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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 16 juillet 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1898-07-16, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS; | 15Me ANNÉE, No 741.\u2014SAMEDI, 16 JUILLET 1898 ANNONCES 3 Un an, $300 - - = Six mois, 81,50 Lu .\u2014_ -_\u2014_.__ \u2026 - Laligne, parinsertion .- - 10 cents Quatre mois, 81 .UU, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, Proprietaires Insertions subséquentes - .- 5 cents Voudu duns les dépôts - - 5 cents la copie Bureaux : No 42, PLAGE JAGQUES-GARTIER, MONTREAL Tarif spécial pour annonces à long terme M.P.-A.CHOQUETTE, juge à la Cour Supérieure d'Arthabaska MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 16 JUILLET 1898 LE SOMMAIRE TexTE.\u2014Zig-zag, par Redolphe LeFort.-Le premier baron ue Longueuil.-\u2014 Les merveilles de la nature, par P.Colonnier.- Poésie : Au gré du vent, par A.-H.de Trémaudau.\u2014 Une épisodo de 1837-38, par Pascal Poirier.\u2014 Le passé, par Albert Lozeau.Puésie : Autrefois, par Arthur de Bussières.\u2014 Nouvelle : Bonne année macabre, par Louis Fré- chette.-\u2014Pour leur mariage, par J.-B.H.Bénard.Poésie : Geurgette, par Patriote Fleuriste.- Galerie de nos hommes illustres, par Firmin Picard.\u2014Chronique parisienne, par Rodolphe Brunet \u2014 Morte, par F.Picard.\u2014 Bibliographie.Jeux ot amusements.Devinette \u2014 Feuilleton.-\u2014Le sport, - Pare Sohmer.-\u2014Choses et autres.\u2014 L'art culinsire.- Les échecs.\u2014 Nouvelles à la main.GRAVURFS : Portrait du nouveau juge de la Cour Supérieure, M.P.-A.Choquette.\u2014 La guerre h' ARI\u2014\u2014 BONNE ANNÉE MACABRE \u2014 Vous êtes bien heureux, vous autres \u2014 la jeunesse d'aujourd'hui- fit le vieux médecin.On peut dire que les ortolans vous tombent tout rôtis dans le bec.C'est un plaisir «jue d'étudier ls profession var le temps qui court.Vous avez des chaires, des professeurs spécialistes, des auteurs à foison, des instruments perfactionnés, des salles de dissection parfaitement aménagées et amplement pourvues de sujets, On fait sn médecine en se jouatit maintenant.Quelle différence avec mon temps, grands dieux ! quand on était obligé de s'exposer à des coups de fusil pour avoir un cadavre, qu\u2019il fallait disséquer dans un grenier ou dans une cave, sans autre conseiller que son livre ouvert devant soi, sans autre guide qu\u2019un patron affairé qui venait vous regarder faire durant un quart d'heure toutes les semaines ! Ah! oui, mes garnements, vous êtes bien heureux.On vous sert les aliments non seulement tout apprêtés, mais encore tout mastiqués.Pour être médecin, de nos jours, on n'a plus, Dieu me pardonne! qu'à se laisser fai:e ! de m'étais égaré ce suir-là \u2014 en 1862, je crois \u2014 parmi quelques étudiants en médecine qui se payaient le petit verre de citron, en l'honneur d\u2019un vieux docteur de Saint-Gervais, qu'une forte bourrasque neigeuse \u2014 une de ces tempêtes d'hiver comme on n\u2019en voit qu\u2019à Québec \u2014 avait forcé de retarder d\u2019un jour ou deux son retour aux pénates.C'était un causeur tout à fait charmant ; et, s\u2019il ne parvenait pas à nous convaincre que les études se faisaient maintenant toutes seules, il réussissait au moins à nous intéresser vivement.-\u2014- Vous avez donc, vous aussi, exhumié des cadavres pour la dissection ?demanda quelqu\u2019un.\u2014 Dame, répondit le vieillard, il le fallait bien.\u2014Violer les tombes, quelle horrible chose ! \u2014 A qui le dites-vous ! Aussi je vous prie de croire que ce n'était pas pour nous une partie de plaisir.Nous aurions mieux aimé être à la noce.Mais devant la nécessité, voyez-vous.\u2014C'est égal, entrer dans un cimetière subrepticement, la nuit, ouvrir une fosse, briser un cercueil, toucher, déshabiller, porter ce cadavre glacé.brrr '.\u2014Nans compter qu\u2019il y avait aussi des dangers matériels considérables à braver, ajouta l'un de nous.\u2014Eh oui, les chiens féroces, les balles de plomb, les proces, la prison.\u2014Avez-vous jamais eu d'alertes sérieuses ?\u2014Certes, oui !\u2026 Une fois surtout.Justement la veille du ter janvier 1817.Cette nuit-là, je ne l\u2019oublierai jamais de ma vie ! Non seulement je me suis cru à ma dernière heure, mais j'ai été témoin de la chose la plus épouvantable qu'un œil humain puisse jamais envisager.\u2014De grâce, docteur, nous écriâmes-nous, si vous voulez nous faire plaisir, racontez-noua cette aventure.Bien volontiers, messieurs, fit le vieux docteur.Passez-mui le poi a tabac, s\u2019il vous plait.Ce pot à tabac, soit dit en passant, n\u2019était ni plus ni moins qu'une tête de mort grimaçante, dont la bouche édentée laisssit émerger un brûle-gueule culotté dans toutes les règles de l'art.-\u2014-Attendez ! fit le propriétaire du petit salon où nous étions un peu cordés comme des sardines, un nouveau verre de citron pour vous éclaircir le verbe, docteur ! -On ne refuse pas cer bonnes choses-là, répondit le vieillard.Et, après avoir conaciencieusement vidé son verre, et bourré sn pipe à même le crâne, en disant : ** Une bonne bitiette, çà me connaît ! il fit dHamber une allumette, lança quelques bouffées et commença son récit en ces termes : -Vous êtes tous trop jeunes sans doute pour avoir conuu le docteur Martineau du Château-lRticher.Mais vous en avez pout-être entendu parler ; le pauvre diable s'est noyé dans le Montmorency en 1842.Une affaire tragique.\u201c Lui et moi, nous étions camarades d'études et grands amis.\u201c* Un matin \u2014 c'était la veille du jour de l'An - Martineau arrive chez moi et me dit : ** \u2014d'ai quelque chuse à te proposer.\u2018* \u2014Explique-toi, lui répondis-je.* \u2014 Voici : je viens de recevoir une lettre de chez nous, qui m'apprend que notre fermier \u2014 ut nommé Coulomhe - -a été enterré hier, au Château-lticher.Et, pensant que cela peut m'\u2019intéresser professionnellement, mon pere me dunne de curieux détails touchant la maladie du défunt.Le pauvre diable est wort en se prétendant rongé à l'intérieur par un crapaud.Le médecin a eu beau lui parler de tumeur, de cancer, que sais-je ; rien n'a pu le coivaincre, il à cru à son crapaud jusqu'aux derniers moments.** \u2014 Eh bien, qu'est-ce que ça me fait tout ça / \u2018+ \u2014Tu ne comprends pas ?«* \u2014 Puisque l'homine est mort.\u2018* \u2014 Eh bien, c'est justement parce a'v'il est mort.\u2018* \u2014Qu'\u2019est-ce que tu me chantes donc là ?* \u2014Je te cliante un refrain bien connu en médecine.ce me semble.J'ai toujours compris que pour disséquer un homme, une des conditions préalables était qu'il fat morts* \u2014 Ah ! c\u2019est là que tu veux en venir / \u2018* \u2014Avec ta permission.Nous sommes au 31 décembre ; si tu le veux, le ler janvier, à une heure du matin, Coulombe peut être rendu dans ton grenier- + \u2014 Mais ne dois-tu pas aller voir tes parents demain au Château-Richer ?** \u2014Un moyen de plus pour détourner les soupçons.\u201c* Nous n\u2019avions pas eu de sujets de dissection depuis longtemps.\u201c* On n'offrait un individu mort d'une maladie plus ou moins mystérieuse.\u201c La proposition était tentante.\u2018* La veille du jour de l'An, qui pourrait se méfier de quelque chose ?** Ce soir-là, à la campagne, chacun clort du mieux qu\u2019il peut sur ses deux vreilles pour pouvoir se lever plus tôt le lendemain.\u2018* Quand les visites de famille commencent à quatre heures du matin, la précaution est bonne.\u201c Enfin, après quelque discussion pour la forme, notre plan fut bientôt mâri, et l'expédition fixée pour le soir même.** Nous louñmes un bon petit cheval canadien attelé à un léger berlob de campagne ; et, à sept heures du soir, bien munis de tout ce qu'il fallait pour le voyage, nous trottions sur le chemin de Beauport, en route pour le cimetière du Chiteau- Richer.\u2018\u201c 1 n\u2019y avait pas de lune, mais le firmament était suffisamment clair pour que le trajet ne fât en aucune façon désagréable.** L'air était froid, mais pas trop vif; en somme, une belle nuit d'hiver.\u201c\u201c Ai-je besoin de vous dire que dans le nombre des objets nécessaires à l'expédition, nous comptions au premier rang deux bons flacons de jamaique bien enveloppés et couchés soigneusement au fond du coffre de la raurriole ?Tom ** C\u2019est ce que nous a«ppelions du courage en bouteille.\u201cEt, pour ma part, je vous l'avoue franchement, messieurs, bion qu'un tant soit peu esprit fort, je regardais cette petite provision de courage apécisl \u2014 dans des parties de genre \u2014 comme étant tout nusai indispensable que la pioche et la pelle.* C'est bôte, si vous voulez, mais c\u2019est comme ca \u2018\u201c Il en réaultait, assez généralement, mes jeunes Amis, que si nous faisions la besogne avec une cor.taine hardiesse, co n'est pias cette hardiesse-li qui nous aurait aidé i passer nos examens.Le soir dont je vous parle, surtout, il y avait dy vent dans les voiles ! et quand Martineau eut franchi le mur du cimetière du Château-Richer, il prétendit n'avoir jamais eu l'idée que le cimetière de s8 purois + pât contenir autant de croix ; \u2014 ce qui me fit sup.ser qu'il les voyait peut-être doubles.** Je ne parle pus de moi : on n'est jatuais bon ju» dans sa propre cause.¢ Néanmoins, pour tre frane, jo vous avoue: volontiers que, s'il me fallait raconter dans tous détails comment nous nous orientâmes, comment nous nous y primes pour ouvrir la fosse ct sortir le mort ++ son cercueil, j'y parviendrais moins par un effort ce mémoire que par un appel à mon imagination.** Quoi qu\u2019il en soit, ln herogne marcha suflisaunn.bien tout de même, à ce qu'il paraît, puisque ns procédâmes tous deux d'assez honne humeur, mal re les difficultés.\u2018* Je me souviens méme d'une plaisanterie de ni n camarade, au moment où, Avec des efforts à n\u2019en p!us finir, nous parvenions, à l'aide de nos cordes et à fur © de poignets, à hisser notre prise sur le chaperon cu mur d\u2019enceinte.\u2018* \u2014Le pauvre diable ne se trompait pas, dita.faisant allusion à la maladie que s\u2019attribuait le défis.il a certainement le crapaud dans le corps ! \u201c\u2018 La plaisanterie n'était pas du goût le plus rech.ché, mais quand on est forcé de dépouiller les cuue- ticres, il faut bien rire un peu, n'est-ce pas ?\u201c Malheureusement nous ne devions pas rire jus ji à In tin du voyage.** Mais n'anticipons point.** Bref, avac de la persévérance, et le courage un nous puisions à petits coups à méme le goulot de 14 flaçons, nous réussimes a nous installer en voitir avec nutre cadavre ; et bientôt apres nous chemins au grand trot vers Beauport.** Pour mieux dissimuler la nature de notre com: gnon de route, nous avions soigneusement ceintu celui-ci dans un bon pardessus en peau de buttle - + qui s'appelait alors un ** un capot de peau de carriole nous lui avions enfoncé Un casque sur les yeu- puis nous l'avions solidement fixé au siège d'avi: dans l'attitude d'un voyageur un peu transi, nu aussi vivant que vous et moi.*\u201c T1 fallait absolument être prévenu pour s\u2019aper voir que nous étions là en compagnie d'un citoyen \u2018vo l\u2019autre monde.** Et nous filions bon train.\u201c* Mair tout ce travail nous avait mis en nage.nous grelottions un peu, bien que la température fût considérablement adoucie.\u201c* \u2014ÎIl faut entrer à l'auberge du Sault, dis-je à 11 camarade, le temps de nous faire accommoder ui.\" pouce, car ces retroidissements sont dangereux.** \u2014 Tu as raison, me répondit Martineau, mais diable mettre le sujet durant ce temps-là ?** \u2014Parbleu, nous le lnisserons dans la voiture, s- la remise.Qui s'iinaginerait que c'est un mort / \u2018* \u2014Au fait, nous ne serons qu\u2019un instant.** \u2014Parbleu ! \u201cIl pouvait ètre quelques minutes apres on.heures, lorsque nous entrâmes à l'auberge, avec du allures uu peu tapageuses, ainsi qu'il convient a ton! étudiant de vingt ans en escapade ou en goguette.\u2018* À notre entrée, nous remarquimes je ne sais quel furtif remue-ménage ; nous crûmes même entendre quelques chut / chut ! discrets, accompagnés de pas précipités qui semblèrent s'éloigner par une porte du fond.** Ces détails n\u2019attirèrent que tres peu notre atten LE MONDE ILLUSTRÉ 187 tion sur le moment ; ce ne fut que plus tard, en nous rappelunt les circonstances de la svirée, que nous en comprimes l'importance.Nous nous fimes servir, mon camarade et moi, chacun un bon grog bien chaud ; et, comme nous n'avions pas plus de raisons que d'envie de nous attar- «ler, nous remontÂmes en voiture ; et fouette cocher du côté de Québec, avec toujours notre individu raide comme une larre, droit devant nous, attaché sur son sivze.\u201cA l'époque dout je vous parle, la enthédrale de (quéhiec possédait une horloge qui sonnait les heures, et dont on voyait encore récemment le cadran sans aiguilles, aux facettes du clocher.\u2018Je vous l'ai dit, le froid g\u2019était adouci, et l'atimos- phire, imprégnée d'humidité, était devenue étrangement sonore, * Les mille bruits du lointain nous arrivaient avec nue netteté extraordinaire.\u2018Le temps était écho, comme on dit dans nos eam- pagnes.\u201cDe plus, il nous venait par moments de l'ouest comme une és re rise de printemps.\u201c Nous ne fmes done pas surpi.s, en arrivant sur les hauteurs de Beauport d'entendre la cloche de la cathédrale de Québec sonner lentement douze coups, ui se répercutèrent sur les bois, les coteaux et les maisons de la cote, avec de petits tremblements tris doux et très mystérieux.«Minuit! m'écrini-je ; Martineau, souhaitons.nous la bonne année : \u201c\u2026 Nouhaitons-nous} la bonne année ! répondit en se levant Martineau, chez qui lu ponce avait le privi- je de provoquer des épanchements enthousiastes.Et, debout tous les deux, le cœur fou de jeunesse clfervescente, et la tote un peu perdue dans les vapeurs de l'alcool, emportés vers la ville au trut fringant de votre vaillant petit cheval qui faisait sonner joyeusement ses grelots, nous tombâmes dans les bras l\u2019un de l'autre.\u2019 Boune année, 1uon vieux \u2018+ Je te la souhaite, fiston ! + \u2014 Bonne et heureuse, mon cousin ! (Mon cowsin ef na cousiue constituaient les appel lations les plus aflectueuses du temps.) Bonne année : * -Bonne année * Bonne année ! \u201cEt nous nous tapions dans le dos à cœur joie, le givre de nos favoris \u2014 car on ne portait pas de moustaches à cette époque \u2014 se mélant a celui que la hude avait brodé sur nos fourrures.* Entin Ueflusion passée, nous nous dégageämes l\u2019un de l'autre, et nous nous retournimes.* Non, je sais pas si je dois continuer.** Vous allez rire, messieurs.Et pourtant, après quarante-cin« ans bien comptés, vien qu'au souvenir de ce que j'aperçus alors en me retournant, je me sens encore dresser les cheveux et fiver le sang dans les veines.+ Mon compaguon s'était affaissé dans mes bras avec un cri d'inénarrable épouvante.Et j'étais là, stupétié, horrifié, pétritié, fou de terreur, devant lo plus impossible des cauchemars.* Notre sujet de dissection, le cadavre que nous avions retiré raide et à moitié gelé du fond du cine: tière, l\u2019houme inhumé depuis deux jours, et avec qu nous vayagions depuis trois heures, debout lui aussi, retourné sur son siege, ricanant je ne sais plus quels souhaits de bonne année, tendait ses deux bras vers nous, comme pour sc mêler à notre embrassement .\u201c J'eus la force de me laisser tomber sur Ia route en entraînant mon camarade Martineau, qui, sans être précisément évanoui, n\u2019en valait guère mieux.\u201cl'as besoin de nous demander si nous étions dégrisés.© \u2014Kek ! kek ! kek I.* Quelques claquements de langue.* Deux ou trois bons coups de fouet.6 Voilh tout ce que nous entendimes.\u201c Notre voiture fila seule vers (Québec, conduite par lecadavre vivant ; ot nous dûmes poursuivre notre LTP \u201c M.PAUL DESCHANEL, PRÉSIVENT route à pied, plus morts que vifs, harassés de fatigue.et croyant voir surgir des fantômes à chaque détour du chemin, *¢ Notre cheval s¢ retrouva, le matin, encore tout attolé, sa peau de bufilu sur le corps, dans la cour de celui qui nous l'avait loué.** Nulle trace du cadavre ! \u201c Voilà, messieurs, fit le vieux doctenr en concluant, les aventures auxquelles on était exposé, de notre temps, quand on voulait étudier ln médecine.+ \u2014Mais finissez votre histoire! m'écriai-je ; expli quez-nous.\u2026 \u2014Le fait est, messieurs, reprit le vieux médecin.que je n'eus jamais aucune explication catéyorique de ce qui nous était arrivé.\u2018+ Nous devions nécessairement avoir été les victimes de confrères étudiants, qui ayant eu vent de notre expédition, avaient décidé de nous enlever notre cap ture.* Pendant notre séjour dans l'auberge du Sault \u2014 et c'est ce qui expliquerait les chuchotements mystérieux que nous avions entendus en y entrant \u2014 ils avaient dû s'emparer de notre sujet, et installer un d'eux à ln place du cadavre.** Voilà ! ++ Ni vous avez une meilleure explication à tne fournir, je suis prêt à l'accepter.* En tous cas, je n'oublierai jamais de ma vie le premier de l\u2019An 1817.\u201d A Zi veuf cachée \u2018 \u2014 \u2014 -\u2014\u2014\u2014 oD RS | $4 \\ il À ç se = | hb W li vas > | We a | i ra i J BE MW Las, A tn A v = Re fp, \u201c5.SiN 4 yay | A Ww 6 æ | A i D vi x st AN \u201c 0 » / fo A J Le débarquement des Am AW ! Ve | CY a » » WN Wy ) ¥ w UN LY ni 4 \\ À \\ 210 RE x Ny à k ENS \\ A Fa \\ bp A & WW 4 re = N 5 J Ï À \\ A KY a 5 \\ \\ & w NY, = al > es 4 a \\ va { \\ i eb, §3 \u2014\u2014 < \\ W A Ney e À WY Wa ~~, \\ \\ BW Ma Lee | ~~ \\ ie W À a ¢ ® 24 4° \\ NN 2 \u201d + NY W w À KD 9 a A À ee NS A on N Ve IN i Ww y Ÿ NS aN ~~» VW Wo EN xs XX W pe | WN a > ; \u201cNg N J § v ue i A N N (>.Ne Ee} AHA \\ | & LO fi Ww A \\ Br en » * Vs 4 Ny = Lei 1.i i yr À à Xo 4 LX ha È \\ N b \\ i WA N Wr Tv 1 I w a & AR F LA GUERRE HISPANO-AMERICAINE A NN { Ne A | a | i ¥, x Wy AR | PR | w « } vor A % ne AP 7 : PA { _., « A Vent T ; Jp \"op NS.ar fy i 3 LA i su 4 a l w À | - b N W ho Ww Ÿ \\ Pre fi Ji tr À La W i Jol 3 + A WN N AN » i.1% Kad \u201ca.4 \\ a ir & i 1 a q.+) Ses A % VW où | sy \\ ; WN © i | = \\ x X \\ Re AW 3 3 Lg > | 4 4 * N 4 Li \u201c A N ON A, \"w 5 3 » Ne Te 2 AN Er) N bu [a ! i K 2 J S .T ; 3 Fe à ¢ \u2018 sf Wy w ; | tf a \u2014 Ke, x.ex\" s vo AF A L. 170 GEORGETTE OY LLE Le timide Georyelle Révait du bean Lucas ; Axsise sur Uherbette, Elle digast tow bas : Pour tod, j'arrose aw sein de mon parterre, Mon cher Colas, tn doux et tendre willet : Jaime a le voir se mirer dans l'eareclaire Car, comme toi, son air est si coquet ! Hier, duns la prairie Je premrvis mes ébats ; J'étais tout attendrie, Pensant à mon Colas.Soudain je vis la diligente abeille, Tout près de moi, volant de fleur en fle: Je lui contai la neive merveille, Qreà loi, Colas, j'avais donné mou cœur.Que de suaves choses M'apportent les échos.Attx aromes des roses Je prends wun doux repos, Colas! Georgette, allons debout, bergère, Le ty est là, près de tes chers agneau ; Debout, le dis-je, on sa dent téméraire Va dévorer toi-même et ton tronpeau, ParrioTE FLEURISTE.Nevind- Henri, 1808, -\u2014\u2014 be GRAVURE-DEVINETTE lls étaient en train de dépécer le fruit de leur chasse, lorsqu'ils virent arriver le propriétaire de l'animal.Trouvez le propriétaire.\u2014 > e \u2014r\u2014\u2014\u2014 Simple définition.Le petit Bidou.\u2014 Dis, mon oncle, qu'est-ce que c'est qu'un mari modèle ?L'oncle\u2014C'en est un qui laisse toujours sa femme faire ce qu'elle veut.que cela soit bon bon ou inauvais pour elle LES DEUX GOSSE CE QUE DURE LE BONHEUR (Suite) \u2014Oui, dit-il, après une hésitation.\u2014Et sa santé se rétablira ?\u2014Ah ! ma pauvre sœur Simplice, que me demandez-vous là ?\u2014L''infortuné est «done atteint daus les sources mêmes de la vie ?\u2014Interrogez le bon Dieu là-dessus, ma bonne sœur.A moi, il ne répondrait pas, puisque je suis un paien.C'est tout ce que Je puis vous dire.I n\u2019y n que lui qui sache si Claude Fouilloux aiteindra sa vingtième année.LIX LES TUTEURS Claudinet avait été reconnu par sn mère : il en était done l'héritier.Le mobilier de ln tireuse de cartes, vendu par autorité de Justice, avait désintéressé le propriétaire et les entrepreneurs : il restait même un reliquat à ajouter aux quinze mille francs du petit.Il s\u2019agissait vaintenant de nommer un tuteur à l'enfant.En attendant l'accomplissement de cette formalité, l'orphelin resterait aux Enfants Assistés, L'administration devant récupérer ses dépenses ne marchandait plus son hospitalité.Claude Fouilloux devenait un excellent pensionnaire.Il était temps que sœur Simplice fit ses adieux à ses petits protégés, ear dans les premiers jours de janvier elle était rappelée à lu maison mère où elle devait séjourner quelque temps avant de partir pour un hôpital de province.Quand elle avait embrasse Claudinet pour In dernière fois, tous deux pleurnient.\u2014Je ne t'oublierai jamais ! lui avait dit sœur Simplice.\u2026.Elle érait partie, Claudinet avait pleuré toute la journée et refusé de prendre le moindre aliment.Le docteur craignait une nouvelle rechute.pourtant à remonter le moral de l'enfant.Claudinet avait essuyé ses larmes.II n'était plus le même, d'ailleurs, depuis que sœur Simplice avait fait descendre en cette petite âme une lueur d'aurore, Quand il souffrait, il ne se lamentait plus; il prinit le bon Dieu d'abréger ses souffrances, et sa ferveur était déjà si grande qu'il sentait moins son mal.Sœur Simplice ne leur nvait-elle pas dit, le jour de lu fête.qu'il fallait gagner le paradis ?En outre l'intelligence de Claudinet était précocement affinée par la deuleur.Il resta bien triste, mais sa santé ne périclita point.Le bon docteur respirn.Il considérait avoir, non changé ln constitution de l'enfant, ce qui lui paraissait impossible, mais opposé à l'œuvre de destruction une digue qui suspendait les effets néfastes de cette œuvre, Avec un enfant comme Claudinet, un médecin peut toujours lutter contre la douleur.Le jeune malade obéit: il subit le traitement dans toute sa rigueur : il ne commit pas de ces terribles impru- (lences qui détruisent en quelques instante chez les adultes, les longs effets de la science en vue d\u2019un soulagement, l'une nmélioration notable, de In guérison totale même.En principe, il n\u2019y à pas de maladies ineurables ; In grande ditti- culté pour le médecin est d'empêcher les mêmes causes de reproduire les mêtues effets, quand il a une première fois conjuré In catastrophe.Beautreillis avait ln conviction que tout danger immédiat était écarté, à In condition que le sujet ne subit pas de privations et fût élevé clans les conditions hygiéniques qui s\u2019imposnient.Aussi, c'était bien sincèrement qu'il avait promis à sur Simplice de ne pas perdre de vue Cluudinet, autant, que cela serait au pouvoir du médecin, dont l'autorité s'effacerait devant celle du tuteur.Il était parvenu La tiche de Beautreillis avait été des plus difficiles.No 42 FEUILLEION DU MONDE ILLUSTRE Claudinet était dans un état désespéré, quand on l\u2019avait amené aux Enfants Assistés, Jamais le docteur n'avait constaté chez un petit être une misère physiologique aussi intense ; tous les organes semblaient attaqués ; c\u2019étuit À se demander si les affections morbides n'en arrivaient pas à se neutraliser et si les bronches enflammées n'entravaient pas la destruction des poumons, Aussi, c'était avec une véritable passion que le médecin avait entrepris de soigner le malade, enr il n'avait jumais vu un ensemble pathologique de ce caractère nigu.Le docteur avait réussi dans les limites humaines, cience était en repos.Il ne fallait pas pourtant que les résultats si péniblement ohte- nus l'eussent été en pure perte.Un jour, en nrrivant à l'hospice, le secrétaire avisn le médecin que le jeune Claude Fouilloux allait quitter les Enfunts-Assistés, Son onele et sa tante, les conjoints Rouillard, s'étaient présentés À l'Assistance publique et ils avaient revendiqué leurs droits À In tutelle légale.Les conjoints Rouillard s'étnient engagés à payer les débours que leur réclamait l'administration, et celle-ci n'avait plus qu'à rendre l'enfant dont ln préfecture de police l'avait chargé.\u2014C'est bien! avait répondu le docteur.Je demande à voir les conjoints Ronillard.Sa cons- * * * L'enquête commencée par le commissaire du quartier n'avait nullement abouti.Le conciege avait bien déclaré que Rose Fouilloux avait une sceur et que cette personne était venue souvent avec son fiancé rue des Trois-Couronnes : mais les recherches, assez sommaires d'ailleurs, étaient restées infructueuses.Le commissaire se proposait d'attendre quelques semaines, puis ce serait le juge de paix qui serait chargé de régler In situation de l'orphelin ; on lui nommerait un tuteur d'office, choisi dans le personnel administratif.Le titre de rente nvait été déposé chez maître Dcaufumet, le notaire de In rue Saint-Mnur, qui avait commencé par établir les pièces préliminaires, La concierge, Mme Durivenu.n'avait parlé que pour mémoire de Mme Midoux et d\u2019Etienne Poulet.Le commissaire, homme très afficiré.n'avait pas jugé utile de convoquer à son bureau In cuisinière du boulevard Richard- Lenoir ot le sapeur-pompier de In caserne Châtenu-Landon.C'était pourtant de ce dernier côté que des éclaireissements devaient venir.La mort de Rose Fouilloux avait bouleversé À un tel point | hon Poulot qu'il fut quelque temps sans avoir conscience de ce qui s'était passé.Il faisait son service par habitude ct n'encourait comme toujours aneune punition : mais ses camarades, en dehors de ln caserne, ne pouvaient lui tirer un mot.Comnne il était de ln classe, les copnins se disaient qu'il ne son geait qu'à sa prochaine libération.Entin, Etienne avait poussé un gros soupir ct s'était résigné Le premier dimanche où il avait été libre, il avait fouiilé dans sa bourse un peu mince ct réuni néanmoins quelques sous pour acheter un humble bouquet qu'il était allé porter sur In tombe de son amie défunte.Du cinietière, il reviendrait rue des Trois-Couronnes pour embrasser Claudinet qu'il croyait toujours, dans son âme naive, chez le concierge de In maison.Tout en marchant, il seconnit la tête d'un air navré.H se rappelait maintenant leg propos qu\u2019il avait été forcé d'entendre le jour de l'enterrement.Ces propos, hélas ! ne devaient être que trop justitiés par ce qu'il avait observé lui-même : Rose s'enivrait, Si simple d'esprit qu\u2019il fût, Etienne ne s'égara pas en conjectures sur l'origine de ce vice et il Tui attribua sa véritable enuse : In mort de l\u2018rançois Champagne.Rose Fouilloux avait bu pour se consoler, pour oulilier.Par un serupule excessif, il sembla au pauvre garçon qu'il n'était pas exempt de reproches, Il nurait dû prévoir cette affreuse détresse morale ct faire tous ses efforts pour In conjurer.Mais, voilà.au moment où il aurait pu agir efficacement, lu soour de Rose avait surgi avee son amoureux.Le couple avait même motivé la brouille survenue entre le pompier et In tireuse de cartes ; c'était pendant qu'il avait cessé de venir que Rose s'était abandonnée à son fatal penchant.N'importe, Étienne aurait dû ne pas attribuer tant d'importance à l'algarade ; en évoquant le souvenir de François, Rose se serait calimée et aurait peut-être ouvert les yeux.Pour la première fois, Etienne pen qu'il aurait pu remplacer FEUILLETON DU Champagne et épouser Rose, quand leur chagrin à tous deux aurait été émoussé par le temps.Il rougit ingénument de cette idée.Il était bien temps de l'avoir.Il est vrai qu\u2019il croyait lu cartomuncienne à son aise ct que lu différence de leurs conditions ne lui aurait jamais permis d'entrevoir un tel projet.\u2014 Mais voyons! reprit Poulot en réfléchissant un peu, Rose était pourtant une femme \u201c qu'avait de quoi\u201d.François n\u2019était pas un menteur.Quelques jours avant son accident, il nie racontait ce que gagnait sa connaissance, et ajoutait qu\u2019elle étiut très économe.Moi-mêtne, quand elle m\u2019a invité à diner, j'ai bien vu qu\u2019elle était à son affaire.Elle a done mangé tout son argent.mangé où bu ?En si peu de temps ! Cela me semble louche.Est-ce que par hasard, In scur et le beau-frère l'auraient dévalisée., C'est qu\u2019ils avaient tous deux la tête pas trop catholique.Est-ce qu\u2019ils auraient fait un coup ?Un voit qu'Étienne®Poulot n'était pas dépourvu d'une certaine clairvoyance.Si lu Limace ct Zéphyrine n'avaient pus fai: le coup, c'est que les circonstances s\u2019y étaient opposées, En somme, Eusèhe Rouillard t'en avait pas moins atteint son bnt, qui était de pousser Rose à s'enivrer de plus en plus, pour que le dénouement fatal se précipitit.Le gredin ignorait sa réussite ; toutefois, en garçon prévoyant, il avait pris.certaines mesures dunt nous avons vu l'effet presque immédiatement.Etienne arriva rue des Trois-Couronnes ; son ca-ur affectueux se serra ; il revoyait lu seène lugubre de l'enterrement.[1 n\u2019y avait pas de draperic à ln porte ; Iose avait le convoi des indigents.Hl surmouta son émotion ct entra dans la loge de ln concierge.Mme Duriveau coupait du mou pour sa chatte, qui miaulu* et su dressait pour happer plus vite les succulents morceaux.L'il d\u2019Etienne chercha Claudinet.-\u2014Bonjour, madame, dit-il, le petit est là ?La concierge répondit au salut, tout en continuant à Pure fone- tionner ses Ciseaux.-Pas mal, merei, répondit-elle, un peu «listraite.Allons tant mieux |.Et s'adressant à sa chatte : \u2014Voyons, Mnuviette, pas tant supprime Je reste de lu portion, La menace n'eut aucun effet : Mauviette miaula de plus belle, \u2014Le petit est là ?demanda de nouveau Etienne.\u2014ŒQuel petit ?\u2014Le tils de Mme Fouilloux.La pitance du félin était entièrement distribuée, Mme Duriveau diagna écouter attentivement le visiteur.Elie vit tout de suite qu'il n\u2019était pus au courant des fuits.\u2014 Mais non, répondit-elle.Le garçon de lu tireuse de cartes est parti.\u2014Où çu ?Labs.LL Assistés, quoi ! \u2014 Pauvre gamin! s'écria Etienne attéré, \u2014 Vous comprenez bien que je ne pouvais pus le garder ici.C'est Ia police qui à manceuvré.On m'a indetunisée, et voilit.\u2014Mais je puis voir Clnudinet, reprit loulot.\u2014Oh! ça.Vous m'en demandez trop.Une fois à Phospice je ne sais pas si on a des permissions.\u2014-Et dire que je n'ai pas pu Pembrasser avant qu'il parte létienne.\u2014 Vous l'aimiez bien |.le trouvait si mignon |.rien, n'est-ce pus ?.Lu conversation fut interrompue ; un homme venait d'entrer duns la loge.Vous aussi.de vourmandise, hein ! où ju à lu maison de la rue Denfert.aux Enfant- était .Cela ne m'étonne pas, tout le monde On n'y peut l\u2019roprement couvert, il n'avait pus mauvaise tournure mais un diable d'ail regardait le Sacré-Cœur, pendant que l'autre visait lu Bastille.\u2014-Mme Fouilloux ?demanda le nouveau venu.La concierge leva les bras en l'air en prenant une mine de circonstance.\u2014Je voudrais la consulter, lit l'inconnu.\u2014Ah ! vous n\u2019êtes pas un de ses parents ?\u2014dJe n'ai pas cet honneur.On m'a dit qu'elle était très habile dans son métier et je viens pour qu'elle me tire les cartes.\u2014 IN est trop turd, Monsieur.\u2014Elle n\u2019est pas là le dimanche ?Ce fut Etienne qui répliqua : \u2014Mme Fouilloux est morte.MONDE ILLUSIRE 173 L'inconnu tressaillit, son œil bigle sembla redevenir droit, et il eut un pincement de lèvres pour dissimuler une odicase satisfaction.Cependant, il fcignit d\u2019être ému.\u2014Mort ! répétu-t-il, c'est bien malheureux.Et saluant : \u2014Je vous demande pardon, Madame, de vous avoir dérangee.Il sortit.Etienne Poulot n'avait plus rien à faire chez lu concierge ; it dit encore pourtant : ; \u2014On ne peut pas me refuser l'autorisation de voir mon petit ani.\u2014-Si on vous l'accorde, répondit Mme Duriveau, promettez-moi que vous mc tiendrez au courant de l'enfant.\u2014Je vous le promets.Étienne partit à son tour.Il n'avait pas fait vingt pas dans lu rue qu\u2019il état accosté pur l'homme qui était entré tout à l'heure dans lu loge et qui le guettait.\u2014 Monsieur, dit l'inconnu, vous étiez l\u2019ami de Rose Fouilloux \u2014 Comment le savez-vous ?demanda Etienne, trés étonné ct déjà sur ses gardes.\u2014La façon dont vous m'avez annoncé la tin prématurée de cette malheureuse.Yor Beh 3 > | l'our acheter uu bouquet qu'il était allé porter au chueticre.\u2014 l\u2019ace 172, col.2 \u2014Permettez-moi de vous confier que le motif énoncé par mot chez la concierge n\u2019est pas celui qui m'amenait dans cette maison.\u2014dJe ne comprends pas.Pourquoi cette défaite \u2014Parce que je devais m'adresser directement à la tireuse de cartes, -\u2014Dans quel but ?\u2014Si vous étiez l'ami de Rose Fouilloux, je suis, moi, celut de sa sur Zéphyrince.Etienne tressauta et murmure : \u2014dJ\u2019avais bien raison de mme douter de quelque maniguiee, \u2014Comument se fait-il, reprit l'homme, que Zéphyrine n'ait pas été prévenue ?\u2014On ne suvait pas où clic étiut, répondit le pompier avec viva cité.\u2014C\u2019est vrai, reconnut l'individu.Vous savez qu'elle est son munbule ct qu'elle se déplace souvent.\u2014Où voulez-vous en venir ?questionna Etienne, disposé à s'expliquer carré.nent.\u2014Dame ! vous le comprenez aussi bien que mi.H faut prévenir la sœur de la défunte.\u2014Chargez-vous-en. 174 \u2014C'\u2019est plutôt à vous de le faire.\u2014Pourquoi ?\u2014Vous lui expliquerez mieux que moi ce qui s\u2019est passé.En outre, je suis dans le commerce, moi, Monsieur, je sais comment les choses «loivent être régulièrement traitées.Mademoiselle Zéphyrine Fouilloux hérite de sa sœur.\u2014Rose n\u2019a rien lnissé.Ce fut l'inconnu, à son tour, qui eut un soubresaut.\u2014l'as possible ! \u2014Rien.L'individu loucha d'une façon extraordinaire.\u2014Permettez, reprit-il, je crois que vous vous méprenez sur ines intentions en tout ceci.Je n\u2019agis que par pure obligeance.\u2014dJe l\u2019admets.\u2014Eh bien ! on pourrait dire que si ln sœur n\u2019a pas été prévenue.c\u2019est qu'on avait intérêt à lui cacher la vérité.Etienne Poulot eut un geste de vigoureuse protestation.\u2014C'est pour cela, continua l'homme, qu'il serait convenable da lui apprendre In nouvelle.Vous ne connaissez pas l'adresse de Zéphyrine, c'est entendu.je vous l\u2019apporte.\u2014Renseignez-la.Moi, il n'y a qu'une chose qui n'inti\u2018resse, c'est le sort de mon ami Claudinet, le fils de Mme Fouilloux.\u2014Par conséquent, Monsieur, vous devez l'admettre, le respeet de In famille.C'est une chose sacrée, Ces mots impressionnèrent le pompier.\u2014Mon Dieu! reprit l\u2019homme, je n'ignore pas que les deux scurs ont été en froxl, à Un certain moment: mais je sais aussi qu\u2019elles \u2018 s'étaient réconciliées.Zéphyrine est une très bonne fille, très travailleuse ; elle « de nombreuses qualités.Elle ne mériterait certainement pas qu'on lui fit du tort.\u2014Mais puisque je vous répète que Rose n\u2019a rien laissé.\u2014En êtes-vous bien sûr ?\u2014I1 n\u2019y avait pas de quoi la faire enterrer.Cette fois, l'homme ne put réprimer une grimace.Poulot n'avait pas l'air d'un voleur, qui aurait fait main basse sur l'argent de Rose ; mais, pourtant, la détresse de la cartomancienne paraissait au moins exagérée.-\u2014Croyez-moi, conclut l'ami de la somnawbule, agissez comme je vous le conseille.C'est votre devoir.It tirn de sa poche une carte assez noire et la tendit au pompier.tienne lut : AUGUSTE BIDONNEAU Bijoutier Horloger Se charge des réparations en tous geures, Khabillages, nettoyages, grands ressorts, ete.Rue Verniquet, 72 C'est le recéleur, le \u201c fringot \u201d, pour parler ln langue de La Limace.Ln fameuse opération de Suint-Pierre-du-Regard que Mulot prétendait de tout repos avait piteusement échoué.Le paysan, que les deux complices avaient voulu dépouiller de ses soixante mille francs, avait démontré une fois de plus que les gars normands en dorment jamais que d'un «il.Surpris au beau milieu de leur travail nocture, La Limnce et Mulot avaient essayé «le battre en retraite.La Limace, plus tluet que son compagnon, avait dû son salut à une palissade dout deux planches étaient un peu écartées ; quant à l\u2019hercule, moins leste que son compagnon et surtout beaucoup plus corpulent, il n'avait jamais pu passer par ce trou de furet, il était resté entre les mains des gen larmes de Condé-sur-Noireau.Eusèbe Rouillard, né décidément sous meilleure étoile que PAlcide s'était défilé tout d'une traite jusqu'à Flers, où Zéphyrine l'attendait.Le couple avait passé quelques mauvaises heures en attendant les événements.Le produit des bijoux arrachés aux naufragés du Prins Heu- drik n'existait déjà plus qu'à l'état de fugitif souvenir.Les frais du voyage avaient dévoré la somme que les bouges des Ternes et autres lieux circonvoisins Inissaient disponible.La Limace avait une éporme confiance en Mulot, puis il était de ln race «le ces joueurs qui sont sûrs de gagner au moment où la guigne persistante les plongerait dans le plus cruel embnrras Il faut qu\u2019ils gagnent, dussent les cartes être un peu bisenutées, La Limace avait perdu.Il restait à lu tête de quatre francs.C'était insuffisant pour entreprendre de nouvelles pérégrinations dans le but de dépister la police sagace.Il n\u2019y avait plus qu\u2019une chance à courir : admettre que Mulot ne mangerait pas le morceau.Zéphyrine déclarait que l'hercule était un gentilhomme, qui ne dénoncerait pas ses complices pour atténuer problématiquement son triste sort ; Eusèbe était un peu de cet avis; mais il n'avait pus le FEUILLEION DU MONDE ILLUSTRE sens de l'héroïsme ; à lu place de son copain, il ne savait pas trop cu qu'il aurait fait.Ce fut Zéphyrine qui eut raison de ne pas retirer sa contiance au chevalier Mulot, car il resta muet comme une carpe touchant son associé.Il déclara crânement qu'il avait seul préparé et tenté d'exécuter le plan ; lui seul et c'était assez.La Limnace s'était remis À travailler de son métier de rémouleur ; mais il se sentait trop peu en possession de ses moyens pour faire tout ce qui concernait son état, dans les temps ordinaires, à son point de vue spéciale.Il n\u2019osait plus se remettre à eambrioler d'une façon sérieuse, et c'était bien timidement qu\u2019il enlevait à la volée quelques bibelots sans valeur, dans les maisons où il entrait pour repasser les couteaux, canifs, ciseaux, rasoirs et autres instruments tranchants, Zéphyrine n'avait donné que trois consultations depuis qu\u2019elle était dans le département de l'Orne.\u2014 Nous étions mieux en Bretagne, déclara Fusèbe.\u2014Retournons-y ! fit la somnambule, + \u2014Avee quoi ?espece de couenne ?Zéphyrine se rebifta.\u2014 Est-ce que c'est de ma faute à moi, si vous avez agi comme des pantes, toi et Cusimir?.Vous n'avez pas voulu que je mette lu main à la pâte.Les hommes! çu veut toujours être trop mariolles.Je suis bien sûre que, si je m'en étais mêlée, Mulot ne se serait pas fait ccinturer.\u2014Mulot ! dit La Limace, d\u2019un ton sentencieux, c'eet mecqueton qui n\u2019est plus à ln rudesse.Je m'en étais aperçu tout de suite.Je n'aurais pas dû repiquer au true avee lui.un lasear qui s'abaisse jusqu\u2019à faire le paré devant le treppe n'entend plus rien à notre métier.Et La Limace, sous l'influence d'un amer désenchantement, laissa sa douce compagne prailler à son aise ; cependant, il ne put retenir cette pluinte mélancolique : \u2014Ah ! ln Bretagne ! \u2014On y crevait de faim, de soif et de froid, dans ce sale patelin, prétendit Zéphyrine.\u2014\u2014On ne le dirait pas à voir ton nez culotté et tes appas «le plus en plus envahissants, repartit peu galamment Eusèbe Rouillard, Fifi protesta : \u2014VYa done, hé, ventre d'osier'.C'était à Paris que nous étions le plus chouette.Avec ça qu'on existait pas aux petits oignons chez mia sœur.\u2014Ta sœur.Elle est propre, ta sœur !.Elle a bouclé sn bourse.Elle a trouvé qu\u2019elle nous avait assez vus.Si on essayait de se remettre bien dans ses petits papiers / \u2014Pas moyen, puisque j'ai annoncé que j'allais chercher ceux qu'il fallait pour notre conjungo.\u2014On peut toujours lui écrire.La Limace s'absorbn dans ses méditations.Z{phyrine protita de ce répit pour passer en revue les bouteilles vides ; il lui semblait que dans le nombre, il pouvait s'en trouver une que l\u2019on aurait oublié de sécher jusqu'au bout.Elle constatu avec désappointement qu'il n\u2019y avait plus rien à boire.Elle égoutta pourtant quelques litres, en présentant le goulot en has à ln hauteur de sa bouche, et cn frappant sur le fond de la tunin vacante.Elle faillit se casser deux dents -\u2014Jd'ai trouvé le joint ! s\u2019écria tout à coup La Linince.\u2014Âlors, tu n'es pas comme moi, répliqua Zéphyrine.je n'ai rien trouvé du tout, moi.Eusèhe Rouillard écrivit à Bidonneau et lui exposa In situntion uvee cette franchise légendaire des malfaiteurs entre eux.Il priait le recéleur de se tenir au courant des événements et le le prévenir s'il y avait du nouveau, du côté de la rue des Trois-Cou- ronnes.Voilà pourquoi le pseudo horloger de In rue Verniquet, comprenant l'importance de sa mission, s'était dirigé vers le domicile de lu tireuse de enrtes ; le sort avait voulu que Bidonnean se trouvât en face du pompier au moment précis où cette rencontre devait être fécond en résultats.\u2014Allons ! c'est dit, reprit le recéleur.Ecrivez.Voulez- vous l'adresse ?\u2014 Non ! dit Etienne, qui refusait encore.\u2014Eh bien ! envoyez-moi cette lettre et je la ferai parvenir, Le ponipier resta silencieux.\u2014Au revoir, dit Bidonneau.C'est convenu.Pensez à moi plus tard, si vous avez besoin d\u2019une montre.Si vos camarades ont des bijoux à acheter, envoyez-les-moi.Ils auront de bonnes conditions et je vous récompenserai.Au revoir.A suivre LE MONDE ILLUSTRÉ 175 LE SPORT LA CROBSE -\u2014- CORNWALL v8 NATIONAL Samedi prochain, notre club Canadien français rencontrera, pour la deuxième fois, le club de Cornwall.On se rappel'e que, lors de Ia promitre rencontre, les nôtres ont vaincu les Coruwalls, sur leur terrain, co «ui n'est pas peu dire, car Ces derniers sont, pour ainsi dire, invincibles chez eux.Et pour preuve, c'est qu'ils ont battu les fanieux Capitals, il y à quinze jours.Lu lutte aern dune vraiment sérieuse, car les visiteurs disent qu'ils vont prendre une éclatante revanche, ssmedi prochain.Mais comme dit le proverbe : * L\u2019liomme propuse et Dieu dispose.\u201d Cette partie sera jouée sur le terrain de l'Exposition.Allons, moutrong à notre vaillant club que nous savons reconnaitre leurs efforts, et rendons-nous «n foule sur le champ de bataille pour les applaudir.BASE-BALL Voici l'état actuol de la Ligue l\u2019rovin- vinle jusqu'à la date du \u2018courant.Club Gaz.Per.Saint-Hyacinthe 3 0 Saint-Jean 3 | Mascotte.222.2 3 National.Co ! 2 Indépendant.1 : sorel LL « 2 LIGUE DE L'EST Voici les positions des clubs de cette Ligue jusqu'à la date du 8 courant.Club tiag, Per Wilkesbarre.111 20 Montréal ooo 2° 26 Syracuse.andy Torcnto.al M Providence.25 29 Rochester.so 14 Butfalo.sl Ky Springlield .24 -\u2014\u2014\u2014\u2014p\u2014_\u2014 POURQUOI TUER ?1.Pourquoi tuer les araignées ailleurs que dans les appartements, puisqu'elles détruisent les mouches / 2.Pourquoi tuer les petits crillons où scarahées dorés qui fous la guerre aux chenilles, aux liinaces et aux hannetons qu'ils mangent / 3, Pourquoi tuer le petit orvet (serpent de verce) inolfensif qui croque les sauterelles ?t.l\u2019'ourquoi tuer le coucou gui ne vit que de chenilles / =, Pourquoi tuer le grimpereau et dénicher la fauvette ennemie des guépes / ti, Pourquoi faire la guerre aux moi.Heaux qui ne mausent du grain qu'à défaut d'insectes / 7.Pourquoi tuer les étourneaux qui passent leur vie a manger des larves et eme i épucer nos bestiaux / 8, Pourquoi tuer les cncetnelles Chètes du bon Dieu), qui se nourrissent de pu- cevons / # Pourquoi dénicher les mésanges, dont chaque couple prend jusqu'à 120- HU vers ou insectes pour élever ses petits / 10, Pourquoi tuer le crapaud qui mange les limaces et les fourmis / I.Pourquoi tuer le crapaud volant (ou tète de de 2e), ani dévore les cousis / (marimguoms, ete).12.Pourquoi tuer la chauve-souris, qui fait aux papillons de nuit et aux hannetons Ia guerre / LA Pourquoi tuer la musaraigne, qui vit de vers de terre ? L'ART CULINAIRE Gelée de cerises, \u2014tPrendre duns los proportions de 6j livres de cerises sans queues ni noyaux, pour 2} livres de yadelles.Exprimer le jus les deux fruits milés ensemble.l)écanter et passer à la manche, puis ajouter | livre de sucre par livre de jus et cuire au même degré que la gelée do gadelles cuite, c\u2019est-à-dire lorsque le jus se détache do l'écumoire lentement, goutte à goutte.téclée de gadelles crue.Exprimer le jus des groseilles et ajouter la même poids de sucre qu'il y a de jus, Itemuer de temps en temps pour foudre le sucre bion également, puis passer à lu chausse.Déproser ce sirop dans des pots en verre qu'on laisse exposés à l'air daus un endroit sec pendant deux ou trois jours et couvrir d'un papier trempé à l'eau-de- vie.Cette gelée se garde moins sûrement que la gelée cuite, munis elle conserve mieux son parfum.Confitures de noix vertes, \u2014 Ou cueille les jeunes noix au moment où on peut les travorser de part en part avec une épingle.On les vèle, on les blanchit à l\u2019eau bouillante, puis on les sort pour les jeter dans l'eau froide et les y laisser pendant 48 heures.Après ce temps, on les recouvre d'un sirop de sucre.Pour faire le sirop de sucre, il suffit de niettre du sucre par miorceaux dans un poélon sur le feu avec un demi-verre d'eau par livre de sucre et de faire réduire.Comment nuenger les fraises Dans bien des endroits, notamment en Bie | tagne, on mange les fraises avec de la erême de lait.Cette combinaison bi- Zarre ne va guère aux estomacs délicats.| On fera bien de renoucer à ce mélance : je le signale comme étant lourd et indi- gerte, Si vous voulez manger des fraises, préparez-les avec un peu de vin de Dor- deanx où du rluun, où bien encore avec du kirsch ou du champagne, si cela vous convient mieux.Brillat-Savarin les wuouilluit avec le jus d'une orange douce.gp PARC SOHMER Ce que je trouve bien, au Pare Sohmer, c'est qu'on y découvre uu bel horion ; que l'air respiré là n'a pas les suaves odeurs de pourriture que l'on sent dans les rues.N'est ce pas suflisant pour nos braves pères de famille désirant ln can- paune salis manquer à leurs affaires ?Il y a, outre ce bonheur que prouve la santé, des attractions sans nombre au l\u2019are Sohmer : et l'on me dit que les représentations, chants, ete, y sont tres lécents.C'est nécessaire.-\u2014 - CHOSES ET AUTRES Fu Chine, ily a une certaiue fleur qui est rouge nu soleil et blanche a la clarté de la lune.La surface plantée en oliviers, dans le Royaume d'Italie, est de 130,000.acres.La production en huile est de TORN, à TO 000,000 de gallons.Les brasseurs des Etats-Unis an- uonçeut leur intention de monter de 8 2 par baril le prix de leurs bières, aussitôt que ln taxe de guerre proporée sers mise en vigueur.Le gouvernement belge offre un prix do SI0/(KK)en concours pour la moilleure pâte iuflummable pour allumettes.Cette pâte ne devra pas contenir de phosphore, ni aucune matière, vénéneuse.Le concours restera ouvert jusqu'au Ter jauvier ESS.La Gazette de Francfort, Allemagne, aunonce qu'il vient de se former en cette ville une compagnie pour la fabri cation de caractéres d'imprimerie en aluminium.Elle dit que ces caractères présentent l'avantage d'abord d'une plus grande légèreté, d'un prix de revient moins coûteux et n'ont pas l'inconvénient de s\u2019oxyder comme les autres.| ILS SONT LEGION Ceux qui vous déclareront que par le seul emploi du Buvme lNhumal ils ont | été soulagés et guéris du rhume.-Le recensement chez les paysans russes n'est pas pour eux une cérémonie de peu d'importance.Les paysans de | certains districts sont convaineus que e but de cette opération diabolique- c'est ainsi qu\u2019ils qualifient le recenre- ment est de faire la distinction entre les justes et les pécheurs et que, l'opération terminée, il tombera du ciel des houlets ou obus célestes qui, en éclatant, tueront tous les pécheurs.Dans d'autres «districts, les jeunes filles questionnées sur leur âge et leurs noms et prénoms se mettent à pleurer et à sangloter et ne répondent pas.Les meres versent aussi des torrents de larmes et s'écrient : \u201c* O mon Dieu ! faut-il done i que les ânes angélirjues des petits enfants soient inscrites sur le registre de Satan 7\u201d Et ce disant, ces bonnes fenimes s\u2019arrachent les cheveux et funt le signe de la croix, i HATEZ- VOUS A la moindre atteinte de trouble dans les voies respiratoires, vite prenez une dose de Brume Rhnmal, cela vous sauvera d'un gros rhume.\u2014Stanley a signalé l'existence, sur les bords du Congo, d\u2019une race de ; nègres d'une taille excessivement petite.! L'an dernier, on à fait courir le bruit, (inexsct d\u2019ailleurs, que des voyageurs | danois avaient découvert une race de ! Nains au Pamir.Un voyageur améri- { cain, M.Sullivan, vient d\u2019en découvrir une près du haut Amazone.** J'ai rencontré, dit M.Sullivan, sur le rio Negro, un des affluents du haut Amazone, des êtres d'une taille remarquablement exiguë, qui semblent plutôt d'origine indienne que nègre, à en juger par leur chevelure et par la couleur spéciale de leur peau, qui est d'un jaune rougeâtre brillant.Ces êtres sont d'une laideur particulière.Leur estomac, très yros et trés distendu, est hors de proportion avec leurs membres grè- les et minces.Autant que j'ai pu n'en assurer, ils habitent près des sources de ; l'Orénoque, ou dans la partie du Vénézuela qui touche aux frontières du Brésil.Ils n\u2019ont pas plus de trois pieds et quatre pouces de haut, et les femmes sunt encore plus petites, \u201d Nile fait est exact, voila un champ de recherches de haut intérêt pour les an- thropologistes.Humboldt, au commens cement du siècle, avait parlé d'une tra- idition qui affirme l'existence d\u2019une race de pygmées habitant les bords de l'Orénoque ; nais n'ayant pas visité lui- mème ces régions, il avait déclaré cette tradition sans fondement.| AUX MERES DE FAMILLE La coqueluche est une terrible mala die qui menace tous les enfants, ayez toujours sous la main une bouteille de Harme Rhimnal, l'étiquette vous dirs comment l\u2019employer.Z5c.la bouteille 0e NOUVELLES A LA MAIN i \u2014-Sapristi ! vous venez encore de me | couper au menton.Si vous ne rasez | pas mieux que ça, vous perdrez tous vos i clients, | \u20140h ! non, le patron ne me laisse raser que les passants ! ! .Après la première querelle.Elle.-Ecoute, il faut nous entendre pour que pareille chose n'arrive plus.A l'avenir, quand nous serons du même avis, c'est toi qui auras raison, et quand nous Rerons d'avis différents, c'est moi qui aurai raison, On parle d'une dame invraisembla- blement maigre, mais très aimable.C'est une charmante femme, dit j quelqu'un ; lorsqu'elle reçoit, elle se wet en quatre pour ses invités.\u2014En quatre ! murmure une bonne amie.I] ne doit pas y en avoir beaucoup dans chaque portion ! * +* * \u2014 Un énorme monsieur entre dans Un omnibus, oi il reste tout juste unc petite place.Il parvient à so cuser en écrasant à demi ses voisins.L'un d'eux très maigre et grincheux, murmure entre ses dents : -Ça n'a pas de bon sens! On devrait faire payer les gens d'après le poids ! \u2019 Le monsieur, qui a ontendu, se re tourne, \u2014 Dites doue, l'ami.#'écrie-t :!, vous êtes bien heureux qu'il n\u2019en sit jus ainsi ; vous seriez obligé d'aller à pied, car jamais le cocher no voudrait s'avré- ter pour churger si peu de chose ! \u2014\u2014\u2014\u2014 LES ÉCHECS PROBLÈME No 201 Composé par M.E.l\u2019radiguat Noirs\u2014 pièces Le Blanes\u201411 pieces Les Blancs jouent et font mat en 2 coups ] f Solution du probleme No 208 Blancs Noirs Le Pion blanc à 1 R doit être reu- placé par un Fou blanc.1D8F 1 Mat selon le coup des Noirs, CONSOMPTION GUERIE Un ancien chitniste retire des affaires, reçut un jour d'un _missicinaire de l'Est des Indes, ta formule d'un simple remède végetal gue- rissant radicalement et sûrement, et pour toujours, la_consomption, ls bronchite, le catarrhe, l'asthine et en général toutes les atfee tions lentes.Ce remède ugissait également d\u2018une façon radicale sur la debilite nerveuse, sur toute maladie des nerfs, Dans des milliers de cas, lea effets de cette médication furent remarques et rien ne sop pose plus à ce que la formule soit communiquée à tous veux qui souffrent.Je me ferai donc un plaisir de la donner avec la maniere de l'employer, en allemand, en français ou en anglais, il suffira de joindre un timbre pour lu reponse.Indiquer ce journal en écrivant.Sadresser à W°-A.NOVES, SA, Powers\u2019 Block, ochester, N.-Y.(Etats-Unish D'AST D' Oppression, Catarrhe, PAR LES CIGARETTES CLERY ctla POUDRE CLERY Ont obtenu les plus hautes récompenses Gros : Dr CLERY a Marseille (France) Dépôt dans toutes lus Pharmacies, Trente ans de Buccès GUÉRISON CERTAINE en ZA heures sus COLIQUES ai NAUSÉES M Kirn ne garantit l'ai caailé que des C 176 \u2014\u2014\u2014\u2014 ses Em ER jeunes ct vieux \u2014 Guérison permanente, assurée, de perte de vita- lité\u2014fasblease, imputence, débi- tité, perte de mémoire, etc.25 Ans de sucrés en lurope.Ecrivez our notre livre \u2018* Hommes Een gratis auf demande.PASTILLESs:JEAN $1.00 le flacon.Par la malle, cachete, franc de port Seuls dépositaires: Gie Medicale du Dr.Jean Adressez: B.Puste Boîte 187, Montreal, Can.HOTOR ROY & ALPH, CONTENT Architectes ot évaluateurs 151, RUE SAINT - JACQUES, CHAMBRE 4 TÉLÉrHONE 2113 DR BERNIER DENTISTE 60, rue Saint-Denis MONTREAL U.PERREAULT \u2014 RKLIKUR \u2014 No 40, Place Jacques-Cartier.Montréal Spécialités : Itelinre de Hibllotheque Reliure de Luxe, Livres, Blancs, Hezlige, Fte, Relleur pour Lk MoNbe [LLUSTRK.L'outillage lo plus complet et le plus nouveau de la ville.Une visite est sollicitée.Un prix spécial aux Commurautés N'300 RUE ST VENIS TELBEU 7288.MONTE CAL ~ MARCHAND 843 Po 50 YEARS\u2019 EXPERIENCE PATE TRADE MARKS Desicns COPYRIGHTS &~, Anvana gending à &ketch and Jon sription ning Qui.ascertain our opinion free wheter an mvention 4 probably patentable, Communications stietly contidential, Handbook on Patents sent free, Oldest agency for securing patents, Patents taken through Munn & Co.receive spectal notice, without charge, in the Scientific American, A handsomely Nusteated weeklv, Larvest circulation of any scientie journal, Terma, $3 a year: four months $1.Sold by all newsdenlern Broadway, MUNN & Coz! 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