Le Monde illustré, 7 juillet 1888, samedi 7 juillet 1888
[" LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS: 5èuz ANNÉE, No 218.\u2014 SAMEDI, 7 JUILLET 1888 ANNONCES: OndAn, $3.00 - .- - Six Mois, 81.50 La ligne, par insertion - - - - 10 conte Quatre Mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN PROPRIETAIRES Insertions subsequentes - .- .- 5 cents Vends dans les depôis - - 5 cents la copie BUREAUX, 30 RUE ST-GABRIEL, MONTREAL.Tarif special pour annonces à long terme UN RAYON DE PRINTEMPS.\u2014 TABLEAU DK M.E, VICKYZ 4 LE MONDE ILLUSTRA LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 7 JUILLET 1888 SOMMAIRE TexTk : Kotre-No Leon Ledieu,\u2014Nos , pensée, le cœur, Ie volonté, par Paul Jauet .\u2014 Fsquisses de tuœurs, par M.L° Eouyer.\u2014Couseil de toilette, par Cousine Jeaune.\u2014Ù et coutumes, per_ Ann Seph.\u2014Les vremiers soins.\u2014 Récréations de lu famille.\u2014Feuslletons : Lex piation \u2014 l\u2019auline.vures.\u2014 La GrANURKs : Un rayon de printemps.\u2014 Les mois fleuris : Juillet.Gravure du feuilleton.Primes Mensuelles du \u201cMonde Illustré \u201d re Prime - .+ $50 Ime \u201c > - ° 25 âme se - - .15 4me ce - - .10 S5me .- .5 6me \u201c - - .\u2018 7me \u201c - - - - Sme ., 2 86 Primes, à $1 - - - 80 94 Primes $200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle publique, par trois personnes choisies par l\u2019assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.NOS PRIMES CINQUANTE-ET-UNIÈME TIRAGE Le cinquante-et-unième tirage des primes mensuelles du MonDE ILLUSTRÉ (numéros de juin), aura lieu SAMEDI, le 7 JUILLET, 4 huit heures du soir, dans la salle de l'UNION ST-JOSEPH coin des rues Ste-Catherine et Ste-Elisabeth, Le public est instamment invité à y assister.Entrée libre.ONT NN 7 SE Es Allemands ont un aplomb incroyable.Un de leurs journaux, le Æolnish Zeitung, vient de découvrir la véritable cause de => l'extension du peuple canadien dans les a provinces de Québec et d'Ontario.Jusqu'à présent, on avait toujours cru que les familles canadiennes étant très nombreuses et laborieuses, il était naturel que les enfants, arrivés à l'âge d'homme, He fissent une place au soleil et arrivassent 3 refouler devagt eux l\u2019élément anglo-saxon qui Ben va peu à peu des bords da Suint-Laurent pour gagner l'Ouest, mais là n\u2019est pas la véritable ni la seule cause de notre accroissement, et c'est ce journal de Cu- logne qui vient de trouver la clef de l'énigme.Le principal facteur de l'expansion de la race canadienne française est, d'après ce savant, le clergé, le clorgé qui prête à nos cultivateurs des sommes énormes, plus de cent millions, paraît-il, sans intérêt, dans le seul but d'exproprier les! terres ées par les Anglais, les Ecossais et les Irlandais.! Certes, voilà une découverte! et si ron auteur n'est pas décoré de I'Aigle noir, il fuut avouer que le gouvernement de Guillaume II, le \u2018* guerrier pacifique .comme on le nomme déjà, est bien peu reconnaissant.; oo Voila cependant comment on écrit histoire | Au fond, c\u2019est simpiement l'Allemand protestant qui cherche à donner un coup d\u2019épingle aux Français catholiques.*,* Le soleil de juin semble avoir troublé nombre de cervelles, et ce désordre de l'oncé- phale humain a eu do mouvais résultat.Parmi les crimes auxquels il à donné lieu on a remarqué : Un aesa-sinat commis par un jeune homme qui» sans aucune provocation, à tué un des amis e sa famille auquel il reprochait, sans raison sérieuse, de vouloir s'emparer de son héritage futur.L'accusé buvait ou du moins avait bu beaucoup, de sorte que le orime dont il west rendu coupable semble être la résultante do doux passions: l'ivrognerie et l\u2019intéi êt.Son avocat va essayer de faire passer son client pour fou.Le second coupable ost un Sauvage, de Cuugh- nawaga, qui s\u2019est brûlé la cervelle parce que son père s'opposait à son mariage avec une jeune peau-rouge pour des raisons quelconques, C'est la vieille, vieille histoire, le choix du jeune homme n\u2019était peut être pas ce qu\u2019il aurait dû être\u2014je n'en sais rien\u2014 munis on ne raisonne pas avec l'amour, et Molière a exprimé cette pensée d\u2019une manière charmante quand il u dit : .L'on voit les amants vanter toujours leur choix ; Jamais leur passion n\u2019y voit rieu de blâmable, Et dans l'objet aimé tout leur paraît aimable.Ils comptent les défauts pour des perfectious, Et saveut y donner de favorables noms : La pôle est au jastuin en blancheur comparable - La noire a faire peur, une brune adorable ; La maigre a de la taille et de la liberté ; La grosse est, dans son port, pleine de majeste ; La malpropre sur soi, de peu d'attraits chargée, Est misc sous le nom de beauté négligée ; La geante parait une déesse aux yeux ; La uaine, un abrégé des merveilles des cieux ; L'orgueilléuse a le cœur digne d\u2019une couronne , La fourbe a de l'esprit ; la sotte est toute bonne : La trop grande parleuse est d'agréable d'humeur.Et la muette garde une honnête pudeur, C'est ainsi qu'un amant, d nt l\u2019amour est extreme, Aime jusqu'aux defauts des personnes qu\u2019il aime.*,* Deux Américains ont été arrêtés à Montréal, où ils s'étaient réfugiés après avoir vidé [a caisse qui leur était confiée ; l'un d\u2019eux.novice sans doute, n'avait pris que trois millo piastres ; mais l'autre opérait on grand ct s'était annexé un demi-million.Ces messieurs étaient installés à l'hôtel Windsor, sous de faux noms, et s'apprêtaieut à faire bombance quand la police est venu déranger leurs petits calculs.Le caissier ost un bipède qui aime beaucoup les voyages, et le libre échange le plus parfait existe entre le Canada ct les Etats-Unis pour cet article.Les directeurs de grandes maisons de commerce ou d'institutions financières ont Leau faire, il arrive toujonrs des accidents.A ce propos, vous connaissez sans doute l\u2019anecdote suivante qui fait voir combien la classe des cuissiers semble sujetto à caution à nombre de gens, Un jour, un boulevardier quelconque rencontre un de ses amis : \u2014 Et que fait donc votre frère ?\u2014|l est attaché à la caisse des Dépots et Con- signalions.\u2014Tienn ! on les attache done maintenant.Bonne précaution ! .*.* Lo soleil a ausst échautté quelques citoyens d'un petit village.le côteau Saint-Louis, qui ont la réputation d'avoir la tête près du bonnet.Il y u eu grand tapage, nombre de coups de puings donnés et rendus, des yeux pochés, et finalement arrestation de plusieurs amis du désordre.Ainsi que cela arrive souvent, ceux qui ont fait lu plus de bruit dans cette affaire se sont môlés de cu qui ne les regardait pas.Il s'agissait d'un règlement soumis au voto des propriétaires fonciors qui seuls avaient voix au chapitre.Tout alla bien le premier jour, mais le lendemain, comme le règlement déplaisait à beaucoup de locataires, ils décidèrent purement et simplement que l'on ne voterait plus et, joi- nant l'action à la parole, ils bloquèrent l'hôtel e ville.Les coups de poings ne se firent pas attendre of, la bagarre devenant sérieuse, la police de Montréal dût s'on mêler.Tout cels est très ficheux, car, quelque raison que pouvaient avoir los protestataires de s'objecter au règlement proposé, il ne leur était pas permis de recourir à des arguments aussi frappants que ceux qu\u2019ils ont employés.La doctrine de Bismarck: « Ia force prime le droit, » n'est pas admise en Canada.*,* Dois-je attribuer au soleil d'été la singulière manie qu'ont plusieurs de nos compatriotes de se faire décorer d'ordres de chevalerie baroques et ultra- fantaisistos ?IL y a ou dernièrement à Montréal une fournée de chevaliors de l'Ordre Royal de Mélusine, de Sauveteurs dos Alpes Maritimes et de je ne sais quoi encore.Comme je connais la plupart des ordres fondés pour récompenser le mérite, ot que c\u2019est la première fois que j'entends parler des chevaliers de Mélusine, j'ai feuilleté Larousse et j'ai trouvé les renseignements suivants qui sont très vagues, ag qui s'appliquent peut être à ceux dont il s'agit : « Ces chevaliers so distinguent généralement par les caractères suivants : bec long, grêle, comprimé sur los côtés, ordinairement droit, queique- fois un peu retruus:é, forme à ls pointe et mou à la base, ayant la mandibule supérieure légèrement recourbée vers l'extrémité ; sillon nasal ne dépassant pas la moitié de la longueur du bec ; narinos linéaires, basales ; langue filiforme, très poiniue; torses grêles, d\u2019un quart plus longs que e tibia ; quatre doigts ; la livrée d'été esl toujours plus brillante que celle d'hiver.Du reste, COS OiBBAUX.» Mais je patauge, il s\u2019agit d'oisenux, je suis en pleine ornithologie ot par conséquent très loin de mon sujet.Je cherche ailleurs, je compulse les diction- nuires, les encyclopédies, et ne trouve nulle trace de l'ordre de Mélusine, mais on m'\u2019affirme quo Don Quichotte en faisait partio.) Ce sont peut-être des jaloux qui fout courir ce ruit.*,* Quoiqu'il eu soit, je puis copendant vous renseigner sur Mélusine; c'est déjà quelque chose.Mélusine était la protectrice de lu maison de Lusignan, et la plus célèbre de toutes les fées de la mythologie française.Jean d'Arras, autour de la légende de Mélusine, dit qu\u2019elle était fille de Pessine ot d'Elinas, roi d'Albanie.De con- cort avec ses deux eœurs jumelles, elle renferma son pére dans la montagne de Brundelois.Pos- sine, irtitée, lu condamun 3 tre moit é femmo ct moitié serpent, tous les samedis, (c'est-à-dire tous les jours où Le MoxvE ILILUaTRÉ paraît), et fée jusqu'au jugement dernier, à moins qu\u2019elle ne trouvât un chevalier qui voulût l'épouser, et qui consentit à ne jamais la voir le jour du su métamorphose.(On dit que plusieurs des chevaliers nouvellement nommés à Montréal auraient été très disposés à y consentir, moyennant une dot convenable).Mélusine rencontra ou so promenant dans les bois Paymondin, comte de Forez, qui, épris de ses charmes, ne tarda pus à la prendre pour femme.Elle bâtit alors lo châteuu de Lusiguan, et devint mère de huit enfants, dont le plus célèbre est Goffroy à la yrand'dent.Malheureusement, Raymondin était curieux.Un samodi-\u2014LE Monve ÎLLUSTRÉ ne paraissait pas à cette époque\u2014il fit avec son épée un trou dans la cloison de la chambre de Mélusine et la vit avec sa queue de serpont.Mélusine poussant un cri, s\u2019envola tout à coup par ls fenêtre.Une seconde légende, mais plus récente, ra rte qu\u2019elle se réfugia on Dauphiné, dans L umeuse grotte de Sassenage, au milieu de laquelle se trouvent deux cuves creusées dans le rocher, et qui, à soc pendant toute l'année, se remplissent d'eau le jour des Rois., Mélusine leur communique le don do prophétie, et épousa le seigneur de Sassenage, dont elle eut un fils qui perpétus su race, otc.Bref, vous voyes que cette Mélusine était uno LE MONDE ILLUSTRE 78 pas grand chose, pour ne pas dire une rien du tout, mais cela n'empêche pas que nombre de familles nobles aiont tenu à honnour de descendre de cette moitié de serpent \u2014les jours où Lk Mont ILLustRÉ paraît, © samedi, ne l'oublioz pas\u2014 et qu avait doux maris.it c'est le nom de ce monstre que l\u2019on a donné à l'ordre en question.Il paraît aussi, on l'annonce au moins, que ls princesse de Lusignan, qui est complètement inconnue, va venir au Canada.Si vous voulez devenir chevalier de Mélusine, cela no coûte pas cher, et il suffit de prouver qu'on a une araignée dans le plafond, on est admis tout de suito.Enfin, c\u2019est une manie inoffonsive, il y & de très braves gens qui en font partie, et mieux vaut encore être chevalier «le Mélusino que chevalier d'industrie, comme los caissiors américains dont je vous parlais tout à l'heure, mais si vous vous enrôlez dans la légion de la princesse, ne le dites pas, ayez la modestie do l'humble violette.Lu Les républicains des Etats-Unis viennent de s'assembler pour choisir dans leur parti un candidat au poste de président de la plus vaste république du globe, et tout s'est très bien passé.ous savez que c'ost lo général Harrison qui a eu le plus grand nombre de suffrages, et je ne vous aurais sans doute pas parlé de cet évènc- ment qui nous touche peu, si je n'avais remarqué un fuit assez intéressant.Un des membres de la convention, M.Boutelle \u2014un singulier nom dont on est tenté de mouiller les L L\u2014alors que tout était fini, c\u2019est-à-dire, que le président et le vice-président étaient choi- xis, demanda à proposer une résolution, Grand tapage, protes\u2018ations, la proposition n\u2019est pas réglementaire, il est trop tard, pas moyen de sauter ainsi à pieds joints eur les usages, quand enfin un délégué enisi d\u2019une inspiration subite dit qu\u2019il serait peut-être bon de savoir de quoi il s'agissait et on décida do laisser lire la proposition M.RBoutelle\u2014j'ai toujours envie de l'appoler Bouteillo \u2014 s'exprima alors ainsi : « Le premier but de tous les gouvernements est lu vertu et In sobriété du peuple et la pureté de leurs foyers.Le parti républicain sympathise cordialement avoc tous les cfforts sages et bien dirigés pour encourager In tempérance et la moralité.» Bonne! Bonne ! On croit rêver en lisant cet axiôme de M.do la Palisse, et je me demande dans quel état moral et physique devait se trouver l'auteur de pareille proposition.Comme s\u2019il existait un parti, au monde, qui oserait déployer le drapeau de l'intempérance et de l'immoralité.J'ignore ce qu\u2019il adviendra aux prochaines élections américaines et je m'inquiète peu de savoir qui, des républicains ou des démocrates, l'emportera, mais je sais que ces derniers sont actuellement au pouvoir et que les autres n'y sont pas, ce qui signifie quo les uns veulent se mettre à la place des autres, car ainsi que le disait très bien madame «de Staël : « Le parti qui domine le Plus est celui qui demande des places.» Malgré l'indiscutable vérité de la première partie de la proposition de M.Boutelle, il ne fau- vait pas croire qu\u2019elle ait été acceptée par tout le monde et que les membres de la convention l\u2019aient adoptée à l'unanimité, car il s\u2019est trouvé un délégué, un eur huit cents, qui à protesté, sans rien dire et en no se levant pus, puisque le vote à été pris par assis et levé, \u201cLes journaux américains ne nous donuent pas le nom du protestataire, et la chose est vraiment fkcheuse, car l\u2019histoire aurait intérêt à garder le nom de ce républicain (¢clon le sens qu'on attache à ce mot aux Etats-Unis), qui avoue ingé- nûment que la tempérance et la moralité n'ont rien à faire avec l\u2019art de gouverner les peuples, Enfin ! l'Amérique est le pays des étonnements ! *.* Gréce & Dieu, la nouvelle de la mort de M.de Lesseps n'était qu\u2019un simple canard que des spéculatours avaient fait lover afin de mieux voler d\u2019autres amateurs de jeux de bourse.Pendant qu'on répandait ls nouvelle qui fit bientôt le tour du monde, le grand ingénieur français go promenait tranquillement au Bois de Boulogne, avoc une partie de sa nombreuse famille, los nouf filles qu\u2019il à de son second mariage.utrefois, le canard était un produit qui appartenait essentiellement aux journalistes, qui aisaient assaut d'imagination pour trouver l'énormité ln plus invraisemblable, aujourd'hui les tripoteurs de fonds s\u2019en mêle, et il faut que ça paie, comme on dit si élégamment chez nous.Le fameux serpent de mer, dont tous les journaux du globe racontent encore périodiquement l'apparition, est un des canards qui ont ou le plus de succès, C'est un journal de Paris, lo Conati- tutionnel, qui l\u2019a inventé il y a quelque cinquante ans.Un autre canard ébouriftant est colui qui fat ublié vers la même époque par un journaliste ge.Il ruconta un jour qu\u2019il venait de se faire une expérience très intéressante et bien propre à caractériser l'étonnante voracité du canard.Vingt do ces volatiles étaient réunis, disait-il, on hacha l\u2019un d'eux avec ses plumes et on le servit aux autres qui le dévorèrent gloutonnement.On immola le deuxième qui eut le même sort, puis le troisième, et enfin succe-s1vement tous les canards, jusqu'à ce qu'il n\u2019en restât plus qu'un seul, qui se trouva ainsi avoir avalé les dix-neuf | \u20ac autres dans un temps déterminé et très court L'histoire eut un succès invraisemblable, fit le tour de l'Europe et parcourut le Nouveau-Monde, où elle fut encore agrémentée à l'américaine.Un journaliste anglais de Montréal\u2014je ne vous dirai pas qu\u2019il a ges bureaux rue Saint-Jacques, vous pourriez deviner son nom \u2014 me disait un jour quand je lui reprochais de faire abux de fausses nouvelles : \u2014Vous n\u2019avez pas la véritable vocation du journaliste-reporter; je publie aujourd'hui que le clocher de telle église va tomber, je contredis la chose demain, cela fait deux nouvelles, On me reproduit, on en parle partout et longtemps, el un beau jour vous entendez dire gravement : « Vous savez, le c} cher de l'église St X., il n'est pas solide, il a failli déjà tomber, je l'ai In dans le Puff.» Et cela fuit une réclame à mon journal.Et c'ost bien vrai tout de même que cela lui fait une fameuse réclame ! O Réclame ! que de crimes ou commet pour toi ! NOS GRAVURES UN RAYON DE PRINTEM®S I Moi, j'ai dit aux pommiers : \u2018\u201c O pormniers blancset rases, Dites-moi donc pourquoi vous êtes si flenris ?Uli ! pourquoi maintenant, vous ais si moroses, Avez-vous taut de fleurs au bout de vos bras gris ?Et les pommiers m'ont dit eu me montrant leurs branches : * Ah ! c'est que, vois-tu bien, nous sommes très jaloux : Nous avons vu ta belle et ses menottes blanches, Kt nous tâchons d\u2019avoir des mains comme elle, nous ! Moi, j'ai dit aux cieux bleus : \u201c\u201c Cieux peuplés d'hirondelles, Cienx aujourd\u2019hui si purs, hier si nébuleux, ; Cieux tendres, cieux de mai, cieux pleins d\u2019astres et d'ailes, Dites-moi donc pourquoi vous vous faites si blens 1\u201d Kt les cieux bleus m'ont dit, dans uu de leurs murmures : \u201c Ah! c'est que vois-tu bien, homme au destin si doux, Nous avons vu ta belle et ses prunelles pures : Alors nous tâchens d'être aussi bleus qu\u2019elles, nous ! \"\u201d Moi, j'ai dit à la Terre : *O medone bénie, Terre sur qui je voie tant de fleurs odorer, Terre pleine d'amour et de joie infinie Dites-moi donc pourquoi vous me faites pleurer ?\"\" Et la Terre m'a dit : \u2018* Pleure, homme aux yeux mornses ' Car tes deux bras ont beau serrer avec émnoi Ta belle aux yeux si bleus, ta belle aux maine si rones, lu jour auasi, vois-tu, je la xerrerai, mor ! 2 JRAN RAMEAL.LES MOIS FLEURIS : JUILLET Des cerises, des pavots, des oiseaux.\u2014Ce qui pate au goût, charme les yeux et los orcillos \u2014 ne pauvrette rustique, son tablier plein «lu fruit délicieux, un couple amoureux chemiuant au clair de ls lune.\u2014 L'enfance d'une part, lu jeunesse de l'autre.\u2014Tels sont les éléments ve la charmante compusition de M.Huabort-Dys, qui représente lu mois de juillet sous un de ses plus riant- aspects.Nous n'insisterons pas.Notre gravure, par lu grâce et l'originalité de son arrangement, où les principaux sujets se trouvent encadrés clans les ies sphériques du fruit de la saison, par le &pi- rituel mélange des corolles et des feuillagges formant d\u2019originales arabesques, est r'éjouissante par clle-même en donnant à la fois l'idée de ce qui brille, de ce qui chante, de ce qui rafraîchit le cœur et les lèvres.- OP + LA PENSÉE, LE CŒUR.LA VOLONTÉ AR la pensée, l'âme w'élève à ce qu\u2019il y a de plus grand, à la plus haute idée que PR.4A l'on puisse concevoir, colle d'un être su- 6a
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