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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 20 octobre 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1894-10-20, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : 11s ANNER, No 546 \u2014SAMEDI, 20 OCTOBRE 1894 ANNONCES : Quatre m is, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAINES.Insertions subséquentes - - - - 5 emis fradu dans : lips «= 5oemts la eopis Boukaux, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonces à long terme | ne $300 - © Six mois.$1.50 La ligne, par insertion - - - - - 10 cents | | | | | PE oan 1 ma O MICHAEL MANER ANN 15 PREMILRES AAM PECUU , .° Lasnistanow oi Truss Jar anak MONTREAL \u2014PRINCIPAUX INCIDENTS DE LA QUINZAINE.\u2014Dessin de Edmond-J.Massicotte 390 LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 20 OCTOBRE 1894 SOMMAIRE Txarr.\u2014Trente ans, par Benjamin Sulte.\u2014 Carnet du Moxpr ILLUSTRE.\u2014La guerre en asc, par P.C.- Sainte-Cécite du Bic, par Pierre-Georges Rov.\u2014Un tour de bateau, par Fauverte.\u2014 Notes et impressions.\u2014Poésie : Voix de la vague, par François Fabié.\u2014 Notes sur la littérature fran, sise, par Pierre Bédard.Curiosités scientifiques, par Fuibert Damoatell, \u2014 Le nouveau roi du [mhomey.\u2014t risonniers chinois.\u2014Un conseil par semaine.\u2014 Poésie : Le dim snche du tempérant \u2014Nouveile : Gretch:n, par Louis Coqueton.\u2014Chrovique des voyag s \u2014 Commeat introduire le bonheur dans la familie \u2014Carnet de la cuisinière \u2014 Agriculture.\u2014 Notes et faita \u2014Nouv.lles à la main.\u2014Galerie échiqu enne (avec portraits), \u2014Feuilleton : Le secret d'une tombe, par Kmile Richeb.urg \u2026 GRAVUREs \u2014Principaux incidents de la quinzaine \u2014Le guerre cotre la Chine et le Japon : Convoi de prison- viers Chinoie.\u2014Ayoliagbo, le nouveau roi du Dahomey \u2014A travers le Canada : Pont du chemin de fer du Pacifique à Ste-R se ; Ecluse du canal et le pont du Grand-Tronc à Ste-Anne ; Les Shamrocks, champion de la saison 1894 ; Eglise et preabytère des Salpiciens A Oka, PRIMES A TOUS NOS LECTEURS CTE Ly Ls Moxns ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivante : 82, $3, $4, $5, $10, $15, $25 et $50.Nous constituons par là, comme les rélateurs du Moxos ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, eb pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait lo ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.AVIS Le capitaine Johnson est autorisé à prendre et collecter des abonnements pour LE Moxpe ILLUSTRÉ.TRENTE ANS Il y a eu hier trente ans que la population de Montréal fat éveillés par l'ane de ces nouvelles qui font présager le bouleversement de toute la société, comme les anciens choléras, les tremblements de terre ou l'invasion des barbares, Avouons qu'il y avait de quoi s'alarmer : ce n\u2019était ni plus ni moins qu'ane menace de guerre et de guerre immédiate.Le conflit gni faisait rage entre les Etats da Nord et ceux da ad débordait enfin jusque ici.Le Canada se troavait mêlé tout à coup au gigantesque drame qui se jouait dans le sang des peuples depais quatre années déjà \u2014mais cs n\u2019était point de sa faute.Voici comment arriva cette aventare : Vingt ou trente Sadistes bien armés, venaient d'apparaîere à Saiat-Alban, Vermont, et de piller les banques de la ville, se donnant en outre le plaisir de voler des chevaux, de mettre les magasine à sac et de causer le plus de dégats possibles, su moyen du fou, de la poudre et da poignard.Ils ne tmérent qu'un seal homme mais en blessèrent plusieurs.Comme les gaillarde avaient préparé leur raid sur le territoire canadien, ils nous compromettaient gravement pour n'avoir pas fait bonne garde ; ce fat bien pis lorsque, le 19 octobre 1864, ils cherchérent refage parmi nous.LE MONDE ILLUSTRE Le gouvernement américain fit les gros yeux ; c'est alors que nous apprimes, tont à la fois, le coup de Saint-Alban et le contre coup qui en ré- su'tait pour notre situation.Dès le 21 notre police tenait sons clef treize des coupables.La justice débattiv longtemps sar cette affaire eb ne conclat à rien, sinon qu'elle n'était pas en présence d\u2019an cas clairement es posé, d'une plainte nettement formulés, d'un crime qui nous concernait.Le 14 décembre on élargit ces messieurs, qui ne se firent pas prier pour aller se faire pendre ailleurs.Bien entenda que le goavernement de Washington ne songeait pas à badiner sur l'article : il présenta son compte \u2014 qui fat payé rubis sur l'ongle : $75,000.C'était pour rien, en vérité, car nous avions eu peur pour la valear d'an million au bas mot.Il y eut deux mois de fièvre que persxmne ne saurait oublier après y avoir passé.Ce n'était -.pas ane répétition de\u2018 l'effirvescenca qui suivit l'affaire du Trent en 1861], c'était quelque chose qui groudait tout prés de noms, mn remuement sous nos pieds, un brait désagréable sur nos téves : le fracas des armes, lca luears de l'incendie, le spectacle da sang\u2014les horreurs de l'invasion, en an mot.Lose uns, plas effrayés que les autres, ponssaient leurs rsisonnements 4 l'extréme.Sar la place da marché il circalait des ramears terribles.J'ai entenda ene femme dire à ea voisine : \u2014Ce sera la fin du monde, chacun le dit.\u2014Tant que ça ! vous ne sauriez croire comme je suis en peine.\u2014Je n'en doute gaère.\u2026.\u2014La fin du monde ! et mon mari qui eat dans le boîs ! CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRR\" Mgr Emard, évêque de Valleyfield, s'est em- bargné, le esmedi 6 courant, À bo:d da Parisian.Il se rend à Rome avec M.Castonguay, un des prêtres de son diocèse.* @ * Le carnaval de Québec est chose décidée.A une assemblée tenae le % courant, à l'Hôtel de Ville, an comité s'est formé ponr recueillir les souscriptions.++ * La frégate françaice, l\u2019Aréthuse, qui a dejà visité Montréal et Québec, s'apprêve à se rendre à Ma- dagsscar pour prendre part à l'expédition qui va être dirigée contre cette grands île.+ + + On annonce la mort de M.A.G.Tourangeas, maître de poste et ancien maire de Ia ville de Qaé- bec.M.Tourangaau a succombé dans la nait du 8 au 9 courant.* \u2018* Une dépêche annonce que le rameur E -J.Pa radis, parti de Montréal le 10, après-midi, dans un canot à rames, est arrivé à Q réhec le lendemain.Loa trajet a duré 23 heares eo 40 minutes, * 4 * Le Foyer Canadien, tel eat le titre d'ane nouvelle revue littéraire eb religiease qui vient de paratore à Chicago.Elle se dévonera spécialement In défense des Canadiens Français.M.l'abbé J H.Bffard en est le rédacteur, et M.L.E, Bastien l'éditeur propriétaire.M.G.-A.Damont a été nommé correspondant de oette revne pour le Canada.EE Une dégôche, datée du 9, de Granaia (Ni gt) au Star and //erald, annonce qu'ane tort explosion a eu lieu à Granada : Les casernes ont santé et an quart «le la ville à éprouvé de grands dommages.Le nombre des personnes tudes est évalué à deux cents et il y à beaucoap de blessée +* + * On se propose, 4 Qaébeo, de recevoir digne Mgr Satolli, délégaé papal aux Etats: Unis.ul doit arriver en cette ville, le 17 courant.Son Eminence oilisiers le soir à la Basilique, et asia tera le lendemain à une soirée donnée en son hon- near à l'aniversité Laval, .* Salon le Journal 0/ Commerce, les déjsâts causés par le feu, aux Etats Unis 66 au Canada, \u201cdurant le mois de septembre, se montent à 210 | 11,000, En septembre 1843, ile se sont élevés & %10 ui .200 Les pertes totales pour les neuf premiers mois de 18%4 sont de 97 000,000.Pour la période correspondante de 1X9:3 ils se sont 6lurvéa à $121,000,000.* » * Le gouverneur anglais, dit le \u2018ardois, vient de nommer au poste de major général dee tueurs de tigres de la presqu'île de Malacca, un Français, M.de Nancoart qui, depuis onze ans quil habite lo pays, n'a pas tué moins de clng cents tigres, jaguars et léopards.Un des concarrents de M de Nancourt était le major Probyn, qui exerce depuis de longues aunées en Hindonstan, la profession très impopalaire de tuear de tigres.Le major Probyn, n'ayant à son actif que quatre cents fan.ves, s'est vu sacrifié à notre compatriote.+.+ Des rapporte reçus des Antilles par la poste disent qu'un cyclone a dévasté en grand nombre d'îles.Les colonies françaises de la Gaadeloape eb de la Martinique ont été, parait-il, très éprouvées.Plusieurs navires parmi leagaels le vapeur français qui fait le service de la poste ont été jetés à la côte.Ce dernier est échoné près de Pointe- à-Pitre.Baint Thomas et Saint-Domingue ont aussi ressenti les effete du cyclone.On constate jusqu'à présent qu'ane douzaine de personnes ont péri.+ PETITE POSTE EN FAMILLE \u2014J.-G R., Boston.\u2014 Merci pour votre offre graciemse.Il est de tonte néceenité que votre dessin soit fait a la plone.Mlle Blanche B., Montréal.\u2014La poésie envoyée contient trop de fautes de versification pour être publiée ainsi.LA GUERRE EN ASIE Les Chinois commencent à trouver que la soupe japonaise est trop chaude.Lear flotte bloquée dans le golfe de Pat-Chi Li, où les navires japonais la surveillent étroitement, n'ose plus se mesurer avec ceux-ci, et, prisonnière comme elle l\u2019est, ne peut plas empêcher les ennemis de débarquer des troupes sur le territoire des Fils du Ciel.A Pékic, l'empereur de Chine a si pea de con: fiance deus la bravoure de ses loyaux sajets, qu'il a confié la garde de ses trésors et de son augaste personne à des Mongoliens, qui sont enx-mêmes ennemis jurés des Chinois.La ville de Moakden attend, dans la terreur, l\u2019arrivée de l\u2019armée japonaise, forte de près de 100,000 hommes, et qui s'avance dans an ordre admirable.C'est la Corée qui, en grande partie, lmi fournit ses provisions, et l'entretien de ce:te armée en marche coûte, par jour, au gouverne ment japonsis ls somme énorme «ls $300 000, 108- jours payée rubis sur l'ongle.Près de 340,000,000 sont, du reste, en réserve pour les besoins de Ia campagne. jacobs afin de widos, Cho-Foo, sont prises, New-Chang aura painoment le même sort et, quand elle sera au voir des -! sponais, Pékin sera séparée complè- Pant de l'armée chinoise et devra se défendre le.ve psisrances étrangères, la l\u2018rance, 1a Russie, l'Angleterre ob l'Allemagne, sarvoillent les opéra- Joos et ont décidé de ne pas entraver la marche ctorlense lo Japonais, tout en contrôlant leurs \" protéger autant que possible les in- porèts Européens en Orient.Espérons que lear pédistion éclairée aidera puissamment à la pacifi- tion des © ntrées dévastées par l'affreax fléau de ja gaorre.î Las dsrnivres dépé:h»s annoncent que la Chine, l'entremise da ministre d'Ang'eterre à Tokio, pde la paix au Japon.E le offre de recon.uaitre l'indépendance de la Corée et de payer ane forte indemnité de guerre.C'est le prince kung lui-même et le vice roi Li- Hung Chaux qni auraient fait cette proposition si pamilisnte poar l'empire Chinois.\u2014P.C.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ollines, ont sargi comme des géants et surplombent avec une mine soucieuse.Mais déji le steamboat cingle vers cet horizon à demi effacé.Eacore quelques minutes et vous allez déchiffrer ce tableau qui est devena pour vous une énigme et retrouver les hommes et les choses que l'éloignement a fait s\u2019évanouir devant vous.L'orchestre se fait de nouveau entendre.Les musiciens tirent de leurs instraments des sons d'une parfaite justesse ed qui se marient entre eax avec une mesare non moins parfaite.La douceur mélodieuse des morceaux exécatés n\u2019est pas sans charmes.Aux cœurs en proie aux agitations et aux conflits des passions, il faut ane instramenta- tion fiévrense ; mais les Ames que possèdent an sentiment unique de calme rêvear goûtent singu- lièrent le retour des mêmes motifs.fen NOTES ET IMPRESSIONS Celui-là qui est maitre de l'éducation peat changer la face du monde.\u2014LEINNITZ.Le côté de la lorgnette qui rapetisse les objets n'est pas plus vrai que le côté qui les grossit.\u2014 Arr.KARR La cause de l'instruction est la grande cause populaire ; c'est celle de nos institations politiques ; c\u2019est la cause nationale par excellence.Pour moi je ne l'examine jamais sans me sentir ému jusqu'aux larmes, en voyant si peu d'efforte faits pour le triomphe d'une si noble cause\u2014 Ho- NORÉ MERCIER.: LE MONDE ILLUSTRE VOIX DE LA VAGUE Depuis deux jura, sur ses rivages, Avec des aboiments ssuvages, La mer pousse ses flots hurlants : Ile arrire t deloin, se pressent, Se cabrent, mena, ints, et dressent Sur leurs cous glaugues leurs crins blancs.Puis, par grandes filea, sans tréves A l'assaut des roos et des grèves Ils courent sous le fouet du vent.S'élancen : furieux, s'écroulent En retombant sur ceux qui roslent Et les ramènent en avant.Et de là montent des vacarmes Tels, qus si deax peup'es ea armes S'eutre-choqua \u2018ent en un champ clos.Il jaillirait vers les nuées Moins de clameurs ec de hades, De blasphèmes et de sangiots.Et moi, qui sapplie A cette hsare Tout ce qui chante, crie ou plcare Dans l'orchestre de l'Univers De ler à voix haute et claire, Je dis à la vague en colère : ** Conte-moi dono les maux soufferts.\u201d Lors, coarbant aa crête en spirale, La vague, avec un affreux râle, Crache à mes pieds uni caillou rond, Le reprend encor, le repousse, Fuit et revient à la rescouss3, La rage au cœur, l\u2019écame au front.Puis ricanant : \u201c\u201c Tu crois, poète, \u2018* Dit-elle, que je m'inquiète \u201c* Da sort des marins naufragés, \u201c\u201c Et que 1nes plaintes infinies \u201c* De leurs farouches harmonies, \u2018\u2018 Beroent ceux que j'ai sabmergée ?** Détrompe-toi ! Je suis aveugle \u2018 Et sourde et bôte ; et si je beugle, ** C'est qu\u2019un jour, pour me toarmentèr, ** Ce caillou rouls de sa cime ** Et que depuis mille ans je trime ** Vainement 4 I'y remonter.\u201d FRANÇOIS FABI1E, NOTES SUR LA LITTÉRATURE FRANÇAISE IVII6 SIÈCLE OU SIÈCLE DE LOUIS XIV Deuxième partie, \u2014 Morale et philosophie proprement dite A morale est la plus balle partie ds la philosophie ; elle consiste principalement dans l'étude approfondie de la natare humaine et de ses attribute.Nosce te-ip- sum, connais-toi toi-même, voilà toate la science de la morale, et celle ci donne alors à celui qui a fait cette étade le remède infail ible pour combattre victoriease- ment et ses défauts et ses vizes, en autant nata- rellement que sa volonté y participe.Ls morale ne demande pas seulement à l'homme de réprimer ses passions, mais aussi d'ésre bon et vertueux, en vue d'une vie qui sera éternellement heureuse ; aussi l'at-on définie avec raison la Science de la vie, en vus de l'Eternité.La philosophie, elle, n'est pas senlement l'étude de l'homme et de ses passions, mais anssi ev sar- tout cells des rapports constante de ses diverses facultés avec l'âme, et de l'union intime de ce principe de son être avec la Diviaité.An XVIIe siècle, presque tons les écrivains, entre autres Corneille, Racine, Boileau, LaFontaine, préchérent dans leurs écrite une bonne et saine morale.Chez les prédicatears, cette science de l'homme fat, pour ainsi dire, la première, celle à laquelle ils vonèrent tous leurs efforts, consacrèrent tout leur génie ; ile suivirent, en cela, ce principe u'énonca Fieury dans son Discours sur l'histoire eclésiastique : * Un prédicateur, disait il, se doit regarder comme un véritable professeur de morals, et n'être point content qu'il en ait composé un cours entier et qu'il ne l'ait enseigné plusieurs fois.\u201d 1) aatres se livrérent tout spécialement à cette belle science de la morale, et publièrent sur ce sujet des ouvrages immortels qui, de tout bempe, devront être regardés par les hommes comme des aides sûrs et expérimentés, servant à protéger enr marche dans le sentier difficile de la vie.Nicole, dans ser Essais de morals, La Rochefor- cauld, dans ses Maxiries, La Brayére, dans ses Caractères, ot Pascal dans ses Pensées, donnérent de grandes leçons de morale et cherchèrent à faire le bonheur de leurs semblables en exaltant la verts et an méprisant le vice.Quoique le NVITe alècle ne fut pas un sièsle philosophique, comme le XVIIIe, par exemple, il a cependant produit dans cette sciencs des sciences plasiears génies qui ont laissé des œavres admirables.1) ascaroes fat le plos illustre parmi 15e philosophes du grand siècle ; le premier il déclara qu\u2019il ne fallait pas seulement croire, mais aussi qu'il fallait penser.et en défente de sa nouvelle doctrine, il pablia son Discours sur la méthode.qui exerya une ai grande inflaence sar les lettres, au XVIIe siècle, eb créa dans la philosophie une si grande révolution.D'autres, comme Gassendi, l'adversaire de Descartes, Lamy, Huet, Bayle, Antoine Arnaeld, Robert d'Andilly Arnanld, Malebranche, Bossuet, dans son Traité de la connaissance de Disu et ds soi-même, et Fénélon dans son Trait de l'existence de Divu, ont été, après Descartes, les philosophes les plus remarquables de la France à cette époque gloriense.Une institation qui a fourni le plus d\u2019adeptes à ls morale et à la philo sophie proprement dite, au XVIIe sidcle, fav celle de Port Royal (1).D> leux solitaires vivaient dans ce monastère, rappe- ant par leur vie édifiante la ferveur des premiers chrétiens.Parmi eux, Nicole, Pascal, les deux Arnauld, Lancelot, et bien d'autres, donnèrent an grand éclat à cette institution.Lorsque le jansénisme parat, il trouva dans les docteurs de Port Royal de très zélés partisans (2).7 + SDS N (1) Ce couvent célèb:e fat fondé au XIIIe siècle, et son existence jusqu'au XVIIe siècle fut des plus paisibles En 1608, Angélique Arnanlt, sœur d'Antoine et de Robert Arnault, fovint abbeese de ce monastire.Cette femme, qui était d'an grand caractère e: d'une haute intelligence, entreprit courageusement la réforme de l'institution de Port-Royal des Champs, et par son travail infatiguable et soa activité extraordinaire, aut attirer près d'elle un grand nombre de personnes distinguées.Le couvent devint bientôt trop étroit, et fut transporté à Paris, en 1626.C'est vers cette époque que se réunirent près du couvent quelques pieux solitaires qui adoptèrent comme règlement celui imposé aux religieuses par la Mère An- ique.Bu les deux Arnauld, Lancelot, Le Maistre de Sacy, furent les premiers religieux de Port Royal, et Pascal vint bientôt les rejoindre, en 1655.Les Messieurs de Port-Roya! passaient leur vie entre la prière et le travail ; gens d\u2019une immense érudition, ils fondurent des Petites écoles dont la renommé devint bientôt universelle, et pour lesyuelles, Lancelot et LeMaistre de Sacy publiè-rent des Méthodes grecque et latine, une Grammaire célèbre, etc, Ce fut à propos de ces Petites écoles que naquirent des dissentiments entre les Messieurs et les Jéauites.Cen dufli- cultés premières devaient bieatôt a\u2019augmenter avec la quere'le religieuse du jansénisme, Les solitaires de Port-Royal furent chassés d'abord par Richelieu, mais ile revinrent presqae aussitôt ; de nouveau persécutés, ils abandonnérent finalement leur monastère en 1079, (2) Cette trop fameuse querelle religieuse qui souleva au XVIIe siècle tant de bruit et de laquelle il nous est resté un des chefs-d'œuvre de l'eaprit hamain, les Ir.ron.ciales de Pascal, prit naissance cn 1613, entre les Messieurs de Pcst-Royal, et les Jésuites.Un Jésuite espa- guol, nommé Melina, dans un ouvrage intitulé Concorde de la grâce el du libre arbitre, avait soutenu que la grace n'était cilicace qu\u2019en autant que la volonté humaine v rticipait ; Janséaius, évêque d'Ypres, en Hollande, ae asant sur eaint Augustin, combattit cette doctrine, et soutint au contraire, que Dieu était tout-puissant, et que par suits.aucune volonté humaine ne pouvait empêcher la çrâce de se manifester efficacement à l\u2019homme, lorsque le moment de cette grâce, fixé par Dieu, était arrivé Jansénius, pour mieux se défendre, entreprit un grand OU RIOSITES SCIENTIFIQUES Un peu d'ethnographie.\u2014 Usages et légendes de |.ues, \u2014Le rouge-gorge ot l'oiseau de f ues.\u2014 L'histoire d'un épi de blé.\u2014Une légende berrichonne, \u2014(, avate rouge et ruban d'amour.\u2014Le buis dans les hag mières du Morbihan.\u2014Un arbre de deux mille ans, \u2014 Une coutume d'Alsace \u2014De l'antiquité dans le monde végétal.\u2014 La fin du chône d'Autraye.\u2014 Une ville tée.rique et la fiole cachan:ée.\u2014 Le bourgeon d'amour, Le blé est la plante-mère.Dans no les pays son épi charmant et véndrd an matty eu plus gracieuses traditions, aux plas touchanta usages.Daus la riche Lymbardie aux vastes champs de blé, le jeune homme gai, au printemps recherche la main d'ane jeune fille, attache un bouquet d'épis, relique champêtre des moissons passéas, à la porte de «a maison.C'est le samedi-saint, à la nuit tombante, que cette demande gracieuse et muette est formulée, aux regards de tous C'est l'épi qui parle, qui sollicite, qui prie.Le jour de Pâques, si le bouquet a \u201cté détaché, c'est que le prétendant cat agr\u2018é comme époux.Dans les pays da Nord, le jour de Pâques, les enfants auspendent aux toits des maisons dc po- tites gerbles de blé, gardées avec soin penlant tout l\u2019hiver.Et aussitôt, lea oiseaux du ciel se voyant servis, s'abattent comme une trombe sur les «pis dorés.La gerbe en est mouvante et toute grise.C'est plaisir de voir les oivelete se disputer à coups de bec les grains de blé.Ti se trouve là des pins me qui ont dua salpétre dans les pattes, des moincaux hardis comme des pages, des mésanges a colle.reste blanche, des rouge-gorges cravatée de pour pre, des roitelets mignons, des chardonnerete v:- tas d'écarlate eb d'or.Tous, aux nouveaux rayons d'un soleil de fête, volent, trottinent, becquétcont en gazouillant autour de la gerbe de Pâques leur joyeux alleluia.En Normandie enfin, lorequ'an enfant pais-ait pendaut les fêtes de Paques, son père s'en al'a\u2019t dans la grange des fermes choisir un bel épi de blé qu'il sucpendaib à son berceau.Le blé ! toujours le blé ! L'épi c'est la richesse et le travail, c\u2019est Ja paix, c\u2019est le famille, c'est le foyer ; de même que Pâques est la plus grande et la plus belle fête de l'année.N'est-ce pas an jour de Pâques que le rouge-gorge apporta le froment dans la vieille Armorique 1 La paysan breton raconte que, dans le Finistère, habitaient des moines agriculteurs, infatigables su travail, mais désolés de ne réc>lter jamais que da blé noir.Dans leurs ferventes prières de chaque soir, ils demandaient à Dieu de vouloir bien faire germer dans leur pauvre domains de beaux épis c)mme ils en avaient va en Normandie.Ev voici qu\u2019an jour de Pâques, aa doux carillon des cloches chantant de leurs voix aériennes la résurrection (le Jésus, un moine aperçoit un petit olsean qu'à sa cravate rouge fl reconnaît bientôt pour jean ronge-gorge.De son bec, le gentil oiseau laisse tomber un grain de blé.De ce grain sort plus tard an épi magnifique qui s'élève nu ouvrage en latin, l'Augustinus, mais cette œuvre ne int pabliée que leux ans après sa mort arrivée en 1638, L'Augustinus fut entièrement accepté par les M ss.de Port-Royal, qui se trouvèrent ainsi à continuer la utte contre la doctrine du jésuite Molina : de là ac dessinèrent deux campa bien distincts, les Molinistes et les Jans: nistes.Le papa Innocent X condamna la doctrine di Jans: nius, sur CIDG l'HOFOSITIONS qu'on lui avait présentées comme se trouvant dans l'A ugustinus, mais les Ass ir.de Port-Royal prétendirent que ces cin propositions condamnées ne se trouvaient pas dans le livre de l\u2019évique Jansénius, et déclarèrent qu'ils adhéraient entièrement à la doctrine de saint Augustin.La quercile alors s'envenima, à un tel point que l\u2019on fat obligé d'intervenir de part et d'autre pour apaiser les deux partis, et les enga- Rer à tourner plutôt leurs efforts contre l'ennemi commun, le libre-penseur, qu'on appelait en ce temps reli- gieur, le libertin.C'est par auite de cette entente entre uns partie des Jansénistes et les Molinistes que Pascal, après n'avoir publié que quelques lettres contre les Jésuites, entreprit ce grand ouvrage, l\u2019Apulogie de la rei: gyion chrétienne, où il prétendait détruire une à une toutes les erreurs existant alors.Lu mort le aurprit au milieu de ce travail gigantesque et il ne nous en est resté que quelques fauillets [épars que ses amis réunirent et publièrent scus le titre 5 Pen ites. \u2014 us des blés noira comme dans les bois un beau dos domine les taillis.| Lgl bit fo.Da ces grains dorés que sema vont jaillirent plas tard d'innombrables épis eb avre Brotagne vit alors ses sillons arides blondes moissons.asp.qu couvrir de le roo,a-gorge que, dans le vieux Berri, elit autrefois, * L'oiscau de Pâques.\u201d Une yds eat, sans doute, l\u2019origine de ce nom char- 8 .l'ne jeune châtelaine, plus belle que le jour, se rait de la::.çuear dans son manoir des bords da Cher et ri-n ne pouvait la guérir.; Ayant apprivoisé un petit oiseau qui se perchait, uw gasouillant, sur sa main pâlie où sur son le frise.unaute, le douce châtelaine prit, un jour, dans ses cheveux un petit raban que lui doons ton fiancé partant pour de longs voyages.Ce raban d'amour, elle l'attacha au cou de l\u2019oi- wlet ; pois elle mourut, le jour de Pâques, quand Je Christ ressuacitait, quand tout renaissaib dans ls champe et les bois.Un glas funèbre pour joyeux carillon et an De profondis ! pour Alleluia ! \"Le même jour, le pauvre oiselet, troublé pent- être par sa dualear, perd le ruban de pourpre que p maitresse loi confia.Et c'était pitié de le voir chercher la faveur égarée, appeler d\u2019ane voix plaintive la jeune chitelaine, son amie, Justement, par an beau soleil de Pâques, le bon Dies se promenait lai-même, en compagnie de l'ange (abri 1, eur les bords du \u2018her, qu'il aimait tout particulivrement.On sait que Dieu voit tout ; bientôt il aperçoit je malheureux viseau qui s'avance tristement au milieu des paquerettes et des boutons d'or, cherchant en vain le ruban perda.Touché dr sn fidélité et de «a «louleur, le sei- gpeur appelle le gracieax volatile et pose sur son ca le bout de son doigt tont-puissant.O miracle, dont l'ange Gabriel lui même est émervillé, le cou de l'uisrlet se trouve aussitôt paré d'ane cra- rate éclatante qui remplace le raban de ls morte.Et c'est ainsi, raconte-t-on dans les veilles berrichonnes, que le rouge-gorge s'appelle aussi \u201c oi- san de Pues.\u201d Ia riante fite de PAques tleurios a également ws usages et ses légendes : quand Jésus faivlson entrée triomphale dans Jérusalem, on jette sous tes des branches de palmiers et des rameaux de buis.Ft quand le Galiléen expire sur la croix son dernier soupir vient s\u2019éteindre eur les buis du Calvaire.\\a même instant, le feuillage de l'a- brissean devient à la fois sombre et luisant comme t'il était mouillé de larmes et, depuis ce temps-là, le bais, ani des lieux incaltes et solitaires, incline mr les tubes ses rameaux, toujours verts, triple tymbole de doalear, «l'espérance et d'immortalité.Mais le nis est aussi un symbole de triomphe ot d'allégresse.Quant vieno Pâques fleuries, ce wot des avalanches de rameaux verte dans les tanctuaires ct lee maisons.À la campagne, les chaumières, les granges et le bergeries ont une croix de buis clonée au-des- tus des portes.On verdoie les christs jannis eb les alcôves rustiques après avoir jeté pieusement dans l'âtre les tameaux flétris de l'an passé qui pétillent dans la famme et se changent en rameaux d'or.En Bretagne, dans le vieux Morbihan, l\u2019aieule garde, dans un coin de son armoire en chêne, vos reliques des buis qui préservent de la grêle ev de la foudre ; et elle compte les années de sa vie par ce rameaux, la branche flétrie ressuscitant dans la tombe, redevient aussi verd que l'herbe des près.* + * \u201c Terminons cette causeria ethnographique par le chêne dé Pâques\u201d Cette grande merveille boténique, après une existence de plus de deux mille ans, disparab enfin de son antique berceau ea laG8.Cet incomparable ancêtre du monde végétal se trouvait en Alsace, à Autrave-es Chêne, de Cernay.de si la poétique et cariense origine de son nom fête : Le lundi de Pâques, les jeanes filles da LE MONDE ILLUSTRE pays s'en allaient fartivement au pied de ce vénérable patriarche cueillir une branchette, qu'elle plagsient à lear chevet, dans une fiole remplie d\u2019eau ; ei le rameau venait à s'\u201cpanonir, la jeune Alsacienne devait se marier dans le courant de ante: Ni, on contraire, les bourgcons se deusé- c noce remise am pri .chain.printemps pro Souvent, uné main mystérieuse remplaçait dans la fiole en deuil la branchette fanée par un ra.mean vert.Grâce à cette supercherie galante, l'espoir renaiseait dans l'a'cove attristée et l\u2019épon- sour rdvé ne tardaid pas à venir.Sans doute, le bonhomme de chêne n'y était pour rien.On le faisait mentir effrontément.L'essentiel, c'était que la jeune lille trouvât l'époux souhaité et elle le trouvait : il n'y a que l'amour qui sauve.Parfuis, dans la fiole maudite se succédaient les branchettes fanées de plusieurs printempe, et la pauvre fille délaissée montrait, en passant, le poing au vieux chêne prophétique qui, ayant \u20acs- avyé bien d'autres tempêtes dans sa carrière de deux mille ans, dédaignait cette injure de femme et continuait tranquillement à rendre ses oracles d'amour.Le chèue de Pâques passait pour le plus énorme et le plus ancien de tous les arbres de notre vieil Occident.Quarante-cinq mè:res de tour ! L'une de ses branches énormes, arbre elle-même, dépassait cinq mètres de circonférence.L'ombre que projetait ce géant des géants ressemblait à l\u2019ombre d'ane culline et l'aspect de 8a coupole immense fi- garsit la troublante image d\u2019une forêt.Ce chêne féerique avait vu Cérar, Charlems gne et Napoléon.Il avait vu s'envoler les aigles romaines et s\u2019implanter dans les Gaules la croix du Nazaréen.It avait vu naître ed disparaitre des empires, s'évanouir des races, s\u2019écrouler le vieux monde, se suc- cèder des découvertes mr rveilleuses et, après tant de guerrre.d'invasions, d'esclavaye, de barbarie, de carnage et de misère, il avait va s'épanouir le progrès, s'étendre la civilisation et ses vieux ra- measux gaulvis s'éclairer des rayons nouveaux de la liberté.Voilà vingt-cinq ans qu'il n'est plus.Il we mourait de vieillesse et il fut abattm pour être vendu aux enchères.Sa hille prodigieuse donna 129 atères de bois marchand et l'ane de ses grosses branches quarante stères de bois fa, né ; trop grand pour tomber, il s\u2019écroula, branche par branche, sous la hache, comme ue antique citadelle s'émiette, sous les boulets, pierre à pierre.Ce n\u2019est plue aujourd'hui qu'un souvenir gardé dans les muséos par de fantastiques dessins, et, le landi de l\u2019âques, les filles du pays ne gen iront plus, à la nuit tombante, cueillir furtivement sûr ses rameaux disparus le doux bourgeon d'amonr.FULRERT DUMONTELL re LE NOUVEAU Rul DU DAHOMEY (Voir gravure) A propos du nouveau roi da Dahomey, M.le Dr Alquier, désigné pour aller servir à Abomey, envoie les inté«essantes notes qui suivent : « _.Je ne sais pas si on 8 déjà envoyé en France des photographies d\u2019Agoliagbo, le nouveau souverain.J'aurais en garde, pendant mon séjour à Abomey, de manquer une si belle occasion de croquer une Majesté noire.A plusieurs reprises, le frére de Behanzin a bien voulu poser davand mon objectif, et je vous envoie le portrait qui m'a paru le plus ressemblant.Le roi est dans ea tenue de réception préférée : pagne en soie et satin mal- ticolore enserrant les reins eb remontant sur l\u2019épaule gauche, où il esb maintena par le bâton toyal ; toque blanche décorée sar le devant de trois cocardes superposées et, sur son pourtour, d'autres motifs en clinquant, et toujours, devant le nez, c'est horrible.muselière en argent.|| n'y a pas d'autre mot pour désigner cet ornement \u20acro- tesque comprsé, À la façon d\u2019une paire de lanettes, de deux bran'hes s'accrochant d'an côté derrière les oreilles et supportant de I'antre une plaque en argent, percée de petits troas, véritable crible destiné, ans l\u2019idée du roi, à empêcher les corps étran- gors eb les grains de poussière de pénétrer dans ses 29:3 aaguates narines ! On peut dire que la longue et inévitable pipe à fourneau d'argent fait ausei partie da sa tenue, car Agolisgbo ne la quitte que très rarement pour fumer de méchante londrès dans an de ses fame-cirsges aussi pen élégants d\u2019aillears que nombreux.\u201c Agoliagbo doit avoir trente-cing ans environ.Il est grand eb rclidement musclé.Sa démarche est aisée, presque fière.Il a le teint moins noir que la plapart de ses sujets.Mais, comme eux tous, il a les cheveux crépus, la barbe rare, la moustache nulle.Avec son front découvert et ea large face, sa physionomie, quoique peu attirante, n'a ceperclant rien d'inquictant : maie que son front se plisee, que ses deux petite yeux s'allament, l'air de famille reparais, eb l'on est bien tenté de changer d'avis.Il est constamment entouré de ses femmes favorizes ; l'une lui présente le crachoir, l'autre, particalidrement empressée, lui chasse les mouches ou lai essuie la poitrine, d'autres sont préposées au port du parasol, à l'entretien des piques, etc.« Malgré tout le cérémonial dont il s'entoure, Agnlisguo, dans ce palais en raines de Simbodji, pleia des souvenirs du terrible Behanzin, avec sn lagubre Tour des Sacrifices.m's temblé une Majesté de peu d'envergure et de relief.\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PRISONNIERs CHINOIS (Voir gravures) Les derniers combats entre les armées du Japon et de la Chine ont donné l'avantage aux troupes japonaises.La ville de Piog-Yan, quartier général des troupes chinoises, a oû capitaler, et cette victoire met le royaume coréen tout entier aux mains da Japon.Las Chinois étaient cernés psr trois colonnes de troupes manœuvrant avec ane grande précision, et qu'ils ne pouvaient fair d'ancan côté sans rencontrer la mort, ils ont été pris, dit une version da combat, comme dans ane trappe ; aussi, des régiments entiers se sont ils rendus \u201cen bloc,\u201d voyant l'inutilité d\u2019ane résistance.D'ailleurs, les Japo- pais étaient troia fois plas nombreax que lears sdversaires.Les pertes chinoises, en tant que soldats tués, dépassent 2,500 hommes ; les prisonniers sont au nombre d'environ 15 000 Ils vont être expéures aa Japon par groupes d'an millier d'hommes.Notre gravure représente la marche d'an convoi de prisonniers aussitôo après le combat.La plapart portent la cangne, énorme collier de bois qui gêne tous leurs mouvements, qui les empêche de fuir ; d'autres sont chargés de chaînes.Le paysage est logabre : des têtes plantées sur des pieux, des cadavres décapités.Ser mer, les Chinois n'ont pas été plus heureux que eur terre ; plusieurs de leurs vaisseaux ont été conlés.UN CONSEIL PAR SEMAINE Le beau sexe montre depuis longtemps ane véritable passion pour le bracelet.N'en déplaise aux dames, l'hygiène voit d'en très mauvais œil cette surcharge d'anneaux précieux.Le bracelet pent devenir sne cause de troubles circalatoires et ame- per une stase partielle du sang dans les mains.Si vous voulez absolument porter des bracelets, an moins qu'ils ne soient pas étroits ; surtout ne couchez jamais avec.Ponrquoi, chez la femue, cette rage de porter l'emblème de l'esclavage, quand elle demande à grands cris la liberté ! ll faut faire non ce qu'on a du plaisir à faire, mais ce qu'on sera content «l'avoir fait.\u2014A.Vis: sIOT.Les vérités qu'on aîme le moins à entendre sont celles qu\u2019on a le plas intérêt à tavoir \u2014E.SYLVESTRE. PA | & gr br» 4 A ou ; Peas BN v 1h 3 es ) LS ; Ww\u201d NES I % 4 < It \u201c4 : = \u2014\u2014\u2014 > > \\ x.Hi pe x Pos OÙ A \\ \u201cx ~Y x i \u201d $ * \\ mm \u2014 È % x N + ry 5 bg « % re 3 = \\ pI = Fd ÿ À 2) wy w \u201c + I Ré Aa JE À ig: rR w 4 \"i = } (Se i Fat F oH eg | Nes = Vr A fi, J vA À \\ Av \\ W Lag Ta ; AS À pre © Lu 220 / Af Ny \\ > \u2014\u2014 ; A £y \u201cn ï À \\ \\ ne .f I} È 1 N A oN 2-0 pr xa Se wh = y 72 + x (à ol F8 > fu + | .Van) yt \\ .= : \\ \\ 3 ey a Ao) £ À 4 \\ LA GUERRE ENTRE LA CHINE ET LE JAPON a ES & es 2a i ts % e.È IPL GC T# tx gi sa | 3 = S ASE! Fe wd i A N ii ; 5 = he! cie oF Fas MN 345 : Chan 1 WY WW Lap BR 1 a! Hea \u201clg alii) \u201c4 - a wv * PA \"AFS LT ?Mat! LE a v7 es À = ve # pis ef CONVOI UE PRISONNIER= CHINOÏs : AN © a [RY a.eue ry 2s hb); EE > pe Ny DS » ni fé, HE Sa a E 4 \u20ac } is gr Ag Cr on A ë L.4 PE a EA 5 [3% +P) pe a meet re 90 0 EE \u2014e rv F, pe AS ' #4 a aN gL à À À mes, 1 i \u201c| d a 7, vus at, y ot 4 \u201c Li ce x ; di x ay Xs] % 9 Xe 7 ES i) Px og, 59 = iy DUT (& Yo RON Min a od, id tI Rt A ).oY y © +; \u20acs LE è- EE = F Wd i 5 BY a = yh IP AGOLTAGEO, LI NOUVEAU à 2 Fu a Ua > | A ba I bu \u201cTw A 2 3] a AH: CS he =, MED Re i \u201ca wa! bn) Ba ol ~\u2014\u2014 ta ma Ne \u2014_ PLY 3 {+ KY fe > 5 \u201c 3 » by pk JN nt ; hp + / \\) \"nv 6 id ee vial Læ . mm = \u2014\u2014 w.ve \u2014\u2014- ee COTE TT mo, ~~ MB EL - em fai ay LE NN I ET PPT wn ee mme = = = = 7 7 iS ba * Ll 2 SAL re ï er das Tage © wh \u2014 en at pee po CL ue a 5 6 = = PT ES EL NL, tl Kd Su Spe ed -~ © 8 = RY Thu + Earl a CA - al sa > es Ay = ST 25 wd Le + cal 2 a I ar > © 3 : eg [3 tl 4 A 0, se a STE-ANNE DE BELLEVUE.\u2014ECLUSE DU CANAL ET LE PONT DU GRAND-TRONC STE-RUSE.\u2014 PONT DU CHEMIN LE FER LU PACIFIQUE « TY rr \u2014 > + x TN 2T, «4 tv : : 5 AY % 1% - Zz.Lay op TS > \\ 2 2 ERY [3 Ja à Ls, rs | «0428 Ji 2 2 Ld IRS lé \u20ac 8 PRY a on = yr y \u2018 44 5 À 3 1) 0 b> B : i \u20ac # Ë \u2014_ a il ; EY M, pee er £1 -\u2014 = * \u2014 I) Aad ¢ ESS mem YM x IN: - rm [at ety > ; PP a LN J VL.-\u2014 [rs a SIT.wah RE ages ae Vsti.to \u2014 Shine aus F > \u201c5 0 at Lu Au, a ey EE.J Le) mR >= \u2014\u2014 a - Seth A ~~ ze\" = 2 pro Pen tas à 2 LE CLUB DES SHAMROOCKS, CHAMPION DE LA SAISON 1824 OK A.\u2014 ÉGLISE ET PRRSBYTÈRE DES SULPICIENS Photos.J.N.Taprés 296 LE MONDE ILLUSTRE rman gmt 2 LE DIMANCHE DU TEMPERANT I Au temps ou j'étais un buveur, Qu'ils étaient tristes, mes dimanches ! Les oisenax chantaient eur les branclies : Riea no chantait plus dans mon cœur.Quand aissait l'aule vermeille, Je maudissais ses fiches d'or : Lourd des ivresses de la veille, J'aurais voulu dormir encor.Aujourd'hui, dès l'aurore, alerte, je m\u2019éveille, La femme, seule à la maison, \u2018Fremblait et dévorait ses larmes, Des jurons étaient mes seuls charmes : Et des coups, ma seule raison Les enfants, ayant peur du père, Ne dispersaient tous au hasard, N'envolaient tat, \"evensient tard.Aujourd'hui, dès l\u2019aurore, alerte, je m'éveille.3 La veille, mon travail puyé, Ma bourse était assez replite, Mais A solder plus d'une dette, Le gain devait dtre employs.S'il restait quelque pièce blanche, Le cafetier, avant le soir, \u2014(a tombe, hélas ! par où l'un penche !\u2014 L'avait serrée en son tiroir.Aujourd'hui.plus d'argent dépensé le dimanche ! $ La nuit.quand j'avais, sur un bane, Laché le dernier camarade, Au logis froid.sombre et maussade, Je reven:is en titubant.On n''y faisait vilaine mine : Moi, parfois, aggra:ant mon tort, Je cassais tout dans la cuisine, Puis je m'étendais, ivre-mort !.Aujourd'hui, dans li paix, le saint jour se termine, 5 Aussi, vieil ivrogne sauvé, Je te bénis, à Tempérance, (Eavre d'amour et d'espérance, Qui de si bas m'as relevé Debout le lundi dès l'aurore, Je travaille, frais et dispos.Chaque jour, je travaille encore, Jusqu'su samedi suns repos.Le dimanche, je joins mes deux mains et j'adore.GRETCHEN I AUMGARTEN eet Un joli village des bords du Rhin, près de Colmar, coquettement posée sar une colline que baigne le fleave, d\u2019où l'on aperçoit, accrochés au flanc des montagnes, les burgs antiques qu'ont tant dépeints les admirateurs des beaux sites.À l'ouest, les Vosges dressent leura hautes cimes, souvent couronnées de neige, tandis qu'au delà da Rhin, dans le duché de Bade, se dessinent vaguement, comme de fantastiques visions, les pics \u2018la Schwarzenwald et les massifs boisés de la Forét Noire.Baumgarten est ane de ces contrées ravissantes, pleines de souvenirs, chères aux amis des légendes, un pays \u201cruisselant de poésie et d'héroisme,\u201d où les conteurs et les poètes sont venus bien souvent rêver.Cleat 1a patrie de Gretchen Stoltz.Une héroïne, cette Gretchen.Née à Colmar, où son père était brigadier forestier, elle était venue, après sa mort, habiter avec sa mère le petit village de Bsamgar en.Gretchen avait alors dix-sept ans, De longs cheveux blonds ombrageaient son charmant visage qu'\u2019éclairaient de grands yeux, d\u2019an bleu d'azar d'une douceur infinie.Se beauté d'AI- sacienne ne devait pas laisser indifférent le plus riche négociant de la contrée, Ludwig de Beratadt, Français de naissanc?, mais Allemand d'origine et de cœur, capitaine dans la landwehr prussienne, ui se disait descendant du dernier bargrave de cousin du roi de Bavière.Ni sa noblesse plas ou moins authentique, ni sa parenté royale, ni ses richesses, n'eurent le don d'ébloair la blonde Gretchen.Il n'en fat pas de même pour ra mère, la vieille Catherine Stoltz, qui crat voir dans l'anion projetée le bonheur de son enfant.D'ailleurs, Ludwig était puissant et riche ; la jeune Alsacienne, faible et pauvre, dut céder devant la volonté maternelle.C'est ainsi que, contre son gré, sans amour eb presque de force, Gretchen Stolts devint an jour Gretchen de lorstadt.II Lorsque Napoléon ent déclaré la guerre à la Prusse, l'Alsace pleurs.Puis, quani les premières larmes farent séchées, des bords du Rhin à ceux «le la Moselle, on organisa de la résistance en vue d'une invasion étrangère.Tout ce que la vieille Alsace, tout ce que la Lorraine comptaient d'hommes valides coarut à la frontière prussienne, tandis que les femmes, les vieillards et les infirmes, en les accompagnant jusqu'aux portes ces villes, leur marmarsient des mots de courage et d'espoir.Gretchen, le premier jour, montra à son mari la proclamation «le guerre.\u2014Ledvwig, dit-elle, le plus grand «les fléaux s'abat sur notre pays.Je n'essaierai pas de te dédour- ner de ton devoir, mais si tu dois verser ton sang, que ce soit du moins poar la bonne cause, pour la cause de la France, ta patrie d'adoption.Le capitaine de la landwehr ne répondit pas tout d'abord.Il considéra sa femme avec étonnement, murmara quelques paroles inintelligibles et dit enfin d'une voix qu\u2019il s'efforça de rendre grave et presque solennelle : \u2014Un de mes ai:ux, Gretchen, le comte Frédé- ric-Albert, était burgrave de Mayence et parent d\u2019an ancien roi de Bavière.Il est mort en héros, tué par une balle française.Mon grand-jère et mon père ont servi, en qualité d'officiers, dans la garde prussienne.Ils sont morts après @ne vie glorieuse, sur un champ de bataille, honorés de tout ce que la vieille Allemague comptait d'hommes illustres et de patriotes, plaurés par le roi de Prusse qui leur a fait élever des tombraux magnifiques, dans le cimetière de Potsdam, pour immortaliser leur glorieax trépas.Mon pére avait deux fils ; mon frère, seal, tu le sais, à suivi la carrière des armr, car ce métier m'eût bientôs dépla ; amoureux de nos champs et de la liberté, j'ai préféré rester libre et heureux à Baumyarten, avec l'espoir d'y terminer mes jours.Mais je dois au.jourd'hui rejoindre mon régiment, Gretchen.Je sais officier dans la landwebr ; le devoir commande, j'obéis, je ne vesx pas que mes illustres ancôtres sortent de lear tombeau pour me reprocher uno lâ:heté : ils veilleront, au contraire, sur ma fortane, eb je pars pour m'enrdler sous l'aigle royale.La pauvre Gretchen essays, mais en vain, de combattre ces argaments.Elle frémit d'horreur À la pensée que son mari allait porter les armes contre la France, blesser, tuer peat-être ses amis, ses parents, ses frères.Klle tenta en dernier effort, versa une dernière larme ; et, prenant Lad- wig par la main, en lai montrant les sommets neigeux des montagnes de Suisse, ne prononça qu'un seul mot : \u2014Fuayons.Ludw g de Berstadt secous la téte sans répondre, Il détestait profondement la France.De plus, il ne chérissait que fort peu sa femme, qui ne lui avait pas donné d'enfant.Sans éconter les supplications de Gretchen, il partit en répétant : \u2014Je suis officier de la landwehr ! III On l'a sarnommée l\u2019année terrible, cette année où les soldats français eurent à lutter avec les éléments et les balles prussiennee, où le froid, le vent et la neige vinrent paralyser les mouvements de Joe braves ; et jamais surnom ne fat mieux mé- On sait trop ce que fab oette guerre.Nos défaites se suooédèrent avec une foudroyante rapidité.Wissembourg, Werth, For- eer \u2014 baoh, théâtres de lattes gigantesques, virent con- ler à grands flots le sang hamain que les vantonrs ed les corbeaux venaient à la nuit tombante, avidement snoer.Les Français, divisés en nombremses armées mal préparée à cette gaerre, tombalent par wil: liers, sous les coupe de l'Allemand vainquear.Mais après chaque cléfaite, quand l'odeur de la poudre enivrait ane génération nouvelle et rappo- lait aux autres, \u2014aux anciens, \u2014le souvenir de nos gloires passées, des jeunes gens de dix-sept ans et des vieillards quittaient leur chaumière.Ils se réanissaient sur les champs de bataille, au milion des cadavres de leurs frères, et, la main levée vers le ciel, ils juraient de venger la France Outrauée, Mal équipés, presque sans armes, mais l\u2019eapérance au cœur, ils formaient an bataillon de braves, de héros, et, s'oxposant sans crainte aux coups de l'ennemi, mouraient avec ls satisfaction da devuir accompli.A Baumgarten, ane violente explosion de patriotisme éclate, même parmi les femmes, à l'annonce de nos défaites.Gretchen Stoltz, déguieo en franc-tireur, partit avec une poignée de braves.Elle arriva devant Sedan en même temps que l'armée impériale et l\u2019on vit alors ce spectacle grandiose et inou: des france-tiremrs d\u2019Alsace se jetant dans l'effroyable mêlée, avec les soldats de Napoléon, conduits par une jeune femme de vingt ans.L'hérciae tomba, frappée d'ane balle, dans !-s bras de aes frères d'armes.Iv tiretchen ost étendue, très pâle dans son iit blanc.La mort voile déjà ses yeux à demi clos : deax aus : je commence à perdre tont se qu'il ÿ « rn moi d'earopéen, et chaque joar je gleff ree d» we faire de plas en plas nigre avec le nègres : omnibus vmnia factus.May- umba est mon nid, et je l'aime comme l'oiseau aime le sien.Situé à quelgaes kilomètres de l'A- tisntique il eat ravissant.Notre mission est perchée'sar une petite montagne à ane cinquantaine de mètres au dessus de l'Océan.De chaque cové, de la verdure, (les buis, des précipices ; nous avons 10e vas aplendide eur la mer, les bateaux s'aperçoi- rent deux heures avant qu'ils ne touchent à May- wba.La mission occupe un terrain qui a dû être compli:ement défriché.On à commencé par y eavoyer quelques enfants, pais à bâtir des mai- wat en planches.Aujourd'hui la mission compte c:nt douz* négrillons que nous travaillons convertir et à instraire.La propriété bien cultivée fournit largement à la subsistance de tout ce petit monde.Un Frère indigène apprend l'alphabet aux plus jtsnes et les forme au travail ; il est chef de cal- tere dans les champs.Pour mol, je suis chargé de ls direction morale de ces enfante, des catéchis- nes et de la classe pour les plas grande.Le R.P.Sepériear a la direction générale de tonte la uw wion.Ex Afrique, c'est toujours par les enfants que le missionnaire commence l'apostolat : l'homme fait et 1» vieillard sont trop enracinés dans l'ido- rie et le vice pour goiter les belles vérités de la religion : à grand'peine, parvient-on à faire ac- Septer le baptême aux personnes Agées.Parmi nos enfants, une vingtaine sont des escla- \u2018es rachetés par le missionnaire ; le prix dan ee- cave varie eutre quarante et cent francs ; tous les Mires nous ont été confiés par les familles, chez Jai nous les avons quêtés.La mission les garde \u2018mi longtemps que possible ; une fois sortis, ile thzdent de se marier, «a qui n'est pas facile, puis- Wil n'y a pas encore de jeunes filles chrétiennes ule pave.Quant aux esclaves rachetés par la Uisdon, ile trouvent plus facilement à s'établir Wèc les tilles esclaves que nous avons arrachées à wrvitade : ainsi ae forme un village chrétien.2 tôtre est commencé, avec un noyau do deax P ltnes ménages chrétiens.Sar nos cent douze en- ot, à pen près quatre-vingts s02t baptisés ; une Wixanteine ont fait la première commenion.Tous vit an bon esprit, sont soumis et pieux ; tous los Premiers vondredis da mois eb pour toutes les fêtes, ! lapprochent des Sacrements.En classe, ils da ez tranquilles.La tête esd un peu are ; toutefois les grands savent très bien écrire aus quelques dictéos en français, eans beaucoup Pp \u2018Mites.Quand c'eat l'heure d'aller aux champs, il est intéressant de les voir se rendre au chantler avec entrain, manier la pioche et fournir tout le travail nécessaire à la culture des terres d'où nous tirons tout leur entretien.Les sauvages de cas contrées sont assez doux, ils COMMENT INTRODUIRE LE BONHEUR DANS LA FAMILLE ne s'attaquent pas à l'Earopéen, parcequ'ils sont souvent en rapport avec lui ; aussi n'a-t-on pas beaucoup à craindre de leur part.Da rests, le représentant de la France est à la plage et le dra- pesu tricolore flotte aur le bo d de l'Océan ; les Noirs savent que, s'ils ne respectaient pas l\u2019Européen, ils pourraient recevoir quelques châtimente exemplaires ; ile viennent assez régalièrement vider leurs pa/abres devant l'administration française, Mais, comme tont est mystère chez ce peuple, il se passe des scènes terribles dans les villages, même dans ceax qui ne sont pas très loin du poste français ; des fé:es, (les danses diaboliques, couronnées par quelques sacrifices humains ou quelques empoisonnements, en l'honneur de leur principale idole qu'ile appellent Mboin ; celle-ci n\u2019est autre chose Une des premières choses requises, c'est l'empire sur soi-même, spécialement en ce qui concerne le caractère et la lingue.Ily a beaucoup d'occasions où la paix de la famille serait conservée si l'on se souvenait à temps de ce proverbe : \u201c Le silence eat d'or.\u201d Maint effort indispensable à la conversation da bonheur paisible da cercle familial est de genre négatif, eb consiste à réfréner an moment de radesse, d'hameaur, d'impatience, etc.Il est de grande importance que la courtoisie soit strictement observée dans la famille.C'est l'huile qui fait glisser plus doucement les ronages de la vie.Ineistez près de vos enfante pour qu'ils soient aussi polis les ans envers les autres que vis- À-vis des étrangers.()a'avant tout le mari et la qu'on crâne hamsin placé dans ane caisse ronde, à femme donnent l'exemple entre eux et les enfants laquelle fle attribuent toutes sortes de vertus, lé imiteront.Les amusements sains eb honnétes Malheur aux profanes qui oseraient toucher cette \"ODS @n des éléments du bonheur domestique, et, idole ou simplement la regarder ; loar tête pour.87 premier rang, de ceux-là on peut placer la ma- rait tomber sous le couteau da prêtre idolâtre.Les \u201c95e Nous devons caltiver comme un art l'ha- femmes et les enfants sont complètement tenas en Ditude de causer joyeusement eb avec bonne hu- dehors des cérémonies et des mystères qui regar.MOUF dans le cercle de la femille, et de laisser de dent cette idole.côté les sujets irritants, sauf dans les cas de néces- Voici comment se fait une fête en l'honneur de Sité abiolue.ce fétiche, c\u2019est bien simple : les hommes, quand Des plaisira au dehors sont nécessaire pour com- ils veulent boire, manger, s'amuser aux dépens des plèter le bonheur à ls maison.Il n'est pas bon fommes, entrent dans la case du fétiche où se tien- de se séquestrer et d'enfarmer toujours les enfants nent au milieu du village ; on réanit tous les en- dans le cercle de famille.Ouvrez vos portes, afin fants da village environnant pour les faire chanter qu'on vous les ouvre.Vous recevrez ainsi autant et danser en l'honneur du fétiche ; on leur fait que vous donnerez, car vous élargirez le cercle de faire toute espèce de grimacas, on leur fait peur, Yos idées, de vos affections et de vos sympathies.on leur inspire la crainte du fétiche.La cultare des fleurs est en même temps attrayante Un noir initié aux secrets a une espèse de mir- ©t saine pour le corpe et l'esprit ; elle convient à liton, et demande au moyen de cet instrament tout la santé, car elle aide à aspirer l'air frais et pur et ce qu'il veut aux pauvres femmes qui se cachent à jouir de la grande lamière.at tremblent dans leurs cases.Il faut qu\u2019elles Mais ce qui contribge avant tout au bonheur s'exécutent et qu'elles donnent tont ce que le féti- de sci et des autres c'est l'amour désintéressé, le che demande, car elles croient que c'est Mboio qui patience, l\u2019indalgence.l'ana les civilisations de parle lui même et malheur à elles ei elles re fasent : l'avenir les vies humaines vibreront commeYan or- Mboio, leur dit-on, les tnera.Ces sauvages por- chestre harmonieux dont la solidarité'aura accordé tent ce crâne dans la forêt, et là, font toutes sor- les inetraments pour produire une agréable sym- tes d« diableries, ils maitiplent les libations de phonie.tatia en son honnear ; enfin c'est un tapsge toutes les nuits pendaut ces semaines entières.On comprend que le démon est le maître de l'Afrique.Tous, hommes et femmes, ont des fétiches ; il y en a pour donner la force au corps, d'autres poar guérir de certaines maladies, d'autres pour faire pousser les plantes, d'autres pour gagner des étoffes, pour tuer benucoup de gibier, pour voyager en sécurité, pour gagner un procès, etc, etc.Le noir eut bien l'être le plus dégradé de l\u2019hama- nité, et il fant avoir la foi pour aller vivre auprès de ces pauvres gens, se pencher vers eax pour leur apprendre qu'ils ont une Ame eb qu'il y à un Dien infiniment bon qui peut les rendre heureux pour toujours dans son beau ciel.Ils ont ane certaine connaissance d'an Etre supérieur à ce qu'il y a sur la terre ; mais c'est tout : cet Etre leur fait peur.Voilà quelques aperçus sor les mœurs des pauvres gens que je m'efforce de conventir : les missionnaires peuvent venir en masse dans ces pays, ile auront toajours beaucoup de bien à faire.Combien d'âmes sersient sauvées s'il y avait plus d'ouvriers ! Le missionnaire qui sait que ses peines se- rond amplement récompensées est hsureux ; malgré les privatione, il est tonjours gat.Dans un mois je pense faire un grande exvar- sion dans l'intériear à trois on quatre journées de marche, pour répandre ls bonne nouvelle là où jamais le pied du missionnaire n'a foulé le sol, et our racheter des esclaves et les ramener à la mission.Vive l'Afrique avec see noirs ! N \u2018oubliez pas coux qui se dépensent pour Dieu et la France sous le climat de l'équateur.thmétique enfantine : ,Ç fe père \u2014 Si on te donne trois gâteaux d'une art et cinq de l\u2019autre, combien en auras-tu ?L'enfant \u2014J'en aurai.assez ! CARNET DE LA CUISINIÈRE Roux au» oignons.\u2014 Dans un grand nombre de sauces où il faut mettre de l'oignon, on met cuire celui-ci dans le beurre avant d'ajoater la farine.On laisse, selon le «as, l'oignon prendre couleur, ou on le retire da fem quand il est encore blanc.Soupe au pain \u2014 Coupez de petites tranches minces de pain ordinaire ou à café ; placez les dans la soupière et arrosez les de bouillon chaud \u2014au bout d'an quaro d'heare, ajoutez le reste du bouillon et servez Bu ut à la mod \u2014 Prenez an morceau de cuisse, d'aloyvan ou d\u2019entre-côte, piquez-le de lardons frot- téa de poivre et épices ; mettez le dans du beurre chaud, ajoutez an pea de bouillon on de vin blanc et an verre d'eau-de-vie, deux carrottes, cigaons, laurier, sel et épises et an jarret de veau.Faites cuire au moins cinq heures à feu doux.Plus le bœuf est cuit, meilleur il est.Il ge sert avec son jus ou sur ane purée ou garniture de légzumes préparés à part.Pite pour toute sorte de friture.\u2014 Après avoir délayé la farine avec an demi verre de vinaigre, lait et sel, on ajoute ane cuillerée d'eau-de-vie et un wuf.(Ja bat le tout en travers comme ane omelette : on laisse reposer pendant une demi.heure, puis, aa moment de s\u2019en servir, on ajoate ls moitié d\u2019an blanc d'œuf battu en neige.Cette pâte s'emploie pour toutes les fritures telles que colles de pieda de veau, de cervelles, de salsifis, etc.Pour les entremets sucrés, tels que les beignets, on la prépare de même, mais en sapprimant le vinaigre. LE MONDE ILLUSTRE \u2014 \u2014 AGRICULTURE 208 : \u2014 = Il en est de l'agricaltare comme des autre industries : elle impose à celui qui veut la mettre en pratique, des conditions d'aptitade.Ainsi, le premier devoir d'an débutant en agriculture, c'est de faire son examen de capacité.Si les circonstances forçaient an cultivateur de se mettre à l'œuvre avant d'être à la hautear de son rôle, il devra alors redoubler d'énergie, car c'est toujours ane waves difficile que de faire son instruction en fait de cul tare en même temps que l'exploitation d'une f 3rre.Les travaux qu'elle nécessite sont bien lourds et parfois difficiles, quand le cultivatear est au dessous de sa tâche.A l\u2019automne, au temps où les prodaite de cul- tears sont plas en demande, le caltivatenr doit se rendre compte, d\u2019une manière exacte, quels sont les produits qui se vendent davantage et qui peuvent lai rapporter an plus haut profit.Le cultivateur, on établissant son plan de caltars pour l'année suivante, devra choisir les plantes qu\u2019il devra récolter sar sa ferme et le terrain qu'il desti- ners A chacune des récoltes ; il prodnira ainsi ce que le marché exige ; il adoptera ane caltare rémunératrice qui aura aussi l'avantage d'angmen- ter la valeer de ia ferme sous le rapport de la fertilité et da grand rendement.C'est ninsi que le cultivateur troavera le véritable moyen d'améliorer une terre déjà fortement épuisée.Le caltivatear qui obearve attentivement la marche de le végétation des plantes, vient petit à petit à se familiariser avec lears besoins, et au lion d'en contrarier la march», il l\u2019active davantage pour obtenir chaque année des récoltes de plus en plus abondantes.Par cette observation constante de la végétation des plantes, le caltivatear comprend pour ainsi dire le langage des plantes soumises À son contrôle et il ne risque pas d'épuiser ses terres.Lorsqu'il y a dimination dans le rendement des récoltes, il faut une réforme dans le mode de culture suivi ; les petites récoltes que le cultivateur engrange chaque automme lui font comprendre que seschamps ont besoin «l'être engraissés.Si le calti vateur s'obstine à être indifférent à ce sujet, les récoltes diminueront d'autant.Il y a des caltivatears qui n'ont d'autre ambition que d'agrandir leurs terres qui ne sont jamais assez grandes à leur guise.Pour catte raison, le caltivatear et les oavriers ds ferme sont tellement surchargés d'ouvrage qu\u2019ils en négligent la plus grande partie.Les caltivatears gai comprenent que le principal objet du travail n'est pas autant de gagner de l'argent que «3 se procurer les moyens d'améliorer leur caltare et de jouirfdu conf>ro compatible svec leur état, savent réussir mieux que les industriels avec un capital d'égale valeur.Car ils consacrent lear tempe et leurs économies à améliorer davantage leurs terres chaque année et qu\u2019ils agranlis sent suivant les moyens qu'ils possèdent pour profiter plus avantageusement des travaux de culture toajours appropriés aux récoltes.On nous annonce de la campagne que les patates pourrissent bsauconp cette année, et celles que l\u2019on va encaver seront exposées à subir le même sort.Il y a an moyen bien simple et bien sûr de prévenir catte perte, c\u2019est d'étendre «le la chaux sar les patates en les encavant, dans la proportion d'an plat (an pot) pour 100 minots.Avec ce moyen, on peut sans crainte encaver les patates, quand mêmes elles seraient bamidæ.Depuis vingt aus je suis ce procédé, dit an cultivateur bien connu, eb jo n'ai jamais tiré de ma cave aue seale patate gâtés.Bien plas, il m'est arrivé assez souvent de trouver des patates qui avaient été encavées à demi gâtées ; eh bien ! cette partie gâtée était devenue noire et dare comme fer, et l'autre partie était restée parfaitement saine.Ce procédé, qui est ausai sûr que simple, peut rendre de gracds services.Qu'on l'essaye.NOTES ET FAITS Jugements littéraires Un auteur a comparé les critiques aux petite vine dite de pays, qui ue peuvent jamais faire an bon vin, mais qui peuvent faire an excellent vinaigre.+ + + + Histoire des impôts \u2014(Comment pouvez-vous aupporter les impôts dont le prince vons accable ?disait-on aux sujets d'an duc de Savoie.Lea Savoisisns répondirent : \u2014C'est que nous ne sommes pas tant fâchés de ce que le duc nous enlève que reconnaissant de ce qu'il nous laisse.* + ++ Récompenses publiques Napoléon Ier avait imaginé l'institution des prix décennaux pour forcer le pablio de s'ocouper d'autre chose que de ses campagnes.Toutes les ambitions déchainées amenèrent entre les rivaux des explications vives, des apostrophes indécentes, des épithétes grossidres.Des hommes de lettres qui avaient été oubliés jusqu'à ce moment firent retentirent les journaax de leurs plaintes et de leurs invectives ; c'était an spectacle, et la galerie riait aux dépens des acteurs.Napoléon demanda un jour à D.de Bougalnville ce qu'il pensait de cette petite guerre, et celui-ci répondit À l'instant : \u2014Sire, aatrefois on faisait battre les bêtes pour amuser les gens d'esprit ; et aujourd'hai on fait battre les gens d'esprit pour amuser les bêtes.+ ++.Etats de service de Napoléon Né à A\u2019accio, le 15 août 1769.Nommé : L 8 28 \"F2 Lieatenant le ler sept.1785.6 5 5 Capitaine le 5 février 1792.1 8 13 Chef de bataillon le 13 octobre 1795.\u2014 3 18 Général de brigade le © février 1794.1 7 29 Général de division en chef le 4 octobre 1795.+ 1 4 Premier consal le 9 novembre 1799.4 6G ¢ Empereur le 18 mai 1804.9 10 27 \u2018 le 20 mai 1815.,.\u2014 3 2 CAMPAGNES 1793, siège de Toulon, 1794, à armé les côtes de Provence et à Gênes, 1795 1796, 1797, à l'armée d'Italie.1798, 1799, en Egypte.1800, 1801, 1802, en Piémont et en Italie.1803, 1804, au camp de Boulogne.180% et vendémisire an XIV, en Autriche.1806 1807, en Prasse, en Pologne.1808, 180%, en Espagne.1809, en Aatriche.1812, en Rassie.1813, en Allemagne.1814, en France.1815, en Belgique.25 campagnes, y compris vendémiaire an XIV.BLESSURES Le 24 octobre 1795, au siège de Toulon, conp de bsionnette à la cuisse gauche.La 23 avril 1809, à Ratisbonne, blessure au talon.Mort le 5 mai 1821, à Saïnte-Hélène, à 51 ans, N mois et 23 jours.+ + +.L'officier ot Fénélon Pendant la guerre de la France contre la Hollande, sous Iouis XIV, an brillant officier de l\u2019ar- méa française se trouvant à Cambrai vint trouver Fénélon et lai dit : \u2014Monseigaeur, je vals rencontrer l'ennemi sous peu de jours.Avant la bataille, je me sens vivement porté à vons faire l'aveu de mes fautes ; mais je désirerais entendre, de votre bouche élogaente, rm \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 lea prouves qui établissent la divinité de In cop.\u2014Je le veux bien, Monsieur, prélat ; néanmoins, comme en toutes choses il eg naturel de prendre le chemin le plus court con.fesser-vous d'abord, et peut-être qu'après avoir fait vatte action, vous voudrez bien me {llspenser deg preuves.\u2014Mais le procédé est empirique, balbatic timidement le jeune homme, vil faut pratiquer hee fession pour oonnaîbre les motifs de se coufearer \u2014C'als peut-être ainsi en théorie, a, sute le pieux ar-hevêque ; mais croyez que est, vn fait d'ane efficacité certaine.Cédez donc à mon âge eb à mon expérience, si «a n'est pas à votre cop.viciion, et supposé qu\u2019à la fin vous jagiez à propos de me faire grace de toute discussion, nous ag.rons, l'an et l'autre, gagaé deux lieurea dont uous § devons compte, vous A I'Etat, moi à l'lglisc Vaincu par les accents de cette boucli:.J'or À l'officier s\u2019agenouills.Entre lui et le anint pontife, s'établit un colloque mystérieux que Dien couvrit de tout l\u2019amour qu'il porte aux cufante prodigaes rentrant sous le toit paternel.(and la confession fat terminée, le pénitent pleurait, et le confessenr, l'attirant sur sa poitrine : \u2014Eh bien ! lai dit-il, voalez-vous que i» vous} démontre l'atilité de ce que vous venez de faire ! \u2014 Non, monseigneur, répondit le jeune homme en sanglotant, j'ai mieux fait que la comprendre, cette utilité, je l\u2019ai sentle.NOUVELLES A LA MAIN Dans un salon financier.On parlait do han qaier X.gui, de chute en chute, à fini par de venir cocher de fiacre.\u2014Parbleu, fit Aurélien Scholl, 'habitade de rouler ses clients \u2018 .+ * Une petite question : \u2014Quelle différence y a til entre ane roec «t va appartement $} \u2014111 \u2014Il n'y en à pas! Qaand 8ne rose s'ouvre, RLLE ÉCLOT, et quand un appartement est formé, lui sassi IL Est CLOS ! + + * M.ot Mme Dupiton ont invité quelques anis à la campagne.\u2014Soigne le diner, hein, fait Dapiton, pour ane fois.\u2014Soigner le diner, crie madame, allons donc ! Ils reviendraient ! .* Compliments délicate : \u2014Oni, je l'avoue : je n'ai pas beasconp cliar «6, monsieur, et je vais vous le prouver en vous mon trant le portrait qu\u2019'an photographe a fait de mol quand j'étais jeune fille.\u2014Ah ! la photographie était déjà inventée ' +, Daplameau est désolé : sa femme n'est pas rentrée depuis deux jours.Il se rend i Ia Morgue: on lui montre plasiears cadavres.\u2014 Voyons, quel signe pouvez-vous la reconnaître } \u2014Oh ! monsieur, dit-il c'est bien simple : elle § était sourde ! 425 LR AAA AA Le Pater, est un des plus joiis essais littéraires faite par François Coppée, de l'Académie française.Afin de le popalariver au Canada, on en à publié une édition à 10 cents.G.-A.à WV.Du mont, 1826, rue Sainte Catherine.~~ = ad Cette semaine, on jome au Théâtre ltoyal /\"y Leaf.Les journaux de PhilaclsIphie font les plus grands éloges de cette pièce populaire.!!ien n\u2019y manque, les costumes eb les effets scéniques sont à la hanteur da drame, et nul doute que la foule s'empressera d'accourir pour entendre uve pièce favorite et très aimée du public Montrésiais.M.Smith Kerrigan, dans la personnification de Mer- ty Kerrigan, remporte an beau sucoës.1 LE MONDE ILLUSTRE 299 GALBRINE BOMIQUEENNE FOND EURS DU CLUB D'ECHKCS CANADIEN Fit ANCAIS LES La fondation du premier club d'échecs Canadien Français de Montréal, cn Nl, + ut un évenement dans le monde échiquées du In provinces.Juaqu'alors, les races we os avaren\" cru que les descendants de In vie le France éprous aient de la répul ue le plus entifique des jeux.fait vat que Lx amateurs nationsux étaient peu nombreux, et, comme ils ne se pasivnt pas qu'il n'existait aucun lien, aacune eohénion entre eux, cette science y lentement malgré le dé.ouement de quelques joueurs.rat cela, \u2018quatre Jeunes émus de cet état de choses, n'albouchèrent ec M.0.Trempr qui, r la vole des jouresur, avait travaillé à la propagation des P a.ot res durent de fondue un club d'amateurs atin de pou: oir travailler plus effec bia par Fu, puisqu'elle dounc la force u is réussice * pleinement et les resultats on! été mavaifiques, car de ce centre sont prtis de bons Ju UTS, de ce contre est partie l'ilée de fonder d'autres clubs similaires mi font un bie.immense pour notre cause, L'on peut maintenant sthrmer que les boca 10a! detinitivement implantés parmi nous.(est à ce titre principalement que amis ont 511 dv prendre place duns notre galerie échiquéennr.\u2014- 1 2 MASSICOTTE ov.MARCIT E-Z.Ma-1-01TK, notre collaborate r, est le promoteur.Étudiant «n droit et journaliste, celui qui fait le sujet de cette notive, quoique jeune, à une carrire ausez remplie.Il eat l'auteur d'une histoire dont nous avona deuné une bugraphie et membre de l'*\u201c Académie littéraire musicale et artistique de Frases\u201d.Il a vté président du Cercle Molivre : l'un des fondateurs et ministre des frances du l'arlement Modèle ; vice-président des étudiants en droit de l'Université Laval ; vecretaire de l'association Saint-Jean-laptiste, section Sainte-Cunégonde, et mretsire-archiviste de la cour Saint-Roch, | U.F.Né à Montréal, le 24 décembre INS.Comue joueur il eat de force moyenne, car ses nombreux travaux ne lui permet- a pes I+ ude du jeu, mais c'est un ardent propagateur qui a fait de nombreux pro- vélytes.SN.Mancir.fut le premier des membres du quatuor à étudier le jeu.D*s qu'il eu ent uno connausance suffisante il l'enseigna À ses amis, mais comme le précédent ses tre-aux ne lui permirent pas de consacrer le temps voulu pour dev.nir aussi fort qu\u2019il l'aurait voulu M.Josep Nazaire Marcil est né, à Montréal, le 9 septembre 1867.Il à été l'un ds fondateurs de la garde archiépiacopale dans laquelle 11 parvint au grace de sous- lieutenant.Membre de l'académie d'escrime, 11 obtiat de jolis succès, tant au fleuret qs tir au justolet.M.Marcil est actuellement membre de la \u2018\u201c Société aténogra- phique des leux-Mondes \" et sténographie otliciel dans la province de Québze.li a été wecrétaire ;-neral des sténographes otfiviels de la province loraue s'est agité le projet dune association des membres de cette profession.Kcrivais caustique, mamiant la plume avec aisance, I'Es rime Francaise l'a nommé son enrresponiiant en Canada J) 5 < \u2014- - - -\u2014 a == CTROUN A le TOURANGEAU RauvL TovRANGEAU «at né à Ottawa le 6 mars Is! is, mais «es parents vinrent de\u2019 Devrer peu après dans la métropole, en sorte qu'il est bien Montréalaie Ko 1883, il \u2018otra chez MM, Morgan & Cie, ou il n fait son chemin et mérité Featime de ses patros, Sjourd\u2019hui.il eat le correspondant «le cette importante maison M.louraugeau, est saident du Cercle Ville-Marie (Alliance Nationale) ; ancien chef forestier de ta Cour le-Marie LOF, ; ancien xecrétaire-correapondant du Club d'Echecs ; ancien membre ut émeux chœur des Montagnards et crganisteur «de la visite de 1 ex-champ:on Stet td notre club.M, Toursngeau est I'un des forts joueurs cana tions francais sion i we Giroux naquit le 4 juillet 1869, enoct'e viile | um, table de Pres fois.la à es hvures littérateur charmant, mais ne ne fait pas lire asuz souven | OF si lat l'un des fondateurs et acorétaire-archiviste de la cour Jacques-Cartier : A.Lejtur Résultat d\u2019un Rhume Négligé.LES POUMONS ATTAQUÉS, Que les Medecins n'ont pas réussi à soulager, Guéris en prenant Le Pectoral-Cerise d\u2019AYER rontracté un fort rhume qui se Porta aux poumons et comme on fait en fisteil cas, Je l'avais néglié pensant qu'il S'en rat comme Ent Venn mds je trou- Vai apres quelque temps que le plus petit effort 1ne fais.ut souffoir.Alors Je Consultai un Docteur qui trouva, en e\u201caminant mes pormons, que Es partie sipérienre gauche était fortement affectée.Fine done de la médecine que fe pris suivant l'ordonnance, nus elle ne weenbliot tue faire aucun bien.Heureuse- te nt 11 m'auriva de lie dans l'Almausel d'Ayer, tes effets qu'avait produit sur d'aûtres Je Prstorat-Crirse d Ayer ot jo reso.lus d'en faire Pessa.Apres en avoir ris quelques doses, Je me frouval soul \u2018 avant d'avoir fini fa bouts Me, j'étais gue i\u201d \u2014A.LEFLAR.horloger, CHangeviile, Oul, Le Pectoral-Gerise d'Ayer La plus haute Récompense à l'Exposition Colombienne.Les Pilules d'Ayer guérissent l'Indigestion, + J'avais )PERA FRANCAIS EDMOND HARDY, directeur-gérant Semaine commençant le 15 octobre, ILA BELLE HELENE Opéra-boufls en trois actes d'Offenbach, le grand saccès de ls semaine dernière : Mlie Dege von, Hélène ; M.Bouit, Paris : MM.Milo, Giraud et une forte distribution.Lusm MARDI MERCKEDI von, (voirée * JE\u201d | Mamzelle VENDREDI | Nitouche Samabl soirs lélicieuse opérette en quatre actes rity icieuse opto Boit ; Célestin Fioridor, M.(Giraud ; aussi M.Milo, le major ; et M, Douit, Champlatreux.SAMEDI \\ AE ee) 18 Grand Mogol Pris des places \u2014 Soirée s ordinaires, 25e, 400, 50e, uc et Tc Noirées de gula, lic, 50¢, 60c, 750 et $1.Matinées, ZUc, 250, Ie, Je et 506.Hareau de location chez M.Ed Hardy, 1637, rue Notre-Dame et «1 théâtre DE \u2018ompositeur, professeur de musique, lau- iat do concours de Paris 1891-1882, de l'association artistique de Bretagne 1504, donne des leçons de violon et d'accompagnement à domicile et au No 21 rue San- ing pelle bien.Joueur patient et méthodique il fait un adversaire ditticile à guinet.V.ROY &L.Z.CAUTHIER Architecques et Evaluateurs 162\u2014RUE SAINT-JACQUES\u2014 162 (ILO BARRON) Victor Roy |.Z, GAUTHIER TÉLÉPHONE No 2113 RENE RAVATUX ARTISTE-PEINTRE 4 Rue St-Laurent Résidence privée : 166s, Ste-Elizabeth Portraits en tous genrs.\u2014Peinture à l'hai- le, Aquarelle, Peinture sur sole, satin etc.\u2014 Spécialité : Adresses enluminées.LA REVUE HEBDOMADAIRE La plus intéressantes des revues parisiennes ABONNEMENT, $6.40 PAR AN\u20146 Mois, $3 30 La Revue Hebdomadaire publie la première, après l\u2019apparition en volume, les romans des principaux écrivains de ce temps notamment : Paul Bourget, François Coppée, O.Daudet, etc.Abonnement d'essai, un mois $0.50.S'adresser à la LIBRAIRIE DEKMI- GNY, 126 \\V, 25th street, New-York où à la succursale, 1608, Notre-Dame, G.Hu- rel, gérant.EMILE VANIER + (Anolen éléve de r'Kcole Polytohnique INGENIEUR CIVIL, ARPENTEUR 187, rue St-Jacques, Royal Building Montréal Drs MATHIEU & BERNIER Chirurgiens dentistes, coin des rues du Champ-de-Mars et Bonsecours, Montréal.Extraction de dents par le gaz ou I'électri- olté.Dentiers faits avec ou sans palais.Restauration des dents d'après les procédés les plus modernes.LE COSMO: .\u2014La plus ancienne revue oatholique sciences et de leurs applications \u2014 hebdomadaire.\u2014 32 pages, belles illustrations, $6.40 par an, 9, rue Frangois ler, Paris, France.LES NOUVEAUX ABONNES De quatre, six et douze mois Recevront gratuitement le feuilleton en cours de publication \u2018\u2018 Le Secret d\u2019une Tombe\" SRMSTRO Ares FIA Suni Sse \"A DETECTIVES! Rright, soung and mitdle.aged men wanted in every locality © ta act as PRIVATE DBTECTIVRS under Instructions.© Previous exporience not reyalrod or neccesary.Nend stamp ® for fall particulare and get sample copy of the best illustrated ® criminal pager published.NATIONAL DETECTIVE BUR.oe EAL, inplasaroris, Ian.À À FR KK BX XK 0 LaDy OF GRNTLEMAN iD every town to aot a8 Lrwapaper correspondent, report the heppenings in their local- fer and rie articles for publication.Kxperience not required or 4e want & respousibl .Mig rensaneration for good writers Enclose stam) La fau partoulars.Mubran Pnaes Association, Chiengo mL 800 LE MONDE ILLUSTRE ANNONCE DE John Murphy & Cie Let SA etre \u2014\u2014\u2014\u2014 GRANDE VENTE A ESCOMPTES DU DEMENAGEMENT Esoomptes accordés sur le stock entier de 10 à 75 P.C.Un assortiment extraordinaire de manteaux dans les derniers atyles, pour être vendus à 33} p.c_d'escompte Garnitares et Pausementeries \u2014 Un lot de 500 verges de garnitures de toutes sortes comprenant des passementeries en jais, en soie, en mohair, en tinsel, etc, pour être vendues au quart et à la moitlé du prix.Ceci est un lot réellement avanta- geuz que toute personne devrait voir.150 douzaines de chemises blanches pour hommes pour être vendues durant cette vente à cta la pièce.Un lot de dentelles crêmes, blanches et rouges, drabes et rouges, différentes largeurs, variant de 30 à 50 cts la verge, pour être vendues 5 cts la ver Voyez nos rubans vite.Un choix magnifique à des prix incroyablement bas, © manquez pas d'assister à cette grande vente qui ne durera maintsnant que quelques jours.RAA SA RAA A SA J ohn Murphy & Cie 2343 Rue Sainte-Catherine Conditions : su comptant et un seul prix TÉLÉPHONE 3833 apres # Loyer \u2014Æ Photocrar 360 Rut & Den.2 PHOTOGRAPHIES DC TOUS GENRES PORTRAITS à L'HUILE, AU CRAYOW, ne Cognac Jockey Club ai ot En vente dans toutes les maisons de gros.IEEE 157 a MAISON - BLANCHE 65\u2014RUE SAINT-LAURENT\u201465 IMPORTATEUR OHAPELLERIES £) T.BRICAULT Merceries UN SEUL PRIX \u2014 \u2014 mene Cie d'Assurance contre le Feu et sur les risques Maritimes, \u201c WESTERIN INOORPOREE EN 1851 Qapital covovernnniii Ceres .\u2026.$2,000,000 Primes pour l'année 1893.RAA .\u2026.-.2,365,036 Fonds de réserve.\u2026.FPN \u2026\u2026\u2026.2,008,326 3.H, ROUTM À FILS, gérants de la succursale de Montréal, 194, rue St-Jacques ARTHUR Hooun, Agent du dépt français.PizarE DUPONT, Insp, des Agences {mplitre Souverain des Mentagnes Verte de CEO.TOGKER En vente dans toutes les bonnes pharmacies.Le VIN à (EXTRAIT: OIE: MORE PREPARE PAR M.CHEVRIER Pharmacien de 1° Clazsn, à Parts possède à ls fois les principes actits de l'MUILE de FOIE de MORVE à les propriétés thérapeutiques des préparations alcouliques.\u2014 Il est précieux pour les personnes dont l'estomac ne peut pas supporter les substances ses.Sun effet, comte celui del MUILE de FOIE de MORUE, est souveraia CONTRE : la SCROFULE, le RACHITISME, I'ANEMIE, 1a CHLOROSE, la BRONCHITE et toutes les MALADIES DE POITRINE.Nous offrons:$500.00 de récompense peur un meilleur emplâtre.Des milliers de per sonnes souffrantes ont immédiatement re- M ACIFIQUE NTH CHANGEMENT D HORAIRE Depuis dimanche, 30 septembre, lus chan ements suivants ont été faite.Gare Dal.ousis, pour Québec, le train partant à 3.30 p.m.ne fera le trajet que le mardi Joliette et Trois-Rivières, le train local artire à 5.15 m.tous les jours excepté e dimanche.(are Windsor, le train re tant à 6.15 p.m.et arrivant de Pointe \u2018op.tune A 9.45 a.m, sera discontinue.le train de Pointe Fortune partant à 5 15 m.et arrivant à 8.30 am.fora le trajet tous les jours excepté le dimanche.L'ex- ress d'Halifax arrivers à 8 20 à m.tous es jours excepté le lundi.Tous les autres trains comme à présent.4 traine allant et venant entre Montréal et Ottawa, tour les jours excepté le dimanche.Chars ralons sur les trains du matin pour Ottawa Excursion annuelle à .& 5, \u20ac octobre.Montréain \"1° Détroit, Mich., et retour.Cleveland.Ohio, et retour.Chicago, Ill, et retour.Cincinnati, Ohio.ee Saginaw, Mich.Bay City, Mich.Grand ids, Mich., et retour.St-Pau), Minn, et retour.Minneapolis, Minn., et retour.Mipnespolis, via Toronto, Owen Sound ot vapeur.4h54 Billets bons pour revenir jusqu'au >.tobre 1594.pe Ju BUREAU POUR LA VENTE DES BILES RAA St.JACQUES =p Wer cfr Qe Fr ag LIBR FUT 0 pout LE BEAU SEE Poitrine pasfuite POUDRES - ORIENTALES LES SEULE S 1,00 1250 it 00 \"00 13.00 1306 4.0 ny - Qui assurent en 3 mols et sans nuire à la santé le DEVELOPPEMENT -\u2014\u2014 ET LA Fermeté des Formes de la Poitrine CHEZ LA FEMME SANTÉ ET BEAUTE ! 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