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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 3 septembre 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1892-09-03, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS : IME ANNEE, No 433 \u2014SAMEDI, 3 SEPTEMBRE [x92 ANNONCES : Un un, 83.00 - - = Six mois.#1,50 \u2014\u2014 - - \u201caligne, pur insertion - - - - - 10 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.| 'nsertions subséquentes - - - - 5 cents Vendu dans les dépôts - - 5 eents lu copie Bvnraux, 46, PLACE JACQUES.CARTIER, MONTREAL, Tarif spécial pour annonces à long terme = \u2014\u2014=ees 55 sens 2e 204 LE MONDE ILLUSTR MONTRÉAL, 3 SEPTEMBRE 1892 SOMMAIRE Texte \u2014 Entre-Nous, par Léon Ledieu.- Carnot du Monde Illustré, par J.St.-R.\u2014 Bibliographie.\u2014Fan- taisie : Roméo à Juliette.- Poésie : À celle que j'aime, par René LeMay.\u2014 Nouvelle canadienne : La terre paternelle (suit> et fin), par J.-P.Lacombe, \u2014 Nos correspondants À l'étranger : M'le Jeanne Heil- man (Jean Rival), par Jules Saint-Elme.-La jetée de Lachine,\u2014 [a planète Mars et la lune.\u2014 Nouvelles à la main.\u2014 Poésie : Printemps, par J.-B.Chatrian Las Nains (conte d'après une légende alsacienne), par Jean Rival.\u2014 Souvenirs d\u2019enfanca, par Hilaire l'a- quet \u2014Carnat de ls cuisinière \u2014Notes et fuite Feuilletuas : La B-lle Ténébreuse (suite), par Jules Mary : Mademoiselle de Kerven (suite), par Xavier de Montépin -Jeux d'esprit et de combinaison : Pro- Llèmes de Dames et d\u2019Echecs.Gravures.\u2014La vie à bord d'un vaisseau de guerre : La jouraée du maria : Fxerci*e du sabre d\u2019abordage.\u2014 Portrait de Mlle Jeanne Heilmanu (Jean Rival).\u2014 La récolts : Au repos, \u2014À travers le Canada : La jetée de Lachi :e.\u2014 La vie à bord : Causeri3.ILLUSTRE Pes Mensueres où Monae 1re Prime 1 2 A 850 2me A .25 8me \u201c ce ee 15 4me \u201c ee 10 bme vo .5 éme \u201c ee 4 Tme \u201c Cee 3 me \u201c ce 9 2 86 Primes, a%1 .94 Primes 86 2 $200 Le tirage se fait chaque mois, dans una salle ublique, par trois personnes choisies par \u2018assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.NON PRIMES QUATRE-VINGT-DIX-NEUS EME TIRAGE Le quatre-vingt-dix-neuvième tirage des primes mensuelles du MONDE ILLUSTRE (numéros datés du mois d'AOUT), aura lieu sunedi, le 3 SEPTEMBRE, à huit heures du soir, dans la salle de UNION STJOSEPH, coin des rues Sainte- Catherine et Sainte- Elisabeth.Le public est instamment invité à y assister entrée libre, A Société de Numismatique de Montréal à décidé de célébrer, le mois prochain, le deux cent cinquantième anniversaire de la fondation de cette cité, devenue au- jourd'hui la métropole commerciale du Canada, ot l'exposition qui aura lieu à cette occasion sera la plus complète et la plus intéressante que l\u2019on ait jamais vue dans notre pays.au point de vue de l\u2019histoire.LE MONDE ILLUSTRE On fait appel à tout le monde, c'est vraiment le moment de faire connaître les vicilles choses qui sont restées dus certaines Émnilles malgré les tourmentes, les batailles et les bouleversements qui ont agité notre pays depuis la fondation de lu co: lonie jusqu'au triste traité de 1763, Jette exposition se compose de: lo.Antiquités indiennes ; Ze, Anciens plans et vues du pays : to.Documents historiques, autographes et sceaux : fo.Ouvrages relatifs au Canada : 50.Monnaies camutiennes, médailles et billets de banque : Go.Vaisselle et porcelaines ; To, Drapeaux, pavillons et tapisseries : So, Armes : Bo.Uniformes mili taires : 100, Meubles anciens © Ho.Portraits da tant du commencement de la colonie jusqu'à IS40.Vous voyez qu'il y aura du choix, et je protite de cette causerie pour prier les lecteurs du Movbe ILLUSTRE de mettre à la disposition de la société les vieilles reliques du passé qu'ils ont pu conserver, #,* Le grand génie qui à bouleversé le monde au commencement de ce siècle disait un jour : + Je voudrais bien être mon petGt fils,\u201d et quand il par lait ainsi il ignorait que sa descendance n'irait pas plus loin que le roi de Roue, voi sans royaume, mais il prévoyait sans doute les progres étonnants que devait faire la science et l'industrie, Que dirait done M.de Maisonneuve sil voyait aujourd'hui ee que les [roquois appelaient liotiaki et qui est devenu Lu cité de Montréal apres avoir été Ville-Marie ?#5 + Nul lieu sur le fleuve, apres la situation militaire de Québec, dit M.Po Rousseau, dans son Histoire de Maisonueur, wWétait plus propre que File de Montréal à létablisement dune colonie et dune grande ville, dont l'avenir re pouvait être douteux.Nitué à la limite de la navigation transatlantique, Montréal pouvait offrir aux vais sceaux de mer un port spacieux et d'un acces fu cile : souvrant à la jonction de l'Ottowa avec Le fraude rivière du Caunde : commandant par ces deux puissantes artères les immenses vallées de la rivières des Outaouais, du Saint-Laurent et des vers douves du Haut Canada : pénétrant jusque dans la vallée du Mississipi, et par le Champlain et l'Hudson se reliant au vaste port de New-York M.de Montmagny se prononça tout d'abord contre le projet de M.de Maisonneuve et proposa l'ile d'Orléans pour l'établissement des nouveaux colons, mais il se heurta contre une décision arre tée : ** Ce que vous 1ne proposez serait bon, répondit M.de Maisonneuve, si on m'avait envoyé pour délibérer et choisir un poste, maiz le Compagnie avant déterminé que j'irais a Montréal, il est de mon honneur, et vous trouverez bon que j'y monte, pour conumencer une colonie, queend tous les arbres de cette île se devraient changer en autant d'Iro quois,\u201d M.de Montmagny Papprouva, aceomprgna meme ot assista a la prise de possession qui eut lieu au nom de la Compagnie le Montréal.C'est sur l'emplacentent de la Dodane que fut élevé de fort qui détermina la fondation de notre ville.JF la projet de Mode Montinagny avait sans doute aussi beaucoup de bon, ét je n'ai jamais com pris pourquoi cette belle ile d'Orléans n'a pas fait plus de progres depuis près de trois sieeles, Je ne suis pas le seul de cette opinion, du reste, et plus d'une fois en naviguant en vue de an cienne ile de Bacchus j'ai entendu faire cette réflexion : Ah! s1 cela appartenait aux Améri cains ! Que voulait-on dire par là, et que veut-où dire chaque fois qu'on applique cette exchunation à un point quelconque de notre province ?Que tes Yankees, avec leur esprit d'entreprise, transformeraientle pays à son avantage et au leur ! c'est possible, ais comme alors il faudrait l'annexion, et que ce wot touche à la politique et que la politique est un genre que je ue cultive pus, c'est à vous d'en conclure tout ce que vous voudrez.*,* si Maisonneuve et Montmagny auraient lieu d'être étonnés des progrès qu'a fait le Canada depuis leur époque, n'en soyons pas surpris, car il se passe tous les jours sous nos yeux des faits qui Hous surprennent nous mènies qui vivons dans nn sièele de merveilles, Voici que Montréal ne verra plus de neige ur les rails des tramways pendant l'hiver ! Dans un autre ordre d'idées, Québee vient d'et;.témoin d'un fait qui eut donné lieu à bien d commentaires il y a cent aus, en admettant tour fois qu\u2019il eut été possible.L'un des rabbins de Montréal, se trouvant Québee pendant les fêtes du cardinal, est a rendre visite à Son Eminence, qui l'A accues d'une manière très affable, lui à fait visiter < palais et montré les présents qu'il avait recu l'occasion de ses noces d'or de prêtres.Un prince de l'Eglise et un Juif ensemble ! Quelle lecon de bonté et de tolérance donnee ceux qui ne cherchent que la discorde et ne où tlent que la haine ! Ah! que Chateaubriand avait done raison dire ; + Voulez vous faire des dmpies ot des hy crites, montrez vous fanatiques et intolérants.Le meme soir, la cathédrale Anglaise et illaminée, \u201c,* Ainsi qu'on le dit tous les ans, on aathr longtemps que les navires de guerre franca viendraient pas, parceque.en n'en sasadtore C'est toujours fète à Montréal et à Québec qua | ces Visiteurs adtnés du vieux monde nous arrive: et c'estle signal de réjouissances et d'échange - politesses qui nous font secouer un pea la tory dans laquelle nous vivons.Coñune je Fai fait chaque année, je la tiste des officiers de cette petite escadre.Aréthress, croiseur, 21 canons.Etat major: MM.d'Abel de Lilwan, © amiral, commandant en chef © Benger, capi de vaisseau, chef d'état major : de Robien, tr de vaisseau, aide-de-catnp : Fatou, enseigne d aide de camp : Denis-Lagarde, commissaire di vision Remand, médecin de division.Officiers : MM.Bénier, cap de vaisseau 2 Po cap.de frégate, second: Bardoal, Laurent, Pr bert, Vertier, lieut.de vaisseau : Philéas, orne nicien principal © Tæeoq, O'Neill, Le Gorree, ! vre, Dumoutier, Lequerré, Védel, BDréart de 1.singer, Le Gallen, Turin, aspirants de Love ol: Hussitrd, aviso, quatre canons.MM.Krantz, capt.de frégate, commande Scnés, lieat, de vaisseau, second ; Goybet, Escare.Guiral, enseignes de vaisseau : Sauvrezis, aide missive © Mayalle, medecin major.Montréal recoit bien heureux de constater que la grande ville wen.reputation d'hospitalité, vous \u20ac nos visiteurs et on *,} Ou parle de plus en plus du choléra i à Hambourg, et comme il existe une ligue dir de Hiuntroug au Canada, il devient évident Sil nous arcive, cest parles Allemaneds quil importé.Un joli cadeau qu'ils nous feront Sourmes nous bien prèts à le recevoir sans © de dangers ?Question difficile à résoudre, car médecins ne s'entendent pas trop à ce sujet La gouvernement devrait faire telle chose, dis les uns ; les corps municipaux doivent surt s'occuper de leurs localités, atfirment les aun Bref, on ne sait trop que faire, nnds ce qu'il y « certain c'est que tout le monde doit s'occuper cette question.C'est surtout le moment de nous mettre en qu contre l'absorbtion des stupétiants que les dist.teurs d'Ontario nous envoient pour nous cmpois ner, 1 faut siivee aussi les lois de l'hygiène, en x mot, il faudrait faire un peu le contraire de ce que nous faisons.Après cela, à lu grâce de IHeu ! *4* d'ai lu dernièrement dans un journal de Québec que l'on devait exposer prochainement une relique rarissime.C'est un morceau du crâne êle la sainte Vierge. Certes, je n\u2019ai pas envie de passer pour hérétique, je crains trop le feu de ce monde et de l'autre pour cola, mais j'avoue que le petit article du journal en question m'a rendu réveur.J'ai toujours entendu dire que la Vierge Marie était montée au ciel quelque temps après la mort du Christ.Je suis bien que juunnis l'Eglise nu imposé la croyance À l'assomption corporelle de Marie comme article de foi, mais il n'en est pas moins vrai que la plupart des eatholiques croient qu'elle est en coups ét en âme dans le ciel.La question serait elle décidée et aurait on vrai ment trouvé le corps de la mère du Sauveur : c'est ve que le journal ne nous dit pas, et la chose est vraiment facheuse.Est-ce un canard ?*,* L'autre jour, jai rencontré un amateur d'atographes canadiens modernes, vivants, Je croyads que ce genre de manie n'existait pas ici, Vous at-on james demandé d'écrire quelque chose dans un album / Quel ennui, et cela me rappelle une série de pensées écrites en pareille virconstance par des écrivains connus : « Mon nom n'est point digne de tigurer dans ee recueil\u201d Vo Broce, \u201c Ni le mien.\u201d GEoOGE Navn.« Ni le mien non plus\u201d Kees Sey, + Faureeurs !\u201d\u2014Cru, Puiciron, \u201cOO triple orgueil 1000 Viexver, + Mettous quadruple et n'en parlons plus.Pace Fiva Et ceux qui vinrent à la suite choisirent un autre sujet, CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRE\u201d A son tour LE Mosor Theos veut joindre sa voix aux mille dchos des grandes fetes cardinalices et nationides de Québee, et apres notre estime cot respondant, M.Philéas Huot, nous disons encore au \\éuéré prélat canadien français, et au patriotique enthousiasme des manifestants dans la viville ville de Claunplain Dans un prochain numero, nous doterons quel ques illustrations de ces grandes fètes, wed runtltas ines, + + > De grand cœur aussi nous saluons le pavillon de France qui nous revient, cette annde, vaillamment porté pur l'A réthiese et le Hussard, ot anos cousins gaulois nous redisons, en toute sincérité : bieuvenus.Cest encore notre intention de perpétuer, par des gravures appropriées, le souvenir de cette vi site, chère à nos cœurs francais.Noyez les * + + Nous recevons de l'Orient des exemplaires d'un curieux mais fort intéressant journal, publié mi partie en grec, mi partie en français.Il nous est agréable de transerire ici ta façon dont il se pré sente lui-même aux lecteurs : SAN vroLi L'ortene ?(Fondé en 1880) Le seul jo arnal catholique paraissant cn Orient, et publié en franq; sis ot en grec une fois pee semaine.\u2014 Atos « NEMENT fr.14 par an, payable d'avance.Spécimen gratis et franco, sur demande.Direction : N.Caravasis, Nyra (\u201crèce).* * + Nous venons de recevoir un magnitique journal souvenir, imprimé sur beau papier avec couvert de couleur.Ce journal de 21 pages, format grand in-quarto a été publié à l'occasion «des noces d'or LE MONDE ILLUSTRE 05 de Son Eminence le Carding! Taschereau et de li société St dean Baptiste de Québec, 1 porte pour titre © Les Noces d'Or et contient, outre plusieurs gravures et portraits, des écrits de Nos principaux écrivains, Nous conseillons fort à nos lecteurs de s'en pro curer un exemplaire, c'est un tiagnifique souvenir national à conserver, Ce journal est en vente chez les éditeurs M M.Renault & Gauthier, 61, rue St-dean, Québec, au prix de 12 centius l'exemplaire par la malle, où [00 la douzaine, J, Seg.LA JETEE DE LACHINE (Voir gravure) Crest un des plus gids spectacqes, en même temps que des plus animés, que celui olfert par le raceor dement du chemin de fer et des bateaux à vapeur, sur Ia jetée de Lachine, cou pied du lac Saint Louis.Avec le rare talent qui le distingue, notre populaire artiste, M.JON.an bean moment : sa photographie nous Lu repré sente vivement et tees an naturel, d'Ottawa à Montréal.de Fégete, de Montréal à Bexuharnois, le /27ienve, de Lachine à Caughnma- wag, sont i quai, attendant le convoi du Grand- Trone qui doit venir Sallonger sur la jetée au flane des navires afin d'opérer le transbordement des passagers, qui pour Montréal, vin les rapides du Sault Saint Louis, qui pour Bexuhienois, qui pour Le rive sud du Saint Laurent, Canghnawaga et autres lieux, ITest 5} heures pour, alors, Pres.qu'au mème mnoment, quatre siflements se répondent, et pendant que retrogrule le convoi qui vient draneter les voyageurs de Montréal, les bu teaux vorment en hate, chacun de son côté, La Laprés, aosu saisir la scène Le Norercique, jetée est redevenue déserte pour Jusqu'au lend wan a Lc andme heared Nel, BIBLIOGRAPHIE 1 Ame dog Sat ou, par Mile L.Nitouche, 2e \u201cdit.Librai- brairie Ste Henriette (G.-A, et W.Damont).IS26 rue Nte-Catherioe, Montréal, Prix : 16 centins Mlle [LL Nitouche vient de faire paraitre ane seconde édition de son du des seduns, impaticm tent attendu.Cette nouvelle édition a été considérablement augmentée et vevisée avec soin, Voici la preface + A mes chers lecteurs et lectrices, Joffre mes remerciements les plus sincères pour |'encouragement qu'ils ont bien voule donner à mon petit door IL était né sans prétention, avec un seul desiv It, ma foi, je crois qu'il n'a pas déplu, car il aveu de breil des salina, celui d'étre agréable à tous.lants succes * La première édition étant complétoment épui sée, je me suis decidee à en publier une seconde, révisée avec soin et considerablement augmentée, de n'ai aucun doute que cette seconde edition plaira autant icmes lecteurs que la première : du moins, je tue suis efforece de ne déplaire à per Satie, \u201cde lance donc mon petit duo en lui disant = Va partout, gentiflet : franchis le seuil du riche, qui Sennuie au mieu de ses richesses : introduis toi daus la chauauière du pauvre qui souffre : distrais le riche, fais sourire lindigent : entin, fais briller prartout les ravens de la Joie et du bonheur.Et si tu réussis, tu auras accompli le pdus ardent de tes désirs\u201d A tous de se le procurer.etree Rigolades de saison: «Quand les murs d'une place forte sont sendus, c'est alors qu'il s'agit de les digendre, \u201chésitation est leger et le regler d'une idée race\u201d Perdez le til de votre discours, vous ne pronom cerez que des paroles décousues.\u201d FANTAISIE : ROMEO A JULIETTE Comme je te vois prendre un air d'importance, de recevoir déjà de ma part ane lettre.Cependant, ne sois pas si tière de cet honneur : l'épitre à proprement parler n'est pas écrite pour toi, mais à cause de mou joli serin.J'avais oublie de te le recommander, et je sais de gentilles demoiselles qui, avant les objets sans cesse sous les veux, les oublieraient mille fois si l'on n'intéressait leur mémoire en flattant leur vanité.Sache donc que, de ma pleine puissance, je te nomme gouverneur de Favori, et l'accorde ln surintendance de sa maison : pointue le néglige ou je te révoque, Sans boire ni manger il ne pourra chanter, et point de chants, belle aventure ! Lorsque tu brouillais les pas de lu danse, le petit serin fit un (el tintantiarre que le maître tourna si colère contre lai.rappelle-toi ce service.ét si les gerbes de notes jaillisantes, les pluies d'étincetles, les fasces éclatantes ne peuvent rien auprès de toi, bon plus que la reconnaissance, tremble To Vois l'oiseau mis a masle trépas, Vois ses jolies petites pattes fermées pour toujours, ses ailes im mobiles, vois-le couché sur le dos dans la petite boite pour cereuvil, couvert de fleurs de soucis, de belles-de-nuit, et de branches de evprès LL A quoi te servira, si la tardive repentance aceourt, de te jeter, échevelée, surde cercueil ?Non, je evois, ma mignonne Juliette, que, loin d'être obligée, à ton retour, de pleurer Favori, tu couvriras sa cage de fleurs et de verdure.Adieu.ma sœur, point tu ne mettras en oublianee un frere qui dore en core ta chevelure, ajoute du varmin «tes levres, et de l'azur à tes yeux.tov, JULIETTE \\ ROME Mon biau sire, Jad lu en maints éerits, légendes et chitusons, quelles troubadours qui s'en allaient en chevauchant célébraient surleurs vielles, tes gentilles cluatelaines au décencé maintien où les täuves bergerettes Pour vous, mon seigneur, t'est avis que vous pré férez, de nature, les êtres légers et frivoles connue les serine.Peut être chantez-vous à ce tnonnent les hirondelles et les merles dans le couplet \u201c* Un jour un vicil hibou Ne mit dans la cervelle D'épouser une Hirondelle Jeune et belle Dont l'amour l'avait rendu fou.\u201d Le prisonnier que vous wis ez contié, par belles lettres scellées, n'a paru plus sensé que certain arçou de mes anis ; il ne s'est pas gorgé dans la mangeoire, alors quil eut pu faire ripaille et godaille à en crever, J'ai eru devoir le mettre à létroit pour le grain et les abreuvoirs superflus.et voila que le petit drôle tourne à la retenue et n'ose plus, avec sou bee, produire ces débordement = qui, naguère encore, changeaient sa cage en étang où les graines flottaïent au gré des eaux comme l'arche de Nod dans la diluvienne inondation.Cisuit le discours d'un voyageur, à robe fourrée, venu visiter votre Favori: 0 mon cher petit vieux te poser à mon côté, où attends moi je vais bondir vers toi.J'ai de douces pattes de velours pour te caresser, de te renouvellerai une douve ballade en te pressant contre mon tendre cœur, Ne Ceffrave pus de mes longues moustaches : il y a dessous unie jolie petite houche qui te baisera avec plaisir.L'oiseau gentil qui n'était pas duped, a taned des cascades de notes, des enfilades de sons inows, et a brodé une ariette délicieuse quand il a vu jaillir sur ce magistrat à pardessus d'hermine une onde vengeresse.Adieu, mon frère : pour ne me point mettre en vubliance, considère que je noireis encore tes che veux, brunis ton teint et applique le pinceau dans la sombre couleur pour une teinte plus obscure de tes longs cils, Nur tes lèvres je mets les miennes.JULIETTE, Pour copie conforme : ojscau ! RuUsEMADEEC. A CELLE QUE J'AIME Souvent j'ai lu dans tes beaux yeux Que tu m'simsia un peu, ina belle, Rien ne me rendait plus joyeux Que de voir s'allumer les feux, Les chastes feux de t à prunelle ! Tes yeux brillent comme une fleur Qu'argente une fine rosée.Et je crois veir sous leur ardeur, Comme des rayons «le bonheur, Ton cœur, ton âme ct ta pensée.Je devinais ton doux secret En voyant sur tes lèvres roses larsitre un avurire discret.C'etait un amoureux décret Dont je lisais toutes les clause, Tes lèvres sont comme une fleur Que mouille une fine ro:ée.Ec je crois voir sous leur chaleur Comme des rayons de bonheur, Ton cœur, tou Ame et ta pensée.Quand tu cucillais «des fleurs pour mot, Tu choisissais la plus jolie : Celle qui m'avouatt ta foi ; Celle qui de ta douce loi T'ressait le lien qui nous he Mais il \u201ctait trois de ces fl:urs tque huigue une tine rosée, Qui ne montraient sous leurs couleurs Comme des rayons de bonheurs, Ton cœur, ton âme et ta pensée.Tant pis ! je brûle mes vaisseaux l'es veux avec leur doux poume : Tes lèvres, comme un nid d'oisciux : Tes pleurs aux reflets de joyaux M'invitent aux aveux : Je t'aime ! Toi, ma jolie et fraiche fleur, Qui brilles parnii la roece, Laisse moi voir eu ta candeur Comme des rayons de bonheur, Ton cœur, ton âme et ta pensée \u2018 \u2014 Td LA TERRE PATERNELLE (Sate of find E peu de paroles dévailirent l'affreuse vérité à Charles : il comprit tout : son père S'était ruiné, su terre était vendue, et l'étranger inso lement assis au foyer pa ternel DIT 0'en entendit pas davantage ; il tourue iminé- diatement ses pas du côté de la ville, où il arrive la nuit déjà close, Ilerre quelque temps, sans savoir de quel côté diriger ses pas : tout à coup, il se rappelle de l'auberge où, plu sieurs années auparavant, s'était décidée sa vocu tion : il y entre, se fait connaître, et demaude des renseignements sur son père, Celui-ci y était connu pour venir s\u2019y chauffer pendant ta rude saison : on lui indique à peu près le quartier où il logeait.Charles reprend sa course, et se décide enfin à nr \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 + = =~ LE MONDE ILLUSTRE frapper à la porte la plus voisine : c'était chez le pure Danis.\u20ac Ouvrez, répondit une voix forte, Al seria feo pore Danis eu apercesant Charles, en «la tif un mangeu\u2019 d'Iard ! Regarde dune, Marianne, voilà conaue j'étais dans mon Jeune temps : vois dune ces grands cheveux, cette ceinture, ces souliers sauvages, et cette blue à tabae, * Assis toi, mon garcon, et, dis moi, quand es tu arrivé / Cette après teidi, monsieur, Al! dues un des voyageurs srrives qua les canots qu'on attendait ces jours er Oui, anonsieur.Et tu viens te promener à le valle ?Non, monsieur, je suis à la recherche de uma faille, que Von ton dit demeurer pres d'ici, Et comment Cappeltes ta mon garçon Charles Chain, monsiear., Dieu du ciel! Sécria le pere Panis en + le vant brusquement de son stage, se redressant de toute sa haute taille, et en regardent Charles d'en air stupéfait.Ehbien Marianne, ue te Faas Je pus dit souvent que Dieu état bon, et quil rendrait entin ce pauvre enfant à se mere \u201cOut, mon garçon, (a arrives bien ao temps, va Tes qu vents sont depuis longtemps dans La plus grande misère .fait de qnauvaises aféares BY À oy f ~~ \u2019 RN, Nr Ne _ À | 4 SX & LR \u201c Ly i : ; A ss + se fay : $ 7 oN iN Ay | to \u201c Iv pa SS Se # EE er 3 \u201c > le 2 .A hiv Tr 4 4 x né à Les \\ ¥ ] 0 : \u2018 { E54 % = Ng } ye SN ar, NS [ TA a R i \u201c \u2014 =) dé a X AN r= \u2014_\u2014 oD 0 LA RECOLTE\u2014AU REPOS ; > 2 iy = = Fi a 4 + oo < ë == = =, \u2014 ~~ { £7 AN hE) > ?Ny 5 = Dir Ww % =a Jen » 4, 4 RY % A a FANS a CS \\} PA Rs Ba es \\ LW + en Es - Ps in ~ ~ EN BN = : = i.N ve 7 à \" NY RRA À \u2014 \" fy or re.hn cnr \"ie x a Ci 3 yy - a3 Tug a4 Ce À \u201c£ Ya | \\ => NN - i \u2018 è 3 tf) a en \u2018 % A * ie, BR : eg Ea, I \\ A ; D \u2014 re SN 2 - a NT i ni or be pe SIT a Ë iy Pt [gag y Se EL Je Te qu : t ta + pa a A n= a RE) .ld a =~ à van \u20ac» XEN wi a; ar N gt $ 1 AR I > 7 7 ARN 2 = \u201cwy + ft pe 3 X NS RT = = bo 4° LÉ ST rem _ I< -x\", 5e + Sa, FETT TE Ne ve, A .Tab A rv SOP A = \u2014_ pe Sx A =, i ry \u201c0 74 Ky, Led sta «7 Le pH UNE EN Yh À (3 Ix 1X ns, ; ¢ Tha, 41 ho + 4 ie Paz : \u201c4 # ape, = x À ed Br mass Mh & 4e ca de : + av + sas ws LY a, \u201c4 Ye Arr us > [Pa ; IB ve Rs wa ; + Se CAN 5 yoo, % x ; som, CE \u201c44 aA Ae \u201c La :3 te 5 wid \u201c& 4 Wy Er % LE #e st Ë- ES gr v, he À ++ Yo op 3 a 0 Hy © 4 A à AL .J \u201d ; 2 =.Tree F tin ya Ve 2 + A \u201ces i.As y be 5 = a A -e = * ok Ya SPA ee NET dr we 7 0006 .I ve \u201c4 ETS WE, 8 See t, À te\u201d VE PE eT \"425 \u201c [FA {1 iw an Af.~ fuss zis db Seda 24447 27 AT ee Ti pas Cu 745 a ?E i - HL \u2019' fs ada Kk afd Res =F a | fice na a La = 0 A a \u201cww TS ce pes ordered a 3 ony a.ne À 2 à 2 a ee rd.Ley Raat - nergy ar 4 .* ui si P- La wr 37 SX oy a + as\" +; mx TR CAC Pa de a J BA STR 4e Fg CS ae %: a LA J % » La pus 760 Gi _ ss xy he 4 < Wy T™ RS a EAs LE eu % ge Lend \u20ac Lune SFA Gr =\u20acss Late e, Tat DES av?WY 4 _ ES , ce bd) = Per oy 5 ea se Te by bE » Yar ETT a + A, o~ HAT a Te Là LA I ~~ pr ros a en mas 2.wh x vg À y+ } PP - Ce LT mg 0e Le Rs MEER C3 a Ea A TRAVERS LE CANADA\u2014SUR LA JETÉE DE LACIIINE Photographie J.N Laprés \u2014 Fhotogravure Armstrong eet mmr ort rere Pr a PS ve 1 tt ye a 2) / Pa ss.\u201c2 % à Yr fF = - aA) NEE FA.: = «QJ v i: ud 4 * as +2 2 : 0 + PR % che Pa D M .A Yu Le ata ve 2 Nk; 5 § =.3, 3 2 ?NN I a) \u2018ta + = + Soo Le i jae | N re ve Ch Rp a LA) CS é- a 4 2\u201d +3 7 N a Po \u20ac en ¢ \u201ca De {x LE ~ bl ao J A rs IN \"x 0 3 (nd A way td ¢ NR 5 ON ny 2 - \u20ac Ÿ x oe kx: on 5 \u20ac sn Ar Jo | \\ od N A we > - > a oN a= Ss] re Sy at 4 a ) AS 3 Ns, 0.ot # La Na * > $3 ef a Ld > wo g oe er vw ee uw P) NAAN An - mm A Lag OR SA De = Wy | Wa.beged PE, 4 - =) Pr La pray = SUL) SOA A 25 Ess san LY) \u2018 LA VIE À BUBD\u2014CAUSERIE CUTNTU NS MN RE MAT 15 VV UES 0 VE Se hc Tees.YVETTE OU POESIE JUS VU US 9 += PRINTEMPS SONNET Où : les bois, les près verts, les prennères douceurs Du printemps roge où pasec une exquise caresse, Kt dans les cœurs, l'amour, ineffable promesse, Qu'avril enchante pur la saison des bonheurs ! Partout les trilles çais de mes merles moqueurs Egrènent leurs chansons ju) euses de jeunesse, Et je sens en mion être une troublante ivresse, Devaut mes grands pomimicrs, blanca et rosvs de fleurs.Ami, c'est la saison des buirers sous la treille, La saison les baisers gourmands par lus sentiers.Les doux propos d'amour.Beaux rives printaniers.Tone ! Avril est en fite, et le cœur se réveille, \u2014Et puisque tôt ou tard, il faut subir le sort, \u2014 Aimons ! [L'amour n'est il pas vainqueur de la mort *.ja, frruxelles (Belgique), 1892._.NAINS (CONTE DE APRIS UNE LEGENDE ALSACHENNE) Nv rencontrait dans les eam- pagnes autrefois il y a bien, bien longtemps de tout petits hommes, pas plus grands que des enfants de six ou sept ans.Gracieux et parfaitement proportionnés, ils avaient des cheveux gris et de lousues barbes blanches qui les faisaient ressem- Wer à des vieillards : mais leur teint frais, leurs joues roses, leurs yeux vifs et l'agilité de leur démarche et de tous leurs mouvements indiquaient la force et lu jeunesse.On les voyait, toujours très affaires, courir par les champs et les bois, parfois même sur la route, saluant les passants d'un sourire où d'un geste amical.Un capuchon brun, pointu, leur encadrait le visage, et, en toute saison, un long manteau de mème couleur les enveloppait jusqu'à terre, cachant entièrement leurs pieds.Ces petits personnages étranges étaient des nains.lls avaient éti créés tout au commencement du monde, en même temps que les fées et les géants, et, comme cux, ne devaient jamais mourir.[ls vivaient ordinairement sous terre, travaillant à extraire les matières précieuses et les pierres fines dont ils faisaient de merveilleux bijoux.Chacun, disait-on, avait, dans sa demeure souterraine, si femme, des enfants et son petit ménage dont les ustensiles étaient d\u2019une richesse extraordinaire, Îls ne mangenient que dans la vaisselle d'argent, avaient des meubles en or massif, et des tapis et des tentures d'un prix inestimable.Doux et compatissants autant qu'industrieux, ils n'apparaisssaient jamais au grand jour sans faire quelque bonne action.Ils connaissaient toutes les misères et ne manquaient aucune occasion de les soulager.On citait dans le pays mainte pauvre famille qui, dans les hivers rigoureux, quand l'ou- veage chomait, que le «dernier morceau de pain était mangé et que les petits eriaient de faim, avait trouvé, le matin, sur la table, une bourse pleine, Nul autre qu\u2019un bon nain n'avait pu entrer ainsi à travers les portes fermées, et changer la détresse en une subite aisance, On connaissait d'ailleurs les endroits par où ils montaient sur la terre.Le principal était la Grotte aux Nains.Elle était située dans la Forét d'Argent, morne et sombre bois de pins dont les niguilles prenaient au soleil les reflets d'un gris métallique.La Grotte aux Nains faisait lu joie des enfants LE MONDE ILLUSTRE du village voisin, Us y allaieut en troupe guetter les mignons génies qui sortaient un à un chaque matin pour vaquer à leurs occupations, D'abord lex bébés, les tout petits, avaient pear de ces longs manteaux bruns et de ces barbes grises, Un sou- rive, un bon regard, parfois méme quelque jouet étrange apporté par les cobolds les rassuraient bien vite.Et lPon devenait bous amis, et toute la jeunesse du village faisait de lu Grotte aux Nains sa promenade favorite, Un jour, des garçons et quelques fillettes véso- lurent d'aller rendre visite à leurs petits protee- teurs et de voir du mème coup leur royaume mystérieux dont ils révaient tant Munis d'un flumbeau, ils saventurérent dans la caverne, s'exhortant au courage, se raillant mutuellement da voir peur et faisant les braves à qui mieux mieux.ls suivirent un long couloir serpentant entre les rochers.Des bêtes hideuses, des couleuvres, d'énormes araignées fuyaient devant eux, grimpaient le long des parvis.Plus d'un regrettaient déja d'avoir entrepris cette expédition, mais aucun ne Vou lait avouer sa terreur.Le chemin se rétrécissait de plus en plus : par moments, il fallait se baisser pour avancer : puis on se trouvait subitement dans des espèces de salles immenses, L'air, pourtant, se faisait rare; une codeur de cave prenait à la gorge, Ils croyaient enteudre des bruits extraordinaires, regardaient partout avec métisnce.La lantevne faisait danser autour d'eux des ombres fantastiques Hs ne sient prononcer un seul mot, Brusquement, à un tournant, un coup de vent violent et subit éteignit la lumière, Alors ce fut une déroute générale, Les enfants épouvantes se henrtaient dans l'obscurité, cherchant vainement une issue et ne sachant de quel côté se diri mirent à pousser des cris de terreur qui éveillérent de formidables échos sous ces hautes voutes.Une lueur parut, tremblante, qui bientôt gran dit.Us se blottirent les uns contre les autres, muets, retenant leur soutile, Mors une voix fHlütée, bien connue, se fit entendre : \u201c AL ah! vous voilà punis, mes chéris, dit un nain qui parut, une torche à la main, au fond de la grotte.Vous avez voulu connaître notre «e- meure, et vous apprenez à vos dépens que l'entrée en est défendue aux humains.Venez, venez, je vais vous reconduire au beau soleil du hon Dieu.Vous avez cu peur : c'est bien fait, je ue vous plains pas.Cela vous rappellera une autre fois que la curiosité est un vilain défaut, et fait faire bien des soitises.\u201d Oui, la curiosité est un vilain défaut : oui, on en est parfois sévèrement puni : mais elle est tellement naturelle à l\u2019homme, que toutes les leçons ne servent à rien.Après leur aventure de la grotte, les enfants auraient dû, n'est-ce pas ! être raisonnables, se dire que les cobolcs etaient déjà bien généreux de secourir les hommes, à qui ils ne devaient rien, qu\u2019il fallait les laisser maîtres chez eux et libres de garder tous leurs secrets.Eh bien, pas du tout : les petits vauriens vou lurent en savoir encore davantage, Et comme les femmes sont, dit-on, plus curieuses encore que les hommes, ce furent les fillettes, cette fois, qui eurent une idée, C'est drôle pourtant, pensa l'une, que les nains ne montrent jamais leurs pieds, Pourquoi done ont-ils de si grands manteaux qu'ils ne re lèvent même pas lorsqu'il y à de la boue ?Elle soumit la question à ses compagnes qui furent frappées de cette particularité.En effet, personne ne pouvait se vanter d'avoir vu les pieds des nains, \u2014Bien sûr qu'ils les ont de travers, dit l\u2019une.\u2014lls ont peut-être des jeunbes de bois, tit une autre, De supposition en supposition, elles furent si intriguées qu'il leur fallut à tout prix avoir le mot de l'énigme.Mais comment faire ?Demander au premier co bold venu de montrer ses pieds / S'il avait quelque chose à cacher, it n\u2019y consentirait pas.Alors quel moyen employer ?Pendant plusieurs jours, ce fut la prévecupation constante de toutes ces jeunes cervelles, léntin, on s'arrêta à un plan fort ingénieux.rep, ils se Les fillettes savaient que les niin sortatent habituellement au lever du soleil.Elles se réveil lérent un matin avant le jour, s'échappèrent sans être vues, et se rendirent, avec des aies mysté- vieux, à In Forèt d'Argent, Arrivées devant lu grotte, elles répandirent à l'entrée une légère couche de sable tin qu'elles avaient apporté dans un petit sae, puis coururent se cacher dans les Tiroussailles, de manicre i voir sans étre vues.Le cict se teignait de pourpre.Par une échap pee entre tes arbres, on vovait monter doucement les brumes de la vallée, tandis que l'orient se da rait merveilleusement.Au moment où le premier rayon de soleil vint frapper les pins argentés, deux nains parurent à l'entrée de la grotte, puis un autre, et d'autres encore.Us s'avanctrent de quelques pas et sur rétérent pour admirer le beau spectacle de lu na ture.Alors des têtes curieuses se levérent dans les buissons, des cous se tendirent, des yeux s'écar quillèrent, et brusquement, un immense delat de rire retentit, qui continua, grandit, convulsif, inex tinguible, répété au loin par tous les échos.On eat dit que Ta forét tout entière se mettait : rire.Le vent viait dans les arbres, les aiguilles argen tées des pins s'entrechoquaient eu rinnt, le ruis seau riait en courant sue la mousse, les oiseaux, dans les branches, se penchaient pour mieux voir, et rialent, rialent.Les cobolds, eflares, se retournèrent, virent les fillettes qui se voulaient et se tenaient les côtes regardérent autour d'eux avec effroi, et tout a coup aperçurent par terre, sur de sable tin on ils avaient marche, les empreintes de pieds de boues et de pattes de canards, les empreintes de leurs pieds * Hélas * était la cette disgrice qu'ils et chaient si soigneusement depuis des siècles * Eu un instant, elle était découverte : ils étaient tra His, perdus! De grands sauglots soulevérent leurs poitrines ils se cachèrent le Visage, relevérent leurs man teaux pour mieux courir et s'enfuirent honteux au fond de la rotte, en montrant leurs petits sabots de chèvres et leurs pattes d'oiseaux, jaunes et palmées, qui trottaient, trottaient à toute vitesse, tandis que les fillettes, à demi pionées, ne pouvaient cesser de rire.Ah\" fillettes, vous ne riez plus : vous avez fuit enfuir pour toujours les bons nains de la Foret d'Argent.Jaunais plus ils ne sont revenus, car ils n'ont pu vous pardonner votre curiosité et votre moquerie, It maintenant, dans les longs hivers, quand l'ouvrage chôme et qu'il n'y a plus de pain au logis, les pauvres gens ont beau mains, les petits ont beau crier de faim, jamais plus on ne trouve au matin, sur la table, la bourse pleine que les cobolds compatissants y déposaient juelis.se tordre les ~ ot 9 C7 A0 7 SE re CIE a Paris, 1892.SOUVENIRS D'ENFANCE LA TOMBE DE MA PETITE AMIE A1 voulu, ces jours derniers, profiter du beau temps pour revivre des souvenirs de mon enfance, Jai done pris le train et suis parti là-bas, dans une province voisine.J'avais hâte d'ar river ; mais, dès que je fus sur la grand'route, je mar chai lentement, tout lente ment, révant à elle.à elle disparue, perdue à jamais.Elle avait quinze ans, j'en avais seize : elle était gamine et ingénue, j'étais gamin et nf et nous nous aimions sans penser à mal, sons penser a oo rien, qu'à nous sourire en nous disant des paroles teudres mais frivoles.En nous les disant, nos joues rougissuient, ses regards Crnides fixaient les uiens, nos netdns frémissaient étreintes, Jamais rien dans la vie ne me fut si bong ne me fut si doux ! J'ai pourtant animé depuis, aimé en muf, eu passionné, aimé des sincères, des passionnées, des naives, des coquettes.Mais ce n'était plus va.BE veil pourquoi, l'autre jour, je suis allé voîr lé has, dans Une province voisine, Li petite niaison oft Nous nous somes aimés, .Ah\" je vous assure, mon coeur battait fort.J'étais aussi cmu qu'au cher temps d'enfance, alors qu\u2019elle mattendait, tiévreuse, dans l'ombreuse allée.de lad revue, l'ombreuse allée anais tP nv fallu former les yeux pour lie revoir, elle, liv revolr sou conte, si jolie, s1 mignonne File ge tendait la ain, je la prenais, je bu sçurdais, et, à petits pas, dee VEUX dans ses yeux, nos traits épanours, Hos ures souriantes, nous allions, continuant à nous mrire, à nous regarder.Et c'était bien deh veux! Au bout de l'allée il y avait un cleunp, vu grand eliaap de blé de lai revu, de champ de Ble, et ne suis assis au rebord du fossé, laoù jadis sous Hous asseyions, SU da, qua révé cn fernnent Les yeux pour Liu mieux revoir ; mnais de temps, en temps, je les rouvratis sur les épis mürissant.Ce taient les memes épis, énnillés des anêmes coqueli cots, effleurés des mèmes papillons, fretillion sous Bowne brise, Tout be champ était semddable au champ dant, mais no J'étais plus vieas et plas Triste Au bout du cdeuap 1 y avait an pee Je Fai resin, Je prec et me suis assis sar le tertee vert où cle Sassevidt, et pais jad ees den ferant les veas pour bu unieux vevoir cueillir les bluets les nur boutons d'or.Le pré était pareil a fleurs aussi 5 maais efle état, elhe, nn souvente, Une cnbre, légere enone memoir, suerites, des autrefois et les lourde cn mon de puis bien la revoir en fermant les veux, mais pes lui souffler al'orcille conne autréetois,res douces Caire * carr, LL.Piessons, pits=ons cite poroles he Tout le Joux du pre coule La riviere Oh ha vivlere, eu n'est qu'un ruisseau * Hest tout étroit cest une rotnialure \"Et non gai le crovias une - belle riviere © Riviere autrefois quand yetais petit, que je connaissais seulement mon village, rut-seau maintenant que Jai trop connu de villes et de fleuves Me, conne inon ruisseau qui est tout petit, mas me parut grand quand javais les veux au bout de De ance Jes hommes : de loin, ils sont grands et de prés, petits Ah ! combien de choses sont, eh cette mon cœur Alons ! quittons te, le cher ruisselet, qu pourrais parfois étre trop peind ene souvenant qual etait natoir reflétant chaque jour notre double sourire, sourire qui disait Je tâme \"je Faime lorsque Forme on ne puecle ques : cut Hats on se son et 1122 Vite, Vite, Traversons le pont, Ah la toute petite arche * Moi qui la croyais sigrande De fauitre cote, il y avait l'église, puis, tourteent dedroite, la vois conduisant au cimetière Oh vomine il'est grand | Hfaut ajouter Quand on est enfant, la Nonger à Le cnnetiere | PCT nous ventons peu, mort est si loin qu'en tv songe guère, mourir, pensious-Hous, C'est bon pour les vieux, des deux et les fous.Elle n'etait, pourtant, ni vallée ni folle, et elle est là bas.là bas, où je ese regarder lu croix, pas meme avaneer Mons y quand meme il faut ici se faire reise tine Crest done 1 sa tombe, eo card de marbre crave AN nent.Cest là qu'elle repose, na petite ane, qui avait quinze ans quand jen avais seize, etque jai aimé tant et si chastement Oh la vie la vie! comme elle s'écoule, conmue elle s'enfuit dès qu'on à quinze ans 1.2 Tu est là-dessous, tra douve petite aunie, et pour te revoir je ne puis rien faire, rien, que fermer les veux.Mais non, je ne puis.Quand los larmes viennent, les pau pières sont pleines, pleines à ne pouvoir plus se fermer.Voici quelques fleurs cucillies dans le pré, au bord du ruisseau, puis dans Vallée, près du vieux bane moussu oft nous NOUS aRseyions Elles sont LE MONDE ILLUSTRE pour toi.Je les Lasse, amie, sur le marbre blane aupres de ton nom et te dis adieu, Je vais retourner en la grande ville tâcher d'être un hontme, puisque je ne puis redevenir enfunt, redevenir petit! yA cre ge Septembre 1890, NOTES ET FAITS Une vengeance d'hirondelles.Un journal de l'Ouest raconte une singulière lus- toire, Ces jours derniers, un\u201d cultivateur constats avec étonnement qu'un trou qui abritait un nid d'Hiiroudelles dates une pavillon de son jardin, avait été bouché.Ile rouvrit au moven d'un couteau et trouva dans le nid cit jeunes moineaux, à peine couverts d'un léger duvet, Les petits oiseaux etaient asphoxiés, On suppose que des mioineaux avaient expulsé les hirondelles de leur domicile et que celles-ci, profitait de absence des parents, Si talent vengées à leur façon, + + + + Les glaces et leurs dangers Les glaces et les sorbets, que les gourinets savourent avec délices, sout coupables de bien des aucfaits.Sans proscrire ces délicieuses gourmandi ses il fat er user avec ménagement.Prenonsdes par petites fractions, laissons les foudre dans la Lenche, nous aurons tout l'acrement sans redouter Les conséquences, A ceux qui tiennent au sorbet nous conseillerons le sorbet au rhum, qui offre vooins d'inconvéntents que les autres, Futin
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