Le Monde illustré, 5 mars 1898, samedi 5 mars 1898
[" LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS: ' l4uu ANNÉE, No 722.\u2014SAMEDI, 6 MARS 1898 ANNONCES , Onan $3.00 - - - Six mois.81.501 \u2014 _\u2014__._ __ \u2026 La ligne, par insertion - - - - - 10 Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5 emt Vendu dans les dépôle - - 5 cents la copie | BURRAUX, 42, PLAOE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL, Tarif spécial pour annonces à long terme HONORABLE M.WILFRID PRÉVOST Conseiller législatif, décédé COMMENT ON S'AMUSE A QUÉBEC.\u2014Un parti de raquetteurs rT 706 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 26 FEVRIER 1598 SOMMA IRE Texte.\u2014Zig-Zag, par Rodolphe Le Fort.\u2014 L'hon.M.Wilfrid Prévost, par Firmin Picard.\u2014La femme jugée par elle-même, par Aimée Patrie.\u2014-Epi- gramme.\u2014La pricre des assiégées, par Fwery Desroches.-\u2014Qu'est-ce qu'un curd.\u2014Poésie : Les voix célestes, par Dr J.-N.Legault.- Nouvelle canadienne : Le Neptune, par Louia Fréchette.- - La cloche de l'Alma Mater, par Antonio Pelletier.\u2014Galerie de nus houmes illustres en caricatures, Sir Olivier Mowat.Nos gravures, par Firmin Picard.\u2014 Poésie : Pitié pour le pauvre, par Oswald Mayrand.\u2014 Ecole littéraire.\u2014Le gobelet d'argent, par J.-C.Taché.\u2014 Aphorismes commerciaux.-Poésie : Les yrande vainqueurs, par B.de Flandre.\u2014 Nouvelle : La Saint-Hubert, (avec gravures), par Jules Lanos.\u2014Petite poste en fanille.Théâtres.Gravure-devinette.\u2014Conseils pratiques.\u2014 Feuilleton : Les deux Gosses.- Choses et autres, Echec.Gravuwres : Portrait de l'hon.Wilfrid Prévost, décédé.Comment l'or: s'amuse a Québec © Un parti de raquetteurs.- Nos hommes politiques en caricature : L'hon.sir Olivier Mowat.\u2014 Combat dans la jungle : Tigre et Antilope.\u2014 Dans nos campagnes : La chasse du renard.\u2014Intérieur d'ou- vuier © Houreuse famille.Comment je fais ma tête (9 gravures).- Les rôles renversés-\u2014Gravure du feuilleton.\u2014Davinette.A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres jouruaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, vépartir parmi ses ecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, ct puis un des divers prix suivants : S2, 83, &4, 85, $10, 815, 825 et 850.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MONDE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, es pour égaliser les chances tous sont mis sur fe mème pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.NOS PRIME LE CENT SOIXANTE-CINQUIÈME TIRAGE Le cent soixante-cinquième tirage des primes mensuelles du MowpE ILLUSTRÉ (numéros datés du mois de FEVRIER, aura lieu samedi, 5 MARS, à deux heures de l'après-midi, dans nos bureaux, 42, Place Jacques-Cartier.Le public est instamment prié d\u2019y assister.Nous appren ms avec une vive peine, la mort de S.G.Mgr James-Vincent Cleary, archevêque de Kingston, décédé en son palais épiscopal le 24 février dernier à une heure et quart après-midi.Mgr Cleary était né le 18 septembre 1828 à Dungar- van, comté de Waterford, Irlande.Ordonné prêtre en 1851 le 20 septembre, il fut sacré sixième évêque de Kingatou, à Rome, le 21 novembre 1550 et élu archevêque le 28 juillet 1588.Sa mort est une grande perte pour le Canada.Le 22 février dernier, une avalanche énorme ensevelissait deux maisons à Lévis, au faubourg Grand- Trone, ocensionnant la mort de plusieurs personnes, et des blessures plus ou moins graves i plusiours Autres, Depuis bien longtemps, on n'avait vu, en ces pays, une telle quantité de neige.Des trains do Québec sont restés en panne trente-six heures à St-Martin ; d'Ottawa plus de vingt-quatre heures au Côteau-Lan- ding, otc.La tempête fut d'une telle violence et d'une ri grande durée, que la Chambre des Communes à Ottawa, suspendit ses séances du 24 février au ler mars courant : les députés absents ne pouvaient songer à rentrer à Ottawa.La neige n'a cessé de tomber jusqu'au 25 février au matin.I paraît, d'après les observations de tous les cultivateurs, du Canada aussi bien que des vieux pays, (ue cette abundance de neige présage une abondance de blé : tant mieux pour nos bons cultivateurs ! Nous leur souhaitons plus d\u2019or, par leurs récoltes, que s'ils allaient le chercher à la pelle au Klondyke.Le fameux proces d'Emile Zola, l'insulteur de l'armée française, l'Italien écrivant son sale français comme une vache espagnole, vient de se terniiner par la con- danmation du triste gredin à une année de prison et R600 (trois mille franca) d'amende.Depuis que son procès est commencé, on a changé completement d\u2019'apprécintion sur sa valeur d'écrivain.Et ceux qui lui brisaient le plus d\u2019encensoirs sur le nez il y à trois mois, prétendent qu'il ne sait nt parler, ni écrire.Nous détestons cette versatilité, et nous savons rester fidèle à un ami, surtowf, surtout, répétons-nous, s'il devient malheureux.On nous a dit que ce sont des idées honnes tout au plus pour les femmes et les enfants, des idées de moyen-dgens, que de rester fidele à un ami malheureux : tant mieux pour nous ! nous n\u2019échangericns pas une seule de ces idées, contre les plus éclatants égoïsmes, les plus retentissantes ingratitudes \u2018le notre siecle \u2018 Ce que nous Cisons aujourd'hui de Zola, nous Pavons dit il y a longues années en France, où l\u2019on daigna nous trouver bien nigaud ; au Canada, où l'on nous prit pour un animal antédiluvien dont on se détourna avec un respect.réjonissamment ironique, Kt puis, tout le monde, sur tous les continents, renchérit sur ce que nous disions précédemment !!\u2026 Bouteille à l'encre, vous dis-je !\u2026 Mystère que les plus enragés rationalistes, matérialistes, socialistes, et autres istes subissent avec une risible componction ! Les Anglais, habitués à tirer toute la couverture à eux\u2014et à la garder\u2014ont été les gens les plus estomaqués, les plus stupéfaits, les plus marris, en voyant qu'on tirait à l\u2019autre bout de la couverture : en regardant de près, ils se sont aperçus que c'étaient les petits soldats français, qui trouvaient à leur goût cette couverture faite des peaux des lions de l'Afrique centrale et occidentale.John Bull groguait.Mais, à l\u2019autre coin de la couverture, celui qui est tourné à l\u2019Extrême-Orient, autre tiraillement - le Fore- ing Office (un ami maladroit traduisait par : La cuisine Foraine '\u2026) envoie quelques Mathurins sur l'eau salée, voir ce que cela voulait dire\u2026 Ah ! diable ! John Bull montrait les dents, mais.dans sa poche ! Songez donc : ceux qui se faisaient des parts dans la susdite couverture \u2018là et alors,\u201d il ne ne fallait pas songer à les déloger ; c'était le lourd et encymbrant Teuton.qui reste là où son empereur le met comme un chien de plomb, ou qui reste comme un chien de plomb là etc.; c'était\u2014miséricorde !\u2014 le Russe capable d'avaler en travers une demi-douzaine de Grandes-Bretagnes !\u2026 et c'était aussi la France, ne faisant pas tout le bruit inséparalile de ce qui est Teuton, ni les éclats stridents du grand 14.phant (nom de la Russie en certaines propliéties) ; mais agissant sûrement, mÂûrement, sérieusement.Et John Bull montre les dents.de loin, faisant chaque jour un pas de plus.vers sa niche : c'est plu ~~ \u2014\u2014 -\u2014\u2014 + e =\u2014 L'HON.M.WILFRID PRÉVOST (Voir gravure) La mort vient de faire un vide nouveau dau: .rangs des vétérans de notre gouvernement pur: mentaire.L'hon.M.Wilfrid Prévost, avocat, Conseil de Reine, conseiller législatif, ancien député, au préfet du comté des Deux-Montagnes, est mort chrétiennement a Saint-Jérome, 1H février derni.trois heures du soir.Il était né a Sainte-Anne-des-Plaines le ler mai I~.le dernier des dix enfants de M.Guillaume Prév.de sun épouse, née Marie-Jusephte Quevillon.- ancêtres, originaires de Rouen, étaient venus au Can des 1673.Il fit ses humanités aux collèges de Montréal.l\u2019Assomption ct de Saint-Hyacinthe.Au collés l\u2019Assomption, il remporta de brillants succès en rh rique, où il eut à lutter avec des jeunes gens de ta - comme MM.les abbés Demers, Laporte, Piché, | furent des perles du clergé ou comme les Drs ©.bonneau, Boulet, ete, qui ont illustré leur profess En sortant du collège, il fit son stage chez M Cherrier et Dorion.Compagnon d'études de feu M S.Morin, il garda toujours la plus tendre amiti dernier, malgré leurs opinions opposées : les xv cœurs n\u2019ont point de parti pris brisant toutes les a.tions.S'ils savent ne point rougir de ce qu\u2019ils cr des convictions honnêtes, ils savent aussi respect.convictions aussi honnêtes d'honnêtes adver-«: Que l\u2019on y prenne garde : c\u2019est une des meillv- marques des natures d'élite.L'hon Wilfrid Prévost prit ses grades en 1833, - blit à Terrebonne ou il résida six ans, et se trans; = en 1859 à Sainte-Scholastique.Charitable autant que riche, doué d'une gran quence, heureux dati les procès qu'il eut à dléfen-:« bon et effable envers les petits, les humbles, il fut * nu des hommes les plus populaires de toute la ro =n embrassant les comtés de Terrebonne et des I) Montagnes.En 1872, il était élu par acclamation déput.= Deux-Montagnes, réélu en 1874 malgré une f dable opposition.TI dut, en vertu de la loi de la testation des élections devant les tribunaux, loi il était la première victime, se représenter en ©» contre M.Globensky qui eut environ cent voi.v majorité.À cette époque, l'hon.W.Prévost vint se ti Montréal, où il brilla d\u2019un grand éclat dans la se Préfontaine, Turgeon et Bastien.I! avait épousé en 1853 à Terrebonne sa cou Mlle Reine-Angélique Marier.Elle mourut que» temps après leur arrivée à Montréal.Dès lu résolut d'abandonner la ville ; il se bâtit une sup.© villa à St-Jérôme et y demeura jusqu'à sa mort.© 1891, il épousait en secondes noces sa nièce, M Honorine Globensky.L'hon.M.Honoré Mercier, srrivé au pouvoir.souvint des deux grande patriotes des Deux-Mot: unes : MM.David Marcil, Wilfrid Prévost, que is gratitude de leurs compatriotes avait fait oublier : «1 1888, il les appelait au Conseil législatif, où ile furent toujours inséparables.L'hon.M.David Marcil a toutes les plus brillantes qualités du cœur : généreux, charitable, bon envors tous, il est adoré des malades et des pauvres.Je me LE MONDE ILLUSTRÉ 707 rappelle ses accents émus quand, il y à quatre semai- 1:08, il me disait dans une causerie pleine d'abandon et d'intimité, les grandes qualités civiques de son ami Wilfrid Prévost\u2014pour la vie duquel, hélas ! on avait sors les plus grandes craintes ! Nous prions ls famille si sympathique de l\u2019hon.M.V, Prévost d'agréer nos plus sincères condoléances.l\u2019uissent les témoignages d'affection qu'elle a reçus Je toutes parts, adoucir l'amertume de la séparation temporaire ! rs Gu ily oe rm LA FEMME JUGEE PAR ELLE-MEME À mon gracieux ami d'outre-mer \u2014 Descends en toi parfois et fais ton examen ; Vois le fond de ton cœur, et non pas la surface Sache le découvrir, pour que le jour s'y fanae, Sur ce qu\u2019il prend d'en haut, ou conserve d'humain.Cha.RKNAULO.(ant de fois la femme s\u2019est vue juvée par l'homme «habile où partial, la regardant à travers le mirage de ses propres sentiments et la peignant, selon l\u2019exal- *stion d\u2019un rêve éthéré ou l\u2019amertume d'un désenchantement, de coloris trop brillants ou des plus noires couleurs |.Ne serait-il pas juste pour les deux camps que, svrutant le fond de sa pensée, elle-même révélât- sans - \u2018te vanité comme sans fausse honte\u2014les aublimes «randeurs ou les décevantes faiblesses que peut conte- wr un cœur féminin, montrant enfin sous son vrai jour \u2018* cet abîme sans fond,\u201d et non plus ainsi que ce com de paysage que l'on admire sous In féerie illu- snre d\u2019un feu d'artitice ou dans le tumulte grandiose et trompeur d'un orage assombrissant le ciel, mais bien plutôt sous la franche lumière du soleil.Pour en donner une version fidèle, cest à une femme qu\u2019il appartient de feuilleter le livre de son me : l\u2019homme ne saurait toujours en faire qu'une traduction incorrecte, brisant le charme ou le dorant conplaisamment.\u2018'onsidérée superficiellement, elle peut paraître frivole, dissimulée \u2014voila, surtout, les grands défauts que l'on s\u2019est plu à lui reprocher : mais qu'un œil observateur et sans préjugé perce l'énigme de cet ensemble de mystères et de contradictions formant le caractère d\u2019une femme :\u2026 Il comprendra que cette apparente légèreté n'est souvent qu'une innocente supercherie, voilant des qualités sérieuses et une énergie insoupgonnée.Sa dissimulation /.Une pudeur exa- gre.un sentiment outré de sa dignité et une insur- tluontable défiance trop souvent justifiée qui la pousse intuitivement à ne pas se laisser deviner, tendant sans cesse à jeter entre ello et l'indiscrot qui veut sonder les profondeurs de sa conscience ls barrière infranchissable de ses artifices.La coquetterie, dans sa main, n\u2019est qu\u2019une arme defensive ; c'est un prisme dont elle fait briller les mille feux pour éblouir des yeux curieux et mettre ainsi à l'abri ses intimes trésors.Mais avec quelle confiance indicible, au contraire, elle s'abandonne aux enivrements de l'amour quand, croyante enfin, elle se sent vaincue par la ferveur d'une passion honnête.Capable alors, des plus sublimes dévouements et des sacrifices les plus héroïques, rien n'existe plus pour elle que l'adoré et quand, pimpante, orgueilleuse elle passe suspendue à son bras, il lui semble que dans l'univers entier les mortels ne sout que des spectateurs jaloux de aon bonheur.La femme a naturellement besvin d'aimer, de se donner tout entière ; mais devant les ruses soupçun- heuses de l'homme qui cherche à surprendre son secret, à connaître les penchants de son cœur avant de laisser parler le sien, lui mesurant sa tendresse avec des craintes d'avare puisant dans son or et craignant sans cesse d'être trop prodigue, elle sent une froide révolte glacer l'élan qui, déjà, la poussait vers lui.Elle aime les mouvements spontanés de l'âme et n\u2019entend pas que l'on calcule ses envolées comme le travail d\u2019une machine dirigeable.Le voyageur plantant as tente, avant d'allumer le feu qui doit réchauffer ses membres engourdis, regarde prudemment de quel côté devra se diriger la flamme.Il n\u2019en est pas ainsi de la vierge qui laisse inconsidérément son cœur suivre sa première impulsion, et s'attache inconsciemment, sans se demander si on la payera de retour ; tandis que le sere barbu, modéré jusque dans son enthousiasme même, sait mieux éviter d'amères déceptions.Voilà pourquoi il ne connaît pas les secrets désespoirs qui bouleversent parfois l'existence d\u2019une femme.Ses chagrins, à lui, ayant toujours une cause raisonnable, peuvent aussi avoir un confident, ineffable consolation : tandis qu\u2019elle, incomprise et dédaignée, trop fière pour laisser voir la brisure de son me et l'espérance insensée qui dorait son rêve, refoule ses larmes et les voile sous un sourire qui lui fait mal souvent.Sa suprême ambition est de ne pas être humiliée : elle souffre d'autant plus qu'elle se sont observée et sa douleur, au contraire, s'allège du silence dont elle enveloppe ses froissements.L'homme trompé dans ses affections trouve un cruel dédommagement à souffleter l'infidèle des anathèmes de ss rancœur, triomphant s\u2019il parvient à surprendre un nuage assombrissant son front, une ombre de regret au fond de son regard : la femme tombée du ciel des plus riants espoirs, brisée, pantelante, se dira encore, avec un geste vainqueur : \u2018\u2018 Au moins il ne saura jamais que je suuffre, que j'en meurs ! \u201d Et lui, décidément plus superficiel et frivole qu'elle, ne sachant pas voir au-delà du masque, portera toujours éternellement contre elle ses jugements de surface.Hélas \u2019.\u2018\u201c Les femmes sont fausses quand les hommes sont tyrans : toujours le despotisme produit la ruse.\u201d Flus sensuel dans ses sentiments, il ne saurait en éprouver d'ausai profond, peut être, d'aussi durable assurérrent et, là où la tendresse d\u2019un homme s'arrê- ters paralysée par les difficultés de l'obstacle, celle de la femine s\u2019élancera vaillante, hardie jusqu\u2019à la témérité.Un jeune homme se raidira méfiant, hautain devant le soupçon, simple reflet d'une hideuse calomnie effleurant la candide enfant vers qui pourtant, voudrait bondir son cœur.La vierge aimante\u2014serrant autour d'elle pour ne pas la salir, les longs plis de sa robe immaculée\u2014ira jusqu\u2019au fond du gouffre où les tem- pèêtes de la vie l'auront jetée, chercher son idole tombée, travaillant à la relever, insouciante des propos que sa conduite, incompréhensible au vulgaire, pourrait faire éclore.Dans cet être déchu, misérable même, elle ne voit toujours que l'ami qu'avait choisi son âme et, pour le placer sur le piédestal où ses yeux l'ont rencontré d'abord, elle l\u2019aidera de ses conseils, indulgente encore pour ses plus grandes défaillances.Allumant dans les sombres profondeurs où le plonge la conscience de sa déchéance une douce flamme d'espoir ; le réhabilitant à lui-même et l'électrisant, pour ainsi dire, de l\u2019immensité de son amour, elle lui fera remonter un à un les degrés de l\u2019échelle sociale.Et le monde, le monde toujours, incapable de comprendre tant d'héroïsme et de sublime grandeur, le monde ricanera ; ** Elle n'est pas fiére, Mlle X.\" Heureuse est-elle encore si, dans sa suif de scandales, il ne va pas jusqu'à insinuer quelque indigne mystère ! EPIGRAMME AVENTURE DE FILOUS Un jour certain filou parlant avec hauteur, Divait à son ami : ** je fais des anecdotes : Après un vil métier je redeviens auteur.\u201d \u2014Oui, dit l'autre en riant : Mais aussi tu radotes.P.Ivrr, LA PRIÈRE DES ASSIÉGÉES 18 octorrE 1890.Le 18, à la nuit tombante, l'amiral Phipps, après une journée d'insucoès, vint mouiller devant Québec les quatre plus gros veisssaux de son escadre.\u2014Des fortifications partit le premier boulet et la canonnade commença.À cette même heure, dans une des maisons de la ville, tandis qu'au dehors se croisnient avec un sifflement sinistre les projectiles des combattants, deux femmes, ls mère et la fille, pressées l\u2019une contre l'autre, tremblantes d'angoisse et de crainte, écoutaient avec cet intime et naturel désir de la victoire, le bruit formidable du combat et le grondement des canons qui, là-bas, sur les remparts, devaient exterminer les combattants.À cette dernière pensée, leur cœur se serra sous un mortel frisson, car eur le rempart où viennent s'abattre les boulets meurtrisss de l\u2019ennemi, la mère & un fils, la fille a un frère, qui paie à la patrie sa dette de devoir et de courage.Tout-à-coup, un éclat d'obus vint frapper le faible mur de la maison, et fit tressaillir douloureusement les deux femmes.Cet éclat perdu dans la nuit de la bataille, qui tombait si près d'elles, semble leur rendre plus réel l'horrible danger auquel le fils était exposé.Alors subitement et spontanément, elles tombèrent à genoux devant le blanc crucifix, pendu sur la muraille nue et crevassée.Et tandis qu'au dehors la rage de l'anglais se déversait en mitraille sur la ville ; tandis que la mort faisait ample inoisson sur les vaisseaux ennemis, que dans le ciel de la nuit l'artillerie faisait briller l'éclair meurtrier du canon, qu'avec des lueurs sinistres les projeec- tiles traversaient, rapides, les ténèbres opaques, allant porter la mort ; pendant ce temps, dis-je, dans la chambre froide et nue où les deux femumnes'étaient age - nouillées, montait vers le Dieu de paix la plus fervente des prières pour le fils qui là-bas se battait sur les remparts.Pendant que vera le ciel montait anxieuse, la prière des \u2018\u2018 assiégées, \u201d le combat sembla diminuer en furie ; une accalmie soudaine succéda aux bruits tumultueux de la bataille.\u2014Les deux femmes, inquiètes, s'étaient levées, et prêtaient l'oreille en silence aux bruits les plus légers du dehors.Soudain un bruit de pas se fait entendre dans la rue, et des coups pressés retentissent à la porte.\u2014 Qui est-ce ?demanda la mère.\u2014C'\u2019est moi, répond une voix du dehors.Alors les deux femmes se précipitent vers la porte, folles de joie ; et le fils entre, pour tomber dans les enlacements affectueux de ces êtres bien aimés qui avaient, ce suir, vécu pour lui une heure de la plus terrible angoisse.\u2014Es-tu blessé, demanda la mère ?\u2014Non.- Alors ivres de joie, ne pouvant exprimer les tendres pensées qui surabondaient en leur cerveau, les deux femmes portérent avec reconnaissance leurs yeux vers le blanc crucifix qui semblait sourire à leur allégresse, et tous trois, dans une commune ferveur, remercierent Dieu d\u2019avoir si favorablement exaucé la \u2018\u2018 Prière des assiégées.\u201d Emery DEskROCHES.Joliette, 1888.\u2014 be QU'EST-CE QU'UN CURE ?C'est un bienveillant intermédiaire entre Dieu et les hommes, par état et par profession, I] baptise les petits enfants, instruit les ignorants, prie pour ceux qui ne prient pas, pense pour ceux qui n'ont pas le temps de penser, soulage ceux qui sont dans le besvin, console les affligés, assiste les malades, bénit la tombe des morts, et au besoin donne sa vie pour ses frères.Voilà, en abrégé, ce que c'est qu'un curé.mme 708 LES VOIX CÉLESTES (1) TROISIÈME PARTIE.- REDEMPTION (2) LA NUIT DE NOEL (Lac scène se passe dans la campagne) LES BERGERS (chœur) Pendant qu'en lu ravine Sommeillent nus troupeaux, Egqayons la colline De nos joyeux pipeauxr ; Chuantons, bergers, lu caanpagne fleurie Et le soleil dansant sur le gazon ; Chantons, bergers, lex fleurs de la prairie, L'obseure nuit montant à l'horizon, Puis, devançant l\u2019aurore, Nos Leraères viendront, Comme un doux méléore, Courunner notre front.Que tardez-vons, bergères !\u2026.Au son du chalumeau, De vos denses légères, Venez réjouir le colean, Pendant qu'en l« ravine, Sommeillent nos troupeaux, Egayons le colline De nus joyeux pipeaux.Bergers, la voix de l'harmonie {uspirant notre cœur, Voyous, fils de la melodie, Qui sera le vainqueur.(A UN BERGER) Chante, berger, lu campagne fleurie Et le soleil dansant ste le gazon ; Chante, berger, les fleurs de lu prairie, L'obseure nuit montent à l'hocizon.UN BERGER O suave campayne, Frémissant aux: zéphyrs, Que ta douce montagne Accueille mes soupirs.Hier, encor, les lutisers de la brise Fuisuient fleurir les moissons ter lon sein, Mais, aujourd'hui, l\u2019huleine de la bise Souffle sur toi son glacial refrain, Brise, timide brise, Viens effleurer nos fronts ; Chassant au Loin lu bise, Viens nos verser tes dons.LES BERGERs (chœur) Pendant qu\u2019en la ravine Nommeillent nos troupeaux, Eguyons la colline De nus joueur pipeaux.(A UN AUTRE) Chante, berger, lu campagne fleurie Et le soleil dansant sur le gazon ; Chante, berger, les fleurs de la prairie, L'obscure nuit montant à l'horizon.UN AUTRE Le soir, le Lune, Souriant aux forêts, Vient à la brune, Ecluirer nos secrets, Bientôt le jour s'enfuit, pris, gentille bergère Acherant son travail, Conduil de ses agneanx la cohorte légére An gracieux bercail, Puis le tendre zéphire, Glissant dans les buissons, Dans les rameaux soupire Ses suaves chansons.LES BERGERS (chœur) Chantons, bergers, la campagne fleurie Et le soleil dansant sur le gazon ; t hantons, bergers, les flewrs de la prairie, L'obscure nuit montent à l'horizon.UN AUTRE Bergers,! bientôt l'aurore, Embrasant de ses feux Les valluns que j'adore, Comblera tous mes vœux.(1) Tous droits réservés.(2) Ce travail est une partie des Foix Célestes, du même auteur.La première partie traite de Dieu Créateur ; la seconde partie, du Paradis Terrestre.LE MONDE ILLUSTRÉ Nous reverrons Le campagne fleurie Et le soleil dansant sur le gazon ; Nous reverrons les fleurs de la prairie, L'obseure nuit fuyant à l'horizon.Sur lu feuillée humide, Nos gracieux troupeaux, D'une buissson limpide, Cueilleront les minces ruisseaux.LES BERGERS (chœur) Pendant qu'en lu ravine Nommeillent nos troupeaux, Kgeyona lu colline De nus joyeux pipeaux.Bientôt nous reverrons nos campagnes fleuries, Le radienr soleil dansant sur le gazon ; Bientôt noms reverrons les fleurs de nos prairies, Bientôt l\u2019ubscure nuit fuira sur l'horizon.Bergers, 6 doux bergers, ouvrons, ourvrous le danse Et de nos chalumeaux, soutenons lu cadence.(Danse).ooo .(Danzant et s'animant) : Ah 1.animons nos pus, Courons à le victoire Et couvrons-nous de gloire En ces diving combats.Nous verrens\u2026 LES ANGES (chœur, dans le lointain) Gloria !.LES BERGERs (chweur, dansant).Nos campagnes fewries, Le soleil, .LES ANGES (approchant graduellement) Gloria ! LES BERGERS (chœur) Diusent sur le gazon.Nous verrons.LES ANGES (chœur) Gloria! LES BERGERS (chœur) Les fleurs de nus prairies LES ANGES (chœur) In excelsis LES BERGERS (chœur, dansant).La nuit fiuira sur l'horizon.(Lumière éblouissante, les bergers s'arrêtent).LES ANGES (chœur invisible) In excelsis Deo ! Gloire @ Dien sur la terre, Gloire à Dieu dans les cieve ; bénissons notre Père, Le Seigneur « vaincu les ténébreux enfers ; Nous son amour divin, les cieux se sont ourerts.Jéhovah l'Eternel Fait éclater sa gloire.Afin que tout mortel Foie ici sa victoire, Son Fils, laissant le Ciel, habite parmi vous ; La réritable pair succède à son courroux.(A suivre) \u2014\u2014 .< gi i ov En 1 y an 2d J Wr 78, CA li 1 y i Tg hl No) re FF) .A | 3 iy $7 Y A?in KX UE) 2 oi Æ a] k S sox x, SM ed § A \u201c73 ES - a = 253 \u201c [ hy > TH AA es vt 4 |» gmat, \"4 ; D, i] ny a cy.SPE Fra PN 2 Ÿ ue J CE { 2 J [ar 12 7 AS $ Sire a i y a A (du i; se YO vi = raté me ES -\\ 29 \u20ac, uen = a TR) + Le A a>, Ter I Li rE 4 d.Ne = wv \u201c0 = AQ = N I of» OÙ XV Yom HÉ CS [Rg = Fr bre \u20186.Ÿ No s PA iv ANT = Le RS.5 7.+ Hy orate VA > A 7e « { A6 = y» Ze LINE A ER, Fe LS L: + À # pv = = TV À V4\") CA a pets 3 Ke) »= fi \u201ca v; & 9 8, V6 ; 4 WN he ra I ) H ah A he 3 \u2018 Là Al i Ly NN £2 ed 7 Sg 3 3 A ET A MR i \u2018 4 sad i ES là os À 7 \\ \u201c _\u2026.3 COMBAT DANS LA JTNGT,F.- Tigre et Antilone ; ; 2, of & + o ed > À 5 t 5 Q Rd a Bt; A 4 .ke fel 4 \"Be # 8 ary fo i) fe A {a HART\" ha} Y 4 y FL.2e: hs 4 Ge Fr 24 REF (NA IT 084 a TL op , pe ETATS acy 3 A a + CPR, * Pr ; 4 ; wef 2 4 \" + \u201c> t, tee wu by 6 Xe ne 17 [3 ) 4 > : J , ¢ ¥ La ris 1g A + pps 9 xn Hy AN TILE oy I Fy i * iy x.sa i ?ve ne the TY x Fao ne ét \u2018a 4 ss \u20ac [| x hy ; , De} a & A +b 3 - 2 4 td x a ; PU gh # &, wd hg 8 # / de fe.nae § : \u201c+ ree A aH uf : Ÿ & » Pr oT \u20ac ka LE 4 re À A, HL ae 4 i; 5 IES \u20ac ue nu TA q v Cl ri Æ $- 4; Ba \u201c3 kh.) kX i Ê pc bre # à SRE sis ec Lu Z on.r & F ; \\ Là Ta £, uh AN % pole PS Fes é \u2014 SEE ~ DANS NOS CAMPAGNES.La chasse du renard X a AE : # 3 > 4 Et.ad Ent a ARN > a vil a y ol 2 7 ¥ i 3 od XX À 4 Hd \\ WY > y y 24 ke\u201d ea Ss 2p, \\ ® yk Es ry) LA | Ea \u201cRs aw» ig v- gr D 7A i fil i M | i i mi ; \u201c4 UN dé Y +2 \u20ac: pu A I D I 5 he 0 {| if fi | i fn 4 ii % | ji ih a) il i iid fd \u2019 v ui il i ji i hi PH N JI 0 i À ; ?\\ | W ' f | j | \u201cRhy gl il f | i i 75 A À i i y iL cl i il | I br ml ) a i A I \u2018né fut fl f# I % } ! ft i | fit ; i hs cp hin, i a pa.II | Lg a J i ; il | i : .5 43 16 LS \\ 0 nat 4 i fine i e J i gy Ni is a) A by ON om wi 1 | \\ \u201cTN 5 | i A à i a Le \u2018 d b q pa > Se S gid, de 2 Nyt Late Pt a 2 yey Ed \\ pe re 19 ; i hy i] J AN rue RÉ [i === == i = = 2 A) = Fe ER.ih va D] or yt 1 x + Po See ar marre À Li) AY $ # hi y j HR fi Ÿ I i i \u201css y J lyfe NE | 3 Le 3 I = = 3 Pa IÈ = ES PE dr | mr ee 3d | iy rx rR = == === 4 === 34 = paid ~ a = pe aa on ERT a Ea = = ZZ INTERIEUR D'OUVRIER.\u2014Heureuse famille ( 714 LES GRANDS VAINQUEURS Non je ne suis pas fait pour les choses trop duuces : Ce qed me faut à moi, ce sont les grands combats, Bt le choc qui vous brise et les larges secousses, Et les heurts infinis qui vous jettent à bas.Oui ! je me sens formé pour les âpres batailles, Et les luttes sans fin ; je déteste la paix, Et je rêve parfois à ces dunneurs d'entailes Dont les bras invaincus ne reposaient jamais.Je rêve à ces guerriers, enfants du Moyen- Age, Dont les cœurs de granit maudissaient le repos Et dont les brus sanglants besoynés au courage, Ne laissaient pas un jour leurs gluives aux fourreaux.Je vois les légions mortes dans le martyre Supportant en vainqueurs, les ylaives etl le feu, Clamer sur le bûcher des hymnes de délire, Remerciant la Mort qui les jetait à Dieu.Je vois les enfermés des mornes solitudes, Les cilices aux corps et la croix à la main, Armer pour le Seigneur d'énormes multitudes, Et marcher au combat d'un œil fier et serein.Ils reparaissent tous auréolés de gloire Ces superbes vainqueurs des grands jours d'autrefuis, Je revois enfiévre l'éternelle victoire, Qu'ils obtinrent eux tous par le fer et la Croix.J'entends tomber les coups que frappaient leurs épées, J'entends sonner le sang qui battait dans leurs cœurs, Je les vois défiler aux cœurs des épopées Superbement grands, fiero et toujours vainqueurs.Et je sens qu'en mon âme est un peu de leur rêve, Et qu'il me faut aussi de ces luttes sans fin, De ces combats géants que je revois en rêve, Et dont mon cœur entier et dont mun âme ont faim.B.DE FLANDRE.Lac Témiscamingue, 1898.\u2014\u2014 e LA SAINT-HUBERT (NOUVELLE INÉDITE) M.Dorsan n\u2019est pas riche à millions ; c\u2019est un bourgeois à l'aise qui a l'habitude de passer la belle saison de l'année et deux mois de chasse sur sa terre des Bouillées, où, seuls, quelques amis viennent le visiter.L'un de ses plus proches voisins est Wladimir Tournebief qui, à la mort de son père marchand en gros de peaux et fourrures, a hérité d\u2019une jolie fortune et de terres considérables.Naturellement Wladimir a reçu une bonne éducstion, passé ses examens de droit et est devenu avocat.Dieu sait s\u2019il ne se serait pas lancé dans la politique ! Par bonheur, il avait du goût, ça l'a sauvé ! Au lieu de courtiser la foule, il a courtisé la fille de M.Dorsan.Il aurait pu, sans faire de politique, devenir juge à trente-cing ans ; il a renoncé à cette ambition et s\u2019est contenté d'être Wladimir Tournebief, chasseur et campagnard.Sa qualité de chasseur lui permet bien des choses qu'on trouverait malséantes à un juge ; comme de tirer des coups de fusil sous les fenêtres des gens, escalader le mur de leur jardin ou rôder dans l'ombre de l'avenue des Bouillées jusqu'aux premiers rayons du clair de lune.Un chasseur ?C'est tout naturel.M.Dorsan, autre- fuis d'Hersant, ne sait pas tout cela.Malgré sa bonhomie, il a dans un coin de son cerveau des projets ambitieux et des velléités de souvenir qui le rehaussent étrangement à ses yeux.Alors Wladimir Tour- nebief tout en restant bon voisin et joyeux compère, n'est toutefois qu\u2019un ami de la campagne ; en ville, eh bien ! on y regarderait à deux fois à l\u2019exhiber à ses côtés.C\u2019est un garçon qui a de l'œil, un chasseur qui n'a pas son maître, un vrai fils de trappeur\u2014sacrebleu ! Mais, c'est précisément ce qu'il ne devrait point être.Marfa Dorsan, autrefois : d\u2019Hersant : ne songerait jamais à épouser un fils de trappeur.Avec son nom plus ou moins russe et ses titres d'université et son argent, il n\u2019en reste pas moins fils de trappeur, et ma fille, le seul rejeton d\u2019une famille autrefois alliée à la meilleure noblesse du pays.LE MONDE ILLUSTRE M.Dorsan songeait à tout cela et se montait la tête.Il tâchait de se raisonner : Wladimir vient chez moi en voisin : Marfa semble entendre et prendre la chose de même.Et puis, là, ma fille sait ce qui est bon.Ce capitaine de vaisseau Neville qui vient pôcher la truite chez nons tous les printemps m'irait bien.Le chirurgien-major qui l'accompagne est décidément chic.Ces Bostonais l'amusent aussi\u2014de l'argent à poignées.\u2014 Mais, de l'argent qui sent le pétrole ne vaut pas mieux que celui qu'on trouve sous la peau des loutres et des renards bleus ! .* Maria ne disait toujours rien.Tournebief chaseait saus cesse et Dorsan finissait par s'avouer qu'il était bien fou de se casser la tête pour des chimères.Après une petite visite aux Buuillées, le fusil en bandoulière, les jambes prises dans de grandes guêtres, tin cigare fumé avec Dorsan et une romance chantée avec Marfa, T'ournebief s\u2019en allsit simplement et as- courdissait les échos de détonations répétées.Marfa descendait au parc, un livre & la main, et souvent, par hasard, rejoignait le chasseur et le retenait des heures dans une petite causette par-deasus la haie.1,0 Ld LTRS hg Elle leretenait des heures dans une petite causette L'été dernier, ia fillette du meunier manqua mourir.Marfa la visita tous les jours, c'est sa filleule.Le moulin est à cinq cents pas des Bovillées.On y descend par un chemin très raide, malgré les nombreux zigzags qu'il trace au flanc du côteau boisé.La Valette, nom du moulin, appartient à Tourre- bief.Quand il fait trop chaud chasser, quand vous vous sentez pris de ce soudain besoin d'être reposé de corps et d'âme, que vous voulez plourer, aimer, prier ou rêver, enfermez-vous dans les hautes futaies, les épaisses chônaies, des borda de la rivière Louise.Au- dessous de vous se déroule murmurante et fraiche la Louise aux miroitements argentins ; le moulin, qu'on dirait baigné dans une buée bleue, se détache sur la verdure des mousses ; la grand'roue somnolente semble retirer à regret ses palettes du biez et y retenir les gouttes d'eau lourdes comme des grains de mercure ; la moitié de la chaussée est à sec ; en amont, là où l\u2019eau est plus profonde et plus nuire, reflétant les platanes et les rives escarpées, une bande d'oies évolue 8 en aval, parmi les vaguelettes du biez aux vanne; levées, de jeunes canards tirent des bordées autour du moulin, et jusqu\u2019au seuil de la bluterie picorent des poules et roucoulent des pigeons ; des dindons marchent sur la glume ainsi que des petits-maîtres chaussés de brodequins de soie sur de moëlleux tapis.Sur la rive opposée, des femmes lavent le linge au fil de l\u2019eau ou le frappent à coups redoublés du battoir qui en presse des bulles de savon.Et le ciel tout en haut flamboie.Marfa, un panier à la main, dévalait le chemin en zigzags tous les après-midi, et, à la même heure Wila- dimir venait taquinerle goujon dans le biez.Après avoir pris des nouvelles de sa filleule et lui avoir fait goûter quelque plat de sa façon, Mile Dorsan allait s'asseoir près de son voisin, les pieds ballants au dessus du biez et aurveillait la ligne.Ables, goujons et barbeaux mordillaient dès lors impunément l'appait, il fallait vraiment mettre de la maladresse pour vtro attrapé.Lorsque la brune se faisait dense, lentement les deux voisins déjuchaient des trois planches disjointes au-dessus du biez, lentement remontaient I.chemin des Bouiliées, Wladimmir portant le panur aux provisions logeant maintenant une demi-douznine de barbillons, et à regret se séparaient au port il.Comme le temps paseait Comme La Valette était attrayante ! On s\u2019y rencontrait tous les jours, même après « la fillette du meunier fut rétablie.Le panier n'étit plus qu'un attrape-nigaud, mais on y remisait enc re parfois quelque menu fretin par manière d'acquit.Or, vers la fin de septembre, un incident Drovous.« la crise.ll y a toujours une crise ; il faut la sul.r.Qu'un embrasse la politique, la magistrature ou uur.¢ chose, il est rare qu\u2019on évite les crises.La crisu fut causée par M.Dorsan, autrefois d'Hersant, qui voy:u1t un suir rovenir sa fille réveuse et lasse un panier vu bras lui demanda brusquement d\u2019où elle venait.\u2014 De la Valette, mon papa chéri.\u2014 Ne pouvez-vous pas envoyer un domestique f.vos commissions / \u2014Je vais voir ma filleule, dit Marfa, avec un tr.blement dans la voix.-~Qu\u2019est-ce que vous avez dans ce panier M.Dorsan l'ouvrit avant d'avoir même reçu du ponse.Wladimir y avait oublié ses barbillons ! Marfa manqua s'évanouir.Son trouble la perdu.\u2014Tiens, tiens ! En voilà d'une belle ! Où di: avez-vous pêché cela ?\u2014Je reviens de la Valette, mon père.\u2014O est votre ligne ?\u2014Mon papa chéri, on peut avoir du poissun son panier et ne posséder pas de ligne.Ce qui est .- tain, c'est que, quelle que soit la provenance de + fretin, vous y ferez honneur à votre diner.Je vous pliquerai sous peu.- Louche, le poisson !\u2026 louche toute l'affaire Vous avez quelque anguille sous roche, ma petite ! \u2014Oh ! quel calembour.Je m'en sauve vite.De fait, Marfa s\u2019enfuit ; elle se cacha dans sa c! brette jusqu'à l\u2019heure du souper, ruminant, dans tervalle, quelque mensonge si son pére la question.1! M.Dorsan l'ouvrit avant d'avoir même reçu de réponse de nouveau, très troublée, très hors d'elle-même.ts malheureuse à la fois et ressentant une petite juic goissante toute nouvelle et très coquine.A table, M.Dorsa.était plutdt sombre.Il ne a gna pas toucher à la friture.Marfa en sugura mal.Mais, Dorsan aimait, idolâtrait sa fille, il s'abslint de continuer son enquête bien que l'envie lui en '¢- mangeât.Comme on venait de finir le thé, on sonnait à la grille. Wiadimir, pensa Mlle Dorsan, mon Dieu ! que vais-je faire 1 Il venait souvent fumer une pipe et jouer une partie de bésigue avec le maître du logis, mais, ce soir-lis, les choses avaient changé.Wladimir entra.Contre son ordinaire, Marfa se retira jetant à Tournebief un de ces regards où l'âme humaine s'exprime d'un bloc avec son amour, sa crainte, son mensonge et son aveu.\u2014Hum ! Hum ! coumençs Dorsan, est-ce que vous vous adonnez désormais à pêche et dédaignez le noble exercice de la chasse : Arma togis Ÿ \u2014Citation merveilleuse d\u2019'à-propos, M.Dorsan, je venais justement vous faire part de ce revirement dans mes goûts : Arma logis, et aussi vous proposer d\u2019abattre ce mur qui sépare nos terres.Bref, je venais vous dire, entre hommes on n'a pas besoin de ces circon- Incutions, je venais vous dire que j'aime Mlle Dorsan et que mon vœu le plus ardent, l\u2019honneur le plus envié de moi serait de l'avoir pour femme.\u2014Hum ! M.Tournebief, cette déclaration me prend à l'improviste tout-à-fait ! Marfa est une enfant.Dix- .ouf ans : vingt ans à Pâques.Et puis, me résoudre » me séparer de ma fille unique.Enfin, M.Tourne- bief, il se passe bien des choses entre voisins de campagne qui ne seraient point tolérées ailleurs.Vous savez, les distances s\u2019effacent, on oublie\u2026 \u2014Pardon, M.Dorsan, je n'oublie rien.Votre fille est un ange et je suis un homme d'honneur, comme mon père en fut un.Mon histoire s'arrête là, la généalogie de ma famille ne remonte pas plus loin : honneur et travail ; si je voulais, je me ferais graver des armes à ces deux chiffres.Je préfère avuir au cœur ces deux vertus.Et ce disant, Wladimir Tournebief se retira en saluant, Debout au milieu du salon, Dorsan restait là, ahuri & son tour et regardant fixement la porte par où son voisin s'en était allé d'une façon si inaccoutumée.\u2014 Sacrebleu ! murmurait-il.Hum ! Hum * Tout cela pour du fretin.- Je trouverai bien pour Marfa un mari parmi les fils de mes amis, des gens de notre\u2026 caste, notre rang ! Balourd ! Et il monta se coucher adressant, on ne sait à qui, vette invective rageure.Il s\u2019endormit furieux contre lui-même et l'univers entier.2 Fite Xe (La fin au prochain numéro) ly +> rm PETITE POSTE EN FAMILLE Mme A.-E.I, Saint-Télesphore.\u2014Nous publierons avec plaisir votre petite pièce, de façon à ce qu\u2019elle paraisse à l\u2019époque indiquée.Mile Marie-L.D., Montréal.\u2014 Est-il nécessaire, pensez-vous, de dire par la petite poste que les écrits signés : Aimée Patrie, Fauvette, Violette, etc, sont acceptés ?Ces noms ne suffisent-ils pas ?Mlle C.-T.B., Québec.\u2014Notre aimable chroni- \u2018jueuse, Françoise, de La Patrie, vous a dit vrai en ce \u2018jue vous me rapportez.Mais nous avous publié, en mars 1897, et rappelé vingt fois depuis, que tout col- lahorateur doit nous donner son nom, son adresse.Libre à chacun de prendre le nom qui lui plait comme sisnature de l'article à publier.Quant au nom réel, dès lors qu'on nous dit de ne point le divulguer, nous ne le disons à personne.Nous publierons votre article aussitôt que possible : veuillez donc, en attendant, être assez bonne de nous dire le nom que vous choisissez pour cet article\u2014et nous donner votre nom respone sable, Emile B., Montréal.\u2014 Vous verrez, dans l'éclat de Tire que soulèvera votre gracieuse nouvelle, comme tout le monde s\u2019écriera : ** C'est bien ainsi que nous nous représentions Mlle Pulchérie !.\"\u201d N'allez pas Mettre votre menace à exécution, et envoyez-nous de ces julies choses souvent.Vous savez bien, vous aussi, LE MONDE ILLUSTRE cher confrère, que votre nom seul suffit au Monps IuLverRé.Studieux, Montréal.\u2014Merci de votre amabilité.Nous publierons le plus tôt possible.Soyez persuadé que c'est excellent pour vous, pour nos jeunes littérateurs, de ne point craindre de publier ce qu'ils composent ; de continuer à travailler ferme.\u2014\u2014 be THÉATRES THÉATPE PRANÇAIS Après avoir donné du Sardou, pendant toute une semaine, les directeurs de ce populaire théâtre ont décidé d'essayer de la comédie légère de Mortimer, pour cette semaine.Ceux qui ont déjà entendu Clo- riana se rappelleront sans doute que cette pièce est sans contredit l\u2019une des meilleures productions comiques en vogue.Le théâtre Français, on la reproduisant, ne peut que s'attirer la faveur du public.M.Reynolds remplira le rôle de Léopold Fritz Jocelyn, qui, si on s'en souvient, change de situation en prenant la livrée de son domestique Spinks, ce, dans le but de se faire aimer pour lui-même et non pour sa position, par la belle de son choix, Mais il arrive que la belle a une idée parfaitement identique et dans le même but, toujours, se met dans les jupes de ss servante Kittie ; d'où une foule de complications qui amènent les personnages à des scènes d\u2019un comique achevé.Avec Mile Pauline Hall, la perle des étoiles en fait d'opéra, celle qui donna naissance au rôle d'Ernine et qui créa, peut-être le plus grand nombre de rôles d'opéra, sur le continent, la partie dramatique de cette semaine, est la grande attraction.Mile Hall nous est arrivée avec un répertoire brillant et entrainant.Remarquons en passant que les dames auront l'avantage de voir plusieurs magnitiques toilettes.Nelson Downe, le célèbre jongleur, a été en outre engagé pour appuyer Mlle Hall.PARC SOHMER Voici les beaux jours qui reviennent.oh ! sans se presser, croyez-le ! Car, au moment où j'écris, le diable hat sa femme : à travers de maigres rayons de soleil, tombe une neige fine paraissant vouloir pleurer\u2014elle se change en larmes avant d'arriver à terre.En attendant le retour, le vrai et franc retour du printemps, il faut tâcher de respirer le bon air, sans être obligés de courir au loin pour le trouver.C\u2019est au Parc Sohmer qu'on en jouir.Nous espérons que pendant le temps du carôme, les amusements y resteront avant tout honnêtes, et que les familles pourront y aller sans crainte.715 GRAVURE-DEVINETTE PYAR Hees ir yp \u2018| GE a Il a ie JH: À pri PEAU à RAA Au café-concert.Où donc est la cithare et la jeune fille qui en joue ?\u2014-\u2014 pe CONSEILS PRATIQUES Pour détruire les cors.\u2014Pour détruire les cors, une application bien simple est celle-ci : Faites un cataplasme de mie de pain et de vinaigre fort.Mettez le pain et le vinaigre en contact pendant trente minutes ; appliquez sur le cor en vous mettant au lit.Une seule fois suffit.Un moyen ingénieux de se tirer une épine du pied.\u2014 Lorsqu'une épine s'est introduite dans notre pied ou dans toute autre partie de notre chair, nous éprouvons, surtout lorsqu'elle est très fine, la plus grande difficulté à l'en extirper.Vous avez cependant, en général, à portée de votre main, dans le plus humble village comme à Montréal, le plus merveilleux en même temps que le plus simple des instruments pour procéder à cette opération de petite chirurgie.Prenez une plume métallique, appuyez ses deux becs sur votre peau ; ils s'écarteront et vous arriverez facilement à amener le bout de l\u2019épine malencontreuse entre les deux becs.A ce moment, rendez-leur la liberté : l\u2019élasticité de l'acier les fera se rapprocher, ils saisiront la mince épine que vos doigt ne pouvaient tenir, et, en retirant la plume, vous retirerez aussi le corps étranger qui vous gênait.ROLES RENVERSÉS ; | ; 716 LES DEUX GOSSES PREMIÈRE PARTIE CE QUE DURE LE BONHEUR (Suite) D'abord Carmen souhaite ardemment que M.d'Alboize eût quitté la Suède ; puis, dans son cœur meurtri, elle n\u2019eut plus le courage d'espérer ce départ.» Elle n'avait rien fait pour se rapprocher du jeune homme ; c'était M.de Saint-Hyrieix, qui, par son aveugle ambition, réunissait de nouveau ces deux êtres que le destin avait séparés.Carmen rendait justice à la bonne éduention de Robert ; mais elle devinait son âme ardente : elle avait vu le reflet de sa flamme dans les yeux du jeune homme, quand il lui avait fait ses adieux, le jour du mariage de Georges et d'Hélène.Eh bien ! Carmen éviterait les dang~rs dont elle avait l'intuition ; elle dirait franchement à Robert : \u2014Je m'appelle Mme de Saint-Hyrieix.Ne l'oubliez jamais, Elle se sentit la conscience soulagée, comme si elle était déjà sortie victorieuse d\u2019un premier combat.Après tout, elle serait trop naïve de ne pas se réjouir en pensant à la joie de l'officier quand il la reverrait à l'improviste, Elle s'ennuicrait moins auprès de son mari.Elle ne reteindrait de cet interminable voyage de noces que le séjour à Stockholm.Elle finit par remercier mentalement Firmin de cette idée.Carmen repoussait avec véhémence l'ombre d\u2019un péril.Elle connaissait ses devoirs, et ne cesserait pas de les remplir.La jeune femme resta longtemps plongé dans ses méditations ; tantôt son front s\u2019attristait, tantôt un délicieux sourire illuminait son visage ; finalement, elle se refusa à approfondir davantage ces brûlantes hypothèses qui la troublaient s1 fort.Elle eut un geste résigné.Ce n\u2019est pas de son plein gré qu\u2019elle allait à Stockholm ; son mari voulait l'y mener ; elle obéissait à M.de Seint-Hyrieix.XXKXV RÉUNION Ce fut par une matinée enchanteresse que M.et Mme de Saint- Hyrieix arrivèrent dans la capitale de la Suède.C'était le 15 juin.Il y avait deux mois que le voyage de noces durait.Carmen trouva étrange et poétique cette ville bâtie si pittoresquement sur ses sept iles principales, au milieu de ce délicieux lac Malar.La Venise du Nor t est entourée d'un cercle de rochers, de forêts et de collines.Elle est sillonnée de canaux qui donnent à l'atmosphère une fraicheur et une douceur apaisantes.Elle change d'aspect à chaque rue.Ses places ornées de statues royales, ses monuments à l'architecture harmonieuse, ses églises grandioses charment les yeux.La flèche de fer à jour de l\u2019église des Chevaliers est une pure merveille.Carmen trouva le Djurgarden adorable ; c'est la promenade principale de la ville.Pour s'imaginer cet Eden touffu, il faut penser à notre Bois de Boulogne ; mais le Djurgarden est plus agreste, plus intime.Les flots du lac Mœlar lui font une ceinture mouvante.Les rayons du soleil se jouent sur ces eaux qui ont le reflet de l'acier et dans lesquelles se mirent les masses verdoyantes du parc.Le couple était descendu au Grand Hôtel, en face du palais royal, tout près de la légation française.armen s'abandonna au charme subtil de ses premières impressions ; elle se sentait tout autre.La vue d\u2019un chien lui rappela brusquement Christiern, le grand lévrier suédois, gris de fer, qui avait parcouru avec elles toutes les landes du pays de Kerlor.Il se passa dans le cerveau de la jeune femme un bouleversement FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ No 23 Sa singulier, quelque chose comme une absence de mémoire dont elle cherchait à se donner l'illusion.Cette ammnésie volontaire la plongea dans le rêve le plus cup.ivant.\u2018 Elle était encore là-bas ; ce n'était pas la Baltique qu\u2019elle entendait mugir au loin, c'était l'Océan qui gronduit à quelques pas d'«le, Elle n'avait pas quitté Kerlor ; elle était toujours la vierge druidique, hôtesse de la forêt sacrée.| Aucun souffle brutal n\u2019était venu flétrir la fleur d\u2019idéal qui n'init éclore au fond de son âme.Le lendemain de leur arrivée, il y avait précisément une soir: à la légation de France.Saint-Hyrieix n'avait pas perdu son temps.Il était allé imic- diatement rendre visite à M.de Birague, et il s'était entretenu !n- guement avec ce personnage qui, A force de patience et de ténac ui, avait fini par s'imposer dans les cercles politiques.Birague, sachant gré à Saint-Hyrieix de s'être adressé à ii, d'avoir vu poindre à l'horizon ce nouvel astre, était tout dispo à l'accepter comme satelli e, le jour où les complications et les intri;- .\u2026s parlementaires auraient forcé le ministre actuel à quitter l'hôte\u2018 in quai d'Orsay, pour faire place au Talleyrand futur.Naturellement Saint-Hyrieix était parti en emportant une 1.1- tation pour le lendemain.Il avait recommandé à sa femme de ne rien négliger pour étr + reine de cette fête.La présomption et ln vanité de Firmin n'avaient pas fiche «© - men ; malicieusement, retrouvant sou esprit de jeune fille, elle n+ it fait une rapide réflexion sur l'aveuglement de son seigneur ct ma Mme de Saint-Hyrieix fut tres entourée et trés complimen bien qu'elle se trouvat dans un milieu où la réserve profession» v- s'étalait dans toute sa solennelle splendeur.Elle se sentait mal à l'aise parmi ces diplomates gourmés + monde officiel raide et ennuyeux.La perspective d\u2019y passer sa vie n'était pas faite pour \u2018a rasséréner.A défaut d'expansion, elle se montra pourtant très avenant + enchanta tout le personnel de la légation, aussi bien que les inv\u2019 étrangers ; mais l'hommage resta concentré et discret.Robert d Alboize venait d\u2019entrer.Le marquis de Birague accueillit le capitaine avec un empr- ment marqué.\u2014Arrivez donc, mon cher capitaine.Je vais vous prés + à de nouveaux arrivés, lui dit-il, des compatriotes.Robert d\u2019Alboize se trouva tout à coup en face de Carmen +: iv Saint-Hyrieix.L'officier palit, tant ln commotion qu'il reçut au cœur fut vie Il se troubla un moment.Le marquis de Birague présenta avec une politesse raffinée.\u2014Mume de Saint-Hyrieix.M.de Saint-Hyrieix.Le front de Rotert devint encore plus pâle sans que le mo.iv muscle de son visage tressaillit pourtant.H savait Carmen mariée ; il avait reçu une lettre de Georg \u2018ui annonçant l'événement ; mais il se disait qu\u2019il ne reverrait plus \u2018le dont il garderait éternellement le souvenir.Birague continua : \u2014Le capitaine Robert d\u2019Alboize, qui revient de Christiania i a I'heureuse fortune de rentrer & Stockholm, précisément pour as.\u2018er A cette soirée., M.d'Alboize ! fit Saint-Hyrieix, très cordialement, Je n imaginé, je ne sais pourquoi, que vous étiez rentré en France.\u2014Ah ! vous vous connaissez, fit le marquis de Birague.rs, vous aurez d'autant plus de plaisir à vous retrouver.; Le futur ministre des affaires étrangères s\u2019éloigna.On v it.d\u2019ailleurs, d'annoncer la présence du président du conseil suédoi ; Firmin et Robert se serrèrent la main.Carmen tendit la > à l'officier, qui la pressa.,Ç \u2014C'est singulier, reprit le mari, qui donc m'avait dit ques n\u2019étiez plus ici ?Il chercha dans sa mémoire.\u2014J'aurai lu cette fausse nouvelle dans un journsl.Il se tourna vers sa femme.\u2014Ce n\u2019est pas vous, madame, qui m'avez induit en erreur.à chant le lieu de résidence de M.d\u2019Alboize ?\u2014 Non, répondit Carmen, ce n\u2019est certainement pas moi.i _\u2014Enfin, poursuivit Saint-Hyrieix, je vous demande pardoi:.«i- pitaine, si j'ai paru un peu surpris tout d\u2019abord.Je suis très !-1- reux de vous serrer la main.Figurez-vous que Mme de Saint Hyrieix ne voulait pas venir à Stockholm.Elle répliqua : \u2014Vous oubliez, monsieur, que je n'ai d'autre volonté que la voire.Robert avait enfin réussi à se maîtriser.Il répondit : J'aurais été désolé moi-même si mon séjour s'était prolongé «1 as FEUILLETON DU MONDE ILLUSIRE 717 Norvège, et si j'avais manqué l'occasion imprévue de vous présenter aes respects.; Toute contrainte avait disparu.Carmen et Robert s'entretinrent très amicalement.L'officier ne \u201ct aucune allusion au mariage de la jeune femme, Ils causèrent de Georges et d'Hélène, de la comtesse douairière de \u2018erlor, du beau pays de Bretagne.Elle questionna l'officier ou sujet de son avenir.Il répondit que sa situation n'avait pas changé ; cependant, d\u2019a- \u201cw certains indices, il ne lui semblait pas impossible qu'il rentrât en -ance.Il ne put réprimer un soupir et s\u2019écria : \u2014 Nous sommes destinés à nous revoir, et toujours de la même von fugitive.Je ne passerai qu\u2019une semaine à Paris.Vous nlez Lien conserver mon titre d'ami ?\u2014Certainement, M.d\u2019Alboize.Ils s'abandonnaient à la joie de se trouver ensemble et se refu- \"-nt à croire que le lendemain ils pourraient être de nouveau séparés.Au moment où M.de Saint-Hyrieix revint prendre possession de femme : \u2014Je vous remercie, dit Firmin à Robert, d'avoir voulu servir de ulier à Mme de Saint-Hyrieix.Vous ne vous figurez pas, mon tier est absorbant.Avant de prendre congé de Robert d\u2019Alboize, le mari, restant v u< la note classique, n\u2019oublia pas d'inviter l'officier à les venir voir .Grand Hôtel, Au fond, Saint-Hyrieix agissait dans le même esprit d'égoïsme i etait invariablement le fond de sa nature.Il se disait que M.d'Alboize les piloterait duns Stockholm et leur \"yquerait les excursions les plus agréables.Robert promit que, dès le lendemain, il se mettrait aux ordres de \u201cet Mme de Saint-Hyricix.Le mari rayonnait.[1 se rendait bien compte que les tête-à-tête conjugaux man- \u2018vuenégpartois d'animation, sans qu'il soupçonnât pourtant le motif leur froideur.La présence de M.d'Alboize rendrait à Carmen tout son enjoue- mnt et le pauvre mari ne serait plus victime des petits caprices de sa 1 ume, Ce fut dans ces dispositions d'esprit que M.de Saint-Hyrieix cit le moment venu de faire preuve d'une gaieté spéciale.\u2014Ma chère amie ' s'écria-t-il, vous ne sauriez croire comme cette rée officielle m'a paru longue.\u2014 Vraiment ?\u2014Et pourtant, elle me sera des plus profitables.\u2014Vous croyez ?\u2014Certes, car je suis persuadé qu'elle aura une grande influence - : mon 8venir.-Alors tout est pour le mieux.\u2014Birague a pris vis-à-vis de moi des engagements formels.- -Et vous étes satisfuit ?\u2014Je le suis surtout de me retrouver seul auprés de vous.ln des cérémonies, loin de l'étiquette.N'éprouvez-vous pas le time contentement ?; Elle garda le silence, ne prêtant qu\u2019une oreille distraite aux propos de son mari.; \u2014Il est vrai, poursuivit Firmin, que vous avez triomphé au ers de cette soirée.C'est justice, ma chère!.je ne vous ai juinais vue plus en beauté.I prit la main de sa femme.Carmen eut un tressaillement invo- Lataire, Elle se sentait brusquement rappelée à la froide réalité.XXXVI LA NUIT DE LA SAINT-JEAN Robert arriva à l'heure attendue.Les époux et l'officier tirent une longue promenade dans la ville.Ils visitèrent les monuments : le musée royal de peinture et sculpture ; l\u2019église des Chevaliers, qui contient les sépultures des rois «le Suède, l'église principale, Saint- Nicolas ; ils virent le Castel, In forteresse armée d'innombrables canons, Saint-Hyrieix, avec ln haute opinion qu'il avait de lui-même, ne s'étonnait de rien ; il semblait méme tout connaître beaucoup mieux que Robert, qui pourtant avait étudié, avec son attention réfléchie les moindres détails de la ville.; Le diplomate était heureux de vivre, de respirer largement, de se montrer à la population scandinave, enchantée évidemment de posséder un tel phénix dans ses mura., On se sépara très tard, après avoir réglé le programme de la Journée suivante.Le lendemain on déjeuns à Hasselbacken, un pavillon enfoui sous les frondaisons du Djurgarden ; ce fut un moment délicieux.Robert d\u2019Alboize ramenait toujours la conversation sur Kerlor ; il était heureux de se rappeler les heures bénies qu'il avait passées auprés de la jeune fille Carmen apprit a lofficier que Georges et Hélène se préparaient à retourner en Bretagne.La comtesse Georges de Kerlor allait bientôt être mère ; selon toutes les prévisions, le nouvel héritier viendrait au monde dans le domaine séculaire.Avec sa franchise bien connue, Mme de Saint-Hyrieix raconta à Robert ce qui s'était passé à la suite de la faillite du Crédit général de l'Ouest.La fortune mobilière de la famille avait été très menacée.On avait réussi pourtant à utténuer les pertes d'une façon sensible, puisque les dividendes distribués se montaient à cinquante pour cent.Georges et Carmen avaient voulu que leur mère ne supportât en aucune façon les conséquences de cette réduction de ressources.x 1 2 Ny Ri IBA RNR Ni dé 9 è = FOR Su 0 yt 4 4 ce 11 ESS Bo TI RAN / EN: VRE Nous sommes destinés a nous revoir, et toujours de la même façon fugitive.\u2014 Page 717, col, 1.Carmen, avec son équité reconnaissante, rendit pleine justice au désintéressement de M.de Saint-Hyrieix.Elle estimait qu'elle devait ce témoignage de gratitude à son mari, et, en même temps, elle tenait à ce que l\u2019officier n'ignorât rien de sa vie et de ce qui avait motivé sa résolution.Elle ajouta : \u2014Mon frère voulait partir à l'étranger.Vous savez à quel point il a toujours été hanté par l\u2019idée des grands voyages ; mais notre mère se fût alors trouvée seule ; ma belle-sœur a demandé à Georges de différer ce départ, au moins jusqu\u2019à ce que nous soyons rentrés \u2014Ce qui ne tardera pas, dit Saint-Hyrieix.Il prit un air très important et hocha la tête d\u2019une façon entendue.\u2014Cependant, rien ne prouve que, À notre tour, nous pourrons rester en France.Du jour au lendeniain, je puis être chargé par le gouvernement d'une importante mission.Carmen resta impassible, mais son clair regard, tixé sur celui de Robert, signitiait qu'elle devait accepter les plus tristes éventualités.Saint-Hyrieix poursuivit avoc regret : \u2014Ce serait bien fâcheux pour cette pauvre comtesse de Kerlor, qui n'aurait plus aucun de ses enfants auprès d'elle.L'existence est ainsi faite.La fortune n'empêche pas les plus impérieuses né- - Ng = ~ \u2014, \u2014 718 FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRE \u2014 x \u2014 ., cessités.Je me dois à mon pays.Vous comprenez cela, vous, féerique lumière blanche qui tient à la fois de l'aurore et du crépus- M.d'Arboize, car vous servez aussi la France.Le front de la jeune femme se voilà, car elle pensait à sa mère ; elle la voyait isolée, vieillissant triste et malade, en danger de mort peut-être sans un seul de ses enfants à ses côtés.Elle répondit, comme si elle voulait calmer ses propres per- lexités : P \u2014Ce n\u2019est pas dans la position d'Hélène que l\u2019un peut voyager.\u2014C'est vrai, reconnut Saint-Hyrieix.La prochaine venue de mon petit neveu ou de ma petite nièce s'oppose pour le moment aux fatigantes pérégrinations À travers l'univers.Robert prononça : \u2014Il faudra attendre ensuite que l\u2019enfant ait un peu grandi.\u2014Oui, murmura Carmen, je me rassure.\u2014Ma chère, reprit Saint-Hyrieix, il no faut pas vous creuser la cervelle ainsi pour des hypothèses.En ce moment, nous sommes parfaitement heureux.Je ne sais rien de plus ravissant que ce déjeuner sous les arbres du Ljurgarden.Je vous remercie, M.d\u2019Alboize, de m'avoir donné cette inoubliable sensation.Carmen eut une légère contraction des lèvres.Elle se rappelait le goûter de Kernéis, dans la maison rustique du sculpteur.Ce retour vers le passé lui mit au cœur une amertume.Comme si Robert devinait ce qui I'agitait en ce moment, il se mit a parler de son ami, Paul Vernier.\u2014Que devient-il, ce Michel-Ange ?demanda Firmin avec la condescendance un peu railleuse d\u2019un grand homme politique pour un artiste.Robert avait justement reçu une lettre de Paul au commencement du mois.M.et Mme Vernier, installés à Paris, habitaient une maison près de l'Observatoire.Le sculpteur avait un atelier très grand, où il travaillait avec lougue, préparant des chefs-d'æœ ivre pour l\u2019année suivante.Il comptait sur une médaille au Salon.Son existence matérielle était assurée, grâce à la commande faite ar M.Silverstein, le richissime financier, qui avait confié à l'artiste fa décoration de son hôtel en construction.\u2014Tiens ?fit Saint-Hyrieix avec un mouvement épique, je commanderai mon buste à ce garçon.Robert d'Alboize était heureux de parler de son ami Paul.L'officier formait les vœux les plus sincères pour la réussite du sculpteur, qu'il affectionnait à l\u2019égal d'un frère, Carmen souriait doucement ; elle éprouvait une grande satisfaction en voyant Robert exprimer si vivement ses sympathies.M.de Saint-Hyrieix et le monde où il vivait n'avuient pas de ces généreuses expansions et semblaient ignorer le sentiment de la réelle amitié, le plue sacré après celui de l\u2019amour.La jeune femme se représentait par la pensée les époques héroi- ques : Robert aurait été le second de Paul ; il eût épousé ses querelles et combattu la rapière au poing pour la cause commune.Après le déjeuner, la voiture, qui avait amené les trois personnes à Hasselbacken, les conduisit au bateau à vapeur par lequel on gagne le palais de Rosendal.C'est unc des résidences estivales du roi, un séjour qui correspond à ce qu'était Saint-Cloud avant la guerre.Le pays continuait à ravir Mme de Saint Hyrieix.Les moissons s'annonçaient abondantes ; la limpidité de l\u2019atmosphere et la pureté de l'air, rafraichi par les brises de la Baltique, donnaient à Carmen la sensation d\u2019une sorte d'Eden.À Rosendal, on s'arrête dans une chaumière.Les meubles blancs et roses, au dessin primitif, donnaient un caractère d'exquise tranquillité et de sincérité à l\u2019'humble demeure.On y but du lait frais et on revint à Stockholm au coucher du soleil qui s'endormit superbe dans les eaux paisibles et rougeoyantes du Mælar.Les jours se succédèrent au milieu de cette quiétude.Robert d'Alboize arrivait au Grand Hôtel chercher les voyageurs, et l'on partait pour des excursions de plus en plus pittoresques.Firmin, peu accessible au pittoresque, continuait ses conférences sur la politique extérieure.Richelieu lui-même n'avait pas émis de plus savantes théories sur l'extension de la France.Robert d\u2019Alboize écoutait avec déférence.On arriva ainsi au 24 de juin.Il fut convenu qu'on passerait cette nuit sur pied pour jouir du spectacle présenté par la ville.En effet, cette nuit-là, tous les habitants de Stockholm célèbrent la Saint-Jean.Par un reste des traditions antiques et des fêtes du Soleil, les Suédois dansent autour des feux allumés sur chacune des montagnes qui entourent Stockholm, à chaque carrefour de la ville.Le soleil ne se couche pas.La cité tout entière baigne dans une cule.Les conples amoureux sont partout.On les voit se promener enlacés, oubliant le reste du monde.L'étreinte est douce, chaste, n'éveillant aucune pensée maleaine, L'homme et la femme se contemplent avee sécurité ; dans leurs yeux à l'expression réveuse passent des sentiments de protection mutuelle, de confiance partag e, d'appui réciproque.Ces êtres ont confondus dans une tendresse contemplative qui les transporte an pays de l'amour éternel.Ils passent comme des ombres légères, rasant le sol ; on enten ! à peine leurs soupirs que la brise emporte.A chaque pas, on rencontre un couple.; Dans les rues, sur les bancs, sur des troncs de sapin, le duo pra- tanier se chante en sourdine.Les cafés sont fleuris et parfument la nuit, pendant qu'à chacue détour des orchestres répandent leurs sonorités joyeuses, que l'écho transmet au loin, emplissant Stockholm d\u2019une joie sans mélange.Les bateaux sillonnent le lac Mœler comme autant de luciu!-s qui vont d'une ile à l'autre.Les rondes s\u2019animent sur les collines, autour des feux de la Sai:.t- Jean avec des jeux de lumière et d'ombre du plus gracieux effet.Carmen se souvenait qu'en Bretagne, cette nuit-là, on allunv.:t aussi des feux de réjouissance.Les mélodies scandinaves étaient harmonieuses que les chants de l'Armor, où semble dominer la pui sante symphonie de l'Océan.La jeune femime s'abandonnait, enthousiasmée, à cette tendresse universelle ; elle éprouvait cette plénitude du cœur qui fait que ls fibres les plus mystérieuses vibrent à l'infini.Ses yeux ne pouvaient se détacher de ces belles tille blondes, n a chair laiteuse, aux yeux bleus, dont les formes accomplies évoquais\"t autant d'images de statues de la République.L'homme, grand et fort, lui aussi, avec des mouvements lent- - 1 doux, rapprochait de lui sa compagne docile ; elle s'appuyait pl.étroitement sur le bras de son compagnon ; c'était charmant con nne caresse qui ne doit jamais finir, ou qui se renouvelle sans ce.- Robert fit entrer M.et Mme de Saint-Hyrieix dans un café où on leur servit du punch glacé.Le diplomate daigna se montrer moins gourmé.11 s\u2019écria : \u2014C'est splendide ! Je n'aurais jamais cru que l\u2019on gamut autant sous ces latitudes.On ne m'avait parlé jusqu'ici que dix nuit de Saint-Jean à Grenade.Il se tourna vers sa femme : \u2014Que diriez-vous, Carmen, si le ministre me laissait à Stockh: .\u2019 Elle ne put s'empêcher de répondre : \u2014L'espérez-vous ?Firmin répondit : \u2014C'est une façon de parler.J'accepterais volontiers un p: \u2018e en Suède en attendant une mission plus importante.Qui sait it l'on va m'envoyer.Ah ! nous regretterons plus d\u2019une fois c tte nuit de In Saint-Jean.Après s'être reposés pendant une demi-heure, ils reprirent ! \u2018ur promenade.Les couples chuntaient toujours le divin cantique dans la .sit lumineuse ; leur nombre semblait encore avoir augmenté.\u2014Quelle heure est-il done ?demanda Saint-Hyrieix, qui ne |.1- vait longtemps sacrifier au pittoresque et qui ne savourait plus vs charmes de la fête.Il ne doit pas être loin de minuit, Il regarda sa montre ; elle marquait trois heures du matin.Il s\u2019écria : C'est prodigieux ! Je n'aurais jamais cru que la notion du tes pat s'effucer ainsi.Carmen et Robert eurent un geste d\u2019émoi.Les heures avaient passé vite pour eux.\u201411 faut songer a rentrer, déclura Firmin.\u2014Monsieur d\u2019Alboiz~, je vous prie de nous reconduire au li.ix Ma journée de demain est très remplie et j'ai besoin de repos.Robert offrit le bras à Mme de Saint-Hyrieix.\u2014C'est très gentil tout cela, poursuivit Firmin.Je regret terais infiniment de n'avoir pas vu cette allégresse populaire ; mais je ne dois pas oublier que je ne suis pas venu uniquement dans le royaume de Suède et Norwège pour y consommer des boissons glacces.PIERRE DE COURCELLE, LE MONDE ILLUSTRÉ LE MONDE MODERNE Nous recevons le numéro de février du Monde Moderne., _ C'est bien toujours la maguifique \u2018tovue éditée avec tout le bon goût qu\u2019y :.pporte A.Quantin, l'éditeur si :vautageusement connu, Bb, rue Saint.jenoît, à Paris (France).Quel fini d'exécution, non seulement ans la partie typographique en elle- \u201cme, mais dans le tirage des gravures ! Il faudrait tout citer, il faudrait tout malyser : le cadre de notre publication a« nous permet pas d'entrer dans des .\u2018tails minutieux\u2014et nous le regrettons.Pour l'abonnement, noue donnons tous 1 + renseignements dans notre colonne «hinonces.\u2014_\u2014 CHOSES ET AUTRES -Le prix des farines est très ferme et appréhende une hausse prochaine - celui de l'avoine.En Angleterre, il y a 37,286 poli- r-, 80,000 constables, 611 officiers de 1, police secrète.Un estime que l'enlèvement de la : te dans les rues de New-York, à la =.v de la dernière tourmente, aura ¢ té plus de $100,000.-Le foin est toujours abondant et de «alité médiocre.Le No 1 se vend si), et le No 2 de 853 à 83.50, au i Il vient de s'établir une compagnie viectrique au Témiscamingue.Elle four- mra la lumière électrique ainsi qu\u2019un p voir moteur à plusieurs localités.Les travaux de réparations des différents câbles sous-marins, empluient 37 vires & vapeur, équipés et construits die façon spéciale.En Chine le papier sert aux usages plus variés, on en fait des vêtements, des tuyaux, de la corde, des serviettes, des mouchoirs, ete.En France on fabrique des tablettes de vin condensé.Chaque tablette coûte 3 ts et produit 25 pintes d'un vin très a: réable.\u2018Il y a 2,870 étudiants en dreit a l'université de Paris, et 8,175 étudiants en médecine, dont 154 appartiennent au be cu sexe.Le Catholic Register établit que les catholiques d'Ontario, qui forment 174 pour cent de la population n\u2019ont que Ÿ por ceut des leurs parmi lor employes publics.On estime que plus de 400 Cana- ions ont quitté New-Bedford pour le Canada depuis le commencement de la reve des ouvriers de manufactures de coton, -La Russie vlent de former deux nouveaux curps d'armée sur la frontière de Allemagne et de l'Autriche.Cette nouvelle a causé un certain émoi à Berlin et à Vienne.\u2014L'électricité fait chaque jour de nou- Veaux progrès dans le monde.On si- ule l'existence au Pérou d\u2019une filature ecoton mue par l'électricité que lui fournit une chute d\u2019eau distante de 25 milles.-On donne de nouveaux détails sur le recensement de la population russe pu s'élève à 124 millions d'habitants.epuis 1881\u2014donc en six ans- -cette Population à augiienté de plus de dix millions d'âmes ! C'EST L'AVIS DE TOUS Un grand nombre de sommités médi- \u201ciles conseillent l'emploi du Breume una! pour la consomption.25c lu bouteille.\u201d Ï ! 719 -\u2014Bur près de 200 candidats aux élec- ti'ne d\u2019Ontario, on en compte 20 seulement qui soient catholiques, dont 4 Canadiens - Français : M.Evanturel, à Prescott ; MM.Guibord et Robillard à Russell et M.C.Lamarche, à Nipissing.~ Le Syndicat francais des rubans et soieriea de couleurs, établih Paris, fait circuler en ce moment une carte échantillon de ses nuances où l\u2019on remarque un rose vif, assez analogue à la couleur des cerises, etappeléo \u2018\u2018 Nuance Laurier.\u2019 \u2014C'est Sa Grandeur Mgr Bruchési, \u2018ui prêche le carôme à la cathédrale de Montréal, tous les dimanches à la grand\u201d- messe.A Notre-Dame, c'est le Rév.Pere Hébert, dominicain.Au Gésu, le carôme est prôché comme l'an passé, par le Rév.Pere Lalande, 8.-J., tous les dimanches, à la grand\u2019-niesse.\u2014 près maintes statistiques nous donnant jusqu'à quarante lettres environ pour un mot (en langue allemande) un collaborateur au Pêle-Mêle à cité tout récemment le village d\u2019'Y ; nous citerons donc pour lui faire pendant comme longueur de mot le marquis d'O, surintendant des finances sous Henri 111 et Henri IV.Quelle signature !.Depuis le 6 janvier dernier jusqu'au 5 février dernier, environ 5,445 personnes sout partis des côtes du Pacifique pour se rendre au Klondyke.Les steamers qui font le commerce du Klon- dyke peuvent transporter 1,000 pas- ragers de première classe et 1,500 de seconde.Ils peuvent en outre se char- zer de 8,500 tonnes do fret par semaine.Il y a en tout 22 navires appartenant à différentes compagnies.\u2014 D'après les chiffres donnés par l'administration des douanes chinoises, \u2014-qui ent confiée, comme on sait, à des Européens, \u2014il se trouvait, à la fin de 1895, dans l\u2019ensemble des ports ouverts de la Chine, 10,091 étrangers dont : 4,084 anglais , 1,325 américains, 875 français, 812 allemands, 805 portugais, \u2014 pour la plupart de Macao et fortement teintés de sang chinois,-\u2014669 japonais, 461 espagnols, 373 suédois et norvégiens, toutes les autres nationalités étant représentées par quelques personnes seulement.\u2014-Ce qu\u2019il faut à une femme pour être réputée belle et parfaite : 3 chuses blanches : La peau, les dents et les mains ; 3 choses noires : Les yeux, les cils et les sourcils ; 3 choses roses : Les lèvres, les joues et les ongles ; 3 choses longues : La taille, les cheveux et les mains ; 3 choses courtes : Les dents, les oreilles et surtout la langue : 3 choses étroites : La ceinture, la hanche et le cou de pied ; 3 choses petites : Le nez, la tête et les eds ; 3 choses délicates : Les doigts, ha lèvre et le menton ; 3 choses rondes : Les bras, la jambe et la dot.UN LEGER EFFORT li en coûte peu pour avoir toujours chez soi du Baume Rhumal qui guérit les affections de la gorge.\u2014Sommaire de la Nouvelle Revue du 15 février 1898 : L'armée coloniale, son présent, son avenir, Général X.; Le soleil des morts.[, M.C.Mauclair ; Un grand américain \u2018* Henri George \u201d, M.L.V.; Plutarque de l'Egypte.(Fin), M.E.(Guimet ; Les salons du XVIIIe siècle, Mme de Tencin, M.V.Du Bled ; Le carnaval, M.P.Pourot ; Le centenaire de l'indépendance vaudoise, Mme G.Renard ; dit de l'écn- lier et de la dame de Babylone, M.G.Doncieux ; Lettres sur la politique extérieure, Mme Juliette Adam.La quinzaine : Les provinces ; L'armée ; La marine ; Les colonies ; La critique littéraire ; La critique dramatique ; Les sciences ; Bibliographie ; Le carnet mondain ; Conseils, mode, table des matières.Administration et rédaction, 28, rue de Richelieu, Paris.Les abonnements partent du ler et 15 de chaque mois.mr LES ÉCHECS Vendredi, le 25 février, le Cercle St- Denis, de Montréal, jouait, par télé- | graphe, un match contre le \u2018* Quebec: Chess Club,\u201d réputé invincible.De 7.30 heures du soir, le jeu se continus jusqu'à trois heures du matin, donnant deux parties à chacun des cercles.Il restait quatre parties inachevées, soumises à des arbitres : notre cercle canadien-français en réclamait deux pour lui comme acquises, sans compter la décision qui peut intervenir pour les autres, Nous sommes heureux de voir le public apprécier ces luttes, où l'esprit joue un si beau rôle.Avec le Révd Père Didon, le puissant dominicain de la chaire de Notre-Dame, à Paris, nous, dirons que tous ces amusements, ave les jeux athlétiques, doivent faire par ti de l'éducation de la jeunesse.PROBLÈME No 204 Composée par M.E.Pradignat Noirs-5 pièces nn 58 a BBA Bw Blancs\u20147 pièces Les Blancs jouent et font mat en 2 coups Solution du problème No 203 Blancs Noirs 1F3TR 1P4T 2 D 6 T échec 2RprD 3 F 1 F, échec et mat.si: 1 1 2 D 4 CR et mat le coup suivant.\u2014\u2014r\u2014 QUE VOULEZ-VOUS Il n\u2019y a que le Bunme Rhumal pour guérir rapidement et sûrement les extinctions de voix.\u2014_\u2014\u2014 NOUVELLES A LA MAIN Un bon bourgeois, son épouse sous le bras, crie à un charretier : \u2014Pourquui battez-vous votre cheval comme cela / \u2014 Dame, je n'ai pas de femme, moi.* \u2014FEst-ce que ces souliers sont trop usés pour être réparés ?demandait M.Pingre.\u2014Oh ! non, répondit M.Ewmpeigne.Je pense qu'avec des semelles neuves, des tiges neuves et des talons neufs, ils pourront encure servir, les lacets sont bons.Le professeur.\u2014 Qu'est-ce que nous voyons au-dessus de nous, quand nous sortons par un temps bien clair ?Bob.\u2014 Nous voyons le ciel bleu.Le professeur.\u2014Très bien.Et que voyons-nous au-dessus de nos têtes, un Jour de pluie ?Bob.\u2014Un parapluie.* a * Meudigot.\u2014 Bonne madame, reprenez votre gâteau.Je vous le rends intact.La dame.\u2014 Qu'est-ce qui lui manque donc, mon brave homme ?Mendigot.\u2014Il me fait revenir à la mémoire une foule de tristes souvenirs.La dame.\u2014 Vous fait-il souvenir des gâteaux que faisait votre mère ?Mendigot.\u2014Oh ! non, madame, pas cela, mais il me fait souvenir des cailloux Mme Joly, revenant de l\u2019église.\u2014 Vous auriez dû venir à l'église, ce matin, nous avons en un magnifique sermon.M.Joly.\u2014Je parie que vous ne pouvez m'en diro le texte.Mme Joly.\u2014Si, je le puis.C'était le 10e verset du X VIe chapitre d'Ezéchiel : \u201c\u201c Je t'ai vêtue du linge fe plus fin et je t'ai couverte de soie \u201d.M.Joly.\u2014Hum ! Il n\u2019y a rien d'étonnant à ce que vous avez retenu ce texte là ! le sujet vous est familier.Uni libre-penseur setrouvanten wagon, \u2018avec un bonne femme qui revenait de Lourdes, lui dit : \u2014Eh bien ! vous avez vu la sainte Vierge, n'est-ce pas ?\u2014Certsinement, j'ai même vu saint Joseph et l'Enfant Jésus.Il n\u2019y avait que l'âne que je n\u2019avais pas vu ; maintenant je le vois.le eee ES See Fourrures Trente ans d\u2019expérience me permettent de donner les meilleures Fourrures aux plus bas prix possible.Casques Des plus beaux matériaux sont justement la spécialité maintenant.ARMAND DOIN MANCHONNIER 1584 Rue Notre - Dame En face du Palais de Justice.ETI Gd DIP IIE IIIT 722 IE MONDE MODERNE 7255: Magazine français convenant a toute la famille, 250 articles et 2,000 gravures, le tout inédit.Pour apprécier son importance, demander, 5, rue St-Benoit, Parir.tn spécimen complet, qui sern envoyé gratuitement.A bonnement : un an $4.00; six mois $2.30: trois mois $1.20 : un numéro, ec.LA NOUVELLE REVUE 18, Boulevard Montmartre, Paris Directrice : Mme Juliette Adam PARAIT LE ler ET LE 15 DE CHAQUE MOIS Paris et Seine 801 56 147 aris et Seine : 4 AONNE| Départements 56, 298 15f Etranger.62f 32f 17f On s\u2019abonne sans frais : dans les bureaux de poste, les agences du Crédit Lyonnais et celles de la Société générale de France et de l'Etranger.«Fr Abonnes-vous au MoNDE ILLUTRÉ : le plus complet des journaux illustrés du Canada.Douze pages de texte et quatre pages de gravures chaque sematne.BS ST-NICOLAS journal illustré pour garçons et filles, paraissant le jeudi de chaque semaine.Les abonnements partent du ler décembre et du ler juin.Paris et département, un an : 18 fr.; six mois : 10 frs, Union postale un an : 20 fr.; six mois : 12 fr.S'adresser à la librairie Chs Delagrave, 18, rue Soufflot, Paris, France.que je cassais sur les routes nationales.r- 720 LE ILLUSTRE MONDE VICTOR AOY & ALPH, CONTENT Architectes ot évaluateurs 151, RUE SAINT - JACQUES, CHAMBRE 4 TÉLÉPHONE 2113 DR BERNIER DENTISTE 60, rue Saint-Denis, MONTREAL U.PERREAULT \u2014 RKLIEUR \u2014 No 52, Place Jacques-Cartier, Montréal Spécialités : Reliure de Bibliothèque, Re- llure de Luxe, Livres, Blancs, Ktc.Relieur pour Lx MONDE ILLUSTRE.L'outillage le plus complet et le plus nou- venu de la ville.Une visite est sollicitée.Avez-vous besoin d'une montre ?Nous les vendons si bon ste Marché, que vous ne wiës pouvez vraiment sortir A 686% snns montre.Nous vous 74 LADIES on mentionnons deux : Bacs O{TS Une, Klgin ou Waltham, an +! le meilleur mouvement fait jusqu ici, montre de chasse, marchant très bien magaifiquement gravée, la boîte Dueber est gravée, la couche d'or est épaisse.\u2014 Ne s'tise pas.tirandours pour dames ou inessicurs.-Nous l'enver rons & votre adresse avec privilège de l'examiner: si elle n\u2019est pas telle que nous la représentons, ren voyez-la ; il ne vous er coûtera rien.Si vous la wardez, payez le port et $6.50 : ce n'est que juste.L'autre, boîte très bien gravee, mouvement de pre miére qualité, n'importe quelle grandeur.La couche \u2018or à 14 carats très épaisse.à Nous vous l'enverrons à l'adresse de votre chef de are avec le privilège de examiner, aux conditions de tous nos envois de ce æenre.Si vous l'aimez, payez a votre chef de gare le port et 83%.Envoyez l'argent.vous recevrez en plus une jolie chaîne, port payé, prix Ê vi-d ssus.>, Royal Manufacturing Co.334 Dearborn 8t., Chicago LISEZ LE ew cad La grande revue hobdomadaire DOUZE PAGES, GRAND FORMAT Articles de fonds par des écri vains distingués, plusieurs gravures d'actualité, trois pages de feuilleton et des nouvelles de tous les pays.ABONNEMENT Ville et Campagne .$1.00 par an Avec le choix sur une collec tion de chromo-lithographies portraits de Cartier, Lafon aine, Morin, Mgr Bruchés et autres sujets.Voir notre annonce de primes dans le numéro du MONDE CANADIEN de cette semaine.Rédaction, Administration, Atelier 75, RUEST-JACQUES, MONTRÉAL Editeur Prondaces J.-A.Caratel \u201cC ropr'étaire Administrateur.Un bienfait pour le beau sexe Aux Etats-Unis, G.-P.de Martigny, Mansbester, N.K.Poitrine parfaite r les Poudres riontales, les seules qui assurent en 3 mois le déve- % loppement des for- ; Ines chez la femme et guérissent la x dyspepsie et la ma- Fausses dents SANS PALAIS aon) Couronnes en or ou en porcelaine posée sur de vieilles racines.Dentiers faits d\u2019après les procédés les plus :* ladie du foie $> Prix : Uni voîte, nouveaux, .= avec notice, $1.00:| Dents extraites sans douleur chez Six boîtes, $5.00.Dépôt général pour la Puissance : \u201d L.A.BERNARD, 1882, rue Sainte-Catherine, Montréal J.G.A.GENDREAU, Dentiste, 20, rue St-Laurent, Montréal.Tél.Bell 2818.20206 Ol LIQUEURS ET ELIXIR VEGETAL 6 ug DE LA Le 0 EL, (GRANDE (JHARTREUSE CAR Chez tous les Importateurs de Vins et Liqueurs, Epiciers en gros et en detail.EN VENTE SE MEFIER DES CONTREFAGONS.SEUL AGENT AVEC MONOPOLE POUR LE CANADA: 12 Compagnie d\u2019 Approvisionnements Alimentaires Lee 242, 244 et 246, rue Saint-Paul Montréal.TI TP IR Wh TY TET PRT CHAPEAUX | CHAPEAUX || Nous venons justement de recevoir, des principales maisons d'Angleterre, de France et des tais-Unis, ce qu'il y à de plus nouveau, ct les prix sont excessivement bas.Les formes, pour ce printemps.sout remarquablement bien choisies.Comme d'habitude, notre assortiment de chemises «f de mercerties défie toute compétition sousle double rapport de la qualité et du bon marché.Chemises à ordre, $18,00 à $24.00 Ia douzaine Ce département à acquis une reputat on dont nous sommes tiers, et plus que jamais nous sommes résolus à la soutenir.Généreux & Cie, 227 Rue St - Laurent.F.PAQUETTE, \u201cthts | 80 YEARS\u2019 EXPERIENCE CHIRURGIEN-DENTISTE 249 Rue St-Laurent coin Ste-Cathorine | TRADE MARKS DESIGNS CoPvRIGHTS &¢, Anenna sending a sketch and (description may que .certain our opinion free whether an lhivention 1\u20ac probahly patentable.Communica- tlonastrietly contidential.Handbook on Patents sent free, (dest agency for securIng patents.Patents taken through Munn & Co.receive special notice, without charge, in the Scientific American, Ah ly tlluntrated weekly.T.argest circulation of any scientific Terms, $3 a year: four months, $1.Dentisterie dans toutes ses branches dentier en Allumi- nium plus léger que le caoutchouc, Extraction de dents sans douleurs, d'a- | prèe les procédeés les plus nouveaux.Spéolalités dentiers et couronnes en or.Kxtraction gratuite de dents tous les lundis.ournal.d by all newsdealers.Co,2618roacwar.New York Branch & Cc 625 F 8t., Washington D.OBTENUES PROMPTEMENT Envoyez un timbre pour notre \u2018Guide des Inventeurs.\u201d Nous obtenons plus de patentes pour les inventeurs que tous les autres ingé- incdiles de Modes, Travaux de LE SEUL Journal illustré des Dames qui ublie envirog Cent gravures Mains.etc.par numéro cal LA SAISON GO, Rue de Lilie, Paris Un numéro apécimen envoye gratuitement, vo bonny, q qui est en méme temps le fiche ee littérature saine 1 gilleur marché eotre tous nieurs ensemble, et nous faisons une spécialité des applications, que les autres agente n'ont pasréussi à obtenir.Par de patente, pas de pays.MARION & MARION, EXPERTS.No, 185 rue St.Jacques, Montreal.Tel, 2398.| | Mentionnez ce Journal, | Débentures Municipale Bons duGouvernement et de Chemins de For VALEUR DE FLACEMENT ACHETÉS ET VENDUS Toujours en mains un grand nou! ve de valeurs propres & 8tre déposdes au gous rye.ment ou des placements de fouds on tués.commis.Lea municipalités qui ont besoin emprunter trouveront avantage à se metire en relations avec R.WILSON SMITH, BaTissæ \u2018 BRITISH EMPIRE,\u2019 MONT: taz Achète des débantures et autres valeur 4.sirables.LA LIBRAIRIE ANCIENNE et MODERHE Religion, Science, Arts, Lettres, Litturati:r Livres neufs et d'occasion.Derniéres nouveantés regues chaq: .semaine.Attention spéciale aux commandes ar la poste.DEMANDEZ NOS CATALOGUKS LOUIS-J.BELIVEAU LIBRAIRE-COMMISS IONNAIRE No 1617, Notre-Dame, Montrua Agence générale pour le \u2018\u201c Nouveau Cuuz- Canadien d'Ecriture Droite,\u201d par J.Aher = Gé La Presse\u201d OUT le monde iit | le grand journal parce qu\u2019il satiefu: , instruit, intéresse et amuse tout le mon.n.CIRCULATION L 680,29% COPIES PAR JOUR Seize millions de lecteurs par ann 4 | = N°500 RUE ST DENIS TEL.SEU 7283 MONTREAL ~ MARCHAND ASA Po LA 1 É ET de GUE 51a SEL ET< i de Rows SON ESE GÉN R DYSPEP 1B \u2014 M : DYE PES - ÉPUISEMENT © f econstitusntes KN 8 juratives, f a Deux-Ponte Re ALAVANT IE a AU Dépositaire à Mon "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.