Le Monde illustré, 30 avril 1898, samedi 30 avril 1898
[" LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS, lon ANNÉE, No 730.0.\u2014SAMEDI, 30 AVRIL 1898 | ANNONCES: » Iman, $3.00 : 7 - Six mois.$1.50 cesse .La ligne, par insert:a - .- - 10 coms Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquents .- - beent Vendu dans les dépôts .- 5eentsla copie BUREAUX, 4% PLACE JACQUESA.ARTI ER, MONTREAL, Tarif spécial po.annonces à long terme \u2014 \u2014 - me ee mms a ce Photo Lapres & Tai: #0, rue Saint-Denis MADAME J.-R.THIBODEAU.\u2014Présidente G-nérale du Bazar de l'Hôpital N.:.-Dame 834 LE MONDE ILLUSTRE IE MDE ILLUSTRE Mo \u2018AL, 30 AVRIL 189s SOMMAIRE Texte, | par Léon Lediou.\u2014 Poésio Ange an vistide Trudeau.\u2014La guerre, par EP fleurs Canadiennes, par K.-4.Maes nseils sur In chiaritd.\u2014Dinonpéris B.-H.Hénard.\u2014 L\u2019amateur de ustin Lellis.\u2014Leo médecin, par : Fable, par Achille Deum.\u2014 uchon de ma graud'mère, par -Le bazar à l'Université Laval, l'oésie : Une mire, par 8.Du.ange, par L.-R.Bergeron.\u2014 amille, \u2014 La statistique des heure ui rubis, Gilbert Nouvetl Louis bi par bE rantel.1.Petite 1 guerres.»\u2014Voyage fructueux.\u2014 Primes du trois oi \u2014Gravure-devinette, \u2014 Feuille- tou Les > 200 2 \\ ++ al oy a Ri vol] a mar a 4 ~~ I 1 Ni | RU » Sa SS ARS dh x A LAV.La ts 2 4 Ce de Lg tv CX] (Bot para Ni « 8 \u2018+ be EN : & + - et es y ne 2 PE 3 a +4 1 0 0 : = ; r (% y RS A 14 N/E 3 pé Cy \\ ; NN e pa + / - A pi 5 = 1 | Us Ÿ C ap Sacer IL} \u20183 ¥ id oo 3 VA £7 \u2014\u2014 Se pce I 8, \\ \u201cGy, J ] 7 NN I & j h, SUCHA À RD à) À IN + à Se | \u2014 \\ id | | } jy | X, } $ | du LD a WY wor ~ ¥ a i P| 3 S owe à 5 po OA À À, a \\ ad 4 / Cpr b fe > y i ; ù H AY D + \u20ac @ / + NS Ji & S = i 54 1 N | = | 7 ys i tS ps] de % htt N A) XF 8 A D \u201cx4 q 5 Xt Ya A | Wy XJ a é 3) Ti à A J e A nu 2 M 7 a A ¥ 3.A Ki J al Np eq 8 4 \u201cITT : = TL A, #° 17 Ca) \u2014\u2014\u2014 LU ve es » s- i 3% ne ~ Wr ki Hs \u2018A Qu pred re ; TNT NW AE = LCR Tru 5 ¥ ox od i 7 \u201c gs a 4 Pr.Est Lh» ck k + om Yt } Ea 4 e LES || Ri A s+ iE 1 + ç a Ve \u20188 } EN pes we If OUR bor, i rk 2 [+ boy ts WwW ve > i 8, Lapres & Lavergne.3, rue Saint-Denis, v A 1.La péche.\u20142.Fantaisien.\u20143.Poupées ct jouets.4.Lingerr s et objets utiles.\u20145.Les fleurs.\u20147.Rafraichissements.\u2014H.Bonbons MONTRÉAL.\u2014 VUE DE QUELQUES COMPTOIRS DU BA/AR DE CHARITÉ EN FAVEUR DE L\u2019HOPITAL NOTRE-DAME | 842 E ta de sa mère ?+ peut dormir ! \u2019 \u2019 Foye.cons cof os Hodort\u2026.Ian IL oat bien sur ls vtélaire Que Diew wel pee quider sur terre! Ene =, air} Er tremble, le l'envie\u2026 Elle donald à I bénir, P'ecarter tout does a vie! Pis ee moment der.qu'elle prie : ! ; kr Mars dd +1 vase ets timides : Powe.lv chp dant encher ; Et let mire le sut dd mides.Porro sgn 1 18 plus rapides / Foti vf ta mère lâcher ?de la terre \u20ac : espère ?Ne vost pas [A Ti rececrnot bonté! ; As tu pr \u201cproc, Voile foprte soca Enfanc, fy rl ner l'heure : Na mère sert dt seens r.:t demeure -être il pleure : Voici que, dire ct, Colle guerre vide tod Pover Dud eo onan Entret,< qe File Lge sore Dd gon faut une dye, Elle combat queue me de.puitter De ce devons » dur aa te Na voie est pres de de per Courage! Entont, dt Puis vient leur Patrie: t of PF de or Leuquel des dense os vie ly rir?Est-ce toi, per Catered, dont 1 \u2018vsse crie / V'ernectrers-tre que 31 ne « \u2026 \u201cie / ! tot Cette mère pee 35 en ; hlosse rected JL Tin fat Bc es fd vonrir ! Elle te donne Rulère son coco vl pre sn tent: Ent, {fret ports are whe does ne Et lee mère eu sou T11 froueern Il tye Le prier en pleat dans sou chong mer.Et queen treat a te choot da tage, Elle le Fever, I soeur je rhe resets Entint.raut Power) hid rendre Hammer : Mois tong anne te gometes pe said re De l'amour que quote toi sut touçours Poux payer db eter on were sy ten Hote finelraat ann anon, crfnd, po Coonine elle sut Faimer ?r comprendre ~ DURANTEL.Montreal, 1595.tly cD = REVE ETRANGE J'étais écolier alors.Par une helle urnée de printemps, nous avions, sept ou huit confrères et mol, quitté le toit de notre Alma Mater, et, désirant respirer l'air frais de la campagne et le parfum des champs, nous nous étions dirigés, joyeux et libres, sur la route qui conduit de Saint-Joseph de Lévis a Beaumont.Depuis quelque temps déjà, nous cheminions sur la chaussée pouclreuse lorsque, me laissant devancer par mes compagnons, je me mis à rêver dans le grand soleil d'ur dont In douce chaleur répandait partout la vie, la joie et le bonheur.Beaumont ! quels souvenirs historiques ce nom éveille dans nos cœurs cunadiens-français ; et quelle émotion envahit notre être tout entier au seul contact de cette terre bénie, arrosée de sueurs, de larmes et de sang: Ce fut là une des premières paroisses de la colonie, et l'on montre encore au voyageur, amoureux de l'histoire et des reliques de son pays, la tour et la cloche de la vieille église, que la dévotion de nos pères y avait élevée.Oh * quel monde d'idées le son de cette cloche fait naître ; elle semble pleurer nos défaites, elle qui, ef longtemps, sut chanter nos victoires ; et s'il est doux de l'entendre, cette douceur n\u2019est pas sans amertume.LE MONDE ILLUSTRE En cheminant sur ce sol, témoin «in courage, de la persévérance et de l'ardeur de nos auvux, je ne pouvais m'empêcher de songer.Naturellement porté au rive, il me semblait ouir ls grande voix du passé, voix pleine de joie, de douceur, de cousolutions, mais aussi remplie de tristesses, du malheurs et le peines ; voix chantant la gloire et les triomplhes.mais faisant entendre en même temps les acceuts les slux lugubres de l'infortune et de la défaite.Charmé, j'écoutais ; et, dans le iruissement des fouilles, dans le soufile de la brise, ions le murmure du ruisseau, je croyais entendre des ruits lointains, mystérieux et prophétiques.Un voile s'étendait sur mes yeux plus distinguer les >bjets qui m'ens -nunient ; tout était noir, mes unis eux-mêmes étaiv de ne pouvais disparus, et je ne soupçonnais plus leur présence.1.passé, avec ses charmes enchanteurs, entier en w'emportant dans une sphère ce suites et patriotiques réminiscences.kt enfin, peud«ut tout-à-fait la conscience de ma position actuelle, © me crus revenu plus d'uu siècle en arrière, il me seutla étre un des acteurs de ce drame héroïque qui se < rouli sur notre sol, il y a plus de cent cinquante ans Toute la vie de la paroisse de Bea mont passe de.m'absorbait out vant mes yeux.D'abord ses débuts p-oubles, alors que l'on n'y voyait que quelques pauvres chntants abrités jar des cabanes plus pauvres encore puis la marche en avant, l'accroissement et la prospuite.Des demeures s'élevaient nomhreus -.grandes, con fortables.s'échelonnant comme des riches d'abeilles sur les flanes verdoyants des collin - ombragées, et rompant ainsi la monotonie du pays.La population devenait de plus en plus comp vo: les champs remplaçaient les forêts, et, au temps beaux jours, des moissons dorées ondulant au mois re souffle, pre- sentaient le plus riant spectacle, end.nant illusion de vagues empourprées par un beau > 1 couchant.La paix, le bonheur, le calme don\u2019 familles énergiques et travailleuses, rut comme en un livre ouvert.Puis, le hrouillard devint plus der eo les mages se Jouissaient ces itcelu nappe moutrèrent moins nettes, plus chargees d'ombre, plus tristes.La nuit, une nuit sans lune, cuis étoiles, saus échappées de jour, se fit tout auto r de moi, Un silence de mort régnait dans l'atmos; ivre ; l'air était lourd et chargé, et, dans ce deuil di la nature, l'on prévoyait que quelque scène de lu uhre grandeur allait se passer.Tout à coup, un brut nouveau « fit entendre d'abord lointain, il «devint bientôt pins perceptible, plus saisissable en se rapprochant das tage.Je pré- tai l'oreille ; et, dans les vibrations de l'air, je crus distinguer les accords triomphants d'une fanfare quer- rière.(Quelques minutes se passèrent .les sons se rapprochaient, Isissant maintenant parverir jusqu'à nous des cris de fureur et de rage ; et bientot, à terreur Li la lisière du bois, marchant en colonnes, l'armie au bras, le front haut, la colère dans les yeux, le blasphème à la bouche, m'apparurent les habits rouges.© Malédiction, m'éeriai-je, voila les anglais 17 Au loin, au fond de l'horizon, une lueur pourpre se dessinait sur un fond de ciel sombre coume de l'encre.On aurait dit une tache de sang sur uni tapis de velours.Uette tache grandit, se développa, s'approcha.Un voile de feu s'étendit au front de la forét, la ceiznant d\u2019un bandeau terrible : les grands arbres dépouillés de leurs rameaux apparureut comme des spectres géants, dessinant dans l'obscurité les ombres les plus fantastiques.Une clarté vive, mais plus épouvantable que la nuit se répandit partout, éclairant cette scene de carnage et de dévastation.Comme une trainée de poudre où tombe une étincelle, l'incendie s'avançait.La forét ne fut bientôt qu\u2019un vaste hrasier au souffle ardent du vent dévastateur.Comme dus fusées, les Vieux plus prensient feu et flambaient.De longs serpents de flamme leur léchant le tronc, montaient en un clin d'œil, jusqu\u2019au sommet, et là courant de branches en branches, dévornient leurs grauds bras en faisant entendre de véritables détonations.Ce fut au tour des habitations.Je voyais s\u2019entlun- mer les tuits de chaume ; j'e:tendais les cris des en- fants, los lamentations des femmes, les paroles entro- coupées ot sourdes don vieillards.Tous fuyaient, emportant co que l'incendie et les vandales leur lais- ssieut le temps de réunir.Les hommes valides étaient absents ; ils combat - taient sur d\u2019autres champs pour In patrie niourante.D'ailleurs, comment résister à une armée ÿ Quelques coups de feu allèrent bien, il est vrai, porter \\a mort dans les range ennemis ; mais loin de les arrêter, ils ne servirent qu\u2019à augmenter et aviver leur soif de vengeance.Nanglante tragédie, drame qui fait frémir et pleurer.Pas une demeure, pas une construction, rien enfin n'\u2019échapge à la torche des incendiaires.A tout moment, de nouvelles lueurs apparaissaient daus la campagne déserte ; de nouveaux feux se déclaraient, de nouveaux asiles, bâtis à force do sueurs et de fatigues, brûlaient comme des fétus de paille.Le spectacle dura longtemps ; mais enfin l'ouragan s'apaisa, et peu à peu le silence se tit.Je ne vis plus que quelques fantômes errants ça et là sur ce champ de mnalheurs, de misère et de mort.Les feux s'éteignirent deucement, le pétillement de lu flamme cessa, les cris s'eloignérent, Anglais, Français, tout avait disparu.Le brouillard alors s'éclaireit.D'opaque qu'il etat d'ahord, il devint translucide, et enfin transpareut : le jour commeng a poindre dans mon esprit ; et, revenant à moi, je me sentis renaitre à la réalité.Le passé me quittait et je tombais dans le présent.Cependant, au moment où tout allait disparaitre, mou attention fut captivée, par une derniere illusion, tes pensées s'arréterent et mon regord se fixa sur un point déterminé.LA où avaient fui les habits rouges, à l'horizon qui tue les avait dérobés, à travers le gaz transparent de la brume, à demi effacé, nus encore visible, je crus distinguer ce chitfre lugubre 179 Rève étrange, douloureux © LI Bikornos, Québec, Is.\u2014
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