Le Monde illustré, 16 janvier 1897, samedi 16 janvier 1897
[" LE MONDE ILLUSTRE \u201cABONNEMENTS: ! 13us ANNÉE, No 663.\u2014SAMEDI, 1 JANVIER 1897 ANNONCES: Onan, $3.00 - = = Sxmos $150} \u2014er mm .La ligne, par insertion + « - - - 10 cent Quatre muis, 81.00, payable d'avance | BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes .+ - - Beents Vendu dans les dépôts - + 5 cents la copie | BunkAUX, 42 PLACE JACQUES me pap = ES mr ) = \u2014\u2014\u2014 = LN N I i oi / cs = me a et rstindipdorntn 1 a Sw car qui mile 21 LN SN pan?VNR Nt N UT] J / \u2014 ST Ee ps = M \\ \u2014\u2014\u2014 SSH \u2014\u2014 or = me.IRIS Tan s = Ny fil di | / f Tm = | A à! SNS Es > \\ = \\ S JA i a a _ ; rs a ct SS ee Fe ia à \\ == a a NN CR PVHIYE 1 \\ > | S | ) 2 or ~ es 0 \u2014 Be a STE o Jedi POR: do Hr AIT - > \\ = == / : i es _ = > a \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 a ERY N N NG A À fi ) A | | ce - es STS Ss CS pr et pe ar \\ | URN Bly \u2014_\u2014 INN AEN N PO | \" Tw Re it! | / | i fl a?2e 1 ; a \u2014 SP 2 WI ar dd \u201cpal ) \u2014 \u2014 Ne RARE MRR \\ N N I f | = SES va Ean ad WES NN SN SN \u2014 R \\ {i | = a Te vad 200 aD LE MONDE ILLUSTRE \\ \\ | & \\ NN SN NL INA À N 1) i ii i or a NW \u2014 \u2014 Lie 8 1 = | | ii Nl \u201cea A Ni VE a= 5 S ~ == Per = cel pa a pr 2 y Ed AS = d\\ N \\ \\ \\ IX A NS \u2014 SSE Sra ee tt tr es ST ee Zz \u201cer À Ces.= a 3 N EN N | \\ ; N NE = ES NN À \\ CA ee! La cathédrale Saint-Jacques le Majeur, où ont eu lieu les funérailles SM = x pu +, ov \\ N = ZZ VE Caw! & N SN N Os i X \\ A x [fier \\ | ho 1 dies ~ # S i Ta = = | = N N & » I À LES FUNÉRAILLES DE Mgr FABRE.\u2014La chapelle ardeute dans le palais épiscopal = \\\\ 9 \\ (r= ZA RI 5 =r = | NN N= | NS il = NE 7 + me = 2 4 > 2 ER Bn 2 Je A.>| S » = = i vo NS \u2014 \u2014 == > A | 598 LE MONDE ILLUSTRÉ 599 i EN HIVER ; \u2014_\u2014 Ni le vieux Jauvier est frileux Nous su capole vermutilue, il enveloppe, ce ton vieux, J Sa blanche tête chevelue.C\u2019est qu'il fuit froil dans les sentiers, C'est que le rent souffle et qu'il neige .(Pest que les grands arbres altiers, Sunt blancs de givre et blancs de neige.Mais tout n\u2019est pas rigide et dur, Tent n'est pas mort sous lu tourmente, Cu je connais plus d'un cœur pur Vivont par l'ancitié constante.J.ARCHAMBAULT.Montréal, 1897.\u2014\u2014\u2014m cD A \u2014 M.LE CHANOINE F.BOURGEAULT (Voir gravure) 8.G.Myr Fabre, avant de mourir, avait manifesté le désir de voir nommer comme vicaire capitulaire et ndmitnatrateur de l\u2019Archidiocèse, M.le chanoine Florent Bourgeault, son vicnire général.M.le chanoine Bourgeault est né à Lavaltrie, P.Q.le 23 février 1828, de Victor, et de Marie Joseplito Bourque.11 fit res études au collège de l'Assomption, et fut ordonné prêtre le 14 septembre 1851 par feu Myr Prince.11 enseigna la philosophie, la théologie duraut quatre sus i l'Assomption ; fut nommé vicaire à Saint.Polycarpe, et biet.tôt après, curé à Saint-Joseph-du- Lac (Deux-Montagnes).En (859, il était transféré ala Pointe-Claire, poste que délnissait Mgr Fabre qui venait d'être nommé chanoine titulaire.M.Bourgeauit demeurait dix-huit ans à la Pointe- Claire, et passait, en 1877.à Laprairie, où il demeurn quatorze ans.cn 1891, il était nommé chanoine titulaire, et à lu tin de 1892 il succédait comme vicaire-général à M.Maréchal.Depuis, il a toujours occupé ce poste, où tous ceux qui out eu affaire à lui out été charmés de ses ma nières affables, de sa grande bonté pour tous.En plus d'une circonstance, nous avons pu apprécier sa douceur, sa grande charité : aussi, sommes-nous heureux de lui payer un juste et public tribut d'hommage, de respect et de gratitude.FIRMIN PICARD.LA TOILETTE DU CIEL (Voir gravure) Petits enfants, écoutez ! On écrit toujours pour tous, dans le Monbe ILLUs- THÉ : tunis il est bon, n'est-ce pas, petits chéris, que l'on écrive un peu pour vous spécialement.Un jour- til de famille qui délaisserait l'enfauce ?\u2026.Ce serait un grand wal Un jour\u2014 c'était tout au commencement des temps, alors que le monde était encore un bouleversenient informe où l'on voyait l'eau mêlée au feu, le feu mêlé à l'air, l'air mêlé à ce qui est devenu la roche.Le Bon Dieu, voyant son œuvre se dessiner, et ayant créé déjà la lumière, à Inquelle succède la nuit, envoys une légion innombrable de ses benux Anges, que vous rappelez par votre grâce et votre gentillesse, nes pelits amours, surtout lorsque vous vous montrez Luns pour ceux qui souflrent, pour vos serviteurs, pour les pauvres.ll leur ordonna de semer, du haut des voûtes célestes, ces myriades de paillettes brillant conne des diumante, et que nous appelons la neige.Quelquer petits Anges prirent plaisir à balayer dans l'intini des cieux, quelques-urs de ces diamants : que le l'on Dieu cloua dans Ja voûte azurée, les allumant le soir et les éteignant quand le soleil perce \u2018\u201c les vuiles de l'aurore.\u201d Ce sont ces jolies étoiles que vous voyez, mes petits chéris, et qui remplisseut lu profondeur des cieux pour charmer l'hou me.pour appeler la prière sur les lèvres des enfants, cette prière que Dieu aime plus que ses innombrables étoiles ! Depuis lors, les petits anges viennent, chaque hiver, verser par seaux ou plein leurs robes faites d'un morceau «l'azur, les jolis flocons dans les espaces, atin de vous permettre de faire vos bonshommes de neige, vou amusantes glissades en traîneaux de toutes surtes.Vous voyez, es enfants, comme l'artiste a bien su rendre le travail des anges ! Ce qu'on ne saurait rendre, c'est la touchante puissance de vos petits cœurs si purs, sur le cœur du Très- Haut.FIRMIN Picakn.\u2014 + \u2014\u2014\u2014 PETITE POSTE EN FAMILLE J.-E.R.Québec.\u2014 Pas oublié du tout : nous publierons.Mais pour vous dire quand, nous ne sauricns.J.A, Montréal.\u2014Nous insérerons, et avant que lv vieux Janrier ait tait tout sun temy 8 B.E., Montréal.\u2014 C'est bien un peu jeune et embrasé, mais c'est assez bien dit et un certain nombre de lecteurs.et de lectrices, s\u2019y intéresseront sans doute.Nous publierons.Urg.d'A, Moutréa).\u2014 Non, malgré un certain mérite de facture, cela a un parfuin par trop exotique.Faites-nous du couleur locale, avec In note nationale.L'exercice est meilleur.R.M, Ottawa.\u2014 Reçu les chansons.rons tel que promis.G., Québec.- Vous pourriez peut-être ecrire cola, en prose, à votre jeune amie.avez quelque chance de succès.Mais quant à publier dans le Mosbe ILLUSTRE, fous la forme versifiée que vous proposez, impossible.Bluet, Ottawa.- Si vous vouliez bien ajouter une courte note relatant l'incident auquel vous fuites allusion, avec une éloquence si indignée, les lecteurs non encore au courant comprendraient mieux.L'article sera alors parfait, et nous publierous volontiers.Nous publie- \u2014 YF \u2018vs 2 0 ¢ « ac D 3 NN of = oS El vee} Er = \u2014\u2014\u2014 Fr mT = = Y E STEEL SR dL Ne 1 hii E = ye § [13 ca ; ; 0 + hb N Va GET) Sd i (0e 4 i Be PL [ss 2 / A Xe = vr + p= e > > py NI; | Bean } CAN jt 3 LE HA] = = 4) pd pe} 50 Mp, le © D) a £3 P= Ce ++ ét) Es .> \u201cur Pay RS Sa.\u2014 17 oi : vi LE at Fa GJ ad bX) pry \u2014\u2014 SN ta Y : c Loh PERE ERS PS Pos CE = .i) PA ¢ #4 ee 2 SE 1 © 7, 1.tJ NJ Nat «Poe Y Po 44 $ Ry | > | IY Les Ps ed 8 a EY 74 it ph Py La 4 ; EC ES TE 5 AC FE 3 7 Les Di & CYA LZ re = à =< Xd a Yo q El TAN LY \u2018a A, NN NN RA +.No Le PLY\" N J LA P 03 + ei LLY LA) - \u201cA NN AT LA ; + (113 , by = £2) f x 3 é A i or A » wir « v, 3 EJ Eat el 2 BEAUX-ARTS.La toilette du Ciel d.If ÿ N Lee 2.[0 % 3 oy: K ws vo Bi 7 Di | he) +.a og x ÿ e PJ vol HH NT VI Fe 7 5, ED v/\u2019 A) 4% Les ps TIRE 4\" Pat A.y ai 3 ys A A ax, { Car ab d= == Lex matt 6) fre -% LRN 3 3 A7 A : gp an 3 2 21 ir 3 34 a x \u20189 >, # : k/ A 48 XL ° #- os Ww PT ; a) é.ET) ze 2 A \"x ve \u201cet.Le | Lar ê4- ol) i Ten hor Clie Do 0 k NI ;-@ 2 sx = m= 1 ss re ŸL © Ur P a » $55 5= > ~~ U7 px Coat RT Nv PI AY _ RG ~~ NAN == nC SR «LA JF 99 en, £ I a, ss ON) pr 76 à ae * 8) ve : à Ye ; 0 \\ > pt 3 a) A «a BX \u201ca / $ LR, ~ ave 2 &: Bai Mo PC Noes A ; # Fe St CSA VE \\ ate > A * (4 NY 4e A Are «Cs, of | TA We e* 3) 4 cé + tar - 5 vis pas à 3 i ER hi I pi I 4 pe a; + + 25 pére id in 4 HE png = #2 a $32 on a £7 es SRY » Ws ow sv P Cd R a aC Tah.ah 5 gr i.+ = fy # 7 ye fy AW abe Vv s Bd ew pe x El | : s ay je i raf 2 alin A hl ve 2 Za) PE te ial LS 4 ae (és Re a M At ï Pa pe RES » Je pr 5 hi ae LJ ay opr RAZ; m4 3 oF i 4 0 >.Jats fu RY fe ie TN Fy a \u2014_ a g A ong ne A kia 7k 5.34 ar, Mop EE # /4 reg 4 3% vas ; 2° fa A agra von A FREY 2 oT Wy ; vip vai WK, 2 Faded A a ; \\ i È 32 = + PS LS $u er 5 Ll § 37 Ld pF 30.# A W 2 4 À su ad Pers | [PRE 2 ES k 5 ; £ : ; fr LY: ol ur ot FA Je ISN 34 cu 2 7) } = « »Ÿ 4> rope Ÿ $ ; A Th i VASTES ode: 7a ror r Kid 7] 1 Pr ee Ph 4 i i > Re we *é x.OR hed =%3 \u201c ae Ld MACE Ta EH) \\ * El + \u201c%) ora ore ARE x us 2 eid | % .TS SW lg te \u2014 Une vue du palais archiépiscopal re tg à Na & LE B30 ent = a Axe et =\" ; > je x A oi se biz, 255 Erin sr +, \\ > ts | 2d \\ \u201cet \u2014 Le PIA À 5 LE + te \u201c\u20ac y 8 Po X54 dnd N 5 Ca Tar ob Tn BU Es Cx {| TN »% A A J > cod.+.; ; : » 2000 MONTREAL \u2014 xs Bu, (2) > Ë ut, i \u201c= ~ =, a] at hace part, by A) ï FA TX i Re ee a \\ ok PARE, Ind > 3] rn a.< Fa C9 3 cq A i yy kal | Wey BAR PER >, FH 5 PC = EP Jo yy =r A 34 Le\" 54 6 4 } Fi she 1.La ; PEE \u2014\u2014 PR Ne EAN , / he if £49 \\) 1.è am | + à | po er 2 & Halil HR fut = | ès ti 6 TRANSLATION DES RESTES DE MGR'FABRE La foule aux abords de la cathédrale | | LARS rr \u201d Lr HES Ÿ, 2 3 A \u2014e ae by Wh th Th -% M | A dh «+ is ta mr am = 4 PRN te 4 \"a - v7 Ll Ld \u2018+ {iss mA TR ü Ce £4 .- re a 100 $33 ; D > Pa -e 602 LA PATRIE CANADIENNE A MON Tkks ESTINÉ COUSIN, M.A.JAIKES, A CHICAGO Notre patrie, objet d'un ai profond amour, C'est la terre bénie où nous vimes le jour, La terre qui connut nos premières ivresses, Lorsque nouns nous bercions sous de douces curenses, Lui terre qui connut La première dondeur, Qu'une mère calma sur son généreud cœur\u2026 SNowlenus fendrement par la main maternelle, Avec de petits cris, faible enfant qui chancelle, Sur ce aol déjà cher en essayant nos pas, Nous nous réjouissions dans nos premiers cbats\u2026 Et nous avons seuti dans le rond de notre âme, S'ullumer et grandir une brûlante flamme : L'amour de ce pays qui se montrait si beau, À mesure que l'wil décorarait du noureau, IL west point, nulle part, de ciel blew plus limpide Que celui qu'embrasseit notre regard candide ; Où, roi dans son palais, le snmnplieux soleil À des rayonnements d\u2019un éclat sans pareil ; Où, pâle veine au sein d'innombrables étoiles, Lat Lise, sir ba nuit, régne belle ct sans ruiles.1l n'est pas un endroit où, versant ses trésors La nature ne mette andaut de grands décors, Quand !e printemps arrire avec su riche escorte, Féeriques essaims des beautés qu'il apporte, Partout, dans la verdure, interjetant des fleurs, Comme: des diamants aus viventes couleurs, Qui brillent tout l'été, même an anilien des oinbres Des immenses forêts, majestueuses, sombres ; Quaud, chargés de parfums, les zéphuro curessants Bula-vcent mollement les épis mürissants, Que l'inrnble paysan en fredonnent moissonne, Heuvews de cex cadenus que présente l'automne ; Quand sur vu nantean blanc de l'écrin hibernal Retombent des joyaux d'urgent et «de cristal.C'est la terre arrosée avec tant de vaillance, Par nos côenx luttent pour leurs droits, leur croyance : Et ce sany fit qranctiv, dans son effusion, Le germe vigoureux «le notre nation, A ves colons venus de lu France chérie, Hêtre grande aujourd'hni tu dois, 6 ma patrie ! Nobles, braves chrétiens, mequanimes soldats, Nens reproches, sans peur, toujours prêts aux combats, Hs ont su nous léquer vne bonchaade histoire, Qui sait à l'étranger notre honneur, notre gloire.Et dans les pages d'or di livre dit passé, Leur nom cictoriens est à jemais tracé ! C\u2019est la terre hénie où resplendit encore, Au loin sver le hameau gueend un rayon Le dore, La croix du temule saint où vers Notre-Seigneur Nos humbles vœux d'enfant montaient de notre cœur.C'est la terre où repose au tond des cimetières Le corps des tréjassés attendant nos prières.Voilà donc les attraits, les sublimes liens Qui nous attachent tous, 6 braves Canadiens ! A cz vaste pays, lien de notre notssance, Que nous aimons, sercons avec banl de constance ; En nous réjouissant de ses nombreux succès, En plewrant sur ses maux arec de vifs regrets, En partageant le fais: de toutes ses misères : Forts de notre union, compatriotes, frères, Joyeux dans les dangers d'envisager la mort, Courant œux ennemis, pour rehausser son sort.C'est pourquoi l'exilé dans son dme «ttendrie, Au nom mélurlieux: de sa chère patrie, Vers laquelle mens cesse À tend à rerenir, Sent s'éceiller soudain un tendre sonrenir Qui fuit couler ses pleurs eb qu'il aime à poursuivre ; vtr s'il à le chagrin de ne pourvoir y rivre, Résigné, dans son cœur, il esvère toujours Y roir, nie moins, heureux, le terme de ses jours ! \u2014 pe ra LA MODE MODESTE Ni vous avez de vieux châles hors d'usage, car la mode ne les accepte plus, drapez-en, avec goût, un piano, un chevalet, une petite table.À vec de ci, de là, un nœud de ruban ou une touffe de fleurs, vous ferez quelque chose de ravissant qui dissimulera l'usure d'un vieux meuble.LE MONDE ILLUSTRE LES FUNÉRAILLES DE Mor FABRE.\u2014PENDANT LE SERVICE FUNEBRE Croqnis et dessin de Edmond J.Massicotte A TIRE D\u2019AILE J'ai rencontré de par le Mose.JLLUSTKF, une gentille petite alouette, dont le gai et poétique ramage m'a ravie et enchantée.Dat cette assertion faire naître un sourire sur les lèvres sceptiques, je proclame que les congratulations venant de la part d'un oiseau, me touchent infiniment et ont pour moi une valeur tout à fait exceptionnelle.Bienvenue à la légère alouette, c'est une joyeuse messagère qui ne fera que semer du bonheur sur sa route et je suis certaine que le Monbe LLLusTrE lui souhrite un cheerful irelcome, Si Alouette veut chanter des cluos, j'en suis.Ah ! oui, mn voix de contralto se maricrait harmonieusement avec son doux et puissant soprano.Et qui sait 7.peut-être d'autres oiseaux, rossignols ou colibris, s'uniront-ils à nous pour les chiæeurs\u2026 - 7 Lear tle \u2014\u2014 {be NOTES D'HISTOIRE NATURELLE PARTICULAKITÉS DE LA CHAUVE-SOURIS Probablement, un très petit nombre de personnes, en dehors de la classe des naturalistes, possèdent quelque idée des caractères particuliers de la chauve-souris, et surtout s'il s\u2019agit de la chauve-souris d'enpèce colcssale, qu'on rencontre dans certaines parties de l\u2019Inde, de l'Afrique et du Sud de l'Amérique et qu\u2019on y surnomme le vampire.Le corps de cet animal est d'environ deux fois le volume de l'écureuil et l'envergure des ailes mesure parfois cing pieds, Cette espèce mange des fruits aiusi que des insectes.On prétend que cette chauve-souris est capable d'introduire la pointe de sa langue si adroitement dans les veites d'un dormeur que celui ci ne s'en aperçoit pus.Pendant tout le temps de la piqûre, il évente le dormeur, agitant l'air, dans ce climat brûlant, d\u2019une manière st agréable, que le sommeil en devient plus profond.Dans les régions que fréquentent ces oiseaux, il est dangereux de dormir en plein mr ou dans une chambre dont les fenêtres sont ouvertes.Les ailes de la chauve-souris sont faites de maniere à être contractées au gré de l'oiseau en innombrables plis.Elles peuvent ainsi tenir très peu de place, quand l'oiseau se repose, et être ouvertes très au large, quand il veut voler.HISTOIRE D'UNE CIGOGNE Cette histoire nous vient d'Allemagne.Elle est aussi extraordinaire qu'elle est vraie.Quelques enfants, habitants d'un village des provinces du Nord, découvrirent un jour qu\u2019une cigogne avait fait Sbn nid sur leur toit.luibus des vieilles légendes conune de vrais Teutons, ils accueillirent ln cixogne avec faveur duns In conviction que Ia présence de cet oiseau était un porte-bonheur infaillible.Pendant tout l'été ils partagérent leurs friandises avec leur ante à longues Jumbes qui fut bien vite apprivoisée.Mais aux premiers signes des approches du froid.la LE MONDE ILLUSTRÉ 603 mère cigogne «e prépars à partir pour un cliniat plus clément.Les enfants s\u2019attristèrent à l'idée de perdre leur favorite, mais leurs parents cherchérent à les consoler en lour assurant que la cigogne ne manquerait pas de revenir au printemps.Cette assurance ne leur sutfit pas, car ils ne pouvaient s'habituer à l'idée que la cigogne n'aurait personne pour la soiguer pendant tout l'hiver.Ils tinrent donc conseil et trouvèrent une idée superbe qu'il s'empressèrent de mettre en pratique.Ils écrivirent un petit billet de leur )lus Lolle écriture allemande.Ils y racontaient que la mère cigogne leur était vraiment chère et ils prisient les bonnes gens du pays où elle passerait l'hiver de la bien traiter et de la leur renvoyer au printemps.lls cachetèrent le billet, l'attachèrent au cou de l'oiseau avec un joli ruban de cuuleur et le cachèrent sous les plumes.Le jour euivant, ils suivirent d'un regard attristé la cigogne partant pour d'autres climats.Le neige et la glace vinrent, la Noël apporta aux enfants les dons et les plaisira ordinaires, mais leur favorite de l'été ne fut pas pour cela oubliée.Quand le printemps reparut, les enfants ne passèrent pas un jour sans wonter sur la platoforme du toit pour voir revenir leur chère cigogne.Un jour, enfin, ils l'aperçurent, aussi douce et aus-i familière que jamais.On s'imagine de leur contentement.Mais quelle fut leur surprise quant ils découvrirent, autour de son cou et sous son nile, un autre joli ruban avec un billet adressé : \u2018\u2018 Aux enfants qui ont écrit la lettre J que la cigogne a apportée.\u201d | Le ruban fut bieu vite détaché et la missive vu- verte.Elle était d'un mussionnaire en Afrique.Il disait qu'il avait lu le billet des enfants, qu'il avait eu soin de l'oiseau et qu'il espérait que des enfants au cœur si lon et si compatissant pour les besoins d'un oiseau voudraient bien l'aider à vétir et à nourrir les petits sauvages de sa mission.Le nom et l'adresse du missionnaire suivaient.Les enfauts, émus de ~ompassion pour les paus res petits néophytes, se mirent à cullecter parmi leurs pareuts et connaissances, et purent envoyer au mis- sionnhaire une somme assez rondelette.D'autres lettres s\u2019échangèrent par la puste de telle sorte que les enfants allemands firent complète connaissance avec le missionnaire et ses petits noirs qu'ils continuèrent à secourir et À patronner.\u2014 + Go
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.