Le Monde illustré, 12 mars 1887, samedi 12 mars 1887
[" | P = Ji Wi 7 7 I JT EE = GE, M Zz Bureaux 5 D 7 .GE em 7 FE -\u2014 ND wn yf 27 LE + \u2018a = Le A 4 7 7 11 \"4 pe > = 7 7 7 A I = Xe.3 7 A , eu _ Sy he i a É 7 ; i Ts 2 N 4 Xe % JA in 7 (7 4 A es 4 01 eo dads act 7 4 h/ Ÿ 7 ptite 7 A de | Ses, 4 Sl Hu q a aN # 7 are TT va 13 4 » À ess ZZ ch 4 4 ii) Ve \" 80, rue St-Gabriel, Montréal y rat Hh a 24 7 at ème année, No 140 \u2014 Samedi, I2 mars 1887 mi 7 7 se 240 aT EE % To 1% = LE CARDINAL JACOBINI, SECRÉTAIRE D'ÉTAT DE LÉON XIIL, DÉCÉDÉ p J, Là M.ÉDOUARD HERVÉ A p \\ \\ an \u20ac [ap IA Ÿ NS od % yA Shey Sn: RS oN > i \u201c8 5; 24 $c: ez: LE No.5 CENTS LY Vi } \u201cx Lat 1, & el 7 +0 \u2018i \u201c+ Dé val i7 # \\ ad FRY 2 WM \u201cwt aX + vi < Si 2] If) Nel = Ay = ig Ney ÈS po.VA $ Xa POR.A = \u201caf | A pa Rd x An [33 = end 4 5 \u20188 + A ; ! 2 Ne e s \u20ac3 kh, Ad fi $ = \u201c3 Lg A AF.ye) (NU Li [$1] 8 ; AS 3 UE a 1 # # + fr Cu 2 = BS j \u20ac va 34 À ey peu, Wi y a 7 : ; 7.BS 9 \\ fo \u2014 cu | XA) Re 1 red ] ; wl.x < aa SN > be ns Li de \u20ac hy D aN rev pi f a KS a 4 to.Pr 5 A i) FE Ln 8; A a nt RIT on \"cu 4 > dip Hye] x Nob > A 2 4 tay AC (a Yoo | à Po - # 2 he wad 5 | I >E Ty ST ge Whe Ne Bb.I \u201cTp CRY il i By 3% 2 ei z, bL & de Jt DA EN PE dis A Eu > { 4 a \u2018 435.J ei (AN ° \"eh $ Ly 6 Re J, TR LE PRINCE DE BISMARCK, GRAND\u2014CHANCELIER DE L\u2019EMPIRE ALLEMAND H 4 - WY FL 5 ~ 0 : # i i > à I =.pre ry \u2014 es PSE AR EE Ÿ ASE T0 as L es 2\" pue 7 ES .2 = D5 es ES EX EH = = 4 1724 Ts 5s REC Ey a 7] 4 = - 5 2 A i\u201c 5 tie 4 à Ke 2s Et Ta a 2 AX H # Srey AY 27%, ort \u20ac LEH os x 7 x = = CP SET a RES C2 % \u2018 » = 3 $ : 2- oy PS a ë ah = # \u2018! i] PU ms, i\" oh CEES eh RR iT 3 ON bf © vi = ua RS 0.) oy ah \u201c4 7 A As ê au pas % ÿ ES I a { EJ EE 4 IY Jed Ta.a FC pe of ed 7 Au P ¥ Rt PY or yi Seg A # Lu # ds A £2) & : [yo ta 4» CHAI DE MOLTKF, CHEF D'ÉTAT-MAJOR DE L'ARMÉE ALLEMANDE 2d Son F , - = \u201c3 BR À - + + { ht AAS à È hd LE FELD-MAR i av AB iv ci 1 ; RENCONTRE EMOUVANTE K& ANS notre France sédentaire, amatrice du M.coin du feu et des conforts du boudoir, on \u2014 goûte d\u2019ordinaire fort peu les voyages d\u2019ex- OPT ploration, parce qu'ils sont trop froide- 1% ment racontés, et que nous n'avons pas un grand attrait pour les descriptions géographiques.Ce qu'il faut au lecteur, ce sont des émotions à bon marché qui compensent la monotonie de cette vie funcièrement casanière, des relations de touristes échevelées âprement et brièvement conduites, des voyages pleins de péripéties dramatiques ou d'incidents burlesques.Notre goût, falsifié, dépravé par le roman à sensation, recherche avec appétit les positions fausses et inouïes, les rencontres inattendues et horripi- Jantes, les épisodes invraisemblables ou les descriptions pompeuses, En un mot, nous voulons des sensations plutôt que de l'instruction, des thèmes à cauchemars préférable ment à des descriptions pompeuses.Mais, fort heureusement pour la sécurité des voyageurs sérieux, en particulier, et la paix du genre humain, en général, ces sortes d'incidents sont très rares, de sorte que, pendant vingt années que j'ai passées dans les déserts glacés de l'Amérique du Nord, dont seize sous le cercle arc- ticle, au milieu de voyages incessants, entrepris et exécutés sur la terre et sur l'eau, à pied ou à cheval, à la ra quette ou en traîneau à chiens, en canot d\u2019écorce, en radeau ou en barge, en chard beeufs ou en buckboard.enc hemin de fer ou en bateau à Vapeur, je ne puis me glorifier d'avoir éprouvé un grand nombre d'émotions de ce genre.Et toutefois, je suis au dessous de la vérité en évaluant à vingt-cinq mille lieues la somme de mes voyages.Croyez-moi, cher lecteur, les hommes prétendus sauvages sont moins méchants que nous le pensons vulgairement : et les bêtes, par contre, sont plus bêtes qu\u2019on ne l\u2019imagine.Qui voudra admettre, par exemple, que j'ai fait, un jour, la rencontre foituite et simultanée de sept loups blancs de belle taille, et que cette troupe de monstres n'ait pas seulement osé m'\u2019attaquer, alors que je n'avais pas même un petit couteau dans ma poche, ni un revolver à ma ceinture ! Voici le fait; mais quelques préliminaires sont nécessaires : J'étais parti du fort Bonne-Espérance, sis au bord du fleuve Mackenzie, sous le cercle polaire arctique, pour opérer une grande tournée dans les forêts, les steppes et sur les vastes baies du grand lac des Ours, comptant revenir par le fleuve.C'était une exploration de cinquante jours à deux mois de marche, que j'entreprenais, raquettes aux pieds et conduisant mon attelage de chiens qui traînaient le véhicule de bois et de parchemins contenant mon bagage.Nous étions au 11 novembre 1872.Depuis quatre jours nous marchions, traînant un peu la jambe aussi bien que nos chiens, à cause de la douceur exceptionnelle de la température.Mon vieux thermomètre n\u2019accusait, en effet, que 22° centigrades au-dessous de zéro.Mon unique compagnon, un enfant Peau-de- Lièvre de quatorze printemps, nommé Zadiralt Lae LE MONDE ILLUSTRE (abandonné), un orphelin, ouvrait la marche, conduisant, lui aussi, un traîneau semblable au mien.Toutes les deux heures nous nous reposions pendant dix minutes, et alors, celui qui avait tenu la tête de file passait derrière, à son tour, pour délasser ses chiens.Nous venions de traverser le grand steppe de Renne Blanc et le lac du Détroit, et nous étions engagés dans une contrée où jamais encore homme blan\u201d ni métis n'avait mis le pied, lorsque tout à coup nos chiens dressent l'oreille, lèvent le nez, humant lair avec vivacité, puis, prenant leurs jambes à leur cou, nous échappent avec la vélocité de lévriers qui viennent de lever la bête.\u2014Ætié ! me cria T'adiralé, des rennes.\u2014Contiens mes chiens, lui répliquai-je.L'enfant s'arrêta, barra le passage à mon chien conducteur et négligea pour un instant son propre attelage.Ceci me donna le temps de pousser mon pesant traîneau derrière un sapin, de renverser mes chiens dans la neige et de les y maintenir et me couchant 357 chiens, mis en liberté, s\u2019enfuirent à travers bois, nullement préoccupés du châtiment qu'ils allaient s'attirer.Leur ardeur, leur zèle de Nemrod les rendaient oublieux des étrivièr s.En vain \u2019adiralé poursuivit-il son attelage à travers fourrés et clairières ; la chasse avait entraîné les chiens si loins qu\u2019ils ne l'entendaient même pas.Il s\u2019en revint donc, n\u2019aida à disposer sa charge sur mon traîneau ; puis nous continuâmes notre voyage nullement en peine des trois guedets vagabonds.Peu après, nous ramassions sur le sentier, dans la neige, sur les branches basses des sapins, les débris de harnais qu\u2019ils s\u2019y avaient laissés.Ce ne fut que bien longtemps après que nous les vimes revenir la langue pendante, humiliés, traînant le reste de leurs loques, et tenant la queue entre leurs jambes.Ils étaient si drôles, ils avaient l'air si penaud et si contrit à la fois, que nous ne plimes nous empêcher d'en rire ; et ce rire désarma notre colère.Nous rajustâmes tant bien que mal leurs harnais et les placâmes en flèche devant mes chiens, ce qui me donnait une file de six bêtes ; équipage, ma fui, un peu encor- bront s:r un sentier si tortueux.Le lendemain avant l'aub3, nous fâmes désagréablement tirés de notre sommeil par un concert horripilant de voix discordantes.À en juger par les notes qui sortaient des grands gosiers qui les produisaient, il devait y avoir une douzaine de loups à quelques pas de notre bivouac.\u2014Îls ont fait chasse, me dit le jeune Indien.C'est une habitude des loups de s'entr\u2019- appeler lorsqu'ils ont surpris ou forcé un gros animal, Ils convient leurs semblables à la curée.\u2014 Peut-être aussi, répliquai- je, viennent-ils de nous humer du taillis voisin, et ne se sentent-ils pas assez de courage pour nous attaquer, avec douze gueules seulement.Attelons les chiens de peur qu'ils ne fondent sur eux.Nous saisir de nos cour- ciers à queue en trompette, leur passer le collier au coup et les attacher au pied d\u2019un arbre, fut l'affaire d\u2019un instant.Puis nous fimes tout le vacarme possible, agitdines leurs grelots, et enfin rallumâmes le feu.Messieurs les loups détalèrent, et nous continuâmes également notre route, après avoir pris une légère réfection.Les luupe s\u2019abattirent autour de nous.\u2014 Page 358, col.1.sur le chef de file que je saisis par le collier.Mes trois bêtes poussaient des cris d: désespoir, elles se démenaient avec ardeur, elles s\u2019élançaient comme si elles eussent voulu rompre leurs harnais, pour courir après les rennes que lesarbres dérobaient à notre vue, mais dunt ilsne pouvaient dissimuler l'odeur au nez de mes chiens ahuris.Pendant ce temps le jeune sauvage courait après les siens qu\u2019il appelait vainement.L'équipage jouait des jambes sur l\u2019étroit sentier de 20 à 25 centimètres creusé dans la neige congelée, qui serpentait sous les noirs sapins.Le traîneau, tout à l'heure tiré avec tant de labeur et de plaintes étouffées, rebondissait maintenant comme une balle, sur la surface foulée et durcie du chemin, semant ¢a et là son contenu.À un brusque détour du sentier, il rencontra un arbre, s\u2019y heurta violemment ets'y écrasa.Les traits se rompirent par l\u2019effet de la secousse, et les Nous traversâmes la chaîne Ti della, les lacs aux Brochets et aux truites et parvinmes, 3 travers des steppes attristants, au sommet de côtes élevées, du haut desquelles nous découviîmes le vaste lac des Bois-de-Urève, auquel j'iniposai le nom du savant secrétaire de la Société de géographie, M.Ch.Maunoir.Depuis le steppe du Renne-Blanc j'ai dit que nous étions, moi du moins, dans une derra incogni- ta.J'aurais été tenté de croire que je venais d'en faire la découverte si je n'avais su que depuis longtemps ce pays était parcouru par des hommes d'une couleur autre que la mienne, à la vérité, mais de même nature que moi.Combien de fuis cela ne m'était-il vé, dans mes longues pérégrinations Mais quelle absurdité, pour un Européen ou un homme blanc quelconque, de s'attribuer vaniteusement la découverte d'une terre, d'un fleuve, d\u2019un lac, que nombre de ses semblables ont habités, parcourus ou possédés avant lui, par cela seul que pas déjà arri- + La ii \u2018 } j mm 6 25 dmc - Cth aaa Ee LE 358 LE MONDE IT.LUSTRÉ lui, blanc, en ignorait l'existence ! Cela me fait ins tinctivement penser à ce qu'il y aurait de ridicule, dans un fils du Céleste Empire, de publier à Pékin la découverte qu'il aurait faite de Paris et du bassin de La Scine avec ses barbares habitants.Aussi tristes, aussi stériles que ceux du grand lac des Ours, les rivages du lac Maunoir en ont toute la physionomie.Des horizons immenses, bordés d'une faible et tremblante ligne bleuâ:re, aperçue seulement du haut des côtes ; une surface éclatante de blancheur, semblable à une immense soupe au lait, voilà tout ce que nous avons à y contempler.L'esquisse en serait bientôt faite : une page blanche.La Terre-Grise s'étend à notre droite dans une baie profinde ob l'on suppose que s'écoulent les eaux du lac par un syphon souterrain ; car ce vaste bassin n\u2019a pas de déversoir apparent à ciel ouvert.A gauche, un entablement calcaire se prolonge vers le nord, et a reçu des Indiens le nom de Trai- neau des Tétes-Pelées.Quelles belles carrières cela ferait ! En fice de nous, à huit ou dix kilomètres, s'étend au large un promontoire dénudé qui rappelle les rivages arctiques.C'est le cap des Grus-Puis- sons, une péch:rie fertile en truites saumonées pesant de 35 À 50 livres.Sans nous arêter plus d'un quart d'heure à contempler l'immensité et la désolation de ce paysage boréal, nous nous élancâmes de nouveau sur la surface du lac, espérant aller bivaquer sur la Terre Boursouflée, dont le cap susdit nous dérobait la vue.Tout A coup, au moment oll nous doublons ce promontoire, vent debout.nous nous trouvons nez à n z avec sept loups blancs énormes ! Tadiralé courait en tête des chiens, la tête enfoncée dans son capuchon, parce qu'il n'y avait nulle apparence de sentier sur la surface du lac, tassée et durcie par les vents.Il fic un saut d'un pied de haut en apercevant les monstres surgir presque sous son nez.Il se recula vers le trui- neau ainsi que tout notre attelage.Comme je conduisais les chiens.derrière le véhicule, j'étais le moins exposé.D'ailieurs, je n\u2019éprouvai pas le plus léger moment de troub'e.Je n'eus pas même le temps d'avoir peur.I! fallut prendre une décision rapide.\u2014Saisis le collier du chien-conducteur, criai-je à l'enfant.Les loups paraissaient aussi surpris que nous.Ils avaient fait un bond prodigieux, à notre arrivée inattendue au détour du prumontoire.Mais en trois ou quatre autres bonds, ils nous avaient entourés d'une terrible préceinte.A ce moment, s'ils se fussent jetés sur nous, il eût éié impossible d'échapper à la mort la plus affreuse : celle d'être dévorés vivants par ces horribles bêtes, sans pouvoir même nous défendre.En effet, ne prévoyant nullement cette fâche use rencontre, j'avais enfermé nos hiches sous les couvertures, au funt du traîneau étroitement lacé ; et j'avais laissé mon couteau de poche dans le sac de cuir où l\u2019on serre la Latterie de cuisine.Rien, donc, que nos dents et nos ongles contre des ongles et des dents de loup: ! \u2014Qu'\u2019allons-nous faire ?criai-je à Tadiralé, qui avait de la peine à maîtriser les chiens et ses éclats | de rire.\u2014Je ne sais, répondit-il en riant.L'enfant ne manitestait pas plus dz crainte que je n'en éprouvais moi-même Dans d: telles conditions je me sentis rassuré.Sila pèur l'eât paralysé, notre p»- sition ed: ét2 tout autre.Loin de là, nous nous surprenions à rire l'un l'autre de notre cruel embarras.Ah 1 si les loups n\u2019étrient pas si bls, s'ils avaient au moins un grain de bravoure, ils nous auraient bientôt fait rir: jaune.Mis Ces monstres, hauts comme des veaux d'un an, ces inonstres qui viennent à bout du redoutable bœuf musqué, à la tête Lardée de fer.tremblent et hésitent ddvant la seule majesté de la face huma ne, fât-elle celle d'un faible enfant indien.Messires loups s'abattirent autour de nous comme autant de limiers en arrdt devant un vol de perdreaux ; ils levèr nt leur grosse téte, découvrirent leur terrible ritelier et se prirent à hurler d'une façon sinistre.Ils appelaient leurs lointains compagnons à la rescousse.Ils étaient affamés.\u2014Quand le loup hurle et se tient en arrêt, cria Tadiralé il va attaquer.Dépêche-toi de dégager les haches ; ils vont me sauter dessus.Ah ! comme je m'employais à délacer le traîn- neau ! .Nos chiens, qui d\u2019abord s'étaient sentis en veine de chasse, commencèrent maintenant À trembler de peur, et firent chorus avec les loups, tout en se serrant contre le jeune sauvage.\u2014Dépêche-toi, muis dépêche-toi donc ! s'écria de nouveau le pauvre enfant.\u2018Fu le vois, ils ne nous craignent pas, ils avancent peu à peu, ils nous regardent de travers, ils montrent les dents ; s'ils commencent l'attaque, c'est fini.Mais je n'avais nul besoin d'être encouragé au travail.Mes doigts, engourdis par l\u2019onglée, eurent hien vite recouvré leur vigueur et leur chaleur.Tout en délaçant le traîneau, je poussais de grands cris pour effrayer les loups qui continusient d\u2019avancer pas À pas, en resserrant le cercle.Alors la colère me gagna, cette espèce de rage concentrée que fait naire la contradiction systé matique et l'opposition injuste.Je jetai une hache à T'adiralé, je passai la mienne devant moi sous les cordes du traîneau, prête à être titée, si besoin était.je pris mon fouet et je criai au jeune homme : \u2014 Maintenant, dispose les chiens en flèche et hâte-toi de venir te placer derrière moi, sur le trai- neau.Puis je donnai aux chiens le signal consacré : \u2014Marche ! ; Ils partirent tous six comme des flèches, droit devant eux, sans crainte des loups ; tandis que nous brandissions nos haches en poussant des clameurs.Les sept monstres opérèrent promptement un mouvement de conversion pour nous laisser passer.Quatre prirent à droite, trois à gauche, et nous défilâmes glorieusement au milieu d'eux, distribuant à droite et à gauche quelques bons coups de fouet aux plus rapprochés.Les loups firent semblant de vouloir nous suivre.Ils se rejoignirent derrière no us, mais nos menaces et nos cris les intimidèren t, et ils abandonnèrent la partie, Longtemps après nous entendions encore leur concert peu mélodieux, accents de regret que leur arrachait la honte de leur défection.Depuis ce jour-là j'ai conçu pour le loup le mépris le plus souverain.Il ne :mérite pas autre chose.EMILE PETITUT.\u2014e NOS GRAVURES M.ÉDOUARD NERVE CAF TRS ONSIEUR Hervé, qui sucrède au duc de Nosilles, à » =4 l'Académie Française, où il vient d'être reçu, est cer.A2 tninement l'un des plus brillants journalist-s de ce ote temps.Ancien élève de l'Ecole Normale, il est d'a io bord entré dans Venseignement, qu'il quitta pour eutrer à la Revue Contemporaine, cn 1868, be là, il pasan an Courrier du Dimanche, puis il redigea le Courrier de Paris, nvec M.Wriss.Après In chute \u201cde l'empire, il proclama sa dontrine monarchique daus ln préfuce pure en tete de l'ouvrage d M.Charl-a Yriarte, les Princes d'Orléans.1] est aujourd\u2019hui rédacteur en chef du Soleil, qui est le principal orguue des princes.Hervé «st ué à Suint-Deuis (ile de la Reunion), eu 1835, LE CARDINAL CAVEROT Mgr Caverot, qui vient de mourir à Lyon (France), était le dayeu des cardinaux [rançnis.Ce fut vu prélat charitable et doux.Sun attachement sux doctrines 1omuiues en faisait l'adversaire redoutable des hommes qui, à l'exemple de Mgr Dupanloup, teutèreut de fléchir la rigueur de certaines dou- trines.Mgr Caverot resta vingt-sept ans sur le mège de Saint-Dié et ge Créu purini son clergé des sywpathies que sa moit aura vivemeut cpronvérs.Mgr Caverot était né A Joinville (Hrute-Marne), le 26 mai 1806 : nommé évêque de S:unt-Dié le 22 Juliet 1849, et eu 1877 lie 1X le créa cardinal du titre de Saiut-Sylvestre in capite.LE CARDINAL JACOBINI Le cardinal Jacobini est mort à Rome, le 26 février dernier, à une heure «le l'après inidi.Sou bininence étrit né à Allan, le 6 marw 1832, «t etuit âgé par cousequeut de 55 anx au wo- ment de su toit.En 1862 lie 1X le nomma Reférendaivre de la Signature.Peu de temps après, il fut nommé secrétaire de la Congiéga- tuon de lu l\u2019ropagition de la Fol, avec la surveillance spéciale des affaires de 1\" Etat, et plus tard il fut change de l'examen des décrets et maudamusy des syuodes proviuciaux.Eu 1867 il devint membre de Ia Commission Préparatoire, dont les devoirs consistent dans le clwsement des uifuires destinées à être ountises au conseil du Vatican.; En 1874, quand le nonce du jupe à Vienne, Fulcinelli- An- tonimeci, fut eréé cardinal, Mgr ducobini le rempluga.1 tut archevêque de Thessnlonique, in partibys infidelium, ct resta à la cour «de Vienne jusqu'au mois d'octobre 1880, En septembre 1879 il fut nommé cardinal et prit alors le titre de pro-uonce.En octobre 1880 il fut mppelé à Rome, par Sa Sninteté le pap: Léon XIII, afin de remplacer le canhinal Nina, en sa qualité de srcretuire d'Etat, position qu'il garda, jusqu'au 20 janvier 1887, époque à laquelle il douuu sx démivaist, Vu sa mauvaise sauté.; Il à été r-mplacé par Monsignor Ianipolla del Tiudora, nonce à Mudrid.MOLTKE ET BISMARCK La discussion récente sur l\u2019organisation d'un septeanat militaire en Allemagne, discussion qui n'est terminée, comme nos lecteurs le suveut, por lu brique dissolution alu lerchatag.et dout le retentissement «été, où peut dire, formidable durs toute l'Europe, à rois plus que Juuais eu Vedetle les deux principaux créateurs et les deux soutiens les plus fermes de l\u2019unité allemande, Le vieux feld-muréchat de Moltke est remonté à la tribune pour défendre lui-mêtue son œuvre ; et, de son côte, M.de Bimmatek à fut plusieurs dincours où fu France tient une large place et qui contpterout parmi ses plus violents.Ou sit dul teurs l'etlt qu\u2019ils out produit, lu bruits de guerre qu'ils ont provoqués et les vicis=itides financières dout ils ont été la cattse dutermitunte.Aussi, nous semble-t-il actuel et intéres- suit de publier aujourd'hur [
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