Le Monde illustré, 1 septembre 1888, samedi 1 septembre 1888
[" LE MONDE ILLUSTRE mi smn EME NE RL.ANXNER, No 226\u2014SAMRDI, I SEPTEMBRE 1888 ANNONCES : Quatre Mois, 81.00, payable d'avance | BERTHIAUME & SABOURIN Propricranes La ligne Jar insertion cet 10 cons Vemdu dans les depts ~~ Somislacopie BUREAUX, 30 RUE ST-GABRIEL, MONTREAL.Tarif 1 lel pour à Long te AU JARDIN.\u2014 TABLEAU DE M.LOBICHON 188 \u2014 LE MONDE ILLUSTRÉ MONTREAL, Ir SEPTEMBRE 1888 SOMMAIRE Trers ; Entre-Nous, par Rémi Tremblay, \u2014Correspoudance, par Chs A.Gauvreau.\u2014Une leçon d'histoire, pur Benja- Mmiu Sulte.\u2014 Poésie : Bébs qui dort, par N, genre, \u2014 L'abbé Thomas Moreau, par un À mi.\u2014Ce que m'ont dit ses yeux, par Laurence.\u2014 os gravures.\u2014 Petites industries du ménage.-\u2014-Science amusaute.-Usages et coutumies.\u2014 Connaissances utiles.-Choses et autres.-Récréation de la famille \u2014 Feuilleton.GRAVURES : Au jardin.\u2014Agar et Ismael dans le désert.\u2014 Gravure du feuilleton.: Primes Mensuelles du \u201cMonde Iustré\u201d Irs Prime - - > - 850 me .25 Smee © - - - - 15 ime © .10 Sme - - - .5 Ome - .- 4 7me «\u201c - - - .3 8me \u201c - .: 2 86 Primes, 8 81 0-0 - 8 94 Primes 8200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle publique, par trois personnes chuisies par l\u2019assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.NOS PRIMES CINQUANTE-TROISIÈME TIRAGE + Le cinquante-troisième tirage des primes mon- suelles du Monnz ILLUSTRÉ (numéros d'août), aura lieu SAMEDI, le Ir SEPTEMBRE, à huit heures du soir, dans la salle de l'UNION ST- JOSEPH, coin des rues Ste-Cathorine et Sto-Eli- sabeth, Le public est instamment invité à y assister.Entrée libre.9 x dernier descendant du marquis de Mont- 2 calm vient de mourir.Ce nom illuet-e Ÿ est trop intimement lié à l'histoire du Ca- R22 nada Rangais pour que lextinction de cette famille puisse nous laisser indiffé- rent.La racy qui vient de e'éteindre n'avai: rien de commun avec cette noblesse efféminée dont l'unique ambition était de jouer à la cour des rôles de valets décorés du titre de Chambellans.Notre Montcalm ext mort sur la brêche, après avoir remporté de brillante succès dans des conditions où tout faisait prévoir que sos troupes décimées seraient écrasées sous le nombre toujours croissants des forces ennemies.Toujours forme au te de l'honneur, il persistait à combattre mall'abandon de ls France, et lorsqu\u2019il s\u2019est enseveli sous los plis du drapeau qu'on lui avait con- fig, il a légué à ses descendants une auréole de loire dont le reflet éclaire eucore la tombe de son dernier rejeton.x J \u2018extrais les réflexions suivantes d'un excellent article que la mort du dernier des Mont- culm a suggéré à l'Indépendant : Au millieu du siècle dernier, le roi Louis XV, qui vernait et déshonorait lu Frauce, n'avait plus qu'un souci : trouver de l'or pour payer le luxe de ses mai- Cependant, de temps à autre, la favorite du moment se prenait à trouver monotone sa vie de plai LE MONDE ILLUSTRE sirs.Puis son amant de cœur s\u2019éveillait un matin ré- vant de gloire militaire, e£ pour justifier un avance: ment trop rapide, il fallait bien fuire des vides parmi les généraux.Enfu est-il plaisir plus pimenté pour une courtisane que celui de lancer & la mort du bout de ron petit doigt rose quelques milliers d'hommes qu'elle n\u2019a jamais Vus ?À ce moment, lu France avait du plus bel avenir.Il suffit de citer les noms de trois de nos possessions d'alors.Une grande partie de ceque l'on appelle maintenant l'Inde anglaise, portait le pavillon français.Toute la région Sud Est des Etats-Unis nous appartenait également, et enfin la pl # riche et la plus pros: père des culonies anglaises, le Canada, avait été décou- vertu par un Français et était toujours restée 80.8 uotre domination jusqu\u2019en 1759.À celte époque la France, grâce à un nouveau caprice de Nme Pompadour, était en guerre avec l'Angleterre.Pour combattie sur terre, il suffiesit de trouver des hommes, et la Franco n\u2019en & jamais manqué ; mais pour défendre nos essions d'outre-mer.il fallait des vaisseaux, et l'incurie du gouvernement de Louis XV avait laissé pourrir dans les ports les derniers restes des belles flottes de Louis XIV.A quoi tiennent les destinées des nations ! L'antiquité nous offre plusieurs oxemples de guerres entreprises pour les causes les plus futiles.Lo célèbre mot du limier parisien : « Cher- \u2018hoz la femme, » est un conseil qui peut s'appli- quor à la découverte des crimes dus peujiles comme à ceux des vulgaires assassins.Un simple caprice de courtisano, l'ambition effréné d'un chef politique, la cupidité d'un exploiteur d\u2019hommes, voilà uutant de causes insignitiantes qui peuvent produire, et produisent encore de noe jours, d\u2019etfrayantes Lueries.*,* Pendant que les honnêtes gons s'égorgent pour un principe, meurent de faim et de misèro plutôt que de renoncer à défendre unie cause qui eur puraît juste, les mépr isubles auteurs de toutes ces culumités se gorgent et s'enrichisront des dépouilles de leurs victimes.Pendant que Montcalm, Lévis et leurs hérvïques phaluuges de paysans obscurs faisaient l'impossible pour couser- ver à la France ses vustes possessions américaines, pendant que les colons, réduits à lu plus uffreuse tuieère, trouvaient encore moyen de mettre leur sang ot leurs modestes ressources a lu disposition do la mère-patrio, Bigot et ses parcils s'enrichis- taient ici *,+ Dopuis de longues années, nos pères lut taient en désespérés sans so douter le moins du mondo qu'ils combattaient pour les beaux yeux do cette Pompadour qui, de concert avec le trop fameux Voltaire, devait, quelques années plus tard, engager l\u2019ignoble Louis XV à céder lo pays aux onvahisseurs.La responsabilité cucourue par celui qui pro- voquo une guerro est toujours terrible, même lorsqu'il est bien couvaineu de la justico de la cause qu'il défond ; mais, que dire de ces monsties qui sacritient la vie de milliers d'hon- uétes travailleurs dans l'unique but de satisfaire feur coupable ambition ?Lo menu fretin, ce qu'on est convenu d'appeler lu chair à canon, se compose en gétiéral d'hoinines pu faitement convaincus de la légitimité des prétentions de leurs chefs.Sans cola, il n\u2019y aurait as de guerre possible.Si l'on forgait les entrepreneurs do inassacres à régler eux-mêmes leurs différends, à s'empoigner au collet et à se trouor mutuellement le corps à coups de révolver, jusqu'à épuisement de chaleur vitale, les appels aux armes deviendiaient bion moins fréquents et, dans tous les cas, on ne vorrail plus les peuples s'entre égorger au profit de quelques ambitieux.+*,* Les 1étlexions que j'ai citées plus haut (en particulier cello que j'ai soulignées) r'appellent à mon souvenir un ouvrage publié en France, il n°y à pas très longtemps.Je n'ai pus le livre sous la main, je cito de mémoire ot je no garantis pas l'authenticité de tous los détuils qui vont suivre.L'auteur, dont j'oublie le nom, y fait d'iutéres- antes révélations sur le compto du général de Saint Arnaud, créé maréchal de France en récou- nse des services qu'il a rendus à Napoléon III, ors du coup d\u2019Etat.Voici en substai:ce ce que ans tout le monde connu des colonies splendides et | je mo rappelle avoir lu dans cot ouvrage qui, pa- raît-il a Rit sensation à Paris : ree ath pe Napoléon était à la recherche d'un homme à poigne pour réprimer l'insurrection qu'il rêvait e provoquer.Il lui fallait un ministre de la | guerre qui n'hésitat pas & sabrer les partisans de \u2018ordre établi.1! lui fallait un militaire asses peu scrupuloux pour lui obéir aveuglement.Il y avait bien Pélissier, que ses états de service si- nalaient à la reconnaissance du public et dont A nomination au posts de ministre de lu guerre out été bien accucillie par la nation ; mais, con- sentirait-il à se charger do l'odieuse besogue que le fatur empereur avait l'intention do lui confier ?C'était là le grand problème à résoudre.Quoi qu'il en soit, Napoléon charges l'an de ses fidèles d'aller en Algérie et de sonder les opinions do Pélissior.Saint-Arnaud avait alors le commaudemont de la division de Constantino.Cétait un offi ier distingué par ea bravoure, mais le tomps pressait et l'on ne pouvait s ngor à prendre un simple colonel pour lo créer ministre de !a guerre.Il rencontrs par hasard l\u2019envoyé de Napoléun, avant ue celui-ci se ful mis on rapport avec le géuéral élissier, Aussi porspicace qu'il était peu scru- suleux, Saint Arnaud devina ce qui so trumait.| en parla à l'émissaire, lui dit que Pélissier ne consentirait jamais à appuyer lo coup d'Etat, et finit par offrir ses propres services.On finit par les accepter plutôt que do risquer d\u2019ossuyor un refus de la part de Pélissior, Restait encore la nécossité do fouruir à Saint- Arnaud l\u2019occasion d'ubtenir un avancement rapide qui lui permit d'arriver promptement au poste e ministre de lu guerre.Rien do plus simple : Il y avait là des Kabyles qui n\u2019avaient pas l'habitude do Louder le combat.11 e'agiesuit de provoquer une 1évolte pour avoir l'occasion do mas sacrer les révoliés, Cu plan réussit à morvoille.Saint-Aruaud livia vingt-six combats en quatre vingt jours, on tua les rebelles pour leur montrer à vivre et, lorsqu'il u\u2019y out plus do Kabyles, lo vainqueur put annoncer à sus complices que lu paix régnait cn Kabylie.Le 26 juillet 1851, Saint Aruaud était nommé commandant de la 2u division de l'urinés de Paris, le 26 octobre, il était ministre de lu guerre et le 2 décembro avait lieu le coup d'Etat qui lui offrit l'occasion d'exercer sur les parisiens lus petits talents du société qu'il avait acquis cn Algérie.Ceux qui eurert l'audace de s'uppo-er à l\u2019usurpation du pouvoir re firent subrer d'une tugon ien propre a les couvainere que Saint-Arnaud avait bien fiit son approntissuge ot qu'il était puesé maitre dans l'art de provoquer ot de ré primer lus soulèvements populaires.Napoléon ILE était empereur par la grâce du lu furee brutale ot encore une fois l'ordre régnait à Vuraovie.On suit que Suint-Arnaud est mart & Constantinople, peudant lu guerre de Crimée.Victor Hugo lui à décoché quelque part une espdeo d'oruiron fundbro qui n'est pas de paille, Lus microbes qui lui ont apporté les germes de su durnièro maludie y soul ms en scène, lis wy servent même d'un langage Louuc.up trop expressif pour des microbes du Lune compaguie, ot \u201cy livrent à des récriminations qui, de prime ubourd, seinblont trop acorbos lorsque l'on consi dère qu'elles s'udressent à uu mouraut.Que voulez-vous ?Eux aussi avaient lour mission à remplir et n'ont prubablemont pas voulu montrer plus de pitié pour Saiut-Arnaud que celui-ci n'eu avait oue pour sos viclimes.*,* De la guerre au meurtre, la transition eat assez lucile, Les mussacres on gros ont beaucoup d'analogie avcc l'assassinat en détail.Le vol à main armée est toujours le même crime, et la seule différence au point de vue purement humain, c'ust que celui qui entreprend la guerre pour son propre compte n's pas toujours le pouvoir de donner à ses crimes lu sanction de la force brutale.Malgré les bruits de guorre qui continuent à circuler, les grandes batailles rangées deviennent moins fréquentes, et c'est toujours autant de ga- gué.l\u2019ur contre, on dirait qu\u2019une épidémie de meurtre isolé sévit eu co moment daus notre pays ot aussi un pou sux Etats-Unis, cela va sans dire, Notre paisible province de Québec n été le théâtre de cinq meurtres depuis environ deux \u2014 LE MONDE ILLUSTRE 189 \u2014 mois.Le premier a été celui de Warren, tué par Morrison au lac Mégantio.Le coupable ot cn- coro au lsrgo pour l'excollento raison que ses compatriotes no veulent pas |.laisser prendre, Puis, il y à le mourtre de Napoléon Michol, assassiné à Wolfostowne par sa femme et son beau- frère.T, intéressante veuve est sous les vorroux, mais le principal coupable, Rémi Lamontagne, cet parte en cubliant de lsissor son adresse.Lily Powell à été nssassinée à Danvil'o, ot ses meurtriers sont restés inconnus.Plus récemment, un nommé Jacobs, Indien de Caughnawags, a tué sa femme à coups de hache, ot onfin Alexandre Caza a tué l'hôtelier Pilon, à Côteau Tanding.Jacobs et (azn ont été écroués.A tort ou à raison, l'impression générale est que ce dernier a agi dans le cas de légitime dé- nse ou du moins qu'il n'y a pas eu préméditation de sa part.T'alluis oublier lo coup de révolver tiré à Bod- ford par le constable Chagnon, sur un nommé Hackey, qu'il avait arr8té et qui voulait profiter de l\u2019aido que lui donnait quelques-uns do ces amis pour échapper à son gardien.Chagnon prétend qu'il n'avait pas l'intention de faire feu et que le coup est parti malgré lui.Strictement parlant, en pareil cas l'homicide ost considérée comme justifiable aux yeux de la loi, mais ei, comme on a tout lieu de lo craindre, Hackey succombe à sa blessure, ce sera un nouveau nom a ajouter à lu liste, déjà trop longue, de ceux qui ont été tués par leurs semblables depuis quelques semaines.*,* À voir quelques uns de nos journaux s'apitoyer sur lo sort do certains pays où l\u2019on prétend que l'anarchie règne en permanence, on serait porté à croire qu'ici au moins toutes les classes de lu société rivalisent entro olles à quire montrera la plus disposée à fuire respecter les lois.Il suffit cependant de consulter les colonnes que ces mêmes journaux consacrent aux nouvelles, ur con-tater qu'un meurtrior peut impunément raver la loi dans notre province modèle, pourvu qu'il appartienne à une certaine classe de la £o- ciété.Loin de moi l'idée do vouloir tonir toute une race responsable des illégalités commires on son nom, mais je no puis m'empêcher de remarquer que l'affaire Morrison a plus d'un trait de ressom- blanco avec l'affaire Bartley.Il y a sept ou huit ans, un so: gent de la pulice provinciale à été tué par un homme embusqué daus un bois du district de la Beauce.Le policier avait été envoyé pour opérer l'arrestation de Bartley.Les compatriotes de Morrisson montrent aujourd\u2019hui lo même empresseme nt a défendre le meurtrier de Warren, et certains journaux anglais annoncent, avoc une \u20ac: mplaisance mal déguiséo, toutes les nouvelles propres à convaincre les autorités que la province renferme encore des localités inaccossibles à la civiliention.Un journal frangais, désireux de faire un brin de cour à la population anglaise, n mêmo pousté la condescendance jusqu'à dire que nos nationaux ne sauraient se formaliser de ce triste état de choses, vu que nous avons protosté contre l\u2019oxé- cution de Riel.Il n'est pas récessairo de faire de longues phrases pour établir qu'il n'existe pas la moindre analogie entre l'énergique protestation du peuple contre un acto purement politique et la conduite de ceux qui s'opposent à l'arrestation d\u2019un meurtrier.Riel n'était pas accusé do mourtre.Il avait été trouvé coupable de haute trahison, après un pro- cds qui a eu beaucoup de rotentissemont et dont l\u2019impartialité était miro en doute par un grand nombre de nos concitoyens d'origine anglaise.Il avait été recommandé à la clémence de lu Cour, et la population d'origine française, usant de son droit de critiquer les actes politiques de l'exécutif.no demandait qu'à avoir recours aux moyons constitutionnels pour tenir les gouvernants responsablos de leur refus de commuer la sentence du condamné.Entre cette manisfostation paisible d'un peuple, soumis aux lois mais jaloux de conserver le droit indéniable qu'il a de se gouverner par lui-même, et les menaces de résistance armée contre les officiers chargés d'ariêter un vulgaire assassin, il y à uno différence que tout homme impartial saisit de prime abord.Uno chose bien certaine c'ost que si Morrison eut été Canadien-Français personne no se serait op à son arrestation.raqu'il s\u2019est agi de réprimer la dernière insurrection du Nord-Ouest, aucun mourtre n'avait été commis, et tout ce qu'il y avait de troupes disponibles en Canada était déjà sur pied Au lieu de e réunir pour avi-er aux moyens constitutionnels d'obtenir le redressement de griefs ro- connus [lus tard comme sérioux par les autorités, si les Métis eussent pris les armos pour s'opposer à l'arrestation d'un meurtrier, il est assez probable qu'on aurait, au besoin, fait vonir dos troupes d'Angleterre pour s'emparer du cou pable.*,* [| et à croire cependant que l'affaire Morrison n'inspirers pas à nos bons voisins d'Ontario le désir de partir on guerre pour renouveler, dans los environs du lac Mégantio, les exploits qui les ont couverts de gloire lors du fameux siège de Batoche.Pcur le moment, ce qui leur tient le.plus au cœur, c'est de faire dé-a- vouor la loi relative aux biens des Jésuites.Un de mos coufidres, beaucoup plus zélé qu'éclairé, parle même d\u2019un appel aux armes pour écraser ce qu'il appelle poliment le monrtre du Jésuitismo.Les catholiques fidèles n leur religion (loyal to their church) sont même conviés\u2019 à cotto levée de boucliers.Jo ne crois pas qu'ils acceptent cette gracieuse invitation.Et vous ?(BQ frit - = - CORRESPONDANCE \u2014 M.le Rédacteur, WP 1 me fait plaisir de voir qu\u2019une main amie SR romet en pleine lumière et sous son vrai jour © l'intérossante figure do l'abbé Thomas Mo- Ÿ venu.Le nombre d'hommes éminents qui illustrent notre nationalité n\u2019est pas si grand, qu'il faille mettre sous lo boisseau la vio de coux là qui passent, laissant après eux un sillon de vive lumière ; et c'est une œuvre mérituire autant que patriotique de révéler au public les noms vénerés de ces hommes modestes qui n'ont que plus de mérites pour s'être tenus humblement à l'écart.Oui, ils ont du mérite, car il est tant de sots arrogants qui veulent se poser en maître et n'ont que le vornis d'une science superficielle qui les fait comparer à l'âne couvort de la Jean du lion, Il no serait pas hors de propos de donner ici lo lieu de naissance et les auteurs mêmes de l'abbé Thomas Moreau, ct cela dans le but de rendre su notice biographique plus complète et de donner à qui de droit le mérite et l'honneur d'avoir mis au monde et vu grandir cet homme intelligent, véritablo encyclopédie ambulante, faisant l'admiration de tous ceux qui le connaissaient.Thomas Moreau naquit on la paroisse de l'Isle Verte, comté de Témiscouata, de Thomas Moreau, cultivateur, et de dame Éléonore Plourde.Son père était lo frère du célèbre abbé Joseph Moreau, auteur de l'Histoire des Abénakis, également de l'Isle Verte, comme son noveu.M.Thomas Moreau avait pour grand\u2019mère une dame Sirois, lu sœur du curé Sivois, décédé au Cap Saint-Ignace, je crois, il y a plusieurs années, Il était aussi allié à la famille du Dr Hospice Desjardins, de l\u2019Iste Verte, et aujourd'hui de Ste- An: © de la Pocatière.Cette notice biographique dovra\u2014ei l\u2019auteur me le permet\u2014faire partie de I Histoire de l'Isle Verte actuellement en voie de publication.Je félicite l\u2019auteur do ce travail bien fait et le prie d'accepter los félicitations des paroissiens de I'Isle Verte, qui sont fiors de leur compatriote et concitoyen.A Isle Verte, août 1888.LEÇON D'HISTOIRE & EUX hommes se rencontrent en face d'un À mur que des ouvriers sont occupés à dé- ÿ molir.\u2014Jacquos, dit l'un d'eux, ceci est ane maison du temps des Français.\u2014Quels Français ?\u2014Les Français, qui ! \u2014Je vois : il y avait des Français dans cette maison.\u2014 Dos Français ! mais il y en avait partout ! \u2014Tien ! tien ! Qu'est-ce qu'ils faisaient dono?\u2014Jls fuisaiont comme nous.\u2014Qui, nous?\u2014Les Canadiens.\u2014Comme font les Anglais aussi ?\u2014Non, car les Anglais sont drs Anglais.\u2014Mais jo te demande, Philippe, pourquoi il y avait tant de Français par ici en ce tempe là ?\u2014Mais nom d\u2019uno pipe, c'était nous-mêmes qui étions les Français ! \u2014 Ça, c'est impossible.\u2014Îes Français étaient les maîtres du Canada.\u2014 Tes Anglais les lais-aient donc faire ?\u2014 Main, oui | Les Anglais ne sont pas des Canadiens.\u2014Je le sais bieu, mais tu m\u2019embrouilles.\u201411 n'y avait pas d\u2019Anglais en Canada.\u2014Où étaient-ils ?en\u2014En Angleterre.\u2014Ah ! fort bien, je vois; ile ne s'étaient pas core avisé de traver-er la mer en bandes.\u2014Justement.\u2014 Alors, quand ils sont venus.\u2014Quand ils sont venus, les Franguis sont partis en partie, et en partie ils ne sont pas partis.\u2014 Ça, je n'y comprends rien, Philippe.\u2014C'est pourtant bien clair.\u2014Ce qui mo surprend, ce sont les Canadiens.\u2014 Eh voilà! Les Français c'étaient nous.C'est pour cela quo nous sommes des Canadiens.\u2014-OQuuis ! Pour le coup, c'est cela! Tout juste, je guge que c'est cela | 2 Sans doute, Tout cela dépend de la manière de s'expliquer.- Qui da, oui-da ! Qui se serait figuré la chose ?Je n'y aurais jamais pensé.\u2014Moi j'y pense assez souvent.\u2014\"P'as'qu'à voir comme c'est singulier ! > .\u2014\u2014.- ÉTYMOLOGIE CORSE Ne N croit généralement que le premier RL nom de la Corse fut Cyrnos.Mais Pau- / sanias, dans sa Géographie Phocéenne, dit ositivement le contraire.n Cette île, dit-il, située non loin de la fut appelée d'abord Corsica par les et plus tard Cyrnos, après Sardaigne, Lybyens indigènes, l\u2019arrivée des (trecs.» On donne plusieurs étymologies du mot Cor sien.On sait que la Corse n'est séparée de la Sardaigne que par le détroit Bouche de Bonifacio.Corso et Sai«lus, tous deux fils d'Hercule, étant les premiers qui aient fondé des colonies en Corse et en Sardaigne, auraient pu laisser leurs noms (Corso, Corse ot Sardus, ardaigne) à ces deux îles.Giovanni della Grossa, un des plus anciens écrivains de la Corse, prétend, lui, que le nom de la Corse vient d\u2019un certain Corso, Troyen de naissance, qui aurait enlevé Sica, petite-fille de Didon.Enfin, une troisième opinion fait venir Corse du mot phénicien Kir, qui signifie pointe de terre, promontoire.HzoTOR SERVADRO._\u2014 etre.Ayez honte de mourir avant d'avoir gagné quelque victoire pour l\u2019humunité \u2014H.MANN. iby Tr \u2014 EL [A I ; 0 AJ i x; a DER 7 I) iy rh 4 ff i y Li Ca im 4 fd CF 2 I f te 4 % LY En 11 ti 9 a 1 % UF 5 Ï fh 41 tN 2 1 Le fa Get f 4 À 78 rid # \u2019 AR BJ Ls TR d / A ÿ # f 18 So À i à fe Ee Cit i f i auf a A KE oA {t i, £ ad) ¢ f i + F 7) Ak 4 ÿ \u201c il 4 j 3 ih 3 ti > A \u2018 4 4 ; [ My ya ut =, vi W Cu 4 il ?Hy Ef orne , Jt 4 à us A) VA WW.a ETS ay 1 An 4 # i jv\u2019 3 AN C1 ah Gq 2 A A vous X A LU) { 2, Le S00 4 rl À a ï i [8 a.0 pa Lg iH] > vt y PAR Ta A0 Shiv el PS 40 Hh 4 kb à he et, i uy {x 5 yy i > 4) Ps 4 ÿ eu au i - H La 4 IK 7 ne a i Ww sav, - NS A 8} i ub IN Se Ne ww ÿ w id pi fa \u201c1 ji HH A À $ fi i an 1 Rad ab } Ho Ro + a 4 A 7 v i vy 1% ë h Ol 4 Hid 4 fs 2 4 0 A EE 4) 2 > ul i: Li { 5 Th ta 2! % Bg 404 ig | ; 3 ts 4 \\ ; Ur 7 i \" LRG Ad 8.; Lt AL 4 6 6- un s @ Leu a is i qe { gr Ju Das ta.a 3 iy ul Gels 3 wh x : R% ; oy 63 LR iy Kw À NC» 4 ec A # & 2 I À § oO M, 3 2e, \u20ac OS Int es : HY sp (A A à À Je 4 Al \u201cdi LL it A = $ pa M «À su us 1H £ 4 1» ñ a $ A AM a \\ a y ; Ws La Y L ; vbs # $ { w 400 LE 0 0 .C4 # We a veut A i AVR AS LM f #3 des sn AN « rs 4 AGAR ET ISMAEL DANS LE DESRRT.\u2014 TABLEAU DE M.LISKA ; A RY é + y Hi rd \\Y i >) di V 4 RC R A Fk y \\ \u201cÀ BB a, A 3 1 # J ; a 4, fafa) \u201c Ft ÿ à ol ¢y { # » oF : Ÿ pd 3 Py) WP Ÿ ( ie Arte wh 4! % (a ef PA +4) | \\ \\ Dy ROR ve h ÿ Nf ° Q ID Ed Pe Ln 0 A pe 6 A A C ol Fath Je q.a 12% 8 (Ad % Ad i qu 2 i 4 £ J 3 N ¢ ; ju tik 4.at oh, i + A 0 yi! by : wy 2 i ra a k iN À, ù LS) ARs.\\ pT Ni x a b 0 0% À 4 ad ® $ + al i Pi au AJ + ; | b xp he 4 boll Ni Al ; Ë Seb UES [Io [Sp a ry pepe H MLEN 11] HANON UT > ont BEBE hort Il ent midi.La chambre est sombre ; À la fenêtre où à cloué, Pour donner du frais et di: l'ombre, Un grand châle à carreaux, trouc.Dans un coin, la paupière cluse, Eur sou oreiller de duvet, Le Bébé doucement repose, Et le chiens dutt à son chevet.Alentour tout se fait tranquille ; Ou n'entend que le vieux coucou, Balançaut sa tige mobile, Accroché là-bas à sou clou.A travers les trous du vieux chile, que son poids fuit \u2018atout plisser, u rayon de lumière pâle ; De temps cu tems vient se glisser.Dans l'autre chambre, le potage Se met sur la table, futnant ; Le père rentre de l'ouvrage, Joyeux.\u2014Mystéricusement.La mère, le doigt eur lu bouche, Par la porte ouverte à dew, Lui montre, dans le coin, 1a conche Oi Mébé repose endormi.Un bras replié rur la téte Colle au front les cheveux mouillés ; De la couverture indiscrète, On voit sortir deux petits pieds.\u2014Eux se dant en sileuce \u2018F'out émus, la maiu dans la muiv.Pendaut qu'à part soi chucuu pense 11 aurs ses six wois demain ! NAPuLBON LEGENDRE, - -\u2014fe L'ABBÉ THOMAS MOREAU (Suite ot fit) À Ne UANT à son érudition, il avait évidemmont 8 > les qualités et les élémonts qui concourent MSMZ à fuire l'homme savant.> Une petite anecdote à l'occusion : 4 L'ancien évêque des \u2018Trois-Rivières, Mgr Cook, était un osprit cultivé dans les lettres.Il avait eu l'honneur, autrefois, de faire la clusse de rhétorigne au séminaire de Québec.Depuis, il avait cultivé los Muses à ses heures ; aussi il écrivait d'une manière peu ordinaire : son style étuit précis, coulunt, limpide.Il excellait dans le genre épistolaire.; Messiours los curés, qui on tentre lours mains de wes lettres, peuvent parlor à l'appui do mon dire.ll entenduit fort bion aussi la critique littéraire.Il avait exercé son jugement sur le mérite des écrivains ancions ot mudernes, et en parlait avec une connaissance qui s'imporait.Etant un jour (j'étais jeune prêtre alors ou ecclésiastique) à causer avoc lui sur la littératuro ct les eciences, sur la difficulté de devenir savant, il me fit cette interrogation : \u2014Savez-vous ce qu'il faut pour faire un savant ?La question me surprit tout d'abord, ot je balbutiai uno réponse toile quelle.Jo lui dis, je crois, qu'il fallait une bonne intelligence et un long travail.\u2014Pas trop mal, dit-il; mais co n\u2019est pas par- fuit Pour deveuir un savant dans la force du terme, il faut trois grandes choses : l'intelligence, le travail ot la mémoire.La mémoire ! me dis-je à moi-même intéricure- ment, je n'y pensais guère.i \u2014 Oui, il faut ces trois choses, continua mon vénérable interlocuteur; et l'une d'elles manquant, l\u2019homme qui étudie ne peut devenir un savant.Maintenant, dites-moi laquelle de ces trois choses est la plus importante?Hein ! nouvel embarras, Je me risquai encore cependant, et jo répondis que c'était l'intelligence.-\u2014Vous vous trompes, me dit le prélat.C'est la mémoire LE MONDE ILLUSTRÉ La mémoire! me dis-je encore une fois.141 non plus toutes les qualités qu'il faut à l'éloquence \u2014Soyez intelligent et étudiez tant que vous solennelle.Muis, avec un peu de courage, il au- voudrez, si vous n'avez pas do mémoire, vous rait excollé dans le genre de la conversation ora- travaillez on vain : vous meftez de leau dans un toire telle qu'était l'éloquence de M.Thiers en panier percé.Vous oublies à mesure ce quo vous étudiez, ol peu à pou vos connsissances 66 nuagont ot finissent par s\u2019évanouir.La réflexion venant, jo finis par mo rondre aux réflexions de Sa Grandeur, et jo vis so réaliser de temps à uutro cette vbservation qui mo parut d'abord si originale.Revenant a notre illustre ami, nous pouvons dire à l'aise qu'il uvait au suprême dégré los trois choses en question.Quelle intelligence que la sienne! quelle en était lu vivacité et l'étendue ! quelle en était lu pénétration ! Et puis quel travail pour développer cot esprit si fort! Les jours et les nuits y étaient consaciés, Les volumes étaient dévorés en quelques jours.Les livres scivntitiques succéduient aux ouvriges de musique vu do poésie.Le tout étuit entromêlé de truvaux en pointure, d'exercices on musique, do courses aux insectes et aux plantes, Ou m'a assuré qu'il avait lu In grande histoire de Darras en rix mois.C'est quelque chose d'incroyable, surtout si on considère qu'il fuisait avec cola lo travail de su clas-e.A ces deux éléments de l'érudition, il joignait lu fameuse fuculté de la mémoire.C'était peut- être lu plus prodigieuse des trois choses exigées.J'en uppelle ici & tous ceux qui ont connu l'abbé Moreau.Sa mémuire était vraiment phénomenale, il retenait tout ce qu\u2019il lisait ou entenduit dire.A tout bout de champ, dans In conversation, il citait toutes sortesd'auteurs.I! paraissait savoir en grande purtie par cœur, outre les classiques littéraires et scientitiques, l'Ecriture-Sainte, les Suints-Pères, l'histoire de l'Eglise et l'histoire du monde on général.Aussi, quand il venait à faire une dissertation sur un sujet queleunque, son discours ne lunguissait pas.Les idéos ot les faits marchaient prestement, l'expro-sion technique ne faisait pas défaut, et l'intérêt allait toujours croissant.L'abbé Moreau étuit done, dans toute l'étendue du mot, un érudit, un savant.Quant à lu mesure de son savoir en philosophie intellectuelle.je ne saurais le dire, me reconnais- sunt tout'à fait inrompétent en pareille matière.D'autres sans doute le feront un jour pour moi.En théologie je crois pouvoiraftirmer qu'il était fort.Outre la Somme qu'il scrutait sans cesse, il étudiuit d'ordinaire, Suarez, Pélau, et quelques autres auteurs de cette valeur là Dans les conférences ecclésiastiques, commo dans d'autres discussions moins solenneltes, il se faisait toujour- remarquer par une é évation de pensée, une ampleur de vues, une clarté et une profondeur d\u2019argumentation, qui faisaient bien voir qu'il avait étudié aux sources de la science divine, Nous avons déjà vu qu'en lettres notre abbé avait fait su marque, du moins comme érudit.Mais était-il écrivain ?Sa plumo était-elle vraiment ce qu'on appelle une plume ?Oui et non, du moins à mou humble opinion, Il avait le talent naturel d'écrire, et ce talent il l\u2019avait cultivé dans une cortaine mesure, je disais même dons une bonne mesure.Scs écrits, bes discours, entr'autres sa réponse à l'adresse des anciens élèves du séminaire do Nicolet en 1866 ; et son discours sur saint l'homas d'Aquin, dénotent un talent considérable pour ls composition littéraire.Son discours surtout sur saint Thomas donne ln mesure de son savoir faire en co genre.Le fond ot la forme ont une grande distinction! Seulement ou sent que l'abbé manquait de pratique.On y ontrevoit un travail ct un effort qu\u2019un auteur exercé ne lnisso pas voir d'ordinaire.En effet, il ost regrottable que cette plume n'ait pus écrit davantage.Elle aurait laissé un bon nombre d'ouvrages qui auraient été à l'honneur du pays, et à l'avantage de lu jeunesse canadienne.Nourri des productions des grands maîtres du XVIIo siècle, ot des meilleurs écrivains do nos urs, il avait ce qu'il fallait pour atteindre aux imites dans l\u2019art d'écriro.Il à peu figuré, il est vrai, dans la chair eaciéo.Cela est dû, Je crois, à une timidité naturelle et à un sentiment de modestie que lui faisaient fuir les grandes assemblées.LI n'avait peut-être pas chambre.Sos brillantes dissertations dana los conférences ct les cercles d'amis sont un témoi- : gnago à l'appui de mon avancé.Ily a deux autours modernes qu\u2019il affection- ! nait particulièrement et avec lesquels il avait plus d'un point d'affinité : c'était Lacordaire ot Louis Veuillot.I! avait dans son style de l'éclat comme Lacordaire ot du la souplesse commo Veuillot, de la eensibilité, de l'élévation et do l'ampleur commo les deux maîtres.Mais les auteurs français qu\u2019il prisait avant tout étaient los écrivains du siècle de Louis XIV ; c'était là pour lui les maîtros de la langue fran- guise.Bossuet, Fénélon, Pascal, Mussillon.Bour- daloue, Lu Brnyère, Corneille, Racine, Molière, La Fontaine, étaient des écrivains immortels et chez qui la nation française ira toujours chercher ses modèles en l'art de bien écrire.Bossuet surtout était son maitre homme.Il on citait souvent des passages, et après la citation il disait avec admiration : \u2018\u2018 C\u2019est splendide!\u201d Pour lui, Bossuet, sous tous rapports, était de la valeur do saint Augustin et de saint Thomas.Je l'ai entendu aussi quelquefois exprimer son opinion sur le mérite de nos orateurs et de nos écrivains canadiens, Outre un certain nombre à qui il reconnaissuit de la valeur littéraire, il ei- gnalait surtout en poésie : Crémazie, Fréchette et Lemay ; en éloquence, en prose : Garneau, Chau- veau, Gérin Lajoie, Chapleau, Caagrain et Rou- thier; dans le journalisme : Cauchon, Proven- cher, Dansereau, DeCelles et Fabre.Il trouvait qu\u2019ils avaient tous de l'étoffe et qu\u2019ils étaient presque de taille à lutter avec les meilleurs auteurs de France, C'est le temps maintenant de dire que l'abbé Moreau brillait autant par les qualités du cœur que par celles de 'e~prit.[1 avait d'sbord 1esprit de son état.Il s\u2019acquittait régulièrement de ses devoirs religieux, faisant sa méditation, cé ébrant ça messe et récitant son breviaire aux heures voulues.1! aimait à parler d\u2019ascétisme.Saint François d'Assises, sainte Thérèse, Catherine Emmerick, Gorrès et Marie d\u2019Agréda lui étaient aussi familiers que saint Thomas.A la piété notre ami joignait un grand fond de charité, de tendrosse pour les pauvres.11 don- nuit eu aumônes à peu près tout ce qu\u2019il recevait d'honoraires.Aursi est-il mort pauvre.I! avait, comme complément de ces hautes qualités du c«ur, beaucoup de gaieté dans le caractère.Aux heures de récréation pleuvaient les bons mots et les saillies brillantes.Il se complaisait dans la société des ecclésiastiques et des jeunes prêtres, Il profitait de ces conversations pour glisser un bon conseil, pour donner avec délicutesse une direction dans l\u2019exercice du ministère, pour inspirer et raviver le goût des fortes études.En résumé, il était un excellent prêtre, un prêtre modèle pour la régularité, l'étude et la riété ! Il vit en conséquence, quoique relativement jeune, arriver la mort avec calmo et confianco.Ayant appris que j'étais de retour d\u2019un voyage en bas de Québec, où j'avais été en vain l\u2019objet des soins les plus attentifs de lu part d\u2019un ami dévoué, ridèle, il vint me faire visite.Je le trouvai bien changé.Je lui on fis délicatement la remarque et lui demandai la cause do son mal.\u2014Je meurs, répondit il, victime de l'étude.Et en même temps une larme brilla dans sa paupière.\u2014Est-cu qu\u2019il vous coûte de mourir ?\u2014Non, si le bon Dieu le veut.Mais je le prie do me puritier avant de me citer à son tribunal.On voit bien ici sa foi vive et sa profonde humilité.Quinze jours après cette entrevue, il remettait son êmo à Dieu.Mais je termine.Jo ne lo ferai pas sans exprimer lo regret de ne pas voir exister encore un travail plus complet sur le mérite de l'illustre prêtre qui fait l\u2019objet de cot écrit.J'espère qu\u2019uno autre main amie recueillera bientôt les écrits épars de l'abbé Moreau et on fera avec sa bio- graphio, un livre des plus intéressants.Je cou- ee Cm ie 142 \u2014\u2014 LE MONDE ILLUSTRE nais, dans un certain séminaire, deux plumes, Jeunes il est vrai, socsecsassoue Mais aux Ames bien nés La valeur n'attend pas le nombre des années, deux Plumes, die-jo, taillées exprès pour l'oxécu- tion de ce monument : le talent, l'amitié et la reconnaissance, trois forts mobiles pour bien faire cette chose.Maintonant, cher ami à qui je viens de rendre un agréable et dernier hommage, jouissez là-haut de la gloire ot du bonheur dus à vos mérites.Jouis- sex de cette lumière divine quo les yeux de votio Ame ont tant chorchée ici-bas, Jouissez de cet amour qui déjà [vous enivrait sur cetto terre et qui vous captivo maintenant dans l'extnee éternelle.Priez pour ceux qui sont encore dans l'arène.Nous, de notre côté, nous aimerons à penser à vous, nous aimerons à nous rappeler les beaux exemples que vous avez donnés, par votie vie, à la jeunesse studieuse et à la tribu sacerdotale.UN aul.- P.8 \u2014L'abbé Moreau naquit & I'Isle Verte, le 26 septembre 1839.A neuf ang, dit le journal Le Monde, il allait demeurer auprès do son oncle, feu l'abbé J.Moreau, curé de Suint-Thomas de Pierreville et missionnaire des Àbénakis de Suint- François du Lac.C\u2019est pendant eon séjour chez son oncle qu\u2019il se familiarisa avec la langue abé- uakise.\u201d Si vous avez entre les mains, ou si vous avez rencontré quelque part l'ouvrago de l'abbé Le- breton, sur la Somme, vous avez dû remarquer avec intérêt dans le troisième volume un beau portrait de saint Thomas, pris sur un antique tableau conservé à Naples, dans la chambre même où il a composé eon immortel ouvrage.Si vous connaissez en même temps notre célèbre abbé, vous avez dû être frappé de la ressemblance sensible qui existe entre lui et l'angélique docteur : même figure, même regard doux et péuétrant, même attitude calme.Il me resto un vœu à exprimer.Les anciens élèves du séminairo de Nicolet, qui sont si nombreux aujourd'hui, devraient former entre eux une souscription pour ériger un monument commun à la gloire des deux prêtres homonymes qui se sont signalés au séminaire, chacun dans leur genre : l'ancien directeur Thomas Caron.ot le récent professeur Thomas Moreau.On pourrait baptiser ce monument là du nom de \u201c Monument des deux Thomas,\u201d U.A.- oP o- \u2014_ CE QUE M'ONT DIT \u201c SES YEUX \" DÉDIÉ À MLLE EB.C., SAINT-JEAN, P.Q.AINTES fois, n'est-ce pas, vous vous a êtes demandé, amoureuses lectrices du ÿ MoNDE ILL( 8TRÉ, Ce que serait la vie sans cet organe si précieux qu'on nomme l'œil Maintes fois surtout, en admirant les jolies gravures de ce journal enchanté, votre cœur vers Dieu s\u2019est senti élevé ur rendre au Tout-Puissant Créateur des mondes es élans de reconnaissance dont vous vous trouviez redevables en possédant de par sa prodigalité paternelle cet admirable sens : La vue ! Comme vous, bien souvent, j'ai senti en mon être les douceurs infinies qui s\u2019émanent parfois de ce beau miroir pur, où se réflète l'âme, dit-on.Certee, ma plume ne saurait jamais rendre en mots bien dignes ce que j'ai vu l\u2019autre jour, sous notre ciel canadien, Ouvrez si vous le voulez, mes gentilles amies, les écrins merveilleux des reines et des duchesses ; faites à votre aise étinceler les diamants merveilleux d\u2019une blonde diva ; choisissez à votre gré la nappe d'eau la plus limpide de nos beaux lacs tranquilles, non, jamais, rien n'égalera l\u2019éclat enchanteur qui brille dans ses yeux, où se dévoile une intelligence supérieure ; jamais une plue douce sérénité n'est venue reposer des yeux amis que celle qu'on admire dans ses yeux si profonds, qu\u2019ils entraînent malgré soi.On m'avait quelque fois vanté ces deux grands yeux; on avait même dit, le cœur re 1éfugie comme dans un Eden charmant, et j'avais laissé : croire qu'on ne m'y prendrait pas, mais mes charmantes amies, comment s'empêcher d'exprimer sa ponsée quand l\u2019enthousiaemo voudrait ne plus donner do repos, Jo les ai vus, tes yeux, tu os parti, c'est vrai, mais le rayon que projetto au loin ton doux regard si langoureux qu'il onivre, co rayon, dis-je, ami, c'est la douce lumière qui accompagno toujours ton chaste souvenir, Et vous, coquottes lectrices du-MoNnR ILLUSTRE, qui daignerez peut-être jeter nonchalamment votre regard ponsour sur co bout do prose errante, no croyez pas qu'il faille aller en Italie pour s'enivrer, lo dirai jo, d'un noctar à nul autre paroil ! Ah ! jouissez jeune fillo, jouirsez bien longtemps des trésors de \u2018endresses qui s\u2019échappent avec amour de son doux regard qui ombrage un cil d'ébène, c'est là qu'est pour vous l'avenir, Alors vous sentirez peut-être ce que m'ont dit sos yeux, LAURKENCE.Des Genête, noûs 1888.\u2014\u2014 gs +.PETITES INDUSTRIES DU MÉNAGE Poser un anneau au plafond.\u2014Si l\u2019on veut accrocher au plafond une lanterne, une suspension, un baldaquin, le plus souvent on se borne à enfoncer dans le plâtre, à grand renfort de coups de marteau, un gros clou à crochet ou une patte à glace.Cet usage est déplorable ; on produit des éclate, des lézardes et, la plupart du temps, le plafond est mix en piteux état.Voici un moyen d'une extrême propreté et d'une solidité à toute épreuve : À l\u2019aide d\u2019un vilebrequin et d'une mèche do tonnelier, percez lo platon1 à l\u2019endroit choisi, jusqu'à rencontrer lo vide, ot vous obtenez un trou très net ot sans bavures, Ceci fait, procurez - vous 8 une petite tringlo à rideau \u20ac de vitres B (figure 1), ou tout autre morceau de fer analogue, que vous couperez de fugon & lui laiseer huit pouces de longueur à peu | piès.Attachez au milieu de cette petite tringle, en la serrant bien, un bout de fil de ¢ fer C, simple s\u2019il est fort, double s\u2019il est mince (ce der- (Fig.1.) nier est préférable), et qui sera long d\u2019environ 18 pouces.\u2018apareil ainsi établi aura A la forme d'un T, dont lu ttingle sera la barre horizontale, et le fil de fer la barre vertigale.EIntroduisez alors 8 la tringle B dans le trou A, faites suivre lo fil de fer en le dressant contre la tringle, comme l'indique la figure 2, 4 et cela jusqu'à ce que la tr ingle (Fig.2.) soit complètement disparue dans la partie vide qui sépare le plafond du plancher de Pétage au -\u2014 CONNAISSANCES UTILES Remède contre les coupures, les déchi rures el excar«atiuna de la chair.\u2014 Versez quelques gouttes d'huile sur des char- bous anleuts de manière à produire beaucoup de tumde.Luissez le plus longtemps possible la partie malade dans cette fumée ; le soulagement est immédiat ut la guérison est très rapide.Remède contre le hoquet\u2014Voici un moyen bien ancien et bien facile, qui cependant ne parait plus guére mis en pratique, pour arrêter le hoguet.Hip pociate dit, en effet, qu'il suffit de provoquer l'éternuement en chatouillant la Inusqueuse nusale ; la con'raction spa- 1n0 tique du diaphragme cesse aussitôt, Il n\u2019est même pas in lispensable d'obtenir l'éternu-ment ; le simple chatouil- lem -nt de la membrane intérieure du nez est généralement suffisant.l'our arrêter la diarrhée des enfants à la mamelle,\u2014 Si la diarrhée n'est pas la conséquence «de la den'ition, fuites leur prendro de la oréme de riz sucrée, ap- pli quez leur sur le ventre des cataplas- mea de farine de lin, donnez leur deux petits lavements par jour, de riz, amidon et pavot préparés comme suit : Une cuillerée à bouche d> riz, demi têto de pavot de grosseur moyenne; faire bo illir vingt minutes : ceci pour quatre lavements.Ajoutez à chaque lavement deux ou trois globules d'amidon.Procédé pour nettoyer le dos des rubes et les corsayes.-\u2014-Ma vielle tante voit à travers ses lunettes, et elle à remarq .é que les jeunes filles qui portent des cato- gants ou des cheveux longs dans le dos ont toujours leurs corsages sules.Voici le mayen qu'elle nous dunne pour y re médier : Mettez deux cuillierées à bou che d'animioniaque dans une pinto d'eau.Etendez In pièce sèche sur uu linge blune, et frottezla fortement avec un tampon de laine imbihé de lu prépara tion indiquée.Lorsque le linge de dessus est sale, changezle et frottez avec l'ammoniaque et l'eau jusqu'à ce qu'il ne se salissa plus.Fuites encore une seconde eau ammoniaquée et recou- mencez le luvage avec un tampon neuf en étendant un peu plus.Attachez ensuite bien éteu lu sur une planche et fuites sécher à l'air sans repasser.Ce mode de nettoyage 1éussit sur toutes les étoffes el sur toutes les couleurs.-\u2014 + CIIOSES ET AUTRES \u2014Il y à 44,000 sourds muets dans les Etats Unis.\u2014# Dis done, Jules, quand tu rentres comme ¢a tard, que dis tu a ta femme ?\u201c Moi! je lui dis Lonsoir, le reste c'est elle qui le ditt\" \u2014 Un mot de Scholl, entendant chanter une d ume, dont I'h leino était forte : \u201cJ'aime assez.ditil à son voisin, \u2018la voix et les puroles : mais l'air n'en est pas bon.\u201d \u2014l'n vautour, ayant neuf vieds d'un bout d'une aile à l'autre, à été tué en Californie pendant qu'il emportait dans los airs un gros mouton qu'il tenait dans ses griffes.\u2014 Un certain habitent du Massachu setts demandait, il y à quelque temps, une feusmie en maviage par la voie des journaux En moins de vingt-quatre weaves il reçut 2,749 réponses, et il a quitté le pays tout effraye.\u2014-0 Néant des diplômes officiels ?L'homme qui u exécuté les pius gigau- t-sques travaux du monde, M.de Lesseps, n'est pas wéine ingénieur ?Celui qui passe pour avoir fuit la plus grande découverte médicale M.Pasteur, n'est pos docteur en médecine ?\u2014Lu compagnie des chars élevés de New-York emploie vingt mille livres de papier par mois, pour l'impression des pots billets de passage dont le prix est de Sc.11 faut trente wille passagers par mois pour payer le coût de ces billets seulement.Cela peut donner une idée du nombre énorme de voyageurs.L'ÉTIQUETTE AU VATICAN.\u2014 On parle beaucoup, à Rome, d'un petit incident qui s'est produit au cours de la visite que le roi de Suël - à fait au pape.Le roi, au lieu de baiser la main du Saint Père, l'a embrassé sur les deux joues.Pareille infraction à l'étiquetto du Vu tican fut commise jadis par le général Grant qui, en entrant, serra la main J Pie IX en disant : \u201c V'ery glad to see you, sis.\u201d LE CERVEAU DF4 ALIÈNÉs.\u2014 D'après M.entralnent une diminution du poids du C-rvruu.Cotte diminution est 4 80.1 minimum pour les deux sexes de 20 à 30 ans, à son maximum après 70 ans chez l\u2019homme et 60 ans chez la fem ne.En général, la parte de poids «st d'autant plus faib'e qua la durée moyenne de la maladie à été pls courte ; enfin, elle ost d'autant plus grande que la maladie à porté uneatteinte plus profonde aux facultés intellectuelles du sujet.\u2014Un riche cultivateur, possesseur de trois cents arpents de terre, avait deux filles à marier.I! donna à l'ainée pour dot, lors de son mariage, cent arpents de terre.Ne possédant plus que deux cent arpents d+ terre, il s'applique à les cultiver mieux et il retire de l'ét-ndue de la ferme qui lui reste autant qu\u2019avant.Tellement que, lorsqu'il maria sa fille cadette, on n'eut aucune difficulté à le persuader à donner en dot à cette dernière cent arpents des deux cents arpen's qui lui restaient.Notre culti vateur, ne possédant plus que le tiers de sa ferme, se livre avec une nouvelle ardeur a l'étude de | ag iculture ; il abandonne comp'érement la routine, achéte des instruments aratoires perfec ionnés et cultive parfaitement les cents arpents «le terre qui lui restent.Ses ef forts sont couronnés de succès, et il récolte plus du tiers de sa ferme qu'il n'u- vait jamais récolté de sa ferme entière.11 en est arrivé à lu conclusion que ce n'est ps l'étendue de terre quo pos- sèdu Un cultivateur qui l'enrichit, mais bien la maniére de cultiver ce terrain ; qu'un arpent de terre, en bh mne culture, rapporters plus que dix en mauvais état de culture, C'est aussi notre opinion.Pensionnat des Sœurs de Saine-Ame STE-CUNEGONDE) L'ouverture des classes de ce Maguitique Couvent est fix e pour JEUDI, le 13 SEP- TEMBIEE, daus la nouvelle batisse, rue St- Antoine, vartic Quest, Mo tréal.Dans quelque jours, le MoxbR ILLUSTRI.douners une vue gsnérale de l'edificu.Les p.routes désiraut des renseignements pourront Jes obtenir cu s'adressaut à lu Révde Sur Supérieure du Couvent de Sainte-Cuné- goude, 708, rue Albert- Ne payez donc pas double Prix A LA SEMAINE des == à pe) 4.| À Allez au Magasin Central de Purcelaine et vous acheterez à des conditions de paiements trez avantageux où moitie prix pour argent comptant, N'oubliez pes que je puis vendre ma Lelle lampre à suspension eu cuiv e pour $2.25 es mrvices à souper (44 morceaux) se vendent rapidement.AU CENTRAL CHINA HALL L.Deneau 2023, RUE NOTRE-DANE Cer N'oubliez pas que chaque vopie du MONDE ILLUSTRE Barteis, toutes ies maladies mentales peut gagner de $1.00 a $50.00, \u2014 14 CHASSE ET PECHE/ PROVINCE DE QUÉBEC TEMPS DE PROHIBITION CHASSE (47 Victoria, ch.25 ; 50 Victoria, ch, 10) 1 Caribou et chevreuil, du ler janvier au ler octobre.2 L'orignal (mile et femelle) en tout temps, jusqu'au Ier octobre 1890.°N B, \u2014I! est défendu de se servir de chiens, collets, truppes, etc., pour faire la chasse de l'orignal, du caribsuet du chevreuil.l\u2019erzonne (blanc ou sauvage) n'a le droit, durant une saison de chasse, de tuer ou de prendre vivants plus de 3 caribous et 4 chevreuils.Pour en tuer un plus grand nombre, il faut avoir préalablement obteuu un permis du Commissaire des Tetres de la Couronne, à cet effet, À près les dix premiers jours de prohibition, il est défeudu aux comps nies de chemins de fer et de bateuux à vapeur, ainsi qu'aux rouliers publics, de transporter tout ou partie (à l'exception de la peau) de I'origual, d 1 caribou et du chevreuil, sans autorisation du Commissaire des Terres de la Couronne, 8 Castor, visou, loutre, martre, pékan, du ler avril au ler novembre.4 Lièvre, du ler tévrier au Ier novembre.5 Rat musqué (duns Jes comtés de Maski- nougé, Yulnazka, Hichelieu et Berthier seule- went,) du ler wai au ler aviil suivant.6 Bicusse, bécassines, perdrix de toutes os pees du ler février au ler septembre 7 Macreuses, surcelles, canards suuvages d'aucune espèur, du 15 avril au ler septembre, (cxcepte harles «bec scies), huards, goelands.) \u2018t en aucun teuips de l'année, cutre 1 heure après le coucher et une heure uvant le lever du soleil, ll est aussi deéfeudu de se servir d'APPELANTS, ete.durant ces heures de prohibition, N.B.\u2014Néamuoius dans les pasties de la Province situées à l\u2019est au uord des comtes de Bellechusse et Montmorency, les hubitauts peuvent chasser ca foules xtisons de l\u2019année, ais pour leur nourriture seulem ut, etc, les oiseaux meutiounes au No.7.8 Les oiseaux pereheurs, tels que : les hirou- delles, le tritri, les fauvettes, les moucherolles, les pics, les eugoulevents, les pinsons, (russi- guo 8.oist.u 10uge, osesn bleu, eter, ls me- suniges, les chi arduntiviels, les grives, (merle, flûte des hois, ete.), les 10itelets, le goglu, les maiuates, les gros bees, l'oisexu-mouche, les coucous, les hiboux, etc, excepté les aigles, les faucons, les éprrviers et autres oiseaux de ls famille des feats dow, le pigeon-voyageur, (tourte), le martin pécheur, le corbeau, la corucille, les juæurs, (récollets,) les pies prièches, les guuis, la pie, le moineau, lus Étoultraux.9 D'enlever les œufs ou uids d'oiseaux sauvages.Eu tout temps de l'annee.NE \u2014 Amendes var.unt de $2 à $100 pour chaque infraction, où l'emprisonuement à de- faut de paiement.Quiconque u'u pas son domicile dans la Province de Québec ou dans celle d'Outario, ne wut, en sucun tewps, faire ln cha-se en cette Province, saus y être autorisée par un permis du Commissaire des Terres de la Couronne.Ce permis n'est pas transtérable.PECHE 1 Saumou (à la ligne,) du ler septembre uu ler wal, 2 Saumon (à la ligne dans la rivière Risti- gouche, ) du 15 août au ler wai.Co 2 Tuite tachetée (de ruisseau ou de riviere, ete,) du ler octobre au ler janvier.3 Grosse truite grise, lunge ev winnoniche, du 15 octobre au ur décerubre.4 Dore du 15 avril au 15 mai.5 Achigan et Maskinongé, du 15 avril au 15 uin.3 8 Poisson blanc, du 10 novembre au ler de.cembre.Amendes variaut de $5 à $20 pour chaque infraction, ou l\u2019emprisonuement à défaut de paiement.; N, B \u2014La pêche à la ligne (canue et ligue) SEULE est autorisée daus les eaux des lacs et rivières sous le contrôle du Gouvernement de la Province de Québec.Toute personue nou domiciliés daus la province de Quebec est obligée de se prucurer un JwImis du Commissaire des Terres de Is Cou- funne pour pêcher daus les lacs où les rivières sous le contrôle du gouvernement de atte l'roviuce vt qui ne sout pas sous bail.Ce rinis n'est valable que pour le tewps, len.oie et les personnes qui y sont indiques.DEPARTEMENT DE» TERRES DE LA COURONNE, bec, 18 juillet 1888.: Qué J E.E.TACHÉ, | Aesistant-Commissaire des Terres de la Couronne. 144 = 3 RECREATIONS DE LA FAMILLE | No 421.\u2014CHARADS La maçou et le tailleur tout mou Premier \u2019 Tout homme a double won l'remier et porte | mon Eutier.No 422.\u2014DavixErTR Ah ! mon Dieu ! quelle foie, quel NXXX- Berais-jo ages XX-XX-XA & X-XX Pour we tirer de 13, j'en suis tout ka No 423.\u2014Evioun Je suis fait pour la nuit, son ombre et fiom Bi.ence Reudaut la force à l'homme après un rude ef- .[ fort, Je fais cesser la joie et calme lu souffrance, Je conserve la vie et ressemble à la mort.No 424.\u2014-DEVINETTE JEU LE MOTS l'ourquai l\u2019empereur Napoléon 11 portait-il utie épaisse moustache Ÿ No 425.\u2014Quelle est lu mesure la plus insultante ?SOLUTIONS : Nu 419.\u2014Bucchus met 15 heures.Silèue - 10 \u2014 N - 420.\u2014La lettrs Y.ONT DEVINE: Narcisse Forest, Ste-Scholastique ; Arthur et Xavier, L'Islet ; Mlle Théréza Blouin, Cé- sire Biousseau, Azelic Landry, A.Blouin, F.Louthonuitre, Montréal.s@- Abonnez-vous au MONDE ILLUSTRE, le plus complet et le meilleur marché des journaux littéraires du Canada.Ban Minérle Sant Léon MAL D'YEUX GG\u2019 En) Lisez l'important témuiguage suivant du kev.N.Guérout, ministre de l'éclise d'Angleterre, Berthier, Can., qui pale pur Ini.méme : Je recowsmande fortement 1 Eau de 8t- Leon pour le wal d'yeax ; elle m'a rendu un grand service pour cette waladic, .N.GUEROUT Montréal, 19 septemlie 1886, Crrculaires contenant d'importants certificats euv yez gratis sur demande, LA CIE.D'EAU DE SAINT-LEON b4, CARRE VICTORIA A.POULIN, gérant, Montréal Téléphone 1432 .N.H.\u2014Pour la dyspopsie où l\u2019iudigestion Luvez l'eau après chuque 1cpas, et pour lu constipation, preuez-là avant le déjeûuer- Etablie en 1870.\u2014} Les triples eatraits culinaires coucentrés de JON AR Huile de Castor en bouteilles de toutes deurs.Moutarde Française, Glycerine, Collefortes, Huile d\u2019Olive en § pintes, pintes et pots.Huile de Foie de Morue, etc, etc.HENRI JONAS & Cie 10\u2014RUE DE BRESOLES-10 (BATiseks Des sœurs) MONTREAL astrated Days\u2019 Doings, faces a à New-Yurk, contenant 16 pages, dout 12 de Gravures à seusation, de sport et de théâtre.Ce juuruul eat envoyé à n'importe qu'elle adresse pendout 15 seinaines pour $1.Richard x Fox st propriétaire, Fraukliu square.ew.journal an.New-York Nystiated News, Jura, à New-York, couteuaut huit pages de gravures de sport, théâtre, etc, et huit ; texte.Abonnement : 12 mois, $4; mois, $2; 3 mois, $1.Adresse : Ww, H.Germaive, 11.0, Box 1403, New-York City.LE MONDE ILLUSTRÉ EI ENRI LARIN, PHOTOGRAPHE 13-RUE SAINT-LAURENT-\u201418 MONTREAL VALEUR EXTRA Chemises en batiste nouveaux dessins, 2 cols et (manchettes, à $1.00\u2014Bas en mérino, 25 oen P.8.\u2014Chemises faites sur commands.Loterie Nationale! 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