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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 16 octobre 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1886-10-16, Collections de BAnQ.

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Peuple canadien, voile toi la face, c'est ÿ un de tes enfants que le monde vient de YX Au 1537 conspuer ! Nul n\u2019est prophète en son pays, dit la sagesse des nations, et comme une telle autorité ne peut jamais être en défaut, nous n\u2019ajoutions aucune créance aux prédictions du professeur Wiggins.L'Amérique à cela de commun avec l\u2019Allemagne, les professeurs y pullulent.Un fabricant d'almanachs est professeur ; un perruquier est professeur ; un marchand de racines sauvages est professeur ; un cordonnier est professeur ; un tailleur est professeur ; un pédicure est professeur ; bref, tout individu qui fait quelque chose et même qui ne fait rien est professeur, à moins qu'il ne soit colonel ou major.Les professeurs seuls s\u2019intitulent modestement : maîtres de chant, de langue, de dessin, etc.Mais professeur sonne mieux, c\u2019est plus harmonieux, mieux porté et inspire plus de confiance.Il est évident qu\u2019une carte de visite portant ces mots : \u201c Professeur d'art capillaire \u201d a plus de cachet qu'une autre où on lit tout simplement : \u2018 Coiffeur ou barbier.\u201d Le premier est un homme de génie, tandis que le second n\u2019est qu\u2019un raseur.Cela saute aux yeux.*,* J'ai connu, il y a une dizaine d'années, un Français, mort depuis longtemps, \u2014 Dieu ait pitié de son âme, \u2014 qui, très observateur de sa nature, avait bien apprécié la valeur des sons, en ce qui se rapporte au nom du métier.Ce brave garçon qui, à ses moments perdus, \u2014 et il y avait beaucoup de morte saison dans sa profession \u2014 vendait un produit quelconque pour détruire le ver salitaire et autres parasites, était surtout agent d'élections ou plutôt tout simplement cabaleur, se mettant au service du premier candidat venu.i .Un jour qu\u2019il avait eu maille à partir avec la police, le juge lui demanda ce qu'il faisait : \u2014Entrepreneur de triomphes politiques, mon juge ! Il fut acquitté.Comment condamner un homme occupant une aussi haute position dans la société ! *,* Donc, le professeur Wiggins, qui n\u2019était nullement prophète en son pays, c'est-à-dire en Canada, l\u2019était beaucoup chez nos voisins, et dire qu\u2019il n\u2019était pas au moins l'égal de feu Nostradamus, d'énigmatique mémoire, eut été s\u2019exposer À se faire maltraiter sur la terre américaine.Aussi, quand il annonça qu\u2019à\u2019la fin du mois dernier, le vingt-neuf, je crois, le Nouveau-Monde allait se livrer à une danse dévergondée, on le crut sur parole.Le savant professeur, s'inspirant du psaume qui rappelle la sortie d'Israël de l'Egypte, avait dit qu'à deux heures de l\u2019après-midi, la mer s\u2019enfuirait et que les fleuves remontreraient vers leur source.Les montagnes devaient bondir comme des béliers et les collines comme des agneaux.Alors on vit se renouveller les terreurs de l'an Mil et on assista à un spectacle étrange qui prouvait bien l'approche de la fin du monde.Depuis l\u2019aurore du vingt-neuf septembre jusqu\u2019à deux heures de l\u2019après-midi, aucun usurier n\u2019escompta de billet à plus de cinq pour cent, les pic- pokets respectèrent la propriété d'autrui, les avocats ne dirent mot, pas une femme ne parla chiffon, on a vu des propriétaires refuser de saisir les meubles de leurs locataires, des buveurs repousser l'offre d\u2019un verre de dur, des caissiers respecter la caisse, des échevins raisonner sérieusement, etc.Mais quand deux heures, puis trois heures sonnèrent à toutes les pendules dans les trente-huit Etats de l'Union Américaine et qu'on vit le globe d'or qui éclaire (la terre continuer tranquillement sa course sans qu'aucun signe funeste ne se mani- festat, soixante millions de bouches s\u2019écrièrent : \u2018 Mer, pourquoi n'as-tu pas fui et vous fleuves, pourquoi n\u2019êtes-vous pas remontés vers votre source ?\u201c Montagnes, pourquoi n'avez-vous pas bondi comme des béliers ?et vous collines, comme des agneaux ?\u201d Et les soixante millions d'hommes, femmes et enfants terrorisés une heure auparavant, répondirent : Parce que Wiggins n\u2019est qu\u2019un farceur.Pardonnez - moi cette abominable imitation d'un admirable passage d\u2019un chant sacré, mais si vous aviez lu les rapports qui nous sont arrivés de tous côtés, vous verriez qu\u2019il n\u2019y a là rien d'exagéré.Après avoir \u2014 eu un moment la réputation du plus grand savant de tous les siècles, Wiggins est aujourd'hui considéré comme l\u2019être le plus ignare, le plus sot et le plus fou qu'on puisse trouver.On ne le désigne plus que sous le nom de : Zhe Canadian crank ! *,* Et bien, cela n'est pas juste et je proteste contre cette ingratitude.Ce n\u2019est pas ainsi qu'on aurait dû accueillir le résultat manqué de la prophétie du professeur Wiggins, car il a été vraiment professeur dans le cas qui nous ccupe.Il nous a donné une bonne leçon.Il nous a rappelé un moment le peu que nous sommes, il nous a fait comprendre que notre globe n'est pas aussi solide qu\u2019il paraît l\u2019être, et qu\u2019une secousse peut nous faire disparaître d\u2019un moment à l\u2019autre.Sans le savoir, il nous a démontré une fois de plus, toute la profondeur de cette cette de Montaigne en parlant de l\u2019homme : \u201c\u201c Est-il possible de rien imaginer de si ridicule, que cette misérable et chétive créature, qui n\u2019est pas seulement maîtresse de soi, étant exposée aux offenses de toutes choses, se dire maîtresse et souveraine de l'univers, duquel il n\u2019est pas en sa possession de connaître la moindre partie, tant s\u2019en faut de la commander ?\u201d Ce jour-là aussi, que d'aveux se sont faits peut être et que d\u2019illusions ont disparu, car la certitude de l'approche de la dernière heure délie la langue et arrache des secrets qu\u2019on a cachés longtemps.Que de gens en entendant ces confessions ont dû s\u2019écrier comme autrefois Aristote : \u201c O mes amis | il n'y a pas d'ami.\u201d Il n'en faut jamais vouloir trop à celui qui vient nous dire : \u2018\u201c\u2018 Tu vas mourrir,\u201d car cet avertissement faux aujourd'hui se réalisera à coup sûr demain.Ce Wiggins, si mauvais prophète qu\u2019il ait été, a peut être fait beaucoup de bien, sans s'en douter.*,* Allons, voici que je broie du noir ; cela nous arrive à tous, à nos heures, et franchement il y a de quoi ne pas être bien gai, quand on assiste au triste spectacle des élections.Jamais je n'ai lu autant d'injures dans les journaux, jamais on a été témoin d'autant de voies de fait que cette années, jamais la plate-forme électorale n\u2019a été déshonorée par un aussi grand nombre de paroles indignes d\u2019orateurs.L'éloquence politique est tombée si bas, qu'il faudra bien du temps pour la relever, car on en est arrivé À employer presqu\u2019exclusivement la langue de Nana, de Gueule d'or, de Lanthier, de Coupeau et autres héros de Zola.Des orateurs jouissant d\u2019une réputation assez sérieuse, se sont oubliés plusieurs fois jusqu\u2019à jurer en public, à proférer des menaces et à insulter si grossièrement leurs adversaires, qu\u2019on se demandait s'il ne vaudrait pas mieux mettre ces gens-là en champ clos et les faire battre comme des goujats.Le public méme se fait complice de ces choses en applaudissant aux insultes qui tombent de la bouche de ces faux tribuns.On s'occupe souvent plus des personnes étrangères au débat que des questions politiques qui devraient être seules en jeu.On oublie les intérêts du pays pour venir parler en public, d'affaires de famille, de la vie privée, et on a été jusqu\u2019à prononcer les noms de femmes honorables, pour mieux piquer au vif des adversaires trop mordants.Si c\u2019est ainsi que nous croyons pouvoir nous faire respecter au dedans, par les citoyens de nationalités étrangères, qui sont toujours à l\u2019effut des fautes que nous pouvons commettre, et au dehors, par les personnes qui lisent nos journaux, c\u2019est uue bien grave erreur, car nous semblons ne plus nous respecter nous-mêmes.Je ne parle ni d\u2019un parti ni d'un autre, il est déjà assez triste de constater que douze cent mille canadiens sont divisés en quatre ou cinq camps différents, mais je rejette la faute sur tous, puisque tous se sont rendus coupables au même degré.*x* Voici un fait qui prouve jusqu'à quel point le respect envers les hommes publics est altéré.Un cultivateur d\u2019un village des cantons de l'Est a fait savoir que, possédant deux potirons dont l\u2019un pèse soixante livres et l'autre un peu moins, il offrirait le plus gros au candidat élu dans le comté et l\u2019autre, au vaincu.Aux dernières élections on offrait des fleurs à celui qui remportait la victoire, maintenant on en est rendu au potiron ! Que choisira-t-on dans quatre ans ?*4* Quand vous lirez ces diverses vérités que j'adresse à tous les coupables, vous serez plus avancés que moi en ce moment, car vous connaîtrez le résultat de cette bataille qui s\u2019est faite avec une animosité, une aigreur et un ton haineux des plus regrettables.Pendant que j'écris, autour de moi on est en pleine fièvre ; pensez y donc, c\u2019est demain le grand jour! je n\u2019entends parler que de listes, de représentants, de blocus des polls, de télégraphes, de moyens tous plus sûrs les uns que les autres, de gagner l'élection.Vous savez maintenant si le char de l'Etat ( pauvre brouette } va être repeint en rouge, en bleu, en violet ou toute autre couleur représentant une opinion quelconque, et, dans six mois au plus, on LE MONDE ILLUSTRÉ 187 entendra encore parier d'un joli petit scandale vrai ou faux.Nous serons tou jours de grands enfants ! »,* Le télégraphe nous annonce la mort du général Uhrich, le défenseur de Strasbourg, en 1870.Ce brave soldat qui était retiré du service actif au début de la guerre, rentra dans l\u2019activité dès les premiers coups de canon et fut nommé commandant de place du chef lieu de cette belle province d'Alsace, si française de cœur et dont il était l\u2019un des plus vaillants enfants.À la tête d\u2019une poignée d'hommes, cinq ou six mille au plus, il soutint un siège terrible contre toute l\u2019armée du général de Werder, qui commandait plus de 80,000 hommes.L'investissement de la ville commença le 8 août.Le 23, le général asssiégeant somma Uhrich de rendre la ville et sur son refus le bombardement commença le lendemain.Les ravages furent immenses et supportés héroïquement par la population.Le 27 septembre, la ville dut enfin capituler après avoir reçu plus de deux mille projectiles, dont cinquante mille bombes.Le 6 octobre, il fut nommé grand'croix de la Légion d'honneur et on lui offrit une épée d'honneur.Plus tard on donna son nom à l\u2019ancienne avenue de l\u2019Impératrice.Uhrich était un de ces braves soldats comme l'Alsace en a tant donnés à la France depuis un siècle.*.* Les journaux de France nous apprennent aussi la mort d\u2019un autre ancien soldat, Don Sarlat, eapitaine de frégate en retraite, officier de la Légion d\u2019honneur, Âgé de cinquante-six ans, qui entra dans l'ordre des Bénédictins il y a quelques années à la suite de circonstances douloureuses que l'on à pas oubliées, dans sa ville d'origine, Rochefort- sur-Mer.Lorsque les gendarmes vinrent pour l\u2019expulser de l\u2019abbaye de Solesmes, il avait la croix d'honneur sur la poitrine ; et au lieu de le saisir au collet, on lui présenta les armes.22 Fz mow.\u2014 DU BALA! A LA PLUME \u2014 LLONS, ma chère Marguerita, vous ne devez pas attendre après moi pour causer af les amis lecteurs du MONDE ILLUSTRÉ.4 Vous ignorez les nombreuses occupations qui me réclament, et À cette saison de l'année surtout, le balai joue, entre les mains d\u2019une maîtresse de maison, un bien plus grand rôle que la plume.Si je veux m\u2019efforcer de tourner un article pour le plaisir de vous lire ensuite, je risque fort d\u2019ennuyer mes gens en m'oubliant à parler toiles d'araignées, poussière et coin sales.Puis mes paperasses sont perdues sous les meubles déplacés, entassés ; et en train de mettre la cave au grenier, je ne sais vraiment comment arriver jusqu'à mon \u20accritoire.M'y voici : mais quelle mine fatiguée aura cette page | Outre les mille et une misères d'un grand ménage, des ouvriers qui promettent et ne tiennent pas, des servantes maladroites qui dégringolent les escaliers en brisant la moitié de ce qu\u2019elles transportent, ou nous font attendre pour perdre un temps précieux à des riens-du-tout, moralement, je suis triste, triste, tout-à-fait triste.J'ignore un peu pourquoi.Peut-être parce que l'amie de cœur qui avait son domicile à deux pas du mien vient de s'envoler vers un somptueux Aome, là-bas, bien loin, dans un quartier plus fashionable ; que les bonnes et longues causeries se feront plus rares, les grandes promenades aussi.Ensuite.je ne sais plus.Pourtant notre vaste logement se remplit de figures nouvelles, gaies, joyeuses ; l\u2019archet entre des doigts agiles et bien exercés charme délicieusement l'oreille ; des voix douces et sympathiques donnent aussi leurs notes ; des oiseaux, accouplés d'hier, viendront, sous notre humble toit, roucouler l'immensité, l'infini de leur incomparable bonheur.De plus, Cest l'automne, la saison que j'aime entre toutes, avec son cortège de premiers frissons, de premiers coins du feu, de premières vei/lées, de premiers rapprochements intimes.C'est l'automne avec son bruissement de feuilles qui me captive, avec son sifflement de vent qui m'émeut, avec sa pluie qui bat nos carreaux.C'est l automne qui réveille dans l'Âme des pensées plus grandes, plus chaudes ; c\u2019est l'automne qui nous fait aimer davantage ceux que nous aimons déjà, les rechercher plus encore, se blottir dans leur affection, dans leur âme comme dans un petit paradis durable, sans nuage.Mais savez-vous qu\u2019il y a comme ça dans la vie des instants où le spleen s'empare forcément de nous, nous rend moroses, nerveux, maussades, impatients, insupportables, jette un voile sombre, noir sur tout ce qui nous entoure.Toutes les mains que je presse, \u2014 À quelque exception près, \u2014 me semblent froides, tous les cœurs fermés, et moi- même.moi-même d'ordinaire assez franche, assez ouverte, assez abondante, je me sens devenir avare, étroite, chiche, Donc: Le mieux à faire serait de m\u2019effacer pour vous parler un sujet plus intéressant\u2014élection par exemple, au risque de me faire dornifistibuliser par ceux qui ne pensent pas comme moi, \u2014 mais l'air imprégné de vapeur qui m'arrive de la cuisine m'\u2019annonce que la lessive va son train là, que tout le monde est occupé par la maison et que je ne ferais pas mal de laisser la plume pour reprendre l'époussette qui m'attend.Je vous laisse, Margue- rita, la tâche si facile à vous, d'être charmante pour tous.Comme à l\u2019oiseau qui nous touche du bout de l'aile en jetant quelques notes de son chant, je vous dis : Revenez, revenez vite / HERMANCE.- 2e \u2014 JOSEPH-ORANCE GUILBAUT DE GRAN DBOIS, ALIAS COMTE DE VILLENEUVE Connaissez-vous Joseph-Orance, Cet ange blond à l'œil brillant Qu\u2019un comte riche de la France Vient d'adopter pour son enfant \u2019 11 vit le jour dans le vill Le plus français du Cau À quelques milles du rivage Où Jacques Cartier aborda.Ayant perdu ses père et mère Au seuil de son deuxième été, Il fut ravi de la misère Par les sœurs de la charité.Ues femmes-que la Providence Bénit et comble de faveurs\u2014 Donnèrent avec abondance Au délaissé soins et douveurs.Et le petit oublia vite Co L'humble toit de Saiut-Casimir (1) Car il avait\u2014outre le gite\u2014 Trouvé des cœurs pour le chérir.Son frout rayonnait d\u2019allégresse ; Ses lèvres gazouillaient toujours ; Ses mains ne donnaient que caresse À velles qui doraient ses Jours.Oh ! que de chauds baisers sa bouche Imprimait au front de ia Sœur, Qui, penchée auprès de se couche, Lui parlait du divin Sauveur ! Eu savourant ce pur langage, Plus doux que le chant de l'oiseau, Il lui semblait voir le visage D'un chérubin sur son berceau ! Et puis lorsqu'il entendait dire De Jésus le nom glorieux, Alors on le voyait sourire Et vers le ciel tourner ses yeux.Le soir, en fermant sa paupière, 1 bredouillait du fond du cœur Cette humble et magique prière : Veillez toujours sur moi, Seigneur ! (1) Saint-Casimir, comté de Portneuf, est le lieu de sn nais- sance.Depuis pue de quatre semaines, Joseph-Orance avait deux ans.Du monde il ignorait les peines, Les soucis, les remords cuisants.\u201c2 En mai dernier, un savant prêtre Dont le Joys est orgueilleux : L'abbé Casgrain unordant peut-être, Mais d'uu cœur noble et généreux,) Arrivait de la vieille France, , un comte pieux De lui choisir panui l'enfance Un orphelin né sons nos cieux, quil traiterait\u2014ce philanthrope- omme son légitime eufant, Lequel étonnerait I' Europe, Dans l\u2019aveuir, par son talent ! !.\u2014Quel est donc le nom de cet homme, Me redira plus d\u2019un lecteur ?\u2014-Le Canada-Français le nomme De Villeneuve, le grand cœur ! C'est un de ces réveurs sublimes ui consolent l'humanité, tiquent les saintes maximes Et défendent la vérité ! kx Le saiut abbe chez les Sœurs Grises Alla frapper, tout radieux, En révant aux milles surprises Qu'il provoquerait en ces lieux.J oseph-Orance était le type De l'ange que l'on désirait ; Mais il fit une grosse lippe Lorsqu'il apprit le grand secret : Et les Sœurs\u2014ces secondes mères Na fout oublier la maman\u2014 e pouvaient, sans douleurs amères, Laisser partir cet être aimant.Le prêtre avait prévu les larmes Qu'il voyait couler lentement ; Pour les combattre, il prit les armes D'un solide raisonnement.11 parla du sort grandiose gud l'orphelin Dieu réservait, t fit comprendre au bébé rose Qu'un homme riche il deviendrait ! x A Deux mois ont fui depuis la scéne que je viens de peindre à grande traits : L'enfant, sur les bords de Seine Loge aujourd'hui dans un palais ! Le comte et surtout la comtesse Lui fr iguent tous les égards, Voulant dissiper la tristesse Qui voile parfois ses regards ; Car l'orphelin dans notre ville À laissé sa petite sœur Sous les lambris du même asile Où s\u2019attacha son tendre cœur.Mais la tristesse chez l'enfance Ne dure à peine qu'un matin, Aussi bientôt Joseph-Orance Comprendra-t-il son beau destin.ue sera-t-il plus tard ?mystère ! est le secret du Créateur.Prions pour que ce jeune frère Soit notre vrai libérateur.x ee or rance nent ue jette un peuple triomphant ; Le = Tetourne à la France Sous forme d\u2019un bel enfant ! J.B.CaovurTTE.Québec, 16 juillet 1886.- ae.\u2014_ Une cée sublime.\u2014 Nous recommandous fortement l'usage d'un merveilleux remède sous l'influence duquel tous les maux quiatiligent l\u2019humauité disparaissent infailliblement, Il guérit la tristesse, la misanthropie, la morosité, toutes les maladies du cœur et du cerveau, sans excepter méme les maladies imaginaires.Avalez tous les matins à jeun, et pendant toute l'année, dans une tasse descafé pur et non sucré, les in- grédieuts suivants : Une once de patience Deux onces de gaieté Une once de philosophie Deux onces de courage Et une once de persévérance, saupoudrez légèrement avec: deux grains d'insouciance, délayez bien le tout et buvez chaud.dames, ord ment plus délicates que lès hommes, pouront sucrer le mélage ci-dessus avec une once de douceur. ro == \u2014\u2014 \u2014 F2 Er Ey == = RT =~ ag Ee \u2014\u2014 fea fe CESSE ES 2 19 = LE FT pi Fr = pad papa emt.amo - Baas = a Er] \u2014\u2014 zy ty ty FAAS 75 a 5 PS Er ES 0 GTA RE aa Re st ZL oer] oe = {Prod Te 2 RS Ls 52 \u2014 Fak -> _ === gd ES Er pe, C2 Vi Ey i | ' A rs SIE Za Lh Er I IIE Cl.SS) 24) a i J Zs) p27 % 2h £44 23 th Ls rad UE : FA > ?= pos mas Er = == \u2014=\u2014=== = === a.5 ~~ Cal ss, = / ' a = \u2014 = rs i G 4 LH ES EJ | SA > 7 7 pars id 5, & 7 3 Y rsd ; | 4 \u201c ~ Fat > ps + 3 5 ce Pa FN A te \u20ac HS | 2 x 2 ; acer] Fe) as LS = 41 / / 2 54 Lû Æ 2 oF: ie ce ce Lr r= A cy À pa EN Fr ii \\ po % \\ p ma, 2e CS \u2014 Ne 7707 = « = Ça i re rac XE 2 A a Eo £2) ret al = A 5 a a) = \u2014 bl oom AS mème pres i 3 E2430 TEEN : j NA | Pa3ac ts @ 0) i es 7 Le 7 [SEMIS CT L 1 ETERRE 4 sa TE \u2014 ZA scl Oo FS 4 ET 2 LE arg oF aia ad rr == SS = = : ri | Rl » I 5 7e Fa 00e à SEE a Ck ort Pr Xe SN %) À » 4 2 LR ni 5, a CT A, œ LE = Ta 3 1% \u2014=\u2014 = À x, as 2 poe; EE [emt Pr £5 ke) eh es iad Lx) 1 NNE D'ANGI \u2014 + ~.= SC Ey 6 \\ LS LE Sp: rT LS Lad = = + pa \\ 5) =.3) RL AZ EY 4 Raa\u2019 25 X 1 == me RT = = = = = US Q La Æ T es pa a Fat ET Lu >, Ts Jo ww =.\u2014 ==3 =, == pes SD \\& 75 7 2 a > => RE.ae : fa # 7G \\| RS = prose AO hf J < Nic ge > 5 Aw i / J GS ad PE SRE ad bata TN ak\u2019 = cat wif i 4 q S40 I Esp CC = A } FN Tz 4 i oo >; CR & at C7 bi my 5 = ; 5 Pa 5 a da = \u201ca Las Hay Ey 5 él = - : i == Es ==_=r E 52) EE 12 EN Win : = pee es a = i = = Nm Se I = ed [3 +2 3 INI = ¥ 3 : i a, pre à 16 RE Tia nm 2 Fe EK) |! 2 ; 7 pe =! 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néanmoins de nombreux placards contre les étrangers n\u2019en continuèrent pas moins d'être affichés par les émeutiers, et l'on fixa même _ le jour où l\u2019on devait commencer la démolition des établissements anglais et américains : le 1°\" de la Ge lune, z juillet.Le xr juillet, vers midi, nous apprenons que la population s'est déjà portée à la campagne pour procéder à l'œuvre de destruction.Nous étions loin de soupçonner que notre tour allait bientôt arriver.La ville paraissait calme comme à l'ordi- dinaire.Vers quatre heures, quelques mauvais sujets, suivis d\u2019un grand nombre d'enfants, s'introduisent chez nous et se montrent assez insolents.Bientôt les rues avoisinant la résidence épiscopale sont remplies par une foule immense : impossible de circuler :en même temps, à coups de bâtons et avec des pièces de bois en guise de bélier, on enfonce nos trois portes à la fois et nous sommes envahis.Alors commencent le pillage et la destruction.Tout ce que cette foule rencontre est mis en pièces.Il y avait alors, À la résidence épiscopale, Mgr Coupat.le provicaire, le procureur, M.Vinçot, avec MM.Lenoir, Desolmes, Podelsard et Rogie.Ce dernier venait d'arriver.; Pendant près de deux heures, nous avons assisté à des scènes de brigandage.Voyant que la position n\u2019était plus tenable, Mgr Coupat et trois missionnaires sortent de la maison et cherchent un refuge ailleurs.Sa Grandeur se rend au prétoire du \u2018T'âo-tay ; la populace l'accompagne de ses huées.Les trois missionnaires, parmi lesquels je me trouvais, vont chacun de leur côté ; mais le soir, à la faveur des ténèbres de la nuit, nous nous réunissons au prétoire.C'est alors que nous apprenons tout ce qui s\u2019est passé dans la journée.En revenant de la campagne, la populace était allée piller les maisons des anglais et des américains dans la ville.Puis les émeutiers, se voyant réunis en grand nombre, émettent l'avis de se porter sur la résidence de l\u2019évêque.Une bande va donc attaquer l\u2019église paroissiale et le presbytère, une autre se dirige vers nous, Trois de nos confrères, MM.Lenoir, Desolmes, Rogie n\u2019étaient pas sortis avec Sa Grandeur : ils voulurent rester sur le lieu du désastre jusqu\u2019à la dernière extrémité Quand on eut brisé ce qui avait peu de valeur ct emporté le reste, on alluma un immense incendie et on fit un brasier de notre établissement récemment construit et à peine terminé.De notre chapelle, de la procure, d'une *4* Nos pertes matérielles sont immenses : mais le mal moral qui s\u2019ensuit est encore plus irréparable.Ce coup aura un terrible retentissement non seulement dans les points les plus reculés de notre mission, mais encore dans toutes les missions voisines.C'est un coup de foudre qui nous a frappés au moment où nous nous y attendions le moins.Nos prêtres chinois, qui sont toute la journée à courir la ville pour visiter leurs malades ; nos chrétiens, mélés avec les païens, n'avaient ni mieux prévu, ni même soupçonné cette tempête.On nous croyait tellement en dehors de tout danger que le consul anglais, qui, en sortant de chez les mandarins où il était allé demander protection pour ses concitoyens et les américains, avait eu son palanquin cassé, venait se réfugier chez nous, pensant que nous étions en sûreté.Son consulat avait été attaqué et pillé avant nous.Le même jour, deux maisons de chrétiens attenantes à l\u2019église furent démolies.On dit que l'appétit vient en mangeant ; c\u2019est vrai surtout pour ces paiens avides.Le lendemain, commençait le pillage de nos familles chrétiennes.Les trois principales et les plus riches, bien entendu, sont les TT Pas .4 ; Hl à &T réa \u201cæ si Ua ir Frstifiit HO, ae ¥ C Ti \u201cft a 4 Np Re - i 3 gli Bas-Zambese, \u2014Un campement en face de Mazeka, d'upres un dessin du Lev, Pere Courtois.église paroissiale attenante et de son presbytère, de plusieurs boutiques bâties sur deux rues, il n\u2019y a plus que des cendres et des débris de tuiles.Notre procure était aussi la procure des missions voisines du Su-tchuen occidental, du méridional, du Yunnan et du Thibet.Argent, mobilier, habits, provisions, livres, titres, archives, calices, ornements, billets, etc ; tout a disparu, volé ou brûlé.Nous n'avons emporté que les habits que nous avions sur le corps et c'est grâce à ce dénuement vraiment apostolique que la foule nous a épargnés.Les uns criaient : \u2018\u2014 Il faut les assommer D'autres répétaient : ; \u201c\u2014Ils sortent les mains vides, pourquoi leur faire du mal ?\u201d ; Nous eussions été coupables si nous avions osé emporter quelques objets.C\u2019est quand la maison ne fut plus qu\u2019un brasier que nos trois confrères la quittèrent pour gagner la campagne.La grande église paroissiale et le presbytère ont eu le même sort.Ils n\u2019ont pas été incendiés, mais tout a été pillé et détruit, et, comme chez nous, il ne reste que des ruines.Cette église n\u2019avait que quinze ans d'existence.pt» premières envahies et complètement dévalisées.L'une d'elles avait une pharmacie et une autre boutique assez considérable, outre sa maison d\u2019habitation.Le propriétaire, voyant le danger, se hita d'appeler quelques personnes déterminées et se défendit bravement.On ne put forcer la maison et dix-huit des agresseurs furent tués sur le coup ou mortellement blessés.D'autres chrétiens, animés par cet exemple, font de même ; ce qui les a sauvés.En attendant, les mandarins prenaient leurs mesures et rétablissaient l\u2019ordre dans la ville, malgré les bruits les plus alarmants.Aujourd'hui, 7 juillet, tout est tranquille, et tout danger est ou parait éloigné.Hier sont arrivés de 1,000 à 1,500 soldats appelés d'une garnison voisine par les mandarins effrayés.*,* Mais la campagne ! Mais les préfectures et sous-préfectures du Su-tchuen oriental !!! Que le danger y est imminent ! Que s\u2019y passe-t-il et que va-t-il s'y passer ?Nous avons déjà appris la démolition de deux de nos pharmacies, dont l'une servait de presbytère, et la dispersion de plusieurs familles chrétiennes des environs de la ville On 190 met le feu quand on n'a pas à craindre pour les voisins païens ; c'est plus expéditif.Nos deux séminaires sont en grand danger et nous inspirent une inquiétude mortelle.Quel malheur si ces éta- hlissements venaient à être ruinés ! Au prétoire du Tao-tay, premier mandarin qui gouverne le Su-tchuen oriental, nous sommes traités très poliment ; le grand homme a méme bien des égards ; néanmoins nous ne pouvons longtemps rester ici sans de grands inconvénients, les chambres sont petites, malsaines ; surtout ce n'est pas commode pour la correspondance avec nos confrères, nos prêtres chinois et avec l'Europe.AUTRE LETTRE DE M.BLETTERY Prétoire du Tao-tay, le 10 juillet 1886.Je continue de vous raconter l\u2019histoire de nos malheurs.La relation, que je vous ai envoyée, il y à trois jours, toute triste qu'elle était, ne renter- mait qu\u2019une partie de nos désastres ; les craintes que nous avions pour la campagne sont même bien dépassées.Au premier moment, nos mandarins avaient été pris au dépourvu, mais voici déjà dix jours que le pillage continue et que l'incendie se propage d\u2019une manière effrayante, sans que nos mandarins tentent la moindre démarche pour l\u2019arrêter.Ils font les plus belles prornesses, mais ils ne prennent aucune mesure efficace, ce qui encourage les pillards.S\u2019ils le voulaient, dans une demi-heure tout serait rentré dans l\u2019ordre ; mais non, on dirait vraiment LE MONDE ILLUSTRÉ M, PAUL DEROULÈDE Mie Paul Deroulède est bien connu comme orga- At nisateur de la ligne des patriotes.Au sortir du collège, il se voua à la poésie et à l\u2019ast, ne révant alors d'autre gloire que celle du théâtre où il débutait, à dix-huit ans, par un drame en un acte, en vers, acclamé à la Comédie Française.Pendant la guerre, il s'engagea avec son frère.A Sédan, son jeune frère André eut la poitrine traversée par une balle.Paul alla le chercher sous le feu de l\u2019ennemi, le chargea sur ses épaules et parvint À ramener le cher blessé qui est aujourd'hui capitaine d'artillerie.La guerre fit du poète un autre homme.Au lieu de continuer à chanter toutes les joies humaines, il écrivit les chants du soldat, poèmes ou éclatent les plus généreuses croyances et où brille le plus pur amour de la patrie.Le MONDE ILLUSTRÉ a publié plusieurs morceaux de ce recueil.Ces poèmes le conduisirent aisément à l\u2019idée de créer la ligue des patriotes, œuvre à laquelle il s\u2019est échauffant chacun de sa flamme, bafouant les indifférents ou les sceptiques qu\u2019il à flétris de ce consacré tout entier, recueillant des adhérents, ; MARIAGES PAR ORDRE \u201ctaf = journal égyptien nous apporte le récit d\u2019une aveu- {WEAR ture qui s\u2019esu passée tout récemment.On sait que, malgré les traités internationaux, Le = commerce des eucluves s'exerce encore en gruod en Orient.Les bâtiments européens donnent chase aux marchands qui fout la traite des noirs.Maisceux.vi parviennent souvent à leur échapper.\u2019as toujours, toutefois.C'est ainsi qu\u2019il y a quelques semaines, uu vaisseau turc, fut pris dans les eaux d'Alexandrie par un croiseur anglais, Le nombre des esclaves que le négrier avait cru pouvoir vendre était de quatre-vingt hommes et de soixante-dix femmes, ils venaient de l\u2019intérieur de l'Afrique.\u2019 Que faire de ces malheureux ?; Maintenaut qu\u2019on les avait sauvés, pouvait-on les abandou- ner à des centaines de lieues de leur pays, dans une contrée nouvelle pour eux, où ils étaient absolument sans défense, Pour les hommes, il n\u2019était pas bien difficile de les eurôler dans les troupes égyptiennes.; C'était la vie assurée, avec une petite solde, \u2014une existeuce presque heureuse, eu comparaisou du sort qui les attendait.Mais les femmes ?* + Ou pouvait les débarquer, mais, au bout de peu de tem ou elles seraient mortes de misère, ou elles auraient été enle- vees de nouveau.Les fonctionnaires égyptiens étaient fort embarrassé, lors- \u201cqu'un d'eux eut une idée : il n'y avait qu'à les offrir, comme cpouses, aux amateurs.En Egypte, les soldats indigènes peuvent se marier, et ou nevorde meme à leurs femmes une ration qui, à la vérité, nc doit pas coûter cher au gouvernement ; mais les noirs ne sont pas difficiles au point de vue de la nourriture.Ou fit done publier, dans la ville, que les célibataires qui voudraient se pourvoir d'une femme n\u2019auraient qu\u2019à se pre- enter sur le pont du navire capturé.Au jour fixé, ils affluaient : ile étaient si nombreux qu'il fallut décider que ve seraient les femmes qui choisiraient leurs futurs epoux.La scene fut, comme on l'imagine, des plus comiques.Un commissaire de police donna le signal : les prétendants qu\u2019ils approuvent ce brigandage.Nous savons que, [nom : les sans-patrie., étaient rangés en ligne, comme pour une inspection.le jour de l'incendie de notre résidence, les trois | D'abord, les femmes n'osérent pas s'aventurer : la timidite Rat .pe he les retenait.principaux mandarins étaient présents et, s'ils l\u2019a Cependant, sur les instances des fonctionnaires, l'une d'elles vaient voulu, ils auraient empêché cette ruine.UN ATTELAGE DE ZÉBUS | se hasarda.La liste des fermiers ou propriétaires chrétiens | Ajoutons que, pour faciliter les unions, le gouvernement al- qui ont été pillés ou incendiés, est longue.Pour|, Le zébu est une espèce de bœuf sauvage qui | louait à chaque femme vingt-deux francs de dot.notre compte, nous avons déjà seize maisons ou pharmacies qui n'existent plus.Ce matin, nous apprenons la ruine complète de notre Petit Séminaire de Cheüu-Kèn-Tsé.A l\u2019entour, tout a été rasé.Ils ont même, dit-on, égorgé un vieillard et un infirme d'une soixantaine d'années.Nos plus belles stations du Pà-hién, Tong-Kià- Ouon, Lông-Song-Tchâng, Tsi-Kià-Kéou, etc., sont anéanties.Les vieillards, les femmes et les enfants affolés ne savent de quel côté se tourner.Il ne leur reste rien, absolument rien : le mobilier, la récolte du printemps, la maison, les habits, les animaux domestiques, tout a été perdu, volé ou consumé par -le feu.Les païens repoussent ces malheureux, les uns par la crainte, la plupart par haine et mépris.Bien des gens qui, il n'y a que quelques jours, étaient ou du moins se disaient les amis de nos chrétiens, font maintenant cause commune avec les persécuteurs, sinon pour piller, du moins pour crier contre eux et les insulter.Oh ! que la parole du Sauveur s'accomplit bien en ce moment pour nous et nos pauvres néophytes : Æ# exiles idio omnibus propler momen meum ! THEATRES \u2014 eo.ET AMUSEMENTS ACADEMIE DE MUSIQUE On jouera durant cette semaine.\u201c My Aunt Bridget,\u201d la belle comédie de Scott Marble.Cette comédie à été reçue partout avec la plus grande faveur, et la presse américaine en fait les plus grands éloges.THÉATRE ROYAL Les propriétaires de ce théâtre ont fait l\u2019engagement de la * Wilburn Opera Co.\u201d une troupe d'une grande renommée, Le programme contient \u201c Merry War\u201d Three Black Cloacks \u201d et Giroflé Girofla, qui seront donnés alternativement.On ne doit pas manquer ces représentations.OE Le mépris de ceux avec qui nous vivons est le plus affreux de tous les chitiments, et soyez sûr qu'il n'y a pas un homme assez sceptique pour ne pas en sentir le poids.Le plus vif coquin a soif d'estime.habite surtout le nord de l\u2019Afrique.Il diffère du bœuf ordinaire par sa taille, généralement plus petite, et surtout par une ou deux bosses grasseuses placées sur le garrot.Il a les cornes noires, courbées en rond et comme façonnées ; le poil très doux, très beau, gris en dessus et blanchâtre en dessous ; les jambes courtes, les sabots noirs et bien fendus, la queue terminée par une touffe de poils noirs.Cette espèce présente, du reste, plusieurs variétés.Le zébu habite les régious chaudes de l'Asie et de l'Afrique ; mais nulle part encore on n\u2019a retrouvé son type sauvage.Toutefois, les traditions historiques et les annalogies zoologiques s'accordent pour lui faire attribuer une origine indienne.Dans certaines parties du continent indien, ce sont presque les seules bêtes de traits.Ces animaux, dont l'allure égale presque celle des chevaux et leur permet de parcourir rapidement de longues routes, servent aussi de montures.Il existe à Bombay un hopital spécial pour les animaux sacrés et où la place d'honneur est réservée au zébu.LES JOYAUX DE LA COURONNE D'ANGLETERRE Le dessin que nous publions aujourd\u2019hui sur la Tour de Londres montre une des parties de ce monument les mieux connues des visiteurs.En sortant de la tour Blanche, on traverse la place d'anues et l\u2019on se dirige vers l'angle nord-est de l'enceinte, pour admirer les joyaux de la couronne, dont la garde, sans doute par galanterie envers la reine, est confiée à une dame.Ils sont rangés sous des vitrines et sur des étagères recouvertes de velours cramoisi.Nous ne pouvons songer à en entreprendre l\u2019énumération détaillée.Mentionnons seulement, parmi les plus remarquables : la nouvelle couronne impériale faite pour la reine Victoria, et qui peut être estimée à trois millions de francs environ ; les deux sceptres, richement ornés de pierreries ; la sainte ampoule en or pur ; les bracelets du couronnement, le globe, les hanaps d\u2019or, le grand diamant de la mer, les fonts baptismaux, l\u2019ancienne couronne impériale, la couronne de saint Edouard ou du prince de Galles, la \u201c\u2018 vaisselle \u201d du sacrement, les épées de justice, etc.La plupart de ces joyaux servent dans les grandes cérémonies officielles.Leur valeur totale est de quatre-vingts millions de francs.*,* L'exemple de la première fut bientôt suivi.Elle posa su main sur [epaule d'un soldat du plus beau noir.C'était dire qu\u2019elle l\u2019acceptait comme mari.Aussitôt les autres l'imitèrent et, après un rapide examen.firent leur choix.; Il n\u2019y eut qu'un des postulants qui protesta contre la désignation qu'avait faite de lui une femme âgée, qui ne voulai pas le quitter et qui lui prodiguait des temoignages d\u2019affection.Mais on doubla la dot, et il se résigna facilement.NS Alors, un officier dressa une liste, servant d'acte d'état civil general.En une heure, le gouvernement s'était débarraseé de cette encombrante capture.INVITATION SPECIALE Quoique notre importation ait été de beaucoup plus considérable que les années précédentes, les bas prix de nos marchandises ont tellement fait augmenter notre commerce que déjà quelques lignes semblent vouloir disparaître.Nous invitons par conséquent les dames qui aiment à avoir une jolie toilette d'automme ou une coiffure dans les derniers goûts A venir faire leurs choix à présent et s'assurer des plus hautes nouveautés au plus bas prix possible.Nous attirons votre attention sur les marchandises suivantes : Etoffes A robes, bouclées et unies, Draps Jerseys pour robes et manteaux, Manteaux tout faits ou sur commande, Chapeaux et garnitures, Flanelles, tweeds, Corps et calecons, ete., etc.N'oubliez pas que dans tous ces départements nous avons un assortiment supérieur à aucune autre maison de cette ville Venez au plus tôt faire votre choix.GAGNON & TOUSIGNANT Coin des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine MONTREAL LE MONDE ILLUSTRE 191 HENRY SCHMITH, 168, RUE SAINT-DENIS Confection de CHEMISES par un tailleur pratique Chemises de tous genres À ordre, bon ou , satisfaction garantie.Conditions modérées.LA SEULE PLACE Ou tout le monde veut aller mainte- .tenant, c'est chez M.A.RACICOT, No 220, RUE AT-LAURENT, MONTRÉAL Etant toujours sûre de pouvoir acheter là de ses Remèdes Sauvages Patentés, lesquels guérissent, sans craindre aucun danger, toutes les maladies indistinctement, tels que : Dyspepsie, Bronchites, Maladies du Foie, Jaunisse, Constipation, Mal de tête, Névralgie, Diarrhée, Choléras de toutes sortes guérisen moins de trois heures ; 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