Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 29 août 1896
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Monde illustré, 1896-08-29, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS | 13us ANNÉE, No 643.\u2014SAMEDI, 20 AOUT 1896 | ANNONCES: Onan, $3.00 « - © ; i 5 dre moi, $1.00, Dee due 00 ree cme eee.La ligne, par insertion < - - - - 10cents BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes .- - Scents endu dans ls .i ., .{ V \u201d es dépôte 5 cents la copie BüUrkaux, 42 PLACE JACQUES 'ARTIER, MONTREAL.Tarif spécial pour unnonces a long terme RETOUR DE LA CUEILLETTE DES FLEURS 274 SOMMAIRE TexTE.- À hâtous rompus, par G.-P.Labat.\u2014 La rivière d'Enghien, par Benjamin Sulte.\u2014-Lw fenuue prévoyante.Poésie : Don d'une rose, par Raymond Févrior.- Prenez garde, par Docteur X.\u2014 Tout meurt ici-bas, par Violette.\u2014 Poésie : Dé-\" ception, par J.-W.Poitras.Nouvelle cans- dienne : Chargé, par Régis Roy.\u2014Conacils aux jeunes filles, par Jeanne de Montanay.\u2014 Le vieil- ard, par Hallo.-\u2014Poésie : Elle, par H.Demers.\u2014 La logique des femmes, par Emile Boucher.\u2014 l'etito puste en famille.\u2014Anniversaire, par Li.sette.- Le club de base- ball.\u2014 La clef des songes.\u2014Récréations en famille (avec gravures).- Renseignements divers.\u2014 Choses et nutres.\u2014Le jeu de dames\u2014 Feuilleton : En détresse.GravtREs.\u2014 Retour de la cueillette des fleurs.\u2014Cou- runnes des souverains de l'univers.\u2014 À travers le Canada : Le quai du Lac Mégantic ; La poine Gendreau à la Baie des Pères ; L'ile au Héron ; Lac Bouchette ; Eglise du Sacré-Cœur, de Montréal ; Village et montagne de St-Hilaire ; Le monument des pompiers ; Vue de la chûte sux Iroquois ; Chemin de Lachine en face du lac Saint- Louis ; Ferme de ln Butte-au-Vent, à Varennes ; Le roc percé, en Gaspésie ; L'église d\u2019Yamachiche.Portraits des membres du club de base-ball le National.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve À ses lecteurs mêmes l\u2019escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sout au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 82, 83, $4, $5, $10, $15, $25 et 250.Nous constituons par la, comme les zélateurs du MoNDE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entrcux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l\u2019assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.A BATONS ROMPUS Quoique tous les journaux aient donné le compte.rendu de l'ouverture des Chambres, nous avons cru, nous aussi, devoir entreprendre cette agréable besogne, car les journaux quotidiens, une fois lus, sont généralement déchirés, omployés à de vils usages, ce qui a fait dire au populaire, sur un air connu : *¢ 11 faut avoir du papier dans ses poches, (Mn ne sait pas ce que peut arriver.\u201d etc.Done, a l'opposé de ses confrères, LE Monne ILLvs.TRÉ, qui est gardé, relié, choyé dans les bibliothèques et dans les familles, a cru qu\u2019il était de son devoir de consacrer quelques lignes à une journée qui fera époque dans l\u2019histoire du Canada, ce qui permettra à la génération future, clans ses lectures de longues soirées d'hiver, de s\u2019écrier avec enthousiasme, tout comme le fait la génération actuelle, on parlant de 1837-38 : ** Les lauriers de ln Victoire out couronné le Canada le 23 juin et le 19 août 1896 ! \u201d .*- Donc, les Chambres viennent d'ouvrir leurs portes à deux battants.Et, n'en déplaise à quelques-uns, LE MONDE ILLUSTRE tout le public d'y entrer avec des vœux plein le cœur et des applaudissements plein leu muins.Les mécontents, les décontits, les hargneux out trouvé que cela a manqué de décorum.C'est possible pour les esprits étroits et louches, mais pour les gens honnêtes et bien pensants, Is sinplicité*de l'honnêteté est le [vrai dés corum du vrai patriotisme.Or, ce patriotisme a reçu son baptôme le 23 juin et ss cunnécration le 19 août 1896.Ces manifestations du peuple sont bien plus touchantes, parce qu'elles eunt vraies, que toutes les ma- uifestations royales faites sur commande et tout ce qui se passe ici depuis deux mois nous # rappelé l\u2019acclamation faite à Gambetta, sur Je balcon de la Bourse, le 4 reptembre 1870, par tout le peuple parisien, c\u2019est- à-dire par la France entière, et plus tard l\u2019acclamation faite par tous les députés français, Gambetta en tête, montrant d'un geste homérique Thiers, pôle ct ému, s\u2019écriant d\u2019une voix olympienne : \u2014Le libérateur, le voilà !\u2026 Voilà pourquoi tous les grands hommes d'Etat, à l'opposé des rois qui rient quand le peuple les applaudit, deviennent tremblants, pâles et nerveux quand ils sont consacrés, Seuls, les ealtimbanques supportent cela froidement.Alors les éventails, les mouchoirs, les mains s'agitent en signe d'applaudissements et, dans cette frénésie, ce tumulte des cwœrs, le vainqueur, comme après un duel, tend la maiu au vaincu, et la lutte va recommencer, noble, fière, honnête, patriotique.+.+ Puisque je parle de l'ouverture des Chambres, messieurs les députés, autrement dit messieurs les législateurs, voudront bien me permettre de leur soumettre respectueusement, dans l'intérêt public, les deux faits suivants, convaincu que je suis qu'ils y trouveront remède.Depuis quelques mois, deux individus sont morts à la suite de coups ayant occasionné fracture du crâne, et, après enquête du coroner et expertise médico- légale, la dorte Faculté fait un rapport qui détermine le jury à rapporter le verdict suivant : ** Mort de causes naturelles.\u201d Comme il nous semble qu\u2019il y à là une lacune, nous avons cru devoir la signaler.* .Dans ces temps de chaleur sénegalienne, où les coups de soleil jouent avec nos existences comme un enfant avec une pelotte, nous croyons devoir prévenir le public que l\u2019insulation se produit moins par la tête que par l'épine dorsale, ce grand sympathique du cerveau.Aussi, dans les pays torrides, porte-t-on non seulement le couvre-nuque, mais un protecteur de 'épine dorsale.C'est une lanière de liège.de crin ou de cuir, cousue au centre du vêtement et protégeant l'épine dorsale.Voilà pourquoi je n'ai jamais compris l\u2019abolition du parasol, Les Espagnols et les Arabes le savent si bien, qu\u2019ils portent des vêtements de laine en été comme en hiver, prétendant que ce qui préserve du froid préserve du chaud.On sue, mais on ne meurt pas grillé ou rôti par le soleil.En outre, une excellente recette pour les gens appelés à faire de longs discours, ce qui dessèche toujours la gorge\u2014et je la recommande à nos représentants qui vont être à l\u2019étuve\u2014c\u2019est d\u2019avoir une boîte de pastilles Tavernier et d\u2019en sucer une de temps en temps.Ceci est moins une réclame que le plaisir de leur entendre dire des choses.sucrées.+.* Dans une de ses chroniques du lundi, Françoise, du La Patrie, fait un calembourg au sujet du projet *\u201c d'assuciation mutuelle des journalistes,\u201d elle écrit : \u201c* Restez, Satan, là-bas, là-bas !\"\u201d Ce là-bas, s'adressant à moi, j'en ai beaucoup ri, mais Françoise me permettra de lui dire ceci : \u2014-Oh ! mademoiselle, le calembour que Hugo ap- TT em pelle ls fiente de l\u2019osprit ost déjà bien laid chez un homme.Chez une femme, c'est hidoux.laissez done cotte infirmité aux gens du sexe fort ot laid.Pour uous, continuez à charmer non esprits en trempant votre plume entre deux pétales de rose, et n'oblisgez pas le public à dire que Françoine calembouriue.\u2014 + pe AEE LA RIVIÈRE D'ENGHIEN À propos de ls fondation des Trois-ltivières, bien des lecteurs sont sous l'impression que le premier poste établi en ce lieu le fut sur l'une des iles de l'embouchure du Saint-Maurice.Cette erreur provient de ce que, il y a soixante-et-quinze ou quatre-vingts ans, quelqu'un écrivit la phrase suivante, qui à souvent été remise en circulation depuis : ** En 1617, le Frère Pacifique Duplessis enseignait les Nauvages sur les îles du Saint-Maurice.\u201d Je ne crois pas que la chose eut lieu sur les îles ; en taus cas, ceci n'a rien à faire avec ln construction du fort -et nous avons appris à connaître, au Cours du dernier demi-riècle, toutes les circonstances de cette fondation.Elle à été guidée par la nature du sol.On fit choix du meilleur des trois ou quatre sites où les sauvages avaient des bourgades, des campements plus ou moins sédentaires.Pachirini, le chef algonquin qui occupait le boulevard Turcotte, aujourd'hui ainsi nommé, n'était pas établi sur les iles du Saint-Maurice.Capitanal, grand chef algonquin, demandant à Chan:- plain, en 16:33, de bâtir une maison française, indiqua pour cet objet le Platon situé à trois cents pieds du camp de Pachirini sur la Table.C\u2019est là que le premier et unique fort des Trois-Rivières fut construit.Les Français se bornèrent à adopter le site le pqus commode qui était en même temps celui «le la traite, lorsqu\u2019il tut question de se fixer comme colons dans le voisinage des trois rivières.De 1535 à 16:34, les Français fréquentaient ce lieu avant que de s\u2019y arrêter à demeure.La Table était 1a résidence des Algonquins, proches parents de ceux de l\u2019Ottawa ; on y voyait nussi quelques Montagnais du Saguenay et, rarement, sinon jamais, les Têtes-de- Boule du haut du Saint-Maurice, peuple timide à l'ex- ces, qui ne se mélait point aux bandes de chasseurs ni aux partis de guerre allant et venant sur les hords du grand fleuve, au caprice des événements.Je ue vous ennuierai pas en énumérant les localités qui portent le nom de Trois-Rivières dans le monde entier.Il suffit de dire qu'il y n, partout sur le globe terrestre, des Tritluviens qui rencontrent le rom de leur lieu d'origine en vingt langues différentes.Fort heureusement, les Tritluviens parlent toutes les lan gues.Ceux qui écrivent sans avoir étudié, procèdent par suppositions.Ainsi on veut que le nom de Trois-Ri- vieres ait été donné au fort situé près du Saint-Mau- rice en raison de son nccès commode pour y rencontrer les Sauvages qui faisaient la traite par les rivières de Fouez, Bécancour ot Nicolet.Alors la traite de ces trois rivières aurait dû oxister dis le temps de Champlain et de Pontgravé, ce qui est impossible puisqu'il n'y avait pas do Sauvages au sud du fleuve.Un trait assez curieux que joe rencontre dans les Relations des Jésuites indique une tentative faite pour donner à la rivière des Trois-Rivières un grand nom historique.Voici comment : C'est le 4 juillet 1634 que La Violette abuttit los premiers arbres pour former la palissade de cette \u2018\u2018 maison française \u201d demandée, l\u2019année précédente, par le chef Capitanal, mais ce brave sauvage ne se trouvait pas aux Trois-Rivières, étant éloigné vers le sud, avec presque tous ses gens, lorsque La Violette arriva.Les indigènes qui restaient aux environs de la Table TA 275 étaient des Algonquins et surtout des Montaguais, In plupart atteints du *\u201c mal-de-torre,\" espèce de scorbut considéré dans le temps comme incurable, Vors la fin de juillet, Champlain visita les travaux du fort ; en ce moment on apportait le cadavre de Capitaual, qui venait de mourir en priant qu\u2019on l'inhumât près des Français.Champlain fit mettro une petite clôture autour de son tomhoau pour le rendre remarquable.Dans les premiers jours do septembre, les eres Paul Le Joune ot Jacijues Buteux arrivaient de Québec dans l'intention de passer l'automne et l'hiver à Trois-Rivières.L'année suivante, le l\u2019ère Le Jeune écrivait, parlant de lu perte de Capitanal : *\u201c Si nous (les Pères Le Jeune et Buteux) eussions été pour lors aux Trois- Rivières, jo ne doute point qu\u2019il ne fût mort chrétien.J'ai un grand regret de la mort de cet homme, car il avait témoigné on plein Conseil que son dessein était d'arrêter ceux de sa nation auprès du furt de la rivière d\u2019Anguieu ; il m'en avait donné parole en particulier.\u201d Ceci révèle un nouveau tom imposé à notre rivière.Lorsque lu Père Le Jeune traçait ces lignes destinées à être lues en France, il venait de recevoir une lettre du duc d'Enghien (plus tard le grand Condé) qui promettait de se rendre utile la colonie dés que son âge le mettrait en état d'agir, car, né en 1621.il ne dépassait pas alors quatorze aus, mais donnait déjà des preuves de haute intelligence.Son père avait été vice-roi de la Nouvelle-France.Un protecteur de sang royal était bien ce que le zélé missionnaire pouvait rêver de plus favorable au Canada et ce n'était point de sa part une maludresse que de rattacher cette puissante famille à nos intérêts en baptisunt d'après elle l\u2019une de nos princivales rivières.Un tel projet me parait manifeste dans les quelques lignes citées plus haut.Le Père Le Jeune, tres bien cn cour, honnne de mérite, actif, dévoué à la colonie, pouvait être pour celle-ci une préciouse ressource au début de ses établissements.En ce qui regarde le nom d'Enghien le projet de l'appliquer au Saint-Maurice n\u2019eut pas de suite.Mais si vous doutez de quelle rivière parle le Père Le Jeune il sutlit de se rappeler que Capitanal était chef des Trois-Rivières et que le texte mentionne **le fort de la rivière d'Anguien \u201d comme lieu d'habitation de ce Sauvage.Il n\u2019y avait qu'un autre fort dans toute le contrée du Canada : celui de (Québec.car ol ne saurait tenir compte, en 1645, du poste de Sainte-Croix construit (1633) sur une île des rapides \u2018lu Richelieu, près Deschambault, et, presque aussitôt abandonné.L'enthousiasme qui régna drna cortaines localités de la France puur les missions du Canada, depuis 16:33 à 1640 a peu près, ue produisit qu'un feu de vaille.Le prince de Condé fit comme les autres : il oublia ses promesses au Père Le Jeune, se mit dans les affaires de l'Europe, gagna la bataillo de Rocrvi, se mêla de politique, emporta des villes, devint rebelle et resta avec un nom immense.lequel ne so retrouve plus en Canada.\u2014\u2014 + pe LA FEMME PRÉVOYANTE Une femme prévoyante voit dans l'avenir.Elle calcule et elle combine.Elle suit apprécier co qu'il faut pour le présent ot ce qui est nécessaire à l'avenir.Elle règle ses déponses «d'après ses bonnes prévisions, ot ello ne manque jamais de mettre une obole de côté, pour les jours désastreux et malheureux qui peuvent arriver dans la suite.Une femme imprévoyante n'agit pas ainsi ; colle ne sait ni caleuler ni combiner avantageusement, et, au jour de malheur ou de revers, elle est prise à l'improviste et au dépourvu.Elle est malheureuse pur sa faute, car elle à renversé sa maison.LE MONDE ILLUSTRE DON D'UNE ROSE La pluie avait cessé.Charlotte blonde et rose, Leste conne un oiseau, descendit au jardin.Sur l'herbe scintillante un rosier du Jourdain Ktalait ln splendeur de su parure éclone.Près du royal arbuste ollo fit une pause, Abandonnant son front au baiser du matin, Elle aapira l'odeur cmbaumée et soudain Sos doigts légérement cueillirent une rose Elle la lui donna.Des gouttes d'eau perlaient Du calice vermeil et sur sa main roulaient.Puis ellu dit, ouvrant ses lèvres purpurines : ** Voix, cotte rose ost bello entre toutes les fleurs ; Accopte-la sans crainte : elle n\u2019a point d'épines, Mais dans an frêle coupe elle a gardé des pleurs.\u201d Raymonb Féviaen, \u2014\u2014\u2014 ++ Qn PRENEZ GARDE ! On voit chaque matin, dans les rues de notre bonne ville de Montréal, un grand nombre de jeunes filles qui 56 rendent à leur besogne journalière.Parties de chez elles au dernier moment.même un peu trop tard, elles pressent le pas le plus qu'elles peuvent.Cette course forcée, loin d'être pour elles un exercice salutaire, devient une veritable corvée.Beaucoup parmi elles portent sur leur figure pâlie les premiers signes de l'anémie : quelques-unes ont remplacé les fraiches couleurs de la jeunesse et de la sunté par un badigeonnage de mauvais goût.On ue songe pas assez qu'une fille qui se crépit vieillit plus vite que les autres et donne d'elle une bien mauvaise opinion, J'exerce ma profession depuis bientôt quarante ans et j'ai constaté que la plupart des maladies qui affligent l'humanité sont\u2026 voulues.Bien souvent, quand une jeune fille meurt d'une maladie de poitrine, on peut dire qu'elle s'est suicidée.Entre les imprudences «ui se commettent chaque jour et un coup de revolver ou une dose de poison, il n'y à que la différence du temps.A mes yeux, celle qui détruit volontairement sa santé est aussi coupable que celle qui eu finit brusquement avec l'existence.Elle peut même l'être davantage, car, tout en se faisant tort à elle-même, elle est bien souvent pour d'autres une cause de scandale et de désordres.Expliquons-nous.Prenons pour sujet de notre étude une demuiselle de dix-sept ou dix-huit ans, d'une constitution robuste, née de parents qui ne lui ont légué aucune prédisposition ii ces nombreuses maladies qui déciment les populations des grandes villes.Elle travaille dans un atelier vit In besogue n'est ni insalubre ni trop fatiguante.La place où elle se tient habituellement est vaste, bien aérée, convenablement chauttée en hiver.Ses parents In nourrissent bien et la traite avec douceur.Elle se trouve done dans les conditions veulues pour devenir une belle et forte femue et vivre longtemps.Cependant nous la voyons pälir ; par moment, elle à une toux sèche ; elle se plaint sans pouvoir dire au juste où se trouve le siège du mal.Parfois l'appétit lui manque ; elle à des sux de tête et des vertiges.Une autre fois, ce sout des crampes d'estomac ou une grande lassitude dans tous les membres.Na bonne mere est inquiète et se demande à quoi elle pourrait bien attribuer ce dépérissement rapide qui menace de lui enlever à bref délai son enfant bica-aimée.Vous ne le savez pas, pauvre mèro / Je vais vous le dire en peu de mots.Vous connaissez le vieux proverbe, n'est-ce pas! ** Un temps pour chaque chose et chaque chose en son temps.\u201d Eh bien, ma bonne maman, votre fille est souffrante, elle marche à grands pas vers l'anémie et la consomption, parce qu\u2019elle ne dort pas lorsque c'est le temps de dormir et qu'elle dort mal.Le soir, en revenant de son ouvrage, passablement fatiguée, elle se donne à peine le temps de prendre son repas.Puis, bion vite, elle monte à sa chambre, pour faire sa toilette qui s été négligée le matin.C'est le monde renversé, Sa toilette finie, elle reçoit ses visiten ou elle va veiller chez une amie.jusqu'à une heure très-avan- cée.Je ne parlerai pus des dangers moraux d\u2019une telle vie ; c\u2019est votre affaire cela, ot vous en rendrez compte à Dieu si, par votre faute, l'enfant que vous prétendoz aimer si sincèrement, tourne mal.Mais, unie médecin, je he vous dirai que ces seuls mots : Votre fille se tue ! La nuit est faite pour dormir ; l\u2019obacurité elle-méuie nous invite au summeil.Et il ne suffit pas de prendre un court repos : on doit dormir au moins pendant sept heures bien comptées, ot bien dormir, à poings fermés.De dix houres du suir, au plus tard, à cinq heures du matin.Mais non ! Mademoiselle fait la moue quand ses bons parents lui disent d'sller we coucher ; elle ira plus tard, elle n\u2019est plus une enfant, elle sait bien ce qu\u2019elle doit faire ! Enfin, lorsque la fatigue la force à céder, elle gagne son lit, souvent avec un peu de tiè- vre.Son sommeil est agité et elle ne commence à bien 86 reposer qu'au moment où ss mère l'appelle pour le déjeuner et la besogne quotidienne.Oh ! qu\u2019elle serait contente si elle pouvait dormir encore quelques minutes.Mais non ! elle doit se lever, et brusquement encore, sans celx elle perdrait sa place et les ressources qu\u2019elle lui procure.Cur, de l'argent qu\u2019elle gagne, elle peut consacrer une grande partie à sa toilette, et ceci est chose sacrée ' Elle se lève donc, frissonnante, mal à l'aise, à moitié éveillée ; elle s'habille à la hâte, mange encore plus vite, se plaque un peu de rouge sur la figure si elle se trouve trop défaite, puis en route !\u2026 Oui, pauvre enfant, en route pour le cimetière, au grand galop.\u2014Ceci, me dira-t-on, est l'exception.C'est justement à cette exception que que je m'adresse.Soyons douc raisonnables ! Au point de vue matériel, il n\u2019y à pas de plus grand trésor que la santé.Nu gaspillons pas ce bien précieux.Jeunes filles.vous qui avez la santé, la fraicheur, ces belles couleurs dont vo chers parents sont si fiers, ne vous rendez pas volontairement faibles, laides et malades.Protitez de votre *\u201c bon temps ; \u201d riez, chantez, soyez gaies, un peu folles nème, sans copendant oublier vos devoirs de chrétiennes.Travaillez, prome- nez-vous ; dorimez quand c\u2019est l'heure de dormir, mmé- nagez vos forces, songez à l'avenir.- Docteur X.\u2014 +
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.