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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 23 juin 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1888-06-23, Collections de BAnQ.

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Ce vaillant, que Pélissier admirait en le voyant monter à l'assaut le 8 septembre 1855, et dont il dissit avec enthousiasme : « Il est impossible d'être plus beau sous le feu ! » En vérité, je ne comprends rieu à cette étrange distraction qui s'est emparée de moi au point d'oublier un instant un des plus brillants généraux français, et ce qu'il y a de plus incroyable encore dans cet oubli, c'est que j'ai écrit cet Entre- Nous le 4 juin, c'est-à-dire le jour anniversaire de la bataille de Magenta, qui 8 valu à ce héros le titre de duc et le kâton de maréchal de France Paidon ! pardon! il y à encore deux mué- chaux bien vivants, le duc de Magenta ot Cam o- bert, et maintenant que j'ai avoué et réparé ma faute, abzolvez-moi.*4,+* Les merles en ont été quittes pour lu peur.On a bien insinué qu'ils étaient d\u2019affreux goinffres, des miséralles voleurs, re gorgeant de fruits et de grains aux dépens des Cunadiens, mais la chore n'a pu être prouvée, et à l\u2019heuru qu'il est, si les merles lisent les journaux, ils suvont tous que le bill qui «levait les condamner à mort a été retiré, et que l'on n\u2019en entendru probablement plus parler de longtemps.Nos députés ont fait preuve de beaucoup de bon sens en ne voulunt pus parer pour des so.teins, et l'un d'eux à même fiat ob-erver, m'a-tor dit, que taut quo les merles aeuls volersient sur les chemins de colunieution, lu puys ne s\u2019en porterait pus trop mal, .Les politiciens aftirment que culte 1 éflexion e-t grosee de rous-entendus, muis moi jo ne l'ai pus compris, Un autre souverain vient de faire la triste vx- périenco de cotto vérité, vraie malgré l'opinion des chirurgiens qui réussissent leurs opérations au prix de Ia vio du patient, Frédéric LIT, empereur d'Allemagne, est mort après trois mois et six jours de règne; trois * mois et six jours qu'il à passés gardé à vue par dix médecins qui cherchaieut à l'arrucher des mainsde lu mort, et surveillé par le sinistre chancelier de fer qui attenduit sans doute avec impa- ; Lience son dernier soupir.Un journal de Paris, l'Indépendant, s'exprimait ainsi il ÿ à quinze jours : En dep:t de tout sou courage-qu'il vera t puéril de nier- en depit des prodiges de devour went scientifique qui ont fuit du Dr McKeuzie le plus grand specialiste de son temps ; vi dépit de la lutte vraiment hercique de la fille de lu reine Victoria coutre l'aifreux destin qui insiste pour faire d'elle Une veuve et tre impératrice après frois mois de règne qui n'ont été que trois mois de deuil et d'ungoissee, Frédérie [1 «st usé, perdu pour l'empire et pour les siens, ** Le plus bel cfficier \u201d de cette urmée qui se croit la plus telle du monde, va aller rejoindre dans le mansolée de Char- lot'eubonrg le vieux despote qui s\u2019y «at couché le 9 wars der.Hier.Après avoir éte prince royal, puis imperial, pendant ciquante-six as, il aura fait ses Cent-Jours sur un double tone d'empereur et de roi, représ-uté pour lui jar un catuape de walle ou par un lit de douleur.fet homme a la large cotrure, à la stature herculeenne, Lurhu comme une statue de fleuve, aux maing epaisws et ve lies, que sous avons vo, le front dejà ride, promener autour de Pris sa personne alourdie par le développement moladif dx [vin plies, West plus anjourd'hui que l\u2019ombrede lui-vême ; detnaits peut être, il ne sera plans l'onrbre de personne.Notre generosite naturelle, notre pitié facilement oublieute, avaient trop vite embelli le corvetere du malade de San- Remo de toutes les qualités du souverain aui d'une philosephie toner, de In paix et de la science.Nous en avions trop vite fait un Dow \"dro teuton.11 a bien fallu en rubattre, quand Houx avous lise hautaine et ridicule proclamation aux pays- aunesés, quand nous Pavous va poursuivre en Alsace: Lor.taine la wwe \u2018 olitique d'opprrssion et de persécution à froid et Inisser à nu Hoheulohe et à un Hismarck cæte blanche pour provoquer is France, tout en affirmant au monde civilisé qu'elle seule est lu provocatrice\u2026 Et voila pourquoi, malgie son esput Cclaire et de coup'exion honuete, Frederic III, jouet «d'une politique qui ne fut jumais la sienne, ira rejoitelre meluncoiiquement, dans les fro des region de l\u2019histoire, la tourbe des porte couronues qui Jeuplent l\u2019un des cycles du Dunte les plus payes de bonnes Juleutions.Aujourd'hui, en etfet, tout est fini, Frédéric 111 n\u2019est plus l\u2019ombre de personne, muis quatre millions d'Alsaciens-Lorruins détestent sa mémoire ; c'est là tout ce qui marque son passage dans l'histoire.Et comme il a du souffrir, co m:.lheureux, eu voyant Bismarck agir en maître pendant ces trois mois do règne et d'agunie, Bismarck qui rudoyait preque l'impératrice, l'empêchait de marier su fille et qui, avec uno insolence de soudurd ivre, disait, deux jours avant la mort de son souverain : «Si l'empereur ne guérit pas, Une régence seru tormée aujourd'hui ! n Aujourd hui! un colonel de uhlans mettant son roi en demeure de guérir avant lu fin du jour ! et pus un Allemand n\u2019a protesté ! 1! y a trois ans, jour pour jour, le 15 juin 1585, le prince Frédéric-Charles, cousin de Fem pos our qui vient de mourir, rendait le dernier soupit à Klein-Glienicke.C'elui-là ne lnisse gudre do regrets, Quand à Frédéric ILI, tout le monde n admiré son courage devant lu mort, et ri l'énergie ot les qualités de l'homme pouvuient faire oublier sa vonduite cuvors l\u2019Alsuce et la Lorraine, il tninse- tait une réputation sans (uche, mais Bismarck ne lu pas voulu *4# Je vous ui dit quelques mots de notre nouveau guuverneur-général, mais comme j'ai omis de vous donner dus ronecignoments biographiques, je m'empresse de les publier aujour- d'hui.Lord Frédéric Arthur Stanley, fière du comte Derby, dont il est l'héritier présomptif, est né en 1841.[lu fuit eon études a Katon, et en sortant du collège est entré en 185$ duns les Crenadiers de ls Garde ; nommé lieutenant puis capitaine on 1862, il re retira du service en 1865, quand il fut nommé député à lu Chambre des Communes, où il représentait lo comté de Preston.LORD FRÉDERIC-ARLHIUR STANLEY Gouverneur -géuérl du Canadu Lord do l'umirauté en I8UN, secrétaire du ministre de ln guerre de 174 à 1477, sccrétuiro du trésor en 1877, secrétaire d'état de In guerre en 1878, puis secrétaire dus colonies, lord Stanley à été mêlé à toutes les luttes pr litiques ot les changements de ministères depuis vingt une.[ls'ost marié on 1864, avec lady Constance, fille aînée du comte de Clarendon.#45 Mulgré lu très proche parenté qui exiato entro lu gouverneur-général du Canada et le tn- meux lord Derby,lqui donna son nom aux célèbres courees annuelles, il no faudrait pas en conclure que lord Sianley no s'occupe que du quudiupèdes ; Ce rerait une erreur.Autre temps, autre mœurs! Lord Derby, père de notre guuverneur, vendit \u2014il y un ducelu déjà bien longtemps\u2014les chevaux et les écuries de son uieul, et dit adieu au sport pour s'occuper de choses plu- sérieures, et c'est aînei qu\u2019il encouragen beaucoup l'établissement des écoles professionnelles et des bibliothèques en Angleterre, ce qui vuluit beaucoup mieux que de passer sa vie sur les champs de courses.Lord Stanley purtuge uusei ces idées, diton, et \u2014=i jo suis bien renseigné\u2014il u très peu de goût pour le maquignonnage.Pur contre, il aime beaucoup les vieux équi- puges lourds et mussifs, et un journal anglais d'Otluwa te s'est pus gêné de dire.l\u2019autre jour, que l'arrivéo duns lu capitale de l'énorme\u201d machine qui sert de voiture au gouverneur général, 8 fuit sensation dans la ville, || tiniseait même e6 s'exprimant d'une manière Uussez ironique : «Ou à oxprimé des doutes, dit-il, uu zujet do la poreibilite de pouvoir pus-er sous lew fils téléggraphiques sans accrocher le valet de pied, muis aucun accident n'est ariivé Jusqu'à présent.» #55 Pauvre gouverneur ! quelle oxistencesern lu sienne d'ici à quelques semiines, voué qu\u2019il est d'avance nu supplice dus adresses et des poignéus de mains | Pour adoucir sa peine amère et l'uvertir de lu comédie qui va so jouer et qui ost mémo déjà commencée, je crois devoir l'éclairer humblement sur lu véritable nature des sentiments qui vont lui être exprimés en prorus diverses.Tout le monde, mylord, va vous parler de lu loyauté des Canadiens, de leur attuchement profond à la couronne d'Angletorre, etc , etc, mais tout celu n\u2019est que du style officiel, car, au fond du cœur, plus d\u2019un pense que moins on s'occupera do nous de l'autre côté de l'océan, mieux cela vaudra, et que si nous pouvions faire toutes Non nffailes nous rêmes, nous n'en serions pas féchés. écrasée.car 05 Mine dde 1 LE MONDE ILLUSTRE 59 On vous félicitera, mylord, d'avoir été nommé | cinquante-deux statuca dans l'empire britan gouvernour-général du Canada, et, on ceri, on | nique, ot su gloire no pourrait guère souffrir de ont très rincère, car chacun re dit qu'il voudrait, Comme il est grandement question de la dé.bien être à votre place, utin de toucher cinquante\u2019 motir, on pourrait pout être arriver à un arran- mille pinstres par an et les frais de reprénontation, ; gement qui, à mon sens, satisferait tout le monde, mais en lui-même il njoute : \u201c Nous avons assez | puisqu'il norait aussi un acte de justice.de Canadiens capables d'occuper ce poste et il la disparition de l'étrange monument de Montréal.est complètement inutile d'allor chercher si loin Comme notre population est mixte et que nous les gouvorneurn, \u201d nous devons des égards les uns aux autres, notre Tout ceci soit dit rans aucune arrière pensée |dovoir est de rendre hommage aux grands de méchanceté, car on à aucune raison de vous en hommes dos deux nations qui comporent notre vouloir, puisque vous êtes tout aussi houndte peuple, ot, comme nous avons honoré pendant de homme que nous, mais il est certain que même longnes années le grand amiral auquel le wort des chez le penple le plus démocrate de la terre, on armes a wouri pendant ses luttos contro In France, xe sert toujours un pou d\u2019eau bénito de cour.il mo nemble qu'il est temps de profiter de l'oc- Mulgré toutes los protosta ions do dévouoment | casion qui s'offre & nous \u2018our ériger la statue que vous rocovrez, il eat certain quo dans quinze|d'un autre marin, l\u2019illustre d'Iberville, qui a joua vous aurez déjà fait des mécontents, mais battu tant de fois les Anglais du pôle à l'équateur.ceci est duns l'ordro des choses ct vous devez, Jo suis certain qu'il suffirn d'émettre co simple nusez connaître l'humanité pour lo savoir.désir pour que nos compatriotes d'origine raxonno On vous dirn que l\u2019on est certain que vous s'empressont de se rendre à ce vœu si légitime et marcherez sur los trucos do vos nobles prédécex- souscrivent eux-mêmes au fonds destiné à l'érec- sours \u2014 entre parenthèses il est assez curieux de tion du Jean Bart canadien.constater combien on re rert de ce mot nobledar:, in co faisant, ils mon'reront autant de gran- ce pays où In noblerso de nom n\u2019existe pas \u2014 deur d'âme que nous en avons montré nous- mais je crois quo vous feriez peut être mieux de mêmes, et cette démonstration servira cesserrer sortir des rentiers battus ot de faire du nouveau.encore les liens de prof mule amitié qui nous Ki j'étais à votre place \u2014 ce qui no nurrait unissent.guère arriver qu'à la faveur d'un catacfisme \u2014| Vive d'Iberville ! jo me serviraix de l'influence de mon nom ot de\u2019 ma position pour essayer de reformer complète, ment Fédueation des Anglais du Canada, éducation qui est négligéo an possible.Je leur ferais comprendre que los grands nirsde petits mastro qu'ils affectent à l'égard de leurs compatriotes d'origine françwise les rendent tout simplement ridicules, et qu'ils ont encore beaucoup à apprendre avant | d'être nos égaux sous le rapport de l'instruction et du savoir vivre.\u2014 Je parle de ln généralité, enr il y a des Anglais très bien élevés \u2014 Je tâcherais de leur faire perdre l'habitu le de siffler | et de coudoyer le« femmes.Je leur rappellerais l'excellent avis que Don Quichotte donnait à son fidèle ami, quand il lui | 4 disait : \u2014 \u201c Souviens toi, mon fils Sancho, qu\u2019il ne faut ni manger des deux mâéchoires, ni rotor au dessert.\u201d\" .+ 1 ni , ay A \u201c + ] 1 Je leur conseillernix d'apprentre le français.L'empereur Guillaume Il est né le 27 janvier de respecter les catholiques, de ne pus se griser| cn .Sm gh À .a 859.: \\ 2 Siar 188 à huis-clos après avoir préché la tempérance, et 145 | a épousé à Belin, le 27 févriet 1881, la NOS GRAVURES GUILLAUME IL ET SON FILS Gpiga® U moment oi le monde entier a les yeux NC (ournés vers Beilin, d'od vient de mou- % rir l'empereur Frédérie I11, il nous pa- vaît intéressant de publier le portrait du prince Guillaume, qui est appelé à succéder à son père., 14 .i ; rincesse Auguste-Victoria tille du duc de Sles- d bien persuader de | idéo qu\u2019ils n'appartien- pr .aa FR e se vien porkes q DT wig-Holstein.Leur fils aîné, te petit Guillaume, représenté avec son père sur notre gravure, est né à Potsdam, le G mai 1882, L'esprit militaire des Hohenzollern s'épanouit en lui dans toute sa force et son exclusivisme.Comme son grand-père Guillaume I'v, il aime l'armée, il en tait l\u2019objet de ses constantes préve- « nent pas exclusivement à In première nution du monde, attendu que toutes les nations marchent, invariablement et depuis la création, à In tête les unes des autres.Je lour dirais peut-être aussi qu'il ne faut dire du mal des Français, devant moi, parceque l\u2019An- \u2019 ,] gleterre eat une conquête essentiellement fran- cupations.Nul colonel ne remplissait plus seru- pulcusement ses devoirs que lui quand il rentrait | au quartier du régiment de hussards rouges dont il était le chef.Sa sollicitude envers l'armée se munifesto jusque dans sea sentiments familliers.Co n\u2019est point sans orgueil qu\u2019il regarde son fils aîné, âgé de six ans ot vêtu déjà de l'uniforme de fusillior de lu garie.L'empereur Guillaume II est soldat dans l'âme, dur envers lui comme envors les autres.Aussi est-il l'âme et Pémule de Bismarck, qui voit on lui le dépositaire des traditions militaires de la maison de Prusse, et qui l\u2019a préparé par ses legons oi ses conseils à recevoir ot à conserver les patrimoines que ses ancêtres ont conquis.gnise, et que le premier Stanley qui à mis le pied sur la terre anglaivo était un Français, compagnon de Guillaume le Conquérant.Je ne m'en tiendrais pas aux paroles seulement, je donnerais une certaine somme, dix mille piastros par exemple, à In société Saint-Jeun-Bap- tiste de Montréal, pour l'aider à construire le monument national, je commanderais une statue de Jacques-Cartier à Ilcbert, un grand tableau d'histoire à Hamel, j'enverrais des fouds aux incendiés de Hull.je poussoruis à In construction du pont de Québec, je m\u2019abonnerais à tous los journaux canadiens français, bref j'emploicrais mes revenus d\u2019une manière convenable, certain quo lo bon Dicu me récompenserait dans un monde meilleur.| \u2014\u2014 Quant aux adresses, je prendrais mon temps jour y répondre, ainsi que vous avez fait du reste ovs de votre débarquement à Rimouski.Les mains jointes, vêtue de blanc, coittée du son J'aurais encore bien des choses à dire, mais je cnlot de paysanne poitevine, une communiante, craindrais d'abuser de l'uttention que vous ne qui vient de recevoir l\u2019hostie, retourne à son banc me prêtez pas et je m'en tiondrai là aujourd'hui.où l'ont déjà précédée ses camurades.Son fichus, orné de légères broderies, est retenu sur sa poi- *,* On annonce lu fin prochaine de fou l\u2019ami- trine par un bijou d'aicule.croix d'or suspendue ral Nelson, dont la statue est érigée sur In placo|à un cœur d'or, Son visage pur d'enfant, son Jacques-Cartier.regard candide et mystique, reflét:-nt les senti- Co brave marin.dont l\u2019Anglotorre a le droit| ments de forvente piété qui I'animent lorsque, d'être fière et qui ost mort on combattant sur son levant les youx vors uno adone, elle murmure banc de quart, est dans un état déplorable, mal- une courte prière.gré les soins qu\u2019on lui un prodigues, et il serait L'artiste a admirablement exprimé dans son temps de remplacer sa statue par uno autre qui dessin, la naïveté, l'idéal voligieux et charmant offrirait un pou plus d'intérêt pour nous.do cotte scène qui lnisse dans son souvenir d'en- L'amiral Nelson a enviren trois mille six cont : fance uno Lraco si profonde et si durable.NORMANDIE : PREMIÈRE COMMUNION LA PAROLE D'UN INDIBN xPUIS un cortain nombre - d'années, les M Américains.sous prétoxte de civilisation, Ë ont presque éléminé tout co qui restait d'Indiens.Et comme lo disait un savant voyageur français : \u201c L'œuvre de dostrue- tion sora bientôt nchevée, et c'est seulement dans les romans de l\u2018enimo 6 Cuoper et du capitaine Mnyne Reid qu'il faudra ch \u2018rcher le souvenir des anciens l\u2019eaux-Rouge+.De la civilisation, on ne leur a fait connaître que les dangers.On leur a fourni plus volontiers des liqueurs dont on meurt que des instruments de travail dont on vit.Ce quo les coups de fusil n\u2019ont pas fait, l'alcool l'a achevé.\u201d Cependant, personne ne peut nior leur caractère vraiment chevaleresque.Malgré lu déca- denco profonde des races sauvages, malgré lu vénalité de ce peuple, autrefois si magnanime, souvent encore il donne au mondo civilisé des leçons d'honneur ot de loyauté assez rare même chez les peuples qui méprisent ces rares bur- bares.Voici ce qu'un témoin oculaire nous racontait : Quoique In chose puisse étonner au premier abord, il n'en st par moins vrai qu\u2019il n'existe aucune prison dans les limitos de ln réserve de lu tribu des Cherokce, située sur le territoire Indien.Il y a quelques temps, un Cherokee fut condamné à mort pour avoir tué un mineur uu cours d'une querelle.Quelques por-onnes, qui s\u2019intéressaient à son sort, présentèrent une requête au Congrès demandunt de commuer lu sentence.Comme la réponse ne devait arriver que deux ou trois mois après, le prisonnier fut relâché sur parole.Je me trouvai présont, par hasard, quand le shérif reçut une lettre annonçant que la requête avait été rejetée, ot que lu justice devait suivre RON COUTS.\u2014-Pauvre homme ! me dit le shérif, il va être fusillé demain.\u2014Où done est-:l, ce meurtrier, je ne vois pus de prison aux alentours 7 \u2014Oh ! il est chez lui ! \u2014Comment ! un indien condamné à mort qui vit tranquilloment chez lui ?\u2014Uertainement, il est libre sur parole depuis près de trois mois.Nous n'avons pas de prisou ici ! \u2014Eh bien, je suppose que vous ne croyez pas qu'il va venir ici pour se faire fusiller ?\u2014Certes, oui, je le crois.Il sora ici demain, je l'ai envoyé chercher.A ces mots, je ne pus m'empêcher de sourire ; cependant, afin de ne pas peiner le bonhomme qui, d'après mui, s'était laissé jouer avec une naïveté digne d'un fonctionnaire d'Etat, je n\u2019en fis rien paraître, Vers cet époque, jo croyais encore profondé- mont, d\u2019 près le récit de certains voyageurs, que les sauvages étaient tous, »ans exception, de rusés fripone, n'ayant aucun sentiment d'honneur.Aussi, le lendemain, je me tiens prêt à bonne heure pour être témoin de la déconfiture du shérif.L'heure do l'exécution approchait.D'ailleurs, j'étais presque certain qu\u2019il ne se montrerait pas, quand tout à coup, quelques minutes avant l'heure fixée, j'aperçus une cavalcade venant dans notre direction.A lu tête se tenait un joune In- dion de belle apparence.Arrivé près de nous, velui qui paraissait être le chef descendit de cheval et se constitua prisonnier.Ensuite, il sevra ls main : tous ceux qui étaient présents, puis il donna sa selle à l'un, son cheval à un autre, enfin il distribua tout ee qui lui appartenait.Alors il choisit son meilleur ami, parmi ceux qui l'avait accompagné, pour lui tirer le coup fatal.L\u2019ami parut très flatté de cette marque d'amitié.L'assassin se plaça à vingt-cinq pas, attacha une fouille sur sa tunique, vis-à-vis le cœur, et com- mauda le feu.Son ami, un Indien comme lui, visa juste, et l'esclave de la parole donnée tomba foudroyé ! N'est-ce pus que les \u2018 visages pâles\u201d peuvent quelques fois recevoir des leçons de pauvres \u201c peaux-rouges.\u201d ADAM MIZARE, x reall aa oll ns _ = = _\u2014 em gv 0 gmp imam -\u2014 ELA mr \u2014 x x ; \u201c Pp om 4 | ry à % > \"a SES ~AY 7 aa = 17 1 A at - = wo gr, a ae À > # == re iy = Nx, 25 A , ok * = \u20ac ; z 3 ia re fs.= A» RR ead = + 005 > = ; 6 3 Tk SE A # = \u201c 37, 74 Rb + , À pe LE # Es < yi =z \u2018 LP.Ys 2 3 Lu ps À = Sy LY fr = : % Sat a ze a 5 Le 7 Ne * Æ a = \u201cA A sx z ge Se # LE MONDE ILLUSTRE ed 14 A / == : a AA ë } ! I \u201cMg bo » go EN NORMANDIE \u2014 PREMIÈRE GUMMUNIO Y > ns or wr Se Yr SE Sie = AY # Ra : 5 a 3° 8 \u201cÀ a = aies Le Pa YA « ~ A 4 a a cs = ad + ! = HE ne h 3 pe Ta, £1 S Wow + pi À: \u201ca Oy AR \u2018 5 is LX N È= = 9 a PF = : \u20ac \u2014\u2014\u2014 Sr aT _.yg ASI AAS a ae - .=\u201c _ _ + ue re na T_T mu ST \u2014 2 A rte EE \u2014 22 re Ds ranrire pr meee \u2014 5 -\u2014 SINISE dis.ee pp Sm.eo «Xe WA > Tm De Lk MONDE ILLUSTRE 6) PRIX DE HONORABLE M.MERCIER ARTICLE COURONNE A MADAME MERCIER Manane, \u2014 Digne épouse de l\u2019un des plus remarquables Cnnadieus de notre époque, perimettez moi de vous offiir cette petite maquette saus prétention, que j'ai cherché à mouler sur les traits de la femme canadienne telle que j'aime à 1n* la représenter dans mon tuère, dune ma sceur, dans mon épouse, dans mon fille.Agréez, madame, l'expression de mon profond respect.Uric Barrie.Québer, 16 juin 1888, LA FEMME CANADIENNE WP, ERopoTE, l'un dos premiers écrivains du Roof: monde, vaconte que Psammitichax, roi CAVA l'Egypte, imagira un moyen très ingé- \u201cgta\u201d nieux de mettre fin à une vieille contro- AS\" verse entre ses sujets et lex Phrygiens qui, les una et les autres, se disputaient l\u2019honnonr d'avoir é é lex premiers habitants de la terre Il tit enfermer deux enfants nouveau-nés séparé ment dans des hn*tes ixolées, sous In garde d'un pâtre qui avait défense absolue de jamais pronnn- cer une parole devant eux, st qui devait
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