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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 17 septembre 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1892-09-17, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : Our ANNEE, No 437 \u2014SAMEDI, 17 SEPTEMBRE 1892 ANNONCES: Un un, $3.00 - Six mois.F1.50 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 / La ligne, par insertion - - - - - 10 cents Quatre mois, $!.U0, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5eents Vendu dans les dipôts - - 5eentsla copie Bvukxux, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonces à long terme + = \u201c> \u2018 RB La ETATS-UNIS- LA GRÈVE DE£ AIGUILLEURS DE CHEMIN DE FER 228 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 17 SEPTEMBRE 1892 SOMMAIRE TExTE, \u2014 Entre-Nous, par Léon Ledieu Carnet du Monde Ulustr, par J.St-E.\u2014Etymologies, par l.- (i.R.- Poésie : Charmes de l'œil, par Albert Fer.land.\u2014 Le Suntx Maria de Christophe Colomb.\u2014 Lettres d'une parisinne, par Jeanne Heilmann.Sainte-Gepeviève dv Batiscan, par K.-Z.Massicotte, -Poésie : Religion et Patrie, par J.-15 Caouctte.\u2014 Vision des bergere, par l'aul Calmet.\u2014 Nos gravures, par J.St.-K.\u2014 Correspondance, par Ludio Les i-lées de ma vieille tante.Carnet de la cuisinière Feuilletons : La Belle lénébreuse (suite), pur Ju'es Mary : Mademoiselle de Kerven (suite), par Xavier de Montépin \u2014Jeux d\u2019esprit et de combinaisoa : Pro.blames de Dames et d'Echecs.GRrAVURES.\u2014La gréve des aignileurs de chemin de fer aux Etats-Unis.\u2014Portrait de Christophe Colomb et de son vaisseau, le Sunte Maria, - Le bombardement de la cote du Dahomey par les Français À travers le Canada : Les moulius À papier Buntin, à Salaberry de Valleytield : Vue du village de Sainte Geneviève de Batiecan.\u2014Gravure du feuilleton.Pees Mensueues où Mower fuosme Ire Prime - Que \" Ce 25 8me .vee 15 4me \u201c cee 10 S5me \u201c .5 6me * vo .4 7me : Cee 3 8me .2 86 _ $200 Le tirage se fait chaque mois, dans uns salle ublique, par trois pereounes choisies par \u2018assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage ae chaque mois.86 Primes, 481 .2 = 94 Primes NE comission royale voyage en ce moment dans notre bonne province de Québec et fera son tour dans tout le Canada.Qu'une, deux où trois com- Missions royules voyagent, cela n'a rien d'étonnant, puis, que la locomotion est dans leur nature, et ce n'est pas pour vous donner ce simple renseignement que je vous en parle.Que si l'on s'attend à ce que je m'occupe de celles qui sont à la chasse de scandales politiques, on se trompe fort, car je trouve ln chose intéressante que pour les intéressés seulement, et comme c'est le petit nombre, cela doit vous laisser très froids.La commission dont il s'agita pour but de recueillir les témoignages des hommes les plus influents su les mieux renseignés du pays, afin de décider si la fabrication et la vente des spiritueux duit être prohibée ou non dans tout le Canada.Grave question, qui intéresse tout le monde, LE MONDE ILLUSTRE nrtis surtout les contrebandiers qui ont intérêt à ce qu\u2019une loi de prohibition soit votée au plus vite, Quelques uns des témoignages rendus jusqu'à présent sont des plus curieux et plus instructifs.*,* Un médecin, par exemple, déclare que, régle générale, la plupart des alevolisés sont vie times des produits falsifics, Un iveogne ne se dégoûte cepeudaut jamais de l'alcool, et ce n'est done pas en lui en donnant sans réserve qu'on pur vient à le guérir, contrairement à l'opinion géné ralement répandue, Un des chefs de la compagnie Allan déclare qu'il regarde une loi de prohibition comme atten- Gitoire à la liberté, et ce n'est pas par un moyen de ce genre que lon rend l'homme honnête et Le mal vient aussi, d'après lui, de l'usage des boissons falsitiées.La loi Scott, disent plusieurs témoins, fait plus de mal que de bien dans les localités où elle existe, témoin le comté de Chicoutimi où partout lon vend ouvertement des spiritueux.Un homme tres haut placé, protestant, est en faveur de l'abaissement des droits sur les vins légers, les vins français.N'atil pas parfaitement raison ?Autre exemple de l'absurdité du système de ne pas accorder de licence d'hôtel.Daus ane paroisse où on ne peut vendre de spiritueux que dans un but médical où religieux, et sur certificat du curé ou du médectn,il a été vendu, en un mois, 274 bou teilles de whiskey, 217 de gin, 28 de cognac, 11 de vin, 6 chopines d'alcool pur, ete, ete, en tout DES certificats.Dans le mois de février dernier, 11S certificats ont été délivrés dans Lt rnëme pa- lOISSE, Étiln'y a pas à nier ces faits, puisque c'est le contrôleur du revenu lui-même qui æ présenté ces certificats a la commission.D'après ce même fonctionnaire, il va une vence pour 606 habitants, mais il est évident qu\u2019il devrait y en avoir le double, si on ne vendait pas sans licence ou sur certificats, Dans le comté de Gaspé, il existe certaines pa roisses où Fon vend _illicemment des spiritueux daus vingt et trente endroits.On voit où conduisent les lois de prohibitions.Deux économistes distingués s'expriment ainsi : \u201c* Les prohibitions sont une prime à la contre bande.\u201d D, ConsTANT.\u201cCe sont les prohibitions gui font naître lu fraucde.\u201d\u2014 BAILLY.Je ne sais pas évidennuent quel sera le résultat dde cette enquête, mais, si cela m'était permis, je demanderais à la commission de rechercher les causes de l'ivrognerie et de méditer la réflexion d'un sa- vanter ième temps que d'en véritier la justesse : \u20ac L'usge de l'eau-de-vie, dit Liebig, west pres la cause, mais l'effet de la misère C'est une excep: tion à la règle quand un honume bien nourri devient buveur d'eau-de-vie.Mais lorsque l\u2019ouvrier gagne moins par son travail qu'il ne lui faut pour se procurer la quantité d'aliments nécessaires à son entretien, un besoin impérieux, inexorable, le force à recourir à l\u2019eau-de-vie.\u201d Cette assertion est très grave, et il faut constater si elle est juste ou erronnée, 1 faut donc savoir quelle relation existe entre les salaires et la consommation de l\u2019alcoot ; quelie classe d'hommes boivent le plus et pourquoi ?La commission à un rôle très important, si elle veut le remplir consciencieusement.sobre.*2t En admettant que lu misère pousse beaucoup à l'ivrognerie, il n'est personne, je crois, qui puisse contester que le désœuvrement n'apporte AUSSI SON appoint a cette passion pour les stupé- fants, Quand la journée a été bien remplie et que l'on a savouré les joies de ln famille il reste encore assez de temps pour boire ou.\u2026 .faire autre chose ; et c\u2019est justement cette autre chose qu\u2019il faut faire pour éviter la tentation d'aller au dehors prendre quelques coups avec les amis.Nul ne peut se soustraire à cette nécessité d\u2019em ployer son temps d'une manière quelconque ce qui peut paraître une vérité de M.de la Palisse et comme chacun à sa tnnrotte, il faut la satisfaire mais il y n marotte et marotte, Ces réflexions n'arrivent à propos d'une nou velle que je viens de live et qui w's fait le plu grand plaisir, M.A.Ph.Roy, organiste et professeur de musi que, d'Ottawa, vient de remporter le premier pris dans un concours ouvert par la Société Astron, mique de France, sociéé fondée, il y a quelque années, par le célèbre savant, Camille Flammarion, et qui se compose d'honnues de science, de prote seurs et d'astronomies amateurs.Un professeur de musique, astronome ! Le cas es assez rare pour être cité, Estee lug monie des mondes qui a séduit le musicien ; est « en s'élevant dans les hautes régions de son art que M.Roy n voulu voir ptus haut, toujours plus lucut Je ne sais, mais on ne peut que le féliciter de s'os cuper de cette science, si belle et si grande qu\u2019elle passionne ses adeptes, M.Roy peut être tier du _suecés qu'il vient de remporter, car c'est la récompense de son travail, de sa foi vive dans lu science, de ses observation répétées, Quel exemple pour les jeunes gens, pour le tonnes d'age mûr mème, qui passent leur ter à ne rien faire où à faire pire, Autrefois, l'astronomie, le savant, était consider.counne un houmnmie spécial, à part,en dehors hy monde social : on se le figurait comme un êtr conforms dune manière extraordinaire, une too A yet rien autre chose dans le cerveau : aujour d'hui, il wen est plus ainsi, les astronomes ana teurs uoenmbreux et on leur doit bien de découvertes précieuses.ll en est de mème de chimistes, physicieus, amateurs qui existent un peu partout.C'est ane preuve de progres, «Con est heureux de voir que le Canada est représenté dans cet belle phalange universelle d'hommes de science en la personne de notre compatriote, M.low.de voudrais le connaître pour le féliciter plu vivement encore.sont \u201cJF on [2 Sullivan n'est plus le boxeur chaos pion du monde \u2018 [Le combat qui s'est livré il y a huit jours, a Ha Nouvelle Orléans, entre Corbett et lui, la prive ds ce titre envied dans le monde des coups de poins.et cette nouvelle à été accueillie à Moutréal ave le plus grand plaisir.June me rendais pas compte de cette satisfaction, au premier abord, mais après être allé aux rensei guements, j'ai appris que le grand John LL avait laissé de (tristes souvenirs dans notre ville, lor d'un séjour qu'il y fit, il y à quelques années, Fait assez rare pour être note: la victoire, dans vette dernière lutte sauvage, est restée à Phone intelligent ot bien élevé, Corbett est un jeune homme de vingt six ans, tres grand, sec, qui a reçu une bonne éducation et Une insteuetion commerciale sérieuse il était em ployé dans une des grandes banques de Californie et était passionné pour les exercices du corps.Un beau jour, il quitta son rond de cuir pour se livrer exclusivement au grand art (7) de la boxe, leur plusieurs rencontres avec des pugilistes renomies, les battit, et vient de remporter le titre de cham pion du monde, en assommant John L.Sullivan, au contraire, est un gaillard très mal élevé, ivrogne, batteur de femmes, ete, et sa dé faites a été de signal de réjouissances dans la répu blique aanéricaine.Par contre, Corbett est arrive a New-York en train spécial pavoisé, et a été reçu comme ne de sont généralement pas ceux qui reudent des ser vices réels à leur pays.Il a, de plus, gagné trente vin mille dollars.*,* Cette réception rappelle tout à fait les hon neurs que les Grees décernaient aux vainqueurs des jeux Olympiques.Après le combat, un héros proclatuait devant toute l'assemblée le nom du vainqueur et de sa ville, On ne lui donnait pour récompense qu\u2019une couronne d'olivier ; mais ses concitoyens, à son retour, le recevaient comme un triomphateur ; «quelquefois ils démolissaient un pan de nur pour le faire entrer, (larrivait sur un cher à quatre chevaux, vêtu de pourpre, escorté de tout le peuple, \u201c(us victoires, que nous laissons aujourd'hui aux hercules de foire, dit Taine, paraissaient alors les premières de toutes.Les plus grands poètes les eclébraient ; lPindare, le plus illustre Ivrique de l'antiquité, n\u2019a guère fait que chanter des courses de chars, Ou raconte qu'un certain Diagoras, avant vu le même jour couronner ses deux fils, fut porté par eux en triomphe aux yeux de l'assis tance ; le peuple, trouvant un paretl bonheur trop cran pour un mortel, lui cviait : * meurs, Dingo pis, ear enfin tu ne peux pis devenir dieu.\u201d Dia coras, suffoqué par l'émotion, mourut dans les bras bv ses enfants ; à ses yeux, aux yeux des Grees, voir que ses fils avaient les poings les plus robustes ot les jambes les plus agiles dela Grece, c'était le nable de la félicité terrestre.\u201d {es Grecs avaient leurs raisons pour admirer lu torce physique : dans leurs guerres où l'on combat tait corps à corps, les athlètes les plus vigoureux cudent les meilleurs soldats.[a force physique n'a plus autant d'Hnportance pans les guerres de nos jours, et Sullivan, bien qu'il soit un des pugilistes les plus forts du nonde, crt trés probablement, dans un régiment, tufé peur aun troupier gringalet, bou tireur et rompu au ruétier des armes.LF Les marins fençais ont trouvé moyen de vendre service a notre pays pendant lear trop court ~ejour parmi nous.[va huit jours, vers cinq heures de Tapres midi, une fumée épaisse s'éleva tout a coup dans l'atmosphère, qui était tres pure ce jour li, à Que bec, et l'on apprit bientôt qu'un petit village, Hed levuille, situe sur Le rive de la rivière Saint Char us, etait en feu.L'incendie prit en effet des proportions sérieuses et comtne celte petite localité se \u201ccouvait sans pompe, la brigade de Québec fut appe «Mais le feu était un peu partout et quand = marins français et anglais arrivèrent on ne put re cireonserire le désastre et sauver les meubles b quuvres geus qui se lomentaient avec ruson, [es services rendus par les mantedots de l'frétlorrse \u201cdu IFuesseerel out été très effectifs et c'était aner \u201cile que de les voir travailler.\\ leur départ, vers dix heures du soir, alors que 4 était moaitre du feu, les eris nombreux de Vive la France !\u201d prouvérent que les Canadiens ppréciaient leurs services, Je dois, en toute justice, déclarer que les mate 4< anglais du /ok ont étéleurs dignes émules.Les niarins, à quelque nation qu'ils appartiennent, sont toujours digues de leur boune réputation, \"4 * Ce n'est pas la première fois que les marins français nous rendent un service de ce genre, et un de es amis, M.Gustave Ouimet, me rappelait qu'en IST {il fut tévrin de leur dévouement, tors d'un incendie à Quéliee.ll dlinait, ce soir-la, chez le consul de France, M.Chevalier, dont le nom est resté dans la mémoire de tous ceux qui l'ont connu, il dinait avec un oth.cler français, un capitaine de vaisseau, M, Sehune berger, quand on entendit sonner les trois alarmes, C'était grave.le capitaine Schumlerger, en apprenant de quoi il s'agissait, quitta la table, se rendit à bord et revint avec un détachement de marins, qui se nirent à l'œuvre et luttérent presque toute la nuit, Les journaux du temps cn parlérent louguement «t rendirent hommage au courage de nos amis, Les journalistes ne sont pas toujours d'aussi lune foi, témoin ce que nous avons lu dernière ment dans un journal de Québee, à propos de lin cendie à Hedleyville : * Les marins du navire an dlais, le Blake, et quelques matelots français, se vendirent sur le théâtre de l'incendie, ete, ete, Quelques matelots français ! Ds étaient froës couts! Da ee eee LE MONDE ILLUSTRE CHARMES DE LEIL A MA COUSINE MADEMOISELLE BURQU DS, Oh ! que tout œil rempli d'amour l\u2018acilement se fait comprendre, Ft comma il sait bien, tour à tour, Ne faire charmant, doux et tendre ! Qu'il soit d\u2019un beau bleu langoureux, Ou plus noir que l'est la nuit même, Toujours loraqu'il est amoureux, L'æil est d'une douc:ur extreme, L'œil de la blonde pour l'amant.st celui qui va plus A ame, Mais l'œil de la b:une est v ainent Celui qui contient plus de flamme.Pourtant, tout œil rempli d'amour, Noit d'une brune ou d'une blonde, Trouve Ju nuit comme le jour, Des aduicateurs, par le monde, Sr 7 SS CARNET DU MONDE ILLUSTRE \u201d La tner montante du choléra a commencé de battre nos rivages.On sigualait une trentaine de cas, le 10 courant défi a la quarantaine de New York, Prions Dieu qu'il épargne notre Canada, et que de thin eure en Europe où il agonise à cette heure.+ + + Ce que Cest que de nous, de nos moyens et lieux d'amusements le funeux hôtel de Lothi- nière, à Vaudreuil, qui fut témoin de tant d'ébats joveux, et répereata les échos d'une si franche gaieté, encore à lu saison qui va finir, vient d'être la proie des fanunes, Une vingtaine de mille piastres en cendres.+ + + Ceux qui aiment voir des batiments de guerre, recevoir et fêter des marins soldats, auront servis à souhait cette annéeci Après les Fran ais, qui nous quittent justement, voilà que les Anglais nous arriveut.Le JEWS.Blake, avec les frégates la Magicivien et le Tartar sont dans les eaux canadiennes du Saint Laurent, à Québec et Montréal : le vieeamiral Hopkins est venu nous montrer * L'Union Jack,\u201d toujours glorieux.Nous le saluons bas et lui disons : bienvenu © été + * Les comtés de Lapraivie, Chambly et Ver chères, formant la division sénatoriale de Montar- ville, que représente, au Conseil Législatif, te premier ministre de la province de Québec, Thon.M.Chs Boucher de Boucherville, auront eu, à Longueuil, les UV et 14 courant, leur exposition régionale annuelle, Le programme de cette jolie fête de l'industrie rurale et de ces grandes comices agricoles promet beaucoup.Nul doute qu'il aura été exécuté avec un succès parfait et aura produit, une fois de plus, tous les avantages de ces voncours dignes de l'encouragement des patriotes velairés.* + + C'est aussi jeudi, le 15, que s'est ouverte la belle exposition provinciale de Montréal.Tei viennent se centraliser tous les efforts développés, encours 229 gés dans les diverses exhibitions rurales Au nom de notre avancement commercial, industriel, agri cole surtout, c'est-à-dire national, LE MoxpE F1- LUSTRÉ souhaite plein succès à ces grandes ussises du progrès.+ + * Sherbrooke, la coquette capitale des Cantons de l'Est, à célébré un bel anniversaire, dans les premiers jours de septembre courant : le centenaive des premiers défrichements dans cette belle région de notre province.Ou y n fait la pose de la pierre angulaire d'un monument à la gloire des premiers pionniers, Le lieutenant-gouverneur de lu pro vince de Québec nvait accepté de présider à La cérémonie, qui a été grandiose, et a servi en même temps d'ouverture à l'exposition régionale annuelle desCantons de l\u2019Est.A l'occasion de cette solennité, Le MoNpe ILLUSTRE donnera, la semaine prochaine, Une poésie de circonstance, que nous adresse un correspondant de Sherbrooke, collaborateur au Pionnier, notre vaillant confrère des Cantons.+ + * La sympathie de voisinage nous commande d'eu registrer, contre notre habitude, un fait divers.C'est une déplorable catastrophe dont a été le théâtre, dans la nuit du 11 septembre courant, l'hôtel Chambly, sis juste en face de nos bureaux, place Jacques-Cartier.Un incendie incontrôlable l'a ravagé, de la cave au grenier, y faisant plu sieurs blessés et trgis cadavres, parmi lesquels celui d'un M.Sédillot, brave jeune homme, étudiant en médecine de Montréal, et de nos connaissances, C'est l'exception que le feu.nu Montréal, oceasionne mort d'homue, et ce penible accident avee ses leçons de prudence, va se graver dans les niémoires, + +* + Au moment où lu chûte des fouilles s'accentue sans calembour, mes chers confrères, car, décidément l'automne nous gagne if nous en pousse à foison des fouilles L.de publication.L'autre jour, C'était l'Aneérique Française, de New-York, que nous saluions à son aurore pleine de promesses, aujourd'hui c'est un journal nouveau, du pays, qui nous vient.Tous nos compliments au Picn/taiteur, (hebdomadaire, 1,00 par an) de Joliette, pour l'heureuse idée qui l'a fait naître : promouvoir l'é vection du monument à l'honorable Barthélemy Joliette, dont nous parlions naguère, nos compliments encore pour son ait de bravoure, de vitalité ; puis, nos vœux de suceès, LIE GROSS LOT Mademoiselle Rose A, Turgeon, 94, rue King, Sherbrooke, a gagné Ia prime de $50.00, au der nier tirage mensuel des primes du More TLLUSTUE.ETYMOLOGIES SAINT LAURENT Trois paroisses dans la provinee de Québre sont sous le vocable de saint Laurent : l\u2019une dans le comté de Bonaventure, l'autre dans celui de Jacques-Cartier, et la troisième, celle qui nous occupe, dans le comté de Montmorency.La paroisse de Saint-Laurent fut connue, jus qu'en 169%, sous le nom de Saint-Paul, En 1657 l\u2019île aujourd'hui appelée Orléans fut crigée en comté noble, sous le nom d'ile et comté de Saint-faurent.Vers 1770, elle reprit cependant le nom d'Orléans.Pour délommager le seigneur, M, Berthelot, qui voulait perpétuer le nom de Saint Laurent, le now de la paroisse de Saint-Paul disparut pour faire place à velui de Saint Laurent.GI. 230 EE LE MONDE 1LLUSTRE perte mms LE SANFA MAR/I, DE COLOMR Le Sante Maria : Fu3 si nié récemment lancé à l\u2019arsvual de Carrssas, Espagne, C'était le plus gros des trois vaisseaux avec les quels Christophe Colomb aborda en Amérique.Le fac-similé dont nous donnons une vue aujourd'hui» été construit, aux frais du gouvernement espagnol, à l'arsenal de Carracas, en Espagne, et lancé le 26 juin dernier.Tes deux autres navires de la flottille de Coloml> seront aussi construits en fac similés, aux dépens des Etats-Unis, Te Santa Marin est long de quatre-vingt-lix pieds à peu près, et jauge cent vingt-sept tonneaux.Cette flottille en reproduction doit arriver aux Etats-Unis pour l'inauguration d'octobre prochain.On sait que le 21 octobre de cette année, corres- poudant au 12 octobre 1192, alors que la terre du Nouveau-Monde fut aperçue pour la première fois par l'inmortel découvreur génms, a éte fixé comme un grand jour de fête nationale, par spéciale proclamation du président des Etats-Unis.\u2014/.ST.-E.CHRISTOPHE COLOMB D'après le tableau origina.da la bibliothèque du roi \u2018Espagne Un célèbre avec éclat le quatrième centenaire de 1a découverte de I' Amérique.Ajoutons, a cette occasion, quelques détails peu connus sur Christophe Colomb.Don Fernando Colomb, le fondateur de la Bi- bliothique colombienne de Séville, et le propre tils du grand navigateur, fut le premier biographe de son pere.Pendant trois sicelez, où ne connut guère d'autre histoire que La sienne, et les devivains de toutes les nations qui le copièrent plus ou moins servilement ne se préaceuperent pas d'aller cher cher d'autres documents, De telle sorte que, lors qu'en IS27, Washington Irving entreprit à son tour d'éctire lu vie de l'amiral, il dut reconnaitre que D, Fernando, qui était cependant mieux placé que personne pour connaître les faits et gestes de er \u2014 re er \u2014 son père, avait omis, volontairement ow non, cin quante-six années de la vie de Christophe Colomb, c'est-à-dire toute la partie antérieure à ln découverte.I ne faut pas s'étonner, après cela, si ln plupart des biographes fourmillent d'erreurs, de suppositions souvent plus absurdes les unes que les autres, et s'il est encore maintenant fort di cile de démèler cet écheveau.Hnousparait ditlicile d'écrire convenablement his toire sans une connaissance approfondie des lieux où les événements se sont passés.Or, parmi les hiographes de Colomb, combien ont visité le cou vent de la Rabida, par exemple, près Huelva, ce couvent isolé sur un promontoire sauvage battu par les vents et les flots ?Bien peu, assurément, pour ne pas dire aucun, car nous ne livions pas en core aujourd'hui des invraisemblances du genre de celle qui fait arriver à pied Colomb de Portugal, en tenant le petit Diégo par lu main ; qui le fait pas ser per hoserd au couvent de la Rabide on allan à la recherche d'un beau-frère à Huelva, alors que la Rabida est au sud, Huelva au nord et le port de Palos entre lex deux! A quelle époque Christophe Colomb arriva til au couvent de lu Rabida et que venait-il y faire ! Colomb vient de débarquer à Palos quand it se présente au couvent des franciseains, et sil est forcé de demander asile, \u201cdu pain et de l'eau suivant l'expression du témoin de Palos, c'est qu'il cest sauvé se rétegu nt du Portugal et absolument dénué de ressources, Assurémient, l'état des affaires de Colomb, en Portugal, ne devait pas être des plus florissant-.en IST Ml est resté veuf, avec un enfant de six ans, Dane part, le gouvernement portugais, suivant les propes expressions de Famiral,-\u2014* fui vole ses plans, tout en l'évinçant, après s'étreane ue impundément de son projet, il s'est ruiné en pas, démarches, sollicitations, Rien ne le retient plus à Lisbonne.M part done avec son enfant, mais d'une façon bien singulière, si nous rappro chous de ce dépaut précipité, une lettre de Jean 11, roi de Portugal, adressée à Colomb pour l'engager à revenir quelques années plus tard, en lui assurant \u201cgpéon ue Furrétera pes, quelle que soit la cause pendunte contre lui.\u201d Le Sant# Maria : Le hätiment de Colomb LETTRES D\u2019'UNE PARISIENNE OUR inaugurer mes correspondances au Monpe ILLUs- TRÉ, j'ai mieux à offrir à mes lectrices qu'une simple chronique de la mode.Je veux leur parler d'une intéressante exposition, toute féminine, qui vient de s'ouvrir à Paris, au Palais de l'Industrie, C'est l\u2019Exposition des Arts de la Femme.Ce Palais de l'Industrie, à quoi ne sertil pas! ll a été construit pour la première Exposition cuverselle, sous le second empire, et depuis, il est « cadre obligé-un cadre merveilleux, il faut le ure de toutes les solennités parisiennes.Son cnnense nef, éclairée du haut par ane gigantesque errière, s'est transformée déjà en jardin d'hiver, \u201c+ sulle de bal : pendant l'Exposition de 1889, on y a exécuté l'Ode triomphale de Mme Augusta Holmes, devant un public de 40,000 personnes, qui y tenaient à Paise.Puis, chaque année, au printemps, on y élève des obstacles, on y fait pas- er une rivière artificielle, pour le concours Lip pique, et aussitôt après, nouvelle transformation : une équipe d'ouvriers y dessine uv merveilleux jardin.Entre les massifs et les bosquets surgissent les blanches statues de la section de sculpture du Salon des Champs-Elysées.Entre temps, pen dant les mois d'été et d'hiver, il y a toujours là «quelque exposition à visiter.En ce moment, ainsi que je viens de le dire, c'est celle des Arts de la lente, Au vrai, ce nom est quelque peu trompeur.Les travaux féminins tiennent une petite place en vette exhibition.Il sagit moins de ce que la tviume sait faire que de ce que l'on fait pour lu femme.On s'est plu surtout à montrer de com vien d'objets est composé notre luxe, quelle prodi- zieuse quantité de bahioles de tout genre il nous faut pour être heureuses.Dans cette voie, vous be devinez, il est difficile de s'arrêter : aussi l'Ex position est-elle fort vaste.La nef est réservée au commerce et à indus trie, Les grandes maisons de meubles, de porce- ines, de lustres, d'ubjets d'art, ete, y ont envoyé leurs produits.Inutile d'ajouter, n'estce pas ?- puisqu'il s'agit de l'industrie parisienne qu'il y a La des créations adorables et absolument inédites.Dans l'ébénisterie, par exemple, voici les armoires a glace de fantaisie, à deux où quatre panneaux, qui sont charmantes.Et que dire des sièges ! Quelle variété de formes, de tissus, de styles ! depuis les sévères chaises de salle à manger, en cuir frappé, avec, dans un coin du dossier, un chittre d'or, jusqu'aux tête-à-tête, aux bornes, aux cra pauds, À tous ces capricieux fauteuils qui prétent aux salons d'aujourd'hui un aspect si caractéris tique et si amusant.J'ai remarqué aussi des drapés tout nouveaux.Dans un coin, par exemple, au dessus d'un mignon canapé, voici une sorte de rideau de peluche, d'une nuance si délicate qu'elle est_innommable \u2014 flottant entre le vieux rose et lhéliothrope pâle tixé au mur et relevé par des accessoires Louis AV.retenu ici par un thyrse fleuri, là par quel que ttûte de berger.Et les plis ondoient, souples, d'une grâce exquise.Avouons cependant que Fon prête un peu trop de luxe à In femme.Je sais bien que c'est elle qui amenage son appartement, qui se plait à l'embellir et le rendre aussi confortable que possible.Mais il me semble que ces messieurs ne dédaignent pas \u2018le partager ce confort, qu'ils prennent plaisir, aussi bien que nous, aux benux meubles, aux ob- Jets d'art savamment disposés, à la massive argen terie, i In vaisselle fine, aux lumineux cristaux qui couvrent une table bien servie.Ce n'est done pas Uniquement pour lu femme que travaillent tous ces habiles ouvriers, ainsi qu\u2019on semble vouloir nous le persuader, Où nous triomphons seules, en revanche, c'est sur le chapitre de la toilette.On étale sous nus yeux de véritables merveilles : des soieries de Lyon, à grandes fleurs brochées, de hautes dentelles blanches et noires, de la lingerie, des chaus- LE MONDE ILLUSTRE sures, des chapeaux, des fleurs artiticielles que l'on a euvie de cueillir, L'histoire du costume joue également un grand rôle.Les sections étrangères ont envoyé des spécimens de leurs costumes nationaux.Bien que nous ayons vu déjà à peu près tout cela en 1589, ces différentes manières de s'habiller de la femme restent toujours intéressantes et sont ici bien à leur place, Les Roumaines et les Hongroises sur tout excellent à se couvrir de merveilleuses brade- vies qu\u2019elles exécutent elle-nièmes, Une salle entière est consacrée à l'histoire de la coiffure, Les principaux artistes capillaires de Paris ont envoyé des bustes de cire qui représentent chacun une époque différente, depuis la plus haute antiquité jusqu'à nos jours, Les plus remarquables sont les coiffures grecques, si fort à la mode aujourd'hui et qui vont à beaucoup de Visiqges ; puis celles du temps de Henri IF, des Médicis, avec les cheveux relevés en arrière et dé gageant complétement le front.Sous Louis XIV, on portait surtout les longues boucles réunies eu grappes.Nous Louis NVI, cela devint absolument extravagant ; ce ne sont plus des coiffures, ce sont de véritables éditices, représentant des corbeilles, des bateaux avee leur mâture et leurs voiles, tout cela poudré à frimas et surmonté le plus souvent de touffes de plumes où de gros nœuds de rubrans.Le Directoire revient à peu près au style antique, qu'il varie cependant et agrémenté de quelques fantaisie.À signaler une gentille merveillense, toute frisée, qui est bien une des plus jolies de la collection.Le genre de ES30 est de nouveau hi- zarre et de fort mauvais goût.Le second empire non plus n'est guere sevant.Ft quant a la troisième République il n'y a rien à en dire, puisque chacune aujourd'hui se coiffe à son gré et selon le caractère de sa physiononte.En continuant notre promenade, nous arrivons à la section rétrospective, On à réuni là quelques vieux meubles, adorables d'archaisme : des canapés, des fauteuils, des tables incrustées de gracieux petits bahuts, un clavecin de Marie-Antoinette, - Avez vous remarqué que tous les anciens clavecins qu'en exhibe ont toujours appartenu à Marie-An- toinette 7 Puis encore des portraits de feumnes, revêtus de cette chaude patine que donne le temps aux vicilles pointures.Mais ce sont les éventails surtout qui tiennent ici une place considérable, Des amateurs ont envoyé leur collection complète.Beaucoup son signés Watteau ou Boucher et sont de pures tuer.veilles, tant par la peinture que par la monture d'ivoire, à jour comme une dentelle.Ft cela fait véver, de cette réverie mélancolique que suggèrent les choses du passé, tous ces éven tails fanés, immobiles et inutiles maintenant, parce que les petites mains blanches qui les faisaient palpiter jadis et battre doucement, ainsi que des ailes d'oiseaux, sont glacées par la mort, ne sont méme plus aujourd'hui qu'un peu de pous- siere impalpable.Bt euvolées aussi, éteintes a ja mais sont les tendres contidences chuchotées derrière ces éventails, et les aveux d'amour muvmarés à l'oreille, dans un coin discret de quelque bal du grand roi.Mais une autre salle, et nous retombons en pleine modernité.Voici enfin quelques ouvrages de femme, peu intéressants d'ailleurs, et surtout des envois d'élèves des ecoles professionnelles de la ville de Paris.Jetons plutôt un coup d'ail aux «œuvres d'art dues au ciscau et au pinceau féminins.Dans la seulpture, c'est Mine Clovis Hugues, la femme du poète, député des Bouchesdes Rhane, qui tient la plus large place.Elle expose une statue de femme, d'une belle allure et, quelques bustes, entre autres celui de son mari.Dans la section de peinture, nous retrouvons beaucoup de tableaux déjà vus, comme les suvou reuses prunes de Mme Madeleine Lemaire, et les chats de Mme Romier.A signaler encore une julie japonerie de Louise Abbéma et un tableau très crane et très vivant de cette pauvre Marie Bashkirtseff, morte si jeune\u2014une sympathique et curieuse personnalité dont je voudrais bien pouvoir entretenir, quelque jour, mes lectrices cana diennes.; On le voit, d'après ces courtes notes, prise un peu 231 au hasard, le titre d'Exposition des Arts de ln Femme n'est pas absolument justilié, puisque les œuvres féminines tiennent, \u20acn somme, uné fort mince place dans cette exhibition.Espérons qu'une autre année, ou renouveller: cette tentative d\u2019une façon plus logique et mieux comprise.Notre époque de revendications et d\u2019émancipation de ln femme serait bien choisie, nous semble til, pour donner une idée plus exacte des travaux artistiques, industriels où autres, dont notre sexe est capable, On pourrait, au besoin, comme on l'a tant fait en ISS9, faire travailler des ouvrières sous les yeux du publie, qui assisterait ainsi, dv rise, aux différentes besognes qui proca rent à la femme un honnête gagne-pain.Faria Weill, SAINTEGENEVIEVE DE (Voir gravare) BATINCAN La paroisse de Sainte Geneviève est la patrie des Massicotte.La premivre terre y fut concédée, en 1697, à Jacques Massicotte par les révérends Pères Cuage et Taillant de ln compagnie de Jésus à laquelle appartenait la seigneurie de Batisean.La photo gravure publiée aujourd'hui représente le village, un des endroits les plus enchanteurs, en la coquet terie de son site pittoresque, de notre belle pre vince de Québec.Le bruit des villes n'y parvient guère, c'est vrai, mais les chants harmonieux des bois, les mille refrains de l'air remplacent, avec avantage, les cris stridents de l'industrie, les murmures des foules.Une douce quiétude semble l\u2019envelopper et inviter ses habitants à jouir de La vie, paisible ment, sans efforts.[a nature faitse dérouler à ses pieds la casen- deuse rivière de Bastisean, qui, comprenant ses devoirs, devient soudainement tranquille et grave.Nes eaux brunes font un contraste curieux avec le vert des prairies, Un pont de bois, a arches en hémicycle, enjambe cette rivière vis-à-vis le village et relie les deux rives, distantes de 600 pieds, Comme le tratic n'est pas considérable, le pont reste libre le soir et sert de promenoir splendide, au-dessus de l'eau.C'est là que, durant les soirs étoilés, les jeunes gens, les jeunes filles, vont véver le bonheur où semer dans l'atmosphère calme des notes joyeuses qui réveillent les échos.L'église est construite sur an monticule et plane, majestueuse, pendant que les maisons, bien cana diennes d'aspect, s'échelonnent autour d'elle dans un groupement irrégulier.Sainte Geneviève, qui est le chef-lieu du comté de Champlain, est renommé en outre par ses eaux minérales et ses envirous charmeurs.En effet, il se trouve à proximité des riches villages de Sainte- Anne de la Pérade, de Batisean, de Champlain : de la chaîne des Laurentides et surtout des Grandes-Chütes (sur la rivière Batisean), lieu nu gnitique où, durant les beaux jours, se font tous lex piques-niques et excursions.Ceux qui n'ont pas vu ces chutes peuvent diticilement se faire une idée de lu beauté et de lu grandeur de ce paysage abrupt qui étonne et lance le poète dans Une réverie sans fin.Que de citadins s'extasicraient, sil leur était donné de contempler ces divers spectacles, Sainte Geueviève possède une histoire intéressante que nous donnerons un de ces jours.VS 32 a gan0e Le mérite «le le Sarse pareille de Hood n'est pas un pur accident, c'est le résultat du l'étude assidue et de l'expérience de savants pharmaciens. 2 \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 ce = cain ge 7055 ZA 12°C FE - SEEN TREISHAN- \u20142pre = #4 Ju ARDENT = Yi a Zz É.4 \u2014 2 # = = 3 me 7 = = a fi \u20ac Wr 4 \u2014 3 4 s Sd 5 F ÿ \u201cle # E A Q 2 I Lu = - 0 sr Nl A ly H y a 4 A A A ES 4 GE {| of x ça 2 LA 2 Co um, Lom, / Ye \u201c3 / 7% | J \u20ac \u201c 7 =, 10 FA > > Fe A \\ t./ 2 i 74 ie fe J fi ei = ES \u201c2 owt EE ft SQ A J 7, \\ JIN i a.ae 4 di ne Be 0 \u2014\\ _ À p> 2 dy, 24 i 3 ~ na 4 x ne AZ pe a 3 » oP Pats 2, 0 hr 448 A Ex part pe JJ |! pr.A dy 3 PT Sys Ea ar th Pts EE TE et rs TEE he Eine Bs \u2014_\u2014\u2014 \u2014 - * Z y 3 XE 41) : Loam aes = = Las rio eA TN LA EE an opr me ei ee 7-20 & a.~ PX hd] D A \u2014 See ah at Agr \u2014 = \u201ci he + + 2 \u201c 4 Hd ey ZY Po = > Ca At ie 44 \u2014 > J CIE Nt f.TE = = \u201d + ke \u20ac PL, Pes 4 x RS AU a= | ~ 4 >> EE pwr iy sr 7 UE 2\" 7 4 7 7, 1e 4 4 wf « pe ~ | aS - 74 ~~ rt ow ~ MM 0 de Te -> A bq i A LUE Ww NE: La = i qu { {| +3 4 Cu LA A Fadi} 6 À a ge) J o> \u2018& = , ML ~ 7 \\ \u2014 [YE ; 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Rs A a 7 if i vig we; |! A | ; g J,» Hs 4, TER) PR PRE ead À y \\ zr 7 SA EE ES Nat + J / \"a 7, « 3 | Vo NAS > ma A nN WY a A LAN + Xi es NT -__ \u2014 en 7e # ve, tes à Ce 3 =\u201c & \u201c3, ga a % ce) i J ox A We ! pull [54 AK ¥ ti 24 310 § Fd Ve $ £- i Fadl - a) Ah Ad i k f oy rs o FA ke , 3e, Ay k PY 1; Bow ol! : £4 1,422 \u201cus 2 Ke © ] 7 a ! bo J ÿ S A a se Hv Pr >, 22 S a *& AY sh Eg À J Ad a A Na PRE | 47 a > pe Bs = \u2014 Zr LN ry fe Rae se ba | 4 4 4, FE, EN D 1X] 7 hg) mr et \u2014 pr A Roc Edy Pe.eh ili, LEY A a TES v Pret « & fa} Rs ps Fad a Ld = \u2018 \u201c hh ne ho ES WS: a pS cu pes - pl = 2 LE BOMBAHDEMENT DE LA COTE DU DAH'IMEY PAR LES FRANÇAIS \u2014 (Da Journal Hlustré) ae Ce ee \u2014 er SE _ \u2014\" \u2014\u2014\u2014 > » 2\" toy +.wu ww pas 4 wn ww 7e mor + .wr 3 f ' ; 4 + # » \u201c di rriire-i.> ah a Ee 2 LA pI Wr\u201d L'on Sa Pd ui Ha aq & THEM ; o © fis I x 5 soar > gh roe (WE =.PA) PE [id 7) # de; # 3 1 © glad gi ¥ \u20ac ue caves a, gy = À rs $.X [13 11 ty Sa i ea id Rd A Ey p vd 7e i fo oad da hit pee pn vs \u201ca is Rl pores vol cou i Le - AEA Ui pe > _ \"fee IR Vox pts, ab at - ae + ms, ter, ve be 16° th Fk = va \u2018> x 3 \u2014 Re - wad qe (A 5 4, Pre x, 14 {5 \u201c Ie I i 7 yg { Pee ca a \u2026 0 scie \u201c4 1 pe NC, an a pra yor 20m © av, > ee a , >.Lon \u201cin tS AT) 13 = EY Mae AIR \u201c3 YH ote 5 =: ES A gpd atte PA \u201c- pe A = 4 DE ; a Ea noe i wend fa LE ofA Fe 2 vig A Du A TRAVEas LE CANADA\u2014LES MOULINS A PAPIER BUNTIN, A SALABERRY DE VALLEY FIELD Photographie P.UV.Dennie\u2014Fhotogravure Armstrong \u2014\u2014 Las L00000 D 000 rte ee eat et \u2014\u2014_ \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 a À an Fe, re =, x 3 3 : RAE Re: 2 REA Ww! F vs x 4 LR % pe PE J Woe A] # 5 I mg gh oy A 3 | ais x 4 wr! or I bd Pa Lg ha} À ca oh vy PR] Tio he] Ty Som een Gt _\u2014 bd soupe > > j : Lo \u2014 4 LS po Ka Ad He 4 ce EI In: PS > fa fi 40; Ay wt GR se 3 a 2 KY 8 APP ras Ft EY Nf < FH x Ig ed ¢ oy, Le x a: 0 igen bald na heey ar », ps \u2014\u201c ?> 9 ate 5 26 xs ?AF Fg he an 1 + 3 A fia bs A) Fe +k 2 LT w sk, # *; x ha 45 ÿ Le vu?SES Nef 5 ps a, FE #0 row Aen 185 + â; ÇA kK) 4, (ve , te) A TRAVERS LE CANADA SAINTE-UENEVIÈVE DE BATISCAN (P.Q) \u2014\u2014- 23 4 RELIGION ET PATRIE- 1x12 IN92 Sur l'Album de Mme J.A.Mailiow.r Ea 'an quarante-deux de ce siècle, un jeune homue, Prêt à verser non sang pour l'Eglise de Home, Ne vouait À l'apostolat : 8a grande humilité, tes vertus, sa science Et son profond esprit le lésignaient d'avance u poste de l'épiscopat.Disciple du prélat à la noble origine Qui répanclit à Hot la lumière divine Dans les ânes de nos aieux, Le jeune abbé suivit du grand Laval l'exemple : Les file du même peuple et le méme vieux temple Diroat sa gloire avec les cieux ! L'on devine le nom de ce jeune Moise Que Léon treize a fait prince de notre Eglise, L\u2019illustre Elzéar Taschereau.Le cœur de cet apôtre aimant toutes les races Naignait en entendant proférer des menaces Contre les siens et leur drapeau.Le peuple canadien, eur les bords de ce fleuve, Venait de ratremper dans une longue épreuve Non patriotisme et sa foi : H sentait le besoin d'atlirmer la croyance Qu'il avait conservée au prix de sa vaillance Sous lu tutelle de la loi.Voulant garder toujours sa langue ct ses usages, Ils inspira l'idée à ses fils les plus rages De former un cvvele nombreax ; Et Saint-Roch, ce berceau de notre colonie, Fut le centre où parut l\u2019auréole bénie De notre patron ylorieux ' (*) Honneur à toi Saint-Roch, d'avoir été le siège De ce cercle puissant que l'Eylise protège Et comble de mille bienfaits ! Ce crain de sénevé, symbole d'espérance, A produit sur le el de la Nouvelle-France Des fruits de bonheur et de paix.+ + + Longtemps les fondateurs de la Saint-Jean-Haptiste, Phalanse de tribuns formés à l'improviste, Eurent à défendre leurs droits : Mais les sazes discours qui tombaient de leurs lèvres Dissipèrent bientôt les puériles ficvres Qui brûlaient des esprits étroits.P'uis, spectacle admirable, un jour la fanatisme Entin c-da la place au vrai patriotisme Qui doit régner dans tous les cœurs.Et loreque s'élevait l'aube de notre fête, Dans nos rangs l'on voyait, oubliant la conquête, Les vaincus aux bras des vainqueurs ! A l'angzelus du soir, ile s\u2019assemblaient à table Pour vider des p'aisirs la coupe délectable, Aux sons du cuivre et des tambours ; Et ces joyeux refrains, patriotique antienne, 0 God save the Queen, Vive la Canadienne \u2019 Alternaient avec les discours.Et la Saint-Jean-Baptiste à grandi sous l'éide De notre cardinal qui l\u2019assiste et la yuide Da s ses projets et ses travaux ; I sait qu'elle est fidéle à sa tiv.e devise : *¢ Religion, patrie,\u201d et de plus qu'elle vise À nous rendre heureux et loyaux ! Cioquante ane ont passé «lepuis l'heure première Où Martial Hardy, sous la inéme bannière, Groupait l-» Canadiens-Français ! Cinquante ans ont passé sur cette humble province Depuis le jour célèbre où notre éminent prince Quittait le monde et ses attraits ! Le premier nous à fait aimer notre patrie Et vénérer par là la mémoire chérie Des morts qui furent nos soutiens ; Le second nous a fait aimer les deux ensemble : L'éphémère patrie et l'autre «ù Dieu rassemule Les vrais patriotes chrétiens ! Allons, peu le, debout ! que de tous les villages Tes enfants viennent rendre au prince leurs hommages Et le tribut de leur amour ! Qu'ils viennent dono serrer leurs rangs qui s'éclairciasent Autour du vieux drapeau dont les plis s'élargissent l\u2019our les abri*er en ce jour \u2018 25.© Frésident de Ja Société St-Jean Baptiste, Québec.(*) L'on me fait remarquer que la anciété Saint-Jean- Baptiste de Montréal ust plus ancinene ue celle de Québec.C'est vrai.Fondée en 18:34 par Ludger Duvernay, In société Saint-Jean Baptiste de Montréal a célébré ses noces d'or le 24 juin 1884.Québ:c, 22 août 1892.LE MONDE ILLUSTRE LA VISION DES BERGERS Ur les collines des environs de Bethléem, de nombreux troupeaux Dondissaient sur les vertes prairies et le gazon odoriférant de ruille parfums exquis ; le bélement des brebis s'unissant aux chants des bergers et aux sons des flûtes harmonieuses, formaient une mélodie rustique, agréable autant qu'originale.[Le jour naissant colorait le ciel de mille feux, et In rosée du matin étineelait sur le brin d'herbe des couleurs de l'are-en-ciel, comme de nombreux diamants dans un cerin de velours vert.[es bergers vigilants regagnérent leur logis avec leurs troupeaux, qui auraient pu être incommodés par la chaleur du jour.Parmi ces descendants d'Abraham, Lumibles pasteurs, était un jeune honime qui, sous des dehors mudestes, cachait une grande vertu, une foi sincère et vive en la loi de Moise et des prophètes, et un amour profond et respectueux pour son père, Melchisédech, pauvre vieillard aveugle et infirme, cloué sur un lit de douleur depuis de longs jours.Elzéar, c'était le nom du jeune adolescent, ayant amend ses brebis au bercail, courut auprès de son père, et, après l'avoir embrassé avec affection, lui tint le langage suivant : -Ah! cher père comme j'ai regretté l'autre nuit, votre douloureuse intirmité, de quel bonheur Jéhovah a privé son serviteur en vous enlevant la vue ! Jamais vous ne pourrez comprendre la beauté du bel enfant et de sa tendre mère que j'ai eu la joie d'admirer et d'adorer, l'autre soir, comme j'ai commencé à vous le dire hier matin.\u2014l\u2019arle-moi, mon tils, de cet heureux instant où tu as pu voir le Messie que nos prophètes ont an- noned, que nos patriarches ont désiré et que le genre humain à attendu depuis quatre mille ans ! Raconte-nioi ce que tu as vu, ce que Lu is entendu, afin que je me console de ma douloureuse infirmité qui me priver de lu vue de ce roi des Juifs que «désire mon cœur et que jaime de toute mon ame.Elzéar, ne se fit point prier, tant cette vision avait été heureuse pour lui, tant il s'était senti rempli d'amour, de tendresse et d'affection pour ce Divin Enfant qu'il avait vu de ses yeux, ct serré sur son cœur.Il conmunenca ainsi son récit, \u2014C\u2018était minuit, l'obeurité aurait été grande sans la multitude innombrable des étoiles brillant au firmiunent comme des millers de feux de réjouis sance, et sans la lune qui dardait, sur nous et nos troupeaux, ses piles rayons.Les agneaux bon dissaient dans les gras paturages où leurs mères broutaient en silence les herbes et les fleurs odoriférantes.Nous, les bergers, nous chantions les saints cantiques du Seigneur, nus voix étaient ac vompagnées des sons doux et harmonieux que nos compagnons tiraient de leur flûte.\u201cTout à coup, une lumière éblouissante, plus étincelante que les plus purs rayons du soleil, parait sur la montagne et un concert de voix mélodieuses retentit à nos oreilles charimées, elles chantaient un glorieux cantique commençant ainsi : Gloria tn evertsis Den, Nos chants cesserent aussitôt, nos flûtes ne firent plus aucun bruit : nous écoutions cette douce musique céleste, ces chants Suaves, nous aurions voulu qu'ils ne cessent jamais tant nos cœurs étaient charmés, tant notre hon- heur était parfait.Mais cette musique n'est point faite pour les oreilles mortelles et pour des hommes pécheurs et injustes : Dieu et ses élus seuls peuvent entendre de si beaux chants éternellement.Les voix ne furent plus perceptibles pour nous ; la mélodie cessa et une troupe de jeunes et beaux adolescents, à la démarche à la fois grande, fière, tefrible et douce, se montrèrent à nous et nous annoncèrent l\u2019heureuse nouvelle : «\u2014Ie Messie est venu sur la terre ; descendez jusqu'à Dethléem ; vous verrez, dans une étable, un enfant couché dans une crèche, enveloppé de langes et grelottant de froid sur un peu de paille ; adorez-le, car c\u2019est le Fils du Trés-Haut, c'est le Dieu d\u2019 Abraham, d'Isane et de Jacob ; c\u2019est Lui qui, quittant le sein fécond et majestueux du T'out- Puissant, est descendu sur la terre, pour sauver les homnnes de la domination de l'esprit impur, et mériter la gloire et le bonheur éternels à tous les mortels de bonne volonté, Allez, bergers, accourez à Bethléem, ndorez le Divin Enfant, Celui qui vient vous sauver, Celui qui est le Roi du ciel et de la terre.* En troupe disparut, s'éleva vers le firnumien azuré, et la mélodie et les chants célestes se firent encore entendre, le Gloria in ercelsis Dro, et in terra pax hominibus bower voluntatis nous chara encore ; puis tout.disparut dans l'innmensité du ciel sans tin, \u201c Comme les anges nous l'avaient dit, nous cou rômes 4 ka ville, nous entrames dans l'étable ; dans la crèche était un petit enfant beau, benu- coup plus beau que le soleil et que le jour, d'une beauté céleste et divine : ln douceur et l'anour étaient peints sur son riant visage : à ses côtés étaient sa tendre mère.Jde n'inclinai devant ce Roi Divin, devant ce Messie fait petit pour nous, fait pauvre par amour, fait petit enfant par sublime charité : après avoir prié avec toute la fer veur dont mon âme était capable : je n'approchai de la crèche et baisai l'Enfant en le serrant sur mon cœur ; j'éprouvai aussitôt en mon être un bonheur inexprimable, une satisfaction indeserip tible, tant elle était douce et me rendait divine went heureux.\u201c O père ! jamais je ne n'ai pleuré, comme eu cette nuit, votre infirmité : jamais je ne pourrai vous dire tout ce que j'ai ressenti d'amour, d'affee tion, de tendresse pour ce petit enfant grelottauut, et nétant réchauté que par l'haleine d'un tweuf et d'un âne et par la tendresse du cœur maternel, Ah! mon pére, comme je regrette la privation dout vous à affligé notre grand Jéhovah!\u201d Ainsi parla Elzéar.Mais il ne sera pas dit que le père d\u2019un si digne fils sera plus longtemps nul heureux.Elzéar s'étant agenouillé prix le Divin Enfant qu'il avait serré dans ses bras, et son pere se joi gnit à lui.Teur prière fut ardeute et exaucée : car, lorsqu'ils l'eurent finie, le père embrassa son fils en pleurant et en disant : Mon tils, mon Elzéar, je te vois, je vois tout, je rends grâce au Très-Haut, je ne souffre plus ! Hs versérent des larmes de bonheur et de joie, et leur reconnaissance s'éleva vers le ciel dans le cantique des elus : Gloria in creelsis Deo, Faut Catmet Armissan (France), 192.NOS GRAVURES LES MOULINS A PAPIER HUNTIN, A SALAVHERRY DE VALLE FIELD Le MoNbe ILLUSTRE à consacré, naguere, plu sieurs colonnes à faire connaître cette jolie petite ville de ln province de Québec, à parler de ses progrès passés et de ses riches perspectives pour l'avenir.C'est pour compléter ces notions que nous reproduisons aujourd'hui l\u2019une des princi pales usines de son industrie.Les moulins à pa pier Buntin, vastes et fort bien outillés, sont ca pables d'une énorme production, et font une loyale mais sérieuse concurrence, dont le commerce à tout le protit, aux moulins Rolland, à Saint Jé rôme, lesquels nous avons illustrés aussi.lis subissent actuellement des réparations et perfectionnements qui vont augmenter de beaucoup leur importance, LA GRÈVE DE BUFFALO Les aiguilleurs des chemins de fer rayonnant autour de Buffalo, le Erie, le Lehigh Valley et autres, y sont allés, à leur tour, de leur petite grève, Au nombre de quatre cents ils laissaient l'ouvrage, le dimanche matin 14 août dernier.La grève avait été ordonnée, pour protester contre In journée de douze heures, par le grand maître Sweeny, de l'Union des aiguilleurs, et au signal du départ, un univniste, un seul, est resté lidèle au poste. Chose digne de remarque, il a été vivement sollicité, mais on ne lui à fait aucun mal pour le contraindre.Les grévistes, néanmoins, se sont portés à des extrémités regrettables contre les propriétés des diverses compagnies de chemins de fer.Ce même matin du dimanche, une centaine de chars de fret, remplis de marchandises, et deux wagons à passagers furent inceudiés, Dix chars à char- Int furent lancés sur une pente pour aller écraser ane locomotive, un réservoir fut démoli.Plusieurs comvois sans chargement et même un train à pas- auer fuvent jetés hors la voie, et les remplaçants ces grévistes se virent assaillis et battus, Par une sympathie inique, une foule de vga oncds désœuvrés s'étaient joints aux récaleitrants dans leur œuvre de destruction.Dés le lundi, les choses s'aggravant toujours, les compagnies deman- ferent protection pour leurs employés et leurs propriétés, il fallut songer à une répression par les mes.Le shérif du comté Erie, d\u2019abord, mit sur pied les troupes a su disposition, puis le mardi, des milices volontaires se rallièrent à eux, et le même jour on appela des régiments de Rochester, puis lu milice entière de l'Etat Les miliciens avaient ordre de rétablir le calme à tout prix : on avait prévu une charge à mont.Le mercredi et le jeudi, rien n'allant mieux, tout au contraire, les régiments accourarent de Brooklyn et New-York : les gré vistes semblaient déterminés à une lutte à mort.Enfin, après un état de siège en règle, pour lequel l'Etat de New York a da mettre sur pied même sa cavalerie : la grève a été Vaîncue, Mais non sans que les compagnies intéressées en aient souffert de fort dommages.Tout compte fait, cependant, elles ont eu gain de cause contre les mauvaises dispost- tions des employés.Quand done la paix sociale véguera telle autrement que par les armes ?Lors que la charité cœura fait tous les hones frères.J STE.LE HOMRARDEMENT DES COTES BU DAHOMEN Le bombardement des eotes da Padiomey, par les Français, vient d'être commence, Le colonel Docdds, à peine débarqué à Kotonou, sur Fuel, aver le Tieutenant-gouverneur, à ordonne le bou- bardement de toute la côte.Le Fulisuern à bemabardé Wydah, Fe blockhaus et Te fort ont bousbardé la plaine de Kotonou, on campaient de nombreux Dahoméens, Le Héron et V'Ardentont participe, deglt rade, au moyen d'obus, Hs ont ensuite bombarde Codomey, et TOpoh Abomey-Kalavi, Une colonne de 300 homes, sous les ordres du commandant Stéphani, est sortie de Kotonou en reconnaissance vers Zoho ; elle a rencontré les Dahoméens.Une autre colonne, plus importante, «st partie de Porto-Novo vers Dekame, Le commandant Stéphani à fait brülerle village de Kotonou, puis Zobo, et différents autres points, C'est vers midi qu'il a rencontré Pennemi.Aussitôt, la fusillade a conumençé.Les Dahomé- vus, cachés daus les fourrés, suivaient la colonne en se dissimulant et en tirant.Leur intention paraissait être de vouloir couper l'arrière garde et le convoi des vivres, La fusillule à d'abord été espacée ; elle est devenue ensuite plus nourrie et a duré jusqu'au soir.La cotonne, après avoir terminé sa reconteus- sance, à abandonné l'ennemi et elle est revenue à Kotonou.Un sergent Mane et un sergent indi gène ont été tues, Les Dahoméens ont essuyé beaucoup de pertes, «tou estime à 1,000 le nombre des combattants dout plusieurs étaient armés de fusils Winchester.CORRESPONDANCE Monsieur le Rédacten 5, A quel titre vous écrire pour que ma correspon: dance pacviennne aux intéressés de votre charmant journal, qui ne renfermed'habhitude que des travaux marqués au coin du bon goût, de la profonde érudition, de la finesse d'esprit et surtout de harmo nie pure et délectable d'un style tout vempli dama- bilités, de richesses et d'art ?LE MONDE ILLUSTRE Puis, quelle audace de ma part de vouloir débuter par une petite critique ! Mais, j'ai dit critique, enest-ca bien une?Je crois qu\u2019il vaudrait mieux dire : par une simple remarque.En juin dernier, jo quittais Montréal pour venir ne remettre des fatigues d'une anode d'étude er réparer ma santé déjà quelque peu délabrée.(Je suis montréalais, c'est déjà quelque chose qui nous rapproche, de loin.) linpossible de désirer un meilleur endroit que celui où la bienveillance maternelle a voulu me conduire : Sainte-Brigitte de Maria, endroit des plus pittoresques de la Baie des Chaleurs, où l'on jouit des charmes bienfaisants de cette belle et grande nature qui porte l'âme à la prière et le cœur à la poésie, Mais, lecteur assidu du Mosbe TcLustré, il m'aurait été impossible de passer deux longs mois séparé de ntou cher journal auquel je suis redevable de tant de bons moments et de si douces inspirations : il était done convenu qu\u2019un ami devait me l'envoyer, Qu'il m'a fait soupirer et attendre ve bon ani : ce n'est qu'hier que m'est arrivé le numéro du 25 juin.Ce qui vous explique la cause de mon retard a velever la petite particularité que voici, Dans ce même numéro, (125) je vois un article intitulé : + A la bonne aventure \u201c et signé : N.Viney, Je l'ai lu et relu et puis lu de nouveau.Certainement ce n'est pas que je veuille censu- ver l'auteur, d'ailleurs commentle ferais-je : pauvre jeune, ignorant et dénué de toutes les qualités qui fout le critiqueur adroit et Vhabile censeur ?Non, encore une fois, ce n'est pas une critique, mais seulement je tiens à dire qu'il ine fait peine de voir que M.Viney à passé si rapidement a Maria, car sil avait pu prolonger son séjour pour faire quelques connaissances de plus, il n'y à pas de doute, que, apres avoir douné une aussi juste appréciation des paroisses cuvironnantes, il ne se serait point risqué à dire qu'ici * à Maria, vous sentez le froid sous les paroles affables.\u201d M.Viney nous parle de Taffuble réception qui lui à été faite au bureau de poste de Carleton, Je suis parfaitement de son avis : ces gens sont bien tels qu'il les peints Mais que n'estil arrèté au bureau de poste de Maria, il y aurait été reçu avec la même bonhomie et un accueil aussi honnête, aussi peu génant lui aurait été fait, puis, sa * blonde jeune fille \u201d remplacée par une bru nette non moins bien douée et d'humeur joviale.A la soirée, si le bureau n'est pas le rendez-vous cles joueurs et des causeurs, à la maison privée, la veillée ne se passe pas moins agréablement, Dans ces quelques dernières Tignes, je ne puis qu'approuver M.Viney, puisqu'il dit qu\u2019 \u201c A Marin, les usages sont à peu pres les mémes qu'à Carleton,\u201d Néanmoins, si jétais plus autorisé et sil m'était permis d'émettre mon opinion, peut- être différerait elle de celle que je respecte en ce moment.Je ne saurais clore ma correspondance, déjà trop prolongée pourtant, sans revenir sur ve passage où M, Viney dit qu'à Maria * vous sentez le froid sous les paroles affables Je me demande si l'auteur de cette phrase, que je me permets de relever, à bien pénétré jusqu'à l'intérieur des familles de Maria, où sil n'a fait que s'arrèter chez le premier venu, pour ainsi juger toute une population de 2,300 habitants 1 Je com prends parfaitement que, pour donner un aperçu des usages où coutumes d'un village où même d'une paroisse, il serait ridicule de se transporter dans chaque famille ot dy faire une étude de meurs.Mais au moins, il me semble, devrait-on causer avec plus d'un particulier et_aller saluer quelques bonnes ménagères, surtout sil s'agit de les mettre en parallèle avec une autre population voisine, lorsque toutes deux ont des rapports si courtois.Vraiment, M.le Rédacteur, je ne pouvais lais ser passer incontrôlée cette remarque, par trop pénible, sur cette place si attrayante où Je suis en villégiature pour une deuxième fois.Oh! non, car elle pouvait tromper vos lecteurs trop crédules qui, peut-être déjà, avaient mal jugé de personnes pourtant si bonnes, si complaisantes, au cœur france et ouvert.Certes, j'ai plusieurs fois eu l'oe- casion de pénétrer chez des inconnus, et ils se sont cependant montrés envers moi aussi polis et bienveillants que n'auraient pu l'être de vieilles connaissances.A l'appui de ce que j'avance, j'ai le témoignage de plusieurs visiteurs et amis qui ont été étonnés, comme moi, de la remarque sus-mentionnée, Maintenant, mille pardons à M.Viney pour n'être permis de le contredire, et surtout qu'il me pardonne de l'avoir fait si franchement, mais hon- nement.Lupo.l\u2018ern Cottage, Maria, août 1892, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LES IDÉES DE MA VIEILLE TANTE Nettoyage des deutellez noïres.Pour nettoyer les dentelles noires, on les met en paquet, à plis les uns sur les autres retenus haut et bas par un fil, et plongées ainsi dans la bière, sans savon ni autre chose, Ou les frotte bien, mais avec précau- tiou ; puis, au sortir de la bière, on les roule dans une serviette et on les repasse humides à l'envers, sur une couverture de luine épaisse, en mettant par-dessus une mousseline pour éviter le brillant que laisse le fer.Manière de préserver lex méteure dde la rouille, Rien n'est plus facile que le moyen à employer pour cela, mes enfants, nous dit nu vieille tante, devant qui nous exprimions notre ennui de voir tous les métaux se rouiller d\u2019une façon affreuse.Lorsque, après Thiver, vous serrez pelles et pin cettes, lorsque Vas casseroles où vos objets de fer, d'acier, de fer-Dlanc ou de tôle doivent rester quel que temps sans servir, le meilleur moyen ser de lex couvrir de claux en poudre, ou de les tremper ou Lever dans de l'eau de chaux.Vous les retrouverez wujours aussi neufs et sans rouille, ainsi que vous les avez laissés, Univrogne, acteint d'une extinction de voix, demande à boîre Conuent \u201clui dit quelqu'un, vous avez encore soif ! C'est pas moi, répond le soulaud, c'est ui voix qui est toujours altérée.Mde ANNA SUTHERLAND Kalamazoo, Mich.avait des entlures dans le cou, ou depuis sa 10ème année, lui Goitre cautant de grandes souffran- 40 ans ces.Si elle prenait le rhum, elle ne pouvait marcher deux longueurs de maison sans tomber de faiblesse- Elle prit de la SARSEPAREILLE DE HOOD Et maintenant elle est debarracsée de tout cela.Elle en a pressé plusieurs de prendre la Sarsegareille de Hood et ils ont aussi été guéris.Cela vous fera du bien.Les PILULES DE HOOD guérissent les maladies du Foie, la jaunisse, les maux «le tête, de bile, les aigreurs d'estomac, les nausées ! Du CARNET DE LA CUISINIÈRE Nougat.\u2014Prenoz poids égal de sucre blanc et d'amandes douces mon dées, fendaos en long par petits quartiers; faites fondre le sacre dans le quart pesant d'eau clarifiée ; jetez y les amandes et tournez les sur le fou jusqu\u2019à ce qu\u2019elles pétillent; aromati- s z-les de rapure de citron, orange, ou quelque autre ingrédient de bon guût, mettez le tout en moule, et continuez de le faire cuire ea l'appliquant avec la maia tout autour et dans le fond, jusqu'à ce qu\u2019il ait pris couleur de caramel Il faut se tremper de temps en temps les doigts dans l\u2019eau fraiche.- - - TOUJOURS FATIGUE Telle est la plainte de quelques pauvres mortels qui ne saveat où trouver tn remède, La sALSEVAREILLE DE Hoonp possède tous les éléments nécessaires pour renforcir la constitution, donne l'appétit, fortifie l'estomac et les nerfs.Les FILULES DR Hoo agi sent etlicace- ment sur les principes vitaux, en les gué- riesant de cette lenteur à remplir leurs fonctions, elles yuérissent aussi ls constipa tion et assisten: la digestion -__e.- ECHANTILLON GRATIS DE CHOCOLAT MENIER En envoyant une carte postale à C.-AI- fre«! 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l\u2019étranger.Directrice : Mme LOUISE \"ALG, 4 rue Lord-Hyrer, Paris Abonn menta reçus au Mooule I'lustré, str Tirages le ler Mercredi et le 36 Morcred DE CHAQUE MOIS Demandez les Circulaires 8.E.LEFEBVRE, Gérant, 81, St-Jaoques Montréal, Canada \u201cAugust Flower\u201d Voilà la question qui est toujours sur les lèvres de votre eufunt, Et il n\u2019est pire que le garçon plus grand, plus vieux, plus chauvre.La vie «at un point d'interrogation.\u2018* Pourquoi est-ce ?\u201d voilà l\u2019interrogation que nous disous du berceau à la tombe.Ainsi avec ce petit sermon introducteur, nous demandons : \u2018* À quoi sert \u201d l'August Fiower Ÿ La réponse est aussi facile que lu demande, ce rem: ic est pour la dyspepsie.C'est un remede apécial pour l'estomac et le foie.Rien de plus : mais ceci.Nous croyons que \"August Flower guérit la dy-pepsie.Nous le sivons par- taitement.Nous avons de bonnes raisons pour en être certains, Ce remède a com.nencé à être fabriqué il y a vingt ans dans une petite campagae.Aujourd'hui, il ticot ls place d'honneur dans tous les magusins de la ville et de la campagne, vorsède le manufacture la plus considérable du pays, et se vend partout.Pourquoi * La raison eat aussi eitiple que la ponsée d'un cofant C\u2019est un remède honoète, guérit une maladie, ec la guérit bien.Il guérit la dyspepsie.GG, GREEN, Seul fabricant Woodbury, New-Jersey, E.U., À, et To ronto, Canada.(24) POURQUOI EST-CE : A LA CLASSE OUVRIERE Afiu de faciliter la classe ouvrière et tous eux qui ne peuvent visiter pcs Inazasins »endant le jour nous ticndrovs notre maga.dn ouvert tous les soirs jaa+qu'à 10 hrs.FRED LAPOINTE, 1551, rue $ e-Catherine LE MONDE ILLUSTRE LES TORTURES CORPORELLES Une femme qui a longtemps souffert du Beau Mal nous écrit : \u2018\u2019 Une de mes amies me conseilla d'essayer le \u2018\u2018 Régulateur de lv Santé de la Femme \u201d du Dr J.Larivière de Manville, R.I, ot après en avoir pris une bontellle sans besucoun de succès, j'étais dé- \u201cidée de ne plus continuer.Mon amie me conseilla de persévérer et avant d'en avoir pris trois bouteilles je commençai à ressentir un grand soulagement.Je continuai à en faire usage ot anjonrd'hui je suis complètement gnérie.Oe remède est le véritable ami de la femme.\u201d A vendre chez la plupart des pharmaciens ainsi que mes \u2018\u2018 Fer- males Porous Plasters \u201d (les seules ompla- tres recommandées par les meilleurs méde- ins) que j'envoie aussi par la malle sur réception da 25 cents en timbres de poste.Evans & SONs, Agents pour le Canada.MEUBLES AU RABAIS Afn de faire plscc pour de nouvelles marchandises, que nous «devons recevoir prochainement, nous ferons une réduction le 20 à 40 pour cent sur tous nos meulles et cela durant tout le mois de juin.N'oubliez pas l'adresse, FRED LAPOINTE, 1551, Sainte-Catherine Chapeau de soie, Pull over, Feutre 21, RUE ST-LAURENT, MONTREAL DEMANDEZ A VOTRE ÉPICIER LE CÉLÈBRE CHOCOLAT MENIER Ventes Annuelles dépassent 33 MILLIONS de Livres.£crire pour Echantillons gratuits à C.ALFRED CHOUILLOU, Montréal.Manteaux, Fete, ete, ATTRACTION sans PRECEDENT Plug d'un quart de million distribue Compagnie de la Lotterie de l\u2019Etut de la Louisiane noorporée par la Législature pour les fine l'éducation et de charité, ot 668 franchises \u2018léclarées, être parties de In présente consti: tution de l'Etat on 1379, par un vote bapulaire écrasant.Laquelle expire le 1er Janvier 1895 Les Grands Tirages Extraordinaires unt Lien seini annuellement (Juin et Décenm- bre et les Grands Tirages Sumples ont leu mensuellement ses dix autres mots de l'an- nés, Cestirages ont lieu en public, à l\u2019Acn- iémle de Musique, No avolle Orlénne, Le.\u2018* Nons cortitlons par les présentes que nous surveillons les arrangements faits pour les tirages meuvuels et semi annuels de le Com.pagniede Loterie de l'Ktat de la Louisiane flue nous scérons et contrôluns personnellement les tirages nous-mêmes et que tout cst conduit avec h nnéteté, franchise et bonne fal pour tous lex intéress°s : nus autorisons ln Compagnie à we servir de ce certificat, avéo des fac-similo de nos signatures a.ta chés duns les annonces.\u2014 Commissaires Nous, les sousign 3s, Banques et Banquiers, paierona ous les prix gagnes aux Lotterios de l\u2018Etat de in Lo s8iane qui seronc présentes à NOs CHisses R M.Walmsley,l'rée.Louisiana Natonal Bh Pierre canaux, Prés State National Bh A.Baldwin, Pres.Now Ocleana Nn'ional Hk Carl Koan, Prés.Union National bk Le tirage mensuel de $5 aura lieu A L'ACADÉMIE DE MUSIQUE, ORLEANS, MARDI, IL OCTORIIK 1892 PRIX CAPITAL - - 75,000 100.000 BILLKTS DANS LA ROVE LISTE DRS PRIX NOUVELLE 1 PRIX DE $75,600 est .75,000 1 PRIX KE 20.000 eat 20,000 I PRIN DE 10,000 est.10,000 1 PRIN DE, 5,000 est.5,000 2 PHIX DE 2.00 eont .2.000 3 PRIX DE 1ooogent.5,000 25 PRIX DE \u20183oveont 1121! 7.500 10 PRIX DK 200sont.20.000 We PRIN DE 100 sont Lo 20 000 we PIX LE Gisont.18.000 Wn PRIX DK 40sont.10,000 PRIN AFPPROXIMATIFS 100 PRIX DK 1M 0nt, 10,000 100 PRIX DR 6 sont.6.000 100 PRIX DR sssont.\u2026.4,000 PRIX TERMINAUX 1,008 PRIX DK 20sont.,.30,960 \u2014 \u2014\u2014 3.434 prix se aontant a.265,460 PRIX DÉS BILLETS: Le billet $5: Deux c'nquième $3: Un cinquième $1; Un dixième od! Un ving- tiome 2ic, Prix pour les cl: ba: 11 billets complets de cinq piastres pour $50 IMPORTANT.\u2014Kovoyer tout argent par l'Express e cos frais pour tout envoi de pas moins de cin« piastres pour lesquelles nous jaierons tous les frais, et nous paycrons teus vg frais o'express sur BILLET \u201cot LIS) KS DES PRIX envoyé a nos corresgondants.Adresse : PAUL CONRAD, Neuvelle- Orléans Donnez l'adresse complète et faite la signature lixible Vecongrés ayant derntèrement adopté une loi proh bant l'emploi de a malle a TUL TRS lon Loteries nous nous scrvons des ompa spies a\u2019 xpress pour répondre a nes corres: pondants et pour envoyer les listes de prix.Les listes officielles des prix seront ex vovées sur demande & tous len agental o- een tig que tirage.en n'Importe au quan , par ex , ne Posts p press, FRAZ CHEFS ASTENTION.\u2014I;a charte actuelle de la Loterie de l'Etat de 1a Louisiane, qui forme partie de 1a constitution de l'Etat de Ia Loui- siape et qui été déclarée par la Cour Su- reme des É.-U.un contrat avec l\u2019État de iy Latlniaie et jie partie de la constitution dec Aut n ex © que le pr > des iess.Pp! q premier jan Ilys un grand nombre de projects infé- rteurs et malhonnêtes sur le arché; des billets de loterie
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