 1 i 2) = AY AN } x \\ \\ z Nay S NS ; \\ 3 tif x 7 BR by SWI fa Nouvelle A 1 nee.- Composition de Edmund-J.Massicotte eee LE MONDE ILLUSTRE ILLUSTRÉ DOMADAIRE LE SAMEDI JOURNAL HEB PARAISSANT MONTRÉAL, 5 JANVIER 1901 Public par la Compagnie d'Imprimerie Le MONDE LLL0sTUE 12, Pluce Jacques-Cartier.NCA ANAAANA AAA A ABONNEMENT : 6 Mots, $1.50 Payable d'avance UN AN, $3.00 Cee 4 Mois, $100, 2.2 , L'abonnetent est considéré commu renouvelé, à moins d'a- Vis contraire au moine 1A jours nvaut l'expiration, ot ne ces- s0ra que Bur un avis par eerit adresse au bureau meme du journal.Il n'est pas donné suite a un ordre de discontinuer tant que les arrérages et l'année en cours ne sont pas payés.ANNONCES : 10 cents lu ligne 8 cents la ligne terme, ler insertion .Insertions suhséquentes Lo.Tarif spécial pour les annonces a Coup d'œil sur le Canada durant le XIXe siècle Dans le cours du XIXe siècle qui vient de finir, le Canada a passé par diverses phases politiques qu'il est peut-être intéressant de noter.Un travail aussi bref que celui que nous voulons écrire ne novs permet, il va sans dire, que de jeter un simple coup d'œil en ar- riere.Vouloir entrer dans les détails, nous entraînerait dans des longueurs qui nous furceraient à écrire des volumes.Sans plus de préambule, remontons ensemble, si vous le voulez bien, jusqu\u2019à l'époque de la cession du pays à l'Angleterre, afin de bien établir la filière des divers changements politiques dont le Canada » été le témoin intéressé.Alors, la population du Canada ne comptait que soixante cinq mille habitants, pauvres colons que la France venait d'abandonner dans un mu- ment d'oubli.Voilà le peuple, si nous pouvons nous servir de ve terme, qui venait d'être cédé aux Anglais et que ceux- ci devaient âtre appelés à gouverner.Ils imposèrent d'abord le régime wilitaire, régime qui ne fut pas aussi autoritaire qu'il aurnit pu l'être : les premiers administrateurs, règle générale.s'étant montrés modérés.Il en fut ainsi pendant un certain temps, mais les roles ne tardèrent pas à changer.H vint d'Angleterre certaine hommes qui, avec le désir d'angliciser tout ce qui avait été français jusqu'alors, ne craicnirent pas de jeter le gant à la population et d'essayer de lui arracher ses droits, droits reconnus cependant par traité de cession.Alors, commença une lutte qui devait durer plusieurs années, lutte grande et belle, où l'un voit en lice, sur le terrain politique, un petit peuple contre la toute puissance d\u2019un grand Etat.le En 1774, une loi impériale désignée sous le nom d'Actu de Quéhec, reconnut aux eatholiques le libre exercice de leur culte et les dispensa de prononcer le serment du test ; de plus, elle définiesait les linntes de la province de Québec, rétablissait les lois françaises, dont l'usage avait été suspendu, et clle créait en même temps un conseil législatif qui ne devait se réunir, pour la première fois, que trois ans plus tard.A la promulgation de cette loi, les Canadiens prirent plus confiance en leurs nouveaux maîtres, envers lesquels ils s'étaient montrés jus ue-là t-ès réservés.Ils en donnèrent une preuve en refusant de s'allier aux Américains, qui se soulevèrent, l'année suivantes cuutre l'Angleterre, et en défendant bravement le territoire, sous les ordres de sir Guy Carleton.En agissant ainsi, les Canadiens prouvérent leur reconnaissance envers Ia métropole, qui venait de leur accor- slor une loi très équitable sous plus d\u2019un rapport.Mais au point de vue économique, ils commireut une erreur.En effet, si le Chnada, au lieu de prendre faits et cause, pour in Grande-Bretagne, avait écouté les appels des Américains, il serait devenu partie inté- granto de la grande république et auraitpr ogressé tout également que les divers Etats qui forment actuellement l'Union américaine.C'ust indéniable, un gouvernement colonial, quelque libre qu\u2019il soit, est une entrave au développement d'un pays.A la suite de la rébellion des Etats Unis et de la conquête de leur indépendance, un grand nombre de loyalistes anglais quittèrent le sol de la nouvelle république et vinrent habiter le Canada, surtout cette partie du pays qui devait former plus tard la province d'Outario.Cos Anglais, réunis à ceux qui émmigrèrent directement d'Angleterre, commencèrent à former le noyau d'une nouvelle population qui ne tarda pas a entrer en difficulté avec les premiers habitants du pays.Et ile furent aidés ouvertement.dans cette lutte, par plusieurs représentants du gouvernement britannique.En face de cette animosité entre les deux factions de la population canadienne, le gouvernement anglais, craignant de perdre la possession du Canada, de même qu'il avait perdu celle des Etats-Unis, erut devoir intervenir, en 1791, en accordant une constitution à vues plus larges que ln précédente.Par cette nouvelle constitution, le Canada était doté d'un gouvernement constitutionnel, ealqué sur celui de la Grande- Bretagne, ot il divisait le Canada en deux parties : le Haut et le Bas.Les deux provinces avaient droit cha- eune à un conseil législatif et a vne chambre de députes élus par le peuple.Le gouvernement anglais, cependant, s\u2019était réservé le droit de nommer les conseillers législatifs et en même temps il les déclarait irresponsables envers la chambre populaire.Ces deux restrictions des plus dangereuses devaient amener, dans la suite, les soulèvements de 1537 et 1838, qui eurent lieu dans les deux provinces, ainsi que nous le verrons plus loin Les gouverneurs, dépositaires de laut.rité anglaise, nommèrent donc les conseillers lécislatifs, et ses conseillers, pour la plupart, furent choisis parmi des hontmes on ne peut plus mal disposés envers les habitants du jays.Soutenus par les gouverneurs, ils s'i- rigérent cn maîtres, voulurent tout condurie à leur guise, et refusèrent.en plus d'une circonstance, de vedresser les riefs dont on se plaignait.En face de cette hostilité, les habitants du pays, Anglais comme Français.s'organisèrent pour la lutte.Tous réclamerent le droit de dire leur mot dans le choix des conseillers et, en mème temps, de forcer ces derniers de rendre compte de leur conduite à la Chambre.Quelques uns des gouverneurs soutinrent leurs conseillers avec toute la force dont ils pouvaient disposer, Sir Jolin H.Craig alla jusqu'à suspendre le \u2018rnatien et à faire emprisonner sou rédacteur qui avait déployé, suivant lui, trop d'ardeur dans la discussion.Heureusement, qu'il s'en trouva qui se montrèrent plus conciliante, tels que sir Georges Prevost et sir John Sherbrooke.Pendant que ces démélés se poursuivaient ertre l'autorité et lex Canadiens, une guerre éclata avec les Etats-Unis.Les Américains envahirent le Canada, par divers points.Devant ce péril que cournit la colonie, sir (Georges Prevust fit appel aux Canadiens pour repousser l'ennenii.Les Canadiens, de même qu\u2019en 1775, répondirent à l'appel et, par des prodiges de valeur, ils repousserent les envahisseurs.Le traité de 1814 vint mettre un terme aux hostilités.Ce nouveau service rendu a la couronne britannique ne tarda pas cependant à être oublié de même que celui rendu en 1775.Et les choses s'envenimèrent à un tel point qu'un premier mouvement siditieux se produisit dans les deux provinces, d'abord en 14:37 et ensuite en 1835.Il avait été principalement provoqué par le refus du vote des subsides.Parmi les patriotes qui prirent les armes, on vit non seulement des Fran- Çais mais aunsi des Anglais.Sir John Colborne, qui tenait les rénes du pouvoir, \u2014 suspendit_la\u2019 constitution de 1791, et forma'un conseil spécial composé de 22 membres dont 11 étaient Cuna- dons.[1 fit diriger divers corps d'armée vers les endroits on les patriotes s'étaient réunis, et apres ley avoir défaits, il en fit emprisonuer un Kraud nombre Plusieurs moururent sur l'échafaud, tandis que d'autres furent exilés.Lord Durham, qui succéda à wir John «.me, changes la composition du conseil spécial vu y 1 sing entrer presque entieroment de ses créatures vou.verneur re rendit impopulaire auprès des Frias vu qu'il s'efforça de los angliciser et qu'il tra ll, a l'abolition de In coustitution de 1791 et à lu des deux Canadas.Il eut, cependant.un bon ave ment, c'est lorsqu'il amnistia la plupart à pu triotes, retenus en prison, moins 24 d\u2019entre « Cot acte d'humanité fut mal vu en Angleterre, fu rappelé.En 1841, les deux Canadas furent réuni: 4 veau par une loi pussée au parlement any) bus deux provinces qui avait eu, sous l'ancienne « \u201ca tion chacune leur assemblée délibérante et !, 1 seil législatif, n\u2019eurent droit ensuite qu'à un \u2014_\u2014 1, 2 Là In wf At.: as ms ee = I= = pry AN = 2 = jualin edn sy \u2014 © iN » = =_\u2014\u2014 = # M EE = Frais eme mare 5 ae cu aT 4 H.= \u2014 fg Sa.= -y £ Ek à = (mg A sad.CTRL.XE EAR 2% 3 FY dem - | v, Let, =>» à Es = Y.Er \u2014 00 eee te + Cig i, 3 > Sepia de = A 2 2a my im eT Ele 4 N 3 a ere SR Nag x « - { - \"LE 23 = ae tort = La À As = lly acer So 4 Ed \u20ac a ds \u201cuk; pr, JE.= = cs oy, UY 3 1: a 1s a Da Bg ial XE HR ~ a) pe \u201ca > = a vA % .z 3 1% S\\N vid ar HR 5.« ge 4 >> { LAr ia tra be 1 \u2014 NS = Gus yr gan t vx 1 Rd \"4 + L S= Li Ÿ «+ Te NE = #4 ER Ey FONDNESS ES - { # Ter ee ne ;= ho Ni Lm momen ET Sem Ti -\u2014 Te iE a ma 4 + LE PRESIDENT KRUGER A PARIS 0 f = ES ms re ii aT TTI RTE Reo j | pe &\".+ a, Te = AS f \u20ac RTE.- \u20ac il 2 _\u2014=\u2014 EET FL ms t =F rm i Fes .3 ny Ky a e A a\" AA of = \u2026* t = Fo 5 5 LE Frise on pan Ye BE 1% = 2 * 4 a ter \u2014\u2014É mt maa z | - ES a pul TTR ro TN % ÿ \\ .ll \u201ci wr \u2014\u2014\u2014F =o 0 ru For 3.540 i: \u201cÀ = LZ bit =z\u2014\u2014 re AW 3 | Eo Rr IR f sie f dé =» = = AT TE a pa % vu en 3 = = à il My lat == | § C3 HT ~~ | | Sp xr + x A4.\u201cTE À | = Rd L- : HE 3 ty \\ EES p24 EIRE N = OI \"r= pe a 3 + > :.5 S| To! mm a me at We oi d oo at: fol oo edd re matt Lark buh \u2014 = A - HE =~ Ÿ | 13 bi cl Ne 7 | >, memes 241 er = # § cel ttie - mn ant?3 Ed ai SA MS SUA - - ee Sea.1, \u201cI = tre remem =m eB ern 0 \u201cemma - 3 ge.= = x + » yt ry \u201ct+ Ta AY \"118 3 il i Ahi ih i, 3 és 8 i i à TP Ne | A i Ba ; | i \"6 NN a i i H he rg ids je bi \\ ij wwe) rp AE ah i £y D 3 Ï , il pr ; | ant #, win or \u20ac a ta : IY tu # y} Cu i & 4 | J] ve im, ASS [bi IH ge À 3 + A y if I Wn wh EI i NY NN # = A ha 0 À A a i 5 7.LE {i f (hi f+ fi h pd oa Ww Le i J x hl t/] (an tr NY 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HE A Wy bs ab NN à WW AM a (i À i w I / dt iy | 0 IN (W NX 4 \u201c A SN 4 Qu Oy | I | i a AS Wh A RIRES [a À di 4 À oy H 8 Le dan A ) re N y È fe 2 ÿ 5 1 0 and, IN A) 3 Qu \" a À \u2014 .ë yh ii / D Gi J] I \u201c9 .v IH FN i fi N Ng 3 br pe dare A= .en y lad LRP Peu y 2 if FEE 8 ae X > ht : A = Ad) a ÿ ë / Ws Pr J : Re Fes 3 J À 9 3 Li Fi 4 Jd ; =, ¥ 4.N < i £ ov CA ne « Ps | {J i Ta Tat ; Rit x cr i > = Re EA wan AL ss er £ Ÿ 0 ES a\u2019 \u2014 A= \u201cBb ES * ; TA [I | p #2 = 5 a» ES =, .- Fe Neo & = > FN ME A r oh é nt # «.> £2 - _.a grr # 3 wg aa Po Fn or ~~ + est + Ts Tmt & Pa - - a rte, D _ ae = - ~~ wr Lio ES mer = A = Tow oe ka, + LG Rex \u201cx Ne 5 eg unui, c'est la masse entassée des illusions tombees, des espoirs déçus, des tralnsons subies.Mas non, je ne veux pas assom- Que tous (Que tous ré- chautlent Leurs cœurs à a chaleur du nid où les petits oiseaux jubilent.brir davantage ce tableau a retlets si varies, redeviennent enfants pour un jour.Saluons gaiement c« nouvel an qui s\u2019avance majestueux comme un roi grave, fier du long défilé de sujets qu\u2019il entraine a sa suite triompluile.Ce siècle a des mystères qui cachent l'avenir.N\u2019en perçons point les voiles.Laissens encore la sublime espérance verser vn nous cette soif ardente d\u2019allégresse des âmes qui croient.QuUe nos cours jouissent d'avance des félicités enchanteresses qu'un Dieu de toute honté à voulu mettre à côté de nos souffrances, et qui nous font rêver du ciel.Et si pour quelques-uns de nos lecteurs ou lectrices, l'an pussé se referme sur plus d'un jour d'orage et de deuil, que l'aurore du nouvel an éclaire \u2018es ombres de leur vie mélancolique et que la pensée de nos sublimes destinées éternelles relève les abattus, vucourare les faibles et retrempe les forts.ATTALA, CONCOURS OUVERT A NOS LECTRICES Ce concours a pour sujet la question suivante : Résumez en quelques mots votre idéal de bonheur ; dites ce que vous voudriez ou ce que vous rêvez être ?Les réponses devront étre courtes, autant que possible ne pas excéder quinze lignes de neuf mots et seront signées d'un pseudonyme seulement.Le concours sers clos le 51 janvier 1801.Dès lors, ler réponses seront soumises à uni jury compétent, qui ju- wera angarbudement du mérite de chaque artizle.Les huit primes ou prix pour les huit meilleures réjOuses sont superbes.\u2019 ler pris : Miroir, brosse, peigne, montés en argent plein.Au dos du miroir, dans un bel encadrement, sujet peitit sur ivoirine ; Zème prix : Coupe-papier, grattoir, cachet, en argent plein : 3ème prix Boîte en porcelaine de Chine, aur- montée d'un petit miroir, avec monture dorée ; +ème prix Porte-monnaie en cuir de crocodile, plusieurs divisions, monture en argent ; heme prix : | an d\u2019ahonnement ; A CIRECTION DE Mlle ATTALA teme prix : 6 mois d'abonnement ; Tème prix : Deux primes à choisir dans notre liste de prunes ordinaires ; sete prix : Une prime à choisir dans notre liste do primes ordinaires.Après l'adjudication des prix, les pseudonymes gx- gnants seront publiés et les méritantes devront envoyer une copie de la réponse primée avec leur nom et leur adresse.Qu'on re mette à l'œuvre done \u2018 Avis à toutes nos aimables lectrices.Sa A A SOUVENIRS D'ENFANCE MES POUPEES Je me souviens encore de ma premivre poupée, tie superbe poupée trop grande qui me faisait peur.File avait pourtant des cheveux bouclés, des yeux brillants, une jupe de soie qui laissait découverts deux petits pieds chaussés de bas à jour ec de souliers à bouffettes.Après l'avoir bien admirée, je l'avais mise au fond d'une armoire, daus le désorire des vieux joujoux, les deux ras étendus, et ses yeux si vivants tournés contre le mur.De temps en temps je la regardais, puis je la remettais vite dans ga cachette sans pouvoir m\u2019habituer a lui parler ni a jouer avec elle.Après, j'en eus heaucoup d'autres, des poupées tal peintes qui perdaient leurs joues roses à ln moindie goutte d'eau.\u2018Quels désespoirs ! La poupée lavée, déteinte, et mes doigts rouges de ses fraiches couleurs ! On me consolait alors : ** En séchant, cela reviendra.\u201d Ft dix fois par jour, svec un grand remords, j'allais voir la petite victime, appuyée soigneusement à une chaise, fixant dans le vide son regard résigné.Une tache blanche qui ressemblait à une larme mal essuyée la défigurait d'un côté ; j'avais le cœur gros pour longtemps.À trainer sur les tapis, à tomber des tables, à dormir sous les tabourets, la poupée achevait de s'ahimer ; les yeux bleus se fendaient, la bouche perdait son joli sourire, les bras leur geste arrondi ; mas si quelque jour de fête t'apportait une poupée nouvelle, l'autre, avec sa tête décollée, ses bras recousus d'un peu de fil, restait lu favorite.Cette préférence ressemblait à un attendrissement.Comme si toutes ses mourtrissures me rappelaient de bonnes journées de jeu et mes déseapuirs faciles à chaque nouvel acer dent.D'ailleurs, je n'avais pas encore de coquetterie, mais seulement la tendresse inexpérimentée, un sent i- ment de l'abri, car mon plus grand bonheur était de coucher mon poupon dans sa hercette d'osier au risque de chiffonner les bonnets de dentelles avec tous leurs rubans.Un soir, je fus tentée par de petites figures éveillées, rangées aux vitrines d'un passage.Il fullut entrer et choisir, à la lueur du gaz qu'on alluniait, une de ces mignonnes poupées qui souriaient fragilement dang les luisants de la porcelaine.Celle que jo pris avait des cheveux fins que l'on frisait en les mouillaut, des robes toutes droites taillées comme les miennes, un tablier de batiste.En y réfléchissant, je trouve qu'elle était bien simple et bien raisonnable.Ni cachemiro ni bijoux, ni binoecle d\u2019écaille ; pas d'armoire à glace microscopique, de traîne, ni de pouff.Mais elle avait lien l'air d\u2019une petite tille, plus petite que moi, et m'inspirait des soins maternels.Pour celle-là j'ai commencé à travailler, à ramasser des brins de tuile, des coupures de rubans dans l'embrasure des croisées, autour de ce petit coin des travailleuses où le jour tombe d\u2019aplomb comme dans une alcôve drapée de grands rideaux.J\u2019essayais de tailler ; dans la helle étotfe aux nuances vives, suffisante pour une robe, j'arrivais à force de maladresso à ne plus trouver qu\u2019un petit cercle pour recouvrir un chapeau round, Nats no courager, j'essAyais de c vidre, DL à oo Peu à peu j'appris à rester tranquille, je sent, te charme des jours de pluie fans promenade, et du ry vail patient qui fait l'heure conte en enferne.la winute qui passe dans la pgs des points a.Maitis si petites faisaient ong bet trop gros, mon : BOUSIE, Cassatt, je devenus toute rouge, je qe hon dé, mes ciseaux ; le peloton roulait à ter tublé comme parun jeune chat.Alors, il fallait la table à ouvrage, ot tout doucement pénétrer cette quantité de coffrets, de petites hoites pe d'objets menus, précieux par cols mine, que mante en devenant a droite, oi Fon apprend ae, cent dépingles sans se piquer, et à détëles seule un écheveau au dos d\u2019une chaise.[es bobines à tourner, les aiguilles à entit, affinement du regard et des dogs me vin jrupée.Aussi je la Vois tout à l'entrée de va ferme, comme dans le cadro étroit d'une all- i s'éloigne, juste assez grande pour emplir de houette d'enfant heureuse tout men horizon d l LE JOUR DE L'AN D'UN VIEUX GAG N Le Jour de l'An.la cruelle chose pour Le honntie solitaire qui descend In côte | Sa vie s'epudss aux successifs et identiques recotniiencent nt 4 la route ensoleillée de la juunmesse, des souriant tomes tui appararent, blondes jeunes filles aux A couleur d'espérance, aux doizts fins, au sourire metteur : 1 préféra boire au cabaret et loro servante ; plus tard, de tremblantes visions à la tante voix voulurent l'entrainer dans leur ren.aima mieux lire les journaux et discuter la que sociale : sous la lampe calme 11 aperçut la te, blanche d'une jeune femme pâle endormant 1 fant ; il se passionna pour le billard en cent | avec des cominis voyageurs.La route cependar venait plus dure, du froid teunbait sur les épaules arbres secousient au vent du soir leurs feuilles santes.L'âge obscureissait son regard, inclinait ve la terre son front ridé ot les choses n'apparais-.plus qu'en un rève.[a Fortune lui teudit de 1 nantes pièces d\u2019or, la Gloire lui otfrit des palmes.trop tard.Aujourd'hui, il vit rans appui avec, dur c eur aigri, la suprême désespérance de ceux qui n querent leur destinée.colantes, s'avancert deux femmes pales, le Souve: 1+ Regret, endeuillées de souples ¢totles ot si atl.en leur démarche molle, qu\u2019elles semblenc des om Fit le vieil homme solitaire songe à la tristesse de > rir.À ses côtés, vicillies ot LA MODE Nerud eu dentelle et soie 1! {nelle élégance aus ludiserétion, l'adresse de votre y POUR RIRE fransvaal, entre officiers anglais, hruzer à débarqué.Ha ça ?\\ Marseille * cho.cré nom.cur vous m'avez fait + + \"able, chez les Durapiat.lespere conclure une honue af f.du le vieux pingre a sa femme noment je nonrris certains pro lumne, qui écoute, entre ses dents : Vrai, ils ne doivent pas être bien + + Parvenu (se rengorgeant.)\u2014C'est que je suis luillipunaire aujour- mais quand j'ai commencé à faire claires, je n'avais rieu\u2026 \u2018est juste, lui observa quelqu'un, ceux qui ont fait des affaires avec walent quelque chose.La .1 etudiant devait quatre où cinq es a son propriétaire.pres quelques paroles aivre-douces, 4 Vient aux injures Monsieur, s\u2019écrie le propriétaire, je crie de ménager vos termes.Voilà longtemps, répondit l'étu- que j'attendais cette bonne pa- \u2018oe .\u201ctte À Nix ans, Maman, dewnnde-telle, si jo me © est-ce que JRurat un mari comme Certainement, mn cherie.Et si je mme marie pas, est-co que je «hdraiune vicille fille comme tante chere / Sans aucun doute.Hélas * maman, comme les fommes matheurcuses \u2018\u2026.+ - (Où cause dans un salon.de voudrais, dit une dame, que mot fils sit un peu de tout : qu'il eût he teinture latine et grecque, une teinture d'histoire et de géographie, luc teinture des mathématiques, une letsture de dessin : mais ju ne sais pour reli quel maitre lui donner.: Donnez-tui, madame, un maitre teinturier, Peut-on sa- LE MONDE ILLUSTRÉ CI ET Eh ENE Ef E15 EE TOITS SS ps Muéthyste, émérand Ss, cic, & 10 cts.Chacune, Quelque * sas) l'acelets plaqués en or, chaines, ** sets\u2018 pour eu Ut de nos épluzles ornées de picrres, aussé Quand vous anges verde envoyée tout à fait gratuitement.hla asa TE 1 pit nity \" GRATIS Nous don.S V À tous > ess ie PRIME DE ALEU quisentront fl de nos épingles où plus, ornées de rubis étingelints, saplures, \u201cprimes sont itlutrees of-dessus et compre ane nt d'eegantes es orners de diamants électriques, épinglettes, etc , jolis tts +3, boucles, ce lhere ete , montres de bonne qualité, boilers en nckel, métal a fusil, plaquésenor.F fnivoye, z sitnple ment votre nom ct votre ad: 'ESSC, LL ILOUS Vous «hvelTHns Bh quan.THE MAXWELL Co,, fii wi EERE EEE TE I iE ceux unes £ Notre Immense Catalogue de Primes, Contenant 36 Primes de Valeur fi écinules, envoyez nous l'argent, et la prime que vous aurez choi-i vois sera ¢ TORONTO, Canndis SI NON, LISEZ CECI ET GOEFEEFNETEFARAPFAPAAHAAERETE APPRENEZ COMMENT teres BELLE 9 Sissies Contle Ronde almite bes fennues ot files qui ont un bean teint ciair CU sans tas hes Jarra fone 7 seset leur peau duu- loutee et delicate Jes petnlent attrayuntes g lin we dettuit , Pis de benber el le beaute que les taches de rousseur, boutons & têtes gf Wares et When, pean Janne ou boueise, laches, rlues, nez où figure rouge, teint Barané, eruption, o lotations, ou ta hes de n'a porte quelle nature.1a euiaidissent ré font pataitre vieux, Toutes ces affictions sont prop.d'achets de Milier pour le Teint.cest lisseux qui ait tamais etéfait, les cachets sont til \"a fait ment, Leur emplol pendant quelques jours « rede tout conte, leur rernarquab de pouvoir casier lhasenr- ror we DAMEN ET MESSIEURS, \u2014Ues car he ts fout « ment of pernaneinment toes len eruptions, pustules, décols ha times et muessteurs, Ter rinse 1 lea viellies gene, embell «ul tha bras fa \u201c 3 leu horalne à et hes fer vee) arial ä wba ent don 2 Butriecdiaterne rt ralesolt diveontinne: a Juez nin Nmbre pe nr .Bolte Tow Toronto, {anada.\u201cTHÉ MILLEIL CO sp mic, Banque d'Epargne de la Cité et du District de Montréal de NE rok NE \u2018PELIT avec les T NA RY, ésiciré, \u20ac BING ASPLPSIE NQUET Avis est pur le present douné qu'un divi DIEVRES £PUIB dende de huit dotiars et un bonus de deux Le reconsl RIS dollars par action sur le capital de cette insti- A re so oar nie.te tut on ont ete declares of seront payables à An ~on burean chef a Montreal, le et anres Rows 4 Ab 42 ANEMLE Luan 8 nl pon MEUCREDE LK 2 JANVIER PROCHAIN.des livres de transfert seront fermes du 15 f au 3h décembre prochain, ces deux jours com- ! ON DEMANDE a placer $34.00 Du is.! Pair ordre du Conseil de direction.par Potit Montant à taux bas.JEAN-CH.BRAZIER.HY.BARBEAU, Gerant.Bell Tel, M.2784, 97, ST-JACQUES Montreal, 30 novembre 1500, 77 A \u201cÀ \u201cnpr » de vatce Lin Cite an.con ant 2h de nos cignres cholsis, a I ng es dinvanee.Be D'urgent doit être en , i prem 4.7 en les peponses doivent etre envoy duit nvee In plus grande honnêteté.Se Feeey Props oF 10s IORITes ReFont envoy ees Ru gagnaninl dès niujourd'hui car ceci estune offre spéciales CIE.TORONTO PREM # votrerépe 7 \u2014 Nouveau propriétaire L.A.COTE Ex-Gérant de L'HOTEL RIENDEAU L'ilôtel a été restauré.11 y aura une direction {2 ) san« reproche.Excellente culnine et chambres | confortables.Prix populares | b \u201cter kane hone Cle.Toronto Premium.Tore to.Can.Belte go Dr R.A.BRAULT | Chirurgien-Dentiste N [amen BUREAU DU Dr PEPIN 268 rue St-Laurent Tel Bell: E, 1745 t \u2014\u2014\u2014 = | Heures de Bureau : de 8 a 9 heures Pes SH ANTEC persone ¢ urs se fermeri le dernier dans Forde Career FSUL 1, Botte GRATIS Hy: mes HN LA CUISINE Essai du thé, \u2014D'après un praticien russe, on peut parfaitement s'assurer soi-même de la bonté du thé que l'on achète, par lo procédé suivant : Mettez une pincée de thé dans un verre, verser dessus un petit peu d\u2019enu froide et agitez.Le thé pur et vrai ne colorera l'eau que tris légérement, tandis que du thé fraudé et teint donners de suite une infusion colorée.Continuez 'expérience, faites bouillir séprirément vos deux échan- tillone, laissez-les refroidir et la ditféren- co sora plus marquée.Le thé fraudé, après l'ebullition, devient encore plus foncé, mais reste transparent et clair, tandis que le thé vrai prend une teinte plus claire, mais légèrement louche.Ceci provient du tanin qui se trouve et doit se trouver dans le thé, tandis que le thé fraudé n'en contient plus.Honbons au beurre, \u2014 Mettez dans une casserole émaillée 125 parties de beurre frais, 100 parties de suere en poudre, 2 cuillerées à café do miel ot un verre de lait ; faites réduire sur le feu, en ne cessaut de tourner pendant 15 à 20 minutes ; versez sur un plaque de \u201carbre beurrée,(ou une tole beurrée) laissez tie- dir ; puis coupez la pâte en carrés avec un coutesu beurré avaut qu\u2019elle ne soit devenue complètement solide.On peut parfumer avec quelques gouttes d'essences de vanille ou de café.Les crêpes \u2014 La pate des crepes doit être faite plusieurs heures à l'avance et méme des la vville.P\u2026ur faire de 30 à 36 erèpes, c'est à-dire un plat pour 12 persounes euviron, prenez tune livre de farine, 1} œufs ; battez les et mélangez a la farine ; quand il ne reste plus de grumeaux, ajoutez une cuillerée d'huile d'olive et une de rhum, salez.Détrempez et délayez la pâte avec moitié eau et une consistance bien liquide, né ire à la lévereté et à la finesse des crêpes.Cuisson.\u2014 Mettez à la poêle une noix de beurre fondu et une de saindoux ; quand la graisse est bien fondue, versez dedans la valeur de trois cuillerées à soupe de pâte ; quand la crêpe est cuite d'un côté on la saute dans la poêle où elle retombs pour cuire de l\u2019autre, et, ceci fait on glisse In crêpe, et les suivantes, sur un plat que l'on tient au chaud.On sert du sucre eu poudre avec les crepes.HORREUR A la mort de Louis XIV, le cœur du monarque défunt, conformément à l\u2019usage du temps, fut d'abord embnumé et ensuite enfermé dans un écrin ou chasse.Pendant la période révolutionnaire, la populace s'en empara, sort qu'il partages avec beaucoup e'autres choses encore et, apres bien des vicissitudes, il entra en la possession de lord Harcourt qui le déposa datis sa demeure à Nunehnin où il fut couservé comme une de ses pièces curieuses les plus rares.Quand lord Har- court mourut, le cœur du Grand Roi fut recueilli par ses héritiers comme une relique de famille.Oe, il advint qu\u2019un beau jour le duc- teur Backland, le facétieux doyen de Westminster, fut invité à diner au châ tenu de Nüneham.A cette uccssion, le coeur du grand monarque fut sorti de sa vitrine et exhibé aux convives auxquels sou histoire fut racontée.Le docteur Buckiand parut y preudre un vif intérêt et demauda qu'on lui passat l'objet.Des qu'il l'eût entre les mains, il retira de son écrin d'argent le viscere et, à l\u2019horreur et au dégoût de toute l'assistance, le croqua et l'avala ! INSTITUT DU Dr W.LYONS.GAUTHIER No 327, rue Saint-Denis, Montréal, pour le traitement des maladies des yeux, du nez, de la gorge et des oreilles.Guérisou du catarrhe.Télp.Bell, Kat, 708.C- isultations gratuites.v2008+8+00C>t>L>0000
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