Le Monde illustré, 28 juillet 1888, samedi 28 juillet 1888
[" | LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : ™ ANNÉE, No 221.\u2014SAMEDI, 28 JUILILET 1888 AN NONCES : : Un An, 83.00 - - - - Six Mois, 81.50 La ligne, par insertion - - .+ + 10 cents Quatre Mois, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN PROPRIETAIRES Insertions subsequentes - .+ o 5 cents Vendu dans les depbts - - 5 cents la copie BUREAUX, 30 RUE ST-GABRIEL, MONTREAL.Tarif special pour annonces à long terme éouejrres Den.HAE gpbeottfite \u2014 ve LU srÉas pére cas Sr ee wer Losgen pa Zr 7 FA Cp?en Ass ES 25 fining 891, FD.I = Zr?ofr _\u2014 M.FERDINAND DE LESSEPS ET SES ENFANTS 98 LE MONDE ILLUSTRÉ MONTRÉAL, 28 JUILLET 1888 SOMMAIRE TEXTS : Futre-Nous, par Leon tolieu.\u2014M.Ferdinand de Lesseps.\u2014Curiositex scientifiques.-Filles de charité.\u2014 Etymologie, par Hector Serva oe, \u2014Exquisses de Mœurs, par M, L'Ecuyer.\u2014Avis aux juunes gts, pur D.Puleze.\u2014Primes du mois de juin.\u2014ÜUuages ol coutumes, par Ann Beph.\u2014Pettes gourmandises d'ete, -Clhoses et autres.- Récréations de famitle.-Feuilletons.GRAVUREs : M.Ferdinand de Lessepe et ses enfants.\u2014\u2014Eu villégiature.-Gravure du feuilleton.Primes Mensuelles du \u201cMonde Illustré\u201d ire Prime .: : «850 Ime .- 25 Ime .«15 ime © .10 Sme - - .5 6me © .4 me © .- .3 sme « quelques rensoignements sur la puis- \u201c2 sunce calorifique do co foyer incandescent rerent tout à fait de circonstance : Par un beau jour d'été de l'annéo 1837, au cap de Bonue Espérance, John Herschel, donnant a diner, fit servir une tarte cuite au soleil, une tarte aux fruits et divers pas préparés au même foyer : des œufs, un Lœuf à la mode (la relation anglaise dit : une forte étuvée de viande et de légumes), ete.Pour les faire cuire, an les avait mis dans une beite noircie, couverte d\u2019une vitie et placée sous un châssis de jardinier, le tout exposé au soleil.[ls n'y tostèrent pus longtemps.Nul n'ignore pourquoi cette boîte était noircie ; le rôle des vitres peut demander une explication.C'est un fait d'expérience que la chaleur lumineuse du soleil traverre lo verte (et l'air également) bien plus nixément que no le fuit la cha- leur obscure des corps terrestres, Dans une buîte | comme celle dont il s'agit, la chaleur trouve donc plus de fucilité à l'entrée qu\u2019à lu rortie; une partie de celle qui entre se trouve prise et ne sort plus, et dés qu'il en entre plus qu\u2019il n\u2019en sort, il h'est pas surprenant que, même en un temps fort court, la température de la beite puisre s'élever bien au-dessus de l'eau bouillante, La belle expérience d'Horechel a été bien dé- passéo par les magnifiques travaux de Mouchot, mais c'est À ces premiers essais que se rattache, par le dispositif des uppareils, l'expérience ré- récemment faite par le professeur Morse, de Salem Massachusetts.Soit une boite plate, vitiée cn dessus et ayant our fond une feuille de tôle repliée.Qu'est-ce ?Un calorifére.Combustible ?Le soleil.Celu ge place en dehors de l'éditico à chauffer, dans une position telle que les rayons du soleil tombent perpendiculairement à la surfuce de lu buîte.Les rayons culoritiques traversant le verro sont absorbés par la feuille de tôle dont la tem- rature s'élèvo considérablement.Que faut-il maintenant ?Fuire passer par ce calorifère de l'air qui, porté là au degré voulu, sers ensuite envoyé dans los pièces à chautfer par un système de ventilation approprié.Cette disposition rappelle jusqu'à un certain point ce que M.Charles Thellier à réalisé chez ui, à Auteuil, Duns la cour, un poulailler dont lo toit métallique est exposé au midi.A quelques pieds de là, uno source qui juillit de Vintérieur d'un 1ésor- voir tenu par elle toujours plein et au-deld.Or, aucune source naturellement jailliesante n'existe en cet endroit.L'eau est cello d\u2019un puits d'où il fallait naguère la tirer par les moyens ordinaires, Qu'est-ce qui, maintenant, la fait monter et la projetto dans l'air?La chaleur atmosphérique.C\u2019est l\u2019action caloritique do l'air sur lu torture métallique, qui est double et dans l'épaisseur de laquelle sont disporés des compartiments étanches contenant une solution ammoniacale ; c'est cette action qui détermine le mouvement asconsionnel de l'eau, et c'est l'action frigorifique de l'eau élevée qui détermine la continuité de ce mouve- mont.La chaleur de l'air, le froid de l\u2019eau : deux valeurs gratuites.On n'avait besoin que de 500 litres par heure, on on à 6.200.Jugez de ce qu'on pourrait fuire sous un climat plus chaud, dans le Midi, en Algérie, au Suhara, vù l\u2019eau souterraine n'est pas ce qui manque.Jugez de ce qu'on ferait avec les toits d'une eurfaco plus grande, avec tous coux que les maisons exposent au soleil.Songez à la furco motrice qu'ils repré-éntent; à l'utilité et l'agrément qu'on pourrait retirer de cette furce.S(KURS DE FRANCE\u2014FILLES DE CHARITE Pendant le r-éve de Paris, Frargois Coppée écrivit, À côté de vu Lettre du mobile Breton, los jolis vors suivants : Du couvent roublant le silence Arrive, avec son bruit pressé, Une voiture d\u2019ambulance, Ou amène un soldat blessé.C'est uu vieux aux moustaches rudes, Galonué d\u2019un triple chevron, Qui huit les cagots et les prudes Et debute par un juron, sessvseas eerie errant ese 11 est furieux : laissez faire, Cu et très patient ici ; Puis, il y règne une atmosphère Qui console et qui dompte aussi.L'influence est lente, mais sûre, De ces servantes de leur vœu, Donces en touchunt la blessure rt douces cn parlant de Dieu.Aussi s.utant, à sa tmanière Le charme pieux et subtil, le groguaid à chaque pricre Diru Dieutot = Aus soit} 1\u201d > goo ETYMOLOGIE GIBRALTAR el.2 IBRALTAR, cont u dans l'antiquité sous le nom de \u2018'alpe, est située à l'extrémité mé- NO}.ridionule de la péninsule espagnole, sur un EA cap qui domine lu Méditerranée, à l'entiée + est du détroit de Gibraltar.Au commencement du huitième siècle, l'émir Mousn-Ben Nasser, vairqueur de l'Afrique, demanda & son maitre Walid I, calite de Damas, la permiseion d'entreprendre la conquête de lu terre d'Espague.Quelques historiens prétendent que Mouesa-Ben-Nusser tit cette demande à l'instigation du comte Julien, gouvernenr de l'Andu- lousie (région méridionale de l'E-pagne), qui voulait se venger du roi Roderic.Mais ceci importe peu à la marche des événements.La permission uyant été accordée, Moussu- Ben-Nasser chargen, en 11, son lieutenant, le berbère Ben-Zeyad Tarik, Tarif ou Tharcq, de commencer la conquête de la péninsule.n- Zeyard Tarik tit d\u2019immenses préparntifs et se dirigen vers I\u2019Expague.Aidé par le comte Julien et l'archevêque de Tolède, Oppas, il débarqua près du rue qui prit de lui le nom de Gibraltar (Djibel-al-Turik), au lieu nomn é Tarifs.Inutile d'ajouter que le roi Rodrie fut vaincu.Le mot Gibraltar n\u2019est donc que l'abréviation des mots arabes Djibel-al-Tarik.4X HzæcTor SERVADEC.\u2014 -\u20142\u2014 ee Brunes et blondes.\u2014Le Dr Beddoe, un Anglais, vient de calculer, à peu de chose près, les chances de marisge des brunes et des blondes.Peut-être que c'est hardi, mais les chiffres ne mentent pus.Le docteur démontre clairement qu'une femme brune a trois chances de trouver un époux contre deux chances pour une femme blonde.Jusqu'àlors l'on avait cru le contraire, les romans nous offrant vingt bérvïnes blondes contre une bruno, et les poètes ne fuisant que parfois les louanges des brunes ot préférant nous parler de tresses dorées.Il est permis de croire dès lors que les blondes auraient plus de vogues.En Angleterre, en effet, chez le bus peuple, il existe un préjugé contre les femmos à cheveux noirs, parce que l'idée y est établie que les brunes ont plus mauvais caractère que lus blondes.Les obsorvations que lo Dr Beddoe a fuites ne s'appliquent, il est vrai, qu'à la Grande-Bretagne où, selon lui, les cheveux de femmes prennent une teinte plus foncée depuis un demi-siècle.Où l\u2019on l\u2019on voyait dix femmes à cheveux roux, je n\u2019en rencontre plus qu'une aujourd'hui, et si cela continue, une tête ornée de cheveux couleur de ca- rotle sera, dans un autre demi-siècle, une curiosité digne de tigurer duns un mueée, as Te LTE ACTES EE a LR = Lépine re EE a.[ro 100 * 4 A 12 À ui FX z £ 1B ant ¥ hs] aT 7 = so al =.G PL > ed 0 cs == == of __ S TC ti » pil & i rn Ter oF a 4 = CT = EN VILLEGIATURE 2 Sa d I Selo A 3 Tr oo.- LP À @, LE MONDE ILLUSTRE ve id a i -\u2014 ba Wr oF + = Ade, Zl od 4 7X sk.+ = Ek = \\ é z => 25 zn Ë 5 Es o£ _ > = =- > = Ne or = ES Le \u2018p =F \u20ac a+ = 8 RS 5 _ 2 Ng ANN NE # % Tr TS \u201c5 EX : Cf Le xo 0 æ + gd = + 5) / Fd Fa bo -® _\u2026_ à Te A ; ES La an me ad Lk MONDE ILLUSTRE 101 ESQUISSES DE MŒURS UN MONOMANE Audaces furtuna juvat.IX Ul, & mex amours ; il n\u2019y & pus que les femmes dans lu vie.on 66 doit aussi un Ji peu à la science.Vous ne comprenez Pa, pus cola.vous autres.\u201c2 PMadume Millard lut In lettre ainsi conque : Max cure Mit1.4kD, Eureka, j'ai trouvé, comme disnit Archimède.\u2014Ce monsieur, dit Mae\u201d Millard, me purait avoir d'énormes prétentions.\u2014 Monier est dévoué à lu science, ga s'explique.lis tou Jones, _\u2026\u2026\u2026 Dans les ruines de Pom péri, tu sais qu'en « découvert des reliques des temps antiques, des reliques d'un prix inappré ciable \u2014Oui, dit M Milkod, yen ui une de ces reliques.Pa v'as jamais su apprécier le prix de ce trésor, Eutatie Sic'cût été uno dentelle cu autre coli- tichet, jo ne dis pus; mais continue, [m'est arrivé ces jours der niers parle plus heureux hasard, de faire connaissance avec une vieille demoiselle qui x mon tré un vase d'une splendide beauté, qui lui est venu d'un ancien smi de famille, et qui, incontestablement, a êté trouvé dans lex fouilles de Pompei.En voyant ce chef d'œuvre, tout naturellement j'ai pensé à toi et je me suis dit : il faut que won ami Millard vienne voir lui- mème ce prévieux bijou et qu\u2019il en fasse l'acquisition.Done, je t'attends.Nous passerons en- vore quelques doux moments, de ces délicieuse- soirées d'autrefois.NSaluts à ta femme et à Eugénie.Cravek MONIER.\u2014Et vous partez ?dit Mvr Millaid.\u2014Cetto question est oiseuse ; si je pars ! \u2014A Ia recherche do la toi- ron d'or, ajouta Mme Millard eL riant avec malice.\u2014Tu peux ruiller à loisir.Ces sarcusmes de femme su perficielle et ignorante ne ee AS saurait déranger un homme rérieux.\u2014Et votre absence sera-t- clle longue ?\u2014Je ne crois pus.\u2014 Et vous partez ?: \u2014Ce soir, sans y manquer | X De sorte que, coincidence assez curieuse, M.Millard se trouva sur le mème bateau que Maurice ; le premier en rocherche d'une vieillerio uelconque, lo second avec l'espoir que sa tunte avoriverait ses projets Tous deux avec la même ardeur dans leurs as- piratione.i Sur le vapeur, on so salus comme doivent ee saluer des gens de bonne compagnie, sachant vivre.Dans la grande ville de Montréal, on se perd aisément cntie voyageurs.Maurice alla se logor bien modestement chez a tante Bérénico Félicité, et M, Millar«] alla chez son ami Monier.Pendant lo trajet, M.Millard et Maurice uvaient échangé quelques paroles insignitinites, de ces paroles qui ne coûtent pas grand chose, «mme ri elles étaient les dernières.Montréal, comme aujourd'hui, ne r'uporgoit guère des étrangers qui le visitent, hormis quo ces étratigers aient une réputation quelconque ; il en voit tant! La chronique locale ne fit donc aucune mon- tion ni du bonhomme ni de Maurice.Seulement, les oisifs remarquèrent M.Millard lorrqu'il débarqua du vapeur, avec son grand pu- rapluie, qui aurait pu abriter toute la ville, et son vol qui Iui coupuit les oreilles\u2026 M.Millard n'étiit pas connu commo anti- uaire ; il ne l\u2019a jumuis été.Il y u de ces gens destinés à périr dans l'obscurité.Pauvre M, Mir- led! XI M.Millard «t Mlle Berénice Feheité parlant du fameux Vase.M.Millard se disnitque la reconnaissanse pour les hommes éminents ne se faisait voir que sur leur tombe, 1} n'avait pas absolument tort.Seulement, il oubliait une chose : c'est que les hommes éminents sont rares.M.Millard aurait aimé qu'un certain bruit de réclame xo fit fuit avant sa mort.Il n'aspirait pus à l\u2019apothéose ; il na l\u2019osait ; mais une petite nuré le civique sur son front ne lui eut pas déplu.Il avait, après tout, les nobles aspirations de tous les grands hommes.Mon Dieu, il crt toujours facile d\u2019avoir cotte noble ambition ; la difficulté, elle est énorme, c'est de la mériter.Mais M.Millard ne se rendait pas compte de ces grands obstacles qu'on rencontre duns lu vie.Laissons-lo on repos pour le moment et pa: lous encore un peu de tante Bérénice Félicité.Elle le mérite, c'était une spécialité dans son genre.Mlle Félicité, nous l'avone déjà dit, vivait bien rnodestement avec sa fille aimée, Mathurine.Cependant, à certains jours elle réunissait sous son toit quelques amies privilégiées\u2014espèce de conciliabule \u2014On commengait par entendre lu busse- messo, Quand on pouvait en entendre deux, c'était mieux ; on faisait preuvo d'une grande ferveur.Tou'efoia, cotte grande et excellente piété n\u2019était pas do atricte obligation La conversation commonçait à la sortie de l\u2019é- gline ; on ébauchait là le portrait physique et moral des individus des deux sexes et puis, pour achever la toile, on se hendait chez Mlle Bérénice Félicité.Il y avait là la veuve Sanschagrin, la veuve Bontemps, la bonnefemme Jolic«eur, le bonhomme Michelon et autres.Assortiment complet.Quand la tante était dans ses excellentes humeurs, elle offrait d'abord un verre de vin du eu manufacture.Délicieux ! it puis, la conversation continuait.On ne parlait pas de ses propres uf- faire», mais do celles du voi- vin et «do lu voisine.Et jo VOUX tissUtC que C'étuit très inté exannit, Simple manière de babiller chez ces commères Elles n'avaient pas nsuvuis cœur, mais ue bien triste habitude, XI Ce cher Maurice tombait dans les bras de su bonne lante presqu'en déburquant du vapeur.\u2014\"Te voilà, digue ?\u2014Oui, ma chère tante et permettez que je vous em- Tu-re uvec tout co que j'ui de tendres-e dans le cœur.\u2014 Mais tu as vieilli.Mau- enfant pro- rice, \u2014Mon Dieu, l'étude et les inquiétudes.\u2014Comment, les inquiétudes ?déjà, à ton âge ?\u2014 Mais, ma tante, j'ui vingt- cinq ans.\u2014C'est vrai, je l'avais oublié ; mais il faut que tu m'expliques tes inquiétudes.\u2014Je voudrais me marier, ma tante.\u2014À ton âge, c\u2019eat bien naturel et bien permis, \u2014Et tu viens pour me dire cela ! \u2014Oui, et pour que vous me payiez la corbeille de noces, Vous voyez, mu bonne tante, que je vais au but un peu brusquement.\u2014Nous caurerons de cela tout à l'heure, mais avant parlons de ls mariée.Tu m'as un peu négligée, mon petit.\u2014Ma tante, vous n\u2019avez jamais douté de mon affection, j'espère.\u2014Non pas ; les circonstances font bien du mal quelquetui-.Et le nom do ta fancée ?I! faut que je la connaisse, avant de lui donner son voile de mariée.\u2014 Le nom n'y fuit pus grand chose, mais c\u2019est le caractère de la personne qui pèse le plus dans la balanco de nos destinées futures.\u2014Tu as des idées presque philosophiques, Maurice ; des idées nobles, très rouvent incomprises dans le monde.Cependant, quant on se marie, il faut, Maurice, mettre ces idéologies de côté.On doit au moins songer au matériel avant tout.C\u2019est une grande néces-ité que le matériel, Tu n'y as pas songé ?\u2014Ms chère tante, j'y ai tellement songé, à ces besoins matériels de lu vio, que je suis venu im, | i À # 102 plorer à genoux votre grando assistance, qui nu m'as jamais manqué.\u2014l\u2019auvre Maurico, tu as besoin de mes épargner, ellos sont & (oi.Mais encoro uno fvie, le nom de cet enfant que tu me parais Aimer avec un grand Amour, avec ce pur dévouement, je l'espère, qui a toujours été dans notre famille.\u2014C'est Milo Eugénie, title de M.Millard, homme d\u2019une granJe respoctabilité, et qui plus est, ma tante, à son budget parfaitement à l'abri des ctéunciers.C'ost important, vous en conviendrez, \u2014Nous allons faire quelque chose, mon enfant, Tu n'as plus de mère, plus d'affection maternelle, ta peux loujours compter sur celle de ta tante.XIE M.Millard, accompagné de son ami Monier, arriva un matin chez la tan\u2018e Félicité, & neuf heures.C'était uno houre un peu indue, mais il y avait urgence pour M.Millard, On annonça ln visite, La vieille Mathurine y mit tout lo cétémonial possible.\u2014Mlle Félicité, dit-elle, ça me paraît êtie de gros messieurs.Et do suite Mlle Féticité s'était fuit uno toilette de circonstance.\u2014Qu\u2019y a-t-il donc, avait demandé Maurice qui logenit au deuxième.\u2014Des Messieurs, avait répété Mathurine, qui paraissent prossés.Jo ne sais.Enfin, ils sont en bus, dans le salon Mlle Félici 6tit à MM.Millard ot Monier une 1é- copti-n pleine de dignité, à pou près comme celle que fuisait Louis XIV, quaud il recevait des am- Dassadeurs.M.Monier se crutautorisé à prendre la parole.\u2014Madernoiselle, ditil.en pren nt un vir imposant, je Crois savoir que vous avez dans votre mobilier un objet de quelque valeur qui vous à été donté pur un du vos parents éloignés, et qui, parait-il, u été trouvé daus les ruines de la ville de Pompéi.Si vous n'avez pus pour cet objet uno affection illimitée, voici mon honorable ami, M.Millard, qui désirerait eu fuire l'acquisition J'ai dit.Et M.Monier fit un grand ealut à Mile Félicité qui répliqua : \u2014 Mais, en vérité, j'ignore pourquoi vous attachez une au-si grande importance à cet objet.\u2014On peut le voir?demanda M.Millard.\u2014Je n\u2019ai pas d'objection, dit Mile Félicité, à co que monsieur examine l\u2019objet en question ; mais je duis le prévenir que je ne le céderai pour aucun prix à qui que ce soit.Voy«z-vous, je tions presque religieusement à mon humble ménage.Ce sont de petits enfantillages, souvenir de famille, qu'on aime à avoir toujours sous les yeux.Des reliques do famille.Vous comprenez, messieurs ?\u2014Pas trop, dit Monier, avec une indifférence resque dédaigneuse.Je ne comprends pas que on donne tant d'importance à ce vase, qui me paraît n'être qu\u2019uu tesson.Jen ai comme cela dans ma cuisine.\u2014Que connais-tu, toi, dans les souvenirs des vieux temps ?Et en disant cela, M.Millard était imposant.Monier garda le silence.11 était foudroyé par les grandes paroles de M.Millard.cessenese ares PT 0.10 tso0nceste asvassas «2310000000 XIV Maurice, par un guichet qu'on pourrait dire providentiel, avait été témoin de cette scène entre sa tante et son futur beau-père.Il y a paifois des coincidences qui servent udmirablement les gens.Et Maurice, profitant do la circonstance, après le départ de M.Millard, s'était jeté dans les brus do sa tante en lui disunt : \u2014Ma chère tante, voulez-vous mo donner ce vase que M.Millard désire tant.Jo vous donue- rai en retour une nièce charmante, mou Eugénie adorée.Le voulez-vous ?Pour lo vase que je vous demande.j'aurai ma chère Eugénie.Mathurine crut devoir \u2018s\u2019immiscor dans cette conversation d'un si puissant intérêt en faveur de Maurice, quelle affectionnait tout par- ticulidrement, parce qu'un jour il lui avait donné LE MONDE ILLUSTRE filles sont tenaces dans leurs affoctions comme dans lours rancunes.On sait cela de vieux temps.\u2014 Chère mattrosse, dit-elle, je ne crois pas que, ur un vase, vous refusiex le bonheur de ce cher jeune homme, Fxcuses la liberté que je prends, mais je connais votro bon cœur et\u2026 j'espère Mile Félicité parut touchée de toutes ces chaudes et sympathiques paroles.\u2014On va aviser, dit-elle; oui, on y pensera, Maurico eut un momeut d'indicible joie.Evi- demment, les apparences lui souriaient.Quand Mile Félicité disait : on verra, c'était tout vu.Maurice savait cela.XV Nous demandons pardons aux lecteurs de nos redites & propos de ce célèbre vase qui fascinaient tant M.Millard ot la tante Félicité, C'est que, «i nous pouvons uinei parler, c'est un des principaux personnage de celte modeste histoiro, puis- quo c'est lui qui a 16glé los destinées, qui ont fait lo bonheur de deux amants que nos charmantes lectrices surtout ont déjà appréciés ot aimés, nous en avons presque la conviction.Tunt il sera éternelloment vrai quo les plus petites causes amènent souvent los plus grands effets.M.Miliard, on le congoit, était revenu de Mont: éal dézanchunté, désappointé, Il était d\u2019une hureur maseacrante.Un jour, et co tut un jour mémorable pour M, Millaid, uno voiture s'arrêta devant sa porte, Dans cette voiture étuit Mathurine, ayant eur les genoux une petite caise qu\u2019elle portait avec cette précaution d'une marraine qui va faire baptiser un enfant.Avec cette caisse, il { avait une lettre que Ms- thurine présenta à M.Millard avec toute la gra- cieuselé pussible Cette let re disait laconiquoment : Je sais que vous affectic nnez beaucoup le vase que i ossede ma chére tante, Bérénice Félicité D.Voulez vous tue permettr.de vous l'offvir comme un gage de profond re-pect et de lu grande affection que j'ai toujours eus pour votie honorée famille.La lettio était signéo : Maurice C.Daus lo délire de sa joie, M.Millard, contre son habitude, jura.\u2014Je veux que le diablo m'emporte, s'écria til, ri je m'attendais à cela ! Et ce fut une fête, ce jour.là, dans toute la maison.M.Millard embrussa eur les deux joues Mathurine, qui se laissa faite do la meilleure grâce du monde.x, On devine facilement les événements qui suivirent.\u2014Eh bien ! peau-père, ne vous l'av: is-je pas dit que vous m'accorderiez ls main de votre fille ?Elle sera heureuse avec moi, vous pouvez le croire.Quand partons-nous pour Rome ?Et M.Millard et Mre Millard, la bonne, l\u2019excellente mère, embraseèrent leurs enfants en pleurant de bonheur.Plus tard, Maurice convia à une petite fête de fumille ses deux amis, Pierre et Louis, Il y eut des épanchemonts d\u2019une indicible suavité.\u2014 Maintenant, dit Maurice, mes chers céliba- laires, compagnons de ma jeunesse, allez-vous en faire autant ?a Sk lpr FIN Saint.Raphael, 1888.- \u2014\u2014.AVIS AUX JEUNES GENS QUI SE DESTINENT AUX PROFESSIONS DE L'ART INDUSTRIEL 4 .vous faut I'habileté do la main ; c'est là 4 ce que vous pouvez le plus nisément acqué- RK rir.Si tous vous n'dtes pas appelés à créer, ogo tous vous pouvez être les dessinateurs exquis, les coloristes et les modeleurs qui, uvee des tem, é:aments variés, traduirez In pensée une jolie tabatière, imitation d'argent.Les vieilles du maître.Il vous faut ce qu\u2019on pourrait appeler une sorte de science archévlogique qui est, dans l'art du dessin, commo dang un cours de littérature et d'histoire où re forment votre jugomont et votre goût critique, mais où no doit pas se perdre votre personnalité.Il vous faut la connaissance des moyens industriels.Des mutires vous initieront par lows leçons et par des compositions graduéos à l'emploi raisonné des matières divorses ; mais nos ateliors vous sont ouverts.Venez chez nous, vous verrez travailler l'or- fêvre, lo bronzier, le fondeur, le serrurier.Entrez dans l'atelier du charpentier, du menuisier ot de l'éténiste.De l'édifice au coffret, voyez comment lo bois se prête aux grandes lignes ou aux fins détails de sculpture, Rendez visite au potier : est-il un art plus simplo et plus complaisant?La terre garde en cuisant la marque du doigt qui l'a pétrie ; elle à des épidermes polis ou poreux, elle prend la matité des pierres ou l'éclat des émaux, olle reçoit tous los décors.Etudiez les tissus, comprenez le jeu des métiers, sachez comment lu machine obéissante répètera votre dessin, combinez dans la trame le croisse- ment des lignes et l'harmonie des couleurs pour la soie ou pour la laine.D\u2019.FALEZE, Orfèvre.- \u20142e o> PRIMES DU MOIS DE JUIN LISTE DES RECLAMANTS Montréal.\u2014Delle Adele Minette, 274, rue Wolle ; D.Labonté, fila, 2101, rue Notre Dame; James E.Paré, ISI, rue St Jacques ; P.O.Cérat, 1892, rue Ste Catherine : Théophile Gingras, S17, haut de la rue Sanguinet ; J, B.H.Gariépy, 1442, rue Ste (\u2018a- therine ; Dame Lapointe, 50%, rue Dorchester; B.Noel, 543, rue Wolfe ; ©.E.Thibault, 1459, rue Ste- Catherine ; Damo Avila Lefebvre, 9, rue Dorches- ter : Jos Guilin, 2354, rue St-Dominique ; Alexandre Ouellette, 463, rue Amherst; P.Charbon- neau, 99, rue St Hypolite ; Anthime Rochon, 459, rue Jacques Cartier, P.St Jean, 34, Avenue Albert .Arthur Forsyth, 30, rue St Denis ; Cyprien Mailhiot, 171, rue Maisonneuve; Thomas Le- compte, 384, rue Wolfe ; Dame A Brunette ,21!}, rue St Constant ; Delle Eva Letellier, 1745, rue Ste-Ca- therine ; Dame J.A.Collet, 418, rue Lagauche- ticre ; Fre.Lamontagne, 154, rue St-Jacques ; J.B.Jetté, 167, rue St-Andié ; Delle Adeline Bertrand, 22K, rue C'adieux ; Aurélien Beaux, 196, rue Woife ; U.Leclair, 103, rue Ste Elizabeth ; Dame Brunette, 390, rue «les Seigneurs.Québec.\u2014Godias Vézina (810.00 , coin des rues Bayard et Stc-Anne, St Sauveur ; Delle Georgianna Roy, 103, rue Coulomb.St Sauveur; Th.Lavoie, 30, rue Lache- vretiére ; U.Beaulé, 22, rue St-Félix, Nt-Nauveur ; Napoléon Déchène, 232, rue Nt.Jo-eph ; Eugène Rancourt, rue St Ours, St-Roch ; U.A.Alarie, 18, rue Laberge, St-Hoch ; Joseph Gagné ($4.00), 220, rue St-Jean ; William Roth, 44, rue Ste-Anne, St.Sauveur ; C.Chamberland, 7, rue du Pont, St- Roch ; Eugène Martel, |, rue du Pont, St Roch.St-Thomas de Montmagny.\u2014Philibert Lamontagne (850.00), professeur au Collège St-l'homas.Chicoutimi.\u2014 George Delisle ($3.00).St-Eustache \u2014Madaime J.A.Paquin.Ste-Cunéyonde.\u2014Victor Grenier, 3237, rue Notre- Dame ; A.Beaudoin, 102, rue Vinet; Michel Gagnon, #27, rue Albert, St-Henri de Montréal.\u2014H.Constant, 69, rue St-Au- gustin ; Joseph Carpentier, 37, rue St-l\u2019hilippe.St-Louis du Mile End \u2014 Edouard Léonard, 60, rue St- Laurent.Sherbrooke.\u2014Dello José; hine Généreux ; A.M.Richer, libraire $15.00), Hut/.\u2014 Napoléon Thériault, 129, rue Wellington.Sault au-Récollet.\u2014C.Paquet.Ste-Scholastique.\u2014L.A.Taillefer.CINQUANTE-DEUXIÈME TIRAGE Le cinquante-deuxième tirago des primes mensuelles du Monpe ILLUSTAÉ (numéros de juillet), aura liou SAMEDI, ie * AOÛT, à huit heures du soir, dans la salle de 'UNION ST-JOSEPH coin des rues Ste-Catherine et Ste-Elisabeth, Le public est instamment invité à y assister.Entrée libre.| ¢ \u2014 AE LE MONDE ILLUSTRE 108 USAGES ET COUTUMES LKS VISITES, LA CONVKRBATION Une femme qui sait von métier de maltresse cle maison fait causer ceux qui sont chez elle et parle peu elle même.| Son role est de faire valoir la grâce de celle-ci, l'esprit, l'originalité de celui-là la science du savant, le génie du poète, le talent de l'artiste, etc.Habile en l'art de recevoir, elle sait mettre aux prises los gens qui se conviennent et, ainsi, elle arrive à rendre son salon agréable, tout en se dépensant beaucoup moins.Toutefois, si elle reç rit des gens timides ou preu causours, elle donnera de sa personne, faisant tous les frais nécessaires et imaginables pour ne pas luisser languir la conversation.Un peu intolli- gente, elle parle à un médecin de son métier, à un officier do la garnison et «du régiment, à un magistrat de procès, à un artiste de son art.Ces sujets, tout de p\u2018rsonnalité, tout professionnels, ne s'ab rdent que pour éveiller l'esprit du visiteur taciturne ou si l'on à remarqué son goût exclusif pour l'occupation principale de sa vie.Beaucoup «le personnes s'ment, au contraire, à être clistraites de leurs préoccupations habituelles ; dans ce cas, on évoque toute autre min tière, celle qui parait avoir le plus d'at trait pour l'interlocuteur, ear il reste bien entendu qu'on doit avoir pour objet non pas son propre p'aisir, mais celui de la personne qu\u2019on reçoit.Quand le salon est très fiéque.t +, tres rempli, les gracieux aides de camp dent nous parlions l'autre jour deviennent presque indipensalles.Sion n\u2019a pas de Jeunes parentes, il faut essayer de déci der une aimable amie intime à tenir ce rôle, tout de bienveillance et Je charité mondaine.L'aide de camp se glisse auprès d'une personne isolée dans la conversa tion générale, c'est à dire qui t'y peut prendre part, le sujet dépassant la po - tée de son esprit ou.tombant trop au- dessous d'une intelligence sérieuse.Le charmant auxiliaire essaye cle faire parler avec lui cette personne séparée des autres, soit en l'amusant par une cause rie toute simple, soit en écoutant religi eusement le monologue transcend.ant de celui qu'il s'est chargé de distraire.La maitresse de la maison ne ; ourrait, elle, 8e permettre cet aparté avec un deses visiteurs.Il lui faut suivre, surveiller la conversation générale.C'est la majorité qui doit l'emporter, duns toutes les as- sermblées.Son attention ne peut être détourne une minute ; si elle voit poin tre, entre deux interlocuteurs, y À se sont engagés walgré ses efforts, dans une « rte de duo, ei elle voit naitre entre eux une discussion qui menace de tourner » | aigre, de devenir vive et peu parlemen taire, elle doit se jeter à travers.aussi adroitement que po-sible.À tout prix elle détourue l'orage ; ta it pis si elle si prend trop) ingénüment ; si Où manque de savoir-faire excite la critique ; tout vaut mieux que de laisser écliter une querelle chez soi.On évite, en conséquence, les couver sitions à écueils, où Veille à t nir tous les visiteurs loin des mers dangereuses et orageuses, qu'on appelle religim et politique.Ou ne peut jamais se reposer de ses soins de pilote habile que si, \u2014 après avoir jeté un coup d'œil ci eu- laire autour de so1,\u2014on n'aperçoit dans le cercle, que des gens de lu même opinion, Mais combien cest rare IH N'abandonnez donc pas le gouvernail.Avec ces précautions, vous forcez vos hotes à conserver l\u2019urbanité de langage et la tâce des manières qui ont fuit la zloire de la société fiançaise.Dans lu discus: sion, trop de personnes perdent toate mesure, ce qui est déplorable pour les rapports ulterieurs.On mettra la conversation sur les événements littéraires, scientifiques ou artistiques cu jour.si l'on reçoit «es ens intelligents, lettrés où frottés «l'art.On ne peut parler peinture aux gens qui n'y entendent 1ien, musique à ceux qui l\u2019exécrent, science aux ignorants.On i Voici, d'après cherche à conuaitreles goûts, la tournure d'esprit de chacun et à diriger 11 conversation, de façon que fous les visiteurs puissent y prendre intérêt ensemble ou tour a tour.Par exemple, que deviendra une femme frivole, qui n'aime que les chiffons, dans un cercle où l'on n\u2019agite que les questions philoso phiques ?Il faut bien qu'elle puisse parler de robes et de chapeaux, C\u2019est à quoi servira le petit aide de camp, pendant que la dame du lieu écoutera les philosophes.ANN SEPH.\u2014 \u2014 PETITES GOURMANDISES D'ÉTÉ Dans le bouillon, au lieu de pâtes ou de tapioca, jeter une poignée de petits pois frais.[Laisser cuire un bon quart-d\u2019heure.Ajouter un peu de rhum dans l'eau sucrée par le sirop d'orgeat.Cela compose une boisson très saine et très bonne au goût.Ne pas oublier deux excellents hors- d'œuvre : la salade concombre, bien parfumée d\u2019e-tragon et «le cerfeuil ; et les jeunes pousses de céleri qui se mangent crues à la vinaigrette, comme l\u2019artichaut.Les melons d'en1 02 pastèques, qui ne tarderont pas à venir, doivent toujours être mangés très froids, 4 le glace même s'il se peut.Au moment de les servir on les coupe par un bout, comme un wuf à la coque et on remplace un peu de leur jus par quelques cuillerées de kirseh.> CITOSES ET AUTRES \u2014Il y n à Montréal 30 fabriques de chaussures qui donnent de l'emploie à peu pres d+ 4000 ouvriers, ot qui livrent au commerce pour un chiftre te #4,506,- UUU de cliaussures par an, \u2014 Mariés depuis deux ans.Madame se plaint à monsieur : * Oh ! que ton amour à vite filé * © Pas si vite que ta dot, ma chere 1\u201d \u2014Le gouverneur du New Hunpshire.voyant l'importance que l'élément fran çais prend dans son État, « voulu que s s enfants apprennent le français, et leur à donné pour préceptrice une de- moiselie Pichette, du comté de Québec.DES BOUCLES D'ORELLLES.\u2014 une légende antique, quel cest l'origine des boucles d'oreilles.Sarah, la femme d'Abraham.était belle, mais stérile.C'est nlors qu'il x\u2019éprit de sa servante Agar.Sarah en de vint Inaturellement jalouse, et Voua à Agar une haine mortelle.Un jour, dans un paroxysme de fureur conj gale, elle jura de détigurer sa rivale.Abraham épuisa, pour la détourner de cet affreux projet, toutes les finesses de lu diploma tie amoureuse, Non intercession ne fut pas inutile et il finit par obtenir que le Visage d'Ager serait épargné, sauf un point ou plutôt deux : Agar eut les orcilles percées.Aluaham, désirant apaiser la douleur de sone/sclave, introduisit dma chaque bles-ures un anneau d'or.Mais ce n'est pas tout.Narah n'eut pas plutôt jugé l'effet de ce nouveau remède qu'elle se bless « à son tour pour se le faire appliquer.Le pendant d'oreille était invente.L'ortGINE Du VÉRITAGLE RONHEUR DE L'HOMVE.\u2014 On n'est heureux ni par la fortune, ni par les dignités, ni par le savoir, ni par les plaisirs du monde, nr par la solitude ; mais on est heureux par le témoiguage d'une conscience sans reproche : c'est là que se trouve In paix, le plaisir so lide de l'âme, te bonlieur ; et danse tte Matière nos écrvains sacrés se sont montrés bien plus écl ivés que tous les sages de l'antiquité, Ce bonheur est au pou voir de tous, et il n'est au pouvoir dv personnes de nous le ravir : il est indé- sendant de tous les accidents de la vie umaine, il reste dans nous, quand tout périt autour de nous.I homme vertu eux peut bien souffrir ; mais dans le caline de son Ame pure, il ne voudrait ps- changer sn destinée contre celle des méchants qui xemblersient être les plus heureux des mortels.\u2014la dernière de Gravoche.le sacripant avise l'autre jour, aux Tuileries, une plantureuse nourrice, ornée de son pioupiou et de son nourrisson.Traitreusement il s'approche, par derrière du banc où elle était assise, et lui colle au dos une pancarte, que la nourrice a inconsciemment promenée, au grand ébahissement des badauds, et sur laquelle on lissit, imnpriniés, ces mots : LAIT CHAUD A TOUTE HEURE VICTOR ROY, ARCHITECTE No 86, rue Saint- Jacaues, Montréal) Une offre extraordinaire a tous ceux qui désire de l'emploi Nous avons beaoin d'ageuts actifs et éner- gia ues dans tous les comtés es Etats-l'niset du \u2018anada, pour veudre un article breveté, (qui ossède de grands mérites) sur ses mérites, n article avant une grande vente, rapportant plus que 100 pour ceut de profit, n'ayant pas de compétition, et pout la vente duguel I'agent est protege d'une matière exclusive que nous donuons ponr chaque comté qu\u2019il obtient de LOUS, Avectous ves avantages et par le fuit inême que c'est un article qui peut être vendu à tous les propriétaires de maisons, il ne serait peut-être pas nécessaire de faire une offre extraordinaire à nos agents pour eu obtenir de bons de suite, muis nous avons résolu d'agir de la soite, afin de montrer non-seulement notre confiance dans les mérites de notre invention, mais dans Ja stabilité pour aucun agent qui en poussera la vente avec energie.Nos agents qui travaillent maintenant gagnent de $150 a 3UOpar mois au-dessus de leurs deponses, et ceci nous encourage à faire notre offre à tous ceux qui n'ont pas d'emploi.Tout agent qui voudrait douner un essai de trente jours à nos affaires et ne réussira pas faire $100 AU DESSUS DE TOUTES SES DEFENSES, pourra nous renvoyer tout ce qu\u2019il n'aura pas vendu et nous lui remettrous l\u2019argent qu'il a payé pour.Il n\u2019y a personne qui emploie dex agents qui nit osé faire de tels offres, et nous ne le ferions pas, si nous savions que nous avons des agents qui font le double de ceci.Nos grands circulaires descriptifs expliquent notre offre au long et nous désirons envoyer ceux-ci à tous ceux qui sont sans emploi et qui nous enverront trois timbres de le pour frais de poste.Envoyez de suite et retenez l'agence en bon temps pour les affaires et mettez-vous à l\u2019œuvre daus les conditions nommé-s dans notre offre extraordinaire.NATIONAL NoVELTY Co., 514, Smithfield St., Pittsburg, Pa Voici le véritable JL EP, Racicot, inventeur, proprietaire et manufaernvier des ce- lébres Memèdes Sauvages, 1434, rue Notre- Dame, à l'enseigue du sauvage.Montre al, $ mai.CERTIFICAT.\u2014 Moi, soussigue je certitie que peudaut 6 mois j'ai eté ma ade d'une «dé- wangenison et darthes aux bras d'une souffrance terible, j'ai été gueri par les remèdes de J.KP, Ravicot, proprietaire et fabricant de remddes sauvages, dans l\u2019espacu de trois nes muaines, au No.1434, ru- Notre-Dame, à l\u2019enseigne du sauvage.ARTHUR LAFERRIÈRE.ty phe.No 11, St-Etienne, Côteau St-Louis.Vous trouverez les mêmes remèdes au No 25, rue Saint-Joseph, Québec, et au No 9, rue Dupont, Sherbrooke.Ne payez donc pas double Prix EN ACHETANT A LA SEMAINE Allez nu Magasin Central de Porcelaine et vous acheterez à des couditions de paiements trez avantageux où moitie prix pour argent comptant.Noubliez pas que je puis vendre ma belle lampe à suspension en cuiv e pour 82.25.Mes services à souper (4f morceaux) se vendent rapidement.AU CENTRAL CHINA HALL 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S\u2019adresser : Puiter Building, l\u2019ark Row, New-York.chee pour l'Enfant, r l'Envalide 104 LE MONUE ILLUSTRE EE RECREATIONS DE LA FANILE EE BNNRIO LA RR I 2T, VALEUR EXTRA 0 400.\u2014DevinETTE J .hemi batiute demsing, 3 Cote ome XXX XXX a bal PHOTOGRAPHE cs manche, à 81.00\u2014Bas oo mérite, Pour y XXXXXX as brillante toilette.No 410.Cuanaon 18&-RUE SAINT-LAURENT-\u201418 |Delorimier, 1700, Notre-Dame Cher lecteur, mon Entier, P.8.\u2014Chemises faites sur commande.Enfant de mon Premier, \u2019 MONTR EAL Souvent fait mon Dernier ; ss Ne le fais toi-même Ce Dernier, car tu ne serais qu\u2019un sot.He Topi i El Loterle Nationale! No 411.\u2014DsVINETTS Prendre dans les vers suivants les cing mots propres à composer un proverbe connu : CLASSE D.petite fleur de la prairie ; v N in 0 tré \u2014 e faut périr, car la pluie Ti troisieme mercredi Abat déjà tou frais minois ! y Dé 0m 18 1060 7 rages : A das 1e grand bois LINC TRV] ! I de chaque mois Et d'elle et du vent garantie.PRRFECT FORMOF CONCENTRAT@S | Est donnée par LE QUINZIEME TIRAGE MENSUEL AURA LIEU SOLUTIONS : Fo Oo.LE JOHNSTON'S FLUID BEEF No 407.\u2014 Grande verte d Er = lille | MECCREDI, LE 15 AOUT 1888 j rande vente de meubles à réduction durant le mois de Juillet !| + eux avons rx.es eo VALEUR DES LOTS | Nets de Chambres à coucher, Sets de Salons et Voitures d'Enfants (au-dessus de $200, Oo u 25 p.c.d'escmpte) v = Bets de Chambres et de Salons de $150 a $210.\u2014(20 p.c, d\u2019escompte) 1 Sets de Chambres et de Salons de $100 a $150, (15 p.¢.d\u2019escompte).Gros lot : un Immeuble de 65,000 ê \u2018Tout achat de meubles de #50 à $100, (10 p.c.d\u2019escompte)._\u2014 IV g Argent comptunt seulement.Meubles livrés aux bateaux ou aux chars et emballes avec NOMENCLATURE DES LOTS © soin saus charge extra.1 lmmeublede.$ 5.000 ÿ _ pe 2,000 oo WM.KING & CIE, jews if No 408.\u2014 1.8 mot est : Riviere.° 9 10 ro * a 5,00 \u2014 30 Ameublements » ONT DEVINE : PL 852, RUE CRAIG, MONTRÉAL 40 Mont dor Goo ame OC.te-des-Neiges ; A.I\u2019.L.200 Montres d'or de.mon LA.Tulle Se tan EE 100 que ; J.Azarie Renaud, on Gingras, rvices de toilette de.Lo 5,000 Juébec ; Azarie Lefrancois, A.G.Paradis, A IA PHARMACIE OÙ PEUPLE \u2014_\u2014 Shapes \"Brosseau, Albert Blouin, Jos.leva.CASTOR FLUID 2,307 lots valant.$50,000 \u2014_\u2014 cher, Israel Ristigouche, Albert Héto, Montréal ; Alfred Alarie, Lévis : P.Dion, Sorel.e i $1.00 LE BILLET On trouvera toujours A cette maison, outre On devrait se servir pour les cheveix de : les retmèdes patentes de France, d'Angleterre, cette préparation délicieuse et rafraichissante.j Le Secrétaire : 8, E.LEFERVRE .7 des Etats- Unis et du Canada, toutes les sortes Ælle entretient le scsipe en bonne \u2018 santé, em- Bureaux : 19, St-Jacques, Montréal, Canada.wr nnez-vous au d'herbages tels que Racines, Feuilles, Ecorces, he les peaux mortes et excite la pousse \u2014 ILLUSTRE, le plus complet et le Fleurs, Bourgeons, Duvets, ete, ete.\u201cxvellent article de toilette pour la chevelure.FN.B.\u2014L'udministration de la Loterie meilleur marché des journaux lit-| Aussi une graude variété de graines pour Indispensable pour lea familles.25 cents Ja , Attire l'attention de ses clients sor les impor.= 1 oiseaux, nids et bains.| tants changements opérées dans la nomencla- téraires du Canada.Une visite est sollicitée.i bouteille.ture des lots et les.informe en même tem) HENRY R.GRAY, ; ; ; > me ve .u'elle discontinue la Deuxième Serie (hillets ALF.BRUNETTE Chimiste-pharmacien, de 25 vents.) d par JS1 Yaione 2461, rue Notre-Dame, Montreal ! 144, rue 3*-Lu10c0 t | Bedford, 10 juin 1888.Ci 1 EAC DE SAINT-LEON, Moutréal.J'ai souffer\u20ac de la diphthérie à un tel point \u2018que mes membres étaient presque paralysés et j'avais beaucoup de difliculté a me remuer, même à l'aide de deux cames.J'ai fait usage de l'Eau de St-léon et je puis maintenant braudir une hache où une faucille aussi facile- ent qu'au autre et c'est l'Eau de St-Léon qui m'a guéri, je suis certain.Bien à vous, W.L.BAILEY.LA CIF.D'EAU DE SAINT LEON 54, CARRE VICTORIA A.POULIN, gérant, Montréal Téléphone 1432 Hitablie en 1870.\u2014\u2014 Achetez es \u201cHigven Shoes\" ar fll à ecanpage 0 LE PLUS GRAND ASSORTIMENT DE Bottes et Souliers @ DE LA VILLE Les styles les plus nouveaux et les plus nets sont maintenant en vente à des PRIX tres RAISONNABLES \u2014 CHKZ \u2014 FOGARTY & BRO.COIN DES RUES Nousavons le d'annoncer que avons tou- joursen magasin les articles suivants : Les triples extraits cali- uaires concentrés de Jon An Hnile de Castor #n boue teilles de toutes grandenr, Moutarde Française.Gls - cerine, C'allefartes.Huile d'Olive en § pint.» SCENT-LAURENT HF NTE-UATHERINE intes et .P Huile dE Foie de M: Pis.ete, etc.10-RUE DE BRESOLES-10 (sariseus DEs sœurs) MONTREAL \u201c1 Nowe Journal au New-York Iustrated News, 2e publi à New-York contenant buis , de ravures de sport, tre, etc, \u20ac .Abonnement : 12 mois, $4 ; mois, 82 ; 8 mois, $1.Adresse : Wm, H.Germai.e, P.O.Box 1408, New-York City.BE Chaussusres on id: $1.00 0O'tE PIX ue seanssne "]
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