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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 27 juillet 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1889-07-27, Collections de BAnQ.

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[" ABONNEMENTS : 6tux ANNÉE, No 273.\u2014 SAMEDI, 27 JUILLET 1889 ANNONCES Un an, 83.00 = - - - - Six mois, $1.50 La ligne, par insertion - .- .10 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - .- - 5 cents Verdu dans les dépôts - - 5 cents la copie BUREAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonese à long terme \u2014 \u2014\u2014\u2014nene \u2014 L'ABBE LOUIS-EDOUARD BOIS CURÉ DE MASKINONGÉ, DÉCÉDÉ Voir l'article page 101 TE Tr AR ess niiguigliritingy .7 RE ir = Best By > or A LUTTE CLEO BoMAING, COMBAT A LA DAGUE ET A L'ÉPÉE TOURNOI D'ARMES DU MOYEN-AGIS PAR LES GARDES DU PALAIS ARCHIEPISCOPAL DE MONTREAL Photographies et gravures par Armstrong Res os a \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 an LE MONDE ILLUSTRÉ MONTRÉAL, 27 JUILLET 1889 SOMMAIRE TEXTR : À nos lecteurs, \u2014Entre-Nons, par Léon Ledien.\u2014 Bibliographie : Histoire des bibliothèques, par Paul Durand.\u2014Une lettre de vaînt Jean-Baptiste, par Gas.tou-P.Labat.\u2014 Biographie de M.U'abibé Louis- Edouard Bois, par Jules Saint-Elme.\u2014Podsie : Jean et Rose, par J.-W.Poitras.\u2014 Tournoi d'armes.\u2014Pèlerinage à la tombe, par G.-A.Dumont.\u2014Un mariage princier.\u2014- Physique : La chaleur, par Georges Moitet.\u2014Le vie champêtre.\u2014 Primes du mois de juin.\u2014Coup de billard (avec dessin), par Vigueaux.\u2014Carnet de la cuisi- niére.\u2014Choues et autres, \u2014 Feuilleton : Sans Mère, TRAVURES : Fortrait de M.l'abbé Louis-Edouard Bois \u2014 Tournoi d'armes du moyen-âge par les Gardes du l\u2019a- lais Archiépiscopal de Montreal : Lutte greco-rotuaine ; Combat à la dague et à l'épée.L'Exposition Universelle : Pavillous du Nicaragua, de Siam, du Japon de Saiut-Marin et maison Routiaine.\u2014 Portraits du graud due l\u2019aul de Russie, et dn la princesse Alexandra, de Grèce, \u2014Gravure du feuilleton.Primes Mensuelles du \u201cMonde Ilustr \" tre Prime - - : $50 Ime © - 25 Sme © .15 ime © .- 10 Sme © .- .5 âme 1\" - 4 7me \u201c - - 8 8me * - : 2 86 Primes, à 81 - - .86 94 Primes 8200 Le tirage se fait chaque mois, duns une salle publique, par traix personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne seru payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.A NOS LECTEURS Vous avez pu reconnaître que les essais que nous avons faits de notre nouveau système de photogravures ont parfaitement réussi, après les quelques tâtonnements inévitables en pareils cas, et que le succès à récompensé nos eflorts.Nous venons vous prier de devenir en quelque sorte collaborateurs du MoNbE ILLUSTRE, en nous envoyant les photographies de vues où les portraits de personnes notables de la localité que vous habitez.En ce faisant, vous contribuerez à faire mieux connaître notre pays, et Vous serez certainement heureux de voir reproduits, duns un journal dont la circulation augmente tous les jours, les sites qui vous sont chers et les portraits de personnes qui ont rendu des services à notre cher Canada, Veuillez adresser ces photographies à l'adresse suivante, avec le nom du photographe : LE MoxpE ILLUSTRE, Tiroir 2034, Bureau de Poste, Montréal.me pe RTS Si p'eeererseee *,* Dans quelques jours, le premier avût, les Ursulines de Québec vont célébrer le deux cent- cinquantième anniversaire de leur arrivée en Canada et de la fondation de leur ordre dans notre ys.C'est un évènement dont importance n'a pans besoin d\u2019être démontrée et qui sera fêté par tous les Canadiens qui ont pu apprécier les services qu\u2019ont rendu et que rendent encore ces nobles filles au pays tout entier.L'établissement actuel des Ursulines n\u2019est certes LE MONDE ILLUSTRE pas des plus somptueux, mais c'est uu palais relativement À la demeure qui leur servit de logement en 1639.Notre maison, dit la mère Cécile de Sainte-Croix, consiste en deux chambres assez grandes, une cave et un grenier.On nous fait une clôture de pieux de la hauteur d'une petite muraille, mais qui ne sont pas si bien jointes qu'on ne puisse voir au travers.Pourtant, cela nous sépare toujours des séculiers.Nous avons la plus belle vue du monde sans sortir de notre chambre.Nous voyons avri- ver les navires qui demeurent toujours devant notre maison, tout le temps qu\u2019ils sont ici.Nous fâmes fort visitées des dames et des demoiselles qui halntent ici, et qui témoignent une grande joie de notre venue.Cette muison se trouvait À l'endroit où s5 trouve actuellement l'hôtel Blanchard, et leur avait été louée par Noil Juchereau des Chatelets.La première Ursuline canadienne fut la mère Geneviève Bourdon, en religion Mariede St-Joseph, qui tit profession le 8 décembre 1654, À l'âge de seize aus, et mourût le 13 décembre 1700.La première Ursuline anglaise, en Canada, fut Mile Esther Wheelwright qui fit profession en 1713, et l'histoire de la première enfance de cette sœur est des plus étrange.#,* Sa famille, originaire d'Angleterre, avait suivi l'armée à l\u2019époque des guerres, et était venue s'établir daus les environs de Boston.En 1703, M.Wheelwright subit le sort de beaucoup d\u2019autres Européens : sn maison fut surprise et pillée par une bande d'Abénaquis, dans une de leurs incursions, et, pour comble de malheur, su petite fille isther fut enlevée et entraînée dans les bois.La famille sauvage qui l'adopta s'attacha d'une affection extraordinaire à cette enfant et lui prodigua tous les soius possibles.Bien des années s'étaient écoulées et ses parents, après de longues et inutiles recherches, avait enfin perdu tout espoir de revoir jamais leur enfant, quand ils apprirent qu'elle existait encore.Le R.P.Bigot, jésuite, dont l'influence sur la belliqueuse nation des Abénaquis a produit les résultits les plus heureux pour lu colonie française, visitait tour-à-tour les habitations de ces tribus quand, arrivé un jour à un certain village, il remarqua dans un groupe d'enfants une petite figure étrangère.Il prit des renseignements et arriva à connaître le motif de sa présence au milieu des sauvages.Il en informa la famille Wheelwright a Boston, et l'on s'adressa de la Nouvelle-Angleterre au gouverneur général de la Nouvelle-France, pour traiter des conditions de la délivrance de la jeune cap tive.Ce ne fut toutefois qu'à la suite de négociations difficiles et renouvellées que l'on parvint au résultat désiré, et c\u2019est en 1708 que le R.P.Bigot arriva à Québec avec sa petite protégée, qu'il présenta nu marquis de Vaudreuil, Celui-ci la considéra comme sa fille adoptive et l'amena au château Snint-Louis où la marquise l'accueillit avec une tendresse toute maternelle : cependant, comme cette dernière se disposait à aller en Europe et qu'il était impossible de la reconduire à sn famille, elle résolut de la placer au pensionnât des Ursulines en même temps que sa fille aînée.\u201c Le IR janvier 1709, dit le registre d'entrée du couvent, madame In marquise nous a donné une petite anglaise pour pensionnaire.Elle paiera 10 écus.\u201d : *,* En 1744, M.Dumont, lieutenant de la marine royale, céda In seigneurie de Portneuf, moyennant finances, aux Ursulines, qui la firent valoir par un agent.En 1789, il y n donc cent ans, la redevance annuelle des habitants de Portneuf était de 447 livres, trois cent trente-deux chapons vifsen plumes, soixante-treize journdes et demie de corvée, et le onzième de tous poissons, le tout rendu au monastère à la Saint-Martin.La seigneurie fut cédée en 1801, pour cinquante ans, à M.MeNider, de Québec, puis à M.Coltman, et enfin à l'honorable Ed.Hale, moyennant une rente annuelle de 1800 livres et 750 minots de bon blé, \u201c nonobstant quelque accident qui pût arriver \u201d En 1854 elle fut définitivement cédée à M.Angus McDonald, puis elle passa entre les maine de Melle Clara Symes (aujourd'hui, je crois, marquise de Hassano).#,* Jo viens de parcourir à la hâte une partie de l'ouvrage de M.l'abbé George-L.LeMoyne : Les Ursulines de Québec, et mon attention a été particulièrement attirée par les récits des événe- ments de la dernière année de la domination française en Canada.Les Ursulines ont beaucoup souffert à cette époque, mais leur courage a toujours été à la hauteur des malheurs qui accablaient le pays dans ces jours de tristesses.Efles ont tout supporté en bonnes patriotes.\u201c Je ne vous parlerai pas, dit In Mère Saint- Louis de Gonzague dans une de res lettres, de I'état pitoyable où nous sommes réduites par cette cruelle guerre, par la famine et par tant d'autres calumités qui nous aceablent.Nos petites provisions nous ont duré jusqu'au 7 octobre dernier (1756) © alors, il nous a fallu faire battre de suite le peu de mauvais blé que nous avions et manger un pain aussi noir que nos robes.le cœur se brisait en voyant nos pauvres malades obligés d'en manger : car, en vertu d'une défense de l'intendant Bigot, on ne pouvait, sans payer l'amende, s'adresser nux boulangers pour acheter du pain!\u201d Ce pain aussi noir que nos robes ne fait il pas penser au pain du siege de Paris, en 1870, ot ces misères ne sont elles pus les mêmes que celles souffertes par les Parisiens pendant l\u2019année terrible?Pendant que l'on soutfrait ninsi_ en Canada, Bougainville, l\u2019aide-de-camp de Montcalm, était à Paris demandant des secours.Voici comment il fut accueilli : Un jour qu'il avait enfin obtenu une audience de Berrver, ministre de la marine, celui-ci s'emporta jusqu'à dire : \u2014Eh ! monsieur, quand le feu est i ln maison, on ne s'occupe pas des écuries ! \u2014On ne dira pas, du moins, que vous parlez comme un cheval, répliqua M.de Bougainville.Ce ministre de la marine était bien digne de son maître.*,* Mais, je me suis écarté de mon sujet, quoique la faute en soit un peu à l'auteur même de l'histoire du monastère des Ursulines de Québec.Cette histoire, du reste, est tellement lice à celle de notre pays qu'elle en forme un des chapitres les plus remarquables, en ce sens que ces religieuses se sont toujours voudes à l'instruction et à l'éduen- tion des jeunes filles, qui sont devenues plus tard l\u2019urgueuil de nos familles et de notre race.C'est à ce tître surtout que nous sommes heu- roux de célébrer le deux ceut-cinquantième anniversaire de leur arrivée en Canada et je suis sûr que, le premier août, dans nombre de maisons d\u2019une extrémité à l\u2019autre du pays, on pensers à ces recluses qui, à l'ombre du cloître, continuent leur wuvre de dévouement et de sacrifice.Elles perpétuent nos traditions, conservent notre langue et font ainsi œuvre de patriotisme.C'est une tâche assez belle pour que celles qui la remplissent aient droit à tout notre recpect et à notre admiration.*,* Vous savez que lu mère de l'empereur d'Allemagne, fille aînée de la reine Victoria, vient de se convertir au catholicisme et vous n'ignorez pas l\u2019émotion qu'à causé cette nouvelle dans le clan protestant.La plupart des journaux ont annoncé l'évène- ment sans commentaires, mais le Witness de Montréal n\u2019a pas pris la chose du bon côté et n'a pu s'empêcher de faire une petite, oh ! bien petite réflexion : \u201c L'impératrice Victoria d'Allemagne, dit-il, n\u2019a jamais brillé par l'intelligence et c'est une assez pauvre conquête que le catholicisme vient de faire.\u201d Que l'impératrice-mère d'Allemagne soit une intelligence d'élite ou qu\u2019elle soit d'une naveté rare, cela nous importe peu, mais ce qu'il y a de curieux dans l\u2019attitude du Witness, c'est que ce journal ne tarissait pas d\u2019éloge sur le compte de lu même impératrice, alors que son mari l'empe- reur Frédevic vivait ; il lui brûlait l\u2019encens sous le nez d'une manière assez maladroite, sinon dangereuse, et quand il se trouvait à bout d'épithètes élogieuses, terminait en disant que rien ne pouvait étonner de la part de cette souveraine, puisqu'elle était la fille de la reine d\u2019Angleterre, Ces coups d'encensoir étaient évidemment motivés par l'esprit du Cant dont je vous parlais samedi dernier, mais les réflexions nouvelles du Witneus nous prouvent une chose c'est quo le Cet fait parfois place au fanatisme religieux et que la fille de ln reine à commis une bien grosse maladresse, en ne demandant pas au marchand de fanatisme de Montréal lu permission de se convertir, *,* Nos voisins, les Amérienins de New-Jersey, ne sont pas d\u2019une galanterio extravagante, si j'en crois le récit d\u2019un de leurs journaux.Il y n de cela quelques jours, une femme d\u2019une quarantaine d'années, Mary Brady, n été poursuivie à Jersey City, en vertu d'une ancienne loi punissant du supplice du \u201c plongeon \" les femmes vonvaineues d'avoir mauvaise langue ! Mme Brady était accusée d'être une common scold, c'est-à-dire une mauvaise langue, une querelleuse, un fléau public, ou, plus littéralement, une vulgaire pie-grièche, et l'avocat de la poursuite à eru devoir faire aux jurés l'historique de cette loi oubliée depuis longtemps.Il leur raconta gravement que jadis les langues des femmes, dans le New-Jersey, étaient devenues si \u2018 irrépressibles \u201d qu'il fallut édicter une loi contre ce fléau public.La loi, qui n\u2019a jamais été abrogée, punissait les feunnes mauvaises langues du supplice du plongeon.L'instrument de cet étrange supplice, se composait d'une longue planche basculant sur un pivot placé sur le bord d'une rivière.A l'extrémité de la planche dominant l'eau, était un siège sur lequel on attacliait la condamnée.On faisait basculer ensuite la planche, et la pauvre femme était ainsi plongée dans l'eau autant de fois que le prescrivait la sentence.Mais nujourd'hui, a ajouté l'avocat, ce supplice est remplacé par l'amende et l'emprisonnement.Les jurés peu galants de Jersey City, en dépit du témoignage de M.Brady, qui était des plus favorable à sa femme, ont rendu un verdict la de- clarant coupable d'avoir mauvaise langue ; mais la sentence n'a pas encore été prononcée.Fe BIBLIOGRAPHIE HISTOIRE DES BIBLIOTHÈQUES (Suite et fin) L'Angleterre cut aussi d'importantes bibliothèques.Richard de Bury, évèque de Durham, et plus tard grand chancelier d'Angleterre, dotu la ville d'Oxford d'une bibliothèque publique.Celle- ci, grâce aux dons magnifiques du due de Glocester, de sir Thomas Bodley, de Pembroke, de Land et de Fairfaix, posséda, en 1857, plus de \u201c00,000 volumes imprimés et 25,000 manuscrits.La grande ville de Londres possède également plusieurs riches collections.Stockholm, en Suède, à sa bibliothèque fondée par Christine, en 1650.Copenhague, capitale du Danemark, a une bi bliothèque assez remarquable.Elle renferme 200, OUU imprimés et 10,000 manuscrits.Pierre-le-Grand, empereur de Russie, fonda, en 1719, la Bibliothéque de l'Académie des Sciences de Suint-Péteraboury, qui compte plus de 200,000 volumes.La grande Nibliothèque Impériale posséde 400,- UOU volumes et 13,000 manuscrits.En Allemagne, les bibliothèques les plus considérables sont celles de Berlin, de Muni:h et de Dresde.La première renferme 300,000 volumes LE MONDE ILLUSTRÉ et 2,000 munuscrits ; lu deuxième, 500,000 vo lumes et 16,000 manuscrits ; In troisième, 300,000 imprimés et 3,700 manuscrits, parmi lesquels se trouve un enlendrier mexicain écrit sur peau humaine, En Autriche, Vienne compte huit bibliothèques, La plus riche est celle de l\u2019Puqériale, fondée par Maximilien, et qui possede plus de 400,000 imprimés et 12,000 munuserits.On remarque aussi celle de Prague.La Suisse, la Grèce et la Turquie ont d'assez grandes collections qui consistent plus en manuscrits qu'en impritués.La plus belle bibliothèque de l'Italie est celle du Vatican : elle remonte au pape saint Hiluire, an 465.Ce ne fut ccpendant que sous Nicolus V qu'elle prit de plus vastes développements, Les papes Sixte FV et Léon NX l'augmeutérent, Elle dépasse aujourd'hui le chitive de 100,000 imprimés 24,000 manuscrits (5,000 grees, 16,000 latins et italiens, et 3,000 orientaux).Rome possède de plus les belles bibliothèques de la Minerre, d'Angel ica et de Barberini, Florence vient après Rome: elle en compte quatre qui forment un ensemble de 400,000 vo.Jumes et 500 manuscrits.La Belgique renferme plusieurs bibliothèques importantes.Celle de Bruxelles compte 300,000 volumes et 15,000 manuscrits ; celle de l'Université de Louvain possède environ 150,000 volumes et 250 manuserits.En Espagne, on vemargue, mes de Madrid, la bibliothèque de l'Æxereriel, fondée par Charles Quint.Elle compte plus de [50,000 tLioprimés et 5,000 manuserits, dont 3,000 arabes.La Mihlro- thièque Royale, à Madrid, possède 150,600 volumes, IV La jeune Amérique a de noubreuses bibliothèques.On remarque d'abord, dans la ville de New-York, celle d'Aator-Lihrary, fondée en S34, et qui compte plus de 200,000 volimmnes, et celles d'Atheneriem et du Pablie City, à Doston.Washington, capitale des Etats-Unis, en n deux assez itnportantes : celle du Congrès, 30,000 vo lumes, et celle du Suiithsoninn Tustitution 30,000 imprimés.Le Canada marche rapidement dans la voie du progrès.Il compte déjà des bibliothèques qui peuvent rivaliser avec plusieurs du vieux continent.Nous remarquons, entrautres, celle du Parlement Fédéral, qui posside pres de 200,000 volumes et beaucoup de manuscrits des plus préc eux sur l'histoire du pays, et celle de l'Univer- é-Lavai qui, en INST, atteignait le beau chitive de 100,000 volumes, La bibliothèque du Séminaire de Montréal, avec celles du Collège et du Grand Séminaire, monte à plus de 60,000 volumes.L'/natitut Fraser, où se trouve les livres de l'Institut Canadien, possède aujourd'hui près de 15,000 volumes.Elle est la scule qui soit ouverte au public à Montréal, Les grandes villes de l'Europe possèdent des bibliothèques où le peuple peut toujours aller s'instruire.D'inmmenses salles sont disposées à cet effet, et elles sont toujours remplies d'uiais des lettres et des sciences.Paris compte plusieurs de ces bibliothèques dans son sein, et nous ne pou- vous nous imaginer quel grand bien le peuple en retire.Cependant, Montréal, qui est lu métropole du Canada et une des villes les plus importantes de l\u2019Amérique du Nord, n'en possède point.Hy a bien l'Institut Fraser, mais cette bibliothèque pu- Dlique est située dans un quartier anglais et n'a, à vrai cire, cn livres français, que ceux de l'Institut Canadien, condamné par l'Eglise, il y a quelques années.La population de l'Est de la ville, qui est en- ticrement Cunadienne française, a besoin, il me semble, d'une bibliothèque publique, où elle pourrait puiser les trésors de la littérature et de la science, Pourquoi ne suivrions nous pas l'exemple de Paris ?I y a là, conune on le voit, une œuvre éminens- ment patriotique.Espérons qu'elle s'accompliva bientôt, Paur Dtraxn.99 UNE LETTRE DE SAINT JEAN BAPTISTE \\ MON AMIE GASTON BL LABAT, Québee, Mews char Labatt, IL y on longtemps que je désirais faire Votre connaissance, Vous qui parlez si amicalement de moi, Aussi, ai-je emporté chez nous un excellent souvenir de vous, de votre bonne vieille ville de Québec-comme vous l'appelez si anou- reusement\u2014de ses hospitaliers habitants et du Cnunda tout entier.Croyez bien que je n\u2019oublierai jamais tous ces honk souvenirs, et que, 5i vous venez un jour faire tous un tour par chez nous\u2014 ce que j'espère et vous souhaite - Je vous recevrai comme vous m'avez tous reçu : bras et cœurs ouverts.J'en ai déjà parlé ici, et on vous garde les nerlleures chambres, Le difficile est d'y arriver.Je vais toutefois vous eu donner le secret, Comme vous le savez vous-méme, mon cher La- bat, et c'est pour cette raison que vous l'avez volontairement choisi, le Canada est une des pépinières de chez nous, C'est là que nous abattons quand nous voulons orner nos jardins, Dernièrement encore, deux valeureux soldats que vous connaissiez ont été nos héroiques victimes, En effet, en voyant tobtes vos gloires, toutes vos ins- titutious, toutes vos églises, tous vos monastères qui se cachent modestement comme des nids au tuilieu de vos vertes campagnes ; en voyaut l\u2019a- tnitié, l'hospitalité, la charité qui, érdistinetement, font vibrer tous vos cœurs ; en voyant votre population si foncicrement patriarchale, familiales et chrétienne, Dieu et les Cieux sourient, et chacun de nous ici dit : * Le Canada est notre proie !\u201d [1 y a peut étre un point sur lequel votre harmonie socitle est quelquetois en désaccord.C'est la politique, Faites conune nous, N'en faites point du tout.Contentez-vous de ce que vous avez : votre religion, votre langue, votre loi.Le grand, itamortel et hmmuable législateur fera le reste.Je Juxe peut être les choses fort superficiellement car Jai eu pen de temps pour tout voir et étudier, mais je crois cependant étre dans le vrai, car pour les bonnes, saintes et saines choses, il sutlit d'un coup d'œil : celui du cœur.Seules, les mauvaises ont besoin du microscope.Elles se cachent.Or, chez vous, tout est ouvert, beau, bon, franc, hon- nète, noble, généreux, ardent, patriotique, reli- cieux, toujours en plein soleil et -n pleine face de Dieu.Done, continuez |.Encore quelques lignes.Si je suis parti si vite de Quebec, c'est que je désivais voir le sanctuaire de la bonne sainte Anne et j'ai saisi l'occasion d\u2019un Lateau de pélerins qui s'y rendaient.J'ai trouvé ¢a aussi beau que chez nous.A mon retour, jai salué \u2018 l\u2019Ange Gardien,\u201d Sainte-Pé- tronille, Saint-Joseph, Saint-Romuald et ses belles peintures ; Saint-Henri, avez son clocher blanc couune l'aile d'un ange ; enfin, j'ai salué toutes les églises qui mirent leur pureté dans les eaux du fleuve Saint-Laurent et le miroir azuré du ciel, et le sommeil m'ayant pris en route, entre le marmottement des prières, l\u2019égrénemient des chapelets et les chants religieux des pelering, ce qui m'a procuré des songes célestes et angéliques, Je ne me suis réveille qu'en arrivant chez nous, d'où je vous ders la presente, Nur ce.mon cher Labat, noublicz pas mes conseils, ni vous ni les autres, et j'ai lu ferme espé- tance que nous nous Feverrolis tous UN jour pour ue plus jamais nous quitter.Votre bien affectueux, SAINT JEAN-DAPTISTE, Pony copie conforme, PS.Mon père, ma mère et toute notre famille, qui est la plus nombreuse du Canada, vous ctubrassent tous.Sr.J.-Bre.G.PL.Un cœur égonte aîne à être aimé ; un cœur chrétien aime à aimer sans retour. my 100 LE MONDE ILLUSTRE a g\u2014\u2014 Tee TT \"yp - \u201cA Cage ~ A Fi 8; t.ve, & FTA vue a .\u20ac wo w |) we.v 3, [ [Ws a Nid ald ILL Sepik \u201cws .oo x J 8 po .\\ Fa | a ne : > mn D FE 5 A Lit \u2018A ù pa 5 où Q x y EL ï Ë ; son » i A, YA Guy +.a ji Nn MER 4 Al] a Sc Pye nik hy 134 5 4 N ol Ne | - à \u201cHi jt es cr su y.Cd ya {Ss Co an pat I i 3p 4 he \u201c4 2 I k, ! Ba TN ye él y : ÿ PA Re 4 # 1 RA) 54 sr = 1 i ed UMAINE Te; » 0) [= at A Sih A 0 | > ay 3 \u2018a WN Rh AY LE] : by J i ÿ | I ay æ Lr > RK 3 J | Tin J 0 JP MY ar : i x D 1 a 4 Ak Kk : cs pin Ag 3 HEL x Ae ve py q) i bY Ye or) À 0 rd I Fa 24.+ \u20ac 3 ; < SEL RN ge es » 4 HN wh tq AE \u2019 =\u201d > sr ofl PY PTS ie GTI 1S | LN es mé, = \u2014 +A 8 te pu AR 3 \u2018 Ë | 2 a a : xe > id Pu AN > Fur.2 ee SN = (Sd Vi Pa ~~ 4 \u201c3% .2 ÿ t } RE = Lh h wr A = J (Sl ne + ig } | ILE a Hi 2, a = 4 7 eH ss i En Fi .uN PR hE Lo h A La ; ses ste + Q hi \u2014\u2014 ae rr re po \u2014_ À es a + + DE = fi = nN 7 ve nd x 25 IR A0 x 4 i 2 -, a 3 1g À .3 oA 0 fe 2 Ya »e \u2014_ vi \u201c ETS x or L'& 4 \u201cfi is \u201c + wall a i 5 71 4 Sa 5 \u20ac Erg A 5% ig LR loa æ; ea ETES pre ets > i 3 fe enr A = PIA i Af Ap aT \u2018aw » = » 9 < + he op 3°} 2.* Li gt =, ta J 4 as | A da 2 EE px a \u2014-\u2014 A (Pa ns == 1 i becs : \u2019 ~\\ I N ICARAGUA, DE RIAM, DU JAPON, DE SAINT-MARIN ET MAISON RO f 725 \\ = 8 2 Fes = a Lu +.À = \" J) oN Cd Fy > - ey ma ; i i Q rt ENE DS i) % _) ln > pa A Ay J = 33 we.HS Tor a J am ÿ a ou \\ TSjVTSI 1} i 25 _ Gr > iH we EAT E a => Lo = = Ÿ ry El ad yo 3 Li PAVILLONS DU cd A Fi A £4 3 a J hating == rd 7 Fe (CS em Gis A X + EF © +.A LP vus Ih ) vs + Fro tA a SE À \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 nn \"CM, LY [© = Ë baat] me ad 0 SELLE = by fe pe 4 =i Ra $v pb ba we, A I ney > YW oy wt BA qe FE Es IVER Bd Rg Pt ; >> > v - A y fe > A rer là 1 oH 2 : Fr 27 oF Ÿ > »»> U Lx a \u2019 >> Para >> > 7 Se, A) a ly \u201cAR cn 3 \u2019 os Le \"nh + » 22429 se EY i ge 27s ITION 3 \u2014\u2014\u2014 4 S = {3 IE po \u2014\u2014 £ ; > 3 ; I 5 © SANT NN XPO pH AS A \\ 2 En \u20ac: AS) Fo sam \\ } 2 x ?for ORY LY) À i Se 77 I A he Ê ik 5.\u2014 LE > D + hl A Sa Ÿ, Emme\u201d È u - | ag) >] Ly 4 a LR SL ay Ls \u20ac.= \u2014 PARI PS & A.D ha à 3 N $ 7 ena a \u201c JY se 5 » pass pr a Bit a ur À A nm di ~ fey - : a + ; RE BOR = Aa \\ 1 EVE A > LY, \\ a | i Sn 2 A ll 4 E \u201c - * A 4 pe a = = a w * > # x Af a oc \u201c4; 0 bt + pa ) > Bak IP es, x De = x » ;) pe Fe a 2 ald et Hs a ile a Vb ~ >, Heures van | re att rt mee +m.a am \u2014 Lo \u2014\u2014v Le Révd.Messire Louis-Edouard Bois, curé de Maskinongé, décédé L'Eglise du Cuuada vient de perdre un de ses prêtres les plus distingués, le pays un de ses plus nobles et glorieux enfants.l'humilité, dans ce qu'elle à de plus touchant et de plus aimable, fut le carnetère distinctif de cette vie qui vient de s\u2019éteindre doucement : elle n, pendant bien longtemps, dissimulé aux yeux de tous les beautés de cette riche nature, [l'est temps que, soulevant ce voile si honovahle, In renonnuée ju- louse vienne léguer à l'histoire le souvenir indéli- bile de ses fortes vertus.Il est mort, l'abbé Bois, à son cher presbytère de Maskinougé, qu'il nommait, avec affection, son ermitage, il est mort, tervrassé, malgré son énergie vivace, par une maladie longue et douloureuse, au sein des suprêmees consolations que notre religion sainte, cette douce mère, prodigue à ses fils mourants, Il n\u2019est plus : c'est mardi, le 9 juillet courant, que la mort u frappé cette marquante vie- time ; il part, emportant dans Ia tombe non-seulement les regrets affectueux et tendres de ses animées etaimantes ouailles, mais encore les sympathies sincères et vives de tous ceux qui l'ont pu connaitre et_apprécier.On ne sait point assez, sans doute, pour le louable mo:if dont je viens de parler, quel saint homme, quel homme éru dit fut le défunit abbé, combien ila mérité l'estime et la reconnaissance tant de ses co religionnaires que de ses compatriotes, Sa modestie à toute épreuve l'a toujours empêché de livrer au grand jour de la publicité ses œuvres de longue haleine, où les intimes déclarent avoir retrouvé véritablement le cn chet du maître, et qui devaient s'appeler, par exemple : //is- toire générale des évéques du Canada.Décidé qu'il était à n'en rien publier Jui même, il ne s'appliqua pas d'abord à en faire autre chose qu'une première ébauche.C'est au me- ment où, cédant peut-être, à la fin, à de pressantes sollicitations de ses amis et d'autres intéressés, il allait donner à ce notable travail le poli nécessaire, dont le savant abbé gar- (lait le secret, que la maladie vient sans pitié ravir à nos lettres canadiennes ce désirable auteur.Cr dénouement est d'autant plus regrettable que, dans un cuvrage de cette portée, l'abbé Bois eut révélé vraiment toutes les richesses de sa belle âme, de son brillant esprit et de son grand cœur, mieux qu'il n'a pu le faire duns les quelques moindres ouvrages qu'il a timidement risqués, abrité derrière l\u2019anonyme, nonobstant leur sucets réel et leur vogue de bon aloi.On a de l'abbé Bois une Histoire de l'Ile d'Or- léaus, le Neufrage du père Crespel et autres œuvres d'une importance secondaire, tunis ce qui est tombé de sn plume active et nous reste en manus: crit forme une mine inépuisable, un trésor de renseignements précieux pour l'histoire, héritage gros d\u2019érudition que des amis de notre littérature nationale vont recueillir pieusement, nous cn avons l\u2019espoir, et sauront rendre profitable à notre public lettré.Un des produits les plus remarquables de cet intéressant travailleur est une notice historique sur Les prêtres français réfugiés au Canada.Cette PR UN MARIAGE LE MONDE ILLUSTRE étude fut lue dans une séance de lu Société Royale, dont l'abbé Bois fut un des membres : il excita l'admiration du savant corps qui s'honorera long- teunps de posséder dans les colonnes de ges comptes- rendus cette maîtresse pièce d'un intérêt historique tout à fuit original, Historien, l'abbé Bois le fut éminennuent ; il fut aussi un antiquaire de distinction.Collection- netr passionné, il laisse nu Séminaire de Nicolet, son heureux légatuire, une bibliothèque splendidement garnie de vieux bouquins, de manuserits d'un haut prix, d'autographes de choix.On y temarque, en outre, un dictionnaire indiquant l'origine des noms de nos paroisses canadiennes, die- tionnaire dont il est Pauteur.Mentionnons encore son cabinet de nutistiatique, un des plus riches dans le genre, LA ne se borne pas, toutefois, le mérite de M.le curé Bois ; comme historien, il s'est assuré des titres encore plus indéniables à la qualité d'un des cluunpions de notre histoire.El fut, entre tous, personne ne ignore, linstigateur de la réédition 101 encore : théologien de marque, savant universel, il fut, avant tout, un prêtre zélé, un apôtre dans la force du terme.Missionnaire infatigable, pasteur sans reproche et charitable père de ses paroissiens, constant ami et promoteur de l'éducation de la jeunesse, jusqu\u2019à gréver souvent de frais trop généreux ses ininitues revenus, il a aussi bien wérité de ln Religion qui s\u2019unit à ln Patrie dans le deuil de ce fils tant regretté.LE * C'est à Québec, duns lu basse-ville, coin des rues Notre-Dame et Sous-je-Fort, que naquit M.Louis- Edouard Bois, le 13 septembre 113.D'abord élève du Séminaire de Québec, il alla terminer ses études au Collège de Sainte-Anne.Il opta, librement, pour l'état ecclésiastique au mépris de lu tuédecine et du notariat qui lui offraient, purait-il, de fort belles chances de suceès, Aprés quelque temps de profesgorat à Sainte-Anne, il fut ordonné prètre et envoyé, comme vicaire, à Saint-Jean Port-Joly, d'où un sien oncle maternel était curé.C'était en 1840.I s'y lin d'amitié avec l'aiuable auteur des dn- riens Canadiens ot des Mémoires, Philippe - Aubert de Gaspé.En 1843, l'abbé Bois devenait curé de Saint-François de la Beauce, par nomination de Mgr Signi.I! déploya là, pendant cing ans, son énergie d'apôtre dans des missions noibreuses et difficiles, pour la plus grande \u201cditication de tous.11 passa de lit à la cure de Maskinongé, qu'il à tenue pendant quarante as et plus, et où il vient de mourir dans lu quarante neuvième année de son sacerdoce.Ses funérailles ont eu lien le 15 du présent mois, à Maskinongé, au milieu d'un concours Iminense de populations des archidiocèses de Québec et de Moutréal, des diocèses des Trois-Rivières et de Nico- let.Parents, amis et admirateurs étrangers s'y confondaient avec ses paroissiens dans Un même sentiment de deuil profond et de tristesse.Parmi ceux qui ont tenu à honneur d'honorer de leur présence les funérailles de cet humble grand homme, on re- warquait, dans le clergé : Sa Grandeur Mgr Lafliche, des Trois-Rivières : Myr Paquet, du Séminaire de Québec; MM.Brien, curé de St-Culthbert ; Tessier, curé de St-Léon, et plusieurs autres curés des paroisses avoisinantes ; Douville PRINCIER, \u2014 LE GRAND DUC PAUL DE BUSSE, FLÈRE DU PRINCESSE ALEXANDRA, BE GREECE des Relations des Jéswites, de l'édition de la Col lection des anciens manuscrits, des Edits et Ordon- nanees, toutes ces vieilles archives si précieuses dont nous allions perdre le bénétice, et que sa pré- vovante sollicitude a su nous conserver comme autant de phares capables de jeter la lumière sur les points les plus obseurs de notre histoire.Voili, en résumé, comme l'abbé Bois an mérité de sa patrie, voilà comme il a conquis ses épaulettes de membre de Ia Société Rovale du Canadu, docteur ès lettres de l'Université-Laval, agrégé de plusieurs sociétés savantes, entre autres de la Société Historique de Québce ; voilà, en un mot, comme il a pu s'élever modestement à Un rang de distinction où l'on rencontre à ses côtés : Ferland, Holmes, Laverdière, Parent, et autres, dont il fut le bien digne collaborateur.Quoiqu'il en soit, il eut un mérite plus grand et Proulx «lu séminaire de Ni- colet ; Comeau, Richard et Caisse, de celui des Trois-Ri- vières ; parmi les laïques MM.Désaulniers, M.P., Boyer, ex-M.PP,, Legris, M.PP., Côté, du Journal de Québec, T.Lafrenière, de Louiseville, et plusieurs autres.Le chanoine Boucher, curé de Louiseville, fit la levée du corps, Mgr Paquet otliciait et Mgr l'évêque des Trois-Rivières prononça l'éloge funèbre du vénéré défunt avec l'éloquence qu'on lui con- nait.Les restes mortels du curé de Maskinongé reposent dans la erypte de son église paroissial, ren fermés dans une voûte, du côté de l\u2019Epitre.5 Din CZAR, ET LA EE + Ë 3 y i JEAN ET ROSE Dieu quo le ciel ost pur! Allons jouer mignonne l'rés do ces fois d'azur ue le grand Lois couronne.\u2018Tout chante autour de nous, Tout sourit, nous invite, Je vois dans tout œil doux Ton âme qui palpite.Des derniers rayons Eu soleil qui se couche O Rose profitons ! ue de ta belle bouche S'échappé un © out * joyeux © fiest dits ton sourire, Dans ie feu de tes yeux.Tu n'as plus qu'à le dire, Vois le papillon d'or qui w'ébat dans les roses \u2018 ¢ ne vols aucun tort De jouir de ves choses, Nous apprendrons de lui, O cher et candide ange, Que les fleurs qu'il poursuit nt un langage étrange.Comme lui, leur parfuin Enivrera notre ame, Et la main dans la main, Le regard plein de flamme, Nous Trons nous asseoir Sur les sonores grèves, Et dans ton bel œil noir Je puiserai mos réves, L'amour est an doux miel Prepare parles vierges.C'est l'avant-gout du ciel, Brälons lui quelques clerges Femme, tu dois aimer.\u2018Ton Ae ext ainsi faite : Pourquoi tant protester O gentille fillette *.\u2026.Je l'ai tres bien compris, En vain tu me le cache, A tes jolis souris La tendresse s'attache; Et je doute beaucoup Que Lu n'aies pas envie De te voir à mon cou Souriante el ravie.* Comment ! que dis-tu Jeun* Tes paroles m'otfensent.Je te quitte à l'instant.\u201d \u2018Tout de même.ils avanceut\u2026 Elle avance.et tous deux Oubliant ciel et terre, Marchent silencieux A travers le mystere.Cupidon, séduisant, Fier de sa conquête.Frappe de l'aile, Jean.L'extasie et l'uvrête.Hs venaient d'aborder L'onde mystérieuse.Rose semblait bouder, Mais boudait toute heureuse.Leur'regard se croisa Dans le miroir liquide, Et l'ombre s'abnisan Sur le couple timide.Je l'ai vu s'enlacer.\u2026.Je n\u2019ai pu rien comprendre : Mais, j'ai cru d'un baiser Ouir lè bruit doux et tendre.Est-ce l'eau qui baisait Le sable du rivage.Ou Zéphyr qui bruyait A travers le feuillage?.Vraiment, je n'en sais rien.J'ai revu Jean et Rose Maintes fois.Rose est bien.Et ne sais autre chose, Montréal, 1889, J.-W, PorTkas.TOURNOI D\u2019ARMES (Voir gravures) Nous continuons, aujourd'hui, la publication des différents combats qui ont été donnés par les Gardes du Palais Archiépiscopal de Montréal, le 29 juin dernier, au Pare Lépine.La lutte greco-romaine, par MM.W.Lortic et J.-B.Dussault, a été photographide durant I'instant le plus passionnant.Tl s'agit de faire passer son adversaire pardessus sa tête, et lui faire toucher les deux épaules au terrain.Le combat à la dague et l'épée pris à la seconde garde de Saviolo, démontre la difficulté de précision, il s\u2019agit de rencontrer les quatre pointes de dague et d'épée.Il a été donné par MM.L.J.Chartrand, prévôt d'armes de l'academie, et le lieutenant Mallette.Dans un prochain numéro, nous donnerons l\u2019assaut à l\u2019épée, le combat au sabre et la revue.LE MONDE ILLUSTRÉ PELERINAGE A LA TOMBE Quel beau ciel | sa magnifique teinte bleue que pas un nuage n\u2019obscureit, est illuminée par los rayons ardents du soleil.La nature à revêtu sa riche et belle toilette des beaux jours.Les arbres sont verts et touflus, l\u2019ierbe tendre et belle.Les oiseaux, heureux du retour du printemps, ae poursuivent joyeusement dans les airs, jetant partout leurs notes mélodieuses.Muis moi, que Ia tristesse accable, je ne vois rien de toutes ces benutés qui m'entourent.La nature que j'aime tant n'attire pus un de mes regarde.\u201ct c'est insensible que je passe au milieu de ce déploiement de richesse et de grandeur.Par instant, on me couduie ; alors je relève les yeux un moment, tunis ce n'est pour voir que la figure triste d'un passant se dirigeant comme moi, vers la cité des morts.Hélns ! cette route que je suis maintenant, je l'ai parcourue il n'y à pas longtemps à ln suite d\u2019un cercueil.Ce jour-là, lu neige tombait à gros flo- vons et le sol, couvert de ce manteau blanc dont l'hiver le revêt, convenait mieux sous ce triste aspect à l'afiliction de mon âme, Eutin, voici le cimetiére : vaste nécropole ou chacun vient, après les jours de lutte, reposer ses membres fatigués ; lieu où jamais la douce joie ne pénètre : tombeau des ambitions, des espérances humaines.Îtelève mon courage, à mon âme ! donne-moi In force de\u201cfranchir l'entrée de ce lieu funèbre où est enseveli tout ce qui a fait mon honheur, ma joie, sur cette terre.Me voilà enfin arrivé près de cette tombe bénie où repose à jamais ln femme à qui je dois doublement la vie.O mère bien-aimée ! sur le tumulus où tu dors, des fleurs croissent en nombre, entretenues par une main pieuse.Croissez, croissez, fleurs, où tout est mort ; embautuez de votre arôme le sommeil de cette chère morte.Lorsque l'automne sera venu et que vos pétales joucheront le sol, ne mourez pas, mais renaissez le printeups prochain, encore plus belles et plus suaves.Arbres, élevez, élevez votre tête vers le firmament ; que vos branches deviennent de plus en plus nombreuses et votre feuillage plus touflu : couvrez de votre ombre silencieuse le tertre contié à votre garde.Vous, oiseaux du ciel, chantres éternels de la création, venez jeter durant le jour autour de cette tombe vos chants suaves et doux, et lorsque la nuit sera venue, chassez le noir corbeau.Au pied de ta tombe, Ô mère ! je viens m\u2019agenouiller pour te demander la force de soutenir la tristesse dont mon cœur est rempli ; sans ton aide, tu le sais, je ne pourrai jamais poursuivre ma marche dans le chemin de la vie.Donne-moi un peu de ce courage que tu possédais à un si haut degré et qui te faisait surmonter les plus grands obstacles semés sur ta route.Avec ton appui et ton souvenir qui sera toujours gravé dans le fond de mon cœur, je vivrai ; j'attendrai le jour où il plaira à Dieu de mêler ma poussière à la tienne, de me faire partager avec toi le silence du tombeau.Qu\u2019il pluise à Dieu de rapprocher ce jour autant que possible, afin qu'il me soit permis plus tôt d'aller avec mes freres, êtres chers partis à l'aurore de la vie, le bonheur qu'il possède de t'avoir auprès d'eux, à ma mère ! Vois ton fils agenouillé, avrosant de ses larmes la terre qui te dérobe à ses yeux ; jette sur lui un de ses regards si doux qui lui faisaient supporter avec calme les chocs par lesquels son courage était mis à l'épreuve.Parle à mon me blessée, offre-lui les consolations que tu lui donnais lorsque tu suivais, appuyée sur mon bras, le long sentier de l'existence humaine.Crois ino1, mère, jamais je n'oublierni ton cher souvenir, ton amitié inaltérable, ton dévouement à toute épreuve, ta bonté si touchante, tes caresses si douces.Comme dernier hommage de ma piété filiale, je viendrai souvent, dans le cours des jours qu'il me reste a passer ici-bas, m'agenouiller sur ta toinbe afin d'offrir pour toi une prière À l'Eternel et de demander pour moi le secours que tu ne we vefusus jamais.\u201c+ + Plusieurs heures se sont écouléea depais mon arrivée.Le soleil, après avoir parcouru sa bril- Innte course, va bientôt disparaître à l'horizon ; l'ombre étend déjà au loin son manteau sur la plaine.Il me faut quitter ce lieu pour aller me mêler de nouveau au tourbillonnement de la grande ville, dont le bruit vient distinet à mon oreille avec le calme du soir.Mais avant de partir, encore une prière, encore une larme.Mnintenant, à demain.G.-A, Dumont, Juillet 1889.PHYSIQUE LA CHALEUR Prenons un corps quelconque.On sait que l'action du feu produit un accroissement de son volume et, si le foyer est suffisamment activé, un changement de son état physique.On sait, de plus, que si l'on met en communication deux corps dont les températures, mesurées au thermomètre, sout différentes, ces deux corps acquièrent une même température intermédiaire entre les deux précédentes.On a appelé chaleur Ja cause de ces phénoménes.Mais l'esprit humain, avide de recherches, ne se contente pas de donner un nom à ln enuse de tels ou tels phénomènes.I! va plus loin et, s'il ne peut montrer clairement cette cause, par des expériences directes, il s'ingénie à créer des hypothèses destinées à fournir l'explication des faits expérimentaux.C'est ainsi que, pendant longtemps, on a admis que les phénomènes caloritiques étaient dus à un fluide subtil, itnpondérable, répandu dans les corps.Selon que la température auguientait ou diminuait, on disait que la quantité de fluide augmentait ou diminuait.Les phénomènes de dilatation et de changements d'état étaient expliqués par la répulsion qu\u2019exerçaiènt entre elle les particules du fluide.Deux corps mis en circulation prenaient une même température, parce que le fluide se répandait uniformément sur les deux corps.Autrefois d'ailleurs, l'hypothèse favorite était celle des fluides : il y avait un fluide caloritig 1e, un fluide électrique, un fluide lumineux, etc.Aujourd'hni, une étude plus intime des phénomènes a amené les physiciens à rejeter les fluides et à adopter l'hypothèse\u201d des vibrations moléculaires.On considère la chaleur comme produite par un mouvement vibratoire des molécules des corps.On dit que la quantité de chaleur augmente ou diwinue suivant que la vitesse du mouvement s'accélère ou se ralentit.Les dilatations sont causées par les variations de distance des molécules les unes par rapport aux autres.L'équilibre de température entre deux corps est dû à la composition des mouvements moléculaires.Les travaux modernes justifient pleinement cette assimilation de la chaleur à un mouvement.Les expériences si précises de Joule démontrent clairement qu'à une perte de travail déterminée, c\u2019est-à-dire à une destruction de mouvement, correspond un dégagement de chaleur déterminé.Le travail perdu est proportionnel à la quantité de chaleur dégagée.Des expériences de Hivn, effectuées sur des machines à vapeur, ont montré qu'à la destruction d\u2019une certaine quantité de chaleur correspond un travail mécanique produit.Ce travail est proportionnel à la quantité de chaleur ab- rorbée.Cette transfornation de travail en chaleur et, inversement, de chaleur en travail, montre bien que ces deux quantités sont absolument iden:iques et peuvent se substituer l'une à l\u2019autre.Ainsi done, toutes les causes des phénoménes naturels se trouvent ramenées à l'idée de mouvements.Puissent, dans la suite des temps, les efforts des savants être couronnés de succès par lu découverte de la loi du mouvetnent initial, dont les transformations multiples ont crée l\u2019état actuel de la nature ! GronGEs MOITET, Professeur au collège de Coulommiers.Tov or py, LA VIE CHAMPÊTRE Nous avons tous un goût naturel pour la vie champêtre.Loin du fracas des villes et des jouissances facticos que leur vaine et tumultueuse société peut offrir, avec quel plaisir vivement ressenti nous allons y respirer l'air de la santé, de la liberté, de la paix : Une scène se prépare plus intéressante mille fois que toutes celles que l'art invente à grands frais pour vous amuser ou vous distraire.Du sommet de la montagne qui borne l'horizon, l'ustre du jour w'élance brillant de tous ses feux.Le silence de la nuit n\u2019est encore interrompu que par Je chant plaintif et tendre du rossignol, o» le zéphyr léger qui murmure dans le feuillage, ou le bruit confus du ruisseau qui roule dans la prairie ses caux étincelantes.Voyez-vous ces collines ge dépouiller par degrès du voile de pourpre qui les recèle, ces moissons mollement axitées se bulancer au loin sous des nuances incertaines, ces châtenux, ces bois, ces chuumivres bizarrement groupés, s'élever du sein des vapeurs ou se dessiner en traits ondoynnts dans le vague azuré des airs ?L'howme des chataps s'éveille.Tandis que sa robuste compagne fait couler dans une urne grossière le lait de vos troupeaux, le voyez-vous ouvrir gaiement un pénible sillon, où, la serpe à la main, émonder en chantant l'arbuste qui ne produit que pour vous ces fruits savoureux ?Cependant, le soleil s'avance dans sa carrière enflammée : l'ombre, comme une vague immense, roule et se précipite vers la gorge solitaire d'où s'échappent les enux du torrent : le vent fraichit, l'air s'épure : une abondante rosée tombe en perles d'argent sur le velours des fleurs, ou se résout en étincelles de feu sur la naissante verdure.© combien votre âme est émue ! quelle frai- cheur délicieuse pénètre alors vos sens ! comme elles sont cousolantes et pures les pensées du matin ! comme elles égaient le rêve mélancolique de la vie ! en s'abandonnant à leurs douces erreurs, combien aisément on oublie et les tristes projets de ln grandeur, et les vaines jouissances de la gloire, et le mépris du monde et su froide injustice ! Dans cette solitude champêtre qu'ont habitée vos pères, dans cet asile des nœurs, de ln contiauce et de la paix, que vous importent les vains discours des hommes, et leurs liches intrigues, et leur haine impuissante, et leurs promesses trompeuses ! Quelle impression peut ercore faire sur votre âme le récit importun de leurs erreurs ou de leurs crimes ?Au déclin d'un jour orageux, ainsi gronde la foudre dans le nunge flottant sur les bords enflammés de lhorizon, ainsi retentit le torrent qui ravage au loin une terre agreste et sauvage.BERG ass, UN MARTAGE PRENCIER (Voir gravure) Le graud-due Paul-Alexandrowiteh, le plus jeune des frives du czar, qui vient d\u2019épouser ln princesse Alexandra, fille aînée du roi de Grèce, est âgé de vingt-huit ans.Il passe pour jouir d\u2019une mauvaise santé, et, pour cette raison, il ne vemplit aucune charge officielle.Toutefois, comme tous les princes étrangers, il » un commandement dans l'armée, ayant grade de capitaine au régiment des hussards de la garde.11 est également aide-de-camp de l'empereur, chef de deux autres régiments et colonel honoraire dans les armées prussiennes et autrichiennes, 1 a souvent passé l'hiver à Athènes, où il était le favori de la famille royale, Aussi, en novembre dernier, fut-il fiancé avec su cousine, la prinevsse Alexandra, qui a juste dix ans moins que lui.La cérémonie du mariage à eu lieu à la chapelle du palais d\u2019Hiver de Saint-Pétersboury, et a été des plus somptueuse.La princesse avait un superbe manteau de velours pourpre orné d'hermine, et dont la traine était soutenue par quatre cham- bellaus.Le grand-duc portait le grand uniforme des hussards.LE MONDE ILLUSTRE PRIMES DU MOIS DE JUIN LISTE DES RÉCLANANTS Montréal, \u2014Delle Arthémise Guérin (850.00), 113, rue Ples- sis ; Joseph Bougie, 238, rue King ; J.T.Redmond, 10, carré Chaboillez ; Joseph Poitras, 22, Cte St-Lam.bert ; Pierro Vachon, 87, rue Olier ; Joseph Mailloux, 693, rue Mignonne ; Joseph Cing-Mars, 17, rue layette ; Joseph Végiard, 1233, rue Notre-Dame ; Ed.Boué, 25, rue Marianna ; Albert Fournier, 48, rue 8t.Constant ; J.B.Deschamps, 116, rue St-André ; Félix Béland, 11, rue Ionsecours ; Adolphe Dépatie, 819$, rue Visitation ; A.A.Audet, 225, avenue Laval ; Delle Rose-Délimia Lecompte, 1335, rue Notre- Dame ; Edmond Pageau, 118%, rue St-Laurent ; Maurice Desroches, 216, rue Panet ; Napoléon La- cnance, 418, rue Plessis.Québec.\u2014 Alfred Tanguay 183.00), 134, rue d'Aiguillon ; Georges Guilmet (82,00), 11, rue Bagot ; Napoléon Du- lessis, 59, rue Sinai, St-Sauveur ; Edmond Parent, 73, rue 8t-Dominique, 8t-Roch ; Léandre Savard, 150, rue St-Patri°k ; C, T.Valin, 38, rue St-Eustache ; P.A.Pelletier, 226, rue St-Jean ; P.E, Venner, 70, rue St-Valier ; E.J, Asselin, 6, rue Buade ; J.A.Alatie, 18, rue Laberge ; Alfred Vézina, 437, rue St- Jean 3 Léon Lacasse, 29, rue Scott ; Pierre Frudel, 145, rie Massie, St-Sauvenr : Ower Blais, 52, tue Fleurie ; Delle Delphine Audibert, 1525, rue la Rene, St-Hyawinthe.\u2014 Madame C, E.Gaguon ; T.Robitaille, Fall- River, Mass, N, Bouin, 112, rue Pleasant, Biddford, Mo.Rév, M.Nt Hoard de Montréal.Dame Louis Vermette, 15, Bethune : LL, H, Bouchard, 3721.rue Notre-Dame, Albert AHardl, 113, rue Water, -Charles Carignan.Ste-Cunegond Dame C.Bonneville, 191, rue Richelieu, Louis Bergeron, rue (Hse, Hetiseauun, Cuaticonk Joseph Boivin, SUIXANTE-QUATRI EME TIRAGE Le soixante quatrième tirage des primes men suelles du MoNDE ILLUsTRÉ (numéros datés du mois de juillet) aura lieu SAMEDI le 3 A6 WUT, = heures du soir, dans la sallede TUN TON SAINT JOSEPH, coin des rues Sainte-Catherine et Sainte- Elizabeth.Le publie est instamment invité à y assister.Entrée libre.Ge COUP DE BILLARD COMPOSÉ PAR LE PROFESSEUR VIGNAUX Sic-letndes avec effet de câte \u2014 donnant la ronuion.Attaque très énergique et vive, Bille 1, légèrement à droite, choque la 2, puis les bandes A, H, \u20ac, D, et caramhole en touchant encore parfois Fue vu les deux bandes B, C au coin, B, 2, prise 1 3 à gauche, vient battre les bandes C, A et revient sur 1, 3, qui doit étre sleraugée le moins possible pour servir de ceutre à la Réunion indiquée par Fare de cercle pointillé.Nora.\u2014Ce coup change peu si les billes 12 sont dépla- vées vers la bande A ainsi que l'indiquent les points.fussent-elles en diagonale, I n'est utile que lorsque la bille à jouer se trouve mas quée et quill wy a pas de façon plus sûre.Cepeudant il ne produit guère de contre, n'est pas très difficile xi l'on a la force nécessaire, et il procure toujours the certaine satisfaction quand où le reussit, Ou ae rappelle que nos lignes indiquent le trajet ou centre dus billes, lequel n'est janis en contact direct avec l'obstacle qui cause Ja déviation, Lequelle est traduite par un angle, Nous rappelons que le trajet, de chaque bille est different, par le trait qui l'indique : Bille 1, ligue pleine : Bb.2.pointillée ; B.3, pleine et pointillee.Que ce trajet étant celui du centre, il ne peut toucher ni les bandes ni les autres billes, vu que les centres des billes ne les touchent pas.L'orsqu'il y 8 contact avee un obstacle quelconque, la droite, qui indique le trajet, se brise à distance du rayon de cet obstacle et sa déviation ou réflexion forme un angle.La direction de la queue est indiquéepar le cercle poiu- tille donne le lieu de réunion.103 CARNET DE LA CUISINIÈRE Crème aux blancs d'œufs.\u2014On prend une pinte * de lait, cinq blancs d'œufs bien battus ; quand le sait est houillant, on le sucre et l'on y verse les œufs en tournant jusqu'à ce que cela soit épaissi ; on a mis dans le lait un bâton de vanille.Oignone glacée.\u2014 Les oignons glacés se font en mettant dans une casserole trois morceaux de sucre et un peu d'eau ; quand le sucre est fondu, on jette dans la casserole où se trouve cette préparation une vingtaine de petits oignons blancs pelés, et on laisse jusqu\u2019à ce que le sirop soit changé en caramel un peu clair et que les oignons soient bien dorés.Pommes de terre aux tomates.\u2014Nettoyez quelques pommes de terre, coupez-les en deux moitiés dans le sens de leur longueur : placez-les autour de l'intérieur d\u2019un plat allant au four, avec un fort morceau de leurre, sel «t poivre : quand les pommes de terre sont à moitié cuites, aupoudrez- les avec du fromage de Gruyère râpé : remplissez le plat avec des tomates que vous avez ouvertes pour en extraire les pepins : parsemez les tomates et les pommes de terre de petits morceaux de beurre ; couvrez le tout avec une couche de croûtes de pain râpée : mettez au four de chaleur modérée ; la sauce doit être réduite au moment où l'on sert ces pommes de terre.sept CHOSES ET AUTRES \u2014 Durant le cours de l'année dernière, l'Etat de Californie a envoyé en Europe 3,500,000 livres de miel.L'industrie de l'élevage des animaux représente, aux Etats Unis, l'immense capital de =1,- 200,000, La plus grande cave du monde vient d'être construite par une compagnie de San Francisco.Elle peut contenir 3,000,000 de gallons de vin, et voûte #250,600.C'est une marque de l\u2019inmense progres de la culture de la vigne sur les côtes du Pacitique.- On vient de découvrir, à Sparte, le tombenu intact d'un roi de l'époque mythologique, environ 1600 ou 1800 ans avant notre ère.On a trouvé, dans ce tombeau, des coupes d'or pesant plus de JUU grammes, des pierres précieuses, des épées, les poignards et des haches.Le professeur Gravenigo, de l'Université de Padoue, à fait heureusement une opération tentée, en vain, jusqu'à présent en Italie et à l'étranger.Hs'agit de la grette de La cornée de l'œil d'un poulet dans un wil humain.Huit jours après la greffe, la cornée était transparente, luisante et convexe.- Le professeur Herschel a trouvé une tache noire sur la surface du soleil.Le dinmètre de ce point serait d'une longueur de 30,000 milles.D'après la théorie de Herschel, généralement ad- tnise, les taches du soleil ne seraient que de grands trous.Notre terre done, en compagnie de plusieurs autres planètes pourraient aisément s'y loger Le nombre des faunains maintenant en existence sur La surface du globe n'est pas moins d'un billion quatre cent millions d'individus.ll est waintenant impossible de trouver une partie de votre planète qui ue soit pas habitée par Phone, L'Asie où est son berceau, a une population de S00 millions donnant une proportion de 120 au mille carré.Eu Afrique, dl y a 210 millions, Pans les deux Amériques, 1 ya 110 millions et relativement clair semés, Dans les îles grandes et petites on compte 10 millions.La proportion entre les noirs et les blanes est de cing à trois, 700 millions sont de couleur brune où jaune, 500 millions portent des habits, 700 millions sont dewi- nus et 250 millions ne portent rien pour cacher leur nudité, 500 millions vivent dans des huttes et des cavernes et 260 millions vivent à l\u2019état barbare et sauvage expusés aux intempéries du temps. 104 LE MONDE LLUSTRÉ LE SIROP CALMANT == pk MME WINSLOW \" pour ladontition des enfants, est le médicament reco:nmandés par les principaux médecins des Étate-Unis, et il est employé avec avantage depuis quarante ns par des millions de mères pour eurs en ta.Pendant les progres de la dentition aa valour est incalculable, 1] soulage l'enfant de toute douleur, guérit la dissenterie et la diarrhée, les douleurs d'entrailles et le borbu- tyæine.Il donne du repos à la mère on don.sant la santé à l'onfant.Prix :25 vents Ia boy.e.CASTOR FLUID On devrait se servir pour lea chevoux de cette préparation délicieuse et rafraichis- santé.Ello entretient le scalpe en bonne santé, em © les ux mortes et excite la pousse.Bxoellent article de toilette pour la cheve.Indispensable pour lus familles.25 cts e.lure.La bouteill HENRY R.GRAY, Chimiste-pharmacien, 144, rue St-Laurent, ETABLIS EN 1852 (Premier prix) LORGE & CIE, CHAPELIERS ET MANCHONNIERS Ï 21, rue Saint - Laurent.MONTREAL ; 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