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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 11 janvier 1896
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1896-01-11, Collections de BAnQ.

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[" gre { ( | } | LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS : \u2026 43.00 = - - Six mois.81,50 \u2014- Juatre mois, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOUR sobbAf DE LA SUVTE bE NEGoUs LES ITALIENS EN ABYSSINIE \u2014pans LES 12ux ANNEE, No G10.\u2014SAMEDI, 11 JANVIER 1896 IN, 4 duns les dépôts - - 5 cents la copie | BUREAUX, 42, PLACE JACQUES ARTIER, MONTRÉAL.ANNONCES: em | La ligne, par insertion - - - - - 10 cents PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - .- - 5ceents Tarif spécial pour annonces à long terme OFFICIER L'ARFHLLERLE 61 NEGOUS MÉNÉLICK oy Wy, ® DÉFILÉS DB L\u2019AMBA ALGAHI 534 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL.11 JANVIER 1896 SOMMAIRE Texte \u2014Un monument à Dollard, pur Ribon.- François Frigon, par Benjamin Sulte, \u2014 Nos gravures : Le rui, «est moi ; Constantinople : Mosquée d'Ahméd ; La garde Champlain.\u2014 l\u2019ages à relire : Austerlitz (avec ravures), par le général de Marbot.\u2014 M.Paul Dévou- ède.\u2014 Fable : L'écureuil et ls guenou, par E.Roque.fort-Villeneuve, \u2014 Les affiches et les annonces, par Paul Calmet.-_ Pensées misauthropiques, par J.Fleury, \u2014 La chute d'un amour, par Alplionse Gingras.\u2014Au pays berrichon, par Alfred Lesitiple.\u2014 Le fardeau de la dette.\u2014 Puissance de l'exemple.\u2014 Roger Conec, par Pierre Loti.-\u2014 l'asse-temps récréatifs, par Tom Tit, \u2014 Renseignements divers.\u2014Primes du mois de décembre, Choses et autres, \u2014Les dames.\u2014Jeux et récréatious.- Feuilleton : La mendiante de Saint-Sulpice, per Xavier de Montépin.(IKAVURES, \u2014 Les Italiens eu Abyssinie : Dans les détilés de l\u2019Amba Algahi.\u2014La fête des Rois : ** Le Roi, c'est moi !\u201d-\u2014Portrait de M.Paul Déroulède.\u2014 Québec : Portraits des membres da la (Garde Indépendante Champlain.\u2014Coustantinople (Turquie) : La mosquée du Sultan Ahiméd.\u2014 Gravure du feuilleton.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d\u2019autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses ecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, $3, 84, &5, 810, $15, 825 et $50.Nous constituons par là, \u2018somme les zélateurs du MONDE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, per trois personnes choisies par l\u2019assemblée.Aucune prime ne sera éc après les 30 jours qui suivront chaque ge © tirage.UN MONUMENT A DOLLARD A imez vuncitoyens de Muntreul, Il est un nom glorieux, digne de flgurer dans notre histoire aux pretniers rangs des grands hommes, nom d'un preux qui, pour uvoir été modeste et obscur, n'eh fut pas moins un des héros les plus célèbres dont fassent mention les historiens de tous les pays et de tous les Ages.Cet homme dont le Canada\u2018a le droit de s'enorgueillir, cet homme qui devrait avoir son monument au sein de notre ville, fut l'intrépide Dollard des Ormeaux.Nom glorieux, nom cher à nous tous Cana- diens-français, nom synonyme de dévouement, de bravoure et d\u2019héroïsme, mais, d\u2019un autre côté, nom, hélas ! trop méconnu et trop obscur.Car pour de tels hommes, les louanges de tout un monde suffisent à peine.Et cependant, il faut bien l'avouer, Dollard ne trouve pas même dans notre ville les louanges auxquelles lui ont donné droit son dévouement et son héroïsme.C'est à peine, si à quelques rares intervalles quelques écoliers, qui apprennent notre histoire, prononcent son nom et -admirent son action héroïque.Comment, expliquer une telle indifférence ?Est-ce qu'on ne sait pas apprécier à sa haute valeur le sacrifice qu\u2019il s'est imposé ?Qu'on ne l'oublie bas, si Mai- onneuve a fondé Montréal, Dollard l'a sauvé, LE MONDE ILLOSTRE et ce n\u2019est pas un moindre titre que celui de fondateur, puisque lui, plus tard, paya de sa vie le salut de notre cité.On vénère la mémoire de Maisonneuve, on a élevé un monument & sa mémoire, on à bien fait ; c'était une dette contractée depuis deux siècles et demi envers l\u2019illustre fondateur de Ville-Marie ; mais ne serait-il pas à propos de rendre le même honneur à celui qui a offert sa vie pour conserver la conquête du premier ?Croit-on que In dette contractée envers Dollard soit moins sacrée que la première ?Plus de deux cent trente années se sont écoulées depuis que Dollard, disant un éternel ailieu à lu vie, tombait glorieusement, victime du dévouement et de l'héroïsme ; et pendant ce long espace de temps, on n'a pas songé un instant à récompenser cet acte d'héroïsme, le plus glorieux qu\u2019on puisse jamais rêver.On a songé à élever des monuments à lu mémoire des grands politiciens, qui, sans aucun doute, ont bien mérité du pays, mais dont le mérite et le dévouement n'ont jamais été jusqu'à les pousser à sacrifier leur vie pour leurs concitoyens.Sans doute, j'approuve le zèle et la générosité de ceux qui élèvent un monument à un MacDonald, et j'admire davantage ceux qui, aujourd'hui encore songent à honorer la mémoire du patriote Mercier.Mais je voudrais, pour que leur œuvre fût complète, qu\u2019ils n'aient pas oublié le brave Dollard, sans qui, Montréal n\u2019existerait pas aujourd'hui.Je voudrais voit le sauveur de notre ville figurer à côté du fondateur, attirant sur eux l'admiration de tous et servant d'exemple aux générations futures.Je voudrais voir tous les Cana- diens-français s'unir ensemble pour réparer leur oubli et élever à le méinoire de ce jeune preux uu monument digne de ini.J'ai dit Jeune, ct ce mot n'exerce pas dans ina pensée un rôle secondaire, au contraire, il a pour moi une grande importance.J'ai voulu montrer combien fut complet le sacritice de Dollard qui, aœ printemps même de la vie, à cet âge où tout apparaît rayonnant au jeune homme qui à devant lui l'avenir, met tout de côté : espoir, illusions, succès, et laisse là une tendre inère, une sœur affectionnée, peut-être même une fiancée aimée, que sais-je ?Voilà à lui seul un trait d'héroïsme digne des plus grands héros.Il faut avoir aimé pour connaître ce qu\u2019il en coûte de quitter des êtres chéris.Dollard ne fut pus martyr du devoir, mais martyr de son libre dévouement.S'il est dur de se séparer de ceux qu'on aime lorsque la voix du devoir commande, combien plus douloureux doit être le sacrifice, lorsqu'on fait taire son cœur pour obéir à un dévouement qu'on commande soi-même :! C'est Dollard lui- même qui a demandé la faveur de combattre l'ennemi pour arrêter sa marche et permettre ainsi aux habitants de Ville-Marie de préparer une forte défense.Il savait bien qu'il quittait là les êtres qu\u2019il aimait pour ne plus les revoir, mais cette pensée ne faisait qu'augmenter son dévouement.Al! l\u2019héroïsme du cœur a quelque chose de divin! Quel désintéressement quel dévouement sublime ! À toutes ces douleurs morales devaient s'adjoindre les souffrances du corps : la faim, In soif, l'humidité, les blessures, entit le martyre.Mais aucune de ces douleurs put l\u2019ébranler, ni le faire faiblir dans sa noble résolution.C\u2019est qu\u2019il était de ceux qui, un& fois leur sacrifice fait, ne reculent devant au- 2 serrer ler de ses ses seize compagnons.Pour accom- rir cette œuvre gigantesque, pour délivrer ontréal de l'invasion des Iroquois, Dollard n'était seul.La colonie comptait dans son sein seize jeuues gens désireux d\u2019imiter cet exemple et digne de seconder les effurts de leur jeune chef.Et cette petite phalange de héros arrêta, durant dix longs jours, sept cents Iroquois, Est-ce que ce fait d'armes étonnant ne fait pas pâlir l'éclat de l'action de Léonidas aux Thermopyles ?Le dixième jour.voyant les vivres disparaître, ils furent réduits à se soutenir par leur courage.Mais, hélas ! si le courage nourrit l'âme et l'élève, il ne peut à lui seul sout.le corps.Epuisés de fatigue, ils virent leur faibi lissade renversée et offrir une large br: l'ennemi.C'était leur suprême espui s'envolait, et avec les derniers pieux « disparaissaient pour eux, les derniers d'espérance.La lutte devenait im) ce ne devait pas être un combat, 1 plutôt une Loucherie dans laquelle sept braves devaient être écrasés sou de titude des assaillants.Dollard eut a- pris celu ; aussi faisant appel au dé de ses compagnons, il les exhorta = chèrement leur vie.La mélée fut horrible ! sauvage \u201801.courte durée.Dollard vit, sans fail! > nu.ses compagnons tomber les uns n.los autres, et, resté seul, il étonnait cr as bourreaux par des prodiges de valeur 1 percé «le cent coups, il tomba glori t victime de son attachement à la color: C'était plus qu\u2019un héros, c'était un Avec ses compagnons il avait offer pour sauver Montréal, mais leur sac.fut pas inutile, car l\u2019ennermni, en fnev dix-sept cadavres, fut si étonne de lu tanceopposée par cette poignée d'hommes +, décidu de ne pas attaquer Ville-Marie où 1 avait tant de centaines d'hommes prèts à lu défendre.Oui, le sacrifice, le martyre le ces braves eut son effet, et ce fut sans drut la récompense dont ils jouirent la-haut «= os tatant avec bonheur que Ville-Marie, pe :: quelle ils avaient tant souffert, avait été qui savons ce qu'ils ont fait pour notre ne détons-nous pas une récompense aux Li de 16607 Ne devons nous pas réparer : malheureux, oubli, et elever au plus tt monument, memoire de l'héroïque Do et de ses glorieux-compagnons ?Ah: 1 pondons pas, non de crainte d'ajouter | 1 titude A la négligence.Nqus avons été\": gents, je dirai inéme indifférénts, mais non arrêterons-nous pas là ?Serans- nag ing Ah! ce serait renier notre race ¢®inou- sommes pas capables d\u2019une telle infruniv gardons notre passé, admirons et vénéron- pages sacrées de notre Histoire, \u201c cet corn erles ignorées \u201d comme l\u2019a si bien qua.\u2018auteur de la \u201c Légende d\u2019un peuple\u201d notre histoire est véritablement un éer perles précieuses, mnais malheureusement \u2018 ignorées.Nous sommes fils de hérus, nous en so fiers, eh! bien souvenons-nous que noi oblige et montrons-nous dignes de nos j Pour atteindre ce but et pour faire cun obstacle.D'ailleurs, il avait trop souffertx naître ces perles ignorées de notre hist.moralement pour se laisser abattre par des douleurs physiques.Il endura toutes ces souffrances tour à tour, et reçut le coup mortel avec une vaillance et une intrépidité dont on n'a aucun exemple dans l\u2019histoire.Mais on ne peut nommer Dollard sans par- hoporons la mémoire de nos grands how \u2014 \u2018qui ont bien mérité de nous, nous rappe que tout \u201c peuple qui honore ses héros s hon lui-même.Parmi ces héros, je n\u2019en connais pus «de p- digne «le- nos huimmages que Dollard wx et ses compagnons.C'est pourquoi io _lrais voir notre peuple tout entier se Jer rendre aux sauveurs de Ville-Marie les ho ges auxquels.lbur ont donné droit leur he we et leur dévouement.Mais j'ui confins - en lu générosité et le zèle de mes con- cit us et j'espère qu\u2019un jour l'étranger qui y nu notre ville admirera sur une «le nos p publiques un magnifique monument sur le il pourra lire: \u201cA l'héroïque Dollard et i orieux compagnons leurs concitoyens r naissants PY Rinon.\u2014\u2014 =e AR\u2014 FRANÇOIS FRIGON 1566, au recensement de la côte du Cap « Madeleine et de Champlain, on lit : Pelletier dit Le Prace, 35 ans, habitant ; Jacque- His nboy, 38 ans, aa femme ; domestiques : Henry I 10 ans, François Frigon, 18 ans.°9 janvier 1667, aux Trois-Rivières com- ,.en cour, comme témoin, François Frigon.} g dr.19 ans ou environ, serviteur de Michel P.er dit La Prade.L'accusé est Nicholas Gini au dit Duplessis, trafiquant de pelleterie au de la Madeleine ; il avait vendu de la boi n aux Sauvages : lui et ses fils ont donné let: «0m à la rivière Gatineau.les pièces lu procès en question se tr: la signature de Frigon que j'ai calquée et , - j'ai publiée dans non album de l'His- tuir des Trois-Rivières.printemps de 1667, le recensement fut pr le nouveau.J'y vois Michel Pelletier av.sa femme et trois domestiques mais Fr: on n'est mentionné nulle part dans ce de ment.\u2018 ! célèbre chancelier d'Aguesseau a racuuté en \"lusieurs volumes\u2019 les procès difficiles aux- qu < il à pris part.L'un «le ces débats roulait sur.uilentité de Marie-Claude Chamuis, que sa ère refusait de reconnaître, prétendant qu v1 vraie fille était morte à l'âge de quinze ans \u2019est-à-dire vers 1670-72.Cette femme se.\u201cnmait Jacqueline Girard, veuve d\u2019Honoré Ch: ois, écayer, héraut d'armes de France.Le -euve démontra que Marie-Claude, née en 16: placée toute jeune dans une tnaison reli- fie.- avait été induite par les mauvais trai- me.de sn inère, à quitter la France.Les reli.uses approuvérent son projet, la recom- wa.rent aux autorités de la colonie du Ca: ju, à l'évêque, à madame Bourdon, qui s'u- nait de placer les jeunes filles arrivant de i -«nce et, en 1670, elle débarquait à Québec.Pre: ue aussitôt après, elle épousa François Fri: n, à Batiscan.L x'y & pas à douter que le vrai nom soit Chamois et non Chamboy, comme l\u2019abbé Tanguay à cru le lire.Reste à savoir s'il y a eu parini nous des personnes portant le nom de Chainboy, qui est aussi le nom d'une localité de Normandie.Lv 8 avril 1652, à Québec, Etienne de Les- sart -pousait Marguerite Suvestre.Dans l'acte de tiuriage il est dit que la mère d'Etienne se notumait Marie Chatuboy, de l'évêché de Sens en Champagne.\u2019 Jean Poisson, de Mortagne nu Perche, marié lans ce lieu, vers 1644, avee Jacqueline Chaw- boy.se trouvait aux Trois-Riviéres, ainsi que sx femme, en 1649.Il fut tué par les Iroquois, dans In banlieue de cette ville, l'été de 1652.Sa veuve épousa Michel Pelletier sieur de la Prade, vers 1655.Comme il ne résulta aucun enfant de ce mariages Pelletier donna tout ce qu'il possédait, y compris la seigneurie de Gentilly, à François Poisson fils de sa femme : cela cut lieu en 1707.Tanguay fait occuper LE MONDE ILLUSTRE la seigneurie par Jean Poisson tandis qu\u2019il faut y mettre François, cinquante-cing ans après ls mort de Jean.Les femmes de Lessart et de Poisson ue nommaient probablement Chamboy.Elles venaient de la Champagge et de la Normandie.Marie-Claude Chamois était de Paris.La parenté me semble impossible.Mais quelle étrange coïncidence que François Frigon se soit trouvé en 1667 chez Pelletier, dont la femme était une Chamboy et que, en 1670, il ait épousé une Chambay, selon Tanguay, ou une Chamois d'après d\u2019Aguesseau ! recensement de 1681, à Batiscan, renferme ce passage : François Frigon, 31 ans, habitsut ; Marie Chamois, 23 ans, sa femme ; enfant, Jean-Francois 7 ans, Madeleine 5 ans, Marie 3 ans, Françoise 6 mois.Cette fois il y a \u201c Chamois \" lisiblement écrit, Tous les Frigons du Canada descendent de ce ménage.Retournons au procès dont il a été question plus hnut.Je dois la connaissance de ce curieux renseignement à mon ami Donat Brodeur, avocat de Montréal, un chic garçon comme on dit.D'Aguesseau relate que Marie-Claude Chamois eut de Francois: Frigon six enfants, savoir: lo Jean François, 2o Marie-Madeleine, 3o Marie-Louise, 4o Marie-Françoise, 5o Murie- Jeanne, 60 Antoine.Tanguay s'accorde uvec cet exposé : de plus il ajoute que Antoine mourut en 1712 sans stérité et \u201cque Jean-François seul continua la famille Quant à François, le père, il fut inhumé à Batiscan en 1724.Marie-Claude Chamois qui parait avoir véeu jusque vers 1700, avait une sœur, Marie, épouse de Pierre Mareuil, à Paris, et deux frères, Henri et Philippe-Michel.Tous trois étaient décédés sans laisser d'enfant lorsque Marie- Claude revendiqua sa part de l'héritage paternel et l'obtint, après une lutte que le chancelier nous raconte dè fil en aiguille.Elle se trouva avoir du bien par ce fait même, Ceci explique comment les Frigons sont devenus de \u201c gros habitants,\u201d des marchands recoim- nandables, des gens de lois, dés il y a deux siècles.Mon grand plaisir est de mettre au jour les détails de notre histoire, les dessous, les endroits inconnus, tout ce que l'on ignore, que j'ai ignoré moi-mêtne mais qui, enfin.est venu se présenter à res yeux sous sa forme véritable \u2014\u2014 + NS i fi di ind -\u2014\u2014 a LES Rois.\u2014 1.Foi CUS NE fe CGR CL st EE ES SUNN rer rare ere east as Pp em v \u2014 ee ail eb bb hive RAPA\" 7 D CONSTANTINOPLE (TURQUIE).\u20141.A MOsQUÉE DU SULTAN AHMED a LE & es 22 LER aA =v 4 DPR Pu.GINGRAN, Pua QUEBEC JA Peuvin SL Rose © Lectere F Métimer J.F.Alain P.Peut [.Mane L.Mercier F Lefebvre JT.Marié F.Gauthier L.Gagnon A Martel C.F Buin J A.Marié, Préaulent A.Valade, Tnstructeur A.Beaudoin, Vice-Frés.A.Houde, Trééotier LL.E.Girona, M.Ad}.J.P.Gastonguay, M.Ad).1.M.A Dagnean, Nev.Corn A.L.Sauviat Jos.Belanger QUÉBEC.\u2014LA GARDE INDÉPENDANTE CHAMPLAIN 562 ROGER COUEC Voici une citation de ls très cmouvante histoire du poti Roger Couec, contée par Pierre Loti, dans la Nouvelle Revue du 15 décembre : Ce que je vais écrire est pour ceux qui, dans les cimetières, contemplant quelque fosse à peine fermée que les premiers bouquet blancs recouvrent encore, se sont sentis tenaillés ju-qu'au fond et déchirés, au souvenir de petits yeux candides, éteints là sous la terre affreuse.Oh ! l'énigme déroutante et sombre, que ln mort des petits enfants :.Pourquoi ceux-là, au lieu de nous, qui avons fini et qui si volontiers accepterions de partir 2.Ou plutdt, pourquoi étaient-ils venus, alors, puisqu\u2019ils devaient s\u2019en retourner si vite, après avoir subi l'inique châtiment d'une agonie ?.Devant leurs tombes blanches, notre raisou et notre cœur se débattent.en détresse révoltée.au milieu de ténèbres.Le petit être délicieux, dont je voudrais prolonger un peu la mémoire en parlant de lui.était le fils unique de Sylvestre.un domestique à nous qui est devenu, apres dix années, presque quelqu'un de lu famille.Il n\u2019avait vu que deux fois les étés de la terre.Ses cheveux de suie jaune, comme on en met aux poupées, se partageaient en drôles de petites mèches, rebelles aux coiffures.Son teint était comme celui des roses de Bengale, ses traits comme ceux des anges ; il avait une petite bouche toujours ouverte, au-dessus d\u2019un menton un peu rentrant qui lui donnait une naïveté adorable.D'ailleurs, le plus joyeux «es innocents bébés, tout au bonheur nouveau d'exister, de respirer, de se mouvoir : plein de vie ct de santé fraîche ; potelé, musclé comme les amours païens.Mais son charme surtout était dans ses yeux, de grands yeux bleus assez enfoncés sous l'arcade du front, des yeux de candeur, de confiance et nussi de continuel étonnement devant toutes les choses du onde.PIERRE Lori.\u2014 pe PASSE-TEMPS RÉCRÉATIFS L'ALLUMAGE DIFFICILE Deux personnes s'agenouillent par terre, en face l'une de l\u2019autre, et, tenant dans leur main gauche une bougie dans un bougeoir, elles prennent chacune leur pied droit dans leur ain droite, ce qui les force à se tenir en équilibre sur leur genou gauche.L'un des amateurs, dont la bougie est éteinte, doit allumer à celle de l'autre.Vous voyez que ce n\u2019est pas compliqué, et cependant vous ne sauriez imaginer à combien de châtes ce jeu va vous permettre d'assister, avant que l'allumage ait eu lieu ! Vous aurez soin de mettre un journal sur le parquet, pour éviter les taches de bougie et rassurer la maîtresse Jde la maison.Tox Tr.RENSEIGNEMENTS DIVERS Le venin ds serpents aurait-il enfin trouvé son antidote 7 Le professeur Fraser, d\u2019Edinsbuurg, vient d'appliquer la méthode «le Behring et de Rouz à la guérison des morsures des serpents.Le sérum d'animaux auxquels on a injecté préalablement des quantités déterminées de venin, serait, paraît-il un remède infaillible, M.Fraser appelle son sérum, \u201c l'anti-venin.\u201d | MONDE ILLUSTRE La guerre civile de Rio-Grande a produit une sorte de Jeanne d'Arc : Mme de Gabrielle de Matos.veuve d\u2019un conseiller de Pio-Prado.C'est une belle femme de trente-et-un nns.aux cheveux blonds et aux yeux bleus, Aussitôt que l'insurrection eut éclaté, elle envoya ses troupeaux de hétail en Uruguay, et les mit & la disposition du général des féde- ralistes Juca.Elle n rejoint plus tard les troupes des fédérés et servi d'aide-de-camp au général.Pendant les batailles, on In voyait toujours au premier rang, le combnt terminé, elle parcourait les lazarets pour porter secours aux blessés.Malgré ses occupations militaives, Mme de Matos n\u2019a jamais troqué ses vêtements de femme contre une tenue de soldat.Elle porte une large écharpe sur luquelle se trouve brodée cette inscription : \u201c Vive la liberté ! Vive Rio-Grande-du-Sud !\u201d Elle est convaincue d\u2019avoir reçu une mission du Ciel, et les troupiers semblent partager cette opinion.Les soldats ont un respect presque religieux pour cette femme, qui est hautaine ct taciturne.ot Il existe, dans beaucoup de vilpages de In Haute-Sadne et notamment à Chassez-lez- Moulbonzon et à la Longine, une tradition touchante ct qui n'est pas dénuée dune certaine poésie.Lorsque le chef d'une famille qui, de son vivant, possédait des ruches, vient À mourir, un de ses enfants ou un de ses plus proches voisins, se rend auprès «lu rucher qui appartient au défunt et.s'adres-ant aux abeilles il leur dit : \u201c Votre maître est mort ! \u201d Ces intelligentes familles de diptères, une fois informées, on s'empresse de mettre un crêpe noir sur chaque ruche ainsi qu\u2019une petite croix de bois que l'on assujettit contre le Lord inférieur du toit du rucher.Ces précautions sont jugées indispensables par les campagnarels, qui s'imaginent que, si on ne les prévenait pas, les abeilles ne feraient pour ainsi dire plus partie des propriétés du défunt et qu'elles transporteraient ailleurs leurs pénates.Ce n'est pas dans la Haute-Saône seulement qu\u2019on met un crêpe aux ruches : cet usage existe aussi dans la Manche.Un monarque qui parait ne vouloir avoir rien de caché pour ses sujets, c'est le roi de Siam.Il s'est fait construire, par un architecte chinois, un pavillon, unique en son genre.Ce pavillon est entièrement en verre ; ainsi les murs, le plafond, le plancher sont formés de grosses plaques de verre, unies entre elles avec un ciment imperméable, qui est lui-même transparent.Cet édifice de verre a vingt-huit pieds de long et quatorze de large ; il est construit au milieu d'un grand bassin de marbre de couleur du plus bel aspect.A peine le roi est-il entré dans ce pavillon, que l'unique petite porte qui y donne accès est fermée hermétiquement avec le ciment susdit : puis on ouvre une sorte d'écluse, et le vaste hassin se remplit d'eau qui monte jusqu\u2019à ce qu\u2019elle couvre d'un «lomi-mètre le toit du pavillon, qui, «le cette façon, se trouve entièrement dans l'eau.Plu.sieurs grands ventilateurs fournissent l'air cn abondance à l'intérieur.Le roi passe là les heures les plus délicieuses de la journée, à manger, boire, fumer, rir ct chanter.Non, ce ne serait à n\u2019y pas croire, si celn n'était.Il existe des jeunes filles ou «les jeun femmes et aussi des hommes, qui mangen: leurs cheveux ct peut-être ceux d'autrui.O:.» rencontré souvent, à l\u2019autopsie, des cheveux en quantité notable.C'est ainsi que Russel : recueilli dans l\u2019estomne d\u2019une femme - trente ans quatre livres de cheveux.On nv trait pres de 300 grammes de cheveux de F.tomne d'un nonnné SechcenLerg de Kæœnisber 800 grammes chez un autre homme nomu Berg de Stockholm, et encore un kilogram, chez I\u2019Auglais Thornton.On leur a enleve ¢ masses de leur vivant.Voici maintenant en Angleterre que M docteur Swain.apres avoir pratique la gas nomic, a retiré de 'estomae d'une jeune fen de vingt ans, une masse de cheveux qui passe lus précédentes.La malade était entrée à l'hôpital pour grosse tumeur occupant une grande parti.l'abdomen.On ouvrit l'abdomen - l'estoi était énormément listendu.Ou y trous cinq livres de cheveux.Aujourd'hui, Ia j femine va très bien [1 n été impossible de savoir comment cing livres de cheveux avnient passé « l'estomac.Il en est chez ces malades con: chez les mangeuses d\u2019épingles.Elles n'avou- pas.Cependant, l\u2019opérée de Swain finit | «ire qu'elle avait l\u2019habitude de ronger sa cl velure.Manger ses propres cheveux, c'est comble ! \u2014
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