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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 6 février 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1897-02-06, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE TABONNEMENTS; ' 13us ANNEE, No 666 \u2014SAMEDI, 6 FEVRIER 1897 | ANNONCES : Unan, 88.00 - = - Six muis.81,501 \u2014- La ligne, par insertion - - - - - 10 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance | BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - Boeents Vendu dans les dépôts - < 5 cents lu copie | BUREAUX, 42, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonces à long terme BEAUX-ARTS.L'HIVER 842 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL.6 FEVRIER 1897 SOMMAIRE Texrr.-\u2014-Eutre-nous, par L.Ledieu.-Chronique ou- rupéenne, par R.Brunet.\u2014 L'hiver, par F.P.\u2014 Poésie : Néron, par H.Demers.\u2014Mlle Marie Micheline Broquare, par Hermance.\u2014Le pain, par Bluet.\u2014Tigre et lion, par F.Picard.- Plus de bossus (avec gravures), par L.M.\u2014 Le Canada au Brésil, par F.Picard.\u2014Paul Arêne (avec portrait), par F.P.\u2014-L'enfant martyr, par F.PA travers Rome, par Firmin Picard.\u2014Petite poste en famille.\u2014 Poésie : Sonuneil d'enfant, pur Ch.Gillotin.\u2014 Théâtres.\u2014Un petit héros, par Tremières.\u2014 Feuilleton : La veuve du garde, par Raoul de Navery.GRAVURES : Beaux-Arts : L'hiver.\u2014- Combat entre lion et tigre.\u2014 À travers Rome ; Le Vatican ; Le Capitole ; Le Colisée ; Intérieur du Colisée ; La fontaine de Trevi ; Le Château Saint Ange ; La basilique Saint-Paul ; Intérieur de la basilique Saint-Paul.-\u2014 Portrait : Paul Arène.-L'enfant martyr.\u2014La proportion du tabac fumé par habi- bitant en chaque pays du monde entier (15 gravures).-Un jour de lessive.\u2014 Pêlemélographie.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clicnts, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre jouraal peut, de cette sorte, répui tir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, $3, $4, 85, $10, 815, $25 et $50.Nous constituons par là, somme les zélateurs du MONDE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l\u2019us- semblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.NOUVEAU FEUILLETON Avec la première semaine de mars prochain Le Move ILLUSTRÉ commencera la publication d'un nouveau roman de mœurs canadiennes, intitulé : UN DRAME AU LABRADOR r le romancier, national si_ avantageusement connu, .le Dir EUGENE DYCK.Le succès qu'a obtenu la nouvelle de M.Régis Roy, a décidé Le MonvE ILLUSTRÉ à se procurer le manuscrit de cette nouvelle œuvre canadienne inédite et il en offrira les prémices à ses lecteurs.M.Dyck n\u2019est pas un inconnu pour le public lecteur et il n\u2019a pas besoin d'être recommandé.Son fameux roman Le roi des Etudsantsa eu un succès retentissant, qui a affirmé pour longtemps la bonne réputation de l'auteur.Diverses nouvelles de M.Dyck, publiées par Le Monve IcLusTRÉ, l'ont déjà reudu familier et sympathique aux lecteurs de ce journal.Disons simplement que son roman Un drame au Labrador présente, à un degré suréminent, toutes les maîtresses qualités qui ont fait de M.Dyck le romancier et nouvelliste national si populaire que chacun sait.De magnifiques illustrations rehausseront le texte : ce sera, de la sorte, un ouvrage attrayant par la forme tout autant que par le.fond.LE MONDE ILLUSTRÉ Il y avait si longtemps que j'entenduis discuter ln chose ; depuis tant de mois et même d'années on en parlait tant, au salon, à la salle a manger, i la cuisine, dans la rue, sur les places publiques, dans les hôtels, au Parlement même, partout enfin, que je sortis, un samedi de ls semaine dernière, en quête d'un endroit où l'on (s'occuperait d'autre chose et je m'en fus tont droit au club.J'y rencontrai les figures habituelles, les colonels, les avocats, les médecins, les uutaires, les banquiers, etc, ete, bref, les gens qui travaillent et ceux qui ne font rien du tout.Et, ma par un esprit de profonde perspicacité, je tue dirigeai du côté légal, coté avocats et notaires.-Ces braves défenseurs de Is veuve et de l'orphelin et ces dépusitaires de bien des secrets de famille, me disais-je, doivent s'occuper de leurs affaires professionnelles, plutôt que de l'autre question, la question énervaute, quasi-sempiternelle, monotone, eunuyante.Eh ! bien, pas du tout, ils en parlaient\u2026 et n'étaient 14s d'accord, oh ! mais, pas d'accord du tout.Je me dérobai modestement et m'en fus du côté militaire.Les militaives, chacun sait Ça, aiment à parler de chuses\u2014 comment dire (\u2014de choses un peu légères, drôles, anusantes, plutôt que de canons, cartouches et fusils.Les militaires se taissient et je crus l'occasion bonne puur ainener la conversation sur In enmpagne de Ma- daguscar et la promenade des Anglais lo loug du Nil.Cela ne prit pus du tout et au hout de cing minutes, un colonel parlait de la chose, de la question énervante, monotone, quasi-sempiternelle, etc.\u2019 ete, et n'était pas d'accord avec les autres guerriers.Je m'excusai re-modestement et j'allui chercher ailleurs.Les d'accord.Les banquiers n'étaient pas d'accord et.en are laient.médeciis en parlaient.et n'étaient pas *,* Je pris nus canue et mon chapeau et, me souvenant que c'était jour de réunion chez un mien ami, je poussai le bouton électrique de sa porte.Il y avait du monde : un prêtre très aimable, of puète à ses heures, un magistrat intègre, des légistes distingués.Et, comme nous étions tous trés intelligents, nous parlames de la (pluie, du beau temps, c'est à dire en prose, «le la neige et de la tempête, der derniers livres parus, des puètes anciens et nouveaux, de Ben Hur, (une de mes toquades, ce Ben Hur), dex orateurs du siècle, de tout ce que vous voudrez enfin, mais toujours de ces sujets attrayants, qui réveillent et ne- couent l'esprit.Tout allait bien, quand l'un de nous-je ne sais plus lequel\u2014 se renversant daus tion fauteuil, «dit d\u2019une voix grave : Eh ! bien.elle n'existe pas, il n\u2019y a plus à nier ! \u2014Comment ! comment ! Jamais de la vie ; vous u'avez donc pas lu le dernier numéro du X de Rome ?Parfaitement, mais ce n'est pas officiel, Au contraire.-Mais, non, c\u2019est un simpie article de journal et \u201cjui ne prouve rien contre son existence.- Elle existe.-Elle n\u2019existe pas.Et les voilà empoignés et lancés dans la discussion.Is étaient tombés en plein dans Is question, vous savez, Ja question monotone, énervante, quasi !\u2026 de savoir si Diana Vaughan existe ou n'existe pas.Eh ! bien, cola m'est parfaitement égal.*,* Ce qui s\u2019est dépensé d'encre, de paroles et même d'esprit a ce nujet est incroyable et, à propos d'esprit deuréu axsez rare cependant- voici qu\u2019un médeciu français est en\u2019train de le supprimer en (la personne les bossus.Avoir de l'esprit comme un bossu est Un commun proverbe, et il s'en suit que quand il n'y aura plus de bossus, l\u2019eaprit ne saurs guère où se loger.Sauteuil à fait, sur les bossus, une chanson que vous connaissez et qui débute ainsi : Depuis longtempe jo me suis aperçu De l'agrément qu'ou à d'être bousu.Quand an bossu est derrière et devant.Son estomac est à l'abri du vent Kt ses épaules sont plus chaudement.Om tr uve ici des gens assez mal nés Pour s'aviser d'aller leur rire au nez : Hs Font toujours aussi long que le bec De cet oiseau que l'on trouve à Québec, C'est pour cela qu'on leur duit du respect.Quel est cot vikenu que l'on trouve à Québec et qui n le bec nussi long * Question grave, très yrave, à moins que le puète, en veine de rime, n'ait employé le mot \u2018Québec \u201d que poussé par lu nécesaité.*2* Mais Je reviens aux bossus et nu médecin fran- CAIN.Le Dr C'alot vient de comuuniquer, à l\u2019Acadéinie de Médecine de Paris, un mémoire qui fait grand bruit dans le monde médical, et c'est bien juste.Savez-vous rien de plus triste.de plus lamentable vous qui êtes were de famille: que de voir un enfant gai, solide, gentil, intelligent, bien fait, qui, tout-a- coup, suns cause apparente, devient maîgre, triste, pâle, inalingre et dont ls pauvre frêle échine commence à évier un peu, puis continue à 66 contrefsire, pour qu'enfin on en arrive à reconnaître que le petit, l\u2019être aimé est décidément bossu ! Petite au début, ln déformation s'est accentuée, la poitrine « fléchi, les épaules se sont courbées en avant, le dus, le pauvre dos à suivi le mouvement, les jambes se aont allongées aux dépens du tronc, bref, ce n'est plus le bel enfant frais, rome et bien bâti, mais un pauvre intirme que l'un regarde d'un air de pitié en le rencontrant, l'être qui, désormais, doit avoir une existence à part, triste et désolée, ne pouvant compter sur d'autre amour que celui de sa mère\u2014ah ! celui-là, l'amour qui ne change jamais \u2014mais sans espoir d\u2019obtenir de sa vie un baiser de fiancée.Mère, bonne mere qui pleures.sur le sort de ton enfant, sèche tes larines, souris à l'avenir, ton fils ne restera pas infirme, car, de là-bas, de l'autre côté de l'océan, de la rive de France, de cette belle et toujours jeune France, ardente à l'étude, infatigable et mer veilleuse de science, nous arrive In bonne nouvelle, ln nouvelle de la je ne dirai pas possibilité, mais certi tude de la guérison deu l'être aimé \u2018 Nous publions plus loin, avec gravures, un article donnant le détail du traitement d'après le rapport même du ducteur Calot.Certes, la chose vaut lu peine d'être connue et ap préciée.*,* Ou causait, un soir, AU premier vêtement de notre premier pere Adam, ef comme Henry de Puyja- lon était présent, inutile de dire qu\u2019il eut sou mot à dire.Une feuille de vigne / La feuille de vine d'Adant était tout simplement une peau de bite, fruit de la chasse.\u2014La chasse / \u2014Oui, de la chasse\u2026 Et de Puyjalon, dit : La chasse naquit quelques siecles avant l'homme.T paraît incontestable qu\u2019elle se manifeata à l'aurore des carnassiers.Le premier animal organisé qui dévors un organisme, après s\u2019en être emparé, fut le premier chasseur.Aussi, lorsqu'Adam, en punition de sn faiblesse, fut contraint de re recouvrir de la peau d\u2019une bôte sauvage, re trouva-t-il en présence d'une tradition déjà ancienne.Mais, si Ia gloire d'être le premier chasseur lui échappe il n'en eût pas moins la plus grande influence sur lu chasse.Yl eut la rendre industrielle, profitable aux besoina de l'humanité, et c\u2019est à lui que vous sommes redevables des premières notions que l'on ait recueillie sur la pelleterie.out ce que l'on wait, en effet, de la climatologie de ces époyues reculées, fait supposer que la température y était infiniment plus douce quelle ne l\u2019est de nos jours et l'on croit qu\u2019Adam s\u2019éluigna peu du paradis terrestre.Le Tout-Puissant, dans son inépuisable mansuétude, ne voulut pas, sans doute, qu'il efit trop à souftrir de l'inégalité et de l\u2019inclémeuce des saisons.Il parait, d'ailleurs, certain que c\u2019est à la pudeur et non au froid qu'il faut attribuer la naissance du premier vêtement connu.De la réalité de ces faits et de leur ensemble, la science, de déduction en déduction et réciproquement, en à conclu que la pelleterie, qui fut en usage lors de ce grand événement, avait été empruntée d'un animal de petite dimension, de jieau très mince et de poil peu fourni.Les noms de plusieurs petits mammifères, originaires des régions où fut relégué notre premier et coupable père, ont été mis on avant, mais ils n\u2019ont pu réunir tous les suffrages.Ils sont restés enveluppés de nuages, nuages qui vont disparaître aussitôt que M.Albert Gaudry aura donné une nor\u2026enclature rigoureusement scientifique des animaux introduits dans l\u2019arche par Nué, et de leur rapport avec les races ancestrales qui les précédèront.*,* Ou commence a parler des titres honoritiques que duivent recevoir nombre de personnayes, en juin prochain, à l'occasion du suixantième anniversaire de royauté de Sa Majesté la reine Victoris.Jumais on uaura vu \u2018* baronnetter \u201d tant de sujets anglais.Ces titres ne donnent cependant m le bonheur, ni In fortune.ainsi que le prouve une assez curieuse annonce parue le mois dernier dans le Morning Post, de Londres.Un baronnet anglais, âgé de suixunte-dix ame, fait appel à In charité publique pour obtenir les choses indispensables à la vie.\u2018* Abandonné par ma femme qui possède une grande fortune, dit-il lamentablement, je me trouve absolument sans ressources et dans l\u2019incapacité de gagner ma vie.\u201d Pauvre baronnet ! Misérable haronnette +, * La princesse de Chimay fait encore parler d'elle.Après avoir lâché son mari, tout comme la légitime du baronnet anglais, voici qu'elle vient de lâcher son violoneux bohémien.Elle l'a laissé à l'hôtel, comme un vieux parapluie usé, sans même payer la note.Décidément, cette princesse change bien souvent d'idée fixe.comme dit (i.Désaulniers, ee re \u2014\u2014 \u2014lt + pe \u2014\u2014 CHRONIQUE EUROPÉFNNE Paris, 5 janvier I8W7.Un froid bien canadien souffle glacislement sur Paris, et la givre fait ses visites aux riches comme aux pauvres dont la misère devient plus triste.Le l\u2019arisien n'aime pas le froid sec que nous aimons, d\u2019autant plus, qu'il est sain et plus pur, que l'horrible humidité de Paris.Dans les petites baraques installées sur les boulevards, durant les fêtes de Noël et du premier de l'an, les pauvres marchands grelottent, tout en criant d'une même vuix forte et retentissante : ** Venez, venez par ici, on liquide, quide, guide ! De ces marchands il y en a un peu partout.Devant l'hôtel que j'habite, une installation s\u2019est faite avant Noël, et j'en ai eu In première nouvelle le matin à huit heures lorsque, dormant encore, j'entendis uno voix stridente criant, hurlant presque : \u2018* Ici on dunne tout, tout ! \u201d Et ** on liquide.quide.quide ! !\" Depuis ce temps qu'il donne tout et qu'il liquide LE MONDE ILLUSTRÉ cependant tous les matins on peut voir un_choix nouveau de ea marchandise d'occasion.A plusiours coins de rues, se tiennent aussi des chansonniersy interpritant 1a chanson du jour qui roule en complainte sur ** Venfant martyr,\u201d ce qui prouve que certaines souffrances immortalisent.Et, d'habituels pensionnaires de Mazau (*) se font pédieures ou camelots en ces jours de fêtes, où la bonté municipale leur permet de faire casquer les nigauds.Paris-original se groupe ainsi en revue intéressante pour les étrangers venus de toutes les parties du monde et qui veulent voir un spectacle unique.& .Il y a quelques jours, la très grande artiste, Sarah Bernhardt, faisait, dans le Figaro, un bouquet des fleurs à ollu offertes par tous les peuples où son génie avait fait admirer l'art français ; et, en se souvenant de wes gloires, elle n hien voulu ne point oublier le Canada.Evidennnent, nous en sommes touchés, d'autant plus que notre admiration pour elle est immense, mais quand elle écrit que : \u2018* grâce à la propagande de mon art, la langue française est aujourd'hui langue courante de la jeune génération.\u201d il y a légère erreur, pour le moins.Puis, continuant, elle dit encore : \u2018* Au Canada, les députés et les sénateurs ont poussé mon traîneau, aux cris mille fois répétés de : Vive la Francs !\u201d Certainement, la graude artiste s'est trompée, et conne cette ovation à dû être faite le soir, elle a pris pour nos vrais députés et nus vrais sénateurs ceux du Parlement-Modèle, à la barbe moins forte mais à la voix plus dominante, peut-être.Ceux qui vont être fièrement heureux d'avoir été pris pour nos législateurs, ce sont les ardents étudiants, futurs députés, lointains sénateurs, qui rêveront alors à In prophétesse de jadis.LR J .Le premier de l'an, au soir, la \u2018* Sucieté Canadienne «de Paris,\" à donné un tres beau banquet, où en buvant le champagne, on a dit et.chanté lea gloires du nom canadien.Le restaurant de l'Abbaye, que dirige si habilement M.Mignot, s'est aurpassé, et tour les Canadiens garderont longtemps le souvenir des plats exquis savourés là.Mais le compte-rendu du Dr Elzéar Roy, le très sympathique secrétaire-trésorier de la *\u201c Société Ca- nadienue de Paris,\u201d sera plus éloquent que moi en racontant cette joyeuse et inoubliable soirée.Lisez : Paris, 2 janvier 1897.L'an 1897 à bien commencé pour les Canadiens d'ici, présents au grand banquet de la Société Canadienne de Paris.M.Rodolphe Brunet, président de notre Société, avait à sa droite M.l'abbé J.-B.Houle et à sa gauche le Dr Charles-Auguste Prévost : puis le Secrétaire- trésorier placé en face, était entouré de MM.Raoul Barré et du Dr Louis Gauthier.Les autres places étaient occupées par MM.le Dr E.LeCavelier, L.-T.Bacon, Ernest Girard, Louis Leduc, J.-A.Roby, Alfred Desloges, Zotique Clément, J.Colas, L.Wine- herg, A.Bolté, Pierre Baro, ete., etc.La santé du clergé canadien fut proposée par M.le président Brunet, gui termina en ces termes : ** Buvous a la santé du clergé canadien, pour témoi- guer notre profonde reconnaissance à ceux qui portèrent partout la civilisation à l'ombre de l\u2019immortelle croix de l'unique Dieu, et cela des bords du Ssint- Laurent à la Baie d'Hudson.du Labrador jusqu\u2019à l'Ouest sauvage et reculé\u2026 * Je lève donc mon verre à la santé du clergé canadien, le meilleur et le plus sympathique ami de la Société Canadienne de Paris.\u201d M.l'abbé Houle répondit par un magnifique discours, dans lequel il conetata avec plaisir combien les Canadiens restent unis au clergé, qu'ils n'oublient jamais dans leurs réjouissances.Et il proposa la santé des médecins canadiens de Paris à laquelle répondit le Dr Charles-Auguste l\u2019révost, finissant son remarquable discours par ces paroles : © Le médecin canadien, messieurs, possède une autre qualité, la plus belle entre toutes : c'est qu'après (*) Mazas, célèbre prison de Paris.643 un séjour plus ou moins prolongé dans cette ville de Paris, où f'athéisme et la Jibre-pensée se donnent le main sur un trône auré, où le mépria et la haine de tout ce qui est religion, sont pour ainsi dire, monnaie courante, eh ! bien, nous médecins canadiens, nous savons avec discernement conserver notre foi, nos principes de catholiques et nous savons aussi retouner, dans notre jeune et bea Canada, en vrais soldats, de la foi et de la science.\u201d M.Alfred Desloges ayant proposé la santé des artistes, M.Raoul Barré eut la douce charge de lui répondre.Puis M.J.-A.Roby, le vétéran des Canadiens de Paris, proposa la santé du comité d'organisation, lequel comité eut un vaillant orateur en la personne du Dr D.-E.LeCavalier, qui termina par un hommage aux fondateurs de la Suciété Canadienne.Le Dr Elzéar Roy proposa ls santé de la Société Canadienne de Paris et de son président.M.Brunet lui répondit en faisant l\u2019éloge de eon ami, le Dr J.-A.Saint-Denis, ancien vice-président, qu'il proclama le véritable fondateur de notre société.M.Louis Leduc, ayant proposé la santé des dames, le Dr Louis Gauthier fit une magnifique réponse, au cours de laquelle il dit : ** La femme est l\u2019idée placée au haut de la société, vers laquelle les yeux sont levés ; elle est ls figure que l'on adore.Tous s'empressent autour d'elle, tous travaillent à son ascension ; pas un écrivain qui ne ln chante, pas une plume qui ne lui donne une aile ; partout elle à des puètes voués à son culte ; partout on jette sous ses pieds de I'encens qui lui forme ce nuage d\u2019apothéose traversé de vols de colombes et de chutes de fleurs\u2026\u201d On termina en buvant à la santé du Monpe ILLUs- TRE, de La Presse et du Corder du anada.Un vote de remerciements aux artistes, MM.Raoul Barré et Ernest Girard, qui avaient fait chacun un admirable dessin comme menu, fut adopté avec bravos.Entin, après le banquet, M.l'abbé Houle parla en termes émus de la mort de Mgr Fabre et, sur sa proposition, secondée par le Dr C.-A.Prévost, il fut convenu d'envoyer des résolutions de condoléances a I'archevéché de Montréal et a la famille du vénérable archevéque défunt.Dk ELzEar Roy.sec.-Trés.de la Société Canadienne de Paris.(PG Brrr \u2014 ; hf I \": Ww / J es = | ; ie * ! 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