Le Monde illustré, 25 février 1899, samedi 25 février 1899
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS: | 15me ANNÉE, No 774.\u2014SAMEDI.25 FEVRIER 18% ANNONCES : Un an, 8300 - - = Six mois, 8150) _ __ er La ligne, par insertion + - .- 10 cents BERTHIAUME & SABOURIN, Proprietaires Insertions subséquentes - .= 5 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance Vendu duns les dépôts - - 5 cents la copie Bureaux : No 42, PLAGE JACQUES-CARTIER, MONTREAL Tarif spécial pour annonces à long terme ih 0 ia i, ys A A .LA à N 4 iG (A an 0 = ! re eg We ' Y & v 9 2 WN ww ph AGM UN POSTE ANGLAIS SURPRIS AUX INDES 2 \u201ca < 674 LE MONDE ILLUSTRÉ LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 25 FÉVRIER 1899 SOMMAIRE TEXTE.\u2014 À propos d'incendie, par A.de Marchy.Iniquité, par Firmin Picard.- Nor gravures.\u2014 Mort de M.Félix Faure.Méditation, par Lau- rette de Valmont.\u2014la scie invisible : Anecdote sur le Nord-Ouest, par A.de T'rémiaudau.\u2014 L'enfant trouvé, par Paul lvry.\u2014 Caprice d'hiver, par Haude.\u2014 Poésie : Prière au cimetière, par Louis- J.Doucet.\u2014 Le vainqueur de la mort : Chronique des siècles à venir, par Camille Debaus.Incendie du carré Chaboillez.\u2014 Primes ! Primes !\u2014Cour- rier de la mode, pkr_ Blanche de Géry.\u2014 Primes du mois de janvier.\u2014Amusements.\u2014Choses et autres.: Gravures.\u2014Un poste anslais surpris aux Indes.\u2014- Portraits : M.Félix Faure, décédé ; M.Jules Lemaitre, M.Francois Coppée, M.Ferdinand Brunenière, Son Honneur le maire Guay, le pom- ser Smith.\u2014 Une exécution en Serbie : Une emme fusillée \u2014Dans nos forêts : Accident de chasse.\u2014 Vue des ruines du Carré Chaboillez.\u2014 Devinette.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRE réserve à ses lecteurs mêmes l\u2019escompte ou la commission que «'autres journaux paient à des agents de circulation.\u2018Tous les mois, il fait Ja distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, 83, 84, 83, 210, 215, 825 et 250.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MoNDE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée, Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.A PROPOS D'UN INCENDIE Le portrait du brave que nous reproduisons est une marque de notre admiration et de la reconnaissance publique envers ce zélé serviteur qui a encore une fois affirmé l'intrépidité de tous ceux que composent ce corps d'élite des pompiers de Montréal.Il faut cependant bien reconnaitre qu\u2019en fait de courage et d'oubli de soi-même ce sont toujours les hommes du peuple qu'on remarque au premier rang.Le même zèle, le même assujettissement au devoir caractérisent nos employés des chars urbains et autres services publics.N'\u2019est-il pas déplorable de voir que ceux qui travaillent durement pour subvenir à leurs besvins gardent une supériorité de cœur incontestable sur ceux qui possèdent ?Pourquoi l\u2019aisance, le supertlu doivent- ils engendrer l'aridité du cœur, alors qu\u2019un peu de bien être, distribué à propos, récompenserait l'homme charitable d'un sourire et de lu satisfaction qu\u2019un bienfait entraine toujours après soi ?C\u2019est que l'aisance aspire toujours à se développer d'une façon exagérée, qui produit un égoisme impardonnable que je refuse d'excuser par le besvin de briller, de faire figure et de rivaliser d'éclat.Ces raisons vaines ne peuvent ger mer que dans les natures viles, fussent-elles couverte de diamants et d'ors de différentes provenances : je ne es, ai jamais vues passer devant moi sans les regarder d'un sourire sceptique pitoyable et «ur la provenance plus ou moins honuête de leur fortune, qui s'accentunit d'une pointe de mépris, due aux souvenirs d\u2019une période de ma vie où ma fortune me permettait d'imposer la charité à ceux que je visitais et de les taxer même, au profit de quelque malheureux abandonné qui n'osait quémander.Dans la vieille noblesse française, j'ai trouvé de cus grands cœurs, ceux «ui w'\u2019effaçaient pour faire discrètement le bien ; parmi les hommes du peuple, j'ai rencontré au même titre de belles âmes qui considéraient la charité comme un devoir dont on ne se vante pas.Il me faudrait un sérieux effort pour ma rappeler si j'ai jamais été charitable duns ma vie, mais cola se comprend aisément, si je vous signale un défaut qui tn'& toujours été reproché par mes amis : j'avais toujours Vesprit en dehors des choses qui m'occupaient dans le moment.Ce que je puis vous assurer, c\u2019est que je suis pétri de bonnes intentions pour les autres, et qu'en attaquant les parvenus qui se croient le droit de thésauriser sans s'oceuper de In misère publique, je crois réellement les amener à rétléchir, à faire un retoursur eux-mêmes et à se demander s'ils suivent bien les pré- coptes qui leur sont enseignés tous les dimanches, au prône ; et, s'ils ne les suivent pas, je leur demanderai quelie est la comédie qu'ils jouent en allant à l'église.Il ne faut pas que ces beaux suffisants prennent garde à mon petit sourire sceptique et railleur, cela ne peut ni ne doit les toucher, d'autant plus que leur attitude n'y pourrait rien changer, mais rien, rien du tout, car j'ai des défauts qui sont de pierre, de bronze et d'airain» le temps ne les à mème pus atteint de sa patine, et je ne veux pus qu'ils s'altérent après les avoir si longtemps conservés.Mais de grâce, que les gens du monde qui ont la noblesse de cœur, qui éteint tous les autres titres, se rappellent ce que peuvent leurs secours dans utie pauvre maison de pompier ou dans cette maison de douleur où git la petite Rock, que tout le monde est allé visiter par curiosité, en oubliant de laisser par mégarde une ubole sur le coin de la cheminée de cette famille si éprouvée jar les dures exigences de cette longue maladie.Que ces Messieurs et Dames considèrent de quel poids sera leur faible offrande dans ces maisons désolées.Tout le bien être qu'ils y auront apporté rendra leur aisance plus respectable, plus heureuse, en répandaut sur leur toit familial de douces bénédictions.Car le bien qu'on fait pour la paix de l'âme de ceux qui souffrent, répand le calme dans l'existence et nous permet de regarder la mort tranquillement en face.La grandeur est une fiction et une convention, mais le bien qu'on fait pour l'amélioration de la morale et de l'humanité souffrante est une richesse qui crée de vraies émotions en laissant après elle des traces sérieuses, durables qui n'ont pas le caractère éphémère de la richesse matérielle que le moindre vent vient emporter.Que ceux qui sont puissants pensent aussi aux asiles de nuit qui hébergent, chaque nuit, les grandes mi- seres qui n\u2019ont pas d'autre refuge pour s'abriter.J'en appelle aux dames qui sont alliées à un mari influent, appartenant à l'édilité, pour plaider cette cause, afin qu'il intervienne pour faire subventionner plus largement ces abris et celui que signalait, à juste titre, mon estimable confrère, M.Firmin Picard, ens\u2019apitoyantsur le sort des malheureux vieillards canadiens de l'hospice Gamelin.Ces dames trouveront des paroles beaucoup plus éloquentes que moi, si elles ont le cœur hien placé, pour apporter indirectement quelques douceurs à tous ces malheureux.Aussi, je me cache derrière elles afin que ces messieurs n\u2019aperçuivent pas ce petit sourire, de sceptique ironie, dont je voudrais me corriger si je n'étais pas ri vieux.[es dentelles et ler voiles out un pouvoir ministériel dont les hommes se défendent mal et, quoique je ne suis pas ministre, je m'y soumets allégrement, me disant : Hs agiront peut-être ! De Marcuy.\u2014\u2014 >.Les hommes qui ignorent l'épreuve commandent facilement l'héroïsme.\u2014 C.PERRAUD, INIQUITÉ LETTRE OUVERTE À LA RÉVÉRENDE SKUR MARIE-JUDE, SUPÉRIEURE DE L'HOSPICE GAMELIN, A MONTRÉAL Révérende Sœur Supérieure, Quel est celui dont le cœur serait assez dur pou: n'être point étwu de ln honteuse iniquité commise envers votre Maison bénie , par cette chose difforme stupide et contre nature appelée Commission dd.Finances Naus nous attarder à rechercher si cette commissi se compose de Juifs où de cannibales, nous penso: qu'il vaut mieux agir, Nous avons, sur notre lit de douleur où nous retis la maladie, admiré le langage énergique de nos gran journaux français de Montréal : ce sont de fort bel! paroles qu\u2019ils ont dites\u2014mais ce ne sont que des ; roles.Ce qu'il faut, ce sont des actes : les pauvres vi lards canadiens que vous recueillez ne se nou: raient guère des périodes les plus routlantes.Nous avons peine à vivre- nous souimnes étrai au pays, et, nous le disions tantôt, frappé par maladie.Mais, vive Dieu ! ma Sœur, nous aimons le Can.et les bons Canadiens, et tichons de le leur proux Nous sommes dans l'admiration devant nos per Sœurs des l\u2019auvres, nous somites Sans Voix devan: noble dévouement des Sœurs de Charité, dont la |.che cornette semble des ailes toujours ouvertes | les en'ever au pied du trône de l'Eternel, qu'elles vent en soignant le misérable abandonné par les li mes, par les municipalités, par les commissions + Finances, par l'Etat sans entrailles ! Il faut agir, avons-nous dit, il en est temps, z1 temp: nous osons done faire appel a tous nos cl.lecteurs, mais surtout à nos aimables lectrices si ple de charitéd, et, des ce jour, ouvrons une SOUSCREPT pour vos pauvres vieillards, afin que, du moins.nient de l\u2019eau.De l'eau refuserait cela ! Nous avions reussi à mettre de côté un dollar, nous destinions à notre inscription à l'Union Cu ligue, chez les excellents Pères da la Compagniv Jésus.Nous remettons cette inscription à plus t et, nffligé de ne pouvoir davantage, nous metton- dollar pour commencer la souscription.Nous pul rons les noms des personnes qui répondront a un appel, et indiquerons le montant de leur souscript car c'est un bien, et cela sert à faire voir ceux qui téressent à leurs pauvres.Recevez, ma Révérende Sœur, etc.Montréal, 13 février 1899, Pas un sauvage, si brute fût al.HOUSCRIEPTION FOUR L'HOSPICE GAMELIS.1ère liste De Marchy.CL El 0, Trempe Firmin Picard Post-Seriptium, \u2014 Avant In mise en page du jouw j'apprends que l'enu à été payée par la Maison-M des bonnes Religieuses.Mais cela n'empêche pas notre souscription contraire: nous connaissons les Sœurs de Hosp» Gamelin, et savons qu'elles manquent de tout, a! lument de tout.Vivant au jour le jour du produ.+ leurs quêtes ; accueillies parfois assez bien, rareur très bien, trop souvent rebutées je l'ai vu ce mx\" de ma fenôtre\u2014elles n'ont personne sur qui comp\u2019 © et leurs deux centa vieillards Canadienn, de votre sis et de votre race, chers lecteurs, comptont, eux, - elles ! J'ai entendu ce blasphème proféré même par \u2018vs gens instruits\u2014que le bon Dieu le leur pardonne + LE MONDE ILLUSTRÉ 675 \u201c Qu'elles n'ont rien.qu'elles manquent de tout, mais se bâtissent des palais ! On a dotné,, sux bons Frères de la Réforme, à Montréal, ce que ces autres appellent un palais : on avait oublié de leur donner un sou, un seul sou, pour se nourrir, mais on leur avait imposé la charge de prendre soin des vieillards abandonnés, des orphelins jetés sur le pavé.Quatre de ces chers Frères aont morts de faim dans leur palais : entendez-vous / morts de faim ! ! ! Je vous affirme que nus petites Sœurs de l'Huapice Gamolin sont dans le même cas : et il y a des malheureux, des Canadiens-français, aisés, riches peut-être qui ont le triste courage de leur refuser un peu de pain pour leurs vieux- peut-être alliés, peut-être proches parents de ces riches au cœur dur * Souserivons donc, nous qui aimons nos Pauvres, nous qui sommes remplis de vénération devant ces fommes deo notre sang, de notre race, les PETITES SMEURS DEN PAUVRES \u2018 F.-P.-\u2014 ee \u2014\u2014\u2014\u2014- NOS GRAVURES SON HONNEUR LE MAIRE GUAY Tout pres de Montréal, vaillante, industrieuse Une petite ville, aimable et radieuse, Abrite noblement un flot de Canadiens Qui de son nom sacré sont les fermes soutiens.Ce fut là, nous dit-on, que les marins de France Virent Hochelaga dont la sauvage enfance Dormait pres de ce mont (jui charme encure nos yeux ; Ce fut là que Cartier, abordant en ces lieux, Fit resplendir la Croix.O douce Violette, Laisse-moi sur ton sein faire une humble cueillette ; Laisse-moi t'applaudir, Ville de Nt Henri, Car, tu le sais, Lenoir, né sur ton sol chéri, Fut ce poète qui, rappelant Lamartine, A su bercer ton creur a sa flamme divine.[mourant,\u201d Décrivant les ** grands bois,\u201d dans le ** Huron Son style fier, hardi, coule comme un torrent : Dans \u2018* La fète du peuple,\u201d ardente cauverie, 11 fait passer brûlant l'amour de sa patrie, On se sent entraîné par son art gracieux, Son inspiration, son vers mélodieux.(Poétique Canadienne, chant 2me).Saiut-Henri semble être privilégié car après avoir applandi en Lenuir, un de ses enfants, qui fait vibrer lu harpe de sa poésie suave, voici que, cette fois notre charmante petite ville voit briller en son sein hospitalier un artiste peintre dont le talent est vraiment merveilleux.En effet, M.J.-A.Marois, celui dont je veux parler, est réellement un artiste de mérite.Dès sa plus tendre enfance, il donna des marques non équivoques de son rare talent.L'année dernière, Sa Grandeur Mgr Bruchési devenait pour lui le sujet d'un de ces riches tableaux, qui ferait honneur aux grands inaitres de la vieille Europe.Cette œuvre remarquable terminée, son génie infatigable chercha alors un sujet digue de son pinceau et, cette fois encore, il eut la main houreuse en faisant choix de Son Honneur le Maire de notre ville, M.Eugene Guay dont Montréal connait l'amabilité et le bon cœur.Pour nous, nous n'avons pas oublié que, ce dernier, assisté de sa digue épouse, présidait, au pique-nique donné su Bout-de-l'Île aux enfants pauvres de notre ville, payant de sa bourse les dépenses et mettant à exécution ces paroles du divin Maître : \u2018* Laissez venir à moi les petits enfants.\u201d Voilà l'homme de bien que l'habile pinceau de M.Maruis à voulu montrer à notre admiration et certes, il à fait de ce tableau un impérissable chef-d'œuvre.Honneur au mérite quand il est si bien acquis, Le tableau de Mgr Bruchéai est actuellement exposé dans la vitrine de la pharmacie de M.le ducteur A.Bernard, à Saint-Henri, où ceux qui aiment le beau et le grand pourront venir non pas rassasier leurs yeux, car on ne se lasse jamais de voir un tel chef- d'œuvre, mais l'admirer, le contempler tout en rendant justice à l'artiste qui l'a exécuté.Dr J.-N.LEGAULT, UN POSTE ANGLAIS SURPHIS Nos excellents amis les Anglais ont parfois des sur: prises désagréables, et leu signes de révolte deviennent de plus en plus fréquents aux Indes.l'ne bande d'individus a fait irruption dans un poste militaire, près de Bannu, dans le Pendjah.Les agresseurs ont ligotté les sept hommes du poste, et &e sont retirés en emportant un grand nombre de fusils.Des Anglais auraient vraisemblablement tué d'aburd les soldats d'un poste indien.DANS NOB FORÊTS Qui n'a lu, dans nos grands journaux, quelque récit d'accident de chasse dans nos forêts ?Tantôt, un chasseur maladroit ou imprudent se fait tuer, par son propre fusil ; tantit, égaré dans la forét dépouillée, pleine de neige, il se sent envahir par cette lourde torpeur qu\u2019amène le froid : il se couche, le fatal sommeil clôt ses paupières.pour toujours ! Son chien, l'emblème de la fidélité, ne le quitte pas : il est prêt à le défandre contre qui que ce suit, jusqu'à ce que lui-inême, victime de son dévouement, meure à côté de sun maître.Combien le chien, l'homme !\u2026.souvent, vaut mieux que LA LIGUE DE LA \u2018* PATRIE FRANCAISE,\u201d La ligue de la \u2018\u2018 Patrie française,\u201d formée à Paris dans le but de grouper les hommes de bonne volonté qui désirent sans parti pris et sans aller à l'encontre des lois, travailler à l'apaisement des esprits, a définitivement constitué son bureau.C'est M.François Coppée qui occupe la présidence d'honneur.La présidence effective est confiée à M.Jules Le- maître, dont les journaux ont publié le magnifique discours inaugural.Parmi les membres du comité, nous remarquons M, Ferdinand Brunetière, de l'Académie française comme les deux précédents.Il y à donc à la téte du mouvement des intelligences d'élites, qui donnent lieu d'espérer que la \u2018* Ligue de la Patrie française \u201d exercera une heureuse influence.UNE FEMME FUSILLÉE Dans un village serbe, près de Prokuplje, un prêtre grec, Irie Jevrem, avait été assassiné ; sa femme et un paysan furent trouvés coupables et condamnés a être fusillés.Le jour de l'exé:ution, les deux condamnés furent amenés sur la place publique et placés devant les soldats chargés de les fusiller : de nombreux spectateurs assistaient à cette scène tragique.L'homme suppliait qu\u2019on lui fit grâce, pleurant et se lamentant ; la femme, au contraire, très calme, narguait la foule : \u2014 Comme nous sommes admirés ! disait-elle.Le peloton d'exécution apprêtait ses armes, quand surgit un cavalier portant un pli.Il y eut une longue angoisse et on vit les deux condamnés, persuadés qu'on appurtait leur grâce, s\u2019embrasser en pleuraut et manifester leur joie.Mais la grâce n'était pas complete.Seul, le condamné était gracié.La femme devait subir la peine de mort.Elle pria alors son complice de rester là jusqu'au bout ; mais l\u2019homme partit, suivant ses gardiens, sans même lui adresser une parole de pitié.Quelques secondes après, le sang de la condamnée rougissait le pavé.-\u2014 Pb.= UNION CATHOLIQUE Nous appronons que le 26 février, à 2} heures après- midi, une conférence sera donnés au local des RR.PP.Jésuites, rue Bloury, par M.Firmin Picard.Le aujet d'après une indiscrétion, serait De la Papanté, et plus particulièrement le Vie du Suint Pontife Pie IX.L'entrée étant libre, nous espérons que nos lecteurs, et surtout nos lectrices, s'y rendront.M.FELIX FAURE, DÉCÉDÉ Tout ce qui touche à la France, a le don d'émuuvoir les Canadiens-français.Chacun sent encore circuler en son cœur le généreux sang gaulois.Aux épreuves qui, depuis trop longtemps, hélas ! agsaillent nutre malheureuse mère-patrie, s'en ajoute une et non la muindre : la mort subite du président .SN de la République, M.Félix Faure.Il à sontfert tro heures, puis a paru devant Celui pour qui les rois ne sont rien.Espérons qu'il à pu recevoir les secours de la reli - gion ; chose que les dépêches négligent de nous dire.Souhaitons a la France que M.Loubet, qui vient d\u2019être élu président de la République, soit à la hauteur de sa mission et sache relever la France\u2014par la Croix ! \u2014\u2014\u2014 mme LA MÉDITERRANÉE À mon ami d'outre-mer.Voir la Méditerranée !.Spectacle toujours nouveau, aspect toujours charmant ' Plus on la voit, moins on la connaît : c\u2019est un lac, un lac immense aux eaux calmes et limpides.Attendez une caresse du vent impétueux, ou la moindre brise qui la transforme aussi-tôt ; c\u2019est l'océan, moins la marée.Admires ses vagues nacrées sous l'effet d'un toleil de Juillet ; mollement secouées, elles viennent se briser sur les cailloux du rivage, et forment de petits monticules au sommet blanchi ; puis la nappe verte devient calme et toutes les couleurs du prisme lui donnent un nouveau charme : le soleil couchant plonge son globe de feu dans ses eaux, aux teintes du topaze.Tout-à-coup, un frémissement parait sur cette surface mobile : les vagues se soulèvent, s'abaissent et se soulèvent encore.\u2026 Un vaisseau trace un long sillon, et derrière lui, une dentelle d'écume suit les houles décroissantes.Contempilez la Méditerranée, alors que le firmament devient nuir, que l'éclair sillonne la nue et que l'écho emporte au luin, les roulements saccadés du tonnerre ! Quelle terrible beauté ! Quel charme effrayant ! Les vagues noirâtres se brisent brusquement en heurtant la rive * on ne reconnait plus le lac paisible.Bientôt, l'orage finit ; Iris brille de ses mille teintes, le ciel bleu se mire dans l'once\u2026 C\u2019est encore la Méditerranée ! Laurel le slo.oi TD Il arrive souvent que l'ignorance inspire de la hardiesse et que le savoir est cause de la timidité.\u2014 À.de La Houssaye 676 LE MONDE ILLUSTRÉ apres le tableau de M.J.-A.Marois SON HONNEUR LE MAIRE GUAY, DE SAINT-HENRI LA SCIE INVISIBLE ANECUOTE SUR LE NOBRL-OUEST C\u2019était en 188.A la place d'un certain petit vil- age du Nord-Ouest, il n\u2019y avait encore que quelques maisons : le pays ne faisait que de commencer à se peupler.L'année précédente seulement, le chemin de fer du Pacifique Canadien avait jeté, au milieu de l'immense prairie, son gigantesque ouvrage.Nous ne nous arrêterons pas à décrire le pays, plaine d'une étendue sans limite, aussi loin que l'œil peut porter : pas un vrai Canadien n'a éte sans en entendre parler.Près de l'endroit vù se trouve aujourd'hui le village dont nous parlons, à trois milles à l\u2019ouest environ, se trouva .t l'habitation d\u2019un des premiers colons du pays : petite maison en planches, pas encure terminée, qui avait dû coûter deux ou trois fois le prix d'une maison de plus grande dimension, aujourd\u2019hui.Elle était habituellement occupée par un fermier, sa femme et leurs quatre enfants, dont deux filles et deux garçons.Ce soir-là, le père et le fils ainé étaient absents, ne devant revenir de la ville voisine «jue le lendemain.Il ne restait donc à la maison que la mère, deux petites filles, l'une de huit et l'autre de sapt ans environ, et un petit garçon âgé de trois ans à peine.A une dizaine de milles au sud, on trouvait, aur son chemin, deux réserves d'Indiens : l'une d'Assiniboines qui occupent encore le même territoire, et l'autre de Cris, aujourd\u2019hui émigrés.Il va sans dire que ces Indiens n'étaient pas alors les êtres à demi-civilisés qu'ils sont aujourd'hui : ils avaient, plus que mairte- nant, l'habitude de s'affubler de plumes multicolores ou d'autres ornements ds ce genre.Leur présence n'était donc rien moins que rassurante pour une femme et trois enfants.Inutile de dire aussi que l'établissement des blancs attirait un grand nombre de ces sauvages, et qu'il ne se passait pas un jour sans que la maison de la famille dont nous nous occupons ne fat entourée de quelques Cris ou Assiniboines horriblement peints.Pour ce qui suit, nous laisserons la parole à l'une des petites filles que nous avons mentionnées tout à l'heure.** Mon père et mon frère se trouvaient à la station du che:nin de fer.Quand ils étaient absents, maman avait coutume de nous mettre au lit aussitôt le soleil couché, car, à la lueur de la laimpe, vous aurions pu voir les visages horriblement peints des ** netchez\u201d et des \u2018* squaws\u201d\u201d collés aux vitres, guettant nos allées et venus dans l'appartement.Or, ma mère ne voulait pas nous effrayer outre mesure, et, bien qu'elle le fût elle- même plus que nous, elle pensait bien faire en nous évitant.autant que possible, la vue de nos affreux visiteurs.\u2018* Ce soir-là, nous nous couchâmes donc de bonheur ; il faisait un vent terrible, et notre petite maison tremblait sur ses bases à faire penser qu'avant que le jour reparût elle ne formerait plus qu\u2019un amas de décombres.Jamais, depuis, je n'ai trouvé le vent si fort que cette première année.Heureusement.comme tous les enfants, nous ne songions pas au danger, et 4 peine nos trois jeunes tôtes avaient-elles reposé cing minutes sur l'oreiller, que nous dormions aussi tru, quillement que ai nous nous étions trouvés dans une forteresse, à l'épreuve des tempêtes et des Atcaques ennemies.*\u201c Naturellement, nous couchions tous dans la mére chambre.Tout a coup, au milieu de la nuit, nous +.times otre mère nous toucher pour nous réveill.Nous réussimes, ma swur et moi, à chasser lo som | et demandâmes à notre mere co dont il s'aginsaft.* \u2026 Ecoutez, nous dit-elle, n'entendez-vous rien * Nos deux jeunes tétes, rapprochées l\u2019une l'autre, penchées en avaut et retenant notre resp tion, nous écolithmes.Un bruit se faissit enter: \u2014e sur le toit, nous aurions juré que c'était celui à.scie.* \u2014N'entendez-vous pas qu'on scie sur le toi prit notre mère, tout en baissant le voix davant: ** Nous ne répondimes pas.+ -Sûrement, continua la pauvre femme, ils 4 quelqu'un, quelque Indien sans doute, qui veut v:\" or dans la tuaison en faisant une ouverture su moye ie cet instrument.\u2018 Pauvre mère ! elle avait tellement l'habitud .voir peur, qu\u2019elle ne s'arrêtait pas à considérer i.bien cette hypothèse était dénuée de sens conu.N\u2019était-il pas plus simple pour cet individu, que! 1) fût, d'ouvrir la porte en l'enfonçant ou de brise ue fenêtre que de monter sur le toit pour y faire un: u verture à l'aide d'une scie, ans songer au brune cet instrument ne manquerait pas de produire en n- çant / ** Mais la peur ne raisonine pris.** \u2014Que faire, mon Dieu ?ajouta encore notre te.Je n'ose aller là-haut voir ce qui se passe : j'a: pour ! Sautez à bas du lit, miontez l'escalier, et ces le plus de bruit que vous pourrez, de façon qu et homme ait peur et abaudonue son sinistre proje ** D'abord, nous nous récrinmes, nous pleur.disant que nous avions trop peur pour monter tv qu'elle nous disait.** Mais notre mère juaruissait si effrayée, < \\ était si suppliante, que nous nous décidâmes.\u2018* Ma sœur était assez brave, moi je ne let.i du tout, mais je l'aurais suivie au bout du mona, \u201cElle alluma la lampe, je pris le balai et 1 armées, nous parties pour notre expédition \u2018 ** Naturellement, quand nous arrivâmes cn a, nous ne vimes pas de scie.Je dois ajouter, «- -n- dant, qu'au moment où nous eutrâmes dans l'ap.te ment.le bruit cessa : de sorte que nous crûme ue notre homnie, ayant eu peur, avait abandonné - + sogne ; NéANMOINS, nous eames assez de pro ve d'esprit pour nous dire que nous devions, aur =, voir le passage de la scie sur les planches.I» nous tie trouvâmes rien, et, à demi rassurées Us décidames de redescendre ; nous essayimes de + notre mere, et nous nous remimes au lit.* Mais à peine nous étions-nous étendues le même bruit recommençait, et que notre mur: lus effrayée que la première fois, nous priait de ret.ner voir ce dont il s'agissait.** Elle prétendit que nous nous étions troi vs que nous n'avions pas bien regardé et que le me individu continuait certainement son œuvre OT nale.\u2018* Apres hien des supplications et des larmes daut lesquelles le bruit sinistre continuait tranc le lement de re faire entendre, nous quittäme» seconde fois notre couchette et, toujours armée sœur de la lampe, moi du halai, nous nous ac.nb nâmes de nouveau vers l'escalier.Cette fois, le uit ne cossa pas quand nous parvinmes en haut, of «0 qu'il ressemblit ahsolument nu bruit d'une scie, us ne pâmes trouver le mystérieux inatrument.** Ne sachant trop que penser, et de plus en effrayées, car bien que nous fissions tout le bruit 8 sible, ma rœur avec les pieds, moi avec les pieds * le balai, le grincement ne cessait pas, nous rede-en- dimes, essayâmes de tranquilliser notre mère un se conde fois, et nous mîmes au lit.Jus dd LE MONDE ILLUSTRÉ .877 \u201c Mais nous efimes beau faire, nous ne pâmes nou rendormir.Toujours le sinistre bruit continuait à se faire entendre sur le tuit : toujours la acie invisible semblait faire son œuvre diabolique.* Et, de temps à autre, l'un de nous se soulevait aur la couchette et tendait l'oreille, car, à chaque instant, nous nous attendions à entendre le bruit d'un homme homme asutant sur le plancher au-dessus de nos tôtes.* Il n'en fut rien cependant, et quand le jour parut et qu'avec la fin de la nuit le vent se calma, nous nous précipitâmes qui dans l'étage supérieur, qui dehors.** Il ne nous fallut pas beaucoup de recherches pour constater que toute notre frayeur n'avait été causée que par un morceau de papier goudronné lequel, s\u2019étant déchiré, avait été agité toute la nuit par le vent.\u2018* La maison n'étant pas terminée, notre père avait recouvert provisoirement les planches du toit de papier goudronné, en attendant que les bardeaux pussent être mis.* Nous n'oublierons pas de si tôt cette nuit terrible, et bien qu'aujourd'hui nous riions de tout notre cœur en pensant à la mine que nous devions faire en montant l'escalier avec le fameux balai, il esc une chose certaine : c'est qu'à ce moment-là nous ne riions pas du tout et n'avions pas non plus le cœur à rire.\u201d A , Ce 7 77 de C'esnaudaiu L'ENFANT TROUVÉ Qui donne au panvre préte à Dieu.Vicrox Huuo.C'était le 2:3 janvier 189.L'aurore, dissipant peu à peu les voiles de la nuit, était apparue belle et resplendissante à l'Orient.Le soleil ne tarda pas i poindre au bord de l'horizon.Tout annonçait un beau jour.Cependant, un vent glacial souftlant avec violence faisait tourbillonner la neige tombée la veille.Ch et la, dans les rues, la neige amoncelée par la bourrasque obstrusit la voie aux passants qui osaient sortir de leur chaude demeure par ce froid vif et piquant.Mais, helus ! qu'il en est de ces malheureux qui, malgré leur âge ou les infirmités de la vie, sont contraints de marclier par ces temps rigoureux ! Or, un de ces êtres que la nature parfois prive, dés la plus tendre enfance, des premiers soins, errait a cette heure, triste et grelottant, à travers les rues de Montréal.Où allait-il cet enfant, à la démarche si lente et si pénible ?Dieu seul le savait.À as figure pâle et amaigrie, qu'encadrait néanmoins une longue chevelure, légèrement ondulée sur ses .épaules et saaupoudrée de givre, à ses vêtements en désordre, on voyait qu'il avait dû souffrir.[æ pauvret pouvait à peine marcher, tant le froid avait puralyré ser petits membres ; et de ceux qui jasssit, personne n'avait eu lu charité de l\u2019amener à son foyer.Que d'heures d'angoisses, de tortures indéfinissables ! Longtemps, longtemps, il erra, le pauvre petit, sans proférer une plainte.Mais, épuisé, accablé par le froid et lu faim, il s\u2019af- fainsa\u2026 Il demeura ainsi eufoui sous la neige, jusqu'à ce qu'un passant vint le heurter du pied.Stupéfait, l'étranger se penche, et, 6 surprise ! re- connait le corps d'un enfant.Il le preud soigneusement dans ses bras, l'emporte chez lui et l'expose dans un bon lit, pres du feu, atin de ramener la chaleur dans kes membres endoloris.Quelques heures après, l'enfant s'éveillnit plein de vie.Puis promenant ses regards nutour de lui, et se soulevant sur sa couche : \u2014Où suis-je /.\u2026 Qui m'a amené ici /\u2026.Son bienfaiteur lui dit : \u2014Vous}ètes dans ma maison et désormais vous y resterez.M.Jules Lemaitre, président M.François Coppée, président d'honneur M.Ferdinand Brunetière, membre du comité LA LIGUE DE LA \u201c PATRIE FRANÇAISE \u201d A PARIS \u2014 Mais, qu'ai-je fait pour mériter qu'on me traite avec tant de bienveillance et de bonté 7.Qui donc peut s'occuper d'un petit mendiant abandonné, repoussé, rejeté de tous ?Hélas ! Je n'ai jamais connu, moi, la bonté d\u2019un père, la tendresse d'une mere !.Ses yeux se mouillèrent et il ne put continuer.\u2014Au contraire, cher enfant, vous méritez beaucoup cette cunduite de ma part.Sans pain et sans asile, abandonné à la rigueur du froid qui sévissait ce matin, que seriez-vous devenu, si je ne vous avais recueilli\u2026 Vous vivrez maintenant avec nous, nous vous adoptons pour notre enfant.Venez prendre quelque nourriture afin de refaire vos forces affaiblies.L'enfant se mit à genoux ; et de sa voix enfantines\u2019'écria, les mains levées au ciel : \u2014O Dieu ! qui avez pitié des malheureux, vous ne n'avez pas abandonné dans ma misère ! Vous avez remplacé mes parents sur la terre, et vous avez permis qu'une main charitable me retirât du danger auquel j'étais exposé ! Soyez à jamais béni ! Soil Sry CAPRICE D'HIVER La jolie neige habille les tuits, les arbres, les champs ; aux clôtures s'accrochent les petites fleurs de cristal qui scintillent aux rayons de ln lune.11 fait bien froid au dehors : les calices d'or du ciel frissonnent sous la bise glaciale, car c'est l'hiver ! l'hiver avec ses broderies légères, ses dentelles gracieuses, ses fentons capricieux, ses frimas immaculés et son givre d'argent.Seule au coin de mon feu, j'écoute le pétillement de la flamme qui me réchauffe et réjouit mon foyer.Dans la paix de ma solitude, le rive vint à moi, attrayantet captivant : je lui souris.Fest mon hôte des longues veillées d'hiver, alors que je songe au passé qui ve uaît dans l'ombre et qui vient m'offrir les doux parfums des frêles fleurs, aujourd'hui fanées sous le poids des raisons, mais que le temps destructeur n\u2019a pu effeuiller et qui me restent soigneusement conservées, pieusement voilées !.\u2026.Les brusques rafales du vent, leur sourd grondement bercent mon rêve : le doux mirage des visions chéries dans l\u2019ande bleue du souvenir ! C'est le moment où toutes les douleurs s'oublient dans la jouissance de ce honheur pour ainsi dire revécu : c'est le sourire rayonnant après l'amertune des larmes, l'espérance après la navrance de la souffrance ! Mais c'est aussi le moment si court de l'illusion.doucement.les viaions s'éloignent, elles se confondent avec les flammes qui se tordent, et peu à peu s'effacent.malgré mon ardent Césir de les contempler encore longtemps, si ce n\u2019est toujours.Toujours / ce mot n'appartient pas à la terre, il n'est pas du domaine de la vie éphémère.ce n'est que la devise de l'Eternel, que l'homme lui emprunte pour illusionner les cœurs Le rève fuit.Je reviens à mon foyer, à la monotonie de ce grand silence qui m'entoure, et par la fenêtre, je vois les rayons de la lune qui durent les broderies, font étinceler les dentelles gracieuses, les festons capricieux, les frimas immaculés et le givre d'argent, et je me souviens de ces lignes traduites de Longfellow : Latisse au Vague avenir res lointaines promiases Au stérile passé son souvenir d'adieu : Rannis les rêves d\u2019or et les molles tristenses : Le présent est à toi, mais le reste est à Ivieu ! Havok.\u2014o lO o Rien n'assure tnieux le repos du cour que le travail de l'esprit.\u2014 LÉvIs.Ni, de deux femmes qui m'écoutent, l'une rougit, l'autre pâlit, c\u2019est de celle-ci que je me souviens.\u2014 JEAN DOLENT.SRB DR Bln BK ers Ed 5 Fy Fei 678 \u2019 PRIÈRE AU CIMETIÈRE de montibus umbrae {vailée.ombre épaiuse dans cette VIROILE \u2018\u2019 églogue 1.\u201d C'est l'heure de Lu nuit, heure silencieuse Où dans le firmament brille l'étoile d'or : Tout repose et la terre, un moment oublieuse Des mille bruits du jour, avec l'ombre s'endort.Majoresque cadunt aitis Kt des plus hautes climes doscend une Des vieux murs assombris aw tertre qui s'efface, Le marbre et le granit, émuillant le terrain, Nous disent la mémoire et lu dernière place De ceux qui nous ont fuis et qu'on joindra demain.Un vieillard au front pâle, à genoux sur la tombe Où son enfant repuse, implore le Seigneur ; Son regard est du ciel et de ses lèvres tombe Cet accent de tristesse, écho de sa douleur : \u2014J ai connu de beaux jours an temps de ma jeunesse, Mais hélas ! le bonheur n\u2019est qu'un songe qui fuit, Tout s'éclipse bieniôt ; je passe, et la tristesse En sombre habit de deuil me terrasse aujourd\u2019hui.Seigneur, vous qui comptez du pauvre qu'on rejette Les soucis et les pleurs, ayez pitié de moi ! Souffrez encor, souffrez que mon âme regrette Un être que la mort à soanis à su loi.Comme une fleur des champs que le faucheur moissonne, Celle en qui mon espoir m'apportait du bonheur, S'inclina sous la mort dont l'heure pour moi sonne Er dont le dard cruel me Jrappe de frayeur.O ma fille, soutien de ma triste vieillesse ! Déjà tu t'es enfuie à la fleur des vingt ans, Et moi seul et sans gite en des jours de détresse, Je viens à toi pleurer mes douloureux instants.J'ai demandé partout l'anmône d'un asile, Nul ne me secourut, et je n'ai plus de pain ; Je traine lanquissant ma vieillesse débile, Et de plus je succombe aux douleurs de la faim.O Dieu de l'univers, Dieu de miséricorde, Du vieillard qui vous prie entendez les accents, Et pour tant de soupirs que votre grâce accurde La paix au repentir, la juie aux innocents ! Il west plus, ce vieillard, qu'une ombre sur la terre Et ses mânes unis à ceux de son enfant Errent silencieux dans ce vieux cimetière Qui le voyait hier errer en soupirant.La corolle des fleurs, sous la brise muette, Se penche sur ce sol qui couvre son tombeau, Tout s'incline en ces lieux même lu silhouette Du saule qui le pleure et du plus tendre ormeau\u2026 Prions à deux genoux sur ces couches funèbres, Dieu compte les Are que nous offrons aux morts ; L'Ave sait udoucir leur exil le ténèbres Et toujours la prière appaise le remords.Dormez, restes mortels, dormez sous votre pierre, Pour vos mânes bénis qui règnent dans ces lieux, De vos amis viendront offrir une prière À celui qui pardonne et qui commande aux cieux.Louis-Jos.Doucet.Lancraie, 1899.\u2014\u2014 >.LE VAINQUEUR DE LA MORT CHRONIQUE DES SIÈCLES A VENIR I Dans les premiers jours de janvier 1999, la Tribune, de Chicago, proposa de célébrer solennellement le centenaire d'une découverte qui avait bouleversé le monde et produit d'ineffables bienfaits après avoir failli amener les plus épouvantables malheurs.L'article du journal américain rappelait succinctement les faits.Bornons-nous à le traduire dans ses parties essentielles.On verra, par les événements qui y sont rappelés, et surtout par la surprise de la fin, que la chose en valait la peine.* L'univers tout entier, disait la Trilune, se doit d'honorer magnifiquement l'homme qui, ayant rêvé de se subatituer à Dieu pour gouverner à sun gré la pluie, les orages et le beau temps, eut la gloire de trouver la LE MONDE ILLUSTRÉ formule de son rêve et de la mettre en pratique.Si on élève des statues aux héros des massacres officiels, que fers-t-on pour celui qui dota l'humanité d\u2019un si fécond prodige ?\u201c C'est le 24 juin 1999, à quatre heures du soir, que, dans une plaine de la frontière mexicaine où il n'était jamais tombé une goutte de pluie, W.Benjamin Smithson créa, dans un ciel serein, de véritables catu- ractes, et devint, par ce fait, le diepenaateur de l'abondance des récultes et le régulisateur des biens de la terre.La quadruple masse noire se détachait, bizarre, eur l'azur intense du ciel.-Page 678, col.3.** L'enceinte où devait opérer le génial inventeur était située au milieu d'une plaine, à l'endroit même où s'élève aujourd'hui une ville considérable, Smithsontown, ainsi nommée pour la gloire de sir Benjamin.En ce temps-là, ce pays était d'une aridité désolée.L'immense concours du peuple venu pour assister au phénomène météorologique se composait surtout des habitants de la contrée pour lesquels c'était la fortune brusquement apportée et qui n'avaient jamais aubi le moindre grain.** Un coup de canon annonça le commencement de l'expérience.Il y avait autant et plus de railleurs que de crédules.Deux ballons, d'environ 19,000 cubes de capacité et remplis.l'un d'oxygène, l'autre d'hydrogène, r'éleverent lentement dans les airs, retenus par des câbles puissants qui devaient les laisser monter seulement à une hauteur de 2,500 pieds.Au-dessour de chaque aérostat, on voyait une très grande nacelle, aussi volumineuse que le ballon lui-même, oblongue et contenant, entassées, des outres gonflées à crever et pleines, elles aussi, de gaz oxygène et hydrogène, pris dans les nuages mêmes de l\u2019Hllinois- Les deux globes de tatfetas étaient reliés entre eux par un lien métallique faisant lui-même partie de l'appareil, dont le fil principal se déroulait à mesure que les ballons s'éloignaient du sol et les tenait en communication avec une formidable pile installée dans un vaste caveau, construit pour la circonstance.* Planant avec une sereine majesté dans cette at- mosphére paisible\u2014le ciel était d\u2019un bleu implacable \u2014 les deux monstres aériens montaient lentement.Un embryonnaire sentiment d'inquiétude serrait légére- ment les poitrines.Cinq minutes auparavant, les quolibets pleuvaient.\u2018* \u2014T11 ne pleuvra méme que ça, disait un féroce farceur.** Maintenant, ce scepticisme s'était volatilisé.Les allures imposantes de l'appareil intimidaient le plus grand nombre des spectateurs.** Tout à coup, les ballons cessèrent de monter.La quadruple masse noire se détachait, bizarre, eur l'azur intense du ciel.Les chronomètres marquaient quatre heures dans uve minute, quarante-trois secondes- ce détail historique est indiscutable.W.-B.-Smithnon diaparut dans le caveau, d'où devait partir le dénurue- ment.Là, il prit une petite roue à Inquelle il tit subir une douzaine de tours rapides, puis il courut pour regarder les aérostats.Deux secondes n'écoulèrent, une étincelle énorme brills, zigzaguant entre les ballons déchirés, et l'on entendit un véritable coup de tonnerre.Smithson manœuvre un petit levier, lex nacelles éclatèrent à leur tour.** Des vapeurs d'un noir cruel se formèrent, au i- lieu desquelles l'électricité faisait rage.La fur.'re tomba sur un groupe de voitures et tua trois ; .r.sonnes.(fo ahead! Le nuage qui venait de se for er par la condensation du gaz s'épaissit alors si furic +- ment et s\u2019étendit si rapidement vers tous les poin:-.le l'horizon, qu\u2019une frayeur panique s'empara de laf On se mit à fuir de tous côtés en poussant de- d'épouvante et des clameurs désespérées.ss \u2014Cet homme est le diable lui-même, hurlaie: 5 plus terrorisés.** Bientôt, de grosses gouttes commencèrent à 1 ler la terre.Les habitants du pays, ignorant l'.ze du parapluie, se sauvérent plus vite que jamais.\u2014 ils, quelques Yankees sans peur, restèrent la bouc'.\u2014u- verte, le nez en l'air, émerveillés de la chose à la, elle ils assistaient.Et ce fut complet, car, en qu ie minutes, l'abat d'eau prit les proportions d'une x.vrsa tropicale.\u201c Et pendant que la plaine buvaient cea bi.fai santes nappes d'eau, Benjamin Smithson, ouvran une trappe pratiquée dans la voûte de son cervea:.en voyait en l'air, à des hauteurs vertigineuses, un -érie d'outres semblables aux outres des nacelles, prop..I\u2014\u2014 INCENDIE DU CARRÉ CHABOILLEZ Nous reproduisons, ci-dessous, le portrait de Kdw Smith, cette vaillante victime du devoir, et les ruines du sinistre avec tout ce qu\u2019elles laissent après elles d'émotions, d'angoisses, d'alarmes et de douleurs poignantes.Elles sont l'image de la fragilité de tout ce que nous possédons, y compris notre existence que nous envisageons souvent avec une sécurité orgueilleuse, sans avoir un moment cette modeste résignation qui nous rappellerait que nous sortous de terre et pouvons y rentrer soudainement à l'état de cendres, sans que la décomposition ait précédé cette transfor mation.\u2014 .. Jean-Baptiste.Rarement il nous à été donné de - tater chez un aussi jeune homme, un pareil déj ment d'éloquence, et nous félicitons M.Barolet, = sincèrement.Nous avons écouté avec plaisir le chant de M.\u20ac + Mathieu, ainsi que les jolis im :rceaux exécutés y \"+ corps de guitares et de mandolines, composé de moiselles B.Gretfard, A.Roch, R.Belisle, L.In.M.Brunet, B.Lefebvre, A.Bignoustte, J.Saurs Gohier, A.Lalonde, M.Durocher._\u2014\u2014 + GP an Un client, fatigué de faire anti-chambre che.0 méderin, appelle son dumestique : - Mon ami, a:lez dire à votre maitre que, s'il nee reçoit pas dans cinn minutes, je suis guéri ! x - A un examen «le chimie, \u2014 Quel est le meilleur isolateur connu ?.Le candidat, un jeune étudiant maigre et pale, 4 teint bilieux, à l'air féroce : \u2014La pauvreté, monsieur \u2018 LE MONDE ILLUSTRÉ 888 NOTRE PAGE MUSICALE \u2014\u2014\u2014 EE ¢ tl QB ¢ Ee errr L\u2019Insaisissable GALOP Par G.WITTMANN Chef d'orchestre des Bals de l'Opéra % juno, : {A 2.2 .SL \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014_ py [\u2014\u2014\u2014 py.2 £ 1 = 22 FIN J £ 02 À 10 \u2014 2e \u2014_\u2014 \u2014 = = æ 2} cres cen du IN mm nf a \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014_\u2014\u2014 rr 4e 2 : 2 Extrait du \u201c Passe-Tumps,\u201c Montreal 684 Rosalba ou les deux Amours EPISODE DE LA REBELLION DE 1837 Hlustrations de Edmond} J, Mussicotte (Suite) \u2014Dieu est bon,.bien Lon : murmura le mourant en tenant su main appuyée sur la belle tête de sa femme, et les yeux fixés sur la calme figure du prêtre.Le monde m'a cruellement traité.Ma jeunesse à été sacritiée.Mais je suis heureux aujourd'hui et je meurs content.Dix minutes plus tard, il avaiv rendu le dernier soupir.Le lendeniain, l'avis suivant parut dans la Gazette : DÉCES Hier matin, à l'Hôtel-Dieu, M.Edyard Martin, autrefois de Belæil, en dernier lieu, exilé politique.Quelques minutes avant sa mort, le capitaine Martin à été marié à Mlle Rosalba Varny, tille de feu Samuel Varny, de Varennes.CHAPITRE XI FIDELE AU SECOND AMOUR En donnant les détails de la mort d'Edgard, nous avons omis un incident qui doit trouver place dans ce dernier chapitre.Quand le médecin arriva pour examiner le malade, il était accompagné de Walter Phipps.Edgard avait à peine repris connaissance après avoir quitté le navire, et il répondit à peine aux questions du docteur.Mais la présence de Walter sembla captiver un instant son attention.Il ne dit rien, mais ses pensées se dirigeaient évidemment vers un point fixe.En partant, le docteur dit un mot d'encouragement au malade, et Walter, imitant son exemple, s'approcha du lit et murmura : \u2014Courage, Edgard Martin, je vais l\u2019amener ce soir.Le son de cette voix, cet accent étranger, la bonne nouvelle qu'on lui annonçait firent tressaillir Edgar« sur son oreiller.1] avait ouvert de grands yeux ct allait parler, mais Walter avait quitté la salle.Quelques heures plus tard, quand le mourant se trouva seul avec Rosalba, il lui demanda qui avait appris la nouvelle de son retour.Elle répondit que c'était Walter Phipps ?\u2014Walter Phipps ?\u2014Oui, un jeune marchand de Montréal, un cœur généreux.\u2014 Celui dont vous avez sauvé la vie ?\u2014Précisément.C'est lui qui vous a fait transporter du navire à l'hôpital.\u2014Ah ! le noble cœur : Il raconta alors à Rosalba l'incident du bivouac et comment Walter Phipps lui avait sauvé la vie.\u2014 Quand j'ai entendu sa voix, il y a quelques heures, mes souvenirs se sont ravivés.Comment oublier cette voix que j'entendis pendant cette terrible nuit, il y a dix ans ! Edgard avait rapporté cet incident dans la première lettre qu\u2019il écrivit après son départ du Canada.Elle savait que Walter avait servi comme volontaire durant la rebellion, mais quand elle lui mentionnait ces faits, il feignait de les ignorer entièrement.Rosalba n'insistait pas, mais elle avait toujours l'idée qu\u2019il était l'auteur de cette belle action, et qu'il l'avait accomplie pour elle.Ses suppositions étaient confirmées.Edgard avait prié Walter de venir le voir avant sh mort.C\u2019est en réponse à cette demande que Walter avait assisté au mariage in extremis.La cérémonie terminée, Edgard attira Walter à lui, lui prit la main, la baisa en pleurant et le remercin de toutes ses bontés.En outre, il recommanda Rosalba à sa protection.Un des souvenirs d'Edgard, que Rosalba avait conservés, étuit une belle croix de bronze que le défunt avait toujours gardée dans son portefeuille, durant toutes ses pérégrinations.Il l'avait sur lui lors de sa mort Il laissa près de lui la ceinture de chamois, proprement enveloppée dans du papier de soie.Elle eut la curiosité de découdre la ceinture, et, dans un coin de la doublure de mousseline, étaient marquées les deux lettres : \u201c W, P\u201d\u2014Le pauvre Edgard ne les avait jamais vues.Cinq années se sont écoulées depuis ces événements.Ciny années de repos et de calme, durant lesquelles la Providence disposait lentement toutes choses pour adoucir les chagrins de chacun, récompenser No 12 FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRE l'espérance chrétienne et donner au monde un nouvel exemple de double tidélité.\u2018 .En 1552, le cottage où Rosalba et sa mere demeuraient fut réduit en cendres, et il leur fallut chercher une autre demeure.Elles auraient pu retourner à la maison paternelle, mais ln famille du frère de Rosalba, qui l'habitait, était trop nombreuse et les femmes ny auraient pas été à l'uise.Il y avait bien Agnes qui demeurait a Montréal ; mais son mari, tout en invitant Rosalbn, refusait de rece voir Mme Varny, devenne complètement valétudinaire.C'était un\u201d caprice indigne qui décida In question.Outre ses embarras, Rosalbu se trouvait presque sans ressources par suite de l'incendie du cottage.Il y avait un homme auquel elle pouvait sûrement s'adresser dans su détresse.Mais elle ne voulut rien lui demander.Elle avait peur.On comprend cette crainte quand on sait les relations qui exis taient entre Rosalba et Walter Phipps.Mais Walter n'attendit pas sa décision.Il savait tout ce qui sassait.Il avait toujours les yeux tournés vers elle, tout son bonheui était de la voir.Il jugen que le moment était venu d'agir, de sortir «- sa réserve, de se présenter.Il fu!lait un asile à Rosalba ; il lui donne rait refuge dans sa propre maison.Il alla done ln voir, et jamais il ne fut si ému que dans cett entrevue.Il la trouva toute défaite.Soupçonnuit-elle le motif de + démarche ?Elle était émue\u2014In cause du jeune homme était à moit: gagnée.; Bien des pleurs furent versées dans cette entrevue, bien d.soupirs s\u2019exhalèrent au souvenir de tant d'émotions, les unes si douer les autres si cruelles.Walter résolut de parler à cœur ouvert.\u2014Je vous ai toujours aimée, Rosalba, dit-il.Et Rosalba pleura avee d'autant plus d'abondance qu\u2019elle savn combien cet aveu était sincère.Elle savait maintenant que c'étal'amour même qui avait tenu Walter si discrètement éloigné d'elle il ne voulait pas rompre le charme de son premier amour, Elle sava - que, par amour pour elle, il avait été le sauveur d'Edgard à la froi tière, et son sauveur lors de son triste retour au pays.\u2014Je vicillis, dit Walter (il avait quarante-cing ans), et je ven me retirer du commerce.Comme j'aimerais & avoir une compan dans ma triste demeure ! Et maintenant que votre santé est atfiibl et votre mère intirme, si vous aviez Un compagnon pour vous aid: toutes les deux ?Ami ! compagnon ! Walter glissait sur ces mots qui remuav- si vivement le cœur sensible de Rosalba.\u2014Ah ! Walter, ce n\u2019est pas tout, ces mots ne sont rien.Ce n° pas une compagne qu'il vous faut, munis une femme aimante \u201cdévouée.Et vous seriez plus qu'un ami pour elle, je sais que vou feriez le plus affectionné des maris.\u2014Chère Rosalba, je ne veux rien vous demander de trop, wm: je serai si heureux de ce que vous voudrez bien m'\u2019accorder ! Il y avait tant d'âme, tant de sincérité discrète dans ces parol.que Rosalba ne put se contenir davantage, et mettant ses deux mini dans celles de Walter : \u2014-C'était mon premier amour, mais apres lui.il n'est personne monde que j'aie aimé tant que vous.Vous avez droit de savoir e+ bien que j'ai eu longtemps l'idée que je ne serais pas dans l'obligati de vous le dire.Maintenant, le pauvre Edgard est mort ; je chéris mémoire, je ne saurais l'oublier, mais mon cœur et ma main sont vous, J'avais cru, espéré\u2014étrange révolte du cœur\u2014que vous ne demanderiez jamais en mariage, mais vous avez fait In demande et ne puis vous refuser.Walter, je suis a vous ; faites de moi ce «y.vous plaira, Elle était calmie maintenant, ses yeux avaient Une expression sublime tendresse.Elle se leva ct, s'agenouillant devant Walt inclina la tête sur les mains du marchand.Walter l'embrassa au front, et lui prenant la téte dars ses mu il la regarda longtemps et l'embrassa encore.Walter était l'homme le plus heureux du monde.\u2014Rosalba, lui dit-il, un instant après, sans incendie de vo cottage, je ne vous nurais jamais demandée ; ln Providence s'en ,mélée.\u2014Oui, «dit-elle, en s'inclinant respectueusemient.Quinze jours plus tard, Walter Phipps et Rosalba-Martin-Var se mariaient à l'église parvissinle de Varennes.Bien qu\u2019il n\u2019y eut } d'invitations, plusieurs amis assistaient.Chacun proclamait que H salbu recevait In récompense de ses vertus et des souffrances qu'e avait endurées.Les mariés, accompagnés de Mme Varny, se retirère immédiatement à Montréal, dans In somptuzuse résidence de Walt: Lui-même quitta le commerce quelque temps après ; il était puissui ment riche.Le ciel bénit cette union ; Rosalbu devint mère.baptisé sous les noms d'Edgard-Martin Phipps.Dans la chambre de Rosalba, sur son prie-Dieu, on voit une cn sctte de crystal contenant ces trois objets : Une croix de bronze\u2014souvenir de In mort «l\u2019Edgard ; Un ceinture de chamois\u2014gage de la générosité de Walter : L'enfant ? Une rame d'argent\u2014monument de l\u2019héroïsme de Rosalba.Ces trois objets expliquent comment elle sut demeurer fidèle à (eux amours.Là se terminait le mianuserit.En le roulant, l'Américain regarda son ami qui avait déposé son livre et se reposait dans le fauteuil en attendant les commentaires de son lecteur.\u2014Eh bien \u20ac dit-il.\u20140Où réside Rosalba ?demanda le lecteur.\u2014Au pied de la Montagne.\u2014La connaissez vous / \u2014Intimement.\u2014Alors vous me présenterez à elle demain.demander sa bénédiction.\u201d .Je veux aller lui FIN \u2014\u2014 > L'ORPHELINE PAR MME LA BARONNE DE BOUARD Suite) Noll ne s'était pas montre en possession de son ordinaire empire sur lui-même, Un trouble étrange l'agitait.Pourtant, avec quelle assurance, sans réplique, n\u2019avait-il pas transmis à Gérald le refus péremtoire de Florence ?Certes ! quoiqu'il affectât, discrètement, de n'en rien vouloir dire, il était édifié sur les causes du dédain que faisait In jeune tille d'une recherche flatteuse, en somme, pour une orpheline sans fortune, et il était évident aussi qu'il approuvait ees motifs, Une subite défiance traversa l'esprit soupçonneux de Gérald.s'y implantant avec l\u2019acuité d\u2019un dard envenimé.La contrainte pénible, à plusieurs reprises décelée par l'accent d'Olivier, sa hâte, son impatience devant les «dernières insistances de son frère n'avaient pas échappé à celui-ci.Et cet empressement «le Noll à se charger de la délicate mission de répéter À Florence les aveux de Gérald, n\u2019était-il pas, lui-même, suspect ?On juge, généralement.les autres d'après ses propres sentiments.Gérald Ruthwen, personnel et despote, et n'ayant jamais su soumettre ses actes à d'autres lois que celles de son bon plaisir ou de son intérêt.était incapable de mesurer la libéralité chevaleresque, ln généreuse almégation, le courageux oubli de soi même qui formaient le fond de la nature haute et noble de son niné.Il ne pouvait ignorer ln vive et profonde affection vouée par lord Ruthwen à sa pupille.Il savait que, depuis son apparition à Kil- more Castle, Flor n'avait cessé d'être la compagne fidèle, le charme et lu consolation de cette triste existence d'infirme, dont lui et même lady Augusta, dans leur égoïste indifférence, s'étaient toujours tenus éloignés, le plus possible.Quoi d'étonnant & ce que Noll, maintenant, reculit devant lu crainte de se séparer de sa chère petite garde-malade ; de perdre sinon sa présence, du moins ses soins exclusifs ; de n'être plus le premier dans la pensée ct le eœur de l'orpheline, dont il avait été l'unique Lienfaiteur ?Cela n'était que trop naturellement humain, et justifié.d'ailleur, par les raisons les plus plausibles.Néanmoins, Gérald en éprouva une irritation voisine de l'exaspération.Comment n'avait-il pas prévu ces choses, et, au lieu de remettre su Cause aux mains de son frère, n'avait-il pas su attendre une occasion propice pour ln plaider lui-même, auprès de Florence ?Nincère et passionné, il ct été éloquent, persuasif.Qui sait s'il n\u2019eùt pas mieux réussi ?Tout en songennt, il avait marché vite, au hasard des allées enchevétrées qui s\u2019enfonçaient sous les couverts «lu pare.Après plusieurs circonvolutions, la plupart revenaient vers le manoir, et ce fut l\u2019une de celles-ci qu'il prit, sans s'apercevoir qu\u2019il retournait, pour ainsi dire, sur ses pas.La nuit n\u2019était pas encorc tout à fait descendue sur la terre ; No 21 685 cependant il faisait déjà assez brun pour qu'on n\u2019y vit plus que confusément, au dehors.En débouchant du sentier couvert, il fut surpris de retrouver devant lui, toute proche, ln masse sombre des hautes murailles.Il arrivait vers elles de biuis, et se trouvait, juste, vis-a-vis de la grande serre, véritable jardin d'hiver, longeant une des façades latérales de Kilmore-Custle.Une lumière, sautilleante comme un feu follet, qui s'ugitait derrière les vitrages, à travers le store mouvant des feuillages verts, attira son attention.A su lueur, entre les palmiers au trone ligneux et les raides aloës, sous les rameaux pendants des frêles mimosas, i! reconnut l'élégante silhouette de Flor.Sans être vu, il se raprocha jusqu'à frôler les parois vitrées de la serre,et, par un vasistus ouvert, il put plonger ses regards a l'intérieur.Une corbeille de vannerie légère, suspendue à son bras gauche par une bride de ruban, la main droite armée d\u2019un mignon sécateur, Florence butinait dans les massifs fleuris, qu\u2019elle fourragenit avec une prodigalité absolument inconsiderée.D'habitude, elle se montrait fort ménagère et comme respectueuse «de ces fleurs de grand prix et d'espèces rares ; mais, en ce moment, sous la section répétée des fines cisailles, tombaient, péle-mêle, dans le panier enrubanné : les précieuses orchidées, aux formes tourmentées et bizarres, aux tons de chair veinés d'une pourpre sanglante ; les bouvarias, dont les fines étoiles blanches dégagent un parfum subtils ; les roses «le Perse et de l'Himalaya, les unes pâles jusqu'à la transparence, les autres richement veloutées d'un rouge presque violent ; les azalées, anx fleurs de satin découpées et chiffonnées comme des chorus de rubar, c5 les camélins d'ivoire ou de carmin, rigides et superbes dans le vert sombre de leurs feuilles lustrées.Derrière la jeune fille, la suivant pas & pas, dans ces allées et venues capricieuses, le vieux Brice marchait, avec une précaution affairée, le long des étroites allées bordées d'arbustes exotiques ; il tenait un flambeau, qu\u2019il élevait où nbaissait selon les injonctions de Florence, dont la voix parvenait, distincte, aux oreilles de Gérald.Mù © \u20ac daus ces paroles insignitiantes, Un peu impatientes parfois, quand le brave serviteur n'exécutait pas assez vite le mouvement commandé, le jeune homme crut sentir vibrer une extraordinaire allégresse.\u2014La petite miss veut done dépouiller toute la serre ?demandait Archie, de ce ton complaisant et charimé qui accompagne jusqu'aux reproches, adressés aux enfants gâtés par une iuvlâtre atfvetion.\u2014 Toute, toute, et ce ne sera pas encore assez ! répondait Florence, mutine et gaie.Ce soir, je voudrais fleurir Kilmore-Castle jns- qu\u2019à la crête de ses vieux murs.Sa petite main se levait pour atteindre une magnifique branche de rosier grimpant qui, chargée de fleurs et de boutons, d\u2019une chaude nuance ambrée.pendait du faite de la serre.Comme elle n'était pas assez grande pour l'atteindre, elle se haussait sur la pointe des pics, le bras tendu, la tête et le buste rejetés en arrière, et ce mouvement mit tout à coup son visage en pleine lumière.Dans le cadre qui lui formait un massif de fougères arborescentes, aux fines et capricieuses dentelures, aux souples rameaux frissonnants.elle apparut comme la radieuse fée de cette étrange et merveilleuse floraison.Sur le fond de verdure, son teint blanc ressortait avec un éclat idéal, ct son regard avait un rayonnement, son sourire une douceur que Gérald pensa ne leur avoir encore jamais vus.Ses doigts déliés eifleurèrent enfin In branche convoitée ; avec un petit cri de triomphe, elle la saisit, sans souci des épines, ct trancha vivement In tige flexible.Une des roses, trop épanouie, s'etfeuilla au-dessus de sa tête, semant d\u2019une pluie de pétales parfumés ses épaules, sun cou et l'en- volement des soyeux cheveux bruns.Sous les voûtes vertes courut un rire musical mêlé à celui plus sonore, moins harmonieux, mais si franc, d'Archie Brice.\u2014Coume lu petite miss parait contente aujourd'hui ! Interrompant le rangement des dernières roses dans sa corbeille, Flor joignit les mains avec une sorte de ferveur.\u2014Oh ! si contente !.Cher vieux Brice.tu ne peux pas savoir ! Cette involontaire explosion d\u2019une candile joie, cette irradiation de tous les traits, qui transtigurait la jeune tille, révélèrent à Gérald ce dont l\u2019embarras et les réticences de Noll ne lui avaient encore donné qu\u2019un vague soupyon.Mais de même que sa pensée injuste avait dénaturé les loyales et généreuses intentions de son frère, elle dénatura un sentiment dont l'exquisse délicatesse, trop subtile pour lui, dépassait lu hauteur de ses conceptions.Son âme vulgaire, en dépit des apparences dues aux raftinements de son éducation, ne pouvait apprécier l'idéal bonheur dont celle de Flor débordait.Il ne la vit que triomphante d'orgueil et d'ambition satisfaite. 686 \u201c Lady Ruthwen, comtesse de Kilmore !\u2014Et riche colossalement.quel rêve pour l'enfant pauvre, étrangère, au nom obscur ! Quelle facile revanche des malignités passées de Gérald et de ln froideur méprisante avec laquelle il avait accueilli ses timides avances, lors de son entrée au manoir ! \u201c II se souvenait de leur heurt : une altercation violente chez lady Augusta, au cours de laquelle, exaspérée par des taquineries cruelles à l'adresse d'Olivier absent, et l'injuste partialité de la grand\u2019 ruère, l\u2019orpheline avait jeté au visage du garçonnet cette phrase cinglante : \u201c \u2014 Vous, vous n'êtes que le cadet de Kilmore, et c'est l'oncle Noll qui possède tout, qui est ici le maître de tout ! \u201d \u201c Comme elle le savait déjà, alors ! Parbleu, elle ne l'avait jamais oublié, et l'esprit d'intrigue, de convoitise, que Gérald prétait à toute créature déshéritée, l'avait portée, inconciemiment peut-être, \u2014il voulait être indulgent.\u2014à flatter les goûts, les préférences, les fniblesses même et les manies de celui qui détenait, en ses mains débiles, les richesses et l'autorité.\u201d Gérald qui, toute sa vie, avec une jalouse amertume, avait envié ardemment les droits de son frère, aurait-il pu soupçonner que si Florence eût eu à choisir entre lui, orgueilleusement jeune et beau, et nanti des biens et des honneurs départis à l'aîné des riches familles nobles, et Noll infirme, malheureux, aussi dénué de tout que le plus pauvre de ses tenanciers, c'est encore Noll qu\u2019aurait préféré son cœur tendre et dévoué ?.D'ailleurs, il était trop troublé pour analyser, de sang-iroid, les sentiments des autres et même les siens propres.Au milieu de mille pensées confuses, une seule demeurait très nette, en son esprit, lui causant une mortelle déception : Florence et la fortune de Kilmore lui échappaient en même temps ! Les basses rancunes, les convoitises cupides, qui, sous l'influence d'un sentiment un peu élevé :\u2014son inclination sincère et relativement désinterressée pour sa cousine \u2014s\u2019étaient pour ainsi dire endormies, se réveillèrent, tout à coup.avec les violences de son enfance capricieuse, adulée ; et un désir fou de se venger, sur l\u2019heure, de sa double déconvenue, à luquelle la gaité de Flor, son rire perlé, sa moisson fleurie, tout, jusqu'à la jovialité du vieux Brice, semblait insulter cruellement.Un élan, dont il eut à peine conscience, le porta au seuil de la serre, où son apparition, indécise encore dans l'ombre des arbustes touffus, arracha à Florence une exclamation légérement etirayée.\u2014Est-ce donc en l'honneur de mon depart que vous vous montrez si joyeuse et que vous voulez fleurir jusqu'à la crète les murs de Kil- more ?dems nda-t-il, d'une voix qui frémissait d'ironie et de colère, à peine contenues.\u2014Votre départ, Gérald ?se récria Flor, surprise de l'umertume de son accent ; mais.personne n'en a parlé.\u2014Ne devient-il pas tout naturel ; plus que cela, inévitable, maintenant que mes espérences sont détruites, que tout est changé ici pour moi ?\u2014Il n\u2019y a rien de changé, dit Florence simplement.Pourqui ne pas continuer demain la vie d'hier, qui nous était douce à tous ?Et puisque vous vous trouviez bien, parmi nous, pourquoi partir ?\u2014Pensez-vous que j\u2019y puisse encore demeurer après vos offensants dédains ?\u2014Je ne vous ai ni offensé, ni dédaigné.\u2014 Vous avez repoussé la main que je vous tenduia loyalement ! \u2014Loyalement, je devais vous refuser la mienne.Mon cœur n\u2019est pas libre, Gérald.Ils parlaient, tous deux, presque à voix basse, bien que, par discrétion, Archie se fut retiré vers le fond de la serre ; mais leurs bré- ves répliques se succédaient rapides comme, dans un combat, l\u2019attaque et la riposte de deux épées ennemies.\u2014Ce refus, poursuivit Flor, ne doit pas, fatalement, allumer la guerre entre nous.Une franche amitié.\u2014Quelle raillerie ! De l'amitié là où il n\u2019y a, d\u2019un côté, qu\u2019indifférence inéprisante, et, de l'autre.à la place de l'attachement méconu, qu'une haine ?.\u2014Je n'ai rien fait pour mériter votre haine : murmura l'orpheline avec angoisse.Il marcha sur elle, dans un emportement si violent qu\u2019il heurta et renversa le panier de fleurs que la jeune fille avait posé, devant elle, sur le rebord d\u2019une caisse de gloxinias.-Voilà deux fois que vous me chassez du manoir.Vous vous souvenez ?deux fois !.répéta-t-il.piétinant avec rage, sans s\u2019en apercevoir, les belles roses pâles que Floren avait eu tant de peine à atteindre.De ce manoir qui, un jour, devait devenir mien ; où vous n'êtes entrée, vous, que par surprise, contre mon gré, contre la volonté même de notre aieule qui.La pauvre enfant, oppressée, respira avec effort.\u2014Grand'mère m'a aimée, pourtant.à la fin.elle d'un accent plaintif, qui semblait demander grâce.Le jeune homme haussa les épaules.balbutia-t- FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRE AP SAAD AANA NS AAA GPA AV A EAA A LE SOUPER EST, sssurémont INDISPENSABLE se puse est celle-ci: Doit-on manger, boire, où s\u2019en et ln question qui i ) : le souper comme un rafraîchissement tardif / priver, considérant On doit De tout ce qui n'est pas conforme aux simples se priver règles hygiéniques suivantes : On doit Ce qui s'assimilo vite et ne surcharge pas les organes M anger digestifs durant la nuit.On doit Seulement ce qui provoque un sommeil réparateur, Boire sans répression réactionnsire le matin.BOVRIL 03 MAS AS AD AS ANA AV AP ANA AS AS NU NS MA AA AV AS AS AS a\u2019.KAN SNE AP EAM ED VLE MAE SXF AAA A.La crainte de la mort lui tit abjurer, à la fois, ses ressentiment- et ses croyances.Mais votre intrusion dans la famille ne lui a jamai- plu.On eût dit qu\u2019elle prévoyait que le fanatisme aveugle de Nol.lèserait en votre faveur.\u2014 Gérald !.gémit Flor, en se tordant les mains.\u2014.Les vrais héritiers de Kilmore : acheva-t-il, impitoyablr Nul ne s\u2019y trompera.Votre préférence pour mon frère n'est qu'ur: caleul habile, votre prétendu dévouement qu'une duperie.«: vous.Il se tut, subitement, parce que Brice, impatient, peut-être inquet sc rapprochait, et, au moment où le valet de chambre arrivait dan- l'allée où le colloque avait eu lieu, il sortit de la serre avec une tell: brusquerie qu'il brisa, sur son passage, plusieurs fleurs à peine écloses.Le mot cruel qu'il n'avait pas prononcé, Florence ne le devina.que trop: Intrigante.une ville intrigante.une voleuse d'hérit« el.Voilà comment on l\u2019appellerait, peut-être bientôt ?Ce que Géral- avait pensé, d'autres le penseraient aussi, sans doute.le plu grand nombre ?.Qui croirait à son désintéressement, quand toute les apparences se levaient contre elle : sa pauvreté, l\u2019encouragemen\u2019 des bienfaits de Noll, l'élimination de Gérald et jusbu'aux tristes pr visions que pouvait faire concevoir la santé précaire de lord Rut! wen ?.Fout le monde la coupyonnerait, l'accablerait, la condan nerait!.Grand Dieu ! si Noll lui-même allait douter d'elle !.Un voile passa devant ses yeux ; les grandes fougères qui ond: laient mollement sous la brise des nuits, les éclatantes fleurs des tr piques, dans leurs caisses aux puignées nickelées, lui semblèrent so: dain transportées dans un cycle vertigineux ; au murmure ds l'eu courant en cascade au fond de la serre, sur son lit de rocailles, mêla un insupportable bruissement qui l'alourdit ; le sol, finemet.sablé, parut se creuser sous ses pieds et elle étendit instinctivemc: les mains, comme pour se raccrocher à quelque appui.Ce fut le bras de Brice qu'elles rencontrèrent.Il la soutint, tu: effrayé.\u2014My God !.appeler quelqu'un ?Courageuse, elle se rendit contre sa faiblesse.\u2014Non, n'appelle pas ! je n'ai rien, mon bon Archie, répondit-el.en s'efforçant de raffermir le timbre de sa voix ; rien qu'un étourdi sement passager.Cet air lourd et ces violents parfums sont éne: vants.Surtout, il ne faut pas parler de cela à lord Olivier\u2026 C'est déjà fini, vois-tu ?Du bout des doigts, encore tremblants, elle écartait de son fro! pâli les petites boucles que la sueur d'angoisse y avait collées ; « s'agenouillant, releva, une à une, les fleurs renversées qu\u2019elle range: de nouveau, dans sa corbeille.qu\u2019a donc la chère petite miss ?.Faut- (À suivre) LE MONDE 1 657 LLUSTR CHOSES ET AUTRES \u2014 Un homme scientifique affirme que la véritable couleur de l\u2019eau est le bleu.\u2014 Le palais historique de Mlle de le Vallière, favorite de Louis NIV, vient d'être transformé en un couvent de demoiselles.Ce palais, style Henri, 11 est un des plus fastueux de France.\u2014Que votre but suit toujours de vous créer une boutique sérieuse et nou pas de conquérir une réputation douteuse de gâcheur de prix.Avant tout, soyez à votre affaire et soyez homme d'affaires.L'un ne va guère sans l'autre.Tâchez de devenir pour vos voisins et Vc& coneur- rente un modèle à suivre et nun pasa éviter.ll vaut mieux faire envie que pitié.GNE ŒUVRE PHILANTHROPIQUE \u201cC'est faire œuvre philanthropique que de faire connaître aux personnes qui sont en ce moment attointes de grippe, rhumes de poitrine, brouchites, que le Baume Rlnonal accomplit tous les jours des cures remarquables.L'Impératrice d'Allemagne vient de se faire tisser à Lyou, France, pour son usage personnel, une pièce de iM) vergse de suie blanche brochée avec fleurs, feuillages et oiseaux en relief.Ce magnifique tissu, actuellement exposé à Paris, coûte $270 la verge.La soie brute qui y entre coûte seule $100) à lu verge.Les patrons ont été détruits par ordre de l'Impératrice, aussitôt le travail terminé.IL NE FAUT PAS SE DÉCOURAGER Ne vous découragez pas, si, après avoir essayé satis succès tant de remèdes, vous continuez à t'usser sans répit- Essayez le Buvame Rhum, N'hésitez pas ! En quelques heures le mal sera vaincu.En quelques jours vous serez guéri.LA GRANDE REVUE Sommaire du numéro du ler février 1809 : Léon Gambetta.\u2014 Premier plai- duyer : L'affaire Buette, par M.Joseph Reinach, Le role de l'Art : Réponses à Tolstoi, publiées par M.Halpérine-Ka- minsky, Alfred Fouillée, Ravaisson, Renouvier, Paul Adam, J.Case, Jules Claretie, de Curel, Rémy de Gourmont, J.-K.Huysmans, Can.ille Lemonnier, C.Mauclair, Robert de Montesquiou, (Georges Rodenbach, etc.La fahle politique dans Phidre, Louis Havet.\u2014 Mélita (suite), Jean Aicard.\u2014Un répré- sentant du peuple aux armées en 17t43- 17, Olivier Bascou.\u2014 Mademoiselle Cloyue (suite et fin), René Boylesve.\u2014 Kidelio, Julion Tiersot.Chronique, Marcel Thénux.La Revue contient 248 pages au moins.Abonnement : Etranger, un an : 36 fr; aix Mois : 19 fr ; troix mois ; 10 fr.Bureau : 11, rue de Grenelle, Paris.POUR CHAPELETS DES RR .Croisiers, médailles et petits chapelets de St- Antoine.Timbres poste oblitérés, ecrire à Agence de l\u2019Kcole Apostolique de Bothleem, 154, rue Shaw, Montréal.ue pts REMEDE CONTRE L'ASTHME Ceux qui soufFrent de Vasthine ne doivent plus abandonner leurs affaires, nexlizer leur maison et garder le lit pour être gueris.La nature a produit un remede vegetal qui gue rira pour toujours I'n thine ef todtes les ala: dies des poumons, des voies respiratoires et des bronches.Ayant éprouve son extraordinaire pouvoir de guerison, avec quatre-visgt- dix pour cent de guerisons completes, et desi- rant soulager IA soutfrance, j'enverrat sans aucune remuneration a toux ceux qui souffrent de l'astiune, de In consomption, du catarrhe, de la bronchite et de toutes maladies ners eu ses, Cette recette en français.en wllemand ou enanglaiset les indications exactes sur ln nun- niere de préparer ces retmedes et de s'en servir, Knvoyez par post + votre adresse avec un timbre mentionnant ce journal.WA, NOVES, 98) PFowerablock.Rochester (N-Y).\u201cON SE GUERIT DE L'IVROGNERIE TRIBUT D'RLOGES DU R.P.McCALLEN, Président de la societe d'abstinence totale de Saint-Patrice de Montréal.AN cours d'une conférence donnée devant un auditoire nombreux et d'élite, à la salle Windeor, le {our de l'anniversaire du It.LP.Mathow, le hév.J.A.MoCallen P S.S., de l'église Saint-Patrico, sans aucune sollicitation de notr- part.e1 hors de notre connaissance fit le magnifique éloge suivant du remede Dixon Mlle ALEXANDRINE LEVESQUE Son médecin lu déclare incurable, Les Pilules Ronges du Dr Coderre seules la guérissent Les Pilules Rouges du Dr Coderre donnent du ton aux nerfs, elles purifient et enrichissent le sang, ellis downent wi ben teint et un air de bonne sunté à toutes les femmes piles, faibles et souffrantes Quel désespoir, quelle anxiété ! quelle misère ! quelles soutfrances sont eudurées jor des muilliere de femmien | Ce sont dex femmes A figuren piles, aux yeux cernés, futigués et enfonces duns leur orbite.La vie leur est insupportable ; elles souffrent horriblement, ellen sont démoralisées, découragées.La plus grande cuuse «le tous leurs troubles ent qu'elles sont atteintes de quelques maladies partieuliè- res à leursexe Cen maladies ne leur accordent aucun repos, Elles sonffrent silencieusement, patiemment, croyant qu'il n'existe aucun reméde capable de Ten soulager.Vous toutes qui souffrez, si vous veulez seulement profiter da l'expérience des femmes qui ont été guéries par les Pilules Ronges du Dr Coderre, Vous verrez avec quelle rapidité vous serez guérien.Lisez le temoignage vraiment éton- naut de la guérison de Mlle Levesque, intelli- geute jeune fille de Nashua : * Je suis née à \u201cSt Modeste, comte de l'émiscouata ; depuis * plusieurs années je suis à Nashus, N.-H., * où je travaille à la manufacture de coton.Je commençai à être malade il y a deux ans, \u201cet depuis, j'ai constamment souffert.La \u201c* cause première de tua maladie etait la pau.\u2018 vreté et la faiblesse du sang.J'avais de tere 6\u2018 ribles maux de tête, douleurs dans le dus, \u201c les côtés et tous les membres, ma faible use \u2018etait grande, j'étais decouugée d'être si © malanc, car depuis deux longs mois j'étais \u2018au lit.Le medecin qu: we soigunit voyant sé qu'il ne pouvait 1e guérir w'abandonna «6 disant que je n'avais plus que quelques jours \u201cà vivre, Me voyant condamuee à mourir \u201cot abaudonuée du médeciti, je resolus de + de faire un effort et essayer de prendre les Pilules Kouges du Dr Coderre, ce remède +4 qui avait sauvé tant de femmes.J'en re.sé nercie Dieu, car je suis tout à fait guerie, je \u201c¢ jours d'une sante patfaite, Je recommande a toutes les femmes et les jeunes filles mala- \u201cdea de ruitvre mou exemple et se guerir \u201c comme moi,\u201d Mile Alexandrine Levesque, No 56 1ue Palw, Nashua, N.H.Les Pilules Rouges du Ur Codetre guerigent infaillille- went ces languissantes et douloureuses maln- \u201clies particulières aux femmes.C'est le ree.CS Tuten WU SE NES Mlle ALEXANDEINE LEVEsQUE -\u2014 ie de qui rend la force et la sauté à toutes les femmes qui les prennent consciencieusement Elles guérissent toujours le beau mal, les irrégularités, le suppression des règle, les règles douloureuses et abondantes, la leucorihée, mal de cœur et nausées, douleurs dans la tête, la poitrine, les côtés et le dos, se déplaçant souvent d'un membre à Un autre, mauvaise hou.che, vertige, resserrement et irreguiacités des intestins, couleur jauvâtre des yeux et de la pean, maine et preds fronds, palpitation du cour, appetit variable, tantôt nul, tantot de.vorant, Inigraine, bourdonnrment dans les creilles, accès de chaleur, sensations «haudes qui montent à la tête, perte de sommeil.Elles guerissent aussi toutes les maladies du retour de Vige, les pieds, les mains, les jointures et tout le corps enfles, les maladies du foie, des ovaires, chute «le la matrice, les prostrations nerveuses.Les l\u2019ilules Rouges du Dr Coderre ne contienuent ni morphine, ni opium, ni rien de dangereux, elles peuvent être prises par la plus faible jeune fille.Elles peuvent ite pn.ses sal dang tr avant où après ia naissance de l'enfant, elles donneront des forces à la mère et aideront à lu formation du bébé Si vous wouffrez depuis longunpe et que votre médecin et leu remules n\u2019ont pu vous guérir ne vous découragez pus, prenez dés maintenant les l\u2019ilules fouses du Dr Coderre, faites-en un Usage conscienvieux et preuez-en assez pour leur donner le temps d'agir sur votre muludie, _ Rapipelez-vous que nous avons a votre dinpo- sition un mwedecin specialiste des plus mine nts pour le traitement des maladies des femmes, ous pouvez la consulter pour rien.Naus crainte, ecrivez-lui une description de votre maladie.Si vous le preferez, écrivez-vous pour un blanc de traitement, nous les envoyons à toutes les femmes qui en tout lu demande.Toujours le le médecin s\u2019empre-sera de vous répondre, en vous disaut toui ce que vous aurez à faire pour lâter et assurer votre gueri.son.\u2019l'outes lettres adressées au : DEPARTE- MENT MEDICAL, BOITE 2306, MO T- KEAL, sout tenus confidentielles par notre wedeciu.Eu garde contre les pilules rouges que l\u2019on vous Offre à la douzaine, au cent ou a 25¢ la boite.Ces pilules roug:s ne sont pas les ver tables Pl'ules Rouges dn Dr Coderre, ce sont desimitations.Ketusez-les, Un grand nombre de ces imitations contiennent des diogues dan - gereuses.Les l'ilules Rouges du Dr Cuderre sont toujours vendues eu petites boites de bois contenant 50 pilules rouges.Juwmais autrement, Si votre marchand ne les a pas, en.vovez-nous Suc.er timbres pour uve buite, ou $2 50 par lettre enregistree où mandat-poste pour six boîtes.Une boite de Pilules Kouges du Dr Coderre coûtant 50c dure plus longtemps qu'aucun remede liquide que vous payez Une plastre Nous les envoyons au Canada et aux Etats-Unis, pas de douaue à payer.Ayez soir de dounez votre adresse complète afin d'eviter tout retard.Adressez : CIE CHIMIQUE FRANCO.AMERICAINE, MONT.Re AL, CAN.pour ls guérison de l'abus de l'alcool et dex drogues.Parlant du BESOIN PHYSIQUE cause par usage immaodere des liqueurs ennivrantes, il dit :\u2014\" Quand un pareil besoin se manifest on ne peut s\u2019y soustraire, a moins d'un mirac de In grace, ou de faire usage d'un remede commie celui de M.Inxon dont les journaux ont tant parlé dans ces dernierstemps Comme c'est moi, jusqu'a un certain point, qui ai de- cidé ce monsieur de rester n Montreal au lieu d'aller dans 1 Quest.comme il en avait intention jai pris sur noi sans qu'il le sache, d'attirer votre attention sur ce NOUVEAU serours qu'il apporte à notrecauxe de la \u2018empérance.LE BESOINS PHYSIQUE DISPARU, l'œu- vre d une abstinence totale devient facile, Si fe jue de la valeur du remede \u2018 Dixon,\u201d par ; ce guerisons qu'il à opxrées sous mes propres yeux je dois conclure que ce que j'ai ardemment desire Voir decouvrir depuis vingt ans, a enfin èté trouve par ve monsieur, gavuir, un remede qui peut étre pris privément, sans que méme les aus les plus intimes en aient connaissance, ans perdre une seule journee d'ou- vragçe, sans negliger ses affaires et sans danger sur le pationt.etan moyen duquelle BKSOIN PHYSIQUE des liqueurs envivrantes dispa- rait conpletement.Ta plus grand obstacle que j'ai toujours eu a surmonter pour réussir dans mon œuvre de temperance, & cle non le manque de bonne voloute de la part de ceux à qui Je faisais promettre solennellementide ne plus faire usage des liqueurs ennivrantes, mais bien à ce désir insatiable, toujours renaissant,et qui semblait de force n démolir, en un jour, ve qui m'avait ris des annevsa edifler.C'est pourquoi en ce.jour de l'anniversaire du Pere Mathew je rende volontiers et cordialement hommage au remeéde Dixon, pour lu guérison de l'alcoolisme | et de la morphinomuanie.Et je je fais parce | je considere que j'ai un devoir à ramplir à Légard de ces pauvres victimes qui demandent a granes cris du soulagement, et qui veulent su debarrusser du terrible esclavage qui les fait tant souffrir.C'est la premiere fois de ma vie que ju sors de la reserve qui distidugue tant votre clergé, dans de telles circonstances Si jks wins maintenant, c'est parce que je croix de cette manicre je fais progresser lu cate de la temperance.Details complets concernant le traitement vi-dessus : Envoyez sous enveloppe cachetee \u2018 sur demande.Adresse : THE DINON CURE CO.10 Avenue du Pare, Montreal.mens.LE MONDE MODERNE \u2018=: Magazine (rançais convenant à toute ln fa-, mille.250 articles et 2000) gravures, le tout inedit, Pour apprecier son importance, demander, 5, rue St-Benoit, Paris, un spécimen complet, qui sera envoyé gratuitement.Abon- mont : un an $1,00 : six mois $2.30 ; trois mois | | Grande Rovue 31.20 : un numéro, 30 cts.J'ai fait usage du Purificateur Tonique du Dr Lussier en 1884, pour une sévère attaque de rhumatisme inflammatoire.Ce remède m'a complètement guéri.Depuis ce temps nous en faisons usage danslafamille : dans tous les cas de déran- | gements et nous nous en trouvons bien.Je considère ce remède supérieur en tout ce que je connaisse et indispensable dans chaque famille.Antoine Plante dit Sauvé, St Louis de Gonzague.OBTENUES PROMPTEN\".AT Avez-vousune idée?Fiout, demun tes notre \u201cGuide des Inverteurs.\u201d pour savoir comment s'obtiennent les patentes Informations fournies gratuitement.MARION & MARION, Experta Buresux: {Ene New York Life, Montréal.* Les Atlantic Build, Washinuton, D.50 YEARS\" EXPERIENCE TRADE MARKS DESIGNS COPYRIGHTS &¢, Arena sending i sketch and description nay ques rtain our opinion free whether an ; Corsets.Vous aurez le confort en vous faisant mesurer par nos celebres corsets Coupe parfaite.Toujours en tocks ice RG -P D -D.A FERRISS, Etc, Etc.C.-J.GRENIER 2310 Ste-Catherine, 1613 Ste-Catnerine, Prés Mansfield.pte de la ru2 St-Hubert.b ge ¢ MONTREAL.invention 18 probably patentable.C a tions strictly confidential.Handbook on Patents sent free.Oldest agency for securing patents j Patents taken through Munn Æ Co.receive special notice, without charge, in the Scientific American, A handsomely illustrated weekly.culation of any scientific journal, Terms, 95 & HU four months.$i.Sold by all newsdeniers NN & Co, sorarusmr New York ce.02% F 8t., Washington, D.3 J on St Laurent\u201d ST-NICOLAS journal illustré pour garçons et filles, paraissant le jeudi de chaque semaine.ler décembre et du ler juin.Paris et dépar- Largest cir | tement, un an : 18 fr.; six mois : 10 frs, Union postale un an : 20 fr.; six mois : 12 fr.S'adresser à la librairie Obs Delagrave, 16, rue Soufflos, Paris, France, Les abonnements partent du ur notre livre * Harve :, seules quiassurent 688 LE MONDE ILLUSTRE HOMMES FAIBLES Un bienfait pour ls beau sexe Fausses dents! NOUVELLE EERE LET Try, 47% Ma TNA.0.7 6e Martigny, Manohoutes, KE.shnaini : DEEN eng Cie erase Librairie Française \u2018ables,\u201d* gratis aur demande.PASTILLES
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.