Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 11 février 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le Monde illustré, 1888-02-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" E MONDE ILLUSTRÉ 'ABONNEMENTS : \u201cInn Un An, 83.00 - - - - Six Mois, $1.50 ANNER, No 197.\u2014SAMRDI, 11 FEVRIER 1888 ANNONCES: quatre Mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME à SABOURIN PropricTAIRES La ligne, par insertion - - - = 10 eonts fondu dans Tes depôts - \u2014 3 cents a copia BUREAUX, 30 RUE ST-GABRIEL, MONTREAL me pop A \u2014\u2014 \u2014_\u2014 re rer special pour annonces 3 long terme LE hy UE JUBILÉ SACERDOTAL DE LEON XIII.\u2014 LA \u201c 8RDIA CESTARORUA \" À Ÿ i, A pu Sal AN 323 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRÉ MONTRÉAL, 11 FÉVRIER 1888 SOMMAIRE TENUE : Entre-Nous, par Léon Ledieu.-Niagars, par Ben.jamir Buite.- Sur la persévérance, par John Stuart lackie.-Nos gravures.\u2014Nos servantes, par Hermance.-Poésic : Souvenir, par Pierre Gigo-Dutanet.\u2014l's4 et coutumes, par Any Beph.\u2014 Primes du wois de janvier.-Choses et autres \u2014 Récréation s de la famille.\u2014 Feuille ton : Pauline.GiuavtRes * Le jubilé sauerdotal de Léon XIII : La © media cestatoria \u201d ; Le pape célébrant va \u201c messe d'or dans Ia lusilique de Saiut-Vierre.\u2014-La comtesse Pecei.Le comte l\u2019ecci.-La croix pastorale offerte à Léon XII par la chevalerie papule.-Gravure du feuilleton.Primes Mensuelles du \u201cMonde Illustré \u201d Ire Prime - - : .$50 Ime a : - - 25 3me < : : ° 15 4me + .: 10 5me + - : : ) 5 8me \u201c .: ° 4 Tme : - : .J me : : 2 86 Primes, à 81 - - 86 94 Primes 8200 Le tirage «e fait chaque mois, dans une salle publique, pour trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.LES CONCOURS DU MONDE ILLUSTRÉ Sur ls demande de plusieurs écrivains, qui dé- -irent concourir pour le pric Mercier, ot vû l'ab- senco de l\u2019Honorable Premier, il a été décidé de donner plus de délai aux concurrents, et los manuscrits seront reçus jusqu'au 5 mai.Inutile de dire que les concours de mars ct d'avril ne subissent aucun changement, et qu\u2019ils auront lieu aux dates fixées.Voici la liste dex concours pour les trois mois prochains : Prix de M.L.O.Davin, M P.P., concours du mois de mars.Sujet : Biographie ou portrait de sir A.A.Dorion, Les manuscrits seront reçus jusqu'au 5 mars.Prix de M.O.M.Audk, avoeut, concours du mois d'avril.Sujot : Le chevalier d'Hberville.Les manuscrits seront reçus jusqu\u2019au 5 avril, Prix de l\u2019hon.H.Mercike, concours du mois de mai.Sujet: La femme Canadienne.Les manuscrits seront.regus jusqu'au 5 mai.Chaque prix est de 820.topo En ce monde, le puys des chitnères est le seul habitable.Les Anglo-Saxons pratiquent l'encouragement mutuel.Les Canadiens-Français pratiquent de préférance le découragoment mutuel.\u2014J.Husron.Les ouvriers Canadions-Français sont, de l\u2019aveu de tout le monde, les meilleurs et les plus habiles travailleurs que l'on puisse trouver en Amérique.\u2014J.Huston.Le mépris philosophique de ls vie n\u2019est pas toujours une garantie du courage en face de la mort.\u2014G.M.VAr.roun.Ly n des gens qui out les idéos los plus P singulières du monde.; és) Quelques membros du Grand Conseil dus = Fils d'Angleterre, à Toronto, demandent quo l'on célèbre dans tout le Canada le trois centième anniversaire do la destruction de l'Armada et le deuxième centenaire du débarque- mont de Guillaume 111, a Torbay.Cotto armada était, comme vous saves, ln formi- dnble flotte de guerre, équipée par Philippe 11, roi d'Espagne, pour envahir l'Angleterre, y rétablir le catholicisme et venger l'exécution de Marie Stuart.L'invineible armada uvuit coûté près de trente millions de dollars, et portait vingt-huit mille hommes ot deux mille six cents canons, Cette flotte fit assaillio par les tempêtes ot rou vaisseaux furent engloutis ou dispersés.Seize mille hommes périrent.Philippe II, en appronant cette terrible nouvelle, fut vraiment fort et se contonta de dire : «Je n'avais pus envoyé ma flotte lutter contro la tempête ; ju remorcie Dieu de m'avoir fait assez puissant pour réparor cette porto, L'armada ne fut pus, en effot, vaincue par les Anglais, mais bien par les flots.Quand à (ruillaumo IIT, vous n'ignorez pus « ie s'il réussit à débarquer à Torbay, 5 novembre 1688, et à se débarrasser de Jacques II, ce tut giâce à la trahison de la noblesse et du clergé anglais qui n'hésitèrent pas à se tournor contre = me bion plus célébrer également le trois co tiome anniversaire ds le rise de Calais, han plus grands é-énemonts de l'histoire, mais nous sommes abstenus, pour no pas faire de poine aux amis des vaincus.Téchons donc de vivre en bonne intelligence ay ne nous occupons d'aucun Guillaume, fir i} même ; allemand.*,* Montréal donne en co moment un étrange exomplo aux conseils municipaux du monde entier, et semble s'être donné pour técho de prouver que, contrairement aux id l'éguos jusqu'à ce jour, lu tête n\u2019est nuilement nécessaire au cor ot quo celui-ci peut parfaitement se tirer d'affaire suns recovoir d'ordres d\u2019on haut.Vous savez que jo fais allusion à ta non exis tence d'un chef do police, la grande question de l'annéo courante, question qui menace de devenir aussi difficilo à débrouiller que la question d'Orient ou que le problémo des relations du capital avec le travail.Du resto, il faut reconnaître que truniuls, ex.Carpes, ribaude, mauvais garçons et tireurs de laine, comprennent parfaitement l'embarras dans lequel se trouvo la cité ot qu'ils n'en abusent pan.Au contraire, on a remarqué quo depuis quelque temps los crimos et délits étaient beaucoup moins nombreux qu'autrefois, co qui prouve quo la ent vagabonde no songe nullemont à protiter de imbrogtio dans lequel on so trouve.Ce qu\u2019il y a de charmant dans toute -ette at- faire, c'ost lo désaccord parfait qui existe touchant les réformes à fairo dans l'organisation de la police.Chacun 8 won système et, puisque lu maladie gagne tout le monde, je veux vous fairo part l'un projet que j'ai corgu dans lesilence du cabinet et qui, jo vous le confosse humblement, n'a pas la plus petite chance d\u2019être accepté.( l'héritier légitime de la couronne d'Angleterre.TH n\u2019y a donc rien de bien convenable dans le fait de célébrer cet anniversaire.*,* La manie defétordes anniversaires politiques qu\u2019ils soient centennaires, cinquantenaires ou non, devient inquiétante, car on est toujours certain de froisser quelqu'un; dans lo cas présent, ce sont les Espagnols et les Irlandais, ceux-ci citoyens britanniques tout aussi bien si non mieux que la reine elle-même, ceux-là appartenant a une puissance amie.Et tout cela, dans quel bit ?Pour se promener dans les rues affublés de sous-ventrières jaunes et faire le soir des discours anti-papistes.Quand on est trop engagé dans cette voie, il n'y à pas de raison pour que cela finisse, et je ne vois pas pourquoi alors nous ne nous amuserions pas à fêter tous les ans la victoire d'Hastings, alors que les Angluis saxons ont reçu la plus belle ra clée qu'aucun peuple ait jamais cue, que leur existence comme royaume à complètement cossée et que le drapeau français normand a pris la place de celui du roi Harold.Nous pourtions parfaitement lo faire si nous le voulions et.certes, ces braves gons qui font partie du tirand Conseil de Toronto, seruient forcés de convonir que nos aïoux avaient bien tous les droits de battre les leurs.Harold était parjure, et ses soldats, quoique très braves, avaient, il faut bien le reconnaître, très pou de goût pour la tempérance, puisqu'ils passèrent toute lu nuit qui précéda la bataille à vidor des coupes de bière et d'hydromel, c'est-à dire qu\u2019ils ont piétiné eur l'acto des vagabonds de l\u2019é- \" poque et qu'ils auraient mérité d'être condamnée rr le Recorder, s'il en avait existé un dans ce n vieux temps.Les enfants des bords de la t Seine ot du pays des pommiers, au contraire, avaient pussé In nuit on rides lendemain roir, l'Angleterre était devenue porsession normande frangaise, du mois d'octobre 1066, et nous aurions quelque lieu de lo rappeler souvent, si nous voulions faire de la peino à ces bons amis de Toronto, et c'est pourquoi 11 vaut mieux pour eux laisser de côté eur Guillaume II, qui aurait trop à souffrir du voisinage du premier Guillaume, e 2%) EE x ei = v PES) pc v À ps ge AL \u2018 LPN hm Be Sl A = pot FE y JULSNTTI HANON HI >» YS | \\ 3 he = a> 4 TEE, we A\" Es = ex 1-20 3 4 > _- = po ee dar == Sle IF Pt 3 = = pm Fe ni TEE ed ld V4 j# \\ GR oR 5 i by += THER a = In J J = w fl EN Jp fl Ah \\ = = + > ; in ds ¥ : x =, AY = - x = A j > ™ | AR ; rt.= AT 3 gel BRAC SR À EW x LF = \u2018= 1 4 EPP Eu wae hy | = EN \u2014\u2014 Ee peg A É fl ] i} i Ela rs 5 4 ee ES ei = A LS = MESSE por\u2019 LE JUBILE SACERDOTAL DE LEON XII.\u2014 LE VAPE CÉLÉBRANT sA DANS LA RBASILIQUE DE SAINT PIERRE ° Lh MONDE ILLUSTRE 325 LK JUBILÉ SACERDOTAL DE LÉON XII =x& EvUIS le I«* janvier, jour où Léon XIII a À célébré soleunellement lu messe jubilaire K sur l'autel de Saint l\u2019iorre, Rome à revu 71-754 lou splendeurs ot los magnificences de lu \"T° voyauté pupalo : los nimbmssndeurs des missances étrangères, les envoyés oxtraordinaires des souverains sont allés au Vatican e\u2019incliner devant le vieillard dont le front est ceint de la tisre au triple diadème ; des milliers do pèlerins ont haisé la mule du successeur de Saint-Pierre, up portant des offranden de toutes les parties de l'univers, de l'or, des vuses précieux, des chets- d'a uvre artistiques, ote.1a description et la reproduction de quelques unes des scènes qui se sont déroulées à Rome sut tiro it à donner une idée du farte qui n présidé à ves fêtes du jubilé.LA COMTESSE l'ECCI More du Dupe noires, jaunes ot rouges.Puis dus camériers de «ape et d'épée en costume noir, avec toques à plumes, épée et chaînes style François Ir.Derrière eux los cardinaux en grande robe rouge uvec la pèlerine d'hermine ; les gardes-nobles, en habit noir avec bourses, brodé d'or, casque d'or à plumet blanc, culotte blanche et bottes vernies.\u2019uis, encore des suisses portant sur l'épaule lour grarde épéc à deux mains, ot enfin Léon XIII, revêtu de la chasuble et ceint de lu tiare appa- rait, porté sur su sedia yestaturia par ses parafra- nieri vêtue de velours rouge frappé.C'est à ce moment saisissant que notre gra vure représente le pape, alors qu'il s\u2019avance entre deux haios mouvaates de suisses, dans lo chemin déjà bordé par la garde palatine, par les massiors multicolores et lo chapitre de Saint-liorre, salué par le chant liturgique : Æece sacerdos magnus, ot par les cris enthousiastes de : Vive Léon XIII! ive le Pape! Cependant, le vicaire du Christ, la tête yeu chée vors son peuple, dans une attitude de dou- LE PAPE ENTRANT DANS LA BASILIQUE DE GAINT- PIERRE La mosse pontificale, le l«+ janvier, était annon- céc pour neuf heures, mais, dès six heures, par un beau clair de lune, pendant que los cloches sonunient à toute volée, des milliers de pèlorins descondaiont des rues étroites qui débouchaient eur lo Tibre et s\u2019installaient à l\u2019entréo de lu vante colonnade, devant lu place Saint-Pierre occupée par lu gendarmerie italienno.À six heures un quart seulement les portes de ln basilique sont ouvertes aux 25,00 privilégiés munir de cartos Le re.vice d'ordre intérieur vat fuit pur des geudu mes pontiticaux, dont l'uniforme ost à pou près remblablo à celui des an- viens gendarmes de la garde impériale française : grosses bottes à l'écuyère, culotte de peau Manche, habit Lleu à Loutous d'argent, bnudrier de buffto blanc supportant le sabre de cavalerio, épaulettes d'argent et grand bonet à poil avec plumet rouge sur le côté.Quelques instants après la garde palatine vient les renforcer.Le rorvice ambulatoire est Juit par des camérierr portant au cou lu chaîne d'argent ot par les cour et de bonté, tend lu main pour bénir, tandis uo les camériers agitent à sos côtés la flabelli, les deux grands éventails de plumes blanches, pareils À den niles d\u2019anges.ILA MESSE 1a Messa Giubliare, ln messe des noces d'or du pupe a été célébrée par Léon XIII, à l\u2019autel dit do la Confession, en présence de tout le Sacré- Collège, des représentants d'un grand nombre de souverains, du corps diplomatique, du patriciat romain, de quelques centaines d'évêques et d\u2019une foule immense de pdlerins, que l'on peut évaluer à plus de quarante mille personnes.C'était la première fois, depuis dix-sept ans, que le pape officiait dans la busilique.à l\u2019autel de la Confession.Situé sous la merveilleuse coupole de Saint-Pierre, ce chef-d'œuvre de Michel-Ange, cet autel qui renferme les restes de saint Pierre et do saint Paul, est un des lieux les plus vénérés.Un décret de la Congrégation des rites de \u2014\u2014 suisses au magnifique costume d'Arlequin, dessiné par Raphaël.Peu à peu l\u2019espace résorvé au public re remplit, et los Italiens exubérants s'asseyent par terre, causent et gosticulent.La statue en bronze de saint Pierre est revêtue de la charpe et de lu Liare à huit heures ct demie, lorsque tout le monde est.on place.A droite de l\u2019abside, les uniformes brodés des membres du corps diplomatique étineellent aux premiers feux du jour ; en face, se tient la noblesse ro maine chamarréo de cordons ; au fond, une nappe d'hiabits noirs et de mantilles noires par- seméos d'unitormes de toutes sortes ; au milieu tn parterre violet «l'évêques sur lequel se détachent des robes blanches, brunes ct noires do moines.À neuf heures, tous los yeux se dirigent vers les portos fermées de l'église, sur une tenture de damas rouge aux rideaux relevés : c'est par là que va débouchor le cortège pontifical.Un silence profond s'établit.Alors, là-bas, au fond de l'église débouche un piquet de euissos, le casque en tê'e, ln Cuirasse sur la poitrine, la hallebarde sur l'épaule, la culotte bouffante, le justaucorps et les has rayés par bandes alternée, LE COMTE PECCI Père du Pape 1594 vidonne à tous ceux qui en approchent, fussent-ils empereurs, de mettro le genou en terre.Les évêques zl sont ob'igés par serment et sont même tenus de présenter à leur Congrégation un certificat, signé pa- un chanoine altaristo, constatant qu'ils ont rempli cette formalité.Une balustrade semi-cireulairo, à hauteur d\u2019appui, entoure la Confession, devant laquelle brûlent nuit et jour plus de cent lat.pes, qu'on éteint que le Jeudi-Saint et lo Vendredi-Suint.Au dessus de la Confession est l'autel papal, surmonté d'un baldaquin aux proportions énormes, dessiné par Bornin.Les quatre co- lonties torses, rangées devant lu grille de Ja Confession et d'une hauteur de 34 pieds, ornaient, dit-on, autrefois, le prilais de Néron, et l'autel papal est formé l\u2019un superbe monolithe de marbre lune, provenant du temple do Pallas, au forum de Nerva! Les colonnes et le baldaquin, qui a une hauteur de 8() pieds, sont en bronze dont la dorure seule n'a pas coûté moins de 535,000 francs à une époque où l'argent avait quatre fois plus de * LE MONDE ILLUSTRE valeur qu'aujourd'hui.Notre gravure représente le Saint-Père au moment où, tourné vers l'assis- tence, il entonne le Ze Deum et appelle sur la foule inclinée les bénédictions du Très-Haut.LA COMTESSE ET LE COMTE PECCI Le pape Léon XIII, né à Carpineto, le 2 mars 1810, descend de la vieille famille des Pecci, originaire de Sienne.Son père, Domenico Ludovico Pecci, dont nous donnons le portrait, avait om- braseé la carrière des armes.11 fut colonel sous Napoléon Ier, on XIII portait à as mère, dont nous donnons également lo portrait, une affection extrême.L'attachement s\u2019alliait chez lui à la vénération qu'inépiraient la grande intelligence et l'absolu évouement de cotte f-mme vraiment supérieure.Belle personne au port majestueux, laborieuse, énergique, elle aidait »on mari dans l'administration de ses biens et montait mêmo à cheval pour Aller visiter ses propriétés, Véritable providence des pauvres, elle faisait distribuer chaque jour du pain et du maïs aux plus nécessiteux.our montrer jusqu\u2019à quel point elle savait ius- pirer \u2018le respect, les habitants de C'arpineto ra content qu\u2019une bande do brigands l'ayant surprise dans là campagne, ces bandits n'osèrent pas l'arrêter, lui livrèrent passage et so découvrirent respectueu sement devant elle.LA CROIX PASTORALE OPFERTE PAR LA CHEVALERIE PAPALE On comp-endra qu'il nous est impossible même d\u2019éaumérer simplement les merveilles accumulées par les fidèles à l\u2019exposition da Vatican.Cependant, à causo de son caractère tout spécial, nous parlergns du présons fuit au pa-e par les cheva- iers et les dignitaires des ordres pontificaux.Désireux d'offrir, par souscription, au pape Léon XIII, un objet qui fat pour ainsi dire la marque du rétablissement d'uno ancienne coutume tombée en désuétude, et se rappelait que, suivant la Liturgie, le pape doit tonir à lu main une croix pastorale à trois branches, ils ont fuit don à Léon XIII de la c.oix que nous reproduisons.E
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.