Le Monde illustré, 2 février 1895, samedi 2 février 1895
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTDCS : La 8300 222 Six mas.$1.0 _llu# ANNÉE, No 661 -SAMEDI, 2 FEVRIER 1895 ANNONCES : Quatre mois, $1.00, payable d'avanc or - eee La ligne, purinsertiun - - - - - 10cenh ( i ne BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5eenls nu dans les dépôts - - 5eental i ar ; ir.SOY pô a copie Btuekacx, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.| Tarif spécial pour annonces à long terme ae LR NS LA GUERRE SÉNOJAPON AISE- TRAIN DES EQUIPAGES BATAILLE DE KOSAN a 470 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 2 FEVRIER (895 SOMMAIRE Vrare.Eutre Nous, jar Leon Ledieu, Carnet du Mon Htustre, Bibliographie.La legende uspetronienne avec gravure pan dean des Brables Bataille du 26 oetobre 1SH3 aver plan.par Benjamin Sate Ques tion lastorique, qui M, Dufaut.\u2014 Nouvell intestite : Pile par lettre de cachet, par Ie gis Hey, Posie : À mon tilleul, par François Asselin, La colonie italienne « Montreal, Degradation du capitaine Dreyfus.La wise de Gheok-Tepe.Nouvelles à la tai, Poeusie : hotographies.Le cour dus vulants : Un heros de douce aus : La patte de dindon, Le jeu de dames.Choses et autres.deux et recreations, Feuilleton : Le secret d'une tembe, par Emile Richebourzx.: La guetre Sino-dapenaise : Train des equi Bataille de Kosau.Degeudaton du capitaine La parade d'execttron dans la cour de l'Ecole militaire.Plan de la bataille de Chateauguay.Pore traits : Les BR.PP.Augustin et Leonardo, Preshy.tere de Naint-Gregoire.Tramway lectrique sur de chemin du Sanlt an-Hecollet, CAML RES vagges : Hevfus : PRIMES A TOUS Nos LECTEURS LE MONDE ILLUSTRE réserve à ses lveteurs mêmes l'escompte où la commission que d'autres journaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montaut ainsi économnise.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94; soit, 50 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 52, $3, 24, £5, $10, £15, 825 et S50.Nous coustituons par là, comme les zélateurs du MoNpE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le méme pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivrout chaque tirage.NOS PRIMES LE CENT VINGT-HUITIEME TIRAGE Le cent vingt-huitième tirage des primes mensuelles du MoNpE ILLUSTRÉ, (numéros datés du inois de JANVIER) aura licu samuedi, le 2 FEVRIER, à 2 heures de l'après- midi, dans nos bureaux, 40, Place Jucques- Cartier, Le public est instamment prié d'y assister.060006060064 N journal de Montréat disait dernièrement que, parmi les sans travail assemblés l'autre jour devant l'hôtel de ville, se trouvaient beaucoup d'anciens cultivateurs qui avaient abandonné leurs terres pour venir végêter dans notre cité.Le fait est malheureu- reuseinent trop vrai ct notre pays n'échappe LE MONDE ILLUSTRE pas plus que les autres à cet encombrement des villes aux dépens «le ln campagne.Un jour, nous dit un écrivain français, à Angoulénie, trois paysans, le pére, un jeune homme et une jeune fille, entrent chez un horloger.Is veulent une montre pas chere, wis garantie, Or, les montres qu'on garantit sont d un prix assez clevé, les autres sont bon marché, mais non garanties, mais le père n'en veut pas.C'est trop cher au prix où nous v ndons le Hé, nous ne nous V retrouverions pas.Mieux vaut attendre.Le jeune homme et la jeune fille se taisent, mais il est visible qu'ils ont le cœur gros ct que cette montre, ils l'ont depuis longtemps désirée, convoitée.Hs vont s'éloigner, mais d'un coin du nmgu- sin sort un nouveau personnage qui s'approche du groupe.-\u2014-Vraînuent.Vous ne pouvez acheter cette montre / Vous gagnez done bien peu ?-\u2014 Oui, monsieur, les paysans ne sont pas riches par le temps qui court.\u2014Eh bien ! vous aurez votre montre.Pro- Tnettez-Inoi, Vous et votre fils, de ne jamais abandonner ln enmpagne pour la ville et de toujours cultiver Li terre, Si vous me le promettez, je vous offre la montre.moi, et je m'en rapporte à votre parole.Le marché est conclu.L'acheteur sort sans attendre de remerciements, Cet acheteur était Déroulède.\"at L'auteur des Chants du soldat avait raison : il savait que le bon cultivateur fait un Hon citoyen, an bon soldat, un patriote.I savait bien que ce n'est pas le cultivateur qu'en trouve derrière les barricades, ni dans les clubs louches où l'on have contre les lois, les gouvernants et In société toute entière.Maitre apres Dieu sur sa terre, comme un capitaine sur son navire, le cultivateur courageux ne compte pour vivre que sur ses bras et le ciel.et n'attend pas de scuveur politique qui lui promette plus de beurre que de pain.Il n'est le serviteur de personne, il commande.Comme d'autres, il n ses peines et ses épreuves : parfois la moisson manque où à peu près, mais il sait que le enlme et les jours de soleil succèdent aux vents d'orage ; il espère, ot, commie il aime profondément sa terre, de cet amour obstiné de paysan honnête, il reprend courage et travaille avec plus d'acharnement, Rien n'épuise la terre, a dit Fénélon, plus ou déchire ses entrailles, plus elle est libérale, *,* J'ai connu il ÿ à quelque dix ans, un Jeune cultivateur, Jean Michel, de Saint-Al- phange,\u2014ne cherchez pas sur la carte, vous ne trouveriez pas\u2014dans le nord, près du pays «lu bon curé Labelle, et ce qui lui arriva vaut la peine d\u2019être conté.Jan n\u2019était pas riche, il avait une terre que son père avait à moitié défrichée, au prix de bien des sueurs, mais le vicillard avait \u20ac nn- mencé ce travail dans un âge relativement avancé ct avait été emporté, à la suite d'un accident, Son fils pouvait vivre là, en travaillant dur et continuer l'œuvre du père, mais Jean qui avait reçu un quart d'instruction, se croyait appel à d'autres destinées que celle du cultivateur.Il trouvait que la terre était bien bas et qu'il fallait trop se baisser pour la travailler.11 faisait des projets sans nombre et quand, vers le soir le soleil lançait ses dernières flèches d'or sur les bois et les coteaux, ce n\u2019était pas le spl ndide spectacle qu'il avait sous les yeux -R qu'il voyait, mais bien ln ville lointaine, Montréal, où il était allé deux fois et dont le sou venir le poursuivait l'enfievrait toujours depuis lors, Jean nimait cependant une jeune tilb- de ln paroisse, qui n'était pas insensible aux c-itlaces du beau voisin, et celui-ci aurait depuis toux.temps quitté le clocher natal, sans cet n secret.Quand ils se rencontraient Jean disait pro- Jets à Rose, elle se nommait ainsi et 1.jy.tine eut été jalouse de ses fraîches coul sr il parlait longuement de la ville et ne cschait guêre son dégoût pour le travail de lat.Rose ne discutait pas, elle avait pe ay sthour pour ln controverse et se contentait \u20ac lire d'un ton très doux minis très convaineu ne In terre.\u201d Un soir de fin mmai, eu sortant du vu DESSUS RE SAINTE-MARTINI, a MUTED AU-DEssolUs IARMSTOWN e.Artillerie an vicaine : d.Gros de l'arme americaine aine : h.Blockhaus érige par de Salabery : k.Tirailleurs canadiens : 1, 22 sauvages daus le ma- 0.Une compagnie, Ter bataillon milice de reserve : p- x.Coulee Bryson qui séparait les même un traité de paix, comme chez les Indiens, mais il ne dura pas.À la mort de Nauze, immigration francaise s'étant considéralle- ment accrue, les Espagnols durent se retirer au delà du Colorado.Chacun, de son côté, eut un Etat prospère.Les marchés espagnols, désertés depuis longtemps reprirent avec les Français, et ces derniers n\u2019eurent pas, non plus, a se plaindre du voisinage «es hidalgos.La France tenait done, nu Texas, une bonne colonie : mais ln Louisiane était un attrait sans pareil.Beaulieu parti, nombre de ses anciens compagnons reprirent le chemin de leur cher Mississipi.Le reste eut querelle aussitôt avec les Espagnols, ct le marquis d\u2019Aubel, chef de \u201c l'armée française \u201d de la colonie, fut éerasé a Fonta-Grenedn.Le Texas tit, dans ln suite, partie de la République du Mexique, jusqu'en 1545, où il fut admis dans l'Union.; Pour mémoire, il convient de rappeler qu\u2019a- wos la chute de Napoléon ler, le général Lal- lame fonda au Texas le © Champ d'asile.\u201d Cette colonie, créée par des émigrés français, ennemis de la Restauration, n'eut pas un plus heureux sort que ses devancières et dut se disperser.M.DuFauT. ve: ppp are Cuma Yin = Ba Eu 1) AIT : 1} 11] iv 4 Ms.3 LA { LU GC ?A ef Hig ur .+ == Xl a 2 ve a 3 2 NT Fi BR) ys Is | Ad US A \" y Ne \u2019 aa Fk Re : WP + + Pa ATEN Tet, J / \u201cA ji 45 came I 4 Le J Ao + RC Ww ?ë te ?t bu pate i ! ! Le | be: A LE = À ) h | % EN 108 Ei) | A % y M | | #4 st | -.es ÿ | a LD) of i \\ & a à | +, a 1 { My d v { ; he is, f ! 4 0° i \"| ; M J | = A ; { ae y = ?à Wi, | i \\ > NS a) i by Fy; i ® y | a pt 4 w 3 _ 4 ERS uN if & 4 a [= Oo Wl / ry \u2014\u2014\u2014 a\" Tr RST TW Se Le tim -\u2014 - | iq Ps 7 t n ! À A va * ès 045 À 7 wre a\u2019 >, cree 7 ai ; ¥ oe fp 4 Ts, y UN y il | 3\u201d Dress ~ 2 QI\u201d V7 Wl Ft.4 (RN 4 pe Np A \u20ac oP NZ od = > sa SN am, 5 4 VET AVE A q Te boa 6 air \u2018 NG ve > 7, h it IN W 3 11) v fi À us t.VJ 11 + LA + \\l4 a ; ve Five 74 A IL i oy ; he i M ee i f ï UT 2 AN Qi 4 fae : ta 5 * d k Le ¥ DEGRADATION à F4 $ ° bc \" + 7a SER CT p 4 PALS eve | { J nx \u2014 4 \u2014 sed.ol | i 3 Fol «i y + i II Hi ad fx {a Ex ++ > +.£ & Le 3 A 4 > cus > 5 ae 74% = kid 1 Pa 1} ng 4.| iB ot Tir = _ IOS, A oe mye oo x.a 4 cy Nw Tet rhe.LA 7% ha} x, \"7% > & I >.hn 4 ge a \u201ceq ah 2 x no EN « -\u2014 A i oe ve 5 x 3 a 4 wis = = TER k Ü 7 sé a \u201cpy : Me y - Li at.ve er ; 4 Xt ; Louk - © Ë # 44.me : RUE ¥ N $ A a a, 4 Fh 5% av Ta \u20ac a we > TT > = : Gh ; XN vk Hn \u201cat - o : 4 = ; a : \u201c> Ja x + = Ror i) of.5 § À te i Sy > Ey \u2018eu w x \u2014 py 75 b es \u2018ace ce Le a 4-2 \\ me 3 2 ee NS = \u201c à \u2026 ; = 7, a 2 GAs VE: J +A 1; a \\ Fa A \u201cE Ie = > > id pr mes Da À > À ESS ces a, 5 > sé psy Ea ood r\u2014\u2014 of L x { Wr 5 oh roa IT 2 = ana crge- = it viel ob > - «\u201c Aaah a 1 ) 0 ju SN / gy i , M v \u201c, =.= Le rm fre if i VA # i gil I Ÿ 0 « ts ant at id ff Muli ibid | iA ly ! 1 i I | Mil [oe wd LE R.Pr LEONARDO PRESBY TERE DE SAINT GREGOIRE TOMI tb Nicol By LE Ri ï AUGUSTIN.FRANCIS AIN ES \u201c2 æ.eh se T6 > ea Re 7 réa ES We T Pa TR _ 3, ! ass 5 À ni à : { ~ =: Se La Le ?xX sa \u2026 x z 1° Re + WV pr \\ > 4 pd Ze DANS dy |.son CS BR \u2018.y od - ue pe) = / * = a 2 ï tes re _ -\u2014 \u201ca a -\u2014- - ï +; pe NE = \u2018 \u201ca » SA \u2014_ » N * ¥ > \u201cta 1 x vu 1F ye ee een > SE Â \u2014 yn Seed % rr UH PE or si, ke a 4 LE al nas matin VF PEER lex ! © AE À mi oaia cof db.TRAMWAY ELECTRIQUE ARRETE DEVANT LE NOUVEAU TERRAIN DES SHAMROUCKS CARRIERE DE LA CIE DU CHEMIN DE FER DU PARC ET DE LISLE Vares prises sur le parcours da chien de te \u201clectrique du Sand an: Recolor, Photographies Lapres & Lavergne EXiLÉ PAR LETTRE DE CACHET Necite T jai remarqué dans ses cheveux une parure qui va bien à son air provoea- teur : l'emblème cn argent du reptile qui tenta notre grand mere Eve, \u2014T'iens ! je parie que c'est Gisele ?\u2014Cominent sais-tu son nom?\u2014Alors, elle s'appelle ainsi / \u2014Oui.-C'est ma cousine.\u2014Que me dis-tu ?-Oui.c'est elle.où son sosie, car c'est son portrait que tu viens de faire.et cette parure dont tu parles.je la lui ai vue une fois déjà.Comme il me disait cela, nous arrivions a l'endroit où j'avais vu Mlle Gisèle, Ma foi, je l'avoue, j'étais légérement ému lorsque mon ami me présenta a We Gisele de la Tremblaye.Nous avons converse un peu ensetable, et, à lu nouvelle danse, un menuet.j'eus le bonheur de danser avec elle.Entin.que vous dirais-je, mon père, J'en étais amoure x du coup : et.depuis, ton esprit n'est rempli que d'elle.Le père de Gaston prépare un grand parti «le chasse pour après demain, à son domaine de Rochebrune, non loin d'ici.J'y suis invité et j'y serai certainement, car j'aurai le bonheur d'être auprès de cette ravissante créature encore une fois.HI Soudain, de souriant et gai qu'il était, le visage du baron s'assombrit.Le prêtre s'en aperçut et s'empressa «de lui en demander la cause.\u2014Voilà, mon père, et c'est ce qui me fait désirer aujourd'hui vos sages conseils J'aine Mlle de la Tremblaye, je l'adore ; mais, hélas ! cet amour s'empare de moi alors que je suis presque ruiné, et comme clle est riche, très riche, je ne puis lui avouer l'état de mon cœur ; elle croirait peut-être que ce n'est que son or que j'aime.Elle a heaucoup de soupirants, je n\u2019en doute pas, qui ne sont inspirés que par ce motif pour désirer sa main.J'avais songé à déclarer mes sentiments au père de Gaston, le plus proche parent et tuteur de la Tremblaye.Si l\u2019on m\u2019accueille assez bien, voici ce que je ferni.J'obtiendrai du service dans l\u2019armée du roi.\u2014 Mais nous sommes en temps de paix, objecta M.Guillaume.\u2014Eh bien ! j'irai ailleurs, à l'étranger, et comme je veux m\u2019y distinguer, je saurai bien faire quelque coup d'éclat, qui mme cuuvrira de loire et d'honneur et me vaudra des faveurs de celui que j'aurai si bien servi.\u2014Tes plans sont bien beaux, mon enfant, ais sur ces champs de batailles où tu veux figurer noblement, tu pourrais bien trouver le trépas : \u2014Qui risque rien, n'a rien, dit Jacques en souriant\u2026 Et puis, je crois que c\u2019est le seul moyen pour arriver promptement à mon but \u2014Peut-être.Ne crois-tu pas qu\u2019une charge LE MONDE ILLUSTRE à la cour réussirait tout aussi bien, ct serait plus sire 2., \u2014Nous verrons.Ce n\u2019est pas tout\u2026 Je n'ai pas encore appris à ma Lelle-n.ère, Mme d'or- coval et à ses fils, quel sentiment Mlle Gisèle a fait naître en tioi,\u2014 mais, peut-être parce que l\u2019on sait l'état de mes finances, ct que l'on désirerait voir ma position s'améliorer, ils me conseillent de vendre mon office de lieutenant- général des caux et forêts du duché de Valois Mme d'Orceval m'assure qu'elle obtiendra pour moi du duc de Guèvre, une lieutenance dans l'infanterie.Leur proposition comeide done avec mon dessein, seulement, avant de prendre une décision, qui mme coûte un peu, j'ai voulu vous consulter.Qu'en pensez-vous, mon père \u2018 - Mon cher enfant.dit le vieillard après un moment de silence, ce que vous conseille, madame votre belle-mère, est, il me semble, ce qu'il vous reste de mieux à faire.Mais dites- moi, M.le baron, reprit le curé, vous n'avez pas voulu suivre le conseil que vous donnait Mme d'Orceval, sans venir n'en parler, est-ce parce que vous avez toujours les mêmes idées à son égard Oui.J'ai beau faire, je ne puis me débarrasser de l'impression qui m'obsede depuis longtemps, que mn belle-mère ne m'aîmne pas, et qu'elle serait heureuse de voir mon frère- utérin, Louis, maître d'Orceval au lieu de moi.\u2014Vous vous travaillez l'imagination à tort, car je ne puis croire Mme d'Orceval aussi méchante.\u2014Dicu fasse que je me trompe, M.le curé, mais enfin c'est ce que je ressens.Jacques se leva en ajoutant : \u2014Avant de prendre congé de vous, allous goûter votre vin, qui j'en suis certain doit être bon.Et tous deux en souriant, entrèrent au pres bytère, La porte s'était à peine refermée sur eux que de derrière un buisson d'aubépine, voisin de ln tonnelle, surgit une tête couronnée d'une tignasse rousse : puis les épaules et le buste d'un paysan apparurent.C'était Jean Grignon, frère de lait du che- vahier Louis d'Orceval.Il avait suivi le baron depuis le château jusque chez le curé, s'était introduit dans le jardin, et, blotti au pied de ln verdure épineuse, près de l'endroit où les deux hommes causaient, ce drôle avait pu saisir la plus grande partie de leur conversation.Pourquot était-il là, espionnant ainsi le baron ?Le chapitre suivant nous le dira.Iv Dans le boudoir de Mme d'Orceval, au chà- teau, deux personnages attendaient avec impatience le retour de Jean Grignon.La baronne et son fils, causaient «du retour inopiné du baron.Pourquoi était-il revenu si brusquement de la cour sans les en avertir, et pourquoi, quelques heures après son arrivée sortait-il à cheval ?Ce ne pouvait être pour une simple promenade, comme il l'alléguait.Qu'est-ce que cela voulait «ire ?Où allait-il ?Grignon était au château quand Jacques fit seller un cheval, et Louis connaissant le dévouement aveugle que son frère-de-lnit professait à son égard, le fit venir, lui demanda de suivre le baron et d'essayer à connaître le but de sa promenade.Quand il se serait ns- suré de cela, de revenir aussitôt le trouver.\u2014Mère, disait le chevalier, ainsi vous croyez que l'arrêt subit de Jacques dans sa passion «lu jeu, est causé par une amourette ?mm mec mn es 0e \u2014dJe le crois, mon fils, quoique nou « Cortes.pondant secret à Paris, n'ait pu nous le dire \u2014Oh ! alors, il reviendra bientôt nu \u2018Tronte et Quarante.sa perte n\u2019est retardée que.court laps de emp.\u2014Néanmoius, il faudra savoir pouruo il, cessé de jouer.Plus savants sur ce point.nous saurons mieux travailler pour hâter sa ruin- \u2014Îl est loin de se douter que les biens ven dus par lui, pour satisfaire ses plnisi rachetés par vous par la main d'un : placés ensuite à mon nom.- S'il le savait cela suffirait pour dans sa dissipation.et le sauver.\u2014S'il ne jouait plus, il faudrait al ver un autre moyen pour qu'il dis - Une lettre de cachet 4.-Non, pus cela; tant qu'il ne resi, où ne vendra pas sa licutenance geno Eaux et Forêts du duché de Valois disparition cnuserait une enquête, 1 bruit, que sais-je, et il faut éviter cela Nous devrous done appuyer f + sur le projet que vous lui avez pro vendre son office, et de lui obtenir du Guévre, une lieutenance dans infant.En parlant ainsi il s'était approeh fenêtre ogivale, et aperçut Jean Grice revenait au château en courant.Il sonna tout-de-suite, et ordonna qu troduisit Jean dès qu'il arriverait.Quand ce dernier entra dans la pis - trouvaient la mère et le fils, il étan er tout essoufflé de sa course et il fut + vs instants avant de reprendre haleine.-Fh bien ! Jean, demanda Louis.» pe pris quelque chose 2.As-tu pu suis: 4 ron, et sais-tu ot il allait 2.\u2014(Oui L.m'sieu Louis |.M'sivu nu s'est rendu chez m'sieu l'euré\u2026et ex + à est entré par l'jardin ousque s'trouvait nu Duillanme, j'uus pu faire tour du on, l'escalader, ben gentiment.sileneieusen 1 comme qui dirait sans faire de bruit or oy laissai tomber sur une plateforme.Pu: cachai derrière un buisson d'aubépine d'Ia tonnelle ousque m'sieu l\u2019euré va tt faire un tour, dans l'jour, pour lire trouvai ben placé, et j'ai pu saisir que tout c'qui s'est dit.\u2014Et qu\u2019as-tu su ?\u2026.Dis vite, mon | Ail hite de savoir ce que Jacques avait ov chez le curé, \u2014D'abord, i' s\u2019est mis à parler J: un disant qu'il avait ben dépense de l'art on cartes, et qu'il était quasi ruiné.et pa c't'heure, il n'aurait p'u\u2019 vien, il aurait tt vendu pour satisfaire son amour du is I'bon Dieu n'eut mis un d'ses anges route.pour l'arrêter.Le chevalier et sa mère surpris, échan:- un regard significatif.\u20141l est plus temps que jamais d'agir vor mura Mme d'Orceval.Louis inclina la tête en signe d'ussentr ut l'un sont rs it rete y tron [ON i pas : es os © du sent du de in qui ih the sin ur te tit nt \u201c5 J , .xy Fr A sure l'en est des mauvaises intentions conne des écus : pour les prêter aux autres, il fout les avoir soi même.\u2014 Dumas, fils.Les criminels nous coûtent trop cher.l'Etat doit demander à leur travail une rémunera tion de leur entretien et une satisfaction peur leur faute.\u2014 HoNORE MERCIER. A MON FILLEUL Nous le clos des grades lames Avec peine luttent lex des Pour franchir l'inneunse er; Trop souvent l'effort res puise Et l'esquiif, veus guide, we brise Cher petit que vivre est ater! Que l'itne, quand mené, soit tort.Ecoute, l'ouragan apporte L'appel de ceux qui voient le port.Nous le vent plious conne l'herbe : Dans l'orage, c'est le superhe Que désigne et frapqe le sort, Le ered est now le flat hide, D'espoir votre ane semble vide LL horizon ténébreoux fait peur Dieu, cher ptit, fit la tempete Elle rugit, courbous la tete Mais toujours haut gardons de ceux Frances A on LA COLONIE ITALIENNE À MONTRÉAL Voir gravures Jennie italienne de Montreal, qui etat ans anne mation autrefois, est et voie de s'organiser grace at \u201cau dévouement de deux apotres de lu toi des LH.Vignstin ot Teonando, deeembre dernier, nn grand baz aco hea au Mone National pour aides à la coustruetion d'une eglis-.Les RR.PP, Augustin et Le dont nous reproduisons La photographie.ont rivali Cvonement, de travail of d'eutente feuternel durant tsevir aun Italiens.14 duree de ve bazar, et cest duoeu gratede pte eu oes deux apotres, aides de messes hes pehatriees sa sur à rapporte nu resultat aussi consolant qu'inattendu.dis Falardeau merite ane mention speciale pour de de cout qu'elle a montres durant Te conrs da boar > 1, D.Augustin, fosnciseaîn, est un eisstonmoane de by i Sante, Entre dans Fordre de saint Franas en deen, \u201cait wes etides theologiques dans differents couvents os vdre, Nome 1871 directeur du collège Sera pue de Bordeaux, qu'il à æltministre pendant ein aus, il Eu 19s3, il fut envoye eu envoyé nstite en Espagne, « FTan-Nainte, où il eut l'insigne honneur d'etre superieur nvent du Saint-Sepulere à Jerusalem.pendant ques de - ahtces, Envoyé ensuite comme superieur du convent È cociscain, à Bethleem pendant deux autres annees en il fut nome en ISSN, superieur et eure su couvent de Port Naud, en Egypte, où il a (ét construire nue muggni- te, ie église pour des colonies européennes, Eu 18920 ses -poueurs l'envoyeærent au Canada pour la colonne italienne Ha desservie depuis jusqu'à ve jour.° I.Rev.M.Leonardo fut ordonne pretie cu avars EST, pi he cardinal de Rende, qui est actuellement larcheveque a Benevent, Cava det Tirrent, Italie, et futenveye aux Brats Unis.Arrivé à Montreal depuis deus ans, il arene Ji sa charge avec dévouement et est tres populaire auprès deveux qui le coumaissent, Tons les Italiens se rappellent \u201ccote avec piété les sermous cloquents qu'il leur donres \u201cusant la station de Carêmie du mois de mars dernier, La plus grande et cordiale entente régue entre le RP Au züstin, curé de la colonie, et M.Leonardo.Les moindres desire de son curé sont des ordres pour fui.En sorte que vs deux slirecteurs de la colonie italienne n'ont qu'un coeur + qu'une âme à la grande satisfaction de Sa Grauleur Fa chevéque Fabre, de Montréal.DÉGRADATION DU CAPITAINE DREYFUS (Voir gravure) Le samedi 5 janvier, à neuf heures du matin, le capitaine d'artillerie Alfred Dreyfus a subi la peine de la dégradation.| Cunt dans la cour d'houneur de l'Ecole militaire qu'a cu | «vla parade d'exéention, Nous n'avons pas à retracer ivi LE MONDE ILLUSTRE l'appareil solennel déployé conformément aux règlements de Parte, les journaux ont douné là-dessus des détails cir- coustancies ; tnuis, quelque fidèles et quelque colorés qu'aient été les comptes rendus de la presse quotidienne, ils tout que traduire qu'incomplétement les deux acènes les plus poignantes de ve spectacle émouvant, celle que repro Huit notre gravure avec une sepupuleuse exactitude, Le gretfier du Conseil de guerre à donné lecture du jugement; puis, au miliet d'un profond silence, le général Dar.tas, qui commande le parade, vient de prononcer ces pa.rolex ; °° Dreyfus, vous êtes indigne de porter les artues ; au not du peuple français, nous vous dégradous.\u201d Aussitôt, le souscofticier de cavalerie de la garde républicaine s'approche C'est l'adjudant Brouxin, un homme de haute taille, au visage martial, la moustache légèrement Du.vore de ln mdaille militaire, il est sorti de l'artillerie, et le du coudatane, grisontante, le tyne classique du soldat de carrière.voila, ee vétéran, face à face avec un officier de sou ancienne Are.hon pas se presentant cn subordonné respectueux, Dépouiller l'ex- capitaine de ses insignes, tel est sa mission, on pourrait dire l'une Mais se dressent cn exceuteur implacable, sa douloureuse corves, 11 en acquitté rapidement.wai sare, sans hesitation wi temps d'arret il arrache les salons «dn kept et des manches, des boutons du dalman, le vinete regituentiire, les hatules rouges du pantalon ; eutin, dant tre Pepe du fourreau, d'une coupe sec il la brise sur son weno, en denx troncons qu'il jette au pieds du con- dance.La prove ve preuve dre suqqlies est teiiminee, Le patient Losubre immobile, presque merte, ne sTndmant qu'à la fin pour protester des innovenes et enter 2 Vive lu France * I ha pest a subir La seconde, qlus terrible encore peut-être, Prey tis va passer devant le front ces troupes sous les ares, tante s encatre 2 plus dun Kilometre à parcourir * Escorte de quatre artiffens commuenndes que ute brigadier, 11 se met no mmarehes 1 avance, la tete haute, d'un pus ferme et Le geretuent cadence, Son alture est si naturelle qu'on croirait voir tn soldat detilaut où anneeuvrant dans les conditions uormetles, n'étaient ses bras hallants.et l'aspect ctrange tient Nebr de cet accoutremnent qui future uniforme gt loune et qui, tout noir nrantenant, n'est plus qu'itne sorte mentable promenude jusqu'en bout, saus courber an iustant livres sans not Lee condatate poursuivra ainsi se la- Le front sous les regards curieux et méprisatets braques sur tm.Home se de partira de son impassabilite que pour repe- a plusteurs ceprises.d'une voix forte son ert de \"7 Et poursuivi qua les dances de la tonte masser devant la guilte de lei el ote, \u201che suis innocent * Vive hu France protestation : La com, il disparaitre dans La voiture cellulaire, laissant pro- ton-leanent impressions ot comme frappes d'une doulon- Perse stnpeur les temoins de cette ce remonie si Dnposaute et
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