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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 20 février 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1892-02-20, Collections de BAnQ.

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[" TTT LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS, 8ur ANNEE, No 407- SAMEDI, 20 FEVRIER 1892 ANNONCES: Un en, 83.00 - - - Six mons.$1.00 c\u2014\u2014\u2014 eee \u2014 22e 200 Le bgne, par insertion - - - - « 10 eonts Quatre mois, 81.00, payable d\u2019auanes BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - emis Vendu dans les dépôts - - 5 cents la copie | BunEaUx, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonces à long terma \u2014 _ = ia amours ru ++ erc0 2m = CN | 17 0 ; \u2014\u2014\u2014 wa] LES DISCIPLES D'EMMVES TUT RETIREE YE.SL A UP 7 LL; AA 3 rar.nn name = se ee CES RATTAN eT men ae © eee cares Aman re THE 678 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 20 FEVRIER 1892 SOMMAIRE TEXTE.\u2014 Causerie : À la maison, par Benjamin Sulte, \u2014Réponse à une correspondance littéraire, par Germain Beaulieu.\u2014Bibliographie, r le Dr R.Chevrier et J, St.-Elme, - Pocsies : Ilusions, par E.Z Massicotte ; Le poète : Sonnet, par J.B.Chatrian, Un brave (nouvelle inédite), par J.de Lorde.\u2014Nouvelles À la main, -Poésie : Qu\u2019y vois-tu done ?par Simon Bolivar.La montagne de Montréal, par Auguste Bourbeau.\u2014Nos gravures, par J.St.-E.et J.K, -Les merveilles de la science moderne, par A.Le Tourchot.-Notes et faits.Feuilletous : Un amour sous les frimas (suite).-Carmen (suite).\u2014Choses et autres.-Jeux d'esprit : Problèmes d'Echees et de Dames, énigmes.GRAVURES.\u2014 Beaux-Arts : Les disciples d\u2019Emaus, -Croquis d'hiver, \u2014La marine française : Le nouveau cuirassé le ** Neptune.\u201d\u2014-Beaux-Arts : La fête de Carlina, Primes Mensuezces où Monoe luge Ire Prime - ., , #50 2me \u201c , , , 08 8me \u201c ee ee, me\u201c M me \u201c eee 6me \u201c Ce 7me .Ce, 8me .86 Primes, 281 ., , 84 Primes oo 8 20 most \u2014 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle ublique, par trois personnes choisies par assemblée.Aucune prime ne sera payée ee les 30 joura qui suivront le tirage de ue mois, LES GROS LOTS \u2014 Au dernier tirage des primes mensuelles du Monpe ILLUSTRE, les principaux lots ont été réclamés par les personnes suivantes : Mme Raoul Bélisle, 1502, rue Sainte-Cathe- rine, Montréal, $50.00 ; M.Oscar Daoust, Saint.Hyacinthe, $25.00 ; M.Urgel Arcand, 51, rue Champ -de- Mars, Montréal, $15; M.Olivier Bryon, 45, rue Lusignan, Montréal, 84 ; M.J.so aochamp, 50, rue St-Louis, Cotenu St-Louis, La liste compléte des réclamants paraitra duns le prochain numéro.CAUSERIE A LA MAISON Une maison construite en pierre pour un homme riche, en brique pour un petit bourgeois, en bois pour un simple artisan, en crépi ou torchis pour le pauvre ouvrier, est toujours une boîte dans laquelle vit une famille.Suivant le degré de fortune ou d'intelligence, les arrangements intérieurs sont plus ou moins variés, nombreux, compliqués, confortables, satisfaisants, incommodes, iusuffisants, pompoux, hors de place, incomplets, à propos, etc.La bâtisse représente l'enveloppe, lo Corps d'un homme, si vous voulez; les appareils internes, les visceres, les organes essentiels, les boyaux, si cela vous plaît en cette comparaison, AA LE MONDE ILLUSTRR Le fluide'qui circule dans les veines ot les\u2019artdres de cet être matériel ; son estomac qui, digère certaines matières, ses incommodités ot ses bien-êtres enfin, lui valent l'honneur d'être compté pour une bonne part dans notre existence.Nos besoins mutuels, maison et individu, 8e rencontrent À des points fixes, Nous no suu- rions nous passer l'un do l\u2019autre.\u2018 Depuis que la cabane du sauvage est disparue du Canada, la maison canadienne In remplace.Non pas ls maison européenne! Dien nous a préservé de ce fléau : l'habitation des Canadiens est unique au monde.*,* Elle est commode, notre maison, Le climat, qui est la mère des inventions, a su nous inspirer, Du frais en été, de lu chaleur en hiver, des glacières, de l\u2019eau pure, de la lumière, des tapis partout, de grundes caves, de vastes greniers, des sofas moëlleux, des chaises berçantes, trois robes de chambre, dix paires de pan- touilles, des pianos qui jouent tout seuls\u2014voilà la canne à Canada ! Nous avons été élovés à bien plus mince étoffo \u2014mais on nous u mal élevés, c\u2019est entendu.Log salons d'autrefois no renformaient que les mou- bles nécessaires ; à présent, co sont des bazars de bric-à-brac.\u2014aussi nous ÿ brisons chaque jour quelque bibelot, comme ferait un éléphant dans un magasin de porcelaine.Les femmes sont devenus des époussotteuses, des frdteures, des pourcuses, des envieuses, des soupçonneuses, des méliculeuses, à cause de cos mille riens qui névessitent des égards, des attentions, des précautions, des soins, des tourments d'âme ot d'esprit continuels.Qui nous délivrera de ces oripeaux! \u2014 Je n\u2019en dirai pas duvantage, puisqu\u2019un bon coup de pied à travers tous Ces potits non-sens pourruit régler l'affaire, ai Méme dans les arrangements dont vous tirez du bien-être, il y a des sources de craintes, Le; gs s'échappe et empoisonne ; si on l\u2019enflamma il fait tout sauter, L'aqueduc donne géuéreuse- ment de l'eau, cependant le froid pénètre l'âme des conduits et umène des désastres qui vous inondent de tracusseries, [es fournuises à combinaisons se passent des joyeusetés qui vous coûtent cher.L'électricité obéit mugiquement à votre doigtée, c\u2019est pourtant un très mauvais maître lorsque l'un de ses fils se décroche.Le téléphone fait communiquer votre intime désir avec l'oreille de l\u2019épicier ; il n'en trahit pus moins vos effusions du cœur, lorsque le fil de votre voisin frôle le vôtre dans les air».Quand tout était simple, tout marchait simplement.Les complications de notre présente exis- tenco nous imposent des satisfuctions et aussi des secousses qui ébranlent les nerfs dos gens, les maisons, l\u2019existence des ciloyens, tout si vous voulez.\u201c2 Mon dernier ébranlement n'a pus élé un urbre cassé par la tempête et jeté dans la fe- nètre, mais une agonic de trois heures de ma fournuise de chuuttage.Elle est morte, la pauvre machine, eu lançant un soupir qui a fait frémir et les murs et les meubles, aussi les muscles de nos personnes.Il lui manquait de l\u2019eau : nous ne le savions pas.Elle à éclaté d'indignation.Pas de plombier sur les lieux, pus de doctours accourus à point pour sauver la malade.Les plumbiers, c'est bun le lendemain, alors ils ox- pliquent pourqavi, comment et dans quelle mesure la fournaise s\u2019est brisée.Cela nous étonne médiocrement, car on voyant les effets nous en avons saisi lu cause, Eh bien non ! Dans le cus qui me concerne, ils n'ont rien expliqué.Une fois los morceaux remis en place, ces braves industriels disaient uvec emphase : \u201c gu ne marche pus,\u201d et ils ont redéfait leur ouvrage.C\u2019est alors qu'ils ont vu leur béjaune\u2014et qu'ils ont commis une autre erreur, A la troisième manche, nous avions trouvé le secret\u2014cette fois je m'en étuis melé ! Ah ! que ne suis-je plombier | comme J'y verrais clair.il me semble, L'accident s'ost produit par un froid de 24 de- ddr grés ; cela n'arrive jamais au mois de juillet, Les précautions sont endormies durant l'été.En hiver, nous jouons l'indifférence, c'est ce qui casse tout.+,* La fournaiso ost à bas.Le froid envahit lu maison.Il est neuf heures du soir.Pas de poéle sous la main.Je cours au plus près.On me préte un semblant de boîte à feu, de vieilles fouilles de tuyau, des coudes qui disent droite pour gauche, j'achète des fils de for, je convoque mes voisins, nous établissons un chauffage\u2014et jo passe Ia nuit à attisor le feu-en même tomps j'écris le présent article, car que pouvez-vous faire sur un sofa à moins que de raconter vos chagrins A ceux qui ne vous ont pas vu danser autour du fil de for d'un tuyau do poèle raccommodé ?.Ù #,* Qu\u2019a-telle, cotte fournaise ?L'ostomac cassé, On demande à Montréal un ostomac tout neuf.Joie des plombiors.La pièce arrive.L'a- justomont a lieu, puis on s'aperçoit que le poumon de l'instrument est fuible.Un autre organe débarque de Montréal, Ti est parfait.Lo foie est gâté par exemple ! C\u2019est encore à Montréal que l'on s'adresse.Enfin, après huit jours et dos dépenses inoules, la chaleur reparait son- sible et bionfaisanto.Ah! Montréal ! pourquoi ne demeures-tu pas à Ottawa ?lu joie des plombiers de la ca) italo no serait pas s1 grande, Avons-nous un peu marché dans Ia suie, dans la torreur de la nuit, dans les angoisses de l'on- nui ! Oh! mon siècle, avec tes étonnants moyens do sauvetage, tu ne nous à rendu aucun service.Je me suis tiré d'affaire tout soul, avec des mitaines et un gros casque, par un froid exem- laire.Los tuyaux de gaz geluient, ceux de \u2018eau se fondaiont, lu peur nous gagnait, lo vent soufflait, lo tuyau du poële d'emprunt fumuait.La belle nuit ! Félicien David en a fuit une bien plus attrayante dans son Désert.F4} Je ruconte l'événement qui se passe, Rien ne me le commande, mais je veux dire ce que Jj'éprouve : c\u2019est l'épouvante que produit uno maison frappée de glace par un froid de 21 de grés, ane fuurnaise en botte.un poële qui uv parle aucune langue, une nuit de dix heures devant soi, une dépense d'argent insensée, une bourse vide\u2014mais il me reste la gaîté ! Après avoir brisé mes jumbes à courir par la ville pour emprunter de quoi me chauffer, l\u2019allumette ayant fait flamber le poële,eh bien ! j'é- clute de rire- -et riez avec moi, il y n matière à s'amuser.La maison était confortable.tout à coup à tous les besoins.La croyant au- dessus de nos misères, je me fiais à elle.Nous savons maintenant que C'est un ètre comme nous, sujet aux dérangements de la matière, perdant même la tète on de certains moments, Son écart de cette semaine donne à réfléchir.Est-ce que nous nous familiarisons trop vite avec le confortuble ?Je le crois.Aussitôt qu'une nouveauté est reçue, c'est comme si nous en avions toujours joui\u2014et nous In croyons in- fuillible, De la a des mécomptes, il n'y a pas loin, On vend son dernier poéle, cotte résorve précieuse, et les jours de bataille il manque un corps d'élite pour sauver Ju situation, Et puis, on s'illusionne.Lorsque jo pensais que ma fournaise tremblait de jois, ollo frémin- sait de colère, Ce qui est singulier, c'est que, étant atteinto de la rage, elle demandait de l\u2019eau.Décidément, notre éducation est a refaire.Les fuurnaises ne ressemblent pas aux chiens.Elle à manque *% Avant que de vous marior, faites-vous ingénieur.De nombreux petits soins nécessitent des connaissances acquises par l'étude, dans la vie à lu maison.Autrefois, nous n'avions rion et il n'était pus besoin d'être savant, mais en présence du service d'eau, des caprices du gaz d'éclairage, des égouts qui ont aussi leurs guz~, des fils électriques, du chuuffage À trente systèmes, de toutes ces bonnes choses onfin que nous ne devons pas repousser, prenez garde n No LE MONDE ILLUSTRE 679 vous ! Il faut se mettre A la hauteur de Ia eitua- tion.La acience nous a donné des chaumidres qui sont des palais, à condition de savoir s\u2019en servir.Ne vous faites pas construire une vieille maison, mais une maison trés moderne\u2014et ap- pronez à la bien conduire\u2014ce sera \u2018 une chau- midre et son cœur bion mioux quo duns la chanson, Nos résidences actuelles ont des entrailles, aachez en avoir soin, attendant qu'il pousse un cerveau À ces constructions.Je parie toutes les chances de Is loterie de la Louisiane que nos maisons s0 proposent de prendre le pus sur nous et do se gouverner toutes seules.Je les vois s'émanciper chaque jour.A mesure qu'elles doviennent plus aptes aux applications de la science, pourquoi ne pas leur reconnaître une liberié limitée, on attendant qu'elles siont acquis l'habitude de la parole ?Elles ont déjà quelque chose qui ressemblo à une langue quelconque.L'éloctricité pose des avertissours qui remplacent nos phrases ordinaires.Attendez, le mot de la fin, c'est la maison qui l\u2019aura.Vous rerez absent tant que vous voudrez, mais ceux qui, de loin ou de près, auront eu occasion de vous parler, se retrouveront (par leurs paroles) dans votre maison, lorsque vous y rentrerez pour ouvrir le phonographe, Il n\u2019y à pas à dire, mon bel ami, votre maison, cette boîte il y a vingt ans, est devenue partie essentielle de votre être, par le côté de l'intelligence.Vous ne vous y attendiez pas.Tout arrive, dit lo sage.Les murs ont maintenant des forcilles, des yeux, une langue\u2014voyez poindre lo cerveau dans ces éléments.#*,* Lu fantaisie # luquelle je me livre dans ces lignes aurait fait sourire, il y a un demi siècle.Mes lecteurs riront de plaisir sans me qualitior de visionnaire ou homme à projete\u2014de sorte que fantaisio ost devenue réalité.LI fut un temps où les écrivains qui voulaient représenter des imuges avec les mots, roconnais- snient une ospèce d'âme à la matière.On se moquait d'eux, purce que cola n'est pus naturel, À présent, la matière nous est soumise au point de refléter les iuées et de les reproduire.Je demande lu permiseion d\u2019imager dans le langage, tout commu Moïse, et les grunds penseurs dont personne no conteste les beautés.Un certain esprit nouveau règne dans nos maisons, II est sous nos ordres.Sachons le commander avec adresse\u2014autrement, il deviendra maître do céuns et trouble-fète.Les contes de fées sont loin derrière nous.La fécrie est emmua- gusinée et renduo utile dans notre intérieur, Prenez garde, seulement, que lu fournaise no so rompe une Voino en sautant, que le fil éloctrique ne foudroye Jean et Jucques, que le guz ne vous nivre, que les conduits d'euu ne crèvent\u2014et que vox taxes soient payées régulièrement.REPONSE A UNE CORRESPONDANCE LITTERAIRE \u2014 Cen est fuit! je suis vu esprit contradicteur, car je ue purtago pas les opinions de M.l'abbé Burque.C'est vilain de ma part: fi du jeune homme qui ose émettre une opinion contraire à une autre précédemment énoucée !.\u2026Cependant, il fuut bien se résigner, vous d'abord, M.Burque, à voir rojeter par d'autres vos opinions, quelque bonnes qu\u2019elles vous paraissent, et moi eusuite, à passer pour un franc contradicteur ; cur\u2026\u2026 comme chaque individu de la grande famille humaive, j'ai mes opinions personnelles, ot j'y tieus, tant qu'elles me semblent avoir de bounties bases et jusqu\u2019à preuve évidento du cou- traire.Or les preuves qu\u2019apporte M.Burque à lu nécessité de modifier li romance du Canadien srrant ne m'ont nullemont convaincu.Que dix- je ?Plus encoro que jamais je tiens à mon opinion : que cette romance doit rester intacte.Cette modification qu\u2019on vout y apporter me parait d\u2019abord tout à fait impossible : le peuple no l'accepters pus, |! s'est habitué à chanter la romance telle que l'u composée Gérin-Lajoie ; il ne saurait la chanter autremont.lee mots en sont gravés duns son eœur et rappellent À sa mémoire le souvenir des nobles luttes de nos pères ; car le peuple, sous ce rupport, n'est pus aussi ignorant que veut le faire croive M.l'abbé Burque : qu'on lui parle des événements de 37 et l\u2019on verru s\u2019il les ignore! et l\u2019on vorra s\u2019il a oublié les mulheuroux exportés sur lo triste sort desquels Gérin-Lujoie a composé sa romance.Ou me parle de patriotisme : eh bien ! ce souvenir de tant de luttos le réveillera dans le cœur du Canadien.Oui, quand le peuple chante : Un Canadien errant « Banni\u201d de ses foyers.il reporte sun esprit vers ces jours d\u2019uutrefvis où nos pères luttnient pour lu défense de leurs Droits ot de leur Religion ; od ils ne craignaient ni l'exil, ni la mort même, pourvu que cet exil ot cotto mort rupportassent à leurs fils une condition meilleure, Et quand nous avons une romance qui nous rappelle tant de hauts faits et de grandeur d'âme, on voudrait la modifier en ce qu\u2019elle à de plus essentiel ?Et l\u2019on amènerait le patriotisme à l\u2019appui de ce changement ?Eh bien ! moi, je dis quo non-seuloment par patriotisme, mais encore par reconnaissance pour ce qu'ont fuit les héros de cette romance, nous devons la consorver telle qu\u2019elle a été écrite ; et c'est avec les larmes de 37 qu\u2019elle a été écrite.Nous montrerons du patriotisme en la conservant ainsi : carce qui touche à l\u2019histoiro de notre pays est sacré, et l'on peut dire que dns ce seul chant du Canadien errant est reuformée une pugo, toute de dévouement, de notre héroïque histoire ; du patriotisme encore, car ce seul chant nous mettra devant les yeux les luttes de nos pères, et nous exhotern à ne pas craindre de tout sacrifier quand il s'agit de Langue, Droits et Religion.Malheureusement, nous sommes oncore dans des jours où nous avons besvin de ces exemples.Nous montrerons ensuite de la reconnais- sunce : car si l\u2019on continue à chanter le Canadien errant tel que compusé par Gérin, co sera une preuve que l\u2019on n'aura pas oublié le dévouement des hannis de 37.Quand on chantera : Un Canadien errant \u201c Banui \u2018\u2019 de ses foyers, Parcourait en pleuraut Les pays étrangers, un sera porlé à so divo : *\u2018 C\u2019est pour nous qu'ils ont été banuix, c\u2019est pour nous qu\u2019ils ont pleuré ; merci, oh ! merci, généreux défenseurs de nos droite ! \u201d Et voilà comment j'entends le putriotime ; surtout quand on peut fort hien se dispenser de défigurer une œuvre.Trop courte, cette romance, dit-on ?Muis lu qualité est tout à fait indépondante de la quantité ! Ce ue sera jumuis l'épaisseur du livre qni décidera du la grandeur, de lu perfection de l'œuvre.\u2018Trop courte ?.Alors fuisons des complaintes du Juif errant.Et, puis, M.Burque veut, duns su modification, faire sontir les joies du retour ; mais alors il faudra modifier la mélodie en mème temps, car comment adapter un uir éminemment triste à das paroles qui expriment des sentiments de joie et de bonheur ?Mauis si l'air s'adapte aux mots do la fin, il n'ira pas sur ceux du commencement ! Ce sont là des particularités qui n\u2019échap- pout pus au bon sens du peuple ; nos airs popu lnires le prouvent.Dans le peuple, le bon sens supplée à l'instruction, c'est reconnu.Laissons done intact notre chant suuve du Canadien errant ot si le bhessin do romances se fait sentir, que l'on en fasso de nouvelles.Il no manque pus de plumes: M.Burque nous l'a rouvé, Les strophes qu'il a déjà faites, qu'il es détache du Canadien errant, qu'il en ajoute de nouvelles à celles-là, que je prise beaucoup, jo lo dis en toute sincérité, et nous nous flatterons d'avoir deux folics romances, l'une pour les Canadiens bannis, I'sutro pour los Canadiens qui s'exilent volontairement, EmmisolQeutr BIBLIOGRAPHIE Du souffle présystolique inorganique, de l'insuffisance aortique, \u2018Telle est la question difficile ot complexe wavait choisie comme sujet de thèse le Lr J.espérance qui vient, il y # quelques semaines à peine d'être reçu docteur en médecine de la Faculté de Paris, Quoique ce travail ne soit pas très volumineux, il à néunmoins demandé de sérieuses recherches ot un fort contingent d'observations minutieusement suivies.M.le Dr Lespérance, fort de ses connaissances en pathologie interne et confiant dans sou ardeur infatigablo à l'étude avait tenu à choisir un sujet épineux et dont la littérature est fort restreinte.Il s\u2019en est tiré, comme de toutes les épreuves antérieures, c'est-à-dire avec honneur.Il n\u2019est pas facile de faire uno analyse de ce mémoire qui est déjà lui-même une quintessence d'une question très longue à traiter puisqu'elle ne peut être comprise à moins qu\u2019on uit approfondi les maladies du cœur on général, auxquelles elle cat intimoment liée.Et nous no voudrions pus noyer dans los phrases scientifiques et les termes techniques lu pensée qui domine dans ette hibliographio, c'est-à-dire, le désir de féli- ior notre compatriote, Pourtant nous voulous, en un langage aussi simplo que possible, dire lu fond de cet intéressant mémoire, et dans ce but nous empruntons ce qu'écrivail à ce propos du Revue de Médecine et de Chirurgie de Paris, \u201c M, le Dr Lespérance, de Montréal, étudie.dans su thèse, les conditions pathogéniques du souffle présystolique dans l'insuffisance aortique, dont la connaissance à une certaine importance, car eu présence pourrait faire croire à un pronostic plus grave qu'il ne l'est eu réalité.« Beaucoup d'interprétations ont été données pour expliquer co souffie dont I'existence est incontestable.Or, M.Lespérance, se fondant d'ailleurs eur des observations prises dans le service do M.lo professeur Potuin, considère ce soutlle comme étant assez fréquemment un bruit extraordinaire.+.\u201c* Le pronostic n\u2019a donc pus alors lu gravité qu\u2019il aurait si co souffle indiquait uno lésion vo- lONtUÎFO .orrcocccnserssesasacc00me0 eee es sasoos asnes conne \" Nous no pouvons qu\u2019approuver cette analyse ubrégée de la thèse do notre confrère et ami, et souhaitons au Dr Lespérance, qui vient de se fixer à Montréal, une clientèle en rapport avec ses hautes capacités ot sa renommée bien méritée de travailleur et consciencieux médecin.Dr KR, CHEVRIER.Les éditeurs Hoffmann Frères, de Milwaukee, Wisconsin, Etats-Unie, nous font parvenir la première livraison trimestrielle du volume VII, 1892, de leur Répertoire du clergé des Etats-Unis.C'est un in-12 très volumineux, près de 500 pages, et qui renferme une foule de renseignements précieux sar la hiérarchie catholique et aes institutions florissantes, dans la grande république voisine.Il contient aussi une liste complète de tous les membres de notre clergé du Canada et de nos institutions religieuses, de même que pour Terre- neuve et l'Allemagne.Les prêtres y trouveront gracd profit.Les quatre livraieuns annuelle : cinquante cen tine.Hoffmann, 113, East Water Street, Milwau kee.ee Do toutes les sottises qu'un homme peut faire, c'est encore le mariage que je lui conseillerais le plus volontiers ; c'est du moins la seule qu\u2019il ne pout recommencer tous les jours.\u2014Alexandre Dumas, fils. MS M EY =X LB MONDE ILLUSTRE ILLUSIONS IMES THEN EL) Le ciel est gris, la terre est blanche, Les oiseaux révent de chaleur.L'uu d'eux, perché sur une branche, Soudain, sourit daus son malheur ; Car, ses yeux tout remplis de larmes, Pensent voir la nature en fleur.À travers le prisme d\u2019nu pleur.Hlusions, merveilleux charmes ! Vous nous jrocurez le bonueur.CROQUIS D'HIVER 18006058 600 pocsic LE POETE SONNET Dieu lui dit : Sois poète et va t'en par les plaines, Va t'en par la montagne et par les verts sentiers, Où j'ai jeté pour toi mille choses sereines, Pour toi qui m'a compris dans tes rêves altiers.Va t'en.J'évoquerai de douces voix lointaines Qui parleront d'amour aux muses des lialliers, Et tu t'enivreras du chant pur des fontaines, Dans la brise odorante aux souilles printaniers.Et puis le cœur rempli des appela de la sève, Par lea grands bois ombreux, aux parfums enivrants, Tu t'en iras le soir, quand la june se lève, Râver d'étangs moussus, aux grands nénuphars blancs.Mais sache que pertout un mystère se pose, O poète, la grande Ame de chaque chose !.J.B.Sladizazy, UN BRAVE INEDITE} Bruxelles, (Belgique).{NOUVELLE IL y a does gens gui portent bien leur nom, il eu est d'autres pour qui c'est tout le contraire.Francænr portait bien le sien, C'était un grand diable d'artilleur au visage dur, à la moustache grisonnante, Sur les bras, il avait des chevrons, sur le corps des blessures, [| pouvait, disait-il souvent, lire sur lui-même toutes ses campagnes.l'e toutes il avait gardé ane trace, un souvenir.Lu Crimée, l'Italie, le Mexique avaient laissé, cachées nous dos Imné- dailies.do rouges cicatrices qui constituaient de glorieux états de service.Francatur, depuis de longues années, servait de brusseur au commandant de Mario.Toute affection dont était susceptible le cour du vieil urtiileur s'était reportée sur son chef et sur lo dradeau du régiment, et, à eux doux, ils absorbaient toute son existence et furmaient toute su famille, Tous les camarades aimaient Francœur, Ce soldat, couvert de blessures, était ln bonté même.Les conscrits le considéraient comme leur rovideuce : il les défondait, los protégoait, et lorsqu'à la corvée du quartier un brigadier se montrait trop sévère pour quelques pauvres troupiers, le vioil artilleur no manquait jamais de venir s'interposer en leur faveur, Francœur avait pourtant une haine profondo pour quelqu'un | Qui n'a pus sa haine ?Pour lui, ce quelqu'un, c'était le Prussien, Les Prussions ne lui avaient rien fuit ; mais il Jes détestait instinctivement et d'autant plus qu'il ignorait d'où pouvait venir sa haine ! D'un ton qui n'udmottait pus de réplique, il disait à ceux qui linterrogeaient sur cette haine : \u2014Sutlit! les Prussicns, jo ne les aime pas, et m'est avis que si le colonel me consultait, je lui dirais, foi de Francœur, allons leur apprendre qui nous sommes ! On était an commencement de juillet 1570, et depuis quelques jours, des bruits de guerre circulaient.Francœur en parlait à la cantine, mais sans espoir ot sans confiance : \u2014Vous verrez, ça sora faux.Le prince allemand n'ira pas en Espagne, et nous n\u2019irons pas à Berlin ! Et le vicil artillour so désolait en pensant que tout pouvait s'arranger.Un soir, par une fin do bosu jour do juillet, les rayons du soleil couchant illuminaient l'horizon ; Franeœur était assis dovant ln porte de LE MONDE ILLUSTRB la casorne.Les volduts cauanient entre ceux.Tout à coup, un cri formidable de: Vive la France I Vive la guerre] re fait entoudre ; el devant lo vieil nutilleur, pâle d'émotion, défile un flot d'ouvriers, de bourgeuis, de militaires.\u2014 Vive la guerre ! vocitérait la foule.A Berlin! Et comme une trainée de poudre, la nouvelle se répandit dans toute la caserne : la guerre était décluréo! C'était bien vrai, on avait la guerre avoc la Prusse ! D'un bond, Francœur courut chez son commandant, ,\u2014 Commandant, s'écrin-t-il, ça y ent cette fois.L'empereur a déclaré Ia guerre! Vive l'empe- reua ! Vive la guerre ! Le commandant, sans se troubler, répondit : \u2014dJo lo sais, Francœur, et, tu vois, je prépare Mmes armes.HK Lo régiment, ah ! c'était un beau régiment que le 156 d'artillerie et lex habitants de Toulouse se rappellent encore son départ ! Quels vivats ! et quels regrets ! Le commandant de Mario et Francœur firent leur dovoir.Ils se hattirent comme des l\u2018ran- çais ; mais la fatalité fut plus forte que le courage et In valeur.A Sedan, l'arméo et l'empereur se rendirent.Le commandant et Francœur, qui n\u2019y trouvaient, ne se rendirent point Ils traversèrent les lignes ennemies, rejoignirent les armées que In défense nationale créait et organisait, et de nouveau recommencèrent à combattre.Mais les deux braves, cette fois, en faisant leur devoir avaient l'âme pleine de douleur, le cœur plein de rage : \u2014Qui l\u2019eûit dit, murmurait souvent Francœur, ct pourtant, s'ils n'étaient pas aussi nombreux, nous en viendrions bien à bout ! On était sous les murs d'Orléans, bataille =o préparait.Le commandant de Mario reçut l\u2019ordre de dé- foudre, avoc ses canons, an plateau situé non loin de la ville.Francœur ne quitta pas son chef.Dès le lever du jour, les canons du commandant se mirent à vomir ln mitraille.Dans le lointain, bion au fond dans la valléo, on apercevait la masse noire de l\u2019armée allemando qui, en rangs serrés, s'AVançail Les coups de canon so succédaient sans re- lâcho ; les obus pleavaient et, tombant dans une torre détrempée, n'éclataient pas, ou éclataient avec un bruit sourd.Do temps en temps, la note aigûo d'un clairon so fuisait entendre, puis à l'horizon dos éclairs suivis bientôt du crépitement de la fusillade, Mais, hélas ! comme toujours, les Prussions avaient tourné los positions françaises.Leur artillerie, placée sur des hauteurs, dominait lo lateau, et bientôt une pluie do feu vint le ba- AYOP.0000000 Autour du commandant de Mario, les hommes tombaient mortellement frappés en chargeant leurs pièces, et les canons français, en un instant, furent réduits au silence.Il n\u2019était pas sossible de tenir plus longtemps sur fe plateau.Proton or la résistance eût été uue héroïque folio.Pe plus, à co moment, les cluirons fran- guis sonnaient la retraite, note lugubre de cette dernière guorre, qui annonçait la défaite et à laquelle la trompette allomando répondait par des accents de : fn avant ! Les artilleurs du commandant de Mario s\u2019atto- lèrent aux canons, presque tous les chevaux ayant été tués, ot les uns tirant, les autres poussant les roues, aux prix de mille efforts, ils purent ramener au parc d'artillerie cinq pièces ; un soul canon avait été lnissé sur lo plateau ; on wait dû faire lu part du feu! Lorsque, à la tôto de ses artilleurs, le commandant de Mar\u2019) passa devant lo général qui diri geait la retr ite, celui-ci lui cris : \u2014Commandant, combion de sauvés ?\u2014Cing eur six, mon général.Le général, un brave quo la rovanche ne res trouvora pag, répliqua : \u2014J'aurais mieux aimé six sur six | Une grande 681 rt Mais lo commandant était inquiet, Francœur manquait à l'appel.Avait-il été tué là-haut sur le plateau ?Et y dormait-i! du dernior sommeil | t la figure noire de poudre, des larmes dans los youx, l'officier intorrogenit chacun de sex hommes pour savoir co qu'était dovenu son vioux brosseur.[Personne ne put lui répondre.Fran: cœur dovait être parmi les morts.Tout lo monde était rassemblé : l'ordre de so mettre en marche allait être sonné quand, au loin, tout à fait À l'horizon de la route, un point noir se montra, \u2014 Qu'est-ce donc ?dit lo général portant ra lorgnette sur co point.\u2014Quelques traînards \u2026 ou peut-être dos uhlans, répondirent des officiers.\u2014Non, on dirait un homme qui traîne quelque chose, \u2014~Allez voir, dit le général à un de wos officiers d'ordonnance, L'officier partit au galop.Quelques instants après, le régiment \u201cd'artillerie, rangé sur la voute, voyait passer devant lui un artilleur, le visage couvert de sang, traînant un canon avec l'aide d'un choval blogsé, C'était le canon abandonné sur le plateau, et l'artilleur était Francœur.Los soldats pousrèrent un hourrak ! formi- duble et acclamèront leur vieux camarade, Une armée qui comptait des Franewur dans ses rangs pouvait accepter fièrement sa défaite.Le commandant de Mario, arrachant la croix de la Légion d'honneur qu\u2019il portait sur son dolman, s'écris : \u2014Mon général, permettez-moi de l\u2019attacher sur ln poitrine de ce brave ! Et le pauvre l'rancœur, la voix entrecoupée par l'émotion : -Merei, mon commandant, mais je ne la por terai pas longtemps.J'ai sauvé votre canon ; seulement, cette fois, j'ai oublié de sauvetos.Un hoquet lui coupa la parole, lo Vieux brave se vaidit, eut encore la force de murmarer : Vive la France ! et il mouvut dans los bras de xon commandant ! J.pr Loupe.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NOUVELLES A LA MAIN Les enfants terribles.\u2014Petite mère, c\u2019est toi qui es bien heureuse : \u2014Pourquoi, mon chéri ?\u2014Si tu avais mal aux dents, tu pourrais tout de suite les retirer.ad Un vieil enployé se plaignait à un collègue d'avoir été diminué dans ses appointements j'étais A onze cents, mais, comme l'on me trouvait trop vieux l'on m'a remis à neuf.L'autre à part.\u2014On ne le dirait pas ! .+ Les domestiques : \u2014Catherine, je vous avais défendu de vous servir d\u2019argenterie pour faire la cuisine, et voilà que vous tournez le roux avec une cuiller d'argent.\u2014 Madame, elle était sale ! + + Après la lune de miel.\u2014 Je crois fermement que les hommes préfèrent leurs cigares à leurs femmes.Voyons, avouez le.\u2014Mais non, pas tout à fait, ma chère.Jeule.ment, quand un homme ne s\u2019entend pas avoc son cigare, il peut s'en séparer, tandis que.\u2014Fi ! le vilain homme.+, Un mot de médecin.Le docteur a déclaré, il y « huit jours, qu'une vieille tante, très malade, ne passerait pas la nuit.Il revient au bout de la semaine, et la voit encore en vie.: \u2014Eh bien 1 lui demandent les neveux et nièces.Et le docteur, de sa voix la plus tendre : -Enoore un peu de patience | dre 20e = a WT KT man ETE TIT ENN QU'Y VOIS-TU DONC ?A M.B.A, E, Ce que je vois dans tes beaux veux ?\u2014Jy lis l\u2019Amour, j'y sens la Flamme.d'y soupire, splendeur des cieux !- Fy consume toute mon Âme.Ce que je vois dans tes beaux yeux ¥ Mais l'Avenir, mais l'Espérance, L'Nusion, \u2014 présent des dieux, \u2014 La Grâce aimable de l'enfance, Ce que je vois dans tes beaux yeux ?Le Beau divin, l\u2019Art admirable, Le vrai; de plus,- c'est encor mieux, La Tendresse, fleur adorable, Ainsi, la Foi, trésor eux, - Le bel Amour, la Confiance Et le Bonheur, ot In Constance : Je vois cela dans tes beaux yeux ! LA MONTAGNE DE MONTREAL Voir la montagne et l'aimer.Aujourd'hui, les temps sont changés et la nature, enveloppée dans son grand manteau d'hiver, semble triste.La verdure a disparu ; lo souffle de I'uquilon a dépouillé nos grands arbres, et cette beauté printanière, cette Jjeunesso de lu nature, semble ensevelie à jumais sous l'épaisse couche qui recouvre la terre.On n\u2019entend plus qu'un chant pluintif et monotone dans la forêt, et les arbres, dépouillés de leur feuillage, n'ont plus cette voix murmurante qui égayait nos esprits ; tout parait mourir, ce no sont plus que craquements sinistres, portant In torreur dans l'âme.C'est l'hiver, c\u2019est le temps du repos où la nature endormie recueille une vigueur nouvelle dans ce silence de la nuit qui semble celui de la mort, Aujourd'hui, ce n\u2019est plus comme au temps de lu saison nouvelle ; l'œil ne se repose plus à la vue de la montagne verdoyante, car le deuil y règne.Qui n\u2019a vu de loin, l'été, au déclin d'un heau jour, lorsque le soleil descend derrière la montagne, le beau spectacle qui s'offre aux regards ?L'il étonné voit mille feux, paraissant jaillir du sein même d'une montagne embrasée.On croirait apercevoir un volcan en pleine éruption, d\u2019où s\u2019élancent des flammes, et quiconque ne connaîtrait l'étrange phénomène éprouverait une véritable mystification, tant ln réalité ost apparente, Tous los contours de la montagne, ses crêtes touffues d'arbres élevés, ses forêts ombreuses qui semblent recéler des mystères, offrent cotto apparence do majesté qui frappa le célèbre Jacques Cartier : \u201c C\u2019est un mont royal \u201d, s\u2019écria-t-il duns un moment d'enthousiasme, La grandeur de cette beauté de la nature lui ins- ira la parole prophétique qu'on ne peut oublior, | avait penré, dans son immortel génie, que lu Providence n'avait pas agi sans prévoir que, au pied de cette même montagne, s\u2019élèverait uno cité qui serait appoléo à dominer tout un con- tineut, vers laquelle convergeraient los idées et les intérêts de plusieurs pays.Elle est sublime, en effet, cotto œuvre de la nature ; elle renferme ce cachet de beauté et d'élégance que les pointres s'efforcent d\u2019imiter, LE MONDE ILLUSTRE Tout y ost disposé avec uno grâce naturelle telle u'on serait tenté de croire que la nature l'a figonnée avec cette sollicitude dont nous parlent les podtes duns lours descriptions des chef: d'œuvres de la nature.Rion n'a été oublié danscet arrangement harmonieux pour en faire lo sujet de l'admiration de tout un peuple admirateur do la nature.Les lignes nombreuses so dessinent avec ampleur, frappant l'œil étonné du voyageur par la richesse do leurs courses capriciouses, Elle a aussi son caractdro vénérable, cette montagne.Sa structure, que le temps n modifié, la fuit remonter à un âge très avancé, et olle à dû être témoin de tous les grands événements survenus pendant la formation de notre sol.Les glaces, coulant du nord, ont dû la fatiguer de leurs massos accablantes, ot dans un autre âge, une verdure des plus riches a dû la couvrir aux belles saisons du printemps.Tout l'indique lorsque le regard attendif du géologue la coutemple et cherche, dans los profondeurs de ses rochers, les secrets d'une autre époque, Elle semble courbée par les siècles.Son sommet que les habitants d'un autre âge nuraient pu appeler sourcilleux, n'a plus que cette forme arrondio qui appartient aux vieilles montagnes et qui indique l'ancienneté ainsi que les coups redoublés des autans.Cependant, elle est toujours là, notre belle montagne, conservant toujours, pour nous, cetto Apparence que nous aimons à revoir, C\u2019est sur son sommet que les nombreux citadins, fatigués des travaux ot du bruit incessants de la ville, vont promener leurs loisirs aux beaux jours de l'été, De brillants équipages, d\u2019un pas tranquille et lent.circulent duns les routes sinueuses qui bordent In montagne.Tout prond un air de fête au passage de ces enfants du sièclo.Is paraissent heureux, car lo bonheur se reflète sur leurs figures ; leurs rires pleins de gaieté, leur insoucianco mème, témoignent d'un peup'e industrieux, dont la noble intelligence éloigne les mixères de la vio.\u201c C'est un peuple heureux,\u201d se dit, en lui-même, l'étranger de la vieille Europe visitant nos alentours enchanteurs, \u201c il sait prendre la moilleure part de lu vie pour son bonheur et l'autre pour se le procurer, Vous avez raison, noble voyageur, de considérer ainsi notre caractère, dont 'ardeur ot Fin.vincible activité pénétreront bientôt dans toutes les régions du monde connu.L'élément cana- dion se sent do la forco ; il possède en lui cetto fécondité, dont l'espérance d'un peuple n besoin pour surmonter la rivalité jalouse des nations qui déclinent vers le couchant de l'impuissance.Rien n\u2019est beau dans une nation comme cette émulation entre les membres qui lu composent, C'est un lien qui unit les cœurs, lorsque l'amour de la patrie les anime, Mais nous perdons notre route par nos digressions ; revenons au sujet et ullons visiter, du haut de cette montagne, tout ce qu'il est permis à l'œil de voir, tout co qu'il ya de grund et de beau dans co vaste panorama se déroulant au loin, La longue filo des voyageurs lentement arrivo sur le sommet : c\u2019est le\u2019 relais où l'on so repose agréablement.Admirunt les beautés qui s'offrent dovant eux, leurs regards se perdent dans un horizon lointain, od la terre semble se confondre avec le ciel.Peu A peu les conversations bruyantes cossent, et bientôt le silence de l'admiration et des profondes réflexions romplace le cri Jjoyoux des voix féminines, On n'entend plus que la voix du vent qui souffle dans le feuillage ; l'oisoau soul, caché sous la ramure, vient, de temps en temps, rompre la monotonie do co momont solennel.Alors, chaque voyagour, appuyant nonchalem- ment la tête sur son bras, semblo livré à une profonde méditation.On ne voit plus ce qui apparaît au loin ; on no songe plus qu\u2019aux jours glorieux de notre histoire ; et chacun reste seul, isolé dans co pays des rôves.Millo réflexions diverses s\u2019ontrechoquent dans leur esprit absorbé, et mille pensées viennent tour À tour les reporter à toutes los époques do la colonie.Jucques Cartier a paraît, grand comme son siècle, tenant do son bras vigoureux Ia croix qui dovra soumettre à la foi l'eaprit re belle et sauvage des peuplades qui l\u2019obgervent dans l'étonnement.Maisonnouve, animé par les projets qu'il fo; me, jetto les fondements de lu grande cité, en Cosy.crant l\u2019île à la Mère de Dieu.Le massacre de Lachine et la guerre primitive se présentent à l'esprit, sanglants et torriblos.Vers l'Orient, au fond do la perspective, jetant la vue sur le tableau qui se déroule au loin, ils voient \"ne terre délicieuse, étalée dans toute la Splendour que peut donner l'art de l\u2019agriculture ; les thé tres dee grands événements do l'histoire re sant multipliés au milieu de tout ce qu'ils cont-m.plent, Plus près, le Saint-Laurent coule si:-n.cieusement ses eaux limpides, venant des régions lointaines que r'évaient nos Ancôtres, duns l'espoir d'atteindre le pays de l'or.Aux pieds de cette même montagne S'éÉlèv- la grande métropole, personnifiant si bien le Since, par la réunion de toutes les sciences, de tou- les, arts et de toutes les inventions.C\u2019est Mont al, oui, cette grande ville que lo Mont Royal 10.mine, apparait comme une cité géunte, comme une cité reine et maîtresse, qui étendra bieniat sa puissance À tous los points los plus éloigrrés de notre continent, C'est ello qui tient le +ceptre de notre pays par son activité ot par nombreuses relations avoc los différentes vi de l'univers.En elle 66 concentrent toutes nos espérant, à cause de cette position favorable qui l'appelle 4 diriger les destinées du Canada.De ses ports pr tent les navires chargés de nos produits do tout.« sortes, et vont portor à l'étranger nos richess « on même tomps que nos babitudes, Un jour viendra où l'on verra l'étranger venir puiser a science qui conduit au bonheur ; il viendra ) chercher les grandes œuvres du siècle ; tout rer\u2019 représenté duns son soin, où a été déposé ce germe de progrès et de civilisation qui fait los villes fortes et glorieuses.Elle aura nussi uno longur durée, car son enfance a été longue, et tandis que les autres pays seront la proie d'une décompos: tion sociale, elle grandira, noble et vigoureuse, dans In paix ot la tranquillité, Lo peuple qu'elle contient sait qu\u2019il ne faut pas négliger l'idée qui a eurgi au milieu de nos populations et que cette idée seru sa force s'il la poursuit, I gloire, voilà tout le secret d\u2019un pays qui aime ii | RY = SA a ie i pal wn Le oN i A JE S EW i *\"\u201d hf iL) 47 2 [i Iga 2 \u201cA KN, [ ES a } \u201c Phe! Es cA à A) \u2018a i Wa a a ¥ fl» (AJ 2 B74 KX i RY 1953) Ÿ = NR na ey be ia KR = a.7 - se ÿ un LE CR _ .= i A 2 1 + fo WR eat ay Fo are Fd 1N = Ne od en at - iY AX; > mt nd = » FRCL 2 RS Maid: ays se ra Bboy 2 LÉ, Dex â Fi = : vy a\u2019 BS > 2333 = 5 \u201cPRLS SSA i Eee = $6 0 # su A > 3 het, or 2 & is his So = 5 3 = tooptales, la - - jeu ex 48 BL n= 16s A sortes or.sgur actionspécifique se fuit esutit te nent rurlosystéiue générique de l'Hou nu * A fennne, aaquel 11 rond leur vigueur poo! U corrute 6ù régularise en niâte toro irrégularitèset suppressions daus le ii.ment dn cus Cristea TOUT HOMM quin'apercoit que aes fa.tiettales wont wpa ti.deu vont OÙ que sR Prose ve phymequte 4 levrait faire =a oe von quite File Iront ses forces percuvs, soit plsp niques, OL 6e talus.TOUTE FEMME devrait eu (ait uenee Fe ace tspeurt effticacnuie toutes ces supprenst cn 01 toto res arvourss itée qui aménent 1e-stublotient une Must ai on les néghige, LES JE devraient avotr recon! UNES GEN A ces Prindes Elles Qué: (FONE Lotito lon kiitos des wicés at des fuites d etinegse, etretilicntla vi eur A teutlonystén ES JEUNES FILLE devraient gaine 1 roi ules assurent la régularité de la muenstrus En vente cles tous les phariusciens, ou © vorés sur réception Su prit PSS ET, OL « cosan .AAT L : us dhu \u201cLe.Om 1 lesernployor.ce i Ih "]
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