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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 5 mai 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1894-05-05, Collections de BAnQ.

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[" ys LE MONDE LLUSTRE ==\" ABONNEMENTS: Unan, 83.00 - = = Six Mois.81.50 llux ANNÉE, No 522\u2014SAMEDI, 5 MAI 1894 ANNONCES Quatre mois, 81.00, payable d'avance ! - La ligne, par insertion - - - - - Vendu dans les dépôts - - 5 cents la copie | Bonratt 10.PAC & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes 0.1 ore ES » PLACE JACQUES-CARTIE R, MONTRE AL.Turif spécial pour annonces à long terme UNE BEAUTÉ FLOBENTINF, Pau P.TOLL w LE MONDE I[LLUSTRE MONTRÉAL, > MAI 1894 SOMMAIRE TrxTe.\u2014 Katre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014 Causerie : Miette d'histoire et de littérature, par E.-Z Massi- cutte \u2014Poésie : Un héros de 1537, par J,-B Caouette.\u2014Nouvelle acadieane : A bout, par Jules Lanos.\u2014 Incendie de le maison Laporte & Martin.\u2014L'indiffé.rentisme littéraire au Canada, pac Pierre Bédard.\u2014 Posaie : La tourterelle et | hirondelle, par Léon Man.\u2014 Nouvelle caradi nne : Matelot malgré lui (avec gravures) par Regis Roy \u2014Carnet dde là cuisinière.\u2014 rimes du mois de mars \u2014Petite poste en famille-\u2014 Notes «t faite : Histoire dus mots et locutions ; Variétés judiciaires ; Le jeu des bateaux : Varia \u2014 Echecs et Dames \u2014Choses et autres.\u2014 Feuilletons : Le secret d'ane tombe, par Emile Richebourg : Les Mangeurs de Feu, par A.Jacoliot.GRAVURES.'\u2014 Une beauté Florentine.\u2014l'ortrait de M.En ile Richebourg.\u2014 Chanson de pri.temps (double page).\u2014 Incendie © la maison Laporte & Martin \u2014 Fruvure du feuilleton.PRIMES A TOUS NO=s LECTEURS Lu Moxns ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l\u2019escompte ou la commission que d\u2019autres journaux paient à des agente de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, $3, 84, 85, $10, $15, $25 ot $50.Nous constituons par là, comme les rélateurs du Moxps ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait lo ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucane prime ne sers payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.A NOS LECTEURS Nous prions nos lecteurs, qui doivent changer de résidence au Ier MAI, de nous faire connaître leur nouvelle adreese ou de la donner aux porteurs du journal, afin d'éviter tout retard dans la distribution.NOS PRIMES LE CENT-DIX NEUVIÈME TIRAGR Le cent-dix-neuvième tirage des primes mensuelles du MoNDE ILLUSTRE (numéros datés du mois d\u2019AVRIL), aura lieu samedi, le 5 MAI, à deux heures de l'après-midi, dans nos bureaux, no 40, Place Jacques-Cartier.Le public est instamment invité à y assister.CHET oict dix ans que nous causons ensemble sans que le moindre nuage ait ohscurci nos bonnes relations.Dix ans de ménage sans dispute, le cas est assez rare pour être sigualé.Depuis dix ans, qu'il existe, en effet, le MonpE ILLUSTRÉ n'a pas eu le plus petit procès, la moindre affaire inscrite dans quelque cour de justice que ce soit et je ne crois pas que beaucoup de nos confrères puissent en dire autant.LE MONDE ILLUSTRÉ La rairon principale en est que jamais notre journal n'a voulu toucher à aucune question politique, cette gueuse de politique, comme dissit Jules Janin, qui brouille tout, les idées, les parents et les amis.Non, jamais, cette dame, accariât'e, prétentieuse et intolérante n'a mis les pieds chez nous, et nous nous en sommes bien trouvés.Li MoxbE TiLusTrE 0's d'sutre prétention que d'dtre un journal de bonne société, que toutes les familles peuvent recevoir sans crainte et qu'on lit parfois avec plaisir.Nous allons commencer une autre décade, qui ne sera pas, j'en suis bien sûr, la dernière, car la classe de nou lecteurs est celle sur laquelle on peus compter d'une manière certaine, c\u2019est la masse des honnêtes gens qui aiment à reposer, une fuis par semaine, leur esprit agité, énervé par les luttes souvent décavantes et les travaux pénibles de aix joura bien employés.Avant d'entreprendre cette nouvelle étape, j'ai l\u2019agréable misson de remercier nos nombreux amis qui nous ont encouragés eb aidés à faire un peu d'histoire contemporaine à l'aide de la plume et du burin.Ces documents serviront à nos descendants qui, comme nous, s'occuperont de ce qu'ont fait et dit leurs prédécesseurs et, dans l'œuvre qu'ils poursuivront, La Moxbk ILLUsTRÉ sera d'une plus grande utilité qu'on ne serait tenté de le croire de prime abord.Un journal illustré se relie, se relié (/) et se garde et c'est pourquoi les chercheurs n'auront pas de peine à le retrouver.Soyez donc heureux, mes amis, vous et vos familles et continuez nous vos bons offices.*,* Une de mes dernières chroniques, dont le sujed principal roulait sur la langue française a été reproduit par plusieurs journaux que je remercie sincèrement et ; à ca propos mon ami H.A.A.Brault, directeur de la Soriété des Arts du Canada, m'informe que le fondateur du \u2018\u201c Ciab Fran- «ais , de Toronto, (composé nniquement d'Anglais, comme je l'ai dit) est M.F.E.Galbraith, avocat distingué, homme d'une intelligence supérieure, qui aime notre belle langue et qui est «e représentant de Ia Suciété des Arte, dans la capitale de la province d'Ontario.Un fait des plus importants vient de se pas- ser\u2014je dis des plus importants au sujet de notre langue.Le conseil des Etats de l'Ile de Jersey vient de décréter que la langueffrançaise devait être la seule officielle de la Legislature.Cette décision a été enlevée par un vote de 21 contre 12.Et pourtant, chose étrange, les citoyens de Jersey n'ont pas plus de sympathies pour la France que l\u2019Angleterre et ce fait, si anormal en apparence est ainsi expliqué par un des hommes les plus die tingués de la perle de la Manche : \u2014 Nous ne voulons être ni Anglais ni Français, nous voulons rester ce que nous sommes : le petit peuple qui descend directement des vieux conquérants de la Grande Bretagne.\u2014Mais vous apparteuez cependant au Royaume- Uni?\u2014ZErreur.Nous n'appartenons à personne ; depuis sept cents ane, nous avons volontairement accepté la suzeraineté de l'Angleterre, mais nous formons un état distinct, à tel point que pal acte du parlement n'est suivi à Jersey s\u2019il n\u2019a la sanction de nos Etats.Nous avons nos droite et nos coutumes, et, comme au temps de Rollon, les citoyens lésés demandent justice en criant : ** Haro! haro ! mon prince, à l\u2019aide, on me fait tort.\u201d Certes ce langage est très digne et très fier, et l'on respecte un petit peuple qui montre tant d'énergie.*,* Vous savez que le haro ou clameur de haro était, dans la coutume de Normandie, un moyen d'obtenir promptement justice d'an grief au moment où il venait de se produire.On en faisait remonter l'usage à Rollon, c'était done l'appel à la justice da vieux duc de Norman- e.Larousse raconte à ce sujet le trait saivant : \u2014 \u2014 \u201c L'histoire à enregistré an cas de Aaro qui marqua d'un dramatique inoident les obsèques de Guillaume le Conquérant.L'illustre guerrier étai; mort à Rouen et allait être inhamé dans l'églix de Saint-Etienne de Caen, qu'il avait fait com truire.L'oflice était terminé, et l'on se préparait à déposer le corps dans le caveau fanéraire entr l'autel et le chœur.Un homme sortit alors de foule et jeta le cri de karo ° \u201c Cleros, évêques, dit oot homme, qui se nommait Asselin, oe terrain cat À moi ; c'était l'emplacement de la maison de un père ; l'homme pour lequel vous priez me l\u2019a pris de force pour y hâtir «on église.Je n'ai point vendu ma terre, je ne l'ai point engagée, je no | ai point forfaite, je ne l'ai point donnée , elle est 1, mon droit, je le réclame.Au nom de Dieu, je défends que le ccrpe du ravisseur y soit placé at qu'on le couvre de ma g'be.\u201d Tous les assistant confirmèrent la vérité de ce qu'Asselin venait le dire.Les évêques le firent approcher et convinrent avec lui d'une somme de 60 sous pour le livu seul de la sépulture, s'engageant à le dédommag:r équitablement pour le reste du terrain.\u201d *,* Cet Asselin était, convenez-en, un rude ga:l lard pour oser ainsi s'opposer à l'enterrement «le Guillaume, duc de Normandie, roi d'Angleterre, t l'on se demande encore maintenant comment ct humble normand a pu se permettre pareille chu.c.C-pendant, en y réfléchiseano an peu, on cow.prend que, Asselin, confiant dans son droit es dais la justice de son pays, savait bien qu'on ne pouvait pas impanément le léser dans ses intérêts.Le duc n'était que le premier des citoyens a pays, il n'en était pas encore le maître abec a, comme le roi n'était à l\u2019origine qu'un chef et nn un despote.Plus tard, les choses changèrent à :el point qu\u2019an bouleversement du vieux aystème «e- vint nécessaire.Le petit peuple de Jersey a conservé les viei:los traditions des origines du onzième siècle, et, cl.se curieuse, elles sont d'accord avec les principes vrais de la liberté actuelle *,* Ce nom d'Asselin est bien connu chez nous, il y a des Asselin depuis Montréal jusqu\u2019au bas do golfe, et je ne serais pas étonné d'apprendre que, de par leur origine normande incontestéa, ils sont les descendants de ce brave homme qui réclamait, il y a aix siècles, son droit, sa propriété, avec tant de force et da courage.La clameur du /aro devrait bien être adoptée n Canadas, mais cela ne ferait pas I'affaire des a o cate ! *,* J'ai an ami.C'est ami, j'ai eu l'occasion le vous en parler déjà, à mon grand regret il est vr .i, mais on n\u2019est pas maître de rien en ce monde, is même de ses amitiés.Quoiqu'il en soit, Puyjalon part \u2018 part pour e Labrador ! (\u201ceat l'état normal de ce brave garçon, ai: i que chacun sait, de gagner chaque année cette gion, absolument dédaignée jusqu'ici, que l'on », pelle le Labrador-Canadien.Je l'ai bien dit, dédaignée, et cependant rien plus injuste (ue cette épithéte appliquée à ce pay .Ni l'on en croit les sources nouvelles qui sourde: à chaque instant, cette terre méprisée est digne «: tout notre intérêt, de tous les efforts de notre i dustrie.Payjalon qui s'occupe depuis vingt ans de ct terres originales, nous le disait bien, et cependan nous ne voulions pas le croire ! mais voici que lv Anglais sont de son avis, puisque l'expédition d: Lorre dans l'intérieur de ce pays inexploré est e: voie d'éxécution, eb que ce cher ami, muni égale ment d'instructions spéciales pour l'examen de la côte du même territoire, après avoir passé pour le plus monumental des menteurs, va devenir le prototype de la sincérité.; Pauvre Payjalon ! Vingt années pour être crû ! *,* Donc, il une mission due endurance.art avec une mission sérieuse, Ï ses efforts, à son travail, à son L i | f - \u2014\u2014 Pour moi, je me félicite du choix de l'autorité intelligente qui a eu employer un pareil instrument.Je me délecte À l'avance des révits qu'il ne pourra se dispenser de nous faire à son retour et je avis certain que notre pays ne pourra que reti- ror grand profit des études eb des faite nouveaux qu'il nous révèlers.*,* J'ai entrevu ce pays du Labrador Cana- ion, pays rude, rocheux, inculte, froid, sans res sources apparentes, mais une des contrées les plus riches peut être de notre province, si un découvreur nous en signale les ressources.Point n\u2019est besoin d'être génie pour cela, mais il faut avoir cette science d'observation qui fait les hommes utiles d'un pays.Et puis quand je dis qu'il n\u2019est pas besoin d'être un homme de génie, j'ai tort, l\u2019homme de génie eat celui qui voit et dit quelque chose de nouveau qui fait du bien à l'humanité Le Labrador a été découvert depuis des siècles, personne n'en a encore va les ressources.Payjalon va-t-il les voir et nous les signaler.Je le crois.+,\u2019 Il no se passe guère de semaine ou l'on ne voit comparaftre en cour du Recorder des individus accusés d'avoir battu leurs femmes.En Allemagne où les faite de ce genre, sont tres communs, ou en est arrivé à adopter un systeme qui prodait, dit on, les meilleurs résultats et que l'on f-rait peut-être bien d'étudier chez nous.Apres que la sentence est pronon:ée, on n'emprisonne pas immédiatement les coupables, mais ils sont arrêtés chaque samedi soir, apr: leur semaine de travail, leur paie est remise À la tamille, et on les garde en prison jusqu'au landi matin, eb ainei de suite, jusqu'à ce que la condamnation ait été purgée.Le but de cette mesure est de permettre au délinquant de gagner, pendant la semaine, le pain de sa famille et de l'empêsher de dépenser inutilement son argent, Quoiquo allemande, cette loi peut avoir du bon.*,* Je vous parlais tout à l'heure des dix années du Moxnæ TLLUSRTE ; que de choses depuis dix ans.La lamière électrique qui chasse le gaz ! Les tramways électriques ! L'agrandissemens prodigieux de la cité de Montréal, qui va toujours de l'avant, s'étend, s'accroit et va bientôt englober toute l'ile.L'essor étonuant de nos journaux.La Presse égalant le tiragy du Str.Le Monde qui la suit de prés.Les routes qui se constraisent.Le Nord colonisé.Le fleuve peuplé de navires, le commerce qui s'étend, la population qui augmente ! Ht *,* Québe vient de perdre une cle ses grandes dames.La veuve du docteur Charles de Guise est morte samedi dernier.C'était le type de la dienne.Femme d'an savant et littérateur distingué qui a fait sa marque, c'était une charmante causeuse, qu\u2019on se plaisait à écouter et à consulter.C'hari- table, très instruite, elle crée un vide dans le monde Québecquois qui sait aimer, apprécier et servir son prochain.bonne et sainte mère C'ana- \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Tout politique digne de ce nom est un moraliste.Ceux-ci seuls \u201caspirent légitimement à gouverner les hommes, qui ont étudié le cœur humain.\u2014 O.Génanp.LE MONDE ILLUSTRE Jr 25 ER ARE ai MIWITES D'HISTOIRK KT DE LITTÉRATURE \"use Montréal, \u2014je l'ai déjà dit, mais je suis toujours heureux de le répéter, \u2014 aussi fais je tout en mon pouvoir pour la faire aimer.Le MoNDE |LLUsTRÉ est là pour le témoigner.Aujourd'hui, je viens mettre devant les yeux des profanes les noms des hommes et des femmes illustres qui sont nés clans la métro- Montréal a eu des enfants que nous devons Les pole.connaître, et dont nous devons être fiers.voi i, par ordre chronologique.1655 \u2014Le lu décembre, Charles de Longueuil, surnommé le Machabée de Montréal, gouverneur de cette ville et premier baron de Longueuil.1559.\u2014Le 16 avril, Jacques Lemoyne de Sainte- Helbne, mort glorieusement à l'attaque de Québec en [HY 1361 \u2014La 16 juillet, Pierre Lemoyne d\u2019Iber- ville, surnommé le brave des braves.Le plus grand homme de guerre qu'ait produit le Canada.1642, \u2014Jacques Testard de Montigny, \u201c célèbre dans les fastes «le la Nouvelle-France.\u201d\u2014 Jeanne Le Ber, célèbre recluse canadienne.1663.\u2014 Marie Barbier, depxième supérievre générale de la Congrégation de Notre-Dame.\u2014 Le 15 décembre, Paul Lemoyne de Maricourt, soldat valeureux, eut une large part des triomphes d'Iber- e 1561.\u2014Le 10 mars, François de Bienville, mort au champ d'honneur, à vingt-cinq ans.Marmette l'a immortalisé dans le roman qui porte ce nom pour titre.\u2014 Marie Catherine Charly dite eur du Saint Sacrement, quatrième supérieure de la Congrégation de Notre-Dame.[is \u2014Le 2: juillet, Joseph Lemoyne de Séri- gov, émule d'Iberville, mort gouverneur de Rochefort.1670.\u2014Le 22 septembre, François Lemoyne de Sauriolle, écrivain et militaire distingué.1676.\u2014Le 4 janvier, L uis de Châteauguay, officier d\u2019une grande bravoure, mourut à l'âge de dix-huit ans, à l'assaut da fort Nelson.Jis0,\u2014Le *= février, Jean-Baptiste de Bien- ville, gouverneur général de la Louisiane, fondateur de la Nouvelle Orléans.lxl.\u2014Le 11 septembre, Gabriel d'Assigny.Se coavrit «le gloire à la Louisiane.1us3,\u2014Le 17 juillet, Antoine de Châteauguay, gouverneur de Cayenne.15x9.\u2014 Elizabeth d\u2019Ailleboust, en religion, la mère Sainte-Croix, femme d'une grande vertu.1704.\u2014Le 8 février, Pierre Rigaud de Vau dreuil, gouverneur de Montréal.170.\u2014Le 10 juin, R.P Félix de Beley.Dernier eupérieur de l\u2019ordre des Récollets en Canada.1724 \u2014Le 15 juin, Jean-Baptiste Testard de Montigny.Soldat audacieux et d'une valeur sérieuse.1725 \u2014Chevalier Maurice Régis de Linctôt.Lieutenant des chasseurs au régiment de l'Ile de France.Ofticier de grande valeur.1730.\u2014Maurice Godefroy de Tonnancourt se couvrit de lauriers à l'Ile Bourbon.1738.\u2014Le !1 décembre, Pierre Guy.Se distingua dans l'armée française.Devint colonel de la milice eb juge après la cession.17434.\u2014Le 20 juillet, Mgr Pierre Denault, deuxième évêque de Québec, fondateur du collège de Nicolet.1747.\u2014Lovis Archambault, devint comte eb seigneur de Montréal, en France.1750 \u2014 La Ÿ mars, Marie Catherine, fille du chevalier Benoist, épousa à Bourges, Thomas des Colombiers, trésorier de France.1751 \u2014Le 16 octobre, Joseph Papineau, jurisconsulte canadien.3 1751-\u2014Le 6 avril, Jacques Grasset Saint-Sau- veur, littérateur qui s conquis une certaine céli- brité en France.1759.\u2014 Le 2 décembre, André de I'Echelle, capitaine de vaisseau en France sous l'Empire et les Bourbons.1763 \u2014Le 3 mars, Mgr Plessis, premier arche- vêôque de Québec.1765.\u2014Jacques Porlier, célèbre canadien de l'Ouest, devint juge en chef du comté de Brown.1770.\u2014 Louis Joseph d\u2019Eschambaault fat aide-de- camp du gouverneur Milnes et quartier-maître général de la milice, sous sir George Prévost.1774, \u2014Le 19 août, l\u2019hon.D.-B.Viger, publiciste et homme politique.1777.\u2014Le 20 juin, Mgr J.-J.Lartigue, premier évêque de Montréal.1782.\u2014Le 20 janvier (à la Côte des Neiges de Montréal), Michel Bibaud, un de nos premiers historiens.17R6.\u2014Le 3 novembre, Gabriel Franchère, fameux voyageur canadien.\u2014Le 7 octobre, Louis- J oueph Papineau, principal chef de la rébellion de 1837.1787.\u2014 Le 7 mai, Jacques Viger, premier maire de Montréal, antiquaire et écrivain érudit.\u2014 Le 14 octobre, l'honorable John Molson.1799, \u2014Le 10 juillet, Wolfred Nelson, fameux patriote de 1837.1794.\u2014En janvier, Robert Nelson, un des chefs de la rébellion de 1557.1796.\u2014Le 9 mai (à Saint-Laurent de Montréal).J.-B.Meilleur, savant distingué, surintendant de l'instruction publique.179%.\u2014Sir Wm.E.Logan, G éologiste.1200.\u2014Le 3 juiller, Hipolyte Guy, Cour supérieure.1501.\u2014L'honorable juge H.Badgley.103 \u2014L'honorable Smith, juge de la Cour du Banc de la Reine, dans le Bas-Canada.1505.\u2014Le :5 décembre, l'abbé J.-B A.Fer land, l'un de nor meilleurs historiens.1$10.\u2014Le + juin, comte G.René Saveuse de B aujeu, colonel, président de la société Saint- Jean-Baptiste, conseiller législatif.1815.\u2014Le ler avril, Charles J.Irvine Gran, cinquiéme baron de Longueuil.1x92.Le 5 septembre, Joseph Lenoir, poète de talent.1s24.\u2014En novembre, vain, et jurisconsulte.1x95.\u2014 Antoine, chevalier de Lotbinière llar- wood, avocat, député, adjudant général de la milice pour le Bas Canada.\u2014 Vers cette époque, le major Forsyth.vétéran de Crimée, décoré de la Légion d'honneur par l'empereur des l\u2019rançais.18:7.\u2014Le ?8 fevrier, Mgr E -C.Fabre, premier archevêque de Montréal.1528.\u2014 L'honorable Rodolphe Laflamme, ancien ministre de la justice au parlement fédéral, jurisconsulte éminent.1833,\u2014Le 3 août, écrivain.1N35.\u2014 Vers cette époque, -!-|:.-A.Boudrias de Morat aéronaute de renom.\u2014Mme R.-E.Lepro- hon, romancier.1846.\u2014Le 21 avril, le lieutenant Charles Mc- Kay fit bravement la campagne de Crimée.1841.\u2014H.-G.Vennor, fameux par sed prophéties sur la température et ses travaux d'histoire naturelle.F.R.G.S.F.R.S.juge de la Maximilien Bibaud, écri- R.-A.Harrison, légiste et +_+ + Ce travail m'a coûté plusieurs jours de recherches, et il a pu se glisser des erreurs de date quelques parts,jmais, somme toute, les noms sont là, et cela doit suffit pour prouver ce quê je disais au Loin des personnes qui nous sont chères, tonte demeure est un désert ed tout espace est un vide.\u2014 Pasquix. 4 \u2014 3 UN HEROS DE 1837 Jadis, à Saint Sauveur, vivait un vieux manchot, Alerte et vigoureux, qui se nommait Michaud.Beul jour gaguer le pain d'une grande famille, \u2014Six garçons en bas âge et de plus une fille\u2014 Le vieux travaillait dur, l'hiver comme l'été, Maloré le pride des ans et son infirmité.H habitait Québec depuis que les despotes Avaient de Saint-Denis chassé les patriotes.Attaché dès l'enfance aux longs travaux du sol, Vers l'étade son cœur ne prit jamais son vol Mais, en revanche, Dieu l'avait doué d'une âme Où sans cesse brûlait une vivace flamme Pour son pays, sa race et sa relig on Il détestait Colborne et la fière Aibion .Colborne ! A ce seul nom il fremissait de rage, Comme s'il eut reçu le plus sanglant outrage ! *\u201c Pourquoi, lui dis-je, un jour, entrez-vous en fureur Quand votre oreille entend le nom de ce vainqueur ?\u201d ** Vous appolez va nqueur ce meurtrier vulgaire Qui, par h force armée, arsataina naguère Les li-ros réclamant leur part de liberté Sur c3 sol où teur race avait droit de cité ?.Un vainqueur ?.Il ne fut qu'un monstre A face hamaine, A l'esprit orgueilleux, au cœur rempli de haine ! Sans doute il evt raison de ses vaillants rivaux Qui n'avaient pour lutter bien souvent que leurs faux.Vous demandez pourquoi je déteste ce reître ?Ecoutez ! Je n'avais qu\u2019un seul frère ; il fut traître, Hélas ! à notre cause.et ce fut ce soudard Qui transforma mon frère en un lâche moucha:d Soudain le vieux se tut, et des larmes amèrea Perlèrent un instant au coin de ses paupières.Ces tristes sou venirs avaient ému son cœur Et coloré son front d\u2019une vive rougeur.Mais, redreseant sa taille, il reprit d'un air sombre : ** Je saisis mon mousquet.et, me glissant dans l'ombre, J'allai prendre ma place, au champ de Saint-Denis, Aux côtés des héros par le malheur grandis ! Le lendemaia mata, les fils de l\u2019Argieterre, Commaudés jar un vieux soldat à l'œil sévère, Entraient daus le village avec de loards canons, En crachaut contre nous les plus sales jurona.Et parmi les Anglais je recoanus mon frère.Le misérable ! Alors, rugusant de colére, Je dis aux insurgés : Mort à tocs les tyrans ! Et honte au Canadien qui marche dans leurs rangs ! Aussitôt, l'arme au poing, nous divisant par groupes, Nous lar çons de partout des balles sur les troupes Qui s'agitent, ainsi que les flots en c urrour, Eu voyant le \u2018rs soldats succomber sous nos coups.J'avais déjà fait mordre à plusieurs la poussière Avec mon fier mousquet fumant comme un cratère, Puis j'allais désarmer mon frère\u2014ce Judas 1\u2014 Quand un éclat d'obus vint me briser le bras ! e + * * Mon frère avuit trabi ; moi je fus la victime.N'\u2019ir.porte ! Ah ! si mon sang avait lavé son crime, Je bénirais l'Anglais de m'avoir fait manchot Et tena sous les fers deux mois dans un cachot ! ane uensscconre0 0000280010 su c00 0200000008 en.¢* N\u2019avais-je pas raison d'en vouloir à Colborne ?S'écria le vieillard, en levant son front morne ! 25.© NOUVELLE ACADIENNE A BOUT 'ATTENDEZ pas que les cailles rôties vous tombent des nues ; cela ne se voit que dans la Bible.Encore est- il que les Juifs avaient juré ed tempêté à faire perdre patience à Dieu.Il ne faut mépriser aucun bon moyen et même ne pas craindre de brûler la politesse.Jeunes filles, n'attendez pas les adorateurs, ainsi qu'une petite bonne vierge dans sa niche ; so;ez honnêtes beaucoup et coquines un peu.Elle était pourtent gentille, mon Dieu, qu'elle était gentille, ce jour-là, surtout ; peut-être parce qu'elle était habillée de noir et qu'elle était triste.LE MONDE ILLUSTRE Les jeunes gens la disaient trop dévote, alors qu\u2019elle n'était que très honnête, et rentraient rarement, après une première visite, au salon de la rue Starr.A quoi pouvait-elle s'occuper les après-midi des dimanches, alors que ses amies se promenaient au parc, appuyées sur le bras de leurs cavaliers ?Elle éyrenait des chapelets, & Saint- Patrice et à Sainte- Agnès ; elle lisait ; elle sonlevait an coin de rideau et regardait passer les couples.Ev quand elle rabattait la tapisserie, le salon était noir, froid, monastique avec ses gravures de papes et d'évêques.Puis elle était seule, tellement seule, qu'elle n'avait ni pensée ni souvenir.Enfin, elle était moins que dorée, malgré des apparences de luxe propret.\u2014Viogt-aix ans et vivre de la sorte ! Elle s'était levée, les lèvres minces, l'œil soudain lamineax et les mains convalsivement enlacées.\u2014Si j'étais une femme légère, il y aurait bean temps.Elle n'acheva pas dans la crainte de pécher.\u2014Je suis à bout.je suis à bout ! Un saint Joseph en terre cuite trônait sur la tablette de marbre de la cheminée, une main faisant le geste de bénir ou de s'appayer sur an bâton qui n'était plus, l'autre tenant la tige d'un lis planté à ses pieds, dens l'attitude d\u2019un bon vieux jardinier qui cueille les fleurs d'un bouquet ! \u2014Je suis à bout.je suis à bout ! Droite, elle marche vers le pauvre Joseph, chauve, et lui tourna la fac3 au mur.\u2014J'ai pourtant prié assez longtemps et purement invoqué, brûlé des bougies en ton honneur et changé tes pots de fleurs aussi couvent qu'ils so fanaient.Je suis à bout.je suis à bout! Et le pauvre saint Joseph fat cloué aux arrêts, boudeur, le nez vers la cheminée.\u2014 Je suis à bout ! Elle se rejota sur le sofa, pleurante de colère et de vengean-e assouvie, et, comme elle redoutait les touches de la grâce et du repentir si elle voyait son saint disgracié, arrondissant pitoyablement ces maigres épaules, comme un écolier qui sent la verge, elle détourna la tête.Mais elle était à bout ; elle le savait et le sen tait trop pour lutter ; elle pleurait ces quatre mots malgré elle, et c'était effrayant.Pourquoi, honnête fille, n'avait-elle point de chance 1 En elle battait on cœur prompt à l'amoar, prompt 4 la mort.Elle n\u2019était pas laide, puisque le premier mot des rares jeunes gens qui l'avaient vua était : \u2018 Vous êtes belle.\u201d À qui s\u2019en prendre $Ÿ Aa monde ?On ne la connaissait guère, et ce n\u2019était pas beau d'une jeune fille de s\u2019exposer sur le marché et à l'examen public des trottoirs et des promenades.A ses parents | Sa vieille mère seule vivait, si vieille qu'elle ignorait qu'il existât pour les jeunes filles un sacrement sans lequel elles meurent à toute félicité.Ainsi, le ciel, elle n'avait rien que le ciel pour l'aider.C était assez, s\u2019il se fût montré propice.Pour être digne de ses faveurs, elle se gardait de mal dire et de mal penser.Puisqu'il était permis d'avoir un époux, il était loisible de le rêver bon, de le demander tout bas aux saints.Donc, elle avait épuisé toutes les ressources de aa foi droite et simple.Ne pouvant plus ostensiblement, inex- aucée dans ses vœux glissés sans rougeur en l'oreille des saints, une désespérance infinie, un dégoût d'être honnête \u2018et bonne l'avaient soulevée et écrasée, là, dans les larmes.Et si elle p'eurait, c'était autant à cause de ses insuccès que parce que la vertu, sa vertu n'était qu'un vain mot.\u2014 Je suis à bout.J'ai traité mon saint Joseph avec les égards eb les saintes terrears d'une croyante, eb il se tait ; il respire mes bouquets ; il s'éclaire béatement à la flamme de mes cierges et ne bouge pas, sourd, muet, aveugle et glacé.Que font les autres qui sont femmes comme je le suis 1 Elles enfoncent des aiguilles dans le mollet de saint Christophe ; elles dardent de broches et d'épingles son talon sacré ; sa jambe de pierre en est disséquée.C'est scandaleux ; mais, elles ont des maris Et, reportant son regard sur le bon Joseph aux arrêts, il lui sembla, avec son dos arrondi vers elle, qu'il riait en se cachant la face.Vrai, c'en était trop.D'un bond elle le saisit, par n'importe où, par la tête ; d'an saut elle était dans l'embrasure d'une fenêtre et, v'ian, dans le vide.Un bruit seo, l'aplatissement mat d'an corps contre un autre, eb le ori tout hamaia d'un homuis qui se sent perda monta jusqu'à elle : Mon Dieu Elle pâlit affreasement.Qu'avait-alle fait ! Saint Joseph avait parlé ! Piôte à défaillir, elle plongrs du regard dans larue.Un homme était arrêté, étanchant avec son mouchoir le sang qui coulait de sa main gauche Eble saint Joseph était ia, par terre, en bonne santé.Dans un clin d'œil, elle dégringolait les esca Ç liers : \u2014Monaieur, je vous demande mille fois pardon » c'est moi qui vous ai stupidement blessé.Entre, je vous prie, je laverai et banderai l'entaille.Et, tout en affirmant que ce n'était qu'une égra tigoare, le jeane homme la suivit.Combien humblement et doucement elle |.pansa ! Lo regret seul de sa faute égalait seu: l'empressement qu'elle mettait à la réparer.\u2014C'est an miracle, dit le jeune homme, que votre atatue ne soit point en miettes.\u2014Ma statue ! Elle l'avait ouhliée.; \u2014Las voici.Rien n'est brisé, à part le lis qui ne tient plus au sol.TI étais planté ; il semble | cueilli maintenant.Comment est-il tombé dans lu rue! \u2014Je ne ssurais vous le dire.Il ne m'a pa: échappé.\u2014Alore ?\u2014Ob ! c'est un secret ; je ne puis le dire main tenant.En partant, il laissa sa carte.\u2014Je vous donnerai des nouvelles de ma bles sure, dit il, si vous me le permettez \u2014Osi, oui, je suis désolée du mal que je vous a: fait, j'étais.Elle allait ajouter \u2018à boat,\u201d mais elle s'arrêta « temps et salua en réponse à \u2018\u2018l\u2019au revoir\u201d de l'é tranger.Rentrée au salon, elle remit son saint en place la face au jour, cette fois, et loi demanda pardoi.à genoux.La carte était sur la table ; elle lut : GEORGES GRANFORT SKCRETAHIAT DE LA MARINK Rue Plaisance, 5; Elle logea le petit carré de papier dans an pl: de la robe du bon saint Joseph et, plus calme, el: sortit.À + Georges vint d'abord ane fois, puis deux, pui souvent.Il était constant, il était bon.Vous devinez le reste.Un soir, il demanda : \u2014Dites donc, ma chère, comment saint Joseph sautait il par la fenêtre, certain jour 1 \u2014 Nous avions eu une scène.J'étais à bont.\u2014Quel était le moti: de votre querelle ?\u2014 II s'entêtait à ne pas me faire la surprise d\u2019un mari.\u2014Alors, tu le jetais à la porte, et si violemment qu'il se vint cogner contre moi en me cassant le bras et ne se faisant rien à lui ! \u2014Oh ! \u2014On a réparé cela.\u2014 Nous sommes bons amis, désormais.\u2014Chère femme ! \u2014Cher Georges ! Pauvre saint Joseph | Il n\u2019est jamais trop matin pour mettre l'homme à l'école des devoirs.\u2014ComPa YRÉ.Un grand bonheur passé est comme une lumière dont le reflet se prolonge sur les espaces mêmes qu'il n'éolaire plus.\u2014 Fr Guizor. LE MONDE ILLUSTRE 5 \u2014 MONTREAL.\u2014 INCENDIE DE LA MAISON LAPORTE « MARTIN D'aprea un croquis de Edmond-J.Massicotte) Nous publions une vue du grand incendie qui vient de détruire l'important établissement de MM.Laporte et Martin, épiciers en gros, coin des rues Notre-Dame et des Seigneurs.Le feu s'est Jéclaré vendredi matin vers | heures et la vue que nous publions a été prise vers huit heures da matin.Le vaste édifice avait cinq étages et est comp'ètement détruit ; pertes, 3200000 couvertes partiellement par les assurances.La banque des Marchands, d'Halifax, MM.MeDoft, architecte, Larose, agent d'immeubles, et un bureau de poste étaient également installer dans l\u2019édifice.On n\u2019a pas en, heureusement, à déplorer d'accidents, quoique nos braves pompiers aient couru les plus grande dangess pendant ce terrible incendie.LINDIFFERENTISME LITTERAIRE AU CANADA L est un vice qui, par son extension rapide et par ses conséquences funestes, détruit chez un peuple tout ce qui LS as) N est noble, grand et beau.A ET bye Comme le flot écumenx de la mer \u201chy > \\ rongeant petit à petit les rochers de Bete: la rive, co mal dévore les meilleurs EPS fruits de l'intelligence, et cela avec GIR une insatiabilité inquiétante.Nous voulons parler de l'indifférence en matière littéraire.Tl nous est complètement inutile de faire l'apologie de la Littérature, d'en montrer les divines origines et la haute mission, d'en raconter les phases remarquables et d'en admirer les gloires si pures, mais nous ne pouvons cependant nous empêcher de dire que la Littérature est le miroir qui reflète le plus fidèlement les actes bons où mauvais de toute nation, et qu\u2019elle lui est & ce titre un complément nécessaire.Chaque peuple a son histoire, eb on se serv pour la raconter d'un ordre d'idées imprimées avec clarté, tel est le rôle de l'historien.Celui-ci reçoit de la Littérature les moyens dont il se sert pour exalter les gloires de sa patrie, et sous les yeux de sa bienfaitrice, il écrira des pages immortelles eb toutes brûülantes de l\u2019amour du pays natal.Souvent l'homme a besoin d'épancher ses tris- esses et ses chagrins ; son oœur est comme une coupe qui, trop remplie, déborde.La poésie, entendant ses plaintes, volera vers lui, le couvrira de son manteau tout brillant d'or et de pierres pré- cieusee, et lui fers boire une liqueur suave et divine qui répandra dans tout son être comme une vie nouvelle, une ardeur jusqu'alors méconnue.L'histoire et la littérature ne sont que deux parties de cet ensemble sublime qu'on appelle la Littérature, et cependant les siècles passés sont là pour attester leur puissance et leur souveraineté sur les actions des peuples.Homère chez les Grecs, Virgile chez les Romains, et Moise chez les Hébreux sont les trois personnifications littéraires les plus parfaites de l'antiquité ; tous trois ont paru à la naissance de leur nation respective, et une même poésie, une même parité de sentiments et d\u2019idées se trouvent dans leurs ouvrages, malgré leur différence de cultes.Ceci établi que la littérature est nécessaire à la formation et à l'existence de toute société et que chaque individu trouve en elle la force et la paix qui lui manquent, concluons en disant que tout ce qui tend à arrêter la pratique et les progrès de cet art divin doit être renversé et brisé.Or le vice que nous avons signalé au commencement de cet article empêche parmi nous l'extension de la Littérature et cause au progrès de notre nationalité un tort qui dans quelques années deviendra irréparable.Donc que tous ceux qui se sentent remplis du feu de l'enthousiasme et qui rendent à l\u2019Art un culte d\u2019admiration livrent une guerre acharnée à l'ignorance.Tl est temps, grandement temps, que nous élevions la voix, et que nous disions à la multitude : \u201c* Prends garde, l'ennemi est là !\u201d Et cet ennemi, bien plus dangereux qu'on ne le croit, c'est le mauvais goût, c\u2019est l'amour de l'or, c\u2019est l'intempé rance, en un mot, l\u2019abrutiseement absolu.Notre nation, née sous l'égide puissante de la Foi, a grandi avec une force étonnante et toute providentielle ; la croix que planta Jacques Cartier sur la rive du grand fleuve a coavert de eon ombre protectrice les premiers établissements des colons, et le sang répandu de nos courageux missionnaires a rendu sainte cette terre à laquelle nous avons voué un amour éternel.Nos premiers pas dans la voie du Temps ont laissé des traces ineffaçables, et à peine trois cents ans sont-ils disparus dans le gouffre mystérieux de l\u2019Eternité, que déjà la Gloire vient à nous, radieuse et brillante, pour nous conduire vers le temple sacré de l'Immortalité.otre passé, qui fat grand, nous présage an ave nir plus grand encore, eb nous avons le droit de nous confier à ses nombreuses promesses, si toute- tois nous savons profiter du présent.La manie de politiquer À tort et à travers, le mauvais goût du peuple, la critique grossière et malhonnéte d'un trop grand nombre de nos journalistes, de ceux surtout qui ne reconnaissent chez leurs rivaux ou leurs adversaires que l\u2019individualité seule ; les dissentions regrettables qui surviennent trop eouvent entre les ministres de la paix et de l\u2019amour et les mandataires de l'autorité civile, discordes d'où résultent toujours de fà- cheuses conséquences ; les questions de races suscitées simplement dans un but politique ; les ravages de plus en plus rapides de l'anglicisation, mal que nous semblons prendre plaisir à répandre par nos actes : la jalousie basse et incompréhensible que nous portons à ceux qui, parmi nous, s'élèvent au- dessus du commun par la seule force de leur travail : le langage anglo français que nous parlons at qui n\u2019a avec le français si pur de Corneille et de Racine qu\u2019une parenté lointaine ; l'amour effréné du luxe, la fièvre de l'or, tels sont les traits les plus frappants de la présente époque.En voyant ce triste état de choses, n\u2019avons-nous pas le droit de craindre pour notre avenir 1 L'héroïsme de nos pères, la gloire de notre passé, notre titre de Français et de catholijues, tout nous oblige de réagir dès maintenant contre la situation actuelle ev de détourner, par des moyens invincibles, ce courant dangereux qui nous entraînerait infailliblement dans l'abîme de la honte.Et quels sont les remèdes 1 Donner aux lettres et aux arts l'encouragement nécessaire, en établissant de grands concours littéraires et artistiques eb en créant, dans les principales villes, des bibliothèques publiques où le peuple, trop pauvre pour s'abonner aux revues et acheter des livres, ira s'inetruire et développer ainsi chez lui l'amour du Vrai, du Bon et du Beau Nos voisins, les Américains, sont plus pratiques que nous : tout en donnant à leur industrie et à leur commerce un intérêt majeur, ils ne négligent pas néanmoins les travaux de l'esprit et établissent en conséquence ça eb là des institutions pleines de sève et d'avenir où la littérature et les beaux-arts abandonnent libéralement leurs trésora inestimables à ceux qui les cherchent et les apprécient.Dans des villes qui comptent tout au plus cinq à dix mille habitants la bibliothèque publique existe et est ordinsirement très fréquentée ; c'est que les Américains comprennent qu'une nation ne peut prétendre à devenir grande si elle ne rend pas l'intelligence les honneurs eb les hommages qui lui sont dus.Montréal, une ville d'au moins deux cent mille âmes, ne possède qu'une seule bibiothèque publique et encore se soutient elle avec beaucoup de difficultés.L'Institut Fraser est une institution anglaise et est conséquemment de pou d'utilité aux Canadiens- français ; cependant ces derniers composent les trois quarts de la population de Montréal.N'est-ce pas là an signe évident de notre indifférence pour l\u2019Art1 C'ertes la création d'une bibliothèque publique exigerait de nous de grands racrifices, mais quand l'intérêt général le commande, hésiterions-nous | E:tce que Montréal, qui possède des revenus énormes, ne peut créer après plus de deux cents ans d'existence ce que des petites villes américaines, nées d'hier, ont pu établir | Si nos citoyens comprenaient l'importance pratique de ces bibliothèques publiques et savaient encourager les travailleurs de l'Art, notre ville prendrait bientôt un cachet littéraire et artistique que lui envieraient bien des villes du vieux continent, car le sol est riche, eb cultivé quelque peu, il produirait des fruits merveilleux.$0 13.9 7 * == \u2014\u2014 JR pre = eat, * a EE apie.~~ A RSS 3 .3; R xs A) = 74.ion Sv = = PSS, PE = ; pe îx 6.+ pe Sa aR F2 ts Ve : N Sh X > a - zy 20 #82 ee 3 7 f ry a XN ey Cr SN Te a ez a= NA Cp = AN\" | 4 x 2 + AC 2\u201d jo onl = yy § =: mm + vas + À LAS 44 = he a és eh =] it NS = Se = ENG 3 = LÀ 5 A Ty.?#4 1 * tr 4 SP STN $ QUE, ¢ 29° LF 4 £a Fes 3 oy oar oN x: > $ ou = \u201cx ; = cam \">.LN A = A fr oo > Ÿ ; J y LIEN =3 f ~a We Samoa hd a =.ha x ss es $, < +X os fa z a ES SE eee \u201cI bs AN w em mate 23 7 D \u201c+, 24 w ee.a a RE =\u201d 4.eu PA A Ÿ + 4 2 od «a» | iw ; À _ ; - = et nd rs, ~ \u201c2, i: sé 3 - > \u20ac ered if > Se vv x J \u201cty 4 a t oe °C wr oF i Tag, ES = 3 » CHP =: 54 ES no A x ®t 2 ay | = ER 7} \u201cHE Sea La x.\\ : #4 a = = 3e A.* y Le ree / ¥ pi J oo Mos pedi ae Bm 5 reife = ~~ À Le \u2018 = & pal *\\ YS ess = + oH rd Cl 1 3 PE à 37 §; 3 ® 57 mm pb}, den 481 FO ou Er 57, hs MRT os = (\u201d 7 1 Ye EY \u20ac 8 | = ES pes + Zor HA WN sp t 4 = 4 iH ; NE T= a a / A 4, = 3 1; BN ¥ A = 74 = pe Rd i Ze Ts SE =o ance Aaa hr - 5 SG 4 i Ta My ax ~~ Pes Pr, rel pt ea k bt er = æ\" = ex 7 0 + te of 4 he Sor See, pe ma > Lu Er [RL] > 2% a Fu - E =e presque 3 \u2014\u2014 = pi Cem res Eel i ~ ad < oo?\u2018a LE +\" ce Fa yr a Te ord D a = gl «7 £7 = 3 i if 54 i LS és PRINTEMPS + W ant A ps ae ET so) PP N D> ep: i > wo A A = >, out À i! 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