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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 22 janvier 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1898-01-22, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRÉ \u2014 - ABONNEMENTS « \" léur ANNÉE, No 716.\u2014SAMEDI, 22 JANVIER 1895 | ANNONCES : Jn an, $5.00 Six moss.$1.00 | - eee.| La ligne, perinsertion - - - - - 16cm Quatre mois, 81.00, payadie d'avance } BERTHIAUME & SABOURIN.PROPRIETAIRES Insertions subséquentes - - 5 cent Vendu dans les dépôts.- 5 cents la copie | BURKATX 42, PLACE JACQUESA.ARTIER, MONTRÉAL.Tarif spésial pour annonces à long terme 0 = § F8 j N aC) \u201c ANDRÉ THEURIET, de l'Académie française 610 LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 22 JANVIER 1898 SOMMAIRE Texte.Zig-Zng, par Rodolphe LeFort.Poésie : Cloche nocturne, par A.Segard.-La plus belle fleur d'une tombe, par Aimée Patrie.M.André Thouriet.- Poésie : Voix de l\u2019exil, par A.Tru.dean.Conte acadien : La cloche qui pleure.par F.Picard.-\u2014 Nos gravures.- Des eadeaux.- Hommage à l'Intini, par S, Benudet.\u2014-TThéodule et son renard noir, par H.de Puyjalon.- Monsieur Jules, par Herimance.Petice poste en famille.Ecole littéraire de Montréal \u2014Feu M.l\u2019ierre Poulin (avec portrait).\u2014 Monudanité.La premiere femme au Kloudyke.\u2014A ln mémoire d'El- zéar Dufort, par A.Hurteau.\u2014Faits scientifiques, Bibliographie.Jeux et amusements, \u2014 Choses et autres.Feuilleton : Les deux gosses.Gravoues, Portrait de M, André Theuriet.-La pre- micre femme en route pour le Klondyke.\u2014Le commerce des serpents aux Indes : Captures aux bords du Gange.Portrait de M.Alphonse Dau- det.\u2014 Le bonhomme de neise : Le tir à la cible.\u2014 Gravure du fouilleton.- Devinette.PRIMES A TOUS N- LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'\u2019autres jouruaux paient 4 des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre jour nal peut, de cette sorte, vépartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 82, §3, &4, 853, §10, $15, $25 et 850.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MoNDE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l\u2019assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.TEURS Enfin, Rome à parlé ! Nous vous avions dit que, quoi que nous dise le Saint-Père, rien ne nous étonnerait, rien ne nous surprendrait, rien ne nous rebuterait.Habitué, dès avant que de parler, à regarder le Pape cumme Docteur suprême de l'Eglise, Pontife et Roi ; habitué à ne pas discuter les ordres ou les avis de notre père qui nuus enseigna le respect absolu envers le Père commun des fidèles, nous acceptons avec soumission et avec joie tout ce que nous ordonne le Pape, regardant le moindre de ses désirs comme un ordre auquel nous ne voudrions, pour rien au monde, désobéir volontairement.Que l'on ne croie pas notre soumission aveugle : nous mettons sciemment notre raison au service de notre Foi ; à la lumière de celle-ci, nous élargissons jusqu'aux plus vastes horizons celle-là, et nous arrivons ainsi à obéir au Pape avec l'immense amour avec lequel nous obéissions au meilleur des pères.Aujourd'hui, nous ne dirons rien du document mal LE MONDE ILLUSTRE gistral traçant ln voie à tous ceux qui veulent être de bonne volonté.Nous nous contenterons de dire que nous connais- KOUR ABSEZ NOR gouvernants pour affirmer leur «lévoue- ment à la cauxo sacrée de la religion, au respect des droits imprescriptibles du père de famille aur ses enfants.Nulle loi n'est juste, devant Dieu et lea hommes, qui porte atteinte aux droits des parents sur l'instruction religieuse qu\u2019ils veulent donner à leurs enfants.Voilà pourquoi, cette idée qui fait duucement son chemin doit être développée et mise en pratique : d'une section, daus nos l\u2019arlemients, de catholiques tout court sans attache à aucun parti politique.Les catholiques.en Prusse, transportent la majorité où hon leur semble, au mieux des intérêts du peuple.C'est à quoi l\u2019on devra venir en notre pays.Et ce sera l'ère de bonheur aui commencera pour le peuple : parce qu'il aura des homnes à principes fermes, décidés à ne chercher que le juste avant tout, et à ne vouloir que lex mesures capables de contribuer au développement de l'agriculture, du commerce loyal, capables aussi de protéger le pauvre, l'ouvrier, lea petits.Il est souverainement inique d'entendre dire\u2014 et d'en avoir les preuves malheureusement-que les lois ne sont faites que pour protéger le riche, le fort, le puissant ! (\u201cest lo contraire qui doit exister : c'est la base de la Religion, c\u2019est l'objet de l'éternello revendication de Papes ! l'encyclique aux Cauadiens nous le prouve surabondamment La pauvre Espagne, ruiniée par In guerre qu'elle a eru devoir soutenir coutre les Cubains demandant, en sonne, l'exercice de lets droits, l\u2019épannuissement de leurs libertés, se voit menacée du Héau épouvantahle de la guerre civile.Nos lecteurs n'ont pas oublié la vilaine tragédie jouée par Don Carlos en 1870) : sur les champs de bataille de cette lutte fratricide, notre cher compatriote, Hughes Murray, lieutenant aux Zouaves Pontiticaux, trouva une mort glorieuse.Autant le frère du prétend «nt, Mgr don Alphonse, aussi lieutenant aux Zouaves Pontificaux, a droit aux égards que l'on porte à la vraie noblesse ; autant len mérite peu le jouisseur quia nom Don Carlos.Dur envers les siens, têtu comme une mule des Pyrénées, de religion et de conscience d'une étrange élasticité, le prétendant joint à cela la cruauté froide : car il doit être cruel, pour ne point reculer devant les larmes et le sang qui inondent toujours un pays livré à la guerre civile.Nous croyons, en notre âme et conscience, fort juste une insurrection d\u2019un peuple opprimé dans sa liberté religieuse et dans ses libertés civiles : nous savons que, pour ètre justifiée aux yeux des gouvernements étrangers, cette insurrection doit être victorieuse à tout prix, sinon, les meilleures intentions sont traitées de rebelles, de perverses.Mais nous croyons aussi, en notre âne et conscience, que celui qui fomente une guerre entre frères, fût-il don Carlos, Napoléon III ou autre Sarde, n\u2019est qu'un vulgaire malfaiteur.Un grand journal, portaut la date du 30 décembre dernier, parlant des domaines que se taillent en Chine les grandes puissances d'Europe, disait avec mélancolie : ** Etrange concert, que ce concert européen ! Les grandes puissances de l'Europe ne s'entendent que pour piller les faibles.Ce sont les Chinois au- jourd'hui qui paient la musique.\u201d Piller les faibles !\u2026 Il faudrait pourtant s'entendre, que diable ! La langue française finirait-elle, décidément, par ne vouloir que dire le contraire de ce qu\u2019elle dit ?\u2014Les Chinois, faibles ?\u2026.Quatre cent millions d'hahitants, contre l'Europe réunie ne comptant, elle, que trois cent quarante millions d'habitants, en chiffres ronds ! Ce n\u2019est ni notre faute, ni celle de l'Europe, si les Chinois sont des.Chinois, ce qui niguitie des hai- bares, des ploutres, des imbéciles, tout ce flue vous voudrez.Et l'Europe a fait une grosse bôtise, le jour où elle a arrêté le Japon opprimant aussi, lui avec ses quarante millions d'habitants, les faibles (hij.quatre ceut millions ! Les Anglais opprimient les Asiatiques, los A frienins, apitoyez-vous sur le sort dos esclaves changeant simple ment de maitres -et laissez l'Europe diminuer |.danger imminent de l'invasion chinoise, c\u2019est-à-dirv, une réédition des grandes migrations des Goths ot il.Visigoths aux ITle et IVe siècles avec des A laric pour chefs, ou des Huns au Ve siècle avec des Attils \u2018 Dieu préserve la civilisation -dans l'ancien ou dus le nouveau monde \u2014de ces monstres de l'humanit.Un grand banquet \u2018donné au Maire de In vill Montréal, S.H.M.Wilson-Stnith, réunissait le 1° 11 ce mmoia l'élite de ln population et nos plus grart- hommes d'Etat autour du héros de la fète.On remarquait, parmi les convives, 8 G.Mur | chéai, archevêque de Montréal ; Son Excellence 1.r4 Aberdeen, gouverneur du Canada ; l'hon.sir Mi: 0 Laurier, premier ministre du Canada : l'hou.M.4 1 Tarte, ministre des Travaux Publics du gouvernen.fédéral : l\u2019'hon.sir Ad.Chapleau, lieutenant-gous.- neur de la province de Québec ; les plus hauts de à taires des différentes sectes prrotestantes et qua: -.de personnages illustres.Nous avons vu les premiers numéros d'an jour édité, rédigé, composé, imprimé par des femmes, 1 1, que des fomimes.Le titre de ce journal ?Le Fi Avouez que c'est gros de menaces | Nous nous empressons de rappeler notre pre + respact pour le sexe faible.On nous taxera, à n° 1 tour, de pleutre, de trembleur, puisque le dit sex appelé faible uniquement par euphémisme, qu'il est, en réalité, le sexe fort.Tant pis pour nous ! tence, de notre profond respect, et passons als de.conscience voulons-nous dire.Nous avons vu des articles signés nurscelin pourquoi cela / Ces datues ant dit que leur journ.+ entièrement fait par elles : à quoi bon voutenur pu Nous reprotestons, ave .de ces dames.de lear 1 cor que ce n'est pas exact { Ont-elles besoin des he .pour faire leur journal ¢ Elles duntient, dans leurs colonnes, à hote manger.Quand je dis à manger, c'est par.© nie ; à boire kuffit amplement.de choses qu\u2019on pardonne aux honnnes, parmi les s il y à tant de détraqués ! Je connaissais bien Louise Michel ; Je ve va la Théroigne et ses sublimes satel ites disant +! nous qui sont les prrincesses Mais, entre hommes, mes frères, je vous avonerai que java gardé ces.créutures comme cles détraquées aus La femine est au être pétri de bonté, de not de sentiments, de grandeur d'isne.Elle est, ÿ- nature même, mieux disperée que nous à conns wimer et divmité que homme ct Cert une femme qu, ~ fut choisis pour être Mere, restant Vierge, de vinité même.Elles nous abreg.servir Den elle se rapproche plus - Tout ce qui, chez les femmes, n'est pas ce 5 idéal que nous côtoyons sans cesse, qui nous eo © dans nos malheurs, nous soutient daus nos lu nous rend forts par ce seul mot murmuré en un - 1 d'harmonie céleste : ** Je t'aime *.\" ; tout cn n\u2019est pas cet être idéal, disons-nous, est une sou \u2026« superfétation sur le globe, presqu'une monstre Un brave campagnard à qui je parlais de ce jor 0 et des articles un peu.libres qu'on y trouve, donné le vrai mot la-dessus, et je le rapporte tel l\u2019a dit : - Vous dites, muonsisur, que est Le Fro le journal de ces dames ?\u2014 Soyez tranquille, çà n'est joe ben dangereux : vous savez ben qu'elles ne gr jamais drette ! æ = \u2014 a\u201d LE MONDE ILLUSTRÉ 611 CLOCHE NOCTURNE \u201ctache, qui dune l\u2019a fuite atnai sonore, À cluche, Qui midtiplie ainsi les ondes de ta voix kt les propage au loin comme un long cri d'effroi Que lex monts réveillés portent de proche en proche ! Duns ce blue de métal qui semble aveugle et sourd, Qui done a wis une dme «ux hvanaing fraternelle Et qui fait retentir cette plainte éternelle Dont le battant de fer frappe le rythme lourd ?0) eluche, vette nuit j'ai vie ta gueule sombre A l'heure fatidique où s'égrène minuit Tour à tour apparaître et entrer dans lu nuit, Formidable et faisant d'inmenses trous dans l'ombre.Toute le tour craquait sous ton puissant effort Et, soude, l'étant anise en branle de toi-même, T'raqique, tr hinlais dans un eppel suprême\u201d Une mencere occulte et comme nu chant de mort.» leementalion funèbre et souveraine ! \u2018las ténébreux qui me pénètre jusqu'au cœur, Er qui semble porter dans su Lorde rumeur Le douleuveux échos des trahisons prochaines ! ACHILLE SEGARD.\u2014\u2014 >< .de leurs flancs secoués, les vigodreux animaux sent for traits, tandin que les hones ne peuvent leur 4j ter aucune allégeance.Les deux Anglais sont fous de rage : les Dlasp ns tie cessent pas, les malédictions pleuvent sur Late lage, sur le temps, sur In cloche, sur de cheunt.sur Dieu.ne veulent plus, ne peuveut plus avancer, la nee Le traineau est nu wihieu du pont, les ofa leur arrive au poitrail.Les mécréants frappent «caps redoublés, les yeux leur sortent des orbites, leur 1\u20ac seche n'articule plus que des cris rauques de fous aux ahois\u2026 ces explosions de foie glissent sur l'an me Hinceul, vont se perdre dans la houle grandis-ccede lu maline brisant à la houque du lae Bras-d'Or.D'une furie d'enfer, ils fouetteut, puis harry cloche, s'acharnant à la croix cravée duns l'art.un son, grave, lone, suppliant comme une plaint.il frappent si fort, que les bois, les manches de fat se pulvérisent sur la cloche qui géasit à chaque co.Une fois encore, ils inventeut un blaspheu- plus cutrageant les hoœufs, épouvantés, se cabrio.Ie bondit, comme ln foudre éclatant, le pont vacille un trainenu In doche denne un coup + nble H, craque.et s'effondre avec un bait tervitiant *.® » Pre ia ferme, les gens épeurés du long 1 ies hommes, sont allés à leur rencontre.Partis x dn heures du soir, ils marchent longtemps suns rien cer, sans rien entendre.Ils ne sont distants que Lu lieues de Louishoury : mais la meige est stineco que leurs raquettes mêmes s'y enfoncent ils ne on aller vite.FH doit être près de minuit.Noudain, un des enfants d'avant-varde sa écoute.Les autres l'ont rejoint \u2014Qu'est ce donc que tu entends /?detente > - Ecoutez \\ cet tustant, un ébrantemenut prodisteux + \u201c \u2019 !,.dit-il ln gorge serrée.une vague d'aur qui les jetait prar terre Se relevant, ils se hatent autant qu'ils le; avres dix oanates d'efforts surhineans, rs 0e n le pont.Aver hen reur, ils voient le pouf romp, Hi tl trace noire au dessous, la mere tachée de ps houe nu lo.Mais à leurs preds, venant des entrailles rie GIL soù parvemsut à leurs oreilles le son ture nvec, dans ss modulation éperdue, de lonzs les atterrant, les gglaçanst d'ettroi ! Depuis lors, le vmgt-cuy décembre chaque annee, on entend duus la nuit s'élever du marais, an rovers des zlaces et des neiges, Un son argentin qui raviralt l'âme, s'il n\u2019était en même temps une dechirante plainte.Le vénéré M.l'abbé A.Thérien, le dom H-+ \"de la Maison de Réferme de Montréal, qui habia de longues années l'Acadio pour au santé, me dost voir entendu ces sanglots, et n'avoir pu retomir lu mene ses larmes à cette infinie déaulation | I} pris jeu?les xacrilèges : mais toujours, dans la nuit de Noel a a.\u2014\u2014\u2014 men men es a winuit juste, le las argentin, doucement éperdu, counne Un suprême reproche aux persécuteurs monte du vnurais, où à voulu s'ensevelir ls plaintive petite Cloche qui pleure Les JY ce.- tete a .~ \u2014\u2014\"\"\" \u2014 + pe NOS GRAVURES ALUHONSE DALDET Fan sa qualité de journal | ttéraire, Le Monbe H.- SRE ne peut se désintéresser de rien de ve qui uche tout particulierement à la littérature.C'est ainsi qu'il publie aujourd'hui le portrat de VU André Theuriet, élu ncadémivien dans le courant IROT, wus qui Vient seulement de prendre PUSBER- ou de son siege.C'est ait également que nous publions le porteut M Alphonse Daudet, unis a la mnémoire de celui- l'est mort, en effet, quand allait fine l'anuée, le 1 dlécenibre dernier.\\phionse Daudet était né à Nunes (Gard), en 1840, V étaient douze enfants.À force de travail, il parvint \u201cre maitre d'études : ses études n'étaient pus finies, «0h fui fallait gagner sa vie.li composa plusieurs pieces pour le théâtre, écrivit pauses adinirces sur l'année de lu guerre, sous le vde 1 < Lettres à un absent.C'est lui qui écrivit Cetin e Tarascon : Mais ce qui le mit surtout en mete, co fut son livre couronné par l'Académie fran- due: Fromont jeune ++ Risler ain VV écrivit quan- 0e d'autres ouvrages, qui prétérent, pour la plupart, des pieces théâtrales.\u201cmn ouvrage finimeont satirique l'Inunortel fu* certes couse pour laquelle il ne fut point élu membre de \\-ulémte, quoi qu'il en ([Ât tres digue.Hone fut jamais volontairement itnmoral ; mais il mu dilficile d'atteindre au succès, aujourd'hui, la- \u201cas out toi, sans latter les basses passions de la foule \u2018 [est mnort chrétien convaineu .c'est plus beau que tre mort aesdémicien Frumin Picane.LE eme LE MONDE ILLUSTRE \u2014~ = BONHOMME DE NEIGE Lux enfants de l\u2019école après avoir récité leur leçon d'histoire du Canada ; la tôte remplie encore des hauts faits de leurs aieux, ont voulu établir une sentinelle qui pit terrifier l'ennemi, supposé que l'eunemi se fût présenté devant le village.Hs ont bâti, en neige, un énorme habitant, ayant bien et dûment son brale-gueule entre les dents, L'ennemi n\u2019a qu\u2019à bien se tenir ! Hélas ! au lieu de l'ennemi, je vois un bataillon, mais ce bataillon est en.jupons ! Cela nu les enm- péche par d'être braves.Voyez, comme elles s'en donnent ! Après des feux de peloton bien nourris, une des.amuzones à pied a frappé le stoique gardien près du chapeau.Une autre l'atteint.\u2026.ais oui, c\u2019est au cœur Tant ol est vrai que lu nature ne perd jamais ses droits.Mais, pus de réflexions biscornues : laissons s'amuser tout intocemment ces bonnes jeunes filles.Elles ne déuivliront tout de wéme pas lo Dorndonane de Neige ! COMMERCE DE SERPENTS AUN INDES Des goûts et des couleurs, disaient les scolastiques de moyen-age, il ne faut pas disputer.C'est bien vrai, dans le cas actuel.Le commerce des serpents |.Voila vie idée / Hest vraiqu'ils- fat bien un comrnerce atroce des poisons les plus subrils, les plus dégradants : roumains où mauvais journaux Les pauvres Hindous sont donc fort excusables de ne fière que le commerce alcool sous toutes ses formes.de serpents : de ceux ci, du moins, « l'encontre des autres, on peut se garer ! Sur les bor ls du Ganze, fleuve de sept cent soixante- quitize lieues de long dans l'Hindoustan, le tleuve sacré de ces pays d'Asie, il y à autant de serpents que le tleuve lui-miênie contient de crocodiles : ce qui n'est js peu dire.Les Hindous, après avoir choisi un endroit favorable, mettent le feu aux grandes herbes sur une longue ligne droite : le vent pousse le feu.le feu pousse naturellement les serpents.A un endroit où les herbes ont été fauchées, le feu s'arrête : mais lit se trouve un inmnnense tilet, retenant les pauvres reptiles qui sont vite ficelés, emmailtotés, fixés sur des hranbous pré parés d'avance.Voyez la triste \u201coure que font ces pauvres antniaux * RE Lu cloche donne un coup terrible, le pont vacille\u2026 craque\u2026 et s'effondre.\u2014 Page 612, col, 3 T= TE re 613 Ces serpents peuvent se dresser : tandis que les ani- \u2018uaux sauvages autres, duivent être pris tout jeunes si l'on veut en obtenir quelque chose.Ces serpents sont dirigés sur Caleutta, capitale de l'empire des Indes.Il en meurt plus de la moitié.mais cela ne fait rien aux Hindous.ni à nous non plus, n'est-ce pas ?\u2014\u2014 a As L'an pi jt at « Ë i a da Ls oh \u201con oh Ea ey 35 vi * % + ot He dn, we PA % en + Ta © eo + f &* A v7 A se Pt > Ré gr \u2018et ss æ 7 Ed at 4 ae, A» \u201c3 ) 3 ad pe À $ a 214 1d \u2014_ e 24 ; $ J PE » £ 3 \\g Ad Nl + x A ve + ¥, = { Fe 1 Pig + ur fn > 4 Ei fe sath Be Pw 2 Ne j ¥ = 7 hy a « Zz .2 hit pmo re # 44 w \"f 4 , 5, 8 + \u2019 + SHA hy : ra ¥ a or > .RY.' we.us a pa) I) 2 +e » X }, $1 \u2019 # £ Fe Ye » TR À FIGE .at ae REY 4 iy 5 Eu CW ot 7 Ress Vv A) 7 AY = oy 2 W Fa 2, Tt nN X A LE * ; * ce a > SE sé 7 8 LA ANGELS iS o & N NS ; Ed we À st A va\u201d \u20ac oo ow 3 a TRY & AN SR dt \u2026 A .x NE A \u20184 A aN = \"A ED se ene = el NE In A tv TF PONMOMALL 1.ht ay a ft a > Peu \"eve 8 Lot a i ÿ ; ax > 5h { war # \u201cE a | 7 4 \u20182s -e 2> aA, 5; fa ts as BEL ad J, Sen, > AN or 2) PE) * 3 [4 yi RR ny A 0 .Ra _ + Sy Es z ie NY li 6° W SRA ER oF ! 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