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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 7 avril 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1894-04-07, Collections de BAnQ.

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[" - LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS : 10us ANNÉE, No 28 -BAMEDI 7 AVRIL 1894 ANNONCES : Mnen, 83.00 - - - Stx mois.8140 \u2014 -\u2014\u2014-.- ee La ligne, par insertion - - - - - 10 cents Quatre mois, 51.00, payacie &'avanes SEATHIAUME & SABOURIN, PROPRISTAIRES.Insertions subséquentes - - - - Gomte Vends dans les dépôts - - 5 omnés la copie BUREAUX, 40, PLACE JAOQUES-CARTIER, MONTRÉAL.Tarif epécial pour emnonees à long terme « =\u2014 RT Re === == sr 727 mm fp I ney a 13 i hi 5 To ce Us > MONTREAL\u2014INTERIRUR DE LA CATHÉDRALE BAINT PIERRE YU DR LA PORTE D'ENTRÉE.\u2014Photo.J.-N.Laprés 678 \u2014 \u2014 LE MONDE ILLUSTR MONTREAL, 7 AVRIL 16894 BOMMAIRE Tuxre.\u2014Entre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014Les fils de roi.\u2014 Carnet du \u2018\u201c\u2018 Monde Illustré.\u201d\u2014Soirée de Gala (avec gravures), par Joseph Genest.\u2014La cathédrale de Moatréal, par P.Colonnier.\u2014 Nos gravures : Lord Rosebery ; L'emperenr François-Joseph ; Béhanzin et ses femmes.\u2014Les cœurs inhumés, par Raoul de Tilly.\u2014 Poésie : Le petit doigt de maman, par Victor de Laprade.\u2014 Le sacrifice, per Fernand Beissier.\u2014 Ne mang« z pas vos ongles, par Francisque Sarcey.\u2014 La gare de l'Est (avec gravure).\u2014 Chuses et autres.\u2014 Feuilletons : En Famiile, par Hector Malot ; Les Mangeurs de Feu, par Louis Jacolliot.Gravrres \u2014Montréal : Iatérieur de la cathédrale Saint.Pierre vu de la porte d'entrée , vu du côté est et vo du transept.\u2014Behanzin et ses femmes \u2014 Portraits : Lord Rosebery, président du conseil des ministres d'Angleterre : Sa Majesté François-Joseph, empereur d'Autriche \u2014Gravare du feuilleton.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS Ls Mowps ILLUSTRA réserve à ses lectears mêmes l'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses cliente, du montant ainsi économisé, Les primes mensuelles que notre journal peut, de vette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, $3, $4, $5,810, 815, $25 ov $50.uy ous sonstituons par là, comme les zélateurs du ONDE ILLUSTRA, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le mère pieds de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi de ehaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.aucune prime ne sera payée après les 30 qui suivront chaque tirage | fours NOS PRIMES LE CENT-DIX-HUITIÈME TIRAGR Le cent-dix huitième tirage des primes mensuelles du MoxDR ILLUSTRÉ (numéros datés du mois de MARS), aura lieu samedi, le 7 AVRIL, à deux heures de l'après-midi, dans nos bureaux, no 40, Place Jacques-Cartier.Le public est instamment invité à y assister.CINREN A fillle, si je plantais des fèves devant toi, daus la terre, eb si je les faisais pousser en une demi-heure où trois quarts d'heure à une hauteur de deux ou trois pouces, que dirais- ta \u2014Papa, si je ne te oon- naissais pas aussi bien, je dirais que tu es le diable.Telle fat la réponse que me fit ma fille, l'autre jour, après la question ci- A tée, et je vous avoue que étonné, i eat .d n'en fus a0 lemons car est assez d'arage, en notre e mettre le diable à toutes los sauces et de Taf attribuer la paternité des choses que nous ne oom- prenons pas tout de suite.C'est un moyen bien simple de ne pas se fati.LE MUNVE ILLUBTEA \u2014 \u2014 guer l'esprit à rechercher les causes des effets que nous constatons sans en saisir la raison.*,* Nous vivons cependant dans sn siècle où l'on aime à se rendre compte de tout et od l'on veut connaître les parceque des pourquoi, et c'est gros & ce besoin de savoir que l'on commence à voir un peu clair dans une foule de cas étranges qui stopéfient aa premier abord.Les Hindous ont depuis longtempe, comme vous le saves, fait l'étonnement des Européens, par les choses merveilleuses qu'ils exécutent sans qu'ou ait pu, pendant longtemps, pénétrer leurs sec ets ; témoin l'arbre mystérieux, l\u2019homme auspendu en l\u2019air sans support, l'escalade du ciel, eto, etc.Dans le premier cas, un Hindous, généralement un Fakir, opère en pleine lumière, sur une place publique.Devant la foule qui l'entoure à distance respectuense il fait an trou dans la terre, y dépose un fruit et bientôt vors voyez s'élever un petit arbre qui grandit, grandit jusqu'à cinquante où soixante pieds, «e couvre de fleurs et de fruits.Et cela devant cent, deux sents personnes, sans appareil quelconque, le fakir se contentent de parler à haute voix et d'expliquer ce qui va se passer.Au bout de quelques instants, l\u2019arbre devient moins distinct, puis diaphane et enfia disparaît, Certains voyageurs ont même touché l'arbre et sont montés dans ses branches.Puur beaucoup d'Earopéens témoins de ces fais, il n\u2019y avait qu'une seule explication, celle de ma fille, c'est que ces fakirs sont possédés du diable.*,* Dans le second cat, le fekir s\u2019élève à huit ou dix pieds du so}, à l'aide d\u2019une échelle, et se couche sur une autre plaoée horizontalement sur la première.On retire les échelles et l'homme reste suspendu, sans qu'on puisse se rendre compte de la force qui le soustrait aux lois de la pe:anteur.Les spectateurs passent sous lui et ne peuvent découvrir aucun support.C'est aussi merveilleux que l'arbre.*,* L'escalade du ciel ve fait aussi en plein air, au grand jour, en public.Le fekir se place au milieu des spectateurs, leur montre une corde solide, d'un bon diamètr,e d\u2019une quinzaine de pieds de longueur, et dit qu'à l'aide de oette corde il va monter au ciel.Tenant une extrémité dans la main gauche, il jette l'autre bout de la corde en l'air de la main droite.Chose étrange, la corde reste droite, comme un wat ¢b.'cn voit le jongle:r s\u2019y surpendre à la force da poignet et monter vivement.Au fur eb à mesure qu'il monte, la corde s\u2019allonge, s\u2019allonge constamment.L'homme devient plus petit, diminue encore et finit par être an point qui se perd dans la nue.A terre, plus de fakir, plus de corde.Tout a dispara.Evidemment, c\u2019est un possédé du diable ou le diable lai-même.*+* Le diable n\u2019a rien à faire dans tout cela, \u2014 tout au moins, je le crois, jusqu'à preuve contraire,\u2014et voici pourquoi je mets le diable de côté.Parmi les voyageurs, instraits et dignes de foi qui ont été témoins des faits étranges que je viens © vous raconter, se sont trouvés certains acep- tiques, ou plutôt certaines personnes qui se sont dit que, peut être, tout cela pourrait être le résultat d'an \u2014comment dire\u2014magnétisme quelconque, qu'on l'appelle svggestion, force biologique, télépathique, qu'importe, mais 4 coup sir de I'inflo- ence de l\u2019homme sur l'homme.Or, voici qu'un de ces voyageurs vient de nous dire des choses qui jettent une certaine lumière sur la manière d'agir des Hindous, Ils nous hypnotisent, voilà tout ! *,* Avez-vous assisté à une de ces représentations comme il s'en donne souvent à Montréal, et le souvenir de Camberland, de It: yaolds, de Mme de Monttort eb autres est-il sorti de votre mémoire rfaitement que nb oroire & Non, alors vous vous souvenes ces\u2014appelons-les ms gaéciseurs\u2014 certains sujets qu'ils étaient sur l\u2019eau, qu'ils avaient le mal de mer, qu\u2019ils bergaient un enfant, qu'ils en voulaient à quelqu'un, qu'ils étaient peintres, poètes, musiciens, eto., etc., bref, tout ce qu\u2019ils n'étaient pas Et ces \u2018 sujets \u201d agissaient, allaient, faisaient, crialent, parlaient, pleuraient, risient, selon la suggestion de l'opérateur, au grand divertissement des apecteteurs qui les connaissaient parfaitement.Au reveil, c'est-à dire quand l'inflaenoe, la sug- tion cessait, ils étaient tout étonnés, énervés, atigués, harrassés.Tt y a plus d'an exemple de ce genre à Montréal.*s* Eh bien, il paraît que ces fakirs prooddent à peu près de la même manière.Ils nous hypnothisent, nous magnétisent, nous suggèrent \u2014 puisque le mot est passé dans la langue, en ce sens cabalistique\u2014et c'est là l'explication des phénomènes constatés.L'arbre de l'Hindou n'existe pas, on le voit parceque le fakir le veut, a de l'influence, une inflaence télépathique sur vous, mais ceux qui sont réfractaires son poavoir\u2014celai du fort sur le faible\u2014ne voient rien du tout, eb rient de vos visions.Ceci est telloment vrai qu'un Anglais qui a vu, touché l'arbre mystérieux, nous dit candidement et de bonne foi que deux officiers français qui se trouvaient près de lui, quand l'expérience fut faite, n'ont pes vu d'arbre, mais ont très bien aperçu le fakir qui se faufilait dans la foule et disparaître.*,* Cette preuve est contestable, je le sais, bien qu'elle se soit renouvelée souvent, mais en voici ane aatre plus concluaive.Un voyageur, anglais toujours, se défiant de lui mêms, emmeos son groom pour assister à expe rience.Ledit gruom était armé d'un appareil photographique, Kodack perfectionné, permettant de prendre une poss par seconde.En, au moment où l'arbre apparaissait, il dit à son valet : \u2014Ta vois l\u2019arbre, photographie, presse sur le bouton ; il grandit, presse encore et ainsi de suite pendant quelques minutes.Certes, si l'arbre existait, on pouvait, on devait en avoir la photographie.On revint au logis, les plaques farent dévelop- pécs, on reg+rds.\u2026.La foule était là, le fakir aussi, mais d'arbre.point.Pas d'arbre ! C'était an cas de suggestion, 'de télépathie, d'hypnotisme, toud ce que vous voadrez, mais d'arbre.point.*,* Ebmaintenaut, revenons-en aux fives que je pourrais planter et faire pousser en une demi heure.Ces fêves qui pourraient faire croire à une fille que je suis le diable.Il paraît\u2014car je n'ai pas fait l'expérience \u2014que Ia chose est bien simple ; je copie la recette d'une revue anglaise : lo Prenez une caisse au fond de laquelle vous mettez un pouce d'épaisseur de chaux vive, vous recouvrez de terre, six pouces ; Zo Vous préparez des fêves, c'est-à-dire que vous les faites tremper dens l'eau jusqu\u2019au point de germination ; Jo Vous mettez les fêves préparées dans votre poche ; 40.Au moment d'opérer, vous mettez où vous faites mettre en terre, dans la caisse, les fêves germées, puis vous priez ane personne quelconque d'arroser avec de l'eau tiède.L'eau arrive à la chaux vive, provoque an dégagement de chaleur violent, le germe prêt à sortir se dégage, s'élève, pousse, monte et.épate les bourgeois, comme disent messieurs les ansrobistes.Je les appelle messieurs, car il faut toujours être bien avec tout le monde.C'est ce que j'ai lu, eb je vous conseille d'en faire l'expérience, ne fat-ce que pour espatrouiller votre bedeau * ,* Réclame stupide et fausee : n fabricant d'allumettrs pablie l'annonce suivante : \u201c Certains marchands essayant quelquefois de vendre des allamettes françaises de qualité inférieures pour celles do X .(lo nom du fabricant).Refaces les.etc.Ces deux lignes sont abeurdes.L'individu qui les publie ignore sans doute qu'en France, c'est le gouvernement qui a le monopole de la vente des allumettes et qu'on n'en exporte pas au Canada.Il est donc parfaitement inutile d'essayer de venir déprécier les marchandises françaises même sous forme d'allumettes.La supériorité des articles français eat da reste asses bien établie pour n'avoir pas besoin d'être affirmée une fois de plus.*,* La réclame intelligente à copendant da bon ; témoin l\u2019aneodote suivante\u2014asssi vraisemblable qu'elle n'est pas vaie\u2014racontée par un américaia : Il était une fois un jeune homme que son père avait envoyé à la ville pour y vendre des ponmes de terre.Après avoir porté son sao toute la journée, sans rien vendre, il revint éreinté à ls maison jeta le sac dans un coin et dit : \u201c Personne ne m'a demandé de pommes de terre Un seul individu s\u2019est enquis de ce que contenait mon sac, mais je loi ai réponda que oela ne le regardait pas.\u201d Dans la même ville se trouvait un gentilhomme de couleur \u2014un nègre, si vous le préféres\u2014qui s\u2019en allait par les rues, en criant à tue tête : \u2014Poisson | Poisson ! Poisson frais ! | \u2014Allez-vous finir ce tapage 1 cria de sa fenêtre une dame exarpérée.\u2014Vous m'aves donc entendu, madame { \u2014Eatendu ! mais on peut vous entendre & un mille d'ici.\u2014C\u2019est justement os que jo vemux.Poisson ! Poisson ! Poisson frais ! ! \u201d Ce nègre comprenait le valeur de la réclame \u2014 et, le soir, toute sa marchandise était vendue.*,* Regrets mutaels : adame.\u2014Qua les hommes sont donc heureux ! oh, que je voudrais ètre homme ! Monsieur \u2014Oh ! Si tu pouvais le devenir ! CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRÉ \" Mgr Bégin est parti de Québec, jeudi dernier, pour Rome.+ * Nous apprenons avec plaisir que le journal La Croiz de Montréa', est devanu quotidien.Nous souhaitons à notre rympathique confrére un suocds toujours croissant dans son entreprise.++ On étudie en 0 moment, à Paris, au ministère de ls guerre, Je dédoublement du ler corps d'armée, qui aurait à supporter le premier choc dans le cas fort probable où, la geerre étant déclarée, les Allemands envahiraient la Belgique.+ Ye Le bruit court que, d'après certaines paroles prononcées par l'hon.M.Foster, ministre des finances, il y aurait lien de s'attendre à des élections générales, pour le parlement d'Ottawa, l\u2019au- somne prochain.LE MONDE ILLUSTRE M.Henri Chamel, riche commerçant français, vient de mourir et a légué, dans son testament, une récompense de $100 au premier soldat français qui s'emparera d'an drapeau ennemi dans la prochaine gaerre.+.+ Une dépêche de Londres annonce que lord Rose- bery, le sucoessear de M.Gladstone, doit épouser prochainement la princesse Maud de Galles, On ajoute que la reine et le prince de Galles ont donné leur consentement à cette union, et que la nouvelle sera sous peu officiellement confirmée.* 8 * On annonce que l'honorable de Labruyère, de Saint Hyacinthe, président du Conseil législatif, sers nommé surintendant de l'instruction publique, en remplacement de l'honorable Gédéon Ouimet qui seraitmis à la retraite.Oa ajoute que I'honorable M.Starnes, sucoéderait à M.de Labrayère comme président du Conseil.e + * Le 25 mars a eu lieu, à Santander, les fané- railles des dix-huit malheureuses victimes de l\u2019explosion dont nous parlions dans notre dernier carnet.Au retour da cimetière, la foule a\u2019est ameutée et a lancé des pierres contre les bureaux de ls compagnie à qui appartenait le navire coulé, et qu'on semble vouloir tenir responsable des affreux malheurs qui ont résulté pour la ville du terrible accident survenu en novembre dernier.* » + Les Petites Lectures Canadiennes \u2014Tel eat le titre d\u2019une charmante petit revue populaire, publiée per la Maison de la Bonne Presse, rue St-Gabriel, Montréal.Cette revue, écrite par des amis dévoués de la classe laborieuse, sous la direction de Jean Lefranc, est, sans nul doute, appelée à faire beaucoup de bien.Elle parait tous les quinze jours et ne coûte que 25 centins par année.Tout le monde voudra \u2018y abonner.* Tous les journaux canadiens sont heureux d\u2019annoncer à lears lecteurs que M.Joseph St Charlee, peintre canadien-français, à été admis au concours des artistes-peintree, au Salon de Paris.M.Saint- Charles eat le neveu de M.le président de la banque d'Hochelsga ; il suivit d'abord, à Montréal, les cours de M.l'abbé Chabert qui, devant les rapides progrès du jenne homme, lui conseilla d'allez à Paris, ce qu\u2019il St en mars 1888.Admis à l'école des Beaux Arts, il étudia anna Gérôme et Benjamin Constant, et en janvier 1891 il obtint la médailie d'or décernée par l'Ecole, et fat mis hors concours.Ces brillante débuts viennent d'être couronnés par l'admission des œuvres du jeune artiste au prochain Salon.+ + +* Mardi de la semaine dernière a eu lieu au Cercle Ville-Marie la conférence l'adieu de monsieur le chanoine de Montigny.L'orateur distingoé s, pendant près d'une heure, charmé son nombreux auditoire, par l'attrait de son éloquence ; s\u2019adressant surtout à le jeunesse, il à cité comme modèle du jeune homme le célèbre Garcia Morenn, libérateur de son pays, qui, dans son dernier cri, résuma ainsi l'opinion qu'il avait si vaillamment soutenue toute sa vie : Liberté pour tous, excepté pour les méchants ! Au nom des catholiques de cette ville, sir Alexandre Lacoste a remercié l'orateur du dévouement dont il a fait preuve durant cette longue prédication du carôma qu\u2019il à si glorieasement accomplie.Le Cercle Ville-Marie, qui fait toujours bien les choses, a ensuite donné avec tout l\u2019entrain qu'on lui connsit, une amusante opérette : Les deux aveugles, et Un programme excellent de musique instramentale et vocale.Inutile de dire que ses efforts ont été oouronnés par les applaudissements 679 de l'élite de le société montréalaise, qu'on est tou- ours rûr de rencontrer dans la du Cercle ille-Marie.LK J +.Dimanche, le 25 mars, comme nous l\u2019avions annoncé, a eu lieu l'inauguration de la cathédrale Saint-Pierre.Une foule immense était accourue sous les voûtes da nouveau et magnifique temple.La cérémonie était vraiment imposante ; Mgr Fabre, assisté de M.le grand-vicaire Bourgeaalt et de MM.les chenoines Leblanc, Archambault, Vaillant et Savariat, offi sisiv pontificalement, et à donné à la multitude des fidè'es Ja bénédiction papale.C'est M.le chanoine Brachéai qui avait été chargé de la tâche délicate de prononcer le discours de circonstance, et il s\u2019en est acquitté à merveille.Nous regrettons de ne pouvoir donner à nos lecteurs un aperça de ce discours, qui constitue une pièce remarquable d'éloquence sacrée.Las vêpres, dans l'après-midi, ont également été célébrées solennellement.et M.Dunnelly à prononcé le sermon en anglais.Dimanche dernier a eu lieu une autre fête imposante à ia cathédrale : on y à célébré le vingtième anniversaire de l'élévation de Mge Fabre à l\u2019épiscopat.Sa Grandeur officiait pontificalement.Comme on le voit, le nouveau temple s'ouvre sous les plus heureux auspices, et ses voter, à la blancheur virginale, ne pouvaient frémit pour la première fuia sous de plus nombreux chants d\u2019ailé- grease | LR J + PETITE POSTE EN FAMILLE \u2014MIle H.T , Ottawa, \u2014Reça votre petit morceau que nous soumettons à la réaction.M.Carl B.\u2014 Veuillez nous envoyer votre adresse pour que nous puissions correspondre avec vous, P.G., Lévis.\u2014Reçu vos manuscrits dont nous ferons le meilleur usage possible.L.P.\u2014Impossible de publier votre poésie.LES FILS DE ROI La fatalité semble peser eur les héritiers \u2018 di- recta \u201d des couronnes de l'Euro Le fils de Louis XII meurt mystérieusement ; S n petit-fils, le duc de Bourgogne, meurt dans les mêmes circorstances ; Le dauphin, fil: da Louis X V, meurt jeune ; Le fils de Louie X VI meurt enfant, aa Temple ; Le duc de Berri, fils de Charles X, es0 assassiné par Louve).Le file de Napoléon Ier meurt à vingt ans, sur la terre d\u2019exil ; Le duc d'Orléans, fils de Louis-Philippe, meurt à la suite d\u2019ane catastrophe terrible ; La fils de Napoléon II[ meurt sous la sagaye des Z valous, à l\u2019extrémité de l'Afrique ; Le fils d'Alexandre II meurt prématurément à l'âga da vingt deux ans ; L'archiduc Rodolphe.héritier de la couronne d'Autriche, meurt mystérieusement ; Le roi des Pays-Bas perd successivement ses devx fils ; Léopold IT, après avoir perdu son fils, assiste à la mort quasi soud sine de son neveu et héritier de la couronne, le prince Beaudoin.Enfin, la reine Victoria perd son petit-fils, fils aîné da prince de Galles, héritier de la couronne.Il faut être d\u2019un parti, d'une coterie et quelques fois d'un homme.\u2014 Hkwri BkcQUE.Les sièc'es passent, les hommes chav gent ; seule, la science de mal g>uverner Dorin eb encourage les philosophes dans la j:ie de ne rien être \u2014FR.Macwarp.Que tout ce qui est véritable, bien-séant, juste, pur, aimable, vertueux et digne de lowanges, soit l\u2019objet de vos pensées.Ne tenez pas pour vrai tout oe qu'on entend dire.\u2014Pasquin.mans aR abet Mint 3 Suma dur tiers Je «re, 2 se a 580 INTRODUCTION RTHUR oélébrait, oe jour-là, le vingt-cinquième anniversaire de sa naissance.Ses amis avaient décidé de commémorer dignementcet événement.Dans ce but, ils avaient, un mois durant, économisé, eur leurs menus plaisirs ordinaires, quelques dollars, qu'ils se promettaient de dépenser royalement pour fêter leur ami, et se dédomma ger ainsi des sacrifices volontaires qu'ils s'étaient imposés.Les amis d'Arthur étaient au nombre de trois et formaient, avec lui, un quatuor de joyeux \u2018 compagnons qui avaient ce qu'on appelle, dans la langue de Shakespeare, a good time quand ils avaient la bonne fortune de se trouver ensemble, ce qui arrivait aasez rarement, les occupations d'Arthur le retenant, la plus grande partie du temps, dans la capitale canadienne, où il occupait une position officielle.Avant de vous raconter les exploits de mes hé ros, je vais vous tracer la silhouette de chacun d\u2019eux, convaincu que vous prendrez d'autant plus d'intérêt à mou récit que vous en connaîtrez mieux les acteurs.Le premier que je vous présentersi sera, naturellement, l\u2019hôte du jour.Sa figure ronde et épanouie est ornementée d'ane barbe noire qu'il fait tailler en pointe pour les circonstances sclennelles ; sa bouche large et ses lèvres épaisses annoncent la gourmandise et la sensualité, tandis que sa chevelure abeents (cause de cauchemars perpétuels) suggère l'homme d'étude et le travailleur.Au moral, le meilleur garçon du monde, sympathique, le cœur chaud et enflammable au moindre regard partant de deux beaux yeux, bleus ounoirs, gris ou verts, et au moindre sourire de deux lèvres, qu\u2019elles soient roses ou pôles.Enthousiaste à l'excès, ses goûts sontmobiles et ses a mours passagères.Il : est, néanmoins, constant dans son appréciation de ce qui est beau, bon ou vrai.Il ne mange que (les fruits délicieux, ne boit que de bon vin et désire un ange pour femme.Véritable sensitive, le moindre effleurement, le souffle le plus léger le font se replier sur lui-même et perdre sa sérénité habituelle.Malgré ses vingt-sept ans et le titre de doyen du quatuor auquel ile lei donnent droit, Horace, que je vous ferai maintenant connaître, est le moins sérieux de cette intéressante confrérie.Court, noir, nerveux, à la physionomie vive et mo bile, il est doué d'une obstination qu'il prend pour de la volonté et dans laquelle il met sa gloire.Toujours parfamé comme une coquette et la moustache cirée comme un monsquetaire, il se croit ir- LE MONDE ILLUSTRE résistible auprès du beau sexe et voit une conquête dans chaque demoiselle qui lui adresse la parole.C'est le type parfait du gai viveur, jouissant de la vie autant que le temps et la fortune le lui permettent et we souciant de l'avenir comme, suivant son expression, un poisson d'une pomme.Il boit comme quatre et parle comme huit, ayant toajours une aneodote nouvelle à raconter et ane réplique prête à tout et pour tous.Le plus souvent distrait et songeant à autre chose, n'entend jamais c que disent les autres et parle sept fois avant de réfléchir, ne sachant pas lui même 0e qu\u2019il dit.Flatteur par tempérament et complimenteur par babi- tude, ses paroles sont généralement accueillies par ansourire incrédule ; ses amis s'accordent pourtant à dire qu\u2019il est spirituel et intéressant, Tout en savourant quelquefois des fruits assez Acres ob de la créme un peu aigre, il sait apprécier le nectar et l\u2019ambroisie.Sensuel et prosaique, il ne se refuse rien de ce qu'il peut se procurer avec le vil métal, sa plus grande occupation étant de chercher le moyen de tuer le temps et son plus grand désir de voir arriver cette heure que d'autres voient venir avec tant d'appréhension et qui doit le délivrer des soucis et des angoisses de la vie.Relisez la description qui précède et imaginez un type réunissant toutes les qualités ou tous les défauts, physiques ou moraux, contraires à ceux que je viens d'énumérer comme étant l'apanage de l\u2019ami numéro deux, et vous aurez le portrait de celui que je veux vous dépeindre en troisième lieu.Il est grand, blond, délicat, mélancolique et langoureux.Ses yeux sont bleus et tendres et sa figure ovale est encadrée dans une abondante chevelure brune et une barbe à la Boulanger.Ses manières bizarres et son air rêveur l'ont fait surnommer le poète.Il ne parle jamais que pour faire un calembour ou pour donner une réponse laconique aux questionsqu'on ui .Sa franchise presque brutale lui attire souvent des désagréments, mais lui vaut aussi l\u2019honneur d'ê- .tre choisi pour arbitre par ses compagnons quand il y a diver- geance d'opinion sur un sujet queloonque.C\u2019est le membre puiné de l'association amicale : il a vingt-six ans, et s'appelle Jacques.Le dernier portrait qui me reste à esquisser est celui du plus jeune, qui est aussi le dernier admis à faire partie de la petite répablique qui s'était composée jusque là du triamvirat amical que vous connaissez.Il a nom Louis et est encore à l'âge des illusions, quoique n'en ayant plus, vingt deux ans.Ses yeux petite et clignotants et sa bouche contractée par un sourire méphistophélétique perpétuel lui donnent un air de petit Machiavel.Quoique petit de taille il est grand admirateur de Richelieu, et tous ses efforts tendent à imiter les deux grands politiques que ja viens de nommer.I se croit, 4 tort, un diplomate accompli.Musicien par goût, il enseignait jadis À ses amis les chœurs qu'ils chantaient ensemble.Journaliste par état, il fat autrefois attaché à la rédaction d'an journal québecquois, où il exerçait son imagination à inventer des nouvelles à sensation qui eurent quelque succès.Jérôme Paturôt a trouvé en lui un digne émule.Tous quatre étaient grands liseurs et tous quatre incrédules ; ils se croyaient destinés à un avenir brillant ; en attendant, ils se contentaient d'être philosophes en chambre.Le premier était, selon eux, sceptique avéré, le second épicurien, Jacques disciple de Platon et le dernier de l'école des cyniques.© n'ai pas voulu faire des portraits mals seulement tracer des silhouettes qui permettent au lecteur d'avoir une meilleure intelligence des faits et gestes des personnages que j'sl introduite, en lui permettant de juger de ceux-là par los différente caractères de ceux-ci.Donc, le jour, ou plutôt le soir, car il était six heuree, si impatiemment attendu était arrivé.Les quatre amis sont réunis dans la chambre d'Horace, rendez-vous ordinaire de la bande, et sont en train de délibérer sur les meilleurs moyens de passer joyeusement la soirée.n'était pas la première fois qu'ils se posaient cette question : \u201c meut pourrions-nous bien nous amuser ce soir 1\u201d Et tosjours ce problème restait sans solution.Mais cette fois, comme fils é- daient en fonds, la chose était an peu plus facile à résoudre.Arthur, gourmand, pro posa un petit souper fin, puisqu'on voulait bien \u2018ui a) aire l'honneur.Jac Erm ques, amateur de théâtre, sedéclare pour l'Opéra.Horace ayant dit que qa lui était égal, Louis, comme il apper- tenait au plus pauvre de le faire, veut mettre tout le monde d'accord en suggérant qu'on pourrait commencer par l'Opéra, et finir par le souper, à moins que.C'est ça, s\u2019écria Horace, de cette manière tous les goûte seront satisfaits.Qu'en «lites-vous 1 \u2014 D'abord, mes amis, dit Jacques, le plus pratique des quatre, je crois qu'il serait sage de s'assurer si notre petite fortune peut sutire à payer ce luxe de grands seigneurs.Vidor: toutes nos poches et voyons quel montant on peut former : on verra ensuite ce qu'il faut décider.Cette proposition ayant été jugée pleine de sa: gesse, on se fouilla et l'on remit chacun sa part à Jacques, qui compte.Evidemment, tout le monde était plus riche qu'il ne le croyait d'abord, car il exprima par sa physionomie satisfaite, avant même qu'il eût fini son opération mentale, que l\u2019on pouvait se payer toutes ces fantaisies.\u2014 Nous en avons sutfisamment pour nous en donner à cœur joie, ditiil ; est-ce décidé 1 Arthur, qui avait l\u2019habitude de s'ennuyer à la mort au théâtre, chercha des empêchements a l'exécution de ce programme.Comme il ne pou vaid trouver d'objection sérieuse, et qu\u2019il n\u2019osait s'opposer trop fortement, en sa qualité d'hôte, au désir de ses compagnons, il finit par y adbérer, quoique d'assez mauvaise grâce.\u2014 N'oubliez pas que c'est une première, ce soir, et qu\u2019il y aura de la haute, dit Jacques pour plus de prudence.Les suatre amis sont réunis dans la chambre d\u2019Horace \u2014C\u2019est entendu.Donc, je vous attendrai.Soye- rendus à huit heures moins un quart, au plus tard.Aa revoir | \u2014Au revoir | Eb chacun se sépara pour aller prendre le dîner et endosser des habits plus en rapport avec la solennité de la ciroonstance.A suivre LA CATHÉDRALE DE MONTRÉAL (Voir gravures) vUS sommes heureux de pouvoir, aujourd'hui, offrir à nos lecteurs quelques vues de la cathédrale de Montréal, inaugurée dimanche, le 25 mars.Ce temple superbe est la reproduction fidèle de la Basilique de St-Pierre de de Rome, l'édifice religieux le plus grand eb le plus beau qui ait été élevé par Is main des hommes.Les proportions seules ont dû, malheureusement être de beaucou réduites, et la cathédrale de Montréal, tout en demeurant la plus vaste église du continent américain, ne représente, cependant, dans ses dimensions, que la moitié environ de oelles de la grande Basilique romaine.Voici quelles sont les proportions de la cathédrale de Montréal, telles que les donne un grand journal de cette ville .Longueur.333 pieds Largeur .\u2026.\u2026.150 \u2014 Longueur du trausept _ co 222 \u2014 Hauteur de la coupole.168 \u2014 Diamétre.1 21110210 3100 \u2014 Largeur du portique aan 170 \u2014 Prolondeur .0 \u2014 Hauteur des petites coupoles .125 \u2014 Diamétes.2% \u2014 Les coupoles et le portique sont en pierre de taille de Montréal ; les autres parties de l'église sont en pierre à bosse.Dimensions intérieures : Longueur de l'édifice.\u2026.320 pieds Hauteur de la coupole ~~.| \u201c00 \u2014 Diamètre de la coupole oo 80 \u2014 Bans renfermer les chefs-d'euvres de sculpture et de peinture de la Basilique vaticane, la cathédrale a cependant grand air, avec ses voûtes en plein cintre, see pilastes canelés, ses chapiteaux élégants et sa blancheur virginale.Les piliers énor.nes qui supportent le dôme et qui sont surmontés chacun de l'image d'un Evangéliste, figurent heureusement dans leur tranquille majesté, l'éternelle vérité de oes évangiles sur lesquels s'appuie l'Eglise comme ce dôme triomphant qui t'élance dans la nue pour porter la croix qui saava le monde ! Mais en pénétrant dans ce sanctuaire vénéré, ce qui émeut surtout, ce sont les souvenirs nombreux que sa vue évoque dans l'âme ; écoutons plutôt ce qu\u2019en disait M.le chanoine Bruchési, dans son remarquable discours, le jour de l'inau- geration : \u201c Que de souvenirs rappelés, ici même, à tous ceux qui ont pu contempler et admirer déjà, dans see merveilleuses beautés, la basilique vaticane ! Que d'émotions réveillées, surtout dans le cœur de ceux qui passèrent dans la ville sainte des années demeurées pour jamais les meilleures et les plus douces de leur vie ! Pélerinages à la Confession da Prince des Apôtres et à l'autel de la Charité ; bénédiction du Souverain Pontife, chants incom- perables des grandes fêtes, tout revient à la mémoire, il nous semble, en regardent cette vaste nef, cette volte et ces transepts.C'est ici, à l'abside, que lat proclamé le dogme de l'Immacalée Concep tion ; c'est là, dans cette chapelle, que s\u2019est tenu le Concile du Vatican ; c'est au balcon intérieur da portique que parut Léon XIIT, noavellement éla, pour donner au peuple sa première bénédiction.Oui, chaque pas que nous f«isons ici réveille un souvenir.Et le dôme, visible de si loin sur le fleuve, superbe.quand on le contemple des hauteurs du Mont Royal, comme il nous reporte à la glorieuse coupole jetée dans les sirs par le puissant génie de Michel-Ange ! Par la croix qui lo eurmonte, il publie les pacifiques victoires de la foi, et, par l'ins- oription dont il est orné, il redit aux fidèles, réunis dans le temple, les promesses de vie et d'immortalité.Regardes, mes Frères, et lisez : ici, comme à LE MONDE ILLOSŸRE \u2014 Rome, le dôme chante la perpétuité de l'Eglise et ls suprême autorité de Pierre: Tu es Petrus, et super hanc petram wdificabo Fcclesiam meam, et porte in/eri non preævalebunt adversus cam ! \u201d C'est Mgr Bourget qui, il y n vingt ans, posa la première pierre de cet éjifice.Ses yeux ne devaient pas voir l'achèvement du temple magnifique que cet évêque illustre avait rêvé d'élever à son Dieu, mais du moins, le corps du grand prélat inhumé dans l'ég ise, y demeure enseveli dans 1a triomphe de son œuvre grandiose.Pendant vingt longues années, on fit de gigan- ues efforts pour achever cette œuvre colossale, et fallut tout le zèle et tout le dévouement que, seule, peut inspirer la religion catholique, pour mener à bonne fin cette entreprise qu'on avait condamnée dès le début comme chimérique et impossible à réaliser, Et vous, monseigneur l'archevêque, qui avez tant travaillé à édifier ce temple superbe, que son achèvement glorieux soit donc pour vous, en ce temps de persécution, ane récompense et une consolation : votre peuple se souviendra toujours, en effet que, dans les heures douloureuses où l'on abreuvait d'amertume son pasteur bien aimé, le temple que nous saluons aujourd hui, s'élevait ma- jestaeusement pour affirmer la vitalité de la Foi que vous défendez.Et quand les persécuteurs seront disparue, quand les envieux auront quitté obscurément la terre, sans y laisser même le souvenir de leur nom, votre cathédrale sera encore debout, indestructible témoin de vos ¢ffurts, et proclamant à la face du monde que le Christ vit, que le Christ règne éternellement ! 3.Clee NOS GRAVURES LORD ROSEBERY M.Gladstone, ayant donné sa démission, et Sa Mosjesté la reine Victoria l'ayant acceptée, c'est à lord Rosebery qu'est échu le poste de premier ministre.Archibald Pbilip- Primrose, cinquiéme comte de Rosebery, a aujourd hui quarante-sept ans.C'est un grard seigneur de souche écossaire, bien que né à Londres : le visage, rond et glabre, est éclairé par des yeux bleus très francs : c'est le type de l'Anglais robuste et sain.Il sige de droit à la Chambre des lords depuis 1568, date de la mort de son père et de sa propre majorité.Il ne terda point à étonner ses collègues par son attitude plus que libérale.Il & protesté contre le caractère anti démocratique de la Chambre héréditaire, et s\u2019est déclaré pour une révision radicale de sa constitution et la nomination d\u2019un certain nombre de ses pairs dans le corps électoral.Lord Rosebery avait épousé, en 1878, une juive ; Hannah, fille unique du baron Meyer de Roths :hild, laquelle mourut en 1890.Il est l\u2019auteur d'une bicgraphie remarquable de William Pitt, un homme d Ecat dont il paraît se proposer l'exemple dans es carrière.D'ailleurs, ni travaux littéraires ni travaux politiques ne l\u2019absorbent assez pour qu'il ne trouve encore moyen d'être un homme du monde très répandu, un toaster fort spirituel, voire un sportsman habile ; propriétaire d'ane célèbre écurie de courses, il est une des figares les plus populaires du turf anglais : c\u2019est lui qui possède le favori pour le prochain Derby.Ses résidences les plus connues sont la maison de Berkeley square, à Londres, son château de Dardans, à Epaon, ceux de Daimeny et de Rose- bery, situés tous deux en E:osse.Lord Rosebery a deux petites filles eb un file, l'héritier de ses titres et de sa pairie, qui est né en 1882, rem L'EMPEREUR FRANÇOIS-JOSEPH L'empereur François Joseph, d'Autriche est en oe moment-ci en France où il prend un peu de re- 881 ee b dens une ville d'eaux.Quoique ce souverain partie de la famouse Triple Alliance, et soit uni ainsi aux ennemis les plus redoutables de la France, celle-ci ne lai en a pas moins offert une généreuse hospitalité et le président Carnot a envoyé au sonverain un télégramme courtois lui souhaitant la bienvenue sur le sol français.cosocos BRHANZ'N ET SES PEMMES Nos lecteurs pourront contempler, à notre hai- tième page, la physionomie peu rassurante da fameux Brhapzin, ci devant roi du Dabomey et déjà en route probablement pour la Martinique où il finira dans l'exil une vie souillés par tent de crimes atroces.Il est ici entouré de quelques unes de ses femmes.Il faut avouer que ces mal- heureurese ne donnent pas une baute idée de la beauté féminine au Dahomey ; d'un autre côté, le visage leur royal époux n\u2019inspire pas non plus d'enthousiasme bien ardent : des monstres seuls étaient sans doute capables de charmer un tel monstre.LES CŒURS INHUMÉS N donnait autrefois au cœur une sépulture spéciale.Cet usage était très répan- duen France.Ainsi le cœur de Philippe, roi de Navarre, fut inhumé dans l'église des jacobins de Paris ; celui de Philippe, roi de France, déposé dans le couvent des Chartreux, à Bourg-Fontaine.Le cœur d'Henri TI fut conservé dans une urne de bronza doré et déposé aux Célestin, à Paris.Le cœur d Henri IÏT fat inhumé dans une tombe spéciale ; celui d'Henri IV enterré dans le collège des Jésuites, à La Flèche.Los cœurs des rois Louis IX, XII, XIII et XIV reçurent les mêmes honneurs.Le cœur de Marie de Médicis fat conservé dans l\u2019église des Jésuites, à Paris ; celai de Marie Thé- rése, la femme de Louis XIV fat déposé dans un ccffret d'argent dans le monastère du Val-de Grâce.Anne d'Autriche, mère de Louis XIV, ordonna dans son testament que son corpe fat inhumé à Saint Denis et son cœur au Val-de-Grâce.En Angleterre, aussi, Ia même coutume a longtemps subeisté.Le cur de la reine Elizabeth et celui do ea eceur, la reine \u2018Marie, ont été déposés à Westminster Abbey.La légende veut que le cœur de l'infortunée Anne B leyn ait été déposé dans l'ég'ise de Harndon on Hil, Esex.Edouard Ier, roi d'Angleterre, et Robert Bruce, roi d\u2019E cosse, demandèrent sur leur lit de mort que leurs cœurs fussent envoyés en Palestine.Mais leurs vœux ne farent pass exaucés.Le cœur de lord Byron a été déposé dans le caveau de sa famille.Le cœur du poète Shelley repose dans le cimetière anglais à Rome.Son corps fat incinéré.En Canada on cite [quelques cas de cœurs qui eurent des sépultures spéciales.Ls cœur de Mgr Plessis, si nos souvenirs ne nous trompent, repose dans l'église de Saint-Roch de Québec.Les religieuses de l'hospice Saint-Joseph de la Délivrance de Lévis conservent précieusement le cœur de leur protecteur, l'honorable George Couture.Raout pe TitLy.UN CONSEIL PAR SEMAINE Maniere d'utiliser les bouteilles au goulot cassé\u2014 Dans votre bouteille, victime d'un accident qui l\u2019a brisée à sa partie supérieure, vous versez de l'huile jusqu'à la hauteur à laquelle vous voulez couper votre bouteille de façon à en faire une sorte de bocal, et'daus cette huile vous trempez une grosse tige de fer\u2014un tisonnier, par exemple \u2014rougie au feu.Un craquement se produit et votre bouteille se trouve coupée\u2019 régulièrement selon une circonférence qui est celle de la surface du liquide, c'est- à dire telle que vous la désirez, Beet = es 0.\u2014> Ÿ Ÿ % see ë RJ ; W veg an Eu > N EMPLREUR D'AUTRIONE X \\ ; 7; 8.M.FRANÇOIS-JUSEPH $ y A, LA t.A = x3 CS oy + { 2 = {Mh UN \u2014 en È = De = ee ee, 0 re i FE = = > = : = EN SN =r Na AN ye a Pe Ye ea r i ! ih La ny ah we reis 100070 Fm ap Oh.Soin, \u2019 La \u2018 74 Ê I dD yt pr Sanayi 100 noe 22 a.E22 TONY SEN \u2014 ie ra nee IE ata Es Li SELB dB eve ape 00 paved -~ aie a 3 oh » Jr wn .p rid Ie - Bete, oi Loe BET 1A wh Month pip ho tne AD (av Ete.fot i A Ir, cas age ce 0 BE du ein La - p se a 2 Td LJ fa + gy) oh i 2:.sé sur EN ho ve 7 Zo * > Us Sheth a 2 dde ét t Tu eas =F ES 3 [ \"#, F ! ~aprry = ava ve rr r ZR a x SB => bas = » » He > Ai \u201cuy ii ve NRA NERY eq AN US Dre RAN x ES ON La + bax x a = > 2 & 8 Vv So \u2014 tee.y A \\\"X) =e.2 3 ol =! \\ = res.* \\ fi a tint nth .5 = ; 4 A A SS Toooamooeed ¥ Thm em lke \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ET i 7d FR * i ty > : + J H phlebl == = =e TIE apm if Frs ag + ic d jé.RE hi ; \u2014 Hj ÎLES Cre / bf is CIS 4 El j a 5 2 TT \u201d ñ i / tH 5 Ë A 2; 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