Le Monde illustré, 21 août 1897, samedi 21 août 1897
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS.- * lue ANNÉE | so EE nur lun ANNE, No 694.\u2014SAMEDI, 21 AOUT 1897 Quatre mus, 81 UV, payarie d'utanre i ANNONCES: .= cree 1 \u2014\u2014 ee em La ligne, par insertion « .10 co Vendu dans les depôts = + Â rents lu cope | Bu BERTHIAUME & SAGOURIN, PROPRIETAIRES, frsertons opens recèle Let j UREAUX, 42, PLACE JACQUES-CANTIER, MONTRÉAL.| Turif spécial pour annorces à long terme DANS LA PRAIRIE, tableau de M.André Rixens LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL.21 AOÛT 1897 SOMMAIRE Eutre Nous, par Léon Ledieu.A bâtons romps, par Go Po Labat, Dans la prairie, par EP.Poésie : Paysage, par EL Nelligan.Une chasse aux tivres, par Jules de Walcourt.Bi bliographhie.Travaux de dines, (avee gravure), par Sayiviane Les Injoux à la node.Faits scientifiques.Poésie - Débuts poétiques, pau Jo- saphat Veruer.Cheonique enropécute, par R.Brunet.Au lae Nonuningne, par F.Picard, Petite poste en famille.Nécrofogie : M.Adolphe Lecours (avee portrait), Croix et anneau de Mer Druchési (ivee gravures), Un tour decaurte.La mode.Choses etautres.Feuilletons : Les deux Gosses, par P.de Courcelle.Mariaunic, par André Theuriet.Texte.= GHAVURES- Dans la prairie.À travers le Canada : Les excursiontistes traversant le Grand Nomi- ningue à bord de l'Hérondelle : Les exeursion- uistes hôtes de M.Désormeaux, au lne Chaud.- Le départ de l'explorateur Andrée pour le pôle Nord.Portrait de M.Andrée.Gravure de mode.Portrait du Dr Chs-Auvuste Prévost.Devinette.Gravure du feuilleton.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte où la commission que d'autres journaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses elieuts, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sout au nombre de 94; soit, 86 de une piastre chacune, et puis an des divers prix suivants : $2, $3, SL, 85, 810, &15, £25 (1 £50, Nous constituons par là, comme les zélateurs du MONDE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le méme pie de rivalité ; c'est le sort qui décide entr'eux, Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée, Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.EYES dE NPN OL NP pT 27 Sh ve wvevwvrvrve + Les articles sur les mines sont tout ce qu'il y a de saison, et un journal qui n'en publicrait pas au moins Un par jour, risquerait fort de voir baisser sa cireu- lation d'une manière tres appréciable.Vraies où fausses, il faut tous les jours des nouvelles trés fraiches, des récits palpitants, et chacun s'exerce à fauve vibrer chez ses lecteurs une fibre quelconque, joyeuse où triste.Le seul but est de secouer l'imascination du publie et Dieu sait si on l'a atteint.Du haut en bas de l\u2019échelle sociale, il n'est question que du pays de l'or, des tuoyeus d'exploiter les mines ot\u2026 les tnineurs.Le bonhomme La Fontaine, qui n\u2019était point tant bonhomme qu'il semblait l'être, à erit une fort jolie fable que tout le monde à lue, mais que je conseille aux futurs mineurs de relire encore une fois : c'est celle du Singe et du Chat : Bertrand avec Raton, l'an singe et l'autre chat, Commensaux d'un logis, avaient un commun maître.D'animaux malfaisants, c'était un très bon plat : Ts n\u2019y craignaieut tous deux aucun, quel qu'il j ût être._ LE MONDE ILLUSTRÉ Trouvait-on quelque chose au login de pâté, L'on ne s'en prenait poiut aux geus du voisinage Bertrand dérobait tout ; Raton, de son cûté, Etait moins attontif aux souris qu'au fromage.Un jour, au coin du feu, uos deux maîtres fripons Itegardaient rôtir des marrons : Les escroquer était une trés bonne affaire : Nos gulants y voyaient double profit à faire ; Leur bien premièrement, et puis le mal d'autrui.Bertrand dit à Raton : Frèro, il faut nujourd'hui Que tu fasses un coup de maitre ; Tire-moi ces marrons.Si Dieu m'avait fait naître lropre à tirer mnarrous du feu, Certes, marrons verraient beau jeu.Aussitot fait que dit : Raton, nvec en putte, D'une tuanière déliente, écarte un peu les cendres, et retire les doiuts .Puis les reporte à plusieurs fois ; Tire un marron, puis deux, et puis trois en eseroque : Et ce peudant Bertrand les croque.Une servante vient : adieu, mes gens.Raton N'était pus content, ce dit on.Mais, observera sans doute plus d'un chercheur d'or ch partance, jo ne suis pas si bête que Raton et, en aduvettant que je sois chat, mes griffes pourront faire helle besogne.Tes griffes, pauvre ami, tes griffes travailleront neuf fois sur dix pour Bertrand.Cultivateur qui engages ta terre, la terre ou tu es né, la terre que tu as arrosée de tes sucurs, la terre où tu gagnes ton pain, la terre qui nourrit les tiens, la terre que tu viens d'hypothéquer pour te procurer les moyens de te rendre aux terrains miniers, dans le vague espoir de faire fortune, es-tu bien sûr de pouvoir la libérer des chaînes que tu lui as imposées Non, Raton, mais Bertrand est bien certain, lui, d'avoir fait an bou placement.Les intérêts sont lourds et, w'ils ne sont pas payés à échéance, In terre le marron-lui appartiendra.Travailleur aux bras robustes et à l'ercarcelle peu garnie, qui pioches et laves le sable et le gravier, de l'aube à la nuit, bien souvent l'or que tu trouveras servira à peine à te procurer de quoi ne pas mourir de faim.Car il faut manger !h-bas comme ici, plus qu'ici même, car le froid et le travail te font dépenser plus de forces, qu'il faudra récupérer sous formede sur plus de nourriture, à peine de dépérir.Et c'est là que Bertrand te guette, Bertrand qui n'est pas nuineur, Bertrand qui ne travaille pas comme toi, qui ne cherche pas d'or, mais qui est teut simplement marchand de toutes sortes de choses qui se mangent et qui t'attend derrière son comptoir, dans son magasin, ses balances prètes a peser ta poudre d'or.Tu veux manger, mineur / Tiens, voici de la farine, ce n'est que 82 lu livre, du thé 86, du sucre £5, du lard 82 ete.ete, le tout à l'avenant, et ta poudre d\u2019or s'on va de ton sac dans la balance, de Ja balance dans la caisse de Bertrand.Mineur, tu vois bien que tu joues le rôle de Raton, Toutes les compaguies de transport, chemins de fer, bateaux à vapeur etc.te font les offres les plus allé- chautes, chercheur d'aventures ; on aura bien soin de toi, où te fera voyager très confortablement par terre et par mer et cola te coûtera la bagatelle de £200 pour te transporter sur le rivage de l'Alaska, d\u2019où tu auras a payer encore pour aller plus loin.Or, aucune de ces compagnies ne s'occupe des mines ; leur rôle se borne à exploiter les mineurs, mais leur hénétice est certain à l'aller comme au retour,-\u2014 si retour il ya! Elles remplissent le role de Bertrand.#,* Et puis, enadmettant que l'on trouve de l'or en quantité, la situation des mineurs favorisés par la fortune n\u2019est déjà plus la même que celle duns laquelle se trouvaient les preniiers arrivés.Ceux-ci étaient entièrement livrés à eux-mêmes et n'avaient à lutter que contre le froid et la faim, c'était le combat, la lutte avec le hasard, mais ils n'étaient pas exposés aux nouveaux dangers créés par Bertrand pour mieux exploiter Raton, Bertrand prend différentes formes pour en arriver à wes fins.Il tient maison de jeu, café concert, se fait débitant d'alcool et exploite même parfois des industries inavouables, car il y n Bertrand honnête et Bertrand canaille.C'est Bertrand canaille qui tient maison de jeu of C'est grâce u lui que l\u2019on trouve aujourd'hui au V.kon, plus de jeux de cartes que de livres de piété.Co w'est pus une chapelle qu'il s'est fait oxpedi d'abord, mais bieu un piano.Concest par un prêtre qu\u2019il a demandé ; mais bar-keeper habile à préparer les plus horribles \u2026 tures, On dit même qu'il se fait envoyer une briser volante de drélesses, alors que les pauvres mit out besoin de sœurs de charité pour soigner |, misérable corps et réconforter leur cœur désesqu Cu sont ces femmes aduarables de dévouement.leur parlent de Dieu, de leur mere, de ceux ge.aiment, des êtres chers qu'ils ont laissés au loin, leur faut, et nou des polissonnes.Mais, Bertrand camille se woque pas tial du ce.du cœur et de une de Raton faut ! : C'est son op qu'il *,* Votre conclusion, chroniqueur de ue augure, est done que personne ne doit aller au Vu puisque d'après vous, on est sûr d'y ètre vol s'y perdre corps et dune ! Pas du tout \u201cloin de moi l'idée d'aller au- catremes Let je m'aperçois qu'il s'agit de me bien comprendre.Ce que je crains, et ce en quoi mou désir est de mettre en garde, c'est que beaucoup de braves abîmés des meilleurs intentions, he s'engaure: l'aventure, sans retléchir, etne lâcheut la prote l'ombre.Dire que personne ne réussira, serait absurde, que nous avons déja des preuves du contraire, nv faut pas croire qu'au Yukon, les alouettes von: toiuber toutes rôties dans la bouche, sous fon pépites d'or.Alors, vous convenez done que quelques uns.tis pauvres, réussirent et reviendront riches / Parfaitement, et tout mineur se trouve ex ment dans la position du simple soldat gui pee: sa giberne le baton du maréchal de france combien arrivent au maréchalat / Et cecitmue remet en tuémoire l'anecdote du chal Ney.J'ai cité tout à l'heure une fable, nu.nant, il s'agit d'une histoire vraie, de quelque quéoest arrive.Un jour, c'était à lu tin du premier empu civil, un pékin, jaloux peut-être des lauriers du de la Moskowa, s'oublia jusqu'a dire en sa pr.qu'après tout, cela n'était pas si ditticile que de uir maréchal de France.Une s'agissait que de se fuire tuer.C'est vrai, dit le tuaréchal, rien de plus - Tenez, jeunc homme, si vous voulez être mare vous jure, sur l'honneur, de vous céder men 1.condition de faire ce que je vais vous dire.Que faut-il faire, monsieur he maréchal.pres ?~~ Vous allez vous placer à cent pas de, Juidiu et vous nurez le droit de vans prone droite et i gauche.Est-ce tout, monsieur le maréchal ?\u2014 Non, ce n\u2019est que la première partie du J'ai joué pendant Vingt cing ans, Quand vous « position, je ferai venir un hataillon d'ufante- tirera sur vous de midi à six heures du soir.~ sortez vivant de cette epreuve, vous êtes ur France.Main.mais.n'y a pas de mais.Jai essuyé le teu d'à pu soixante mille honnnes qui me visient, pela carrière.de n'ai pas été tué.Vous avez ruson cote ça qu'on devient maréchal.Seulement liv Je chien dent, il ne faut pas être tué.Le jeune hotume comprit la leçon et s'excusa *,* De même qu'il s'agit de ne pas se faire pour arriver dans l'état nuilitaire, \u2014et encore el mettant qu\u2019en ait tout le talent voulu pour rer | \u2014 Lu position, il faut au mineur une chance exception- noîle pour réussir.Lus terrains miniers de In Californie étaient couverts de tombes dis les premicres années de la découverte de ler, et cependant le climat était meilleur et los dif- ticultés du voyage bieu moindres qu'en Alaska.Il y n à peine deux aus que lou va au Yukon, ot déjà le voyageur peut proudre pour guides do sa route les croix qui percent la noige ct dont chacune indique la derniere demeure d\u2019un vaincu de la lutte pour Por, L'honume qui gagne de quoi vivre et élever ses eu- fonts, en travaillant même durement au pays, n'a que faire de risquer l'avenir de sa famille pour courir les aventures.S'il le sait, s'il engage pour cela le peu qu'il possede, il faillit à l'engagement qu'il à pris.au serment qu'il à fuit on se mariant.Malheureusement, les récits de quelques sventu- turiers qui réussissent le grisent, lui montent Vinagi- nation, et quand la folle du louis y devient maîtresse, Lu raison s'en va et la misere est bien près d'y entrer.Quant au célibataire qui ua pas charge dunes, vi- coureux, sain, dur à son corps, et qui a de quoi payer largement son voyage et subvenir à ses besoins pen- la neuf chances sur dix de revenir les mains vides ou de ne dant uni an, celut-là peut aller aux mines.pas revenir du tout, urus il a une chance d'arriver à la sance, Il ne risque que sa peau, et.À fortune ou à li vinct cinq aus, on en fait fort peu de cas.Lt puis, personne ne souffre de la disparition de celui qui saccombe, personne à part une mérequi pleure et un pere qui regrette toujours l'enfant qui ne revien- dura janais plas au foyer.*,* de sais biens que c'est prècher dans le désert et pue les conseils sages n'empecheront jamais les fous den faire à leur tête écervelée.De l'or cntrouser, La Benuce en est remplie, seulement.il \u201cwads ny a pas besour d'aller si loin pour ssuait de le trouver.StL plupart des gens qui s'en vont au Yukon se Sudiquaient et ruettaient en commun l'argent qu'ils vont donner aux chenunis de fer et aux vapeurs, ils tormerstent Une con.paguie puissante qui acriverait cortatnement i retrouver les lits des aucieus cours l'eau qui venferasent des quantités d'or incaleulables.Tous les geologues sont d'accord sur ce point.CHE n'a pus réussi jusqu'i présent, c'est vrai, mais i ne tant pas oublier que Fou n'a jamais travaillé Jaane de tres petits capitaux et en se heurtant tou- usa des questions légales de propriete qui ont v-paru aujourd'hui.Miantenant, tout est changé, où peut s'établir a use et obtenir un chaine à de bonnes conditions.On ue dit même qu'oue compagnie vient de se former heste pour fure des recherches sevieuses dans la Lee, Ine semble que le succes se trouve de ce côté Ta, \u201ctout prendre, on est certain qu'au toits notre dent restera dans le pays, > Mines à droite, mines à gauche, mines partout ! \u201cno vteut de découvrir, dans Le Gaspésie, Une maine mercure à d'état natif.Dans wane région, les quats de pétrole augmien- «toujours, Du cote d'Ottawa, où trouve du fer chromé « chaque taut, et le fer chrome à une «rande valeur, comme oN le SV n découvre du mica, de l'atuiante, du cuivre ote, : Un peu partout, Notre province a de grandes ressources, soyez en >> uuus la Beauce, les Cantous de l'Est, la Gaspésie, © West pas assez loin ! On ÿ va eu chemin de fer, on \u201cX erévo ni de faim, ni de troid, alors, ce n'est pus la cine de s'en oceuper, Ce qu'il faut, \u20ac est l'inconnu, les risques à courir, et, vhacun dit comme le vieux Malherbe : Les dangers me sont des appus.Un bien snus mal ue ne plait pas, LÉoN LEDIEU.LE MONDE ILLUSTRÉ A BATONS ROMPUS -.Lecteurs [de quoi vous parlerai jo par ces journées de chaleur accablante et énervante f.Eh bien, je vous parlerai de quelque chose de plus énorvant encore, quoiqu'on l'ait appelé le nerf de La guerre, Je vous parlerai de la fièvre de l'or, ce mmicrobe qui à toujours existé et qui déséquilibre depuis si longtemps le pauvre cerveau humain.Permettez-moi donc \u2018le vous on parler, probablement à un point de vue qui a échappé à beaucoup.De l'or.Mais il y en à partout.De même que dans le procès de Mme Lafargue, supposée d'avoir empoisonné son mari avec de l'ar- senie qu'Orfila, le savant, avait trouvé dans le cadavre, Raspail, l'ignorant, lui répondit, en frappant sur le Hossier de son fauteuil : ** De l\u2019arsenie monsieur, il y en à partout, même là-dedans Miue Lafargue fut condamnée.mais grâce à la clairvoyance de Raspail.elle fut plus tard.trop tard, rehabilitée.+ .Done, quoiqu'il y ant de l'or partout j'entonds par là, non seulement les mines aurifères, mais les mines que tout travail promet à l'énergie et à la persévé- rauce- beaucoup sont partis pour des régions lointaines, fascinés par cet aimant diabolique, et chacun se promet de revenir millionutire, Tant mieux pour eux, mais je crains qu'ils ne s'illusionnent, ct que cette expédition ne ressemble, plus est dorée la pilule qu'on leur fait gober, à l'expédition du Brésil, où le café devait se trouver tout prût à boire dans des tasses en porcelaine de Saxe.Done, pour moi, je ne crois guère au résultat pratique de cette expédition.oh! radis, ce vrai royaume de Por, beaucoup d'appelés.et peu d'élus, mais enfin je n'y crois pas, et voici pourquoi.Qu'il y ait de l'or au Yukon, je le veux bien croire, ily en a bien dans la Beauce, dans les cantons de l'Est.et on commence à en trouver aux portes de Montréal mais ce dont je doute, c'est qu\u2019il y en ait autant que quelques intéressés le disent.S'il y en avait autant qu\u2019on le dit, nul doute que les accapareurs, les affamés, les mangeurs, les viveurs d'or, tels que les Vanderhilt, les Gould et les Mackay, sans compter les autres, auraient déjà organisé une expédition pour petits Je suis bien qu'il y aura comme pour le Pu- moustre augmenter leurs recents.Or, on ne voit rien de cela.C'est un point qui vaui la peine d'être mentionné.Mais ils sont assez riches, ces gens là, me dira-t-on.C'est possible, mais la soif de l'or ressemble à celle de l'ivrogne\u2026 plus 1l à bu, plus il veut boire.C'est ce qui me fait croire que ces gens là, n'ayant pas voulu prendre de bouillon, d'autres, les attirés, les partants, les aveugles parla poudre qu'on leur jette aux yeux.le prendront à leur place, et je fais certainement des vœux sincères, au milieu de mes alarmes, pour que ce he soit par un bouillon.de onze heures / .Maintenant, en supposant qu'il y ait de l'or, voire mème qu'il y en ait beaucoup, voyons approximative- meut ce qu'il en faudrait pour bombarder un hounue millionnaire en un an, c'est In prétention de chacun des englués- voyons, dis-je, la quantité qu'il faudrait.Et d'abord supposons qu'ils ne sont au nombre que de quatre mille, (car on nous affirme qu'il y en aura trente mille sous peu), tous ces piocheurs de.bonne volonté et de bonnes intentions.Or, quatre mille voulant gagner chacun son million c'est l'ambition cels représente quatre liards\u2026 de piustres.\u2026 c'est-à-dire une somiue qui donnerait à chacun des habitants du globe, la modeste some de.une piastre.Mais ne soyons pas si gourmand, ct réduisons d'un dixième la production et l'ambition, c\u2019est à dire, attribuons à chaque mineur cent mille piastres seulement, ce qui demande un rendement de prutre cent mile 259 mallions ; entin, diminuonsencore d'un dixième, c'est à-dira, dix mille pinatres pour chacun, ce qui nous mène à quarante uillions ; enfin, dencendous toujours, car c\u2019est le meilleur moyen de s'élever, n\u2019'accordons plus que mille picatres à chaque tête, et nous arrive.rous au modeste chiffre de quatre anillions de pitstres qu'il faut trouver, pelleter et enipocher, ete\u2026 Lecteurs, jo vous laisse la continuation du problème cat je n'ai jamais tant calculé le ma vie, et aj.rés avoir calculé par vous-mêmes, combien tout cela représente de coup de pics, de pioches, de pelles, de tonnes et tout le tremblement, je crois que vous direz comme moi : que tout ce que ces chercheurs rapporteront d là-bas, ce sera.wie triste mine.Mais descendons des chiffros, des hauteurs incour- mensurablos et des profondeurs inystérieuses et din- boliques du Y'ukon où Kloudlike, et revenons terre à terre pour nous rafraichir l'esprit, le cœur et l'âme.Ou trouverons-nous cet élément qui nous rapproche toujours plus de Dieu { Ce sora «lans le dernier écho du sacre du nouvel archevèque de Montréal.De la cérémonie, je ne vous en parlerai pas, car ce sont de ces choses qu'il faut avoir vues pour les pouvoir comprendre, sentir, apprécier.Jo vous dirai, toutefois, ce que j'y ai entendu.Oui, disait quelqu'un qui n'a certainement jamais lu Bossuet, en entendant Mgr Emard, on dirait uu grand oiseau qui part tranquillement de terre pour s'envoler vers le ciel, ou il reste suspendu.Il est bien chéti, disait un autre en voyant le nouvel archevèque.\u2014 Oui, le père, répondit une jeunesse, mais eu dedans il y a de bon et riche stuff.en or.Que ce soit notre mine, à nous, qui cherchons l'or pur de la vérité.-\u2014 Pe « \u2019 / \u2014\u2014 pe me DANS LA PRAIRIE (Voir gravure) Les vacances, bientot, vont finir, hélas |.Vous allez revenir à la ville, mes petits enfants, reprendre livres et cahiers, et en outre, vous, mes petites chéries, vos travaux d'aiguille et de crochet.Car je suppose bien que les bonnes Scurs, où vos dévoutes miuîtresses, vous enseigneut ce que toute jeune personne doit savoir /\u2026 pensant lo contraire.Je leur ferais injure en Que de fuis, à la campagne, vous êtes-vous proimenés tous, fourrageant dans les prés les blanches marguerites et les jolis boutons d'or ! Votre grand ami, qui sait toujours trouver de jolis sujets pour les enfants.et même les parents, m'apporte une délicieuse gravure que vous trouverez dans ce numéro.ll nie semble vous voir, gracieux petits anges, butinant des fleurs : faisant des gerbes de ces heaux iris dont le bleu n'est pas plus blea que vos jolis yeux : de ces belles marguerites dont le blanc n\u2019est pas plus blanc que vos douces âmes d'enfants, aimant le Bon Dieu et vos parents, n'est-ce pas vrai / Mais vous êtes fatiguées : un moment de repos dans ce calme bienfaisant de In gure, dans ces délicates senteurs de la prairie, vous permet de donner une Caresse à votre fidéle Médor, qui en parait bieu content ! Avec notre gracieux poete, Mine Desbordes-Val- more, je vous dirai : \u2018* Restez enfants,\u201d oh! tez enfants ! petites filles.oui, res- Je le dis aux petits garçons comme aux Aimez bien vos pareuts, ces bots parents à qui vous devez tout : les rendant heureux, c'est vous, mes chéris, qui ferez votre bonheur !\u2014F.P. 260 PAYSAGE Les arbres commane cutant de vieillards rach theron, Flanques vers Uhorièon surls escorpre meuls, Tordent do dose spois leurs torses fantasies Lenesi prec eds ddovmind's sons be tout des tonrments.Cest UHives vst lie Mort : our les neïges drctiques, Vers le biel, gree flamed ain lointains cen peane nds, Les chasseurs vont fouettent lues chevaux cthlétiques Et qulepent, toiles, sous leurs tongs rétements, Le brise hurte 1 il ardt : él fait vorit, tout est snubre bit voici que sondatire se dessire deux lombre Un fovouche troupe de queauds loups affiones : .! ps et, Hs bondessent, > sado de frouees meultitodes, Et lechertale horreur de leters veux ensammes Alan ole points d'or les hleuvhes solitredes, Faut Net tions.Montreal, coût [S89] \u2014\u2014 .UNE CHASSE AUX TIGRES Ine s'agit pus ter de ces muecveilleux événements tels que les racontent certains chasseurs des dihnan- ches, de la famille de ML de Crac, lorsque, fatigués, Pestomac aussi vide que lear carnassière, ils rentrent de leurs exploits, aprés avoir toutefois acheté en pas- saut chez le truarechand de gibier un lièvre qui leur fournisse l'occasion de vanter la ruse de l'animal, la bonté de leur chien et leur propre adresse.Fest question ici d'une chasse contre des animaux plus dangereux que les lievres et les chevreuils, ka chasse aux tigreset aux léopards.Voici comment l'a racontée un oflicier anglais.Le Bundeleund est le désert de l'Inde.La main de Thome ni pas encore essayé d'y nettoyer la terre des broussailles épaisses dont elle est partout hérissée.Le sol maréeageux de cette contrée est tellement walsain, qu'il ue s'est encore trouvé que bien peu d'individus, quelque pauvres et misérables qu'ils fussent, quiaient eu le courage de s\u2019y établir.Favais à traverser ce pays pour rejoindre nion régiment.Mortellement ennuyé de mu captivité à hord du petit bateau sur lequel j'avancais lentement à travers les plaines du Bundeleund, je résolus de mettre pied à terre au premier endroit qui n'offrirait l\u2019aspect acréa- ble d'une habitation pays était infoste par des animaux sauvages et féroces, humaine, Sachant que tout le je ne me laissai pas tenter par une foule de sites admirables, mais solitaires, devant lesquels je passais.Entin, j'arrivai ia un petit groupe de huttes indiennes, situées à environ un demi-mille du fleuve.J'ordonnai aussitôt a mon pilote d'aborder et d'amarrer le bateau au vivage : puis, jetant non fusil sur mon épaule, je me dirigai droit vers les huttes.Mon approche n'eut pis été plus tôt signalée, que deux Indiens, entièrement nus, i l'exception de leurs petits lengoudes, Accoururent ma rencontre, et me prévinrent que je marchais sur un sol pertide et criblé tout à l'entour de trous cachés.Us m'apprirent que leur unique oceupa- tion consistait :L creuser ces espuces de fosses, d'environ huit pieds de profondeur, qu'ils recouvraient ensuite de hranchages et de Droussailles.C'est ainsi qu'ils s'emparaient des bêtes sauvages ; celles-ci, croyant marcher où courir sur un terrain solide, tombaient tout à coup dans le piège, et se trouvaient livrées sans défense à ln merci des Indiens, qui les tuaient, les dépouillaient pour vendre leur peau, et allaient récla- tuer des autorités la prime offerte pour chaque tote de tigre.Îls avaient.depuis un au, capturé une vingtaine de ves derniers.Deux d'entre eux, il est vrai, avaient été tués par les bêtes féroces ; 1nais leurs compagnons, considérant ces accidents comme l'etfet naturel de ln prédestination, + n paraissaient peu affectés.Il était déja tard : je les envoyai chercher les nattes sur lesquelles je dermis habituellement, et je résolus de passer la nuit dans une de ces huttes.Les Indiens m'avaient promis de me faire assister, au point du jour, à une chasse curieuse ; avec une pareille pro- LE MONDE ILLUSTRÉ Messe, on tW\u2019aurait fait faire la moitié du tour du globe ; aussi n'avais-je pus hésité à accepter leur offre.\\près avoir pris un peu de riz et nettoyé mon fusil, dont un canon était toujours chargé à balle et l\u2019autre avec du gros plomb, je préparai mes munitions de chasse pour le lendemain, occupation fort intéressante lorsqu'on se trouve isolé comume je l'étais ; je me couchai ensuite, avec la précaution de former la porte aussi bien que je le pus, car je n'aimais pas la figure et les manières d'un des Indiens, ot je commençais déjà à me repentir de m'être mis aussi complètement à leur discrétion.Mes domestiques, que je regrottais de n'avoir pas aunenés avec moi, étaient à un doumi- 1uille de distance.Les gens nu milieu desquels je me trouvais étaient des hommes d'un caractère farouche, d'une taille et d'une force athlétiques, necoutumiés i combattre les hètes féroces ; avec la facilité qu'ils avaient de transporter leur résidence d'un lieu dans ut autre.pouvant, dansf les vastes solitudes du Bun- deleund, détier toutes recherches, d'une cupidité proverbiale, et comptant In vie pour rien, qui me garantissait que ces hommes ne se jetteraient pas sur moi pour m'assassiner / J'avais eu l'imprudence de leur laisser voir ma bourse pleine de roupies, et je lene avais vanté les qualités de ton fusil, objet plus pod.cieux encore poureux que l'or, Qui pouvait les empêcher de se rendre maîtres de tout cela! Rien.Je comprenais le danger de ma position, et, refculant ces pensées dans mon esprit.je tombaï dans un sommeil léger et inquiet.H devait être environ une heure du matin lorsque je fus réveillé par un bruit sourd : plusieurs personnes s'entretenaient à voix basse près de lu petite fenêtre de tua butte.qui n'avait pour fermeture qu'un mauvais volet, où plutôt une espece de châssis warni d'herbes desséchées.Je me trainai doucement de ce côté, et, à mon grand émoi, je les entendis exprimer leurs intentions féroces : Depuis quand, demanda Ge voix que je n'avais pas encore entendue, le tenez-vous ?Depuis hier au soir, à la tombée de Ia nuit.Et avez-vous écouté depuis, pour vous assurer s'il ne bougeait pas ?- Oui, et nous croyons qu'il dort.-Eu ce eas, dest le moment de tober sur lui.Mais, comme vous dites qu'il est fort, il fant mano vrer avec prudence.Counnent l'attaquerens-nous ?Je pense, répondit un des interlocuteurs, que le meilleur moyen sera de lui tirer des fleches empoison- nudes.C'est bien : mais sil sort / S'il sort, nous l'achièverons avec nos couteaux.-Les avez-vous sur vous / \u2014Pas encore.\u2014Eh bien done, dépèchez-vous, dit cclurque paraissait être le chef : courez les chercher et nous expédie rous l'affaire le plus tot possible.Je serai ici dans cing minutes, lt je lex entendis se séparer brusquement et partir de différents côt Le cœur palpitant, j'écoutat jusqu'à ce que le bruit 8.de leurs pas se fût éteint dans l'éloignement zadors, saisissant mon fusil, je résolus de chercher à m'échapper, ou, dans tous les eas, de vendre mn vie aussi cher que possible, en rase campagne, don un coun de fusi] pourrait être entondu de tes gens à bord du bad ean, L'instant d'apres, j'avais franchi In porte, et, avec la rapidité de l'éclair, je m'élaneni dans la direction que je croyais être celle du lieu où vu barque était amarrée.La lune brillait avec éclat, ét je cours sans songer à d'autre danger que celui d'être poursuivi par cette bande de meurtriers au ruilieu de laquelle j'uvais eu le malheur de tomber.du fayo, les rugissements des hôtes de proie et les cris des oiseaux sauvages, troublés dans leurs retraites, ajoutuient à l'horreur de la scène.Tout à coup j'aperçus quelque chose bondir au milieu des broussailles, Les hurlements du chaenl et et j'entendis les hranchazes craquer sous la pression d'un corps plus pesant.Un grognement SAUVAYE, avcompagné d\u2019une espèce de sitlement particulier, semblable à celui du chat, et une paire d'yeux étincelants au milieu de l'obscurité, m'apprirent que j'étais Ô.mem Tm es ee ee Len 4 poursuivi par un tigre.Je me crus perdu.Encore un bond, et j'étais au pouvoir de mon farouche onnenn Je n'eus pas même le temps de faire une prière.J.me précipitai en avant avec toute l'énergie du déses poir, et au même instant je ressentis une violent commotion, des étincetles jaillirent de mes yeux tous lues membres furent comme disloqués.d'étic + eee tombé dans Une fosse, ef, au moment oi je tomb le tigre avait bondi par dessus moi.Revenu del étourdissement produit par cotte cht, et soulage pour le moment dela frayeur que j'uvu éprouvée, je me hasardai à lever les yeux.A lela de la lune, j'apereus le tigre couché à plat ventre à bord de la fosse, guettant avec Une anxiété sauvage | tvalheureux qu'il semblut évideunnent consider, come ule proie qui ne pouvait lui échapper, Se yeux brillants suivent tous nues mouvements, et me blottis le plus bas que je pus, atin d'être hors.la portée de sa gritte meurtriere.Connie mes yeux conmençatent a se familiar.avec l'endroit où j'étaus, Janereus, à tas grande lu veur, un long serpent noir qui essayait de remont contre les parois de la fosses N'y pouvant parvenrr ' sembla hésiter sl ferait une nouvelle tentative qu ; s'échapper ou sil attaquerait l'intrus qui trembl \u2018 devant lai, IE parut eutin s'arrèter ce devvier pan il se dressy tout a coup, fixant sur moi ses yeux x ditres et étineelants, il se prépare à s'élancer.sautal sur rues pieds 2 nds a peine étais je deb que je sentis Jachair de mou épaule déchirée pau ongles du tigre, à la portée duquel je nl'étèus tn demment exposé ene levant Banal, en fa ° 1 ce mowvernent, cut détauvé des heanchaees étoent an bord de ta fosse smuon fusil tomba pieds.Malgré mou sang qui conlait et la vive du que Je ressentais, ens encore assez de force po ressaisir, et, Fusant aussitôt feu sur le serpent.tuai ut tucanent où it allait se jeter sur mon, La détonation de ten arme seunbila redouble rocité du tigre.QUI essay als de descendre du fosse, le comencai à examiner sériessement - Ÿ valait pres rrieux me likrer tout de suite a cet a , furieux que de rester plus longtemps dans corr i rible position, d'eux de vertige ; le désespoir sen de savus que la compact terre commencat 1 s'ébouler sous les gritles chandler wa raison, serpent ne tarderat pas à venir le rejoindre Hientes du tigre.La nature hunnatne allait suceor lorsque tout à coup un rudissement éprarcental fait entendre, et le tigre, traversé de plusieurs cmpoisonnes, se roule dans les convulsions de la l'instant d'apres paraissent men hôte de la ve mes ands, qui s'empressent deune tirer de bu: Of pousse des cris de joie ca tue retrouvant - pres sain et sauf ontue féherte, et les [ndieus - paraissent heureux de rn'avorr sauvé.Que signifie done leur conduite ?Le mins bientot éelarer Us ac'expliquerent, en me res sant it mon bateau, qu'ils venvent de tuer un léopard, our etat touché be veille, dans une de fosses, ut que c'etat le Sujet de deur converse dans Iaguelle javais cru voir an complot conti Ils de avaient eu le bonheur d'arriver a temps qe vie, revetisient cette expedition fore sauver.Jura vr Ware - \u2014\u2014 .BIBLIOGRAPHIE Jubilé seeccrdotel di Mur L.Z.Moreau, «xs qu Pets, > aint- Hyacinthe.Hyacinthe.luprinierte A.Tel est le titre d'une superbe brochure m-12 de paies, publiée par an adonrateur de l'illustre ex S'il ne signe pus, il muet du inoins, dans ces fr lui du lecteur.Celivre nous montre ln carrière du bon évéque.cour abnant faisant palpiter © riery si bien résumée dans Ia devise de Mer Mor Omnia possum in Bo qui me confortat, C'est là tout le secret de ce dévouement, de « noblesse, de cette charité, formant essence de I+ mére es pt ni eer du prélat : et 'il est vai c'est I'Keriture sainte qui nous lo dit que Dieu suscite it son peuple des pus teurs de son choix ; sil est veut c'est l'Iccritare Sainte encore qui nous le dit que les peuples ont les gon.vernants qu'ilz méritent, combien heureuse et tere doit être lu popuilation du diocèse de Saint Hyacinthe, de possedler un tel \\pôtre, ve tel guide, un tel go perpen, Nous répétons le mot > un tel gercernenr, leu effet : Dieu à donné, aux Apôtres et à leurs successeurs, lu veoission émenediate de diriger et d'énstraire les peuples : l'école rationaliste, dont les idées suhversives ont bon leversé l'Europe, # déverse jusqu'au Canada ses theo ries sapant toute autorité.St nous assistons ice spectacle curienn, en tiênie temps qu'il soulève le deat, de catholiques se disant fils soumis de l'Eglise wads jutant l'outrage à la face de nos vénérés Pus.teurs 1} serait temps, mr \u2014 er ats \u201calle =?FRET 1 it | hf dan ti a = VE At 4) oar per TT] ] | i: sad Le wre 1.2 ea od Winn: est: Xe % EF il 1 LEY _\u2014_ id eT | an or ne =a = as pe eZ E | ps Saw ed = | adie oT Mok Peis I er ATA WET Adena 2 =.eal; wl we [a a a arr t Ripe RIT \u2014 => = A RS wg pe TE dni.TK * ar u\u2014\u2014\u2014 = = ! + lui [ TR rahe mr, wi fav 4 4 = SJ ~~ \u2014 a Han av i iii a LT | Brees os it pet 0 ven or = mp 25 Nas RET nga = 9 - _\u2014 en msn _ = 3 Eater N= > ~ NX == _ rd > IN «sk Lo es Fo esse ne =, a poms opt is\u201d , x TR 2 Fe it (= 1h hd _ 5 = 2) 2 go 5 H k spé wil ve TW 7 4 » Ze ae + Va pt SE 5 ag pa a at ce Ta Am \u20acor Ty iV er.À F See Tn - Why a BN es \u201c wt = % ) \u2019 op: i 5 éd y 2 Ay 5 he RNS x » : T4 + 2e LO pas RW CN > % 5 A \u201cA 27 » 5 B LT _\u2014.on Ë ; i [ N Ye % or, 0e\" C33 $2 ™ a [ 5e, 4 El FRI re ar A.À > Va 2x _ Pe ~~ - \u2014 6 v ES = = = + $ oy 4 rt de x Tes ry x > 3 FE.os A EE [2 Eto 3 Ei 207 C2 LÉ =a ES A 4 = \u201ca Pag * ca cz EE 7 » 7 7 6 A: \u2018 ( .> Fe = \u201cA A p33 \u201citing wh NEY \u2014 - É { 20 \u201ca; Fest ue hs AA \u201c4 LE a Rr 2e ce f ky & Ad\u201d = a - yo x 2 ce fo Photogragdues À AL Dae I Les excursionnistes, hôtes de M.Z.Désormeaux au Lac Chaud A TRAVERS LE CANADA.VOYAGE MINISTÉRIEL AU NOMININGUE 266 LE MONDE ILLUSTRE CROIX ET ANNEAU DE MGR BRUCHÉSI Parmi les cadeaux superbes envoyés à S.G.Mer Bruchési a l'occasion de soù sacre, Mentiontons sa croix pectorale et son anneau épiscopal, dont nous donnons les gravures.L'ANNEAU EFISCOPAL La croix, avec chaîne d'or, est an hommage de Saint Sulpice ; l'anneau, d'une grande richesse, n été donné pur Mgr Marois, attaché à l'archevêché de Québec.LA CROIN PECTORALE Ces deux bijoux ont.été faits chez M.A.-A.Benu- chap, rue Notre-Dame, le bijoutier si renonnué pour son bon goût, La photographie de ces objets a été faite par MM.Quéry, freres.\u2014 +.LE DÉPART DE L'EXPLORATEUR ANDRÉE (Voir gravure) Nous avons publié, dans notre dernier numéro, deux gravures relatives à l'exploration du pole Nord en ballon, par Andrée, tn savant Suédois.Nous avons dit que ce départ s'est effectué le 11 juillet dernier, de l'ile des Danois.Voici le texte de la dépêche écrite par l'explorateur au moment de son ascension, dépéche lancée de Tromsoë à l Affonbladet de Stockholm Conformément à notre décision antérieure, nous avons commenicé dimanche, à 10 heures 35, les préparatifs de notre ascension, et, en co moment, a deux a a a \u2014 rn.heures ut demie de l'après-midi, HOUR SOILS prêts it partir, Nous serons probablement poussés dans la direction du nerd-nord-est ; hous espérons arriver peu à peu dans des régions où les vents nous seront plus propices.Au nom de tous mes camarades, j'acdrosse notre salut le plus chaleurcux sux wis, a ln patrie.(Signes ASDRER.Nous publions, dans cette méme gravure de l'ascen sion du ballon, le portrait du célebre explorateur contre tout espoir de renouvelant nos vœux, hélas son heureux retour, et de celui de ses deux intrépides compagions, \u2014 .
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