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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 8 septembre 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1894-09-08, Collections de BAnQ.

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[" a\" LE MONDE ILLUSTRE JONNEMENTS: | luk ANN EB, 207 10\u20148 \\MEDI, « SEPTEMBRE 1894 ANNUNCES : Un an, «oo + Sie Mois.81,501 \u2014\u2014- .\u2014_ La ligne, par insertion - - - - = HA ¢.mms, 81.00, payable d'avance ! BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETA.RES.Insertions subséquentes - - - - §omis pds! , les navires ont quitté le port pour re- toarner à Québec, où nos meilleurs souhaite les accompagnent \u2014P.C.LE BRETON FLATS Si vous venez de Montréal par le chemin de fer du Pacifique, vous passez à Hull et, nussitôs, le convoi traverse la rivière Ootawa, au-dessus des chutes de la Chaudière, pour s'arrêter dans ia par- ble la plus basse de Ia ville d'Ottaws, le long da rivage.à l'endroit appelé Le Breton Flats Clesd là que, en 117, deux immigrants, nommés Berry et Firtb, avaient établi les deux premières mai: sous de la future capitale.Une série d'ilode coupe l'Ottawa en ceb endroit, vis-à vis de Hall ; au- jourd'hui, ces mottes de terre sont couvertes de manufactures eb reliées entre elles par des ponts superbes, Le major By, des ingénieurs de l\u2019armée, avait reça inetrection d'explorer les rivières Cataraconi ob Rideau afin de les unir par des éclases qui per- mebtraient de partir de Kingston pour se rendre, par des voies navigables, jusqu'à l'Ottawa où tombe le Rideau, et de là à Montréal.LE MONDE ILLUSTRE Or, le Rideau tomiant à pi«, d'une hauteur de trente pieds, il fallait rachoter la différence de niveau par deu écluses.By fixa son choix sur le rivage bas, dont il est parlé yi-dessus, et gui, à l'aide de travaux pea coûteux, poavait donner ac- 3 à la rivière en question.Il fit en plan des localités et retoarna à Qaébec.C'était en 1826 ou 1527.Lord Dalhousie n'eut rien de plus pressé que d'inviter By à dîner, en lai disant d'apporter son dessin.Après le dessert, les convives étant partis, moins an, le gouverneur prit le rou'eau de papier pour l'ouvrir, mais By lui fit observer la présence du lieutenant [.9 Breton, qui se tenait à côté d'eux.\u2014Cet officier est dis-ret et fidèle, dit le gouverneur, faites voir vo3 projets.By ee conforma, en rechignant, au désir de son supérieur.La discussion une fois terminée, les plans étudiés eb compris, lord Dalbousie se pro- nons en faveur du choix de By.Le canal commencerait au pied de la Chaudière et irait rejoindre la rivière Rideau, quelque part od ee trouve la dame Saint-Louis, à présent.Le lendemain, partait à la hâte le \u201c discret et fidèle \" Le Breton, pour se faire concéder le terrain en jeu par le gouvernement da Haut-Canada.Qui jura et tempdta, ce fat By, lorsqu'il connat cette tricherie.Le gouverneur avait le nez long, vous pensez bien.Ti va falloir désintéresser Le Breton par une forte somme, dit-il \u2014 Pas an sou, pas an penny ! 8'écria |*y farieux.Je vais faire mon canal à trente arpents des fats.Et il &e mit à l'œuvre pour déblayer les terres de la deep cu/, pais creuser l'assiette des écluses qui sont placées entre les hauteara du parlement et le parc Mackanzie.Toate la pierre requise pour cos ouvrages fat découverte sar les lieux mêmes.Le Breton n'a certainement rien retiré de son aquisition, mais je pense que ses héritiers ont vendu assez de lots « bâtir poar être en état de briller dans le monde, Maintenant, permettez moi d'ajouter que tout ceci est une légende dont je ne garantis point l'exactitude.CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRE \" Oa annonce que \u2018\u2019empereur de Russie est gravement malade.*,* On n'a plas d'espoir de ramener à la vie le Comte de Paris.\u2018\u2019a annonce qu\u2019il a écrit, sur son lit d'agonie, ane lettre importante.+ + + Les trois navires de guerre français rariver à Qaébec sont la Narde, le Neilly et le Rigaud-de- ;enouilly.+ + * Les pèlerins cenadiens sont arrivés à Rome, le t+ du mois dernier, eb ont requ da saint Père une audience, le dimanche, le 2 courant.«+ * Beaucoup de Canadiens, dit l'Indépendant, de Fall River, Mass, sont partis pour le Canada da- rant ces derniers jours eb beaucoup d'autres se préparent à partir sons pen.+ + + Landi dernier, le révérend Père Soulier, enpé- rienr des Oblats, n quitté Montréal poar se rendre à Québec, || doit aussi visiter sons peu les maisons de son ordre aux Etats-Unis.219 La plus grosse police d\u2019assarance contre l'in cendie est probablement celle que vient de prendre la compagnie du chemin de fer de Santa Fé Valley ; elle eat de $17,000,000 et porte ane prime de 8170,000.+.* Le nouveau train transcontinentel du Pacifique laisse maintenant la gare Windsor à \u2018.50 hrs a.m.eb arrive à H.25 hrs pm.L'express du \u201c Soo \u201d laisse à Ÿ 1 bre p.m.eb arrive à 8.10 hrs a.m.1] y aura deux trains entre Montréal et Obtawa, l\u2019un partira à 3.50 hrs & m.et arrivera à 5 45 hrs p.m.L'autre partira à 12 35 hrs p.m.eb arrivera 410.30 hrs pm.++ + le 5 du mois dernier, au matin, le feu se déclara au pont da C.PR.qui relie Chambly à Ri- chelies.\u2018\u2019a parvint cependant heureusement à l\u2019étouffer.Le surlendemain, an désastrenx incendie désole aussi la ville d'Ustawa, détruisant huit millions de pieds de hois.Les pertes sont heureusement couvertes par ane assurance.* x + Nous accasons réception du magnifique volume, Rome +t Jérusalem, par M.l'abbé l'apuie.Nous recommandons à nos lectears ceb intéressant ouvrage qui renferme sur la Ville Etvernelle et les Lieux Saints ane foule de renseignements inédits.De forts belles choses, an style parfait, voilà, nous n'en doatons pas, ce qui attirera au noavean livre un succès complet.L'édition en est très soigaée eb fait honneur à la maison Léger Brousseau, de Québec, qui a été chargée de publier ca beau volume.Nous offrons à l'auteur et à l'éditeur nos félicitations eb nos remerciements pour leur gracieux envoi.LE * L'Eglise catholique compte en Orient treize pa- trierches qui relèvent d'elle et dont hait suivent le rit latin et cing le rit oriental.Les premiers sont ceux de Constantinople, d'Alexandrie, d\u2019An- tioche, de Jérusalem, de Venise, de Lisbonne, des Indea Orientales, des Indes Occidentales.Ce sont des patriarches in partibus infidelium.Les patriarches qui suivent le rit oriental sont ceux de Cilicie, pour les Arméniens ; de Babylone, pour les Chaldéens ; et les trois patriarches d'An- tioche, dont l'an est pour les Maronites, le second pour les Melchites et le troisième pour les Syriens.En outre, il y a dix huit archeviques qui suivent le rite oriental, tout en relevant de ltome.Les croyants des deux rites sont soumis à l'autorité du saint Siège.*,;* PETITE POSTE EN FAMILLE \u2014/L, Montréal.\u2014 Reçu votre composition poétique, qui paraîtra la semaine prcchaine.Zéplhir, Montréal.- -Votre essai poétique ne saurait paraîvre maintenant : il a grand besoin d\u2019être revu et corrigé.grrr NOTES ET IMPRESSIONS Le savoir-vivre est au bien-être ce que l'esprit est au jugement.\u2014 VOLTAIRE.La seule mine qui ne s'épuise pas, depuis si longtemps qu'on l'exploite, c'est la sostise ha- maine.\u2014PASQUIN.Deux choses troublent un peu ma foi apiritua- liste : l\u2019abôtissement d'ane foule d'hommes eb l\u2019esprit d\u2019un certain nombre le bêtes.\u2014 G.-M.VAL- TOUR.A ane certaine époque de la vie on n'a plus aucun espoir sincère.On ne conçoit rien dont on ne soit déça d'avance, et l'on brusque la déception de penr d'en être brasqué.\u2014LouU1Is D'ÉPRET, 220 L'AURORE BOREALE Une splendide nuit jetait sur la nature Un dôme constellé d'étinoelants joyaux ; Et moi, de « » beau ciel admirant la parure, Jeréraie De la vie oubliant tous les maux, Je révais à l'espace impénétrable, immen- 1, Où vous la main de Dieu, des mondes inconnus, Dans les cycles divers tracés par sa puissance, Cachés à nos regarde passest inapper,us.Un léger bruiesement parti de l'empy rée, Me distrayant s>udsia, tit se les er mon front.Les astres sont pâ\u2018is, ane luear pourprée Se répas 1 tout-à coup sur le bleu moias pzofond ; Pais un vaste ridea 1 fait d'éclairs et de soie Se projette à son tour, se rep'ie et a\u2019éten l, Se relève et -\u2018abat, s > ferme et se déploie.Une portière d'or qu'agiterait le \\ ent En faisant dérouler une large bordure Où brillent à la fois émeraude et saphir.Puis c'est d\u2019un bâtiment la légère mature S'inclinant avec grâce au souille du zéphir.Mais voici que tout chanya et le charmant mirage N'enfonce lentement dans les vagues des cicux.Apds vn court arrèt, une émouvante image De comb .ta et cle guerre apparait À mes eur : Du bout de l\u2019horizon se dérou'e une armée.Je puis compter les rany«, distinguer les coursier-, La lance au fer aigu, la brillante framée : l'a monvement rapide a fait méier les masses Et mon œil s'éblouit du cho> de tant d'éclairs : Wodan, le dieu terrible, i la tite des Ases, Bataillon furieux, passe : travers les alrs.J'oabliai l'étendue, insonduble myatère ; J'oubliai l\u2019infiai.\u2014Ce sublime tableau Avait saisi mon âme et, penseur solitaire, Jd'admirais, absorbé, ce ssectacle si beau ! Le ciel entier brülait de flammes opalines, Ainsi que «ur lea flot heurtes des aquilons, Des vagues se creusaient puis montaient en collines, Dont came de feu retombait aux + allons.Cet orage s'apaise.Une immense couronne Toat autour Su zénith étale ses fleurone Et de ce cercle d'ur un trait parfois rayonne S'élanyant (ans le ciel vers d'autres horizons.La luear lentement ve disaipe et s'efface, Tour à tour dans l\u2019azur chaque étoile reluit.Et mon reyard soudain en parcourant l'espace Retrouve la splendeur de la brillante nuit, P.-J -Unaivx Bauvomi.UN PROBLÈME D ÉCHECS DEDIE A M.JAMES B HALKETT, D'OTTAWA (Suite a fin) Mardi soir (11 h.), 17 juillet J'ai bien da nouveau à écrire ce soir, de l'étrange, de l'inattendu, mais d\u2019abord, commençons par le commencement.En m'éveillant ce matin, j'entendis sous ma fenêtre, Mlle Georgiana qui parlait à l'an des employés de la ferme.\u2014Diantre ! Il est tard, pensaije, en sortent vivement du lit.Tout le monde est debout depais longtemps, excepté moi.Je m'approchai de la croisée et par les lames de la persienne j'examinai un joli tableau d'intérieur Mille Georgiana était ravissante dans ane matinée à jolis carreaux.Elle s'occupait da déjeuner, aidée de son aimable tœur, Mlle Olivine, qui paraissait très-bien aussi, dans an habit rose à gros pois blancs.Si elles eussent su que je les regardais ainsi !.Enfin, je descendis à la salle à manger et, comme j'en avais le temps et pour ne point déroger à l'ha- bitade que je tenais à me faire, je suivis encore le ame programme ce matin que les deux précé- te.Durant la matinée, j'ai écrit quelques lettres à LE MONDE i:LLUSIKE des amis de Moatréal et je fis un bout de lecture sous l'an des srbres de la pelouse.Dans l'après-midi, j'allai à Saint-Victor porter ma corréspondancs au bureau de poste.Enfin, vint le moment de la lutte suprême.M.Robidouëx joua très serré, et la partie s'avançait sans avantage d\u2019un oôté on de l'autre, quand il prit ane de nos Tours que noms semblions êtes obligés de sacrifier, mais c'était un piège, et en quatre coups nous forcions tellement son jeu que, pour s'en tirer aussi dignement que possible, il abandonns la partie.La seconde fat encore remportée par nous.Nous étions trop forts deax contre un, c'était évident, eb M !tabidoax dut l'avoner.Je jouai donc l'autre partie seu), et je la gagnai.En finissant, je dis tout à coup : Tiens ! un beau problème : Les blancs jouent et font mat en deux conps.\u2014Je ne le vois pas aiuai, dit mon hôte, il vous faudra plus de deux coups.\u2014Si je ne vous mate pas votra roi en dsux coups, je vous cède la partie.\u2014Acoepté ' Mon premier coup fat avec ma Dame, et mon adversaire riposta en la capturant ; j'amenai alors en avant un Fou qui semblait presque perdu dans l\u2019an des coins de l'échiquier, et je fie mat \u2014Ca n'est pas comme cela que j'aurais dû jouer, dit mon ami, j'ai mal fait de prendre votre Dame ; avoir joué ma Tour était meilleur.\u2014 Alors, avec ce Cavalier-ci, je faisais encre mab.\u2014Eh \u2018 c'est bien vrai ! Dites donc, vous me semblez bon problémiste ! Si je vous en donnais an toat petit à résondre, en viendriez-vous à bont ! \u2014Si c'en eat an à deux cunps, je pense que oni.\u2014Excusez moi un instant, je vais vous le chercher.Et il sortit de ia chambre.Quand il ent disparu, Mlle Georgiana me dit : \u2014La solution da problème que mon père vent vous poser est très ditti:ile à trouver ; j'y ai déjà travailléet j'en suis pour mes peines.Papa maintient, pourtant, que son problème est facile.\u2014Cela se peut, mademoiselle.Parfois ce sont les choses les plas aimples qui exercent le plus notre ingénuité parce que nous ne pouvons ou nous ne voulons pas en voir la clef, souvent très apparente.En ce moment, M.Robidoux rentra portant un échiquier magnifique sur lequel des pièces richement acalptées étaient dispersées.TI le posa sar la table.J'ai beaacoap admiré ce nonvean jen et jo félicitai mon ami d'être l'heureax propriétaire d'un tel bijou.Cela lui fit plaisir.De la main, il m'indiges le problème en disant : \u2014 Voici ce dont je vous parlais.Je l'ai composé ilyadeux mois.l'ne seule personne l'a va jusqu'ici.Je ne veux pas le montrer à toat le monde, et je vais voue dire pourquoi.D'abord, si vous ne m'aviez pas vaincu ce soir, il est probable que vous n'auriez jamais vu cet échiquier, mais comme vous avez dû éprouver une certaine satisfaction en gagnant,\u2014oe qui d'ailleurs eet légitime, \u2014 j'ai voala avoir mon tour, sachant que vous vous épaiserez à chercher une solution (très facile, soit dit entre parenthèse), qui vous échappera peut être longtemps.Ensuite, de ce problème j'ai fait un essai à l'égard des sonpirante qui me demanderont mes filles en mariage.S'ils trouvent la solution de ce que je lear passe, eh bien | ils auront mon approbation \u2014Mais, permettez, M.!tobidoux, tous ces jeunes messieurs ne connaitront pas le jeu d'échecs.\u2014Ils auront à l'apprendre, a'ors ! dit-il en sou- risnt, je n'en démords pas.Naturellement, comme mes enfants sont majeures, elles peavent se passer de mon consentement, mais alors je n\u2019approuverai jamais leur choix, car je considère que le jeune homme qui trouvera la clef de ce problème aura une bonne tête sur les épaules et qu'il eaurs f.ire son chemin ict bas.Je regardais l\u2019échiquier.\u2014Eh ! c'est facile, dis je tout à coup, ct j'allais mettre la main sar an Pion, quand mon hôte m'ar- \u2014Excusez moi, M.Durand, mals je ne puis vous permettre de toucher à ces pièces de crainte que, ane fois dérangées, il me soit impossible de les ré- OT \u2014 res tablir dans leurs tions, mais vous pouves prendre note sur l'autre échiquier, vo me bas fis somme i me demandais, eu voici le me u t arrangé ; planchette + ke mr le msguiliqu Notre, \u20146 pièces.HLANCS.\u20146 pièces Les blancs jouent et font maten : _.\u2014 Mais, dis je subitement, si je trou ais la réponse à ceci, pourrai-je alors vous den: .der ane récompense 1 et je regardais amoureus nt Mile Georgiana.Elle rougit.M.Robidoux saisit mon regar( et # it à rire en disant : \u2014Eh oui ! eh ! oui * Mais vous - - z, de la coape aux lèvres.Je viens de dire bonne nait à mes a.mais je sens que le sommeil ne pourra clore n: vanpière à présent.Je vais donc étudier an peu fameu problème d'échecs.+ + LJ Jeudi soir (11 i.aillet, J'avais trop mal à !a tête, hier soir, | - noter les faite de ma journée.J'ai essayé le problème de mon amide utesle manières, mais sans suecés.J'ai telle nt tra vaillé, que j'en ai eu an commencemeu\u2018 de mi | J'ai compris ceci aujourd'nai : que ¢ plutôt une énigme dont j'ai le mot à trouver, »« + égard aaz règles da jeu d'échecs ; quel en est secret, la clef Ÿ Voilà le hic! Mlle (jeorgiana a cherché avec moi à : rowver la solution, mais bernique ! nous ne so: es pu plus avancée.Et c'est de voir l'air gouaillear de M l.\u2018idoux quand 1] me rencontre | Morbleu ! en v: iral-je 4 bout! Il le fant, et pourtent, je cr qu'ici (Fdipe même serait en défaut.4 Allons ! essayons encore ; peut-être c\u2026 'ois-ci scrai-je plus heureux.Samedi (10 h.p.m.,, - \u2018let.Nous étions tous trois cette après-mi: lies Georgiana, Olivine et moi, sur la véranda It fallait bien, en notre causerie, parler aaujet de ma forte préoccupation.Après lear avoir expliqué mes idées su \u20ac pro blème de leur père et l'impossibilité d'en omer ne la solation selon les règles du jen, Mlle (+: tous à coup : \u2014Qai sait si vous ne souléversz cette .:culté qu\u2019en ayant l\u2019échiquier et le problème origi: +1 eos les yeax ?Papa ne voulait pas vous perm .tre de déranger les pièces sur son échiquier, allégrant 1s crainte de ne pouvoir les remettre en bons.poei- tion.C'était plutôt paroe qu'il redoutait de vous voir découvrir son problème es manipo:aut les P.ons.Enfin, je ne sais pas trop ei mon idée a du bon, mais je vous la soumets., \u2014Mile Olivine, dis-je, votre idée est borne, J EP parierais.Je crois à présent que c'est là où £c trouve le mystère.Mais comment mettre la main vor ** chiquier ?; \u2014Voila la ditticulté, remarqus Mlle Georgians.Il doit être sous clef, car je ne me rappelle pss 4 jamais l'avoir va avant mardi soir. j'ivur temps pour faire dea recherches, \u2014Je wr rte le dimanche dans le ma Ia «dette, observe ; sont & la grand inde, pendant que nos parents me el adonne tres bien, ajouta Mile Geor.a, c'et moi qui doit garder demain matin Bn que vous irex à l'église, eb je vous promete de bien «: ployer mon temps pendant votre ab- Ny s : il pas d'autre messe que celle de neuf \u2018emie | demandai-je.et heared et répondit Mlle Olivine, il y a cello de huit hrureu a \u2014Eh bn ! dis je, j'irai À celle-là, et vos pères et mères 0 iateront à l'autre.J'aurai une excase aatligante \u201c\" prête pour aller au service de huit heures.{1 fat «uxuite convent que pour ne pas perdre trop de tes-:ps en recherches superflues, dès ce mo- deux alliées feraient une reconnals- ent, mt me den \u2018a chambre où elles suppossient l'échiquier ca.afin de s'aseurer quels meubles étaient fermée à: f, et par là savoir de quelles cle fa elles devraient « munir pour leurs perquisitions.Allons j'ai espoir que demain m'apporters la rolation \u2018ant désirée ; il en est temps aussi, je commen-.si« À me décourager.+ Dimanche (11 h }, 2 juillet Farcka'.Kuréka!.Enfin, le mystère s'est éclairci.Ce matin, notre programme s\u2019est accompli en tous points, sans en | 1 combre «:, pendant l'absence de ses parents, Mlle Georgiana réussit à découvrir l'endroit cit son prre cachait l'ubjeb convoité.En me l'apportant elle bearta son bras droit contre le cadre de la porte de chambre, et plasieurs pièces roulèrent sur l\u2019é chiquirr.Je les replaçai.Quelques instants plus tard, il m'arriva aussi à moi de renverter des pièces, et, chose étrange et surprenante, ce farent les mêmes que Mile Geor giana avait fait tomber.A'ors, en examinant bien l\u2019échiquier je fis une découverte qui me dévoilu la ruse de M.Robi- dosx.L'échiquier fat remis en place dans ea cachette, j'attendis avec patience le retour de mon hôte.\u2014 J'ai découvert votre secret, lui dis-je, au diner, et il m'eut l'air incrédule.Je vous le prouverai quand vous voadrez.\u2014Eh bien ! après le dîner, me «dit-il.En m'apportant l'échiquier, il dit : \u2014Avant de jouer, vous plairaitiil de me dire avec quelle pièce se fait votre premier coup 1 Je verrai alors si votre solution est bonne.\u2014Vwici mon premier coup, dis-je, eb oblaquant l'échiquier à un angle de quarante-cinq degrés, quatre des pièces roulèrent sur la table.Les autres demeurèrent comme rissées à l'échiquier, ve qu'elles étaient de fait.Ces quatre figares sont de trop, ajoutal-je.Le problème se trouvait comme suit : Notks,-\u20143 pièces 7 4 4 a Doin, %.4 yz \u201chy, %.Y =» va wT - \u201coh Ja ih, owed, 4 ZE mn 2 2, 4.wk Cwm 4 4 BLANCS.\u2014 + pièces Tout joueur d'échecs pemt voir que, au coup ivan des Noirs, les Blancs ripostent en faieant Je termine ici la reproduction des premières LE MONDE ILLUSTRÉ pages da journal «le mon séjour à la campagne en disant, que mon ami ne me refusera pas la récom pense que j'ai gagnée.Un, évènement joyeux s'accomplira donc bientôt à Saint-Victor.Ww FCHOS DE fA SEMAINE (Voir gravures) Vous trouverez peut-être originale cette manière de notre artiste d'intituler one série de crogais : Echos de li semaine, mais vous reviendre - de votre idée lorsque vous saure / qu'il prétend que ses croquis sont faits pour illustrer les éch »3 et non les échos pour expliquer ses croquis \u2019 C'eat un raisonnement bien clair, n'est ce pas, et ce n'est pas notre faute si ni vous vi moi, lecteur, ne comprenons pas.Oh \u2018 ces artistes, voyez-vous, si petits om ei grands qu'ils soient, si inconnus on si célèbres, ils possèdent tous le même orgueil, la même fataité, le même amour d'eux et surtout la même croyance en leur infaillibilité.l\u2019arcequ'ils ont pour cinquante sons de talents, ils se croient tout permis '!.Voilà longtemps que je m'étais juré de leur dire leur fait p/m une bonne foie, eb je crois que ¢a y est.Si après cels, mon ami Edmond se mêle d'in- titoler ses croquis des échos nous recourrons à la loi.Mais, tot en faieant la leçon un satre, je m'a- perois que je suis en faute.L'on m'avait donné ordre d'expliquer cette page, et voilà que j'ai perda mon temps & maagréer.Comme il eat trop tard pour (ue je puisse me reprendre, je vais vous donner, ami lecteur, qui m'avez écouté jusqu'à ce moment, an joli moyen d'y suppléer.Toutes les explications que j'aurais pu vous donner, vous les trouverez dans votre journal quotidien de la semaine dernière.l)éjà même vous avez dû les lire, alors.bonjour.KArAN DRIDAINP, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 COMBAT NAVAL ENTRE LES CHINCIS ET LES JAPONAIS (Voir gravure) Voici, d'après les Chinois eux-mêmes, comment a eu lien le \u201c«ombat qui a commencé les hostilités en Corée.L'amiral japonais ayant son pavillon sur le Va shusima, et accompagné de deux autres navires de yaerre, découvrit le navire anglais Æorshung, portant 1 600 hommes de troupes chinoises à destination de la Corée, dans les eaux coréennes, à 10 milles au large de Chemalpo : il lui fit le signal de w'arrêter et lui fit comprendre que, s\u2019il n'obéissaid pas, ce serait à ses risques et périls.Le Kowshung jeta l'encre et les navires japonais s'éloignèrent à quelque distance; Le capitaine du Kowshung, coufiant dans la protection da drapean britannique, ne songea point à lever l'ancre.Le croiseur japonais Vanire s\u2019approcha alors et envoys un détachement à bord du Aorvshteng.L'officier commandant ce détachement examina aveo soin les papiers du bord et après quelque hésitation, donna au capitaine l'ordre de le suivre avec son navire.Cette attitade provoqua une grande agitation parmi les tronpes, qui déclarèrent anx ofticiers anglais du navire qu'ils ne voulaient pas devenir prisonniers eb qu'ila préféraient périr si on voulait les conduire ailleurs qu'en Chine.« Nous vous tuerons platot,\u201d leur dirent ils.Et ils leur donnèrent des gardes.Le Korshung signals alors aux Japonais d'en- 221 voyer un autre parlementaire eb le capitaine de Hanneken expliqua la situation à l'officier japonais, lui faisant remarquer qu\u2019il avait quitté la Chine en temps de paix, qu'il n'y avait eu aucune déclaration de guerre, que le Kowshung était en outre sous pavilion britannique et qu'il était impossible «l'exécuter l\u2019ordre du Naniva.Tl demanda que le drapeau britannique fût respecté et que le navire fût reconduit en Chine.Le détachement japonais retourna alors à bord da Naniwa qui avertit les officiers da Kowshung d\u2019avoir à quitter le bord aussitôt que possible.Les officiers répondirent qu'ils ne le pouvaient pas.* * * Le Nanira élargit alors ton champ de tir en reculant de quelques centaines de mètres, eb il lança aussitôt une torpille dans le flanc du Kows- hun en même temps qu'il lui lAchait toates ses bordées.La torpille fit explosion en faco de la soute au charbon, et cette explosion fat suivie de celle des chaudières qui santèrent avec un bruit épouvantable.Au milieu d'une confasion indescriptible, les Chinois se mirent à tirailler sur le Vania auquel ils envoyèrent également quelques conps de canon.Le croiseur japonais continus son feu d'artillerie et logea en tout quinze obus dans les flancs du Korshung, en même temps que ses mitrailleuses faisaient pleuvoir les balles sur les troupes chinoises : ce tir à mitraille continua jusqu'à la dis- arition du Avwshung dans les flots.Le Acwshuny coulait peu à peu sans que pour cela les Chinois cessassent leur fou de mousqaete- re sar le Nanirwa : ils se défendirent jusqu'an bout.La poupe portant le pavillon anglais disparut d'akurd.(Jaelques aoldats se jetèrent à la nage pour gagner la côte : ceux restés à bord les vriblérent de balles, ils disaient que tous devaient rir ensemble.Quand le Ac'rshuny eut disparn, les Japonais mirent à la mer une barque montée par des hommes armés qui firent fen sar les naufragés pendant que ceux-ci se débattaient dans l\u2019eau ; ils ne firent aucune tentative pour sauver la vie à personnels étaient d'avis de tout faire mourir.Le Vania partit ensuite pour porter aa plas rochain consulat britannique la nouvelle que le commandant anglais avait perdu la vie.150 soldats chinois réussirent à gagner an rocher où ils furent recueillis.Tel est le récit du capitaine de Hanneken qui n'a pas péri par miracle et qui a été sauvé dans un bateau de pêche coréen.Notre dessin représente an des épisodes les plus touchants de ce grave engagement.Un canot détaché d'an navire français a pa eaaver quelques infortunés matelots chinois qui, sana ce secours inattendu, auraient infailliblement péri.CARNET DE LA CUISINIE! Z (Gâteau Mazarine \u2014 Après l\u2019avoir ber «ré, on emplit an moule en couronne de pâté à brioche ; on laisse lever la pâte pendant quelques heures, puis on fait cuire au four ; lorsqu'il est cuir, on le coape en tranches, que l'on arrose l'an F\"up kirsch et benrré.Garnir chaque tranche de traits confite que l\u2019on hache très fin.L'on dreaso le tont en couronne, que l\u2019on arrose d'ane sauce abricot au kirsch.Servir bien chaud.\u2014 Conservation des prunes.\u2014Mettez des praues dans des petits saca de crin ou de toile claire, et Jaissez-les atteindre les dernières limites de la ma- turivé, pais se faner eb tourner à l'état des pra- neaux.Ainsi traitées, les pranes acquerrond an suc et une vinosité des plus agréablement parfamés.Les variétés de pranes qui se détachent \u2018trop facilement des rameaux eb qui sont trop bâtives, seront moins propres à cet effet. pe rz \u201cog hat % oY fi vi ax \u20ac [7 7d by 2-2 tail i ; {ay + \"nc PF ol be hs) \u2018r a psy, LE ¥ Lr) 4 ui at H re, ~ 8 Lt À = Pc J 7 # a .{ > 25 + 144 ; HD De pA Lu 2 A « = I \u2014y \u2014~ > LEA A Ja - ; LH 240 i a; 12 I 4 IR +; = A ve (4, Tha 4 Co ~~ La S Z : A (\u20ac ht FP ff ya [ a pe = I 4 t of \u201c+ #2 [CE .$ AE A a | x ANS ; ! = f > iid I A 2 NE) » | À A VE 24 fd 5 \u2018 ; Pa A Le # | 1?\" } of \u2014@t a a XY ; 7 \u201c4 MRP i I 4 N s ON Ae \u201c0 pt = pre z a ¥ ¥ J t PE a 7 \u2019 = À ! 4 ;, \u201cFN A avi pr} N } # 44 & ve 4 \u201c4 hb Ci SA V ¥ [od pi = fe YF ! n°47 .We ; & oh j fi 4 71 HY tr 7, A \u2018 ï ; iB.| AN \u2018 a AR , 1k Cu Ay NN [A Ry ti H % sp » 4, a 4 A PR = 9 # + A ÿ x4 / ) - f 4 ) wr 7 \u2018h f À Ta ; i \u20ac \u201ces ! f, /t Io ihm 1, È 1 = Feri Tn } + J a | | La À 4 nap 4 7 # 1 C7 x à } pi Li 4 mn cs nf / ® A ! ¥ 7780 n 3 ë Ÿ + 1\" NON ! 14 3 # | - { tr i Ÿ ra La 4 | Ya x, us 4 7 Ù es ce A EE \\ 3 gi 5 ts f ak ! NN * \"20 = $ ts * Ÿ i Et AE 2 LN Ÿ% a.+ ET od 32 Ar À + \u2014\u2026 À FF == A CON Pra, i # J D re , - 7 V2 K 4 \u201cer 3 PE )- i \u201d~ Sach ne CRS + XU?nN 0 \u201c2 Ni 4 ; / «1 (EN My SN / we 5 at, Î ue A ÿ [ Ba A fe AN | D AT) A Ad SN / a Ÿ ve \u2014 y 4.TS x a A] 2a Pint ya ra \u20144 1] Cl Afi a = (BJ r= ; + red a go ha Re Lai + FT Tat Ld 8 1 E\u2014\u2014 H ££ Sn = .+2 ain = a Wai ~ iE ass = S = = iti d > _r = = oy PIE copra Ge eu: _ pa = érès oa = = Fe a me, ih = YL ST: ar SEN pg 3 rol 4 fo Tab re anus +.Me Sp Te, _ -_ ss a - +3 TRIE LES wa.A LE + \\< \\DA LA TOURMALINE TA MAC ICIENNE A > KE a ww sat j Mn INA qi PE ren Eo » v fal \u201ca nb 65 ef on 8 LE \u2019 - R ; Te 15444 i i i in, + [4 L_ hd 43 ; «3 Cd Bd \u2014 Lg) A = ae : EA} AY RN 0 Les , = 1 SEU {a I pl) Lo 3 a8 Pe PY Bath i) Ep) La! is.the I Det A ) Fe m0 am RE = Py eg i Qf: Za PEL IE Gs 2 RE ee UE AJ = ie ur Lc Poe ms 4 \u2014 nay PE ES as pov WY it oe Saw ve - = mass ly a zw od SEY Ry prenez oA eee an er Eo ES pop me a - Le: hi - or ai.GET.So Era ed Rod LE TARTAR VISITE DES FRÉGATES ANGLAISES A MONTREAL LE PARTRIDGE Photo Laprés & Lavergue A VIES ANECDOTIQUES DES HOMMES IL LUSTRES NAPOLEON ET LA N\\MPIIR DK SAINTE HELENE AINTR-Hélène est ane petite Île de trois lieues d'étendue au plus ; des vents éternels, parfois violents, en balayent constamment la surface ; des nuages, aurtout à Longwood séjour de Napoléon, la couvrent constamment ; le soleil, qui parait rarement, n'en à pourtant pas moins d'in- flaence sar l'atmosphère ; il attaque le foie, ¢i on ne s'en préserve avec soin.Des pluies abondantes et soudaines achèvent d'empêcher qu\u2019on n'y distingue aucune saison régalière ; ce n'est qu'une continuait\u201c de vents, de nuages, d\u2019bamidité.L'herbe, en dépit des fortes plaies, disparaît, rongée par le v\u2018nt brûlant qui ne cesse pas d'y régner, dès que cette pluie a cessé.Les arbree qu'on y voit, et qui de loin donnent un as pect riant, ne sont que des mimosas, des arbres à gomme, chétifs et bâtards qui ne donnent point d'ombre.Une partie de l'horizon présente au loin l'immensité de la mer ; le reste n'offre plas que d'énormes rochers stériles, des abimes profonds, des vallées déchiréee.Telle fat la demeure de Napoléon, ou platôd sa prison, car malgré le déploiement de forces qui gardaient cette ile, d'ailleurs inaccessible, on avait vonla imposer la préeence d'an otticier anglais à toutes les promenades de l'empereur.Cet bomme infatigable, qui avait chevauché une partie de l\u2019Afrique et toute l'Europe, et pour lequel l'exercice était une condition d'existence, s\u2019était soustrait à cette nouvelle tyrannie en se refasant à sortir, sa fierté avait pa supporter sa prison, mais n'avait pa se ployer à la présence continaelle d'un geôlier.Cette fermeté de l'empereur avait déconcerté le gouverneur, qui, craignant pour la vie de son prisonnier, modifia une partie des ordres du ministère anglais en assignant ane partie de l\u2019île à la promenade de l'empereur et de sa suite.Tontes les fois que le temps le permettait, Napoléon sortait, soit en calèche, soit A cheval ; et comme il avait bien vite parcouru l'étroit espace qui lui était réservé, souvent il ne se bornait pas à en parcourir l'étroite enceinte, mais il aimait encore à explorer les détails.Ainsi, après avoir fait sa dictée ordinaire (car une de ses occupations favorites était la rédaction de ses mémoires), il passait quelques heures à lire on à étudier l'anglais, faisait sa toilette de trois à quatre heares, et sortait ensuite, accompagné du général Bertrand, de M.de Las C'ases, et da général Goargaud.Les courses étaient toutes dirigées vers la vallée voisine, et l\u2019on en revenait habitaellement en passant chez le général Bertrand ; ou bien, au contraire, on commençait par ce côté, et l\u2019on descendait la vallée.En descendant, on explorais ainsi le voisinage, et l'on visitait le peu d'habitations qui s\u2019y trouvaient : toutes étaient pauvres et misérables.Les chemins étaient parfois impraticables, mais plus les chemins étaient mauvais, plus il y avait de difficultés à vaincre, plus l'empereur semblait aimer ces excarsions ; c'était pour lai an simulacre de liberté ! La seule chose à laquelle il ne pouvait s'habituer était à la rencontre des sentinelles anglaises posées d'espace en espace pour l'obeerver.Dans ces courses habituelles, l'empereur adopta enfiu une station régulière dans le milieu de ia vallée, Ua jour qu'il avait fait une nouvelle pointe au milien des rochers eanvages, il décoavrit une pauvre maison dont il ouvrit la porte : il entra dans an petit jardin tout émaillé de fleurs de green qu'une jeune fille arrosait.Cette jeune e était blonde ; elle était fraîche comme ses fleurs, et elle avait des yeux bleus d'ane beauté si gracieuse que l\u2019empereur en fat frappé.\u2014Comment vous nommez vous ?\u2014Emely, répondit la jeune fille.\u2014Mais votre nom de famille LE MONDE ILLUSTRE \u2014 liranaton.\u2014 Vous paraissez beaucoup aimer les flsurs.\u2014llélas ! mousiear, c'est toate ma ressource.\u2014Comment dono 1 \u2014\u2019Tous les jours je vais à la ville porter ces géraniums, et je vis des trois ou quatre penny que l'on me donne an échange de mes bouquets.\u2014FEt votre père et votre mère, que font-ils donc $ \u2014Je n'en ai plus, monsieur, répondit la jeane fille avec une profonde émotion.\u2014Pas un seal parent 1 \u2014Pas un seul ; jo suis tout à fait étrangère à cette île ; il y a trois ans, mon père, ancien sous- officier de l\u2019armée anglaise, et ma mère partirent de Londres et m'emmenèrent pour aller rejoindre, disaient-ils, des parents que nous avions aux Indes, et qui devaient aider mon père et ma mère à faire fortune.Nous n'étions pas riches, et mes parents eurent toutes les peines du monde & amasser la somme nécessaire poar faire ce long voyage.Hélas ! ile ne devaient pas en voir la fin ; mon pére mourut pendant la traversée, et lorsque notre vaisseau relâcha dans cette île, ma malheureuse mère était si souffrante qu'on nous y laissa.Ma mire fut bien longtemps, bien longtemps ma- lado, et nous n'avions plas aucune ressource.Pour apporter un pea de soulagement à notre mi- tère, je m'avisai de vendre des fleurs.Un négociant de la ville, qui comme vous m'interroges sur ce que je faisais, eut pitié de nous ; il nous donna cette cabane où ma mère se rétablit un peu, et où nous vécâmes pendant deux ans da produit de ce petit jardin.Il y a un an, ma pauvre mère, qui avait ea une rechute, obtint da bon Dieu un terme à ses sonffrances.Elle me recommanda d'avoir du courage, et vous le voyez, monsieur, je lui obdis.jen ai.dit la jeune fille en fondant en larmes.Pendant ce court récit, la figure de l'empereur était visib'ement émue ; il semblait profondément affecté.Des mots sans suite sortirens d'abord de sa bouche.puis il dit plus distinctement : \u2014Pauvre enfant.qu'\u2019as-ta donc fait à Dieu pour être jetée ici misérablement.singulier rapprochement de destinée.comme moi elle n\u2019a plus de patrie, plus de famille.elle n\u2019a plus de mére.et mol, je n'ai plus d'enfant.En prononçant ces mots, un cri d'autant plas déchirant que depuis longtemps il était concentré, s'échapps de la poitrine de l'empereur ; il cacha sa tête dans ses mains et il pleura.Oui, cet homme que la perte de dix trônes avait troavé calme et résigné, plenra a1 souvenir de son enfant.Mais bientôt reprenant toute sa fermeté, il dit a la jeune fille : \u2014Je veux emporter an souvenir de ma visite ; cuelllez-moi un de vos plus beaux bouquets.La jeune fille assembla ses plas jolies fleurs, et lorsque l'emperear lui donna en échange quelques pièces d'or, elle s\u2019écris : \u2014 Ah ! grand Dien, pourquoi n'êtes-vous pas vena plus tôt, maman n'aurait manqué de rien, et elle ne serait pas morte.\u2014 Bien, bien, mon enfant, voilà de bons sentiments ; je reviendrai vous voir.Alors, regardant ies pièces d'or, la jeune fille dit en roagissant : -Je ne pourrai jamais vous donner assez de fleurs pour une si grosse somme.\u2014Que cela ne vous inquiète pas, répondit l'empereur, et il sortit.L'empereur, en rejoignant ses compagnons de voyage, leur raconta sa découverte ; il paraissait heureux d'avoir trouvé en malheur à consoler.Dès cet instant, la jeune fille augments la nomen: clature spécisle 4 Longwocd ; elle s'appela Ia nYmphe de Sainte-Hélène.L'empereur, dans son intimité, avait la contume de baptiser insensiblement tont ce qui l'entourait : ainsi, la partie de l'île qu'il parcourait dans aes promenades ne s'appelait plus que /« Vallés du Silence.M.Malcombe, chez lequel l'empereur avait été logé à Briars, en arrivant à Sainte-Hé lène, c'était l'Amphitrion ; le major, son voisin, aux six pieds de haut, s'appelait / //ercule ; sir George Cockburn, le gouverneur, était dési par monssigneur l'amiral, lorsque l\u2019empereur était gai ; s'il avait à s'en plaindre, le requin Le surlendemain I'emperenr en #'habillant dit qu'il voulait retourner voir sa pupille, et |, ré.senter à ses compagnons de promenade, F la jeune fille dans ses habite de fête.Eli avait appris le nom de son bienfaitear ; vivement émue de la grandeur de sa renommée et de ses mal), ce n'était plus que On trogvy elle fit À ses illustres hôtes, le mieux qu'elle pi les honneurs de sa pauvre cabane ; elle supplée au peu de valeur de son hospitalité par la grâce qu'elle mettait à la pratiquer.Elle présents de figaes de son jardin et l'eau da ruisseau de + va) lée, qui prenait sa source dans son jardin, .\u2014 Vous le voyez, sire, ajouta-telle, je vor: attendais ; mais malheureusement je n'ai pus été prévenane assez i temps de votre visite, sa: - cela je vous aurais fait honneur du trésor que vo: ms.vez donné.\u2014Et je vons aurais grondée de pareilles # ps, Quand je viendrai vous voir, je ne veux pas autre chose que vos figues et votre eau qui est » xcel.lente.C'est & cette condition que vous me - ver rez.Après tout, je ne suis qu\u2019en ancien dat comme votre père, et le soldat n'a pas tu' jours des figues et de l'eau.Depais ce jour, l'empereur s'arrêtait qu- .:ues instante devant la cabane ; la jeune fille =avan- çaib devant la porte, lui offrait un bougn-t et après avoir réponde aux deux om trois | .rases que l'empereur lui adressait, les promeneurs nti.nuaient leur course tout en devisant sur |: xcel- lent cæractère de la jeune fille.A quelque temps de là, Napoléon se resvutit des premières atteintes de cette maladie, à lu-;nelle il devait succomber.La jeune tille ne voysn: ples son bienfaitear, venait tour les jours à Longwood s'informer de sa santé, et après avoir offer: son bouquet s\u2019en retournait bien triste : elle ne voyait plus l'emperesr.Un jour, cependant, elle cuten- dit le roulement d\u2019ane voiture ; elle traverra le chemin et se troava en sa présence : aus
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