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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 16 juin 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1894-06-16, Collections de BAnQ.

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[" F MONDE ILLUSTRE ee Cm =\u2014=\u2014-\u2014\" ABONNEMENTS: [lux ANNEE, No 528\u2014SAMEDI, 16 JUIN 1894 | ANNONCES : an, $3.00 - - Six mois.$1.50 | \u2014\u2014 ._._\u2026 | La ligne, pur insertion - - - - - 10 cents Insertions subséquentes - - - - 5 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance ' BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.5 cents la copie LUREAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTREAL.plu dans les depôts Tarif spécial pour annonces à long terme - > v ji Ith Ai LA GUILLOTINE A PARIS \u2014L'EXÉCUTION DE L'ANARCHISTE HENRY LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 16 JUIN 1894 SOMMAIRE Taxtk \u2014Chronique : À l'étranger, Poésie : À M.Ernest Gagnon, par W.Chapman.\u2014 Carnet du Moxpk ILLUSTRE \u2014La guillotine à Paris.\u2014Le commis-voyageur il y a un quart de siècle (aveo gravures).\u2014Notes et impressions.\u2014 Lettre de Rue.nos-Ayrss, par Antonio Chord.\u2014Pas rare chez les Canadiens, par P.G R.\u2014La grue blussée, par Von Kleise.\u2014La culonne Vendôme, par P.Colonnier.\u2014 Souvenir de la campagne d'Italie, par Les bressans \u2014Carnet de la cuisinière \u2014Un conseil var semaine, \u2014Usages et coutumnss, par Ann Seph \u2014Notes ot faits, Le chercheur \u2014 Nouvelles la main.\u2014Le jeu d'Echece.\u2014Choses et autres \u2014 Feuilletons : Le secret d\u2019une tombe, par Emile Richebourg ; Les mangeurs de feu, par A.Jacoliot.GRAVURES,\u2014La gaillotioe à Paris : L'exéoution de l'anarchiste Heary.\u2014 Portrait de M.CN, Robitaille\u2014 Les danteuses Javanaises (double page).\u2014 Gravure du feuilleton.par À.d'Audeville \u2014 PRIMES A TOUS NOS LECTEURS La Mons ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d\u2019autres journaux paient à des agents de circulation, Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé, Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi see lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de ane piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, 83, 84, 85, $10, 815, 825 et 850.Nous constitaons par là, comme les zélateurs du Moxps ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi dee ue mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage, AVIS Notre agent, M.P.Henri, fait actuellement sa tournée.Il est muni de notre autorisation, et nous espérons que le public lui fera bon accueil et lui continuera son patronage.L'ADMINISTRATION.0 Es choses étranges se en ce moment dans l'Inde mystérieuse, non sans causer des craintes légitimes à la colonie et au gouvernement anglais, En 1857, lors de la terrible révolte des cipayes, qui faillit triompher dans l'Hin- doustan de la puissance britannique, des gateaux de formes bizarres, dont on ne put jamais découvrir le lieu de fabrication, circulérent en grand nombre de mains en mains, dans toute la pres- qu'tle.C'était le cignal de la révolte.Ka même temps, les mutineries des compagnies de cipayes so multipliaient de tous les côtés, aignes précurseurs du formidable orage qui allait éclater.Or les mêmes faits se reprodaisent aujourd'hui, D'une part, des signes mystérieux, faite sur les arbres, aans qu'il soit possible d'attribuer leur apparition, à raison de lear nombre et de lear simplicité dans tonte l'Inde anglaise, à une autre cause qu\u2019à un vaste complot, dont les conjarés doivent être répandas dans tout le pays, semblent { taire, des ministres, du LE MONDE ILLUSTRE eee flonltés de toutes servir de signal convenu pour l'exécation de pro- jete qu'on ignore, véritable mot d'ordre, dont la police reste impuissante à pénétrer le sens.D'autre part, on signale tout récemment quelques mutineries de cipayes ; à Bombay, doux compagnies du 17e régiment d'infanterie se sont présentées en désordre à la parade, pour protester contre l'incorporation d'an détachement qui froissait leurs préjugés de caste, les chefs ont été arr- téa eb réprimandés, mais le lendemain les deux compagnies mutinées se sont encore présentées en désordre, réclamant la mise en liberté des prisonniers.Ce ne sont là que des faite insignifiante en ap- parenoe, mais ils peuveut être au contraire considérés comme très importants, éclairés par l'expérience du passé ; il ne faut d'ailleurs pas oublier que l'Angleterre n'entretient aux Indes que qua- tre-vingb mille hommes de troupes européennes, bien faible appoint pour maintenir sous le joug rigoureux d\u2019ane domination détestée, une population de deux cent cinquante millions d'Hindous.Da graves nouvelles pourraient nous venir de ce côté.++ + Tout le monde aujourd'hai se mêlant d'écrire, il n'est pas surprenant que les princes et les souverains apportent leur goutte d'encre an torrent qui menace de submerger le monde.Après la royale personnalité qui so cache sous le nom de Carmen Sylva, après la reine Victoris, l'empereur Guillaume, le roi Oacar de Saédde, le schah de Perse, le roi Charles de Roumanie vient d'entrer dans cette société des gens de lettres couronnés, en publiant ses Mémoires.II y raconte comment il monta sur le trône de Roumanie, et son récit est instructif.L'Allemagne ne pouvait alora, c'était en 1566, sccorder son approbation officielle au prétendant, que les Roumains appelsient de tous leurs vœux Assez embarrassé, le prince de Hohenzollern alla secrètement consalter M.de Bismarck, qui le gratifia de c conseil d'ami : \u201c Qaittez la Prusse, voyez l\u2019empereur Napoléon pour vous assurer de sa neutralité, écrivez au Czar, ne vous inquiétez pas de l'Autriche, à laqaelle de notre côté nous allons donner du fil À retordre, et files rapidement sur Bachareet ; en politigae, il n'y à rien de tel que le fait accompli.\u201d Le chancelier avait raison, et le conseil était bon.Quelques jours après, ea valise à la main, le prince de Hohensollern débarquait à Bacharest et montait sur le trône.JK J + Avec l'apparat usité en ces sortes de cérémonies, le roi des Belges, accompagné de ls comtesse de Flandres et des princesses de leur maison mili- corps diplomatique et d'une suite nombreuse, a ouvert dernièrement l'exposition universelle d'Anvers, Les restaurants bondés, les rues pavoisées, l'exposition transformée en fourmilière regorgeaient de visiteurs que, depuis trois jours, les trains déversaient sur la ville, Nous connaissons par expérience l\u2019encombrement de ces cohues, complément nécessaire de l'ouverture officielle, au milieu des routes mal tracées, des galeries à moitié vides, des caisses de dé- ed des ouvriers de tous les corps de métiers, et le tableau n\u2019a rien de séduisant.*,* Pour en revenir aux Anglais, dont les inquié- tades coloniales, qu'ils dissimulent da reste, n\u2019absorbent pas toutes les préoccapations, ils sont, parait-il, fort en peine de trouver un animal qu'on ne rencontre pas couramment dans le commerce, chose naturelle, car le besoin s\u2019en fait sentir pour bien pos de gens.Le Muséum de Londres réclame en va epuis plusieurs mois, une paire de girafes et promet vingt mille francs à celui qui répondra à son désir.\u201cing 1 Si considérable que soit la somme, elle eat fort insignifiante, comparée aux frais qu'entraîne la capture de ces animaux, et le seul énoncé des dif- UN == tortes est bien fait à réfléchir sux plas hardis explorateurs Go ! vous n'avez probablement pra eq Plus que l\u2019oconsion de chasser la girafe, vous ne vous doux { probablement pas de c difticaltés, Ve L» girafe, le seul mammifère \\ al pai pendant des mois sans boire une goutie Ta retire, pour fair ses ennemis, l\u2019homme et je | .dans des endroite très éloigads da moindre seau ; il ne faut qui se feraient buer platôs que de se soumettre l'homme ; mais les jeunes girafes, qui pe parte.gent pas les goûte sobres de leurs parents, ont ap exoellent appétit, eb ponr le satisfaire AU retoyy les chasseurs doivent se faira escorter de aix chamelles, fatures nourrices des captifs, désaltérer toute l'expédition, jusqu'au pays de la soif où se réfugient les girafes, et chevaux indispensables pour forcer ces animay, chamelles nourricidres et conducteurs, il fans om.mener de nombreux atdelages cle bats, tratnant des tonneaux d'eau, non seulement Pour tout le personnel, mais pour eux-mêmes et leurs charre tiers ; bref un petit corps d'armée d'une centaine d'hommes et de deux cents bêtes est à peine suf.sant à la capture d'une irafe, et il est cerbaine.ment beauconp plus aisé = rédaire une peuplads de ces contrées que de s'emparer d'an seul de cu animaux.fond dr cavalier, + + * Un jage da tribanal de Liverpool, M Behrend, vient de donner à l'Angleterre et au monde an bel exemple de désintéressement et d'équité, qui ne laisse pas que d'avoir poursant son petit côté plaisant.Les cuisinières anglaises répugnent, paraît-il, à la fréquentation des ramoneurs, et lorsque la sais encombre leurs cheminées, elles se contentent dy mettre lo fen.Co prooédé sommaire ne va pas \u2018sans quelques dangers dans les villes populeuses, et, la police anglaise se refuse à en admettre la lé gitimité.Cinq délinraantes se trouvaient appelées, I'antre jour, devant le tribunal od siège l'honorable M, Bshrend, et l'une d'elles était sa propre cuisi- sinière.Ce magistrat admirable condamna d'abord aa domestique à payer l'amend3.puis, se déclarant civilement respousable, avec un flagme tout britannique, sortit six shillings de sa poche, les remit entre les mains du grefier, ob continua, la conscience en repos, à juger les autres, après s'être si équitablement jugé lui-même.+ + * Nous sommes à l'époque de l'année où la misère étant moins grande, les grèves sont plus nombreuses.De Vienne, on en annonce une d'un genre nou veau : les nourrices de la ville se sont constitudes en eyndicat eb menacent d'abandonner leurs nourrissons ai on ne leur accorde augmentation de ss laire eb diminution de travail, ce qui est 1a bass fondamentale de toutes los grévea, et une gratification de trente florins 4 leur sortie, venant s'ajouter aux quinzs florins de Bages mensuels exigés.Très exigeantes, les nourrices Viennoises, mais ce qui fait croire que les parents seront obligés de céder, c'est que les nourrissons ont pris le parti de leurs nourrices.A.D'AUDEVILEL rt rer Le rêve réalisédevient souvent le malheur.\u2014 M me OCTAVR FEUILLET.L'attention est la probité de l'intelligence.\u2014 Cu.Gounou, Il y a des cas od c'est le mot qui fait Ia chose.\u2014Duc pk BrouLik.Nos yeux, mes cher amis, ne nous sont pas donnée pour pleurer nos propres malheurs, mais pour regarder le ciel d'où coule la source de toute consolation et d'où seul nous devons en attendre.\u2014 Pasquin.; | } ' Pas ronger à capturer des adulte + | ¥ r Puis pour\u2018 | , = os rT -\u2014 \"rm \"ee et LE MONDE ILLUSTRÉ 76 A M ERNEST GAGNON M.Casimir Perrier a été élu président de la ee vivement dangereux et n déjà été témoin de nom breux malheurs.Tout l'équipage n été sauvé, mais le navire et sa car sont complètement perdas.Le premier était évalué à #1,301,000, eb la seconde a 138,000, + + + La Colombie Anglaise est inondée ! Le Fraser à L'occASION DK LA KÉÉDITION DK SON (rove bUK LEs Chambre des Députés.II a obtenu 229 voix, tan- & débordé, les eaux montent d'ans effroyable fa- CHANTS POPULAIRES DU CANADA FRANÇAIS insi que le glaneur, courbé aur le guéret, ve de le Me d'or égrené dans la plaine, Vous recuvillez, joyeux et tout fier de l'aubaine, Les épis que souvent l'historien, distrait, Laisse derrière lui choir de sa gerbe pleine.Vous avez la pitié des choses que l'oubli Recouvre de son flot ou voile de sa brume ; Et des faits délaissés qu'anima votre plume, Des feuillets aur lesquels votre front à pâli, On pourrait faire, ami, maint précieux volume.A vos efforts vaillants de chercheur obatiné Rien ne peut faire échec, nul secret ne résiste.Et parmi vos travaux, où tant de charme existe, Il en est un, surtout, où vous avez donné fout l\u2019am ur idéal de votre âme d'artiste.Ce travail, c'est le livre, humble tnais précieux, Dans lequel vous metties, jadis, frémimant d'aise, \u2014(omue en un riche écrin qu'avec amour on baise, Les tant vieilles chansons que les nobles aieux Apportèrent ici de la terre française, Soyez loué ! soyez loué, savant ami, D avoir eu par vos soins arracher au naufrage Tous ces harmonieux veatiges d'un autre age, Que l'oubli submergesit deh plus qu'à demi, Et qui ront an si pur et si bel héritage.Ils ont, ces vieux refraine, dans leur rusticité, (\u2018omme un vague parfum des pins de I'Armorique, Kt résument pour nous la légende homérique Que la France, la croix toujours à son côté, Kcrivit de son sang sur le aol d'Amérique.Les premiers, ils ont fait tressaillir les échos Du Saint-Laurent sauvage endormi dans sa gloire, Et, pleurant La défaite ou chantant la victoire, Cent ans ils ont suivi le groupe de héros Dont lea faite éclatants remplissent notre histoire.À travers les forêts, sur les mers, dans chamçs, Îls ont vibré partout, les refrains de la Gaule ; Et nos coureurs des bois, le mousquet à l\u2019épaule, Fa vat redit les airs allègres ou touchants, Des sierras du Mexique aux banquises du pôle.Ile eont comme l'écho perdu des anciens jours, Et nous devons sans cesse en svoir souvenance, Parce que, les ayant appris dès leur enfance, Nos ancétres les ont chantés dans leurs amours, Dave lear deuil, d ns leur joie où leur désespérance.Nous devons les savoir, parce que leurs couplets, Où vibre inocssamment une note sereine, Sont comme les anneaux de l'infrengible chaîne Qui, malgré l'Océan, doit lier à jamais Notre jeune patrie à la patrie ancienne.Nous devons les chérie d'un amour immortel, Pare que sur nos bords, où les luttes renaissent, ho deux peuples rivaua souvent se méconnaissent, js sont pour nous, Français, les notes de rappel Par qui les vrais amis toujours se reconnaissent.ku puis, bénissons-les, bénissona leur réveil, parce que ces refrains d'amour ou de vaillance (voquent dans nos cœurs les heures d'innocence ' nos mères berçsient notre premier sommeil A lear mélancolique et naïve cadence.Non, ile ne devaient pas mourir, ces vieux accents, Les souvenirs si chers dont s'effaçait la trace, peace à vous, ils ont pris à tout foyer leur place, bh toujours, si quelqu'un me les redit, je sens ans leur rythme frémir l'âme de notre race.Et quand parfois, le soir, je feuillette, en révant, ; œuvre où vous avez mis tant d'âme et de constance, ÿ \u2018e comprends que de ceux qui chérissent la Franve ertonne mieux que vous, © modeste savant, N'a pour elle gardé l'amour et l'espérance.Zz dis que M.Bourgeois, son conourrent, n'en a en que 187.*,* De nouvelles négociations sont ouvertes entre la France et l'Angleterre, au sujet de la construction d\u2019un pont ou d'an tunnel à travers la Manche, entre ces deux contrées.* + + Malgré les braite fâcheux qui ont couru au su- jot de l'exposition de Québec, les journaux de cette ville affirment qu'elle aura lieu comme il avait été annoncé.+ + + Le pèlerinage à Lourdes, dont nous annoncions le projet dans un de nos derniers numéros, est une affaire réglée : les pèlerins, sous la conduite de M.le chanoine Racicot, partir: nt le 6 juillet prochain, par le Vancouver.*,* On annonce que le fameux inventeur Turpin, qu'on accusait d\u2019avoir vendu à l'Allemegue ane puissante machine de guerre, de son invention, en a remis les plans et devis au gouvernement français, aur la demande de trois journalistes influents de Paris.+ + + Grand émoi À Saint-Jean, P.Q., où l\u2019on vient de découvrir que le corps d'une femme Townner, morte et enterrée depuis vingt-et-un ans, est maintenant complètement pétrifié, tout en gardant sa forme primitive.*.* Les opérations de vaccination réussissent à merveille à Montréal Au-delà de 15,000 personnes ont été vaccinées par les soins du bureau d'Hygiène de cette ville.Les inspecteurs, sur cette quantité énorme de vaccinés, n'ont pas constaté on seal cas où l'opération n\u2019ait pas réussi.* » * Environ deux cents membres de l'Association des Ingénieurs-Mécaniciens, des Etate-Unis, sont en ce moment à Montréal, où ils doivent tenir un congrès au McGill.Les directeurs de cette ani- veriité les ont reçus à leur arrivée, et leur font les honneurs de notre bonne ville.* + * Le choléra se répand, en Allemagne, d'une façon inquiétante.A Myslowitz, en Silésie, l\u2019hôpital est bondé de cholériques, et les nouveaux malades sont soignés dans des baraquements contruite à la hâte pour les recevoir.Les autorités ont pris toutes les mesures possibles pour arré:er le terrible fléan.+ * Donald Morrisson, qui donna tant de mal à la lice, lors de son arrestation dans les Cantons de \"Est, te meurt de consomption dans sa prison.Star demande son élargissement, et sir Donald Smith, à la prière de plusieurs membres du Board of Trade, a envoyé au gouvernement une pététion dens le même sens.++ Le Texas, de la ligne Dominion, parti il y a melques jours de Montréal, a fait naufrage dant un épais brouillard, en vue da Cap Ang ais, dans la baie Sainte-Marie.Cob endroit est exoes- con, des milliers de personnes sont sans abri ; tous les trains sont interceptés, les communications té légraphiques et téléphoniques sont rompues.Le désastre est épouvantable.À perte de vae, on ne voit que des canote de sauvetage et des centaines de radeaux chargée de meubles.La petite ville de Chilliwack est menacée de destruction, et l'on crain de n'en pouvoir sauver tous les habitante.* +.* Vendredi dernier n eu lieu, sar le Champs de Mars, de Montréal, le grand concours annuel pour le drapeau du duc de Connaught.Los cadets da collège Sainte-Marie, du Mont Saint Louis et les Highlands Cadets ont concouru vaillamment.Les Jésuites sont encore sortis victorieux de la lutte.Nous publierone, la semaine prochaine, plusieurs vues prises pendant ce concours par MM.Laprés et Lavergne, les artistes bien connus à Montréal.+ + + La Baie Saint-Paul, en bas de Québec, vient d'être bouleversée par an phénomène analogue à celui qui s'est produit, il y a quelque temps, à Saint-Albans.Une rivière, le Bras-Nord, a complètement et subitement changé son cours, renversant tout sur eon passage, tandis que sur une étendue de dix arpente, la terre a glissé sar les couches inférieures, emportant les maisons et leurs habitants, les granges et les bestiaex.Il n'y à pas eu de perte de vie, mais les dommages qu'ont subi les propriétés sont énormes.* » * PeTiTE POSTE EN FaMiLLk.\u2014V.R.H., Montma- gny.\u2014 Votre Petite Allégorie a été accepté et paraîtra prochainement.LA GUILLOTINE A PARIS (Voir gravure) Emile Henry est l\u2019anarchiste qui avait lancé une bombe dans l'hôtel Terminus, à Paris, le 12 février dernier.Plusieurs personnes furent blessées, et l\u2019une d'elles saccomba à ses blessures.L'anarchiste fat condamné à mort et refusa de signer son pouvoir en grâce.Le 21 mai dernier, à quatre heures du matin, les magistrats et le directeur de la grande Roquette, prison des condamnés, nétrèrent dans la cellule où l\u2019anarchiste dormait d'an profond sommeil.On l'éveilla en lui touchant l'épaule : \u201c Du courage, Henry, le jour est arrivé ! » Le condamné saute À bas du lit et s'habille fièvres- sement, aidé par les gardiens.L'aumônier vient lui offrir les saprêmes consolations, le criminel refuse de l'entendre.Une fois habillé, on lui attache solidement les mains et on lui coupe le col de sa chemise.La porte de la prison s'ouvre, les gendarmes mettent le sabre au clair.L'anarchiste apparaît alors, pâle et défait, les traite contractés.La tête rejetée en arrière, il regarde la guillotine avec des yeux égarés.Au bout de dix pas, il s'arrête et crie : \u201c Vive l'anarchie ! \u201d Puis il ajoute d'une voix faible : \u201c\u201c Je ne peux plus marcher ! \u201d On le sontient, on le place sur la bascule, le couperet tombe avec un brait sourd, et ln tête du misérable roule dans la boîte de tôle.Les restes du supplicié sont jetés dans an panier, puis dans une voiture qui s'éloigne, entouréo de gendarmes, vers le cimetière d'Ivry. ah 76 LE MONDE ILLUSTEK - = LE COMMIS-VOYAGEUR IL Y A UN QUART DE SIECLE Le voyageur de commerce, il y a vingd-cinq aus, était loin d'avoir le confort et le laxe dont jouissent ceux de nos jours.Voyez, en effat, aar notre gravure, cs malheureux condaisant an bon cheval canadian, au jarret solide, vigoureux comme un cheval normaud, et qui marche; résola- ment, les yeux fixés sur la route, pourtant ai ditfisile à franchir ! Le chemin est convert d'une épaisse couclh3 de neige tombée ; la charge est lourde, mais le fidèle cheval cana dien ne perd son chemin ni nuit ni joar, son instinct merveilleux lui en fait toujours retrouver la trace perdue sous l\u2019épaissear da la noige, et le guide n\u2019a qu'à le laisser faire.Pourtant, le voyage est bien dan x, car ai le cheval s'écartait an tant soit peu de son chemin, il enfoncerait our aussitôt de dix pieds dans la neige ! Combien se sont perdas Tom ainsi dans les montagnes du Saguenay, avant la oconstrac- tion da chemin de fer du Lac Saint-Jean ! Il fallait suivre la route des Caps allant à la Biie Saint-Paul et à Saint- Urbain, sur une longueur de soixante-six milles, dans des montagnes de 1,500 à 2,000 pieds de hauteur, par des chemins impossibles eb constamment entourés de précipices ! PENDANT L'HIVER DK 1872 Le voyageur de commerce, représenté par notre gravare, était à la Baie Saint-Paul ; troie bordées de neige successives avaient bloqué ce chemin sar une hauteur de huit pieds.Depuis huit jours, les malles da Saguenay étaient interceptées, ct grand nombre de gens se trouvaient pour ainsi dire prisonniers, dans les différente \u2018\u201c camps \u201d jalonnés le long de la roate, à dix ou quinze milles de distance les ans des autres.Ces camps sont gardés des gens du comté de Charlevoix eb du Saguenay, et sont placés près da Inc, qui abonde toujours en balle traite.Quand on eut qu\u2019il était impossible, avec de pareils chemins, de se rendre au Saguenay, plusieurs peräonnez vinrent trouver le commis voyageur en question, M.C.N.R, représentant la maison P.Germain & Frèree, de Québec, et lai demanièrent s'il n'y aurait pas moyen de continser le voyage avec vingt-deux voitures, contenant environ cinquante voya tous cultivateurs, qui attendaient avec anxiété.M.C N.R.télégraphia à son patron, qui, à cette époque, était ministre provincial, lai demandant la permission de dépenser $100 pour déblayer le chemin, ce qui fat accordé sur e champ.Aussitôt, vingt hommes, avec leurs attelages et, munis de pelles et de perches pour sonder le chammin, se mirent à déblayer cette route de soixante- six milles de long ! On trouva, danse des camps, des personnes privées de tout ; dans celui de ls Malbaie, des voyageurs attardés farent obligés de mauger du pain fait avec la pârée qu'on donne aux pores.On s'imagine difficilement la joie de ces pauvres gens en voyant arriver ces secours.Je me rappelle d\u2019ane dame Cimon, de la Baie Saint-Paul, qui était très corpulente et incapable de marcher eur des raquettes, eb que nous dû nes condaire sur une traîne sauvage ! Il y avait tant de neige, dans ce remarquable hiver, que nous touchions avec la main aux fils télégraphiques.À cette époque, le commis-voyagaur avait & sarmonter des obstacles \"7 UGS SOLE Oe ly 2 7 NE es ; TI LE oe AE, à WIN CEE EE NZ) \u201c+, PF \" Le 7 \u201c, GL) \u201cs 4 Navigation d'hiver : La goëlette Annie McGec En voyage bien plus grands que ceux qu'il rencontre maintenant.Les marchands de campagne n'avaient guère l'habitude d'acheter d'enx leurs marchandises, Si au moins les échantillons avaient été convenablement préparée ! Mai non, tout était primitif : des morceaux d'étoftes tout simplement coupés & épinglés sur da papier et numérotés ; puis, avec les quantités toujours insuffisantes qui restaient sur la marchandise vendue par le commis-voyageur, on ne parvenait plus à satisfaire les cliente de la campague ; aussi, que de reproches attendaient ce dernier au voyage suivant ! De plus, il y avait pour les voyagaurs de Québec la terrible concurrence de coux de Montréal, posé.dant wn meilleur assortiment, un plus beau choix de mar:handises et des échantillons supériearement pré Le chemin a donc été préparé per les anciens commis-voyagears, qui ont, par leur énergie, furmé la cli entèle actuelle que les jeunes voys geurs conserveront à leur tour, nou en sommes sûr, par leur bonne oon: duite et leur persévérance.C.-N.RobITAILLE.* + Nous croyons faire plaisir à no lecteurs en publiant le portrait de M.C.-N.Robitaille, l\u2019ancien com U.-N, ROBITAILLE, officier de douane mis-voyageur, dont nous venons de lire les vieux souvenirs.Ca mon siear est maintenant officier de douane, eb nous donnons ci contre ane vas de la goelette sur laquelle il & accompli plusieurs exploite remarquable contre les contrebandiers du Saint-Laurent.M.Robitaille a eu, dans l'un de ses voyag-a, en 1881, l'honneur du sister à l'inaugaration, sar le Cap Trinité, d'une statue colossale de la sainte Vierge, érigée à une hautear de 800 pieds au-dessus du niveau de l'eau En arrière, à une hauteur de 1,400 pieds, se trouvn aussi une crois énorme.Ces deux monuments ont été bénis en 1881 par Mgr Racine évêque de Chicoutimi.Nous croyons faire plaisir à nos lecteurs en leur annonçant «8e A C.-N.Robitaille 4 organisé, pour cet été, une excursion au Cap \u2018Trinité, au lac Saint-Jean et à Chicoutimi, dans ces contr\u2018es qu'il a tant de fois parcourue lui-même si peu confortalh'ement.Des arrangements ont été pris à cet effet avec les compagnies du Pacifique, du ltichelieu et Ou tario et du Lac Saint Jean.; Les billets seront bons pour trente jours, du 15 juillet au 1° août, © le voyage pourra se faire en trois jours ; il y a à parcourir ane cisteuc® de 836 milles.NOTES ET IMPRESSIONS La femme la plus timide a du courage qasnd elle tremble pour qu'elle aime.\u2014G.-M.VALTOUR.Il y a des hommes qui n'aiment travailler qu'à leurs heures, mais leur montre est toujours arrêtée \u2014JULEs Mary.L'amour et la sympathie, de même que la foi, naissent spontsnémen et indépendamment de la volonté.On ne peut pas plas les comman que les combattre ; cependant, l'absence de l'un ou de l'autre de cet sentiments chez une personne qui en est elle-même l'objet à produit ce celle qui l\u2019éprouve la haine ou le mépris, suivant le cas, transforme ainsi les plus beaux élans du cœur en leurs passions ou leurs sentiment.contraires, eb cela parce que deux personnes, du reste irréprochables, n 09 pes pu se comprendre.C'est déplorable pour le bonheur de l\u2019humanité - JosEPH GENRST LE MONDE ILLUSTRE 77 eee \u2014_\u2014 [Pour |.x MONDR IsLUerae) LETTRE DE BUENOS-AYRES ÉMIGRATION officielle de 1885 a eu de très grandes conséquences.La République Argentine s'est européanisée, pour ainsi dire.Les emplois de l'Etat sont généralement tenus par des étrangers na- taralisés.Le grand commerce A Buenos-Ayres et à la campagne, l'élevage et la culture appartiennent à l'étranger.Il commande, il dirige, il intlue par ses capitaux, mais il ne gouverne pas.Les mœurs européennes ont prévalu sur celles des indigènes.Seuls dans la pamps, les yauchos (naturels du pays) ont gardé presque intactes leurs mœurs patriarosles.Les villes sont enropéennes, tous les styles d'architecture #'y marient, eb cette diversité ne manque pas d'on certain éclat, qui fait tronaver les villes belles au premier aspect.Quoique chaque nation ait emporté ici ses mœurs ed ses contumer, il semble que celles des Espagnols prédominent.Chaque pation modifie sa manière de vivre pour se rapprocher de celle de ces derniers.L'architecture, dans ses traits généraux,est espa- guole.Toutes les maisons des villes sont à un ou deux étages, le toit est une azolea ou terrasse sur laquelle on peut se promener et passer facilement de ss maison sur celle du voisin.C'est ls mode masaimane.Toutes les rues se coupent à angle droit, à cent mètres de distance.Cette superficie, bâtie, divisée en huit lots, est appelée mansana.Les lots qui forment les angles sont les plus recherchés pour les maisons de commerce.Les maisons sont en briques dures.A la ville, les briques sont jointes par an mortier composé de chaux et de sable.Dana la campagne, une simple boue serb à asseoir les assises.Les murs des mai- sous de plusieurs étages sont consolidés et maintenus par des armatures de fer.Les murs intériears sont recouverts d'une épaisse couche de crépissage,en boue ou en mortier, eb qui eat susceptible des formes les plus variées et les plus gracieuses.Cet art esb très développé à Buenos-Ayres, eb quelques établissements sont de véritables palais d'an splendide aspect.Les cours sont pour la plapart payées de carreaux et d'une grande propreté.Les bordures sont en marbre blanc ou d'une pierre dure d\u2019un très beau dessin.Les portes d'entrée sont grandes et hautes, avec une seconde porte grillée ou vitrée au bout d'an corridor décoré avec beaucoup de luxe et de goût.Les établissements publics sont remarquables par leurs dimensions et les décors extérieurs.Les écoles du gouvernement et les églises eont en très grand nombre.La style des églises est généralement le style bysantin.On ne distingue qu\u2019ane grande masse surmontée d'une majestueuse coupole.Pea de clochers apparaissent, tranchant l\u2019aniformité des maisone, comme cela a lieu dans nos cités d'Europe.Les rues sont en général mal pavées.A part quelque deux ou trois avenues macadamisées, toutes les autres sont pavées en pierre.Le sous sol étant très peu résistant, le pavage est des plus défectueux.A la saison des pluies, les charrettes lourdement chargées enfoncent dans les rues jusqu'au moyeu.Des tramways circulent sans cesse dans toutes les directions.Diverses compagnies se font une grande concurrence.Trois grandea gares mettent Buenos-Ayres en communication avec toute 1a République.La gare de Constitution, administrée par une compagnie anglaise, dessert tout le sud, jusqu\u2019à la Patagonie ; la gare du 11 Septembre, envoie ses wagons jusqu'à la Pampa Centrale ; et la gare Centrale, dont les lignes suivent presque constem- ment le cours du Rio et vont jusqu'à Salt .juy, Bolivie es Péron.Jonqu'à Balta, Ju La plus importante des gares est celle de Cons- tituaz, qui est remarquable par son luxe, les commodités qu'elle offre aux voyageurs, et par la place du môme nom, au milieu de laquelle s'élève on grand édifice nommé \u2018\u2019rota, que l'on s'est pla à couvrir de pittoresques décors.Le monument représente un bloc de rochers, surplombant d\u2019un côté, et du pied daquel s'échappe en cascade un petit filet d'eau qui parcourt tonte la place et y répand la via et la frafoheur.Le gare du 11, sur une éminence, très peu laxuense, mais faisant beaucoup de transit.La gare Centrale, en face du palais du préei- dent de la République, bâtie à la mode d'Europe, avec un pavillon flanqué de deux corps de bati- timents.Quelques places méritent une mention particulière.La place 25 de Nidi, prés du port.Elle est le point central de Buenos-Ayres.C'est d'elle que partent tous les tramways qui vont dans toute la ville, aussi y a-t il toujours beaucosp d'animation.Cette place renferme la cathédrale, premier édifice de Buenos-A yres, kâtie dans le style byzantin, de grands établissements de banque, le palais du président de la République ou Maison lose, qui tient tout an côté de la place.Ce vaste établissement, qui comprend (cnadra) cent varas de côté, est construit sar un terrain très incliné.La façade principale occape tout un côté de la place de Mai, et les derrières donnent sur le port.Le chemin de fer central passe juste sous les fenêtres du président.Une grande verandah bitamée au niveau de la place occupe tout ce côté et permet aux voitures de venir juste devant le palais et d'attendre devant les colonnes.Un d escalier de pierre permet de monter jusqu\u2019à la vérandah.Sur l'autre face est la Chambre des Députés, monument sans beauté artistique.En face du palais du président de la République est l'avenue de Mai, actuellement en percement, et près d'elle s'élève le nonveau cabildo (mairie).La statue équestre du général Belgrano, est sur une colonne commémorative, s\u2019élevant sur la place.Les rues les plus commerciales de Buenos- Ayres aboutissent à cette place.Rues 25 de Mai, Reconquiesta, San Martin, Rivadavis, avenue de Mai, Victoria, Bolivar, Défensa, Balcarce.La place représente une vaste ellipse surhaussée.Présentement, on s'occupe de la mettre au niveau de la rue.Sur cette place ont lien toutes les revues.Ls place San Martin, tout près du Retiro eb de l'hôtel d'Immigration, fait suite à la rue San Martin.La place San Martin est un vaste polygone irrégulier, dont le plus grand côté fait face à la mer.C'est la place la plus vaste de Baenos-Ayres, et si elle n'est pas Ia plus belle, c'est la plus agréable par sa position dominant le Rio et qui permet de jouir du plus joli coup d'œil.Un monument, représentant an monceau de rochers, e\u2019é- lèva à un angle de la place.De la terrasse, la vae s'étend très loin, en mer et sur la ville.La place San Martin a été choisie pour recevoir le pavillon argentin qui s'élevait, à Paris, pendant l'exposition de 1889.Sur la place, c'élève la statue équestre du général San Martin.Les autres laces sont la place de la Liberté, la place Général Lavalle avec une colonne supportant la statue de ce général.Le port de Baenos-Ayres, récemment creusé, présente encore peu de sécurité.Les navires de fort tonnage mouillent encore en grande rade ou vont à la Plata, la nouvelle ville.Le porb se compose de cinq grands bassins, séparés par des ponts tournants.L'entrée du premier dock paraît bien ditticile, et beaucoup de compagnies préfèreront encore le mouillage en rade ouverte.Les environs de Buenos-Ayres : Palermo, Bel- grano, Flores, sont de petits endroits sur lesquels s'abat la population les jours de fête.Palermo se distingue par un parc immense, planté d'eucalyptus qui baignent leurs racines dans la mer.Cest le rendez vous do tous les promeneurs qui recherchent l'ombre eb la trangailité.Près du parc 3 de Febrero est le jardin d'Acolima- tation et le jardin des Plantes où, pour quelques centavos, on peut voir les curiosités zoologiques entassés dans les cages.Palermo est le champ de coursés.'lous les jours, la haute société de Buenos- Ayres va faire sa tournée en voiture ; le défilé se forme dsns 1a rue Florida et suit sans interruption, depuis les riches équipages en livrée jusqu'aux simples fiacres.Buenos-Ayres centralise le commerce d'importation et d'exportation.La villa de la Plata le lui dispate beaucoup, et peut être un jour dépassera- t-elle en trafic, l'antique cité fondée par les premiers Européens qui posèrent le pied le littoral da Rio de a pot ple nr e u Atout Hid PAS RARE CHFZ LES CANADIENS Ces jours derniers, les journaux de Québec se pâmaient d'admiration devant trois frères jumeaux écoseais débarqués d'un steamer océanique.L\u2019an d'eux même donnait toute une colonne de renseignements sur ses trois frères comme s'ils avaient été des personnages importants.Comme ei le ciel avait voulu prouver à ces enthousiastes qu'il n\u2019y avait pas que les femmes écossaises qui donnaient de pareils exemples de fécondité, la journée même que les trois frères écossais débarquaient à Québec, la femme de Pierre La- mosreux, boulanger de Marieville, comté de Rou- ville, donnait le jour à trois enfants, deux garçons et une fille.D'ailleurs, le cas n'est pas aussi rare qu'on le croit au Canada.A Québec, le 24 octobre 1697, Gui!laame Pagé faisait baptiser trois jumelles Le 4 janvier 1767, à Sainte-Anne du Bout de l'Ile, Rose de Repentigny, épouse de Louis Miche], faisait baptiser trois jumaux.Le 21 avril 1750, à Ssint-Augustin de Portnenf, on enterrait trois jumeaux qui n\u2019avai \u2018nt été qu'ondoyés, enfants de Louis Doré et de Madeleine Du- boct (Dubean).Mais ce qui bab tout, ce sont les trois jumeaux de Beauport, Etienne Parent, Jean Parent et Joseph Parent qui se marièrent le même jour.P GR.LA GRUE BLESSÉE PARABOLE L'automne dépouillait déjà les forêts, et la bise étendait le givre aur les plaines : une bande de grues se rassembla eur ls plage pour chercher de l'autre côté de l'Océan une terre hospitalière.L'une d'elles, que le trait du chasseurs avait blessée, se tenait à l'écart, triste et muette, au lieu de joindra ses cris aux cris de joie de l\u2019escadron ailé, eb elle était la risée de la troupe joyeuse.\u2014Je ne suis pas coupable de ma blessure, pensait-elle à part ; je travaillais autant que vous au bien de notre nation.La raillerie et le mépris me frappent sans justice.Hélas ! qu\u2019adviendra-til pendant le voyage! La souffrance ne me laisse ni courage ni force p ur un vol soutenu.La mer va sûrement me servir de tombeau.Que le barbare ne m\u2019a-til achevée ! \u2014Cependant le vent propice s'élève de la terre.L'armée part en ordre et vole à tire-d\u2019aile en poussant de gaies clameurs.L'oiseau blessé restait loin en arrière eb se reposait souvent sur les feuilles de lotus qui tapissaient les eaux, et il soupirait de tristesse et de douleur.Après mainte halte, il vit la terre meilleure, le ciel plus riant, où l\u2019attendait la guérison.O vous sur qui s\u2019appesantit la lourde main de l\u2019adversité ! qui, dans votre affliction, vous pi nez souvent à maudire ls vie, ne désespérez pas ; tentez la traversée : de l\u2019autre côté du rivage vous attend une terre meilleure.Von Kueiss _ So ve + eli | ne ny | \" Ne + rtd I | } Ke i Cyr TTRYTT he.i \u201c| Wo! SAN | in Mana 0 i Lop} Ip HERR 248 : id | + bite i 5 a h ie i w HR ij I oh SRN \\ 5 .ti | Lu | | a # i HEN wi i : Li | I Tal He it 4 TAH | | i _ Hid 2 ; } It ÿ ith H (i Au | W, 119) Wd 2 Le a FA Ji AN We \\v ig LTR : : | | | | ot] ! FL fl 1 ÿ A ÿ fi Ail oh a ig: by Vi (5106 AV fo \u2019 ï \\ 1 ia es du - ol fy nl Spe ; 0 ; M if { \u201813 J+ ik ai ; i A WN A Vir il 4 | Free » Je y WAN ; À a A su Hi i : a $y hil 1% id iv A ray ue A Ny ad a AM 44 : 2 13 Wm SSSR aed ie oh! oh if A A Ja 4 4 pi * Ly 4 en 184 i La KP, bo it li 2 i i: N if dm sa a ; Aj 1$ Ci id 8 ER or ih 7% jui 4A i 4 [A 1 1 } vs a: M NN \\ À Yi + ht 4 | ea pu 2 A) i DA fu of A gp, il pi i Aa WA 2 Xa ¢ iN WN | (0 | | hi 8 4 PL) RM ÿ vy wr 4 JA jen a i | j at) 3rd Hy 4l A \u2019.a del \u201cyA he! Ww AA + \u20ac, 3 \\y H \\ Ki i } ! i righ pT Af BR! rh os os ss ph wd) VN 1) i ot 4 ol i\" iy oy i fis y 1 bed 0 Nh LEAL Ta fin Meif ore I SRL | | i ly | A Hg A 5 ¥ LE a af LA fe y His nat La ve sg hr 3 vy : } } ] ! 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