La maison moderne, 1 octobre 1905, samedi 14 octobre 1905
[" Re Sert a tes ia od ES prin SRE RE oe pai joer eut = + mr \u2014 ille 4 or TOR RBI ITT, ee % vË 9 : pe f ?% 7 Fe a Lv NN 7 « % 24 À Ês AS ae mn 4\" 224 delFam a \u201cgw tp ids oF tas : ye; { Ke °2-CENTS D = = ; «A 7 ig © ; EY Nox: PRIXe SR cs agazine rr rem mee anne cena 4 : fi A) rss \u2014\" 8 + 4-53 + oF 5 57: ga = - Ç $4.00 fi Brie, vire es eae OEIL | IR $8.00 de Timbres Verts avec $2.00 $ 1 2.00 de Timbres Verts avec $3.00 Si vous désirez faire de la reclame | Durant le mois d'Octobre, en présen- qui soit profitable tant cette annonce., ANNONCEZ DANS Nouveaux Manteaux, Nouveaux Costumes, Nouvelles Jupes .I e Ca n d d d Une modiste de première classe a maintenant la charge de ce département.C\u2019est le plus grand journal du matin A.LL EC LAI RE C\u2019est un médium excellent.; 223 St-Laurent 337 Av.Mt-Royal PRIX RAISONNABLES Apportez cette annonce.Coin Mentana AVIS IMPORTANT l | IES pe Conservez vos liviets de timbres, ne les échangez que chez nous - - - - Nous sommes à établir un système qui donnera à nos clients un avantage considérable.Conservez vos Livrets.Les timbres verts valent de l'or plus que jamais.Ce que nous avons donné jusqu\u2019à présent sera surpassé par notre nouveau système.Gardez soigneusement vos Timbres ils vous causeront bientôt d\u2019agréables surprises.The Traders \u2018Advertising Co.Bureau : 259 Rue Notre-[)ame Ancien Numero : 1835 Rue Notre-Dame.; succursale Ouest: succursale Est: Adam Lamy, Arsene l.amy 3551-3561 Notre-Dame.Coin St-Denis et Duluth.i {\\ 11 a, No 22.MONTRÉAL, LE SAMEDI, 14 OCTOBRE 1905 LA MAISON MODERNE MAGAZINE DE FAMILLE Abonnement: $r.00 par an.107 St-Jacques, Chambre 23.2 cts le numéro HARRISON A.DEMERS, EDITEUR-PROPRIETAIRE.| | NOTES DE LA DIRECTION Nous accepterons avec plaisir les contributions littéraires que l'on voudra nous faire parvenir.\u2018Avis d\u2019insertion sera donné aux auteurs dont les manuscrits auront été acceptés.GRATIS Billets de Théatre LISEZ AVEC SOIN \u2014 Nous avons marqué 25 copies de ce ma- gazime, dont une annonce dans chaque renferme en petit caractère le bon suivant: BON POUR BILLETS DE THEATRE Il se peut que le numéro que vous tenez en ce moment soit un des 24; lisez avec soin chaque annonce, afin de trouver le bon, découpez l\u2019annonce qui le contient, adressez-nous-là par malle ou présentez- vous entre midi et 2 hrs p.m.à nos bureaux, 107 Saint-Jacques, chambre 23, et nous vous remetirons le billet, Procurez-vous de bonne heure un numéro de LA MAISON MODERNE.Si vous n'avez pas la chance de gagner cette semaine, peut-être aurez-vous la chance de gagner la semaine prochaine.[ | A.BEAUGRAND-CHAMPAGNE, | | DIRECTEUR.CHS-EMMANUEI, DEMERS, | COMPTABLE.LA PHOTOGRAPHIE EN VOYAGE.Aujourd\u2019hui, la photographie étant un art universel, et une immense majorité de touristes étant devenus amateurs photographes, plusieurs hôtels ont eu la bonne idée d\u2019offrir à leurs clients un laboratoire convenablement installé et éclairé, mais cette comodité ne peut guère se rencontrer que dans les établissements de premier ordre, c\u2019est-à-dire ceux dans lesquels les prix de séjour sont très élevés, ce qui n\u2019est pas à la portée de toutes les bourses ; et de plus, dans bien des ças, le touriste amateur visite des sites pittoresques où il a bien de la peine à trouver une auberge à moitié confortable : ce n\u2019est certes pas là qu\u2019il faut songer à disposer d\u2019un laboratoire photographique.Emporter avec soi un de ces appareils bizarres, une de ces sortes de tentes, dans lesquelles on a la tête et les mains emprisonnées dans un voile rouge, comme plusieurs inventeurs en ont créé à maintes reprises, n\u2019est pas facile et ne rend souvent aucun service, En voyage, il est préférable de n\u2019emporter que son appareil, des châssis aussi nombreux que possible, et une petite lanterne de laboratoire.La multiplicité des châssis permet d\u2019avoir des plaques toujours prêtes à être employées, et de cette façon on n\u2019a besoin d\u2019opérer le changement des plaques qu\u2019une fois par jour, c\u2019est-à- dire le soir, à la nuit, dans sa chambre d\u2019hôtel, éclairée par la lumière rouge de la lanterne, qu\u2019on a eu soin d\u2019emporter.L\u2019opération du changement de plaques terminée, on devra soigneusement renfermer dans leur boîte les plaques impressionnées et, par surcroit de précaution, envelopper la boîte de papier rouge, pour empêcher toute introduction BILLETS DE THEATRES GRATIS. 282 LA MAISON MODERNE de lumière blanche à l\u2019intérieur, ce qui aurait pour résultat de perdre irrémédiablement les plaques sensibles.Nous disions plus haut qu\u2019il est bon de ne changer ses plaques qu\u2019une fois par jour.En effet, dans bien des cas, il est impossible de le faire en plein jour, car, comment trouver une pièce vraiment obscure dans un hôtel ?Que de fois nous avons regretté de ne pas avoir une provision suffisante de plaques sous châssis pour éviter les ennuis d un chargement dans la journée ! Dans bien des circonstances, il fallut nous contenter d\u2019un cellier, d\u2019un cabinet \u2014 non inodore !\u2014ou de quelque autre endroit peu éclairé et, par conséqueut, assez facile À obscurcir complètement.:0: L\u2019ENFANT (Suite) Sans s\u2019en apercevoir, l\u2019enfant sera donc poussé dans une voie tracée à l\u2019avance par les observations dela mère.Il croira, dans chaque circonstance, qu\u2019un cas particulier est résolu et il ne saura que plus tard combien l\u2019addition de ces choses constitue le total, c\u2019est-à-dire son éducation, Les tendances natives sont modifiables ; on peut les renforcer ou les atténuer, les supprimer même parfois ; car le naturel ne revient pas au galop, quoi qu\u2019en dise un vers célèbre, quand il n\u2019a pas pris une force considérable à l\u2019aurore de l\u2019enfance.C\u2019est ainsi qu\u2019on arrache aisément l\u2019herbe parasite qui sort de terre ; si on la laisse se développer, elle frappe de stérilité le champ tout entier.On ne saurait naturellement avoir une formule générale, s'appliquant à tous les enfants, car les caractères sont aussi différents que les traits du visage, et les qualités elles-mêmes peuvent dégénérer en défauts, si elles ne sont pas endiguées et dirigées ; par exemple, la volonté et l\u2019énergie qui, soustraites au guide de l\u2019intelligence, deviennent de l\u2019obstination aveugle.Mais, dans cette diversité des natures, il existe de grandes catégories, dans lesquelles on peut classer un enfant ; et la mère cherchera d\u2019abord à quel groupe intellectuel et physique appartiennent ses fils ou ses filles, Voici les actifs, ayant soif de mouvement, d\u2019agitation.Démonstratifs, prêts à se griser de leurs paroles et de leurs actions, ils ont un besoin de se mettre en avant, une tendance invincible à agir.Ils remuent, font du bruit, se précipitent sans cause, s\u2019échappent sans motif.Facilement ils amplifient et exagèrent ; à les en croire, ils ont tout fait et tout sauvé, A côté de ceux que les exercices physiques violents tentent, et qu\u2019aucun n\u2019effraie, il y a les intellectuels, les contemplatifs, c\u2019est-à-dire les enfants dont la pensée travaille sans cesse et qui s'envolent dans des rêveries ou dans des projets, n\u2019ayant rien de commun avec la raison.En revanche, las apathiques ne sont intéressés par rien.Leur flegme imperturbable semble les faire indifférents à tout ce qui se passe.On dirait que la vie ne les regarde point, que le fleuve humain doit couler devant leurs yeux ennuyés, Cet état dénote un abaissement de la faculté de sentir, une sorte de congélation cérébrale.Avec eux, les moyens d\u2019action sont difficiles à trouver ; ils n\u2019offrent que peu de prise ; ils se dérobent par la force d'inertie.Parfois, la mère constatera que l\u2019action motrice vient des idées reçues, c\u2019est-à-dire que la spontanéité manque.(A continuer.) 10: DICTIONNAIRE DU SAVOIR- \u2018 VIVRE Beau-Père.\u2014 Belle-Mère.\u2014Lorsqu\u2019on se marie, l\u2019entrée dans la famille de celui ou de celle que l\u2019on épouse doit être aussi complète que possible.Soit que l\u2019on suive les mouvements de son cœur ou simplement les inspirations du savoir- vivre, il faut traiter ses beaux-parents comme ses propres parents, et, en toutes circonstances, agir envers eux en vertu de cette règle.Par suite, le mieux en leur parlant est de se servir des expressions usitées par les enfants vis-à-vis de leurs père et mère.Tontefois, un gendre en face d\u2019une jeune belle-mère dépasserait le mesure en la nommant maman, ce qui la vieillirait, et paraîtrait une sorte d\u2019anomalie, surtout si leurs Âges sout rapprochés, ce qui se voit souvent.Dans ce cas, une épithète a ffec- tueuse ou l\u2019adjonction d\u2019un mot câlin permettent de tourner la difficulté et d\u2019atténuer le \u2018\u2018 maman \u2019\u2019 tout seul.Une jeune femme, en revanche, n\u2019a jamais à hésiter pour appeler ses beaux-parents de la façon dont son mari lui-même les nomme, C\u2019est pour eux une fille de plus : voilà tout.CHAQUE SEMAINE NOUS DONNONS DES PRIMES. Bénédiction nuptiale.\u2014Les personnes invitées à une bénédiction nuptiale doivent avoir une toilette en rapport avec une cérémonie qui, en principe, est gaie.Mais, suivant le degré d\u2019intimité avec les nouveaux époux et leurs familles, il faut déployer plus ou moins d\u2019élégance.Si l\u2019on ne va qu\u2019à la messe, on peut être habillé plus simplement que si l\u2019on est convié au lunch.En tous cas, on se place à l\u2019église à gauche si Lon vient pour la jeune femme, et à droite si \u2019on est appelé par des relations avec la famille du marié.Berceau -S1 l\u2019on est, vis-à-vis d\u2019un jeune ménage, dans des rapports de parenté ou d\u2019intimité permettant la cadeau du berceau, il faut, avant la naissance, l\u2019offrir tout blanc, de façon à ce qu\u2019il puisse servir, quelque soit le sexe du nouveau-né.Le rose est \u2018adopté pour \u2018les filles, et ie bleu pour les garcons.Après la naissance, on garnit le berceau blanc de rubans appropriés au sexe de l'enfant.Aussitôt qu\u2019une jeune mère reçoit, le berceau du bébé doit être pomponné, pour être digne d\u2019être montré aux visiteuses.Ces dernières ne doivent pas s\u2019approcher du berceau, ou du moins le toucher, Bercer est le privilège de la mère ou de la nourrice, qui savent seules si elles veulent donner cette habitude au poupon.:0: Calino homme de sciences.On parle devant lui, d\u2019un frères, ami qui a huit \u2014 Huit frères! s\u2019écrie-t-il! alors s'il a huit frères, chacun de ses frères a huit frères aussi.et ça ferait 64! C\u2019est impossible.:0: NECROLOGIE Nous avons le regret d\u2019annoncer la mort de Madame Israël Théoret, belle-mère de M.Harrisson A.Demers, propriétaire de \u201c La Maison Moderne.\u201d Madame Théoret gst morte vendredi dernier après une courte maladie, à l\u2019âge de 78 ans.Cette femme distinguée jouissait d\u2019une réputation enviable comme femme et comme mère LA MAISON MODERNE pets 283 comme femme, elle fut une , figure naguère bien connue dans la société montréalaise ; comme mère, le regret des deux seuls enfants qui lui survivent \u2014 Mme Harrisson A.De- mers et Mme Stanislas Robitaille, montrent assez de quelle tendresse elle les entourait.Mme \u2019Théoret, était cousine de Sa Grandeur Mgr l\u2019archevêque, sœur de M.A.Deslauriers et de Mme R.Dufort Le service funèbre a eu lieu à l\u2019église St.Jacques, lundi dernier ; Sa grandeur Mgr l'archevêque était présent à la cérémonie et à donné l\u2019absoute.Une foule considérable pris part au cortège.Des tributs floraux en tès grand nombre et beaucoup d'offrandes de messes et de prières, sont un témoignage non équivoque de l\u2019estime que l\u2019on portait à madame Théorêt.Mot de la fin.Lili se présente chez le confiseur.\u2014 Je voudrais bien des bonbons contre la toux.\u2014 Est-ce pour vous, mon enfant?\u2014 Les bonbons, oui: grand\u2019maman qui l'a.mais la toux, c\u2019est BILLETS DE THEATRES GRATIS.RE NE a TIP Rv Mat papa sou pa LA MAISON THEATRE DES NOUVEAUTES Ce théâtre si justement appelé \"La Comédie Française de l'Amérique\u201d marche de succès en succès.Pourrait-il d'ailleurs en être autrement ?La troupe est composée d\u2019artistes hors ligne dont le talent et la réputation sent connus de tous.,Ç Avec \u2018Madame Flirt\u201d l'admirable pièce de Gavault et Berr, ont eu lieu les débuts de Mille Hélène Gondy et de messieurs Demanne et Mademoiselle Gondy que tous les critiques parisiens avaient félicité si hautement lors de ses créations de \u201c\u2018L'Instinc\u201d, \u201cLeur Gourne\u2019, etc, s\u2019est montrée ce qu\u2019elle est : une grande artiste dont le talent et le charme s\u2019imposent à son auditoire.M.Deman- ne est un jeune premier rôle de grand talent et de belle allure et M.Denières, par son jeu vrai et sympathique a plu énormément.Pour la semaine du 9 Octobre, un véritable événement artistique se prépare aux Nouveautés, on donnera \u201cFernande\u201d l\u2019admirable pièce de Victorien Sardou avec Miles Gondy et Du- cange dans les deux rôles principaux.Ce sera un véritable régal que d\u2019entendre l\u2019oeuvre du maitre interprétée par ces deux grandes artistes secondées par les excellents artistes de notre Comédie Française qui forme la plus merveilleuse troupe d\u2019ensemble qui soit jamais venue à Montréal.Denières.:O.AU MAJESTY \u201c The Dragon-Fly.\u201d Ce nouveau mélodrame de John Lutcher Long et de Fdward Childs Carpenter\u2014dans lequel Mimie Seligman et William Bromwell tiennent ensemble la première place\u2014sera à l'affiche la semaine qrochaine au Majesty, sous la direction de Henri Fressitt.C\u2019est l\u2019histoire bien écrite d\u2019un peuple fort et sans peur qui commande notre compassion pour les miséres qu'il endure ; une histoire d'amour passionnante se rnêle au récit des des misères de ce peuple et captive le coeur et l\u2019esprit.Une troupe de 100 acteurs figurent dans des décors merveilleux.La musique est de Wasi- li Leps, le compositefir russe.Dans Nos Theatres ABONNEMENT, $1,00 PAR AN.THEATRE FRANÇAIS Le drame de M.Louis Fréchette est une suite de tableaux historiques joliment peints, d'épisodes tragiques, ou tendres, cruels ou narquois et de l'ensemble, se dégage bien l\u2018âme canadienne de 1837 telle que nous le laisse entrevoir l\u2019histoire.Un grand souffle de patriotisme anime, tous les personnages du drame.Ce ne sont pas seulement des gens qui évoluent en disant des phrases, ce sont des morts qui revivent.PAPINEAU M.Louis Fréchette ne pouvait espérer plus que de nous donner une telle illusions Il serait injuste de méconnaître la part qui revient aux -artistes dans l'impression donnée.Il était difficile de porter mieux que M.Ca- seneuve, le rôle redoutable de Papineau: Papineau fut de ces hommes dont on ne saurait rendre l\u2019allure et l\u2019accent avec tout le talent du monde.:' Tel qu\u2019il est, plein d\u2019enthousiasme et de dignité, le Papineau de M.Caseneuve est digne des applaudissements qu\u2019on lui a prodigués.MM.Joubé, Gauthier et Cahuzès (Georgeu fl \u201csème 455 De ry wir L Nd LA MAISON MODERNE 285 Laurier Pacaud et Nelson) sont des patriotes suffisamment \u2018\u2018\u2019historiques.\u201d Les rôles de genres bien tenus par J.D.Tougas (le sergent Dulac) ; Dane : (le mar- guiller Desrousselles), et Meussot (le sauvage Michel) ont eu beaucoup, de succès.La distribution ne compte qu'un role de femme mais cette femme est Mme Myriell.Il est fort regrettable.pour les patriotes s\u2019entend, que Mme Myriell n'ait point réellement vécu, sous le nom de Rose Laurier, en 1837 car nous ne connaissons pas de dieu capable de résister à la prière qu\u2019elle d't avec tant de charme à la fin du cinquième tableau.Nous félécitons la direction pour la mise en scène qui est vraiment très bien.La semaine prochaine on donnera \u201cA Perpétuité\u201d de M.P.Decourselles, l'auteur de \u201cLes Deux Gosses\u201d.Ce mélodrame joué plus de 200 fois à l'ambigu de Paris, ne manquera de faire courir tout Montréal.\u201cLe Temps\u201d de Paris en a fait l\u2019appréciation suivante \u201cÀ Perpétuité\u2019 est meilleur \u2018Les Deux Gosses\u201d, c'est asez dire.M.Paul Caseneuve paraîtra dans cette piéce et sera accompagné de 40 acteurs.que ACADEMIE Lewis Morrisson dans Méphisto.Un nombre infini d\u2019acteurs ont essayé de remplir le rôle de Méphisto dans \u201cFaust\u201d mais leurs eflorts n\u2019ont abouti qu\u2019a faire ressortir davantage le jeu parfait, l\u2019art achevé de Louis Morrisson, qui a créé ce rôle, et qui viendra encore le représenter ici.M.Morrisson a tenu ce rôle pas moins de RETURN OF THE ONPMSELF a DEV La cing mille fcis dans les vingt derniéres annces.Le fait que cette année, \u201cFaust\u201d est ofiflert au pu public dans des décorations nouvelles, formées de superbes scènes qui sortent des atte- liers d'Armbruster et Seavey, dit assez quel succès on veut faire de cette représentation.M.Morrisson paraîtra à l\u2019Académie la semaine prochaine.Matinées : mercredi.jeudi et samedi.AU THEATRE NATIONAL L\u2019amusante comédie de Labiche et Martin, \u201cLe Voyage de Perrichon\u201d a plu énormément.On a ri, on a trépigné, on a crié, c\u2019était du délire.Il faut voir Fertinel dans le rôle du brave M.Perrichon Jamais l'exclient commu- que n\u2019a joué avec plus de verve, de naturel, de fantasia.| Et Neuillet, dans le rôle de Daniel Savary ?Et Mlle Vasse, dans, le rôle d'Henriette ?Lt Hamel et Palmiery, et Donnelly ?Tous ces artistes rivalisent de talent et jen arrivent à donner une interprétation qui touche de bien près à la perfection.; Fertinel, Neuillet et Vasse composent un trio incomparable.Maisgle clou de la représentation est sans contredit la jolie pièce de Mme Emile de Gi- rardin.Ce petit chef-d'œuvre a provoqué une très vive émotion.Bien des paupières se sont mouillés à l\u2019aspect de la douleur de la pauvre mère qui pleure son fils qu\u2019ells croit mort, de LE SEUL MAGAZINE A 2 CENTS. 286 LA MAISON MODERNE meme qu\u2019à l\u2019attendrissant spectacle des précautions infinies prises par le vieux serviteur Noel.Blanche, Octave, Mathilde pour que Mme Des Aubiers n\u2019apprennent pas trop brusquement le retour de celui q\u2018elle croyait ne revoir jamais.* Ce bijou littéraire est joué de façon à faire oublier toutes les interprétations qui en ont été données à Montréal jusqu'à présent.M.Lombard trouve dans le rôle du ;vieux Noel, une belle occasion de mettre en oeuvre les inépuisables ressources de son talent souple, autant que sûr.Nous l\u2019avons admiré sans réserve.Adrien des Aubiers trouve en M Hauterive un interprète œimpane, gracieux, enjoué, rayonnant de jeunesse et d\u2019une souciante gaité.Mlle Vasse a détaillé avec l\u2019art charmant qu\u2019elle met dans linterprétation de tous ses roles, les nuances ane comporte le rôle de Blanche.Mlle Vhéry préte au personnage de Mathilde, le charme de sa beauté et de son talent.Mme Beaufort et M.Godeau, comgletent une distribution trés heureuse.Au point de vue de la perfection du rendu, \u201cLa Joie Fait Peur\u201d est peut-étre ce qui a été doné de mieux au.théatre National Pendant un entr'acte, M.Gorius, excllent\u2019 chanteur à la voix chaude-et sympathique, a\u2019 charmé l\u2019auditoire par des airs bien choisis.M.Gorius chantera à chaque représentation de la semaine.La semaine prochaine \u201cJacques l'Honneur\u201d tiendra l\u2019affiche, on nous promet beaucoup de bon de la distribution des rôles.AU ROYAL A ce htéâtre la semaine prochaine, l\u2019on verra la troupe \u201cThe Dreamland Burlesquers,\u201d qui vient au grand complet, et avec un programme sans précédent dans le genre burlesque.Pas moins de cinquante acteurs font partie de cette troupe, parmi lesquels on trouve des célébrités comme Jolly Zeb, si renommé dans \u201cZig Zag Alley\u201d, les Soeurs Cain, soubrettes \u2018qui ckantent si parfaitement, la fameuse troupe Everett de la société des Acrobates, Pal- prey et Barton, les maîtres équilibristes sur la reuc, le Trio Dreamland, formé de mu: demoil- sclle ladys, de MM.Higgins et Bergman, qui donnent un acte de danses et de chants, la dernière limite de lart ; Louis Pritzkow, chansonnier type, enfin la Clede et Raymond dans leurs dernières création \u201c The Society Circus.\u201d On joura deux pièces \u201cAt the Circus\u2019 et \u201cThrough the Clouds\u201d, dans lesquelles tout les acteurs paraîtront Il y aura vingt-six numéros de chant, grâce auxquels, on verra entièrement reconstituée la \u2018fantaisie \u201cDreamland\u2019s Eighteen Stunners)\u2019 qui pase pour être ce qu'on imagine de plus beau et de plus intéressant dans les temps modernes.\u2014_\u2014_ LE SCULPTEUR DE POUPEES I \u2014Tenez, voyez, dit la senora Mercédès Mu- chagua en ouvrant l\u2019une après l\u2019autre les trois fenêtres du petit appartement qu\u2019elle me faisait visiter : la Rambla avec ses promeneurs, le port avec les navires, toute la baie, le saphir fondu et a mousse d\u2019argent de la Méditerranée ; en vous penchant un peu à gauche, un peu de vieilles murailles romaines, plus loin les murs cyclopéens, et par ici le présidio (le bagne), toute 1a beauté, toutes les curiosités de Tarragone sous votre ceil.1 BN Elle avait raison, la duègne édentée à la voix gutturale, et les figures poétiques mêlées à son boniment de loueuse n\u2019étaient pas de vulgaires hyperboles.Du second étage de la maison l\u2019on jouissait d\u2019un des plus beaux points de vue de l\u2019antique capitale déchue aux murs cyclopéens.\u2014Et puis vous n\u2019aurez qu\u2019un voisin, ajouta-t- elle, et tranquille et discret ! presque jamais personne ne vient chez lui ; tout le jour il travaille sans qu\u2019on l\u2019entende ; et jamais, depuis plus de trois ans qu\u2019il habite le même petit logement, il n\u2019a cherché seulement à savoir s\u2019il existait d\u2019autres âmes dans la maison.Lo.\u2014Qu\u2019est-ce que ce solitaire silencieux?- \u2014Un artiste, seigneur, un grand artiste, mais pas heureux.\u2014A quel art s\u2019est-il voué ?\u2014A la sculpture, \u2014Et c\u2019est là son atelier ?- Certes oui, seigneur, c\u2019est là son atelier ; quoi d\u2019étonnant ?\u2014 C\u2019est que pour l\u2019ordinaire nos sculpteurs parisiens recherchent un rez-de-chaussée de préférence à un deuxième étage pour manipuler les tas de glaise et les blocs de marbre, remuer leurs baquets, gâcher le plâtre.\u2014OhH ! mais celui-là, seigneur, ne touche pas ces matières salissantes.Il sculpte dans le bois et de si jolies choses ! Aussitôt reparut, en effet, dans mon esprit le souvenir des œuvres que les maîtres espagnols, tels que Berrugeto, ont tirées du cœur des chênes, et dont ils ont illustré les stalles cano_ LE SEUL MAGAZINE AU PRIX DE 2 cts. 3 3 LA MAISON MODERNE 287 nicales dans les chœurs des cathédrales, les tabernacles et les retables, et jusqu\u2019aux armoires où se serrent les ornements sacerdotaux dans les sacristies.Je me reportai enfimagination à ce musée unique de ValladoHd, puis à la cathédrale de Ségovie, et je retrouvai la vision de ces chefs-d\u2019œuvre de bois sculpté et ciselé auxquels la peinture ajoutée donne cette impressionnante apparence de vie si chère au goût réaliste de l\u2019âme espagnole.\u2018 IT Impossible, en effet, de se choisir plus paisible voisin que Romero Sastre.Un moine en sa cellule n\u2019observe pas plus complet silence ni régularité plus exacte.L'artiste sortait peu ; dans les rencontres de l\u2019escalier, il s\u2019effaçait avec un empressement plus marqué que ne l\u2019exigeait la politesse ; on eût dit qu'il s\u2019efforgait de se rendre imperceptible.Sa barbe touffue, qui mangeait son visage, ne permettait pas d\u2019y découvrir des jeux de physionomie.Seuls les yeux avaient pouvoir de révéler les pensées et les émotions, à défaut des lèvres systématiquement closes.Romero Sastre ne s\u2019embarrassait sans doute ni de montre ni de pendule, et semblait avoir adopté pour chronomètre le système d\u2019horloge usité au bagne tout proche : les trois coups de canon saluant le lever et le coucher du soleil lui servaient de signal ; apparemment, il ne fallait pas moins que cette tonitruante secousse pour l\u2019enlever à son rêve ou à son application.On le voyait partir précipité, le regard trouble et fuyant, il glissait, serrant les épaules, courbant sa haute taille.Une demi-heure plus tard il remontait, lent et morne, à son logement, les mains embarrassées des provisions de son très modeste repas.Quand il sut que je venais de Paris, que mon séjour serait de courte durée, que je m\u2019intéressais aux ceuvres d\u2019art, et aprés que plusieurs rencontres au musée où sont recueillis quelques morceaux de sculpture romaines dignes d\u2019étude lui eurent rendu familier mon visage et mes allures, Romero Sastre se départit peu à peu de sa farouche réserve ; nous commençâmes par échanger un salut silencieux, puis un bonjour, enfin des opinions esthétiques.Et la conclusion d\u2019un de ces entretiens, continué en cheminant jusqu\u2019à nos logis contigus, fut de sa part une invitation à voir son travail.Sur son établi s\u2019alignaient une douzaine de têtes finement sculptées : une autre, à peine dégrossie, attendait pour devenir une expression humaine du labeur de l\u2019esprit et de la main de l'artiste.Par la dimension, ce n\u2019étaient que des fizu- rines, la plus petite grosse comme le poing d un enfant de cing ans, la plus grande comm.le poing d\u2019un homme, Par la perfection du moindre trait, par la grâce des contours, par l\u2019animation extraordinaire de la bouche et des yeux qui semblait attribuer à ce bois mort une vie consciente, c\u2019étaient de séduisants chefs-d\u2019œuvre.Toutefois, une particularité me frappa tout de suite : ces têtes, type exquis de jeune femnue, c\u2019étaient toutes la même tête ! Aussitôt un pénible doute me pesa sur l'âÂr:e + l\u2019homme capable d\u2019exécuter une telle sculpture est assurément un artiste ; mais cette répétition de la même œuvre, indice d\u2019une imagination pauvre ou appauvrie, De la place où Romero m'avait offert un siège, je ne voyais bien les têtes que de trois quarts.En me déplaçant, je les considérai de face ; tout à coup, une singularité des plus imprévues augmente mon malaise intellectuel.Toutes portent au coin de l\u2019œil gauche, près de la racine du nez, un coup de poinçon profond, brutal, blessure étroite, petit trou noir marquant d\u2019un stigmate étrange toute la physionomie, faisant un regard inquiet, tragique à cet œil immobile, comme agrandi par une terreur stupéfiante, Qui ne voyait qu\u2019une de ces têtes pouvait sup poser soit un défaut du bois, soit un accident de la main.La similitude multiple écartait nécessairement l\u2019une et l'autre hypothèse.A mon premier étonnement le sculpteur répondit : \u2014 Ce sont des têtes de poupées.pour un fabricant de Londres.Il paraît qu\u2019elles ont du succès.Les commandes se renouvellent, \u2014A quel prix?\u2014De quinze à trente pesetas, selon la dimer- sion ; les plus petites ccûtent plus cher, \u2014Et combien de temps employez-vous à en parachever une ?\u2014 Deux on trois jours.C\u2019est un gain moyen de sept pesetas si le travail est quotidien.\u2014 Le vivre est assez bon marché ici pour qui n\u2019exagère pas ses besoins.\u2014Oui, je peux me nourrir proprement au prix d\u2019une peseta et demie.\u2014Alors vous allez devenir capitaliste ?Un sourire amer précéda la réponse.\u2014 Moi, je peux faire trois ou quatre têtes par semaine, mais les vendre non pas! Il ne m\u2019en est pas demandé plus de six à huit par mois.L maison s\u2019arrange pour n\u2019avoir à payer mer- suellement qu\u2019une égale somme de cent cinquante pesetas, ANNONCEZ DANS CE MAGAZINE. 288 LA MAISON MODERNE \u2014 C\u2019est une rente.Le moment me parut propice de l\u2019interroger sur la bizarre anomalie du coup de poinçon uniforme.Romero Sastre ne répondit pas à la question ; mais du moment qu\u2019elle fut posée, soudain rembruni, il éprouva une gêne très visible et ne dissimula point son désir de me voir partir.Sentant bien que sans doute c'était la dernière fois qu\u2019il m\u2019admettrait en conversation avec lui, je me risquai à insister.A l\u2019observation faite que cette défiguration était peut- être cause qu\u2019on ne payait pas plus cher ses figurines \u2014On les prend tout de même sans critiquer, répliqua-t-il, froid et sec.Insensiblement il m'avait amené près de la porte.\u2014Adieu, dit-il et bon voyage.Dès lors il se renferma plus étroitement chez lui et, dans les rencontres fortuites, il passait rapide, tout raide, jetant un bref \u201cBuenos dias\u2019, comme à un inconnu, sans regarder.Il v avait décidément du mystère dans cette cervelle d\u2019artiste.Le jour de mon départ, de grand matin, je remarquai que la porte du logis de Romero était resté entre-baillée.Une négligence aussi insolite n\u2019était-elle pas l\u2019indice de quelque accident ?j\u2019insinuai un coup d'œil ; le sculpteur éfait assis devant son établi ; il contemplait avec une extatique amour la dernière figure qu\u2018il venait de parfaire.Son visage m\u2019apparaissait reflété par une glace.L'expression en était extraordinaire ce n\u2019était ni l\u2019orgueil et la fatuité de l'auteur s'admirant soi-même, ni le jaloux scrupule de l\u2019artiste tourmenté du désir de pousser son œuvre à la perfection.L'amour un amour ardent et douleureux allumait ses prunelles et tendait tous ses.traits vers l\u2019image insen- sibie sortie de ses doigts.Un retour banal à la fable de Pygmalion ! A ce moment Roméo Sastre saisissait de la main gauche la petite tête de bois, l\u2019approchait de ses lèvres, puis, le baiser donné, sous une subite inspiration, len écartait comme avec horreur, et aussitôt il changeait de physionomie, la bouche tordue, les sourcils froncés, le regard furieux.Sa main droite s\u2019armait du terrible: poinçon et, avec la sûreté d\u2019un organe exercé, en frappait un coup violent dans l\u2019angle de l\u2019œil gauche, \u2014_\u2014 juste à la place où toutes les poupées étaient estropiées.III Peu après, le duc de M.C.nous recevait en son palais de Séville et nous ouvrait ses galeries de peinture et de scupture.L\u2019admiration raisonnée que nous manifestimes pour ses précieuses collections le charma : il nous jugea dignes d\u2019une spéciale faveur.\u2014Vous venez de voir et de goûter ce que J'ai de plus beau, nous dit-il, je vais vous montrer ce que je possède de plus curieux.Il nous introduisit dans un cabinet réservé à peu près obscur ; quand il nous eut placé à son gré pour l\u2019effet attendu, un ressort pressé écarta brusquement les épaisses tentures masquant les fenêtres.Ah ! la douce surprise ! le délicieux enthousiasme, et suivis aussitôt de la plus poignante émotion.Au centre de la pièce, sur un socle à pivot, se dressait, fière\u2019 et souriante dans sa demi-nudité, une parfaite beauté de femme.Était-ce une créature vivante ?Ce n\u2018eût pas été folie de le croire au premier moment.\u2014 Elle est en bois peint, nous dit le duc, c\u2019est la seule pièce importante qui subsiste de l'artiste qui l'engendra.Il fût devenu l\u2019un des plus grands statuaires du monde, s\u2019il ne se füt pas perdu par un lamentable drame de la jalousie.Tandis qu\u2019il parlait, \u2018* statue très lentement virait sur son pivot.Alors seulement je la vis de face ; un cri m'échappa \u2014Le coup de poinçon !.Roméo Sastre ! Elle portait, elle aussi, mais énorme, effrayant, désolant, le stigmate béant au coin de l'œil gauche.\u2014 Vous savez son histoire ?demanda le duc.\u2014Non, non, dites ; elle m\u2019intéresse au plus haut point.\u2014Oh ! elle est brève, elle remonte à dix ans.Roméo, plein de talent, luttait encore contre l\u2019indifférence du public.Mais s\u2019il n\u2019avait déjà fait la conquête de la gloire, il avait fait celle de la plus jolie femme de l\u2019Andalousie, celle dont voici l\u2019exacte reproduction.Elle l'adorait pour son génie comme lui Yadorait pour sa beauté.Bien peu d'hommes connaissaient les œuvres admirables de Roméo ; pas un de qui fût ignorée sa femmk.HISTORIETTES NOUVELLES.i 1, ë os A cause d'elle on apprit le chemin de l'attelier du sculpteur.Tous pour le plaisir de la voir lui parler, plusieurs avec le secret désir de la séduire, multipliaient leurs visites et apportaient des commandes.Roméo ne se défiait pas et se félicitait du succes, renommée et argent, qu'il croyait le légitime effet de son talent seul.La belle Consuelo, d\u2019ailleurs, demeurait imprenable.Mon âge \u2014 j'avais déjà les cheveux blancs \u2014ne m'avait point défendu plus que les autres contre le charme irrésistible de Consuelo ; mais il m\u2019avait procuré la sagesse de ne rien laisser paraître de ma défaite.Roméo avait confiance en moi.L'idée me vint de contester mon amour tout platonique par la substitution d\u2019une image à la réalité, de remplacer par la passion d\u2019une œuvre d\u2019art l'impossible possession du modèle vivant.Par de prudentes et progressives suggestions, je persuadai Roméo d\u2019exécuter une statue de Vénus Pudique en immortalisant la divine beauté de Consuelo.l\u2019œuvre achevée, et l\u2019on peut dire le chef- d'œuvre, la fièvre du génie en procréation tomba ; l'amoureux se retrouva dans l'artiste, un serupule né de la jalousie étreignit le sculpteur.\u2014 Ecoutez donc, me dit-il, j'ai commis une bêtise.Cette femme, c'est ma femme, c'est ma vie, c\u2019est mon cœur, c\u2019est mon âme.La dévoiler telle au public, c\u2019est la prostituer en effigie.Jamais !\u2026.et qu\u2019ai-je fait ?Toute une année durant, j'ai consacré à cette statue ma pensée, tout mon travail ; je ne veux pas la vendre et me voilà sans un perro (1).J'ai des dettes, un ignoble créancier peut faire saisir et vendre aux enchères la représentation plastique de Consuelo ! je vais la brûler ! Alors, savez-vous ?! c serait un crime ! À ton Cette statue n\u2019a pas de prix.Personne ne t\u2019en donnera tout l\u2019argent qu\u2019elle vaut.Elle sera ta gloire dans les siècles futurs.Si tu consems, il est un moyen de ménager tout à la fois la délicatesse de ton amour, la grandeur de la renommée et les intérêts Ilronorables de ta bourse.Accepte de moi non comme paiement de la statue, mais comme don de l'amitié, six mille douros \u2014 trente mille francs \u2014 et dépose chez moi, dans un cabinet interdit a tous l\u2019œuvre de ton génie si chère à ton amour.Au temps que tu fixeras elle appartiendra à la patrie.T1 réfléchit.\u2014 \u2014Malheureux tour écoute-mot.LA MAISON MODERNE 289 \u2014Soit, fit-il, mais à une condition, celle-ci : tant que vivra Consuelo et jusqu'à la dixième année après sa mort, nul ne verra son effigie.\u2014Toi seul auras la clef du cabinet, et à supposer que toi et moi nous disparaîtrions les prescriptions les plus formelles seront imposées à mes héritiers.Huit jours ne s\u2019étaient pas écoulés depuis l\u2019installation de la statue sur son socle qu'une révolution bouleversa l\u2019esprit de Roméo.Conclut-il de lui-même quelques doutes sur le secret mobile de mes exhortations ?La langue d un envieux lui distilla-t-elle du soupcon ?En fait il advint ces tragiques conséquences tourmentés par la jalousie jusqu\u2019à la folie furieuse, Roméo, un soir, assassina sa femme ; il lui plongea dans l\u2019œil gauche un de ses outils pointus.Le crime accompli, toujours en proie au même délire, il s\u2019introduisit ici, renversa la statue, et, par une suite d'idées fort compréhensible bien que bizarre en apparence, il exerça sur la tête de bois le même supplice que sur l\u2019infortuné modèle.Devant les juges il ne proféra pas une parole ; il restait comme hébété.En Espagne, les tribunaux comme le peuple apprécient avec une large indulgence le meurtre passionnel.Néanmoins Roméo Sastre fut condamné à dix années de travaux.Il subit sa peine au présidio de \u2019Tarragone et j'obtins au bout de six ans qu\u2019il fût envoyé en liberté conditionnelle.Obligé de résider à T'arragone et de se présenter matin et soir a l'appel du bagne, il bénéficie du moins de la possibilité de vivre en un logis particulier et du travail propre à ses aptitudes, Mais de ses aptitudes, qu\u2019en restait-il ?Malgré les rudes besognes des travaux publics, la main a bientôt recouvré son habileté, mais l'imagination a perdu sa fécondité, sa variété.La hantise incessante du visage de la femme aimée et assassinée impose à ce qui survit de son talent la perpétuelle reproduction d'une image unique, et de l\u2019ébranlement tragique de son cerveau lui reste cete monomie de répéter sur la tête sculptée le coup qui fut mortel à la belle Consuelo.Voila pourquoi toutes les poupées de Romero, bien que travaillées a la main, se ressemblent exactement comme si ce n'était que le produit d\u2019une machine automatique les débitant à la douzaine.\u2014 Mais demandai-je au duc, la maison d: Londres qui.BILLETS DE THEATRES GRATIS. ee Lt 1 ra pair 290 LA MAISON MODERNE \u2014La maison de Londres ?répliqua-t-il en souriant tristement, tenez, la voila.Il ouvrit une armoire ; sur les rayons apparurent étagées, confondues comme une foule au loin figée, une centaine de têtes de poupées étrangement attirantes par la beauté du type, non moins étrangement inquiétantes par ia ressemblance et par la pareille mutilation.J ONTSEVREZ.\u2014\u2014\"{\u2014 LE SOMMEIL, DE L'ENFANT Dans l\u2019alcôve sombre, Près d\u2019un humble autel, L\u2019enfant dort à l\u2019ombre Du lit maternel.Tandis qu\u2019il repose Sa paupière rose, Pour la terre close.Enfant, rêve encore ! Dors, Ô mes amours ! Ta jeune âme ignore Où s\u2019en vont tes jours.Comme une algue morte Où le vent t\u2019emporte Tu vas, que t\u2019importe?Mais tu dors toujours ! Il dort, innocence ! Les anges sereins, Qui savent d\u2019avance} © Le sort des humains Le voyant sans armes, Sans peur, sans alarmes, Baiseut avec larmes Ses petites mains .«0: LA FENETRE AUX GERANIUMS \u2014Je vous y prends., \u2014A quoi ?| \u2014A regarder dans la cour.\u2014Ca m\u2019arrive.; \u2014 Montre en main, c\u2019est la dix-huitiéme fois dans l\u2019espace d\u2019une heure.\u2014J\u2019ai fait, hier après-midi, exactement le même calcul à votre sujet.\u2014 Sacré sournois, ! \u2014Vieux farceur ! EN VENTE DANS TOUS LES DEPOTS.Le dialogue séchangait, par une ravissante journée d\u2019avril, entre Vignal et Barbigier, tous deux employés au cabinet G'doin\u2014vente et achat de fonds de commerce\u2014!e premier à la comptabilité, le second à la correspondance Ces deux messieurs se faisaient vis-à-vis sur in bureau double en chène vermoulu, placé en bout et à proximité d'une fenêtre qui ouvrait sur une vaste cour de la rue du chemin- Vert.Le motif inavoué de la discussion était une autre fenêtre, à peu près semblable à la leur, située sur le derrière d\u2019un immeuble du boulevard Voltaire, au quatrième étage, tout au fond de la cour.Sur le rebord, deux géraniums , ; dans l'encadrement, une fée mignonne, dont les doigts semblaient voltiger sur un travail de couture ou de broderie.Entré au service de M.Gidoin depuis une semaine, Barbigier, avec son vigoureux port méridional et ses vingt-cinq ans révolus, avait tout de suite remarqué ladmirable distraction qui s\u2019offrait à ses yeux réveurs, dans le but de rompre l\u2019insupportable monoctonie de son travail.Du coup la vision l\u2019avait séduit.I! s\u2019était sentit emporté dans le remous berceur du reve.La fée ?Une ouvrière, sans doute mais jolie, jolie ! surtout quand un rayon do soleil venait à tamiser la poussière \u2018d\u2019or de ses cheveux De sa place il ne pouvait distinguer la finesse harmonieuse des traits, la pureté des lignes, la sereine beauté des yeux, mais son imagination y suffisait amplement.Mentale ment, il supputait son âge, inscrivait un chiffre sur ce front chaste entrevue derrière des touffes roses de géraniums.Vingt ans ?\u2026 Non, c'était exagéré.Dix-huit ?Apeine\u2026 Mais voici qu\u2019il surprit, dès le premier jour le regard ironique de son collègue, abrité derrière une page de son grand livre.Ah ! le vieux scélérat !.Car, pour lui, le comptable, avec, sa quarantaine bien sonnée et son crâne à demi chauve, rentrait dans la catégorie des gens qui, décemment, n\u2019ont plus le droit d\u2019afficher aucune prétention.Est-ce qu\u2019il aurait osé par.hasard, jeter son dévolu avant lui sur la petite fée ?.Alors, il y eut un jeu bien amusant : Bar- bigier, et tous les deux, réciproquement, se surprirent cinquante fois par jour à lever les yeux dans la cour.Cette constatation faite, Barbigier n\u2019adressa plus la parole à son rival que pour les besoins du service.Au, lieu de se causer, de s\u2019épancher, d'entrer chaque jour dans une intimité LA MAISON LIODERNE 291 plus grande, ils en vinrent à cette hostilité sourde qui n\u2019attend qu'un mot ou un geste pour se manifester.Le matin, en arrivant, ils se disaient bonjour au bout des lèvres, et, le soir, il se séparaient silencieusement sous la porte cochère ; Barbigier remontait la rue et Vignal la descendait, Dans le courant de la journée, ils -prenaient prétexte d\u2019une,tache d'encre, du bruit dun grattoir, d\u2019un léger choc imprévu au bureau d\u2019un crayon tomber pour se chamailler.Barbi- gier engagait toujours la lutte \u2014Ce que vous êtes maladroit ! \u2014Ce que vous êtés crispant ! \u2014Vous avez un applomb ! Vignal se contentait souvent de lui répondre par son regard narquois, goguenard, embusqué sous ses cils en broussailles, et que Barbigier interprétait \u201cDémène-toi, va ! Si tu crois que je vais te céder ma place auprès du cœur de la belle !.\u201d Pourtant le retour de Vignal ne donna lieu à aucun incident.La journée s\u2019écoula, paisible en apparence.Barbigier rongea son frein,; mais, au moment de revétir son pardessus pour s\u2019en aller, le comptable déchaina la tempête : \u2014C\u2019est égal, murmura-t-il de son ton railleur, on a passé, hier, une riche journée.En méme temps, son regard clignait malicieusement vers la fenétre aux géraniums.Barbigier éclata brusquement, niant, pour provoquer son collègue, ce qu\u2019il savait être la vérité \u2014Gros malin ! vous allez peut-être me faire croire que vous êtes sortis avec.cette jeune fille ?C\u2019était la première allusion directe faite Len- tre eux à son égard.Vignal riposta \u2014Je puis vous en donner la preuve.\u2014Vous ?\u2014Oui, moi.\u2014Vieux daim ! \u2014Blanc-bec ! \u2014Répétez ! Vignal mit son chapeau et, trés tranquille \u2014Au fait, si vous avez des intentions sur elle, il vaut mieux le dire tout de suite.Barbigier brandit ses poings, furieux, tout à fait hors gonds : F \u2014 Oui, parfaitement, j'ai des intentions.Elles sont honnêtes, les miennes, entendez- vous ?\u2014 Mais vous ne la connaissez pas ?\u2014Ca n'est pas votre affaire.Et vous, est- ce que vous la connaissez, menteur ?\u2014Je vous ai oflert de vous en donner la preuve vous n'avez qu\u2019à me suivre.Acculé, Barbigier répliqua \u2014Eh bien !soit !\u2026 Ils tournérent langle de la rue du chemin- Vertet pénétrèrent dans un immeuble du boulevard Voltaire.Arrivé sur un palier-au quatrième étage, Vignal fouilla ses poches, en tira un trousseau de clefs On vas voir ! \u2014Vous voyez.je n'ai pas besoin de sonner.La porte s\u2019ouvrit : le sang gicla d\u2019un jet au cœur du malheureux Barbigier ; il crut que le plancher s'effondrait sous ses pieds, puis Ii défaillit presque en attendant accourir dans l'antichambre la petite fée qui, les deux bras tendus pour un baiser, dit bien tendrement a ce \u201cvieux daim\u201d de Vignal \u2014 Bonsoir, papa ! FFUILLETON Les Colons du Missouri II (Suite) Quand le souper fut fini, on mit les plats dans une terrine ponr laisser à Ed le soin de les laver quand il reviendrait.\u2014 Quant à faire l\u2019ouvrage d\u2019Ed, je ne veux pas continuer une heure de plus.Trois jours c'est la règle, et Ed nous afilouté tout un jour de son temps, comme d\u2019habitude, dit Doc en s\u2019étendant sur le lit que Flag avait abandonné par prévenance pour le cuisinier qui se plaignait d\u2019avoir mal au dos.\u2014-Oui, Ed est un filou c\u2019est un fait, remarqua Squire, tandis que Doc restait silencieux, \u2014C\u2019est un vrai misérable, à mon avis, ajouta Flag ; il s\u2019adjuge toujours les meilleures choses que nous avons pris la fpeine de préparer, et jamais il ne prérare rien.\u2014C\u2019est bien cela, reprit Doc, il est paresseux et égoiste.\u2014Si nous lui jouions un tour ?dit Squire.\u2014A pprouvé ! Qu\u2019est-ce que ce sera?\u2014Assurément, il ne se fera pas à souper LE SEUL MAGAZINE DE CE GENRE AU CANADA.PO BE BY RE OT a SE LA MAISON MODERNE Parents qui avez à cœur le V03 EAEANTS .n\u2019oubliez pas que la lecture d\u2019un Journal Moral et Litteraire est le meilleur \u2018moyen de PARAGHEVER teur EDUCATION \u2014\u2014ooiggoo- \u2014 C\u2019est d\u2019ailleurs le Le plus Complet et Le mieux Rédigé de tous les Journaux Francais de l\u2019Amerique.quand il reviendra, ainsi il est assez facile de lui jouer un tour.Placez seulement quelques morceaux de viande froide et le pain sur la table, d\u2019une manière négligente, comme si on avait l\u2019intention de les jeter, il n\u2019y fera pas attention, ijl mangera plutôt les morceaux que vous aurez laissés que de faire quelque chose.\u2014 Mais je ne vois pas quelle plaisanterie il y a là-dedans ce n\u2019est, que ce qu'il fait toujours, dit Doc.\u2014-Laissez-moi finir, dit Squire.Nous nous en irons à une distance assez grande pour lui donner le temps d'entrer et de manger, et quand l\u2019action fatale sera accomplie, nous reparaîtrons à temps pour l\u2019assurer qu\u2019il vient de manger notre appât à loups strychniné et tout le reste.Seigneur, ne sera-ce pas amusant de le voir crier, donner des coups de pieds ?car il aura une peur affreuse de mourir.\u2014\u2014Très bien, cria Doc.\u2014 Excellent, dit Flacg en manière d\u2019écho, mais il faut nous hâter, car j'entends déjà son sifflet.\u2014Mettons le manger sur la table, courons maintenant, mes garçons.Poc oublia complètement sa douleur de dos et fut aussi dégourdi que dans une partie de criket, tandis que les autres ne restaient pas en arrière.\u2014Où allez-vous, demanda Ed, qui à ce moment arriva à portée de tous.\u2014Nous allons voir si le vieux Newcome ne marque pas son terrain au clair de la lune?répondit Squire gaiement ; nous serons de retour dans l'instant.Les trois jeunes gens s\u2019en allèrent à une distance où on ne pouvait les voir, et discutaient sur la meilleure manière de donner l\u2019alarme.Ed, qui ne comprenait rien, fit son repas des restes du souper, avec l\u2019appétit d\u2019un homme affamé, puis il se mit à lire uu journal nouvellement arrivé \u2018\u201c des Etats \u2019\u2019 dont la date remontait à deux semaines.\u2014T'u viens tard, ce soir, Ed, remarqua Squire, quand les conspirateurs furent revenus, as-tu des nouvelles ?\u2014-Pas beaucoup, quelques lettres intéressantes de la Crimée, c\u2019est à peu près tout ce qui vaut la peine d\u2019être lu, deux semaines après que cela a été imprimé.C\u2019est furieusement ennuyeux d\u2019être privé de nouvelles journalières, n\u2019est-ce pas ?\u2014C\u2019est ainsi, mais on s\u2019y habitue bientot, tout est affaire d\u2019habitude.\u2014\u2014Comme tout autre chose, reprit Doc.As- tu trouvé quelque chose ponr souper, Ed ?LISEZ LES CONDITIONS EN 1ère PAGE 8 8B =; ss LA MAISON MODERNE ewe \u2014Ma foi, je me suis adjugé les restes ; cela suffira.Le docteur tressaillit et se tourna pour exami- er la table.\u2014\u2014Bonté du ciel, as-tu mangé cette drogue qui était sur la table ?.\u2014J\u2019ai mangé un peu de viande et de pain, bien certainement je l\u2019ai fait.Mais qu\u2019est-ce que c\u2019est?Vous avez tous l\u2019air d\u2019être paralysés?\u2014Tu es un homme mort ! s\u2019écria Doc se laissant tomber sur un des bancs.\u2014C\u2019est l\u2019appât à loups fait avec de la strychnine! crièrent Squire et Flag avec horreur.-Que dites-vous ?la viande était-elle empoisonnée, Doc?demanda Ed d\u2019un ton piteux, ayant le visage et les membres tout raides de terreur.\u2014Que donne-t-on contre la strychnine ?demanda Squire ayant l\u2019air de reprendre un peu d\u2019espérance.Il se peut qu\u2019il ne soit pas trop pour le sauver encore.\u2014-Mais la strychnine agit presque immédiatement, grommela Flag avec désespoir.\u2014De l'huile, de la graisse, du lard ! s\u2019écria Doc, rapidement\u2014nous avons du lard et de l\u2019huile, je vais en manger.Tandis que Doc plongeait une cuillère de fer dans le pot au saindoux, Ed se balangait en avant et en arrière sur le banc, tenant ses mains sur son estom-c avec une expression d\u2019angoisse sur la figure.\u2014Oh ! cela ne servira à rien, dit-il tandis que Doc lui offrait une grande cuillerée de sain- _ doux froid ; il est trop tard maintenant, le poison a fait son effet.Oh! je suis dans une angoisse affreuse! O mon Dieu! comment avez- vous pu être si négligents.\u2014\u2014Pardonne-moi, Ed, avant de mourir, si tu meurs ; mais peut-être ne mourras-tu pas après tout, mon vieux camarade, dit Doc prenant un air d\u2019encouragement.Allons, prends ce saindoux, vite, il n\u2019y a pas de temps à perdre, avale-le tout de suite.Quoiqu\u2019il crût qu\u2019il allait mourir, le pauvre Ed trouva que c'était une grande affaire de faire descendre un quart de livré de saindoux froid dans son gosier.Après en avoir avalé une petite quantité, il se coucha désespéré sur le lit.\u2014Ne te laisse pas abattre, Ed, dit Flag avec bonté ; prends cette huile qui est plus facile à avaler.Voyons, maintenant, ne te laisse pas aller.Calorifères à Gazoline à GAZ et à PETROLE Depuis - $2.95 E.D.COLLERET & CIE Marchands de 26 rue Saint-Laurent.Ferronneries, UC RTC USE TROUS > [1 est possible par cette Compagnie, de se procurer un capital de $250 à $5,000 té\u201d Dans le plus court délai possible ; ._ té\u201d Au plus bas taux d'intérêt possible; ge Remboursable le plus facilement possible; sé\u201d Le tout sans que l\u2019opération cesse d\u2019être La Plus Sure Possible.Président : L.-R.Mont Briant, architecte ; ; Vice-Présidents : T.Coffin et Geo.Paré ; Secrétaire : J.-Arthur Roy ; ; J Trésorier : L.-F.Larose ; Surintendants : J.-E.Lemay et L.Racicot ; Gérant : Pierre Bilodeau.Siège Social: 107 Saint-Jacques (Bureau 6), MONTREAL.F.DUFOUR 1395 Rue Ontotio Coin St-Hubert - - MONTREAL Ex - Décorateur - Tapissier des grands Magasins du BON MARCHE, Paris.fé\u201d Achat, Echange, Vente de Meubles.\u2014 Fabrication de Sets.complets de Literie, de Rideaux, de Portières, Stores.Réparations des Matelas, Sommiers, Fauteuils, Sofas, Chaises Longues, Meubles en tous genres.Téléphone Bell, Est 3389.CHAQUE PAGE EST INTERESSANTE. 29} LA MAISON MODERNE P.PARADIS MANUFACTURIER De Poêles en Acier, Coffres-forts, Portes de voûtes 276 Craig Est, Montréal.Ancienne maison T.FRENETTE.Tél.March.372 Accessoires de Photographie.RIGE, JOKNGTON & GL ADWISH 132 RUE ST-PIERRE MONTREAL Semez et vous récolterez.\u2014 LA SOCIETE DE ul (LIMITEE.) 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J\u2019ai pres- qu\u2019envie de vous tuer, toi ou Doc, ou n\u2019importe celui qui a mis de la strychnine dans la viande, et qui l\u2019a laissée ensuite sur la table.Je ne suis pas bien sûr de ne pouvoir établir un cas d\u2019empoisonnement avec préméditation et vous faire tous arrêter.\u2014 Non, tu ne le pourrais pas, Ed, dit Doc en souriant d\u2019un air provocant, car il n\u2019y a jamais Portez le Collet Austria Marque \u201cJ\u201d qui se trouve chez tous les bons marchands de merceries.FaniLLES ET Socrbrés.oo Bell Tel.Est 611 CRAYON, PEINTURE, PASTEL, Ludger Coté PHOTO-ARTISTE 1405 TUE SIE-COMEMNE \u2018Voisé ec Ammerse HOMIE] SPECIALITE : Agrandissements de tous Genres.\u20ac NOS 3 | I \\ sont maintenant préts et nous en avons une trés grande variété.Blumenthal\u2019s Angle des rues CRAIG et BLEURY (Au COIN ROND, 5.9 XL Gratis EN TIMBRES Pour chaque achat d\u2019un dollar et plus de merceries, chemises, collets, cravates, bretelles, sous-vêtements, bijouteries, sacs de voyage et sacoches, chapeaux, casques, imperméables, etc,-etc.Apportez cette annonce.DEMERS & FILS 1836 RUE NOIRE-DAME Vis-à-vis le bureau des Timbres de Commerce PRES RUE MCGILI,.LAISSEZ VOTRE NOM AU DEPOT LE PLUS RAPPROCHE. 296 LA MAISON MODERNE eu de strychnine dans la viande.Tu n\u2019as été qu\u2019adroitement mystifié, voilà tout, Ed regarda les visages de Squire et de Flag et vit qu\u2019ils étaient sur le point d\u2019éclater de rire.Vidant à la hâte son unique tasse de café, la victime de la mystification se leva de table, prit son fusil sur son râtelier et quitta la maison sans dire un mot.\u2014Il est aussi furieux qu\u2019un frelon, dit Flag.Je ne serais pas étonné s\u2019il faisait quelque chose de vilain pour se venger.\u2014Oui, ne serait-il pas furieux si la plaisante- tie paraissait dans les journaux?»i dignité d\u2019éditeur en serait blessée, il ne nous pardonnerait jamais, soyez-en sûr.\u2014 Quelle bêtise! une tempête dans une théière, dit Squire avec un rire contraint.\u2014Ce sera fini à l\u2019heure du dîner ; il n\u2019a pas beaucoup mangé à déjeuner et la faim est un puissant agent pour soumettre un ennemi, dit Doc d\u2019un ton philosophique.\u2014 Eh bien, adieu, mes amis, car il faut que je parte pour le rendez-vous.Le jeune géomètre se leva, mit sur ses épaules son sac de cuir, et s\u2019arrêta sur le seuil.\u2014Prends garde à toi, Doc.Ne laisse pas faire la cuisine à Ed, jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit revenu de son accès d'humeur, car il pourrait nous empoisonner pour tout de bon, Et en disant cela, le jeune homme tourna son visage vers la prairie à l\u2019ouest et siffla un air joyeux en partant.\u2014Flag est un bon garçon, dit Doc, d\u2019un air pensif, puisse-t-il ne pas s\u2019écarter longtemps ! III UNE TRAGEDIE DANS LES BOIS.La beauté de cette matinée des derniers jours de mai semblait avoir fait sortir tout ce qui était animé.Des oiseaux chantaient gaiement dans les bois voisins.Le sournois et gracieux loup des prairies bondissait sans bruit, à travers l\u2019herbe, à quelques mètres des passants ; de grands et gros serpents paresseux et inoffensifs se tenaient enroulés par couples, dans les endroits les plus exposés au soleil,et déjà des petits papillons jaunes voltigeaient autour des œillets sauvages, des pieds d\u2019alouettes et des chèvrefeuilles.(A suivre page 000) AUX AMATEURS Collection des Classiques Français EDITION DE CRAND LUXE Plats en Moracain.\u2014\u2014 Fers spéciaux.\u2014 OCCASION UNIQUE \u2014 Chaque volume - - - 75 cts.Chez GH APM AN 3 PPI pr rine Près de la rue Peel.Lorne R.Morrin D.D.S.Dentiste 2463 STE- CATHERINE LUNETTES de LORGNONS ajustés à votre vue.\u2014 L'examen et l\u2019essai sont gratuits.\u2014 Salon privé a votre disposition.\u2014 Satisfaction garantie - - - +.Bijoutiers ll.SENECAL & Cie 3, * Opticiens Diplômés au Collège Opthalmique du Canada.1467 rue Ste- Catherine 2ème porte de la rue Montcalm.Tel.BeliMain 2681 Ferdinand Moretti Marchand-Taillleur Ci-devant de la maison A.RESTHER & CIE, Ancien No : 1658 rue Notre-Dame Montreal.«> Reduction Nouvelies VESTES PATRONS derniers dessins.GANTS d\u2019AUTOMNE, de qualité supérieure 4 $1.00 et $1.25.Eugène de Lorimier MERCIER Ancien 1633 rue Notre-Dame £73.50 LE SEUL MAGAZINE A 2 cts.anki AN LA MAISON MODERNE M.J.ADLER 585 RUE CRAIG Complets d\u2019 Automne a trés bas prix OCCASION EXCEFPFIONNELLE Timbres Verts avec chaque achat Les Pastilles Digesto Guérissent tous les genres de Dyspepsie.Partout à 50c.la boîte ou six peur 82.50 Victor Levesque, PHIRMACIEN 566 PARC LAFONTAINE Tél.Bell, Est gro.Seul agent pour le Canada C.J.GRENIER & CIE FABRICANTS ET IMPORTATEURS DE CORSETS 1613 Sainte-Catherine.Assortiment complet de toutes les meilleures marques de Corsets.Satisfaction garantie, Gazeliers, Manteaux, J.M.Guindon Clobes Ferronneries 1054 rue Ste-Cath erine Bell Phone Est 3610 H.C.GREGOIRE .MARCHAND DE.Vaisselle, Coutellerie, Argenterie, Thé et Café.Spécialité : TAPISSERIES.Peintre, Blanchisseur et Tapissier.1347 Ste-CATHERINE (Bloc Barsalou) Tél, Bell, Est 2078, \u2014 MONTREAL 1.e Robur En rendant au sang les éléments qui lui manquent.et en l\u2019enrichissant, guérit la grande majorité des maladies.Le ROBUR se vend sous trois formes : ROBUR liquide é1,00, ROBUR granulé so centins.R& BUR en perles so centins.Aussi Tablettes ROBUST purgatives, 25 centins.C.BEAUPRE, 73 Desery Et dans toutes les pharmacies.FOURRURES C\u2019est le moment propice pour les faire réparer à bon marché chez CLAVET & GINCHERERD, ie menus Assortiment Complet.L\u2019ORPHELIN (CONTE GAI) Les yeux dans le vague, l\u2019esprit ailleurs, Fricandeau cheminait paigiblement quand, tout près de la rue des Martyrs, un jeune homme l\u2019aborda.Sa mise était simple, son air profondément triste.Dans sa main, largement ouverte, Fricandeau laissa choir la sienne.\u2014Bonjour, monsieur, fit, larmoyant, le jeune homme.Vous étes bien monsieur ?\u2014Fricandeau, lui-même, première médail!'e d'or au Salon de Landerneau ! s'empressa de répondre le rapin.\u2014C\u2019est cela ! C\u2019est bien cela ! reprit l'autre.Excusez un tel oubli.Je suis si bouleversé depuis quarante-huit heures !.Un rapide coup d\u2019œil sur la figure de son interlocuteur convainquit le peintre qu\u2019il ne le connaissait nullement.Néanmoins, trop averti sur les surprises que lui réservait parfois sa mémoire rebelle, il se tint coi.en attendant de plus amples informations.Dailleurs.le jeune homme le mit rapidement à l\u2019aise.en brèlant cette seconde d\u2019hésitation.\u2014TJesuis Gaston ! lui confia-t-il.Gaston, le fils du cor-cerdennier de la ru-rue des Martyrs.Vous saves le cor-cordonnier du 227 ?Et tandis que le dénommé Gaston sanglotait lamentablement,, risquant a chaque instant de se couper la langue avec ses dents, Frican, deau, le dextre au front.les soucils froncés essayait en vain d'extraire.des arcanes de sa mémoire, le souvenir d'une quelconque boutique de cordonnier.sise au 227 de la rue des Martyrs.Si certaine gens ne peuvent considérer, sans émotion, l\u2019agonie d\u2019une mouche dans un pot de crème ; si d\u2019autres fuient le spectacle d\u2019un cheva lcouronné.étendue en travers de ses brancards brisés ; Fricandeau frissonnait devant les larmes de ses semblables.TI se sentit tout à coup le cœur chaviré et des jambes de flanelle.Alors, tout ému, il s\u2019imforma \u2014Ami, ton père est sans doute gravement malade ?Les bras au ciel, les épaules tressautantes \u2014 Mort ! hurla Gaston dans une nouvelle DEMANDEZ-LE CHAQUE SEMAINE.\u2014~ ig is th b, RB I x; a Bi h 3 298 LA MAISON MODERNE C\u2019est un plaisir de se raser avec un nouveau Rasoir de Sureté \u201cSTAR\u201d AUCUN danger de se couper.Indispensable aux gens à barbe forte et à visage tendre.On se râse beaucoup plus vite et plus ras, et on laisse la peau comme veloutée.PR: X $2.00 WVNON LJ.A.OURVEYER, 6 rue St-Laurent à 2 rortes de la rue Craig.P.D.Dodds & Co.MANUFACTURIERS DE Peintures Preparees Blanches et de toutes couleurs.\u201ca Vernis pour Carrosses et Meubles HUILE DE LIN Verres à vitres de toutes sortes.d'artiste.Matériel 188 et 190 McGILL nutes.émission de larmes.Mais ce qui est plus navrant, monsieur ! ce qui cause mon désespoir! accentua-t-il, c\u2019est qu\u2019il! me manque la somme de trente-six sous, trente-six malheureux sous ponr commarder les lettres de faire part & La main dan la poche de son large pantalon be velour:, Fricandeau caressa une dernière fo's une belle pièce de quarante sous qui dormait.à demie-enfouie dans un lit de miettes de tabac.Fxactement trois secondes après, la dite pièce avait changé de rroprriétaire.tand's qu'une poignée de main accompagnait ces paroles de récomfort : \u2014Allens.men ami, du courage et, sans perdre de temps, cour chez l'imprimenr ! Heureux du devoir accompli.Fricandeau s'éloigna en sifflottant un air en vogue.Cependant, au moment de retourner le coin de la rue, machinalement, le bon rapin, s\u2019étant retourné, vit ceci : l\u2019orphelin, malgré le conseil du peintre, n\u2019avait pas bougé de place.Il ne semblait même pas y songer Un monsieur d\u2019age respectable, par lui agrippé au passage, l\u2019écoutait distraitement avec, de temps en temps, un hochement de tête pitoyable.A la fin le monsieur finit par se fouiller et aben- donna quelques menues monnaies à son quémandeur.Cela devenait intéressant.Et comme le respectable monsieur traversait la chaussée Fricandeau larréta par ces mots : \u2018 avec lui, je me risquai à insister.\u2014Les infortunes sont nombreuses à Mont- martre ! \u2014Ah ! vous m\u2019avez vu ?sourit le monsieur.C'est un pauvre garçon qui vient de perdre son père, établi marchand de mouron au 121 de la rue des Martyrs.\u2014 \u2026 Vous dites ?interrompit Fricandeau.Son père, établi marchand de mouron, au I2I de la rue des Martyrs ?Curieux ! Très curieux ! Cette infortune me semble doublement intéressante ! Mais vous m paraissez surpris ; en ce cas, je vous prie, patientez quelques mi- Le temps d\u2019aborder cette jeune dame qui, elle auss', vint d jeter son obole dans l\u2019escarcelle del\u2019orphelin.\u2014 Madame, excusez ma grande indiscrétion ! La charité par vos mains.\u2014Oh ! monsieur, si vous saviez ! Cet infortuné jeune homme vient de me narrer sa bi.LETS DE THEATRE GRATIS x 2 za TE LA MAISON MODERNF 299 ; .Coupe Elegante\u2014 Satisfaction Garantie & détresse.Son père, laveur de vitres et tondeur p S IR ; ; , de chines, au 52 de la rue des Martyrs ; lanctot & Cadotte À \u2014 vient de mourrir, hélas ! La chost Marchands Tailleurs a est incroyable et Je ne saurais moins faire que ° de le plaindre triplment ! Mais de grace, ma 8 RUE SAINT-LAURENT dame.ne vous éloignez pas encore.MONTREAL Bientôt, autour du bon et généreux Fricandeau, douze personnes charitables et pitoyables to.aux iniortunes d'autrui furent réunis.Douze bonnes âmes espérant peut-être, sur la mine \u201c convaincue du rapin, douze billets de faveur mn BR pour le Paradis, en récompense immédiate de un leur geste de tout à l'heure.Avisant un guéridon à la traverse d\u2018un café proche, Fricandeau sauta dessu à pieds joints.Son vaste feutre à la main, sa luxuriante chevelure, rejeté en arrièr d\u2019un coup de tête, la la première médaille d\u2019or du Salon de Lan- j derneau prit la parole en ces tehmes \u201cMesdames, messieurs, \u201cDans ce siècle de surprises, où l\u2019étonnement, à force d\u2019exister, devint une habitude, 1l appartenait encore à Montmartre de noter !e plus impressionnant, le plus stupéfiant des N .A ouvelle fournaise E phénomènes que l'histoire du monde ait jamais enrégistré.i \u201cSi pour l'allégresse de M.le sénateur i OR i UE 4 Piot ; si pour l'avenir de notre pays, certains D E R H E A U M E 4 pères de famille privilégiés montrent, avec un juste orgueil, douze enfants, jamais \u2014je le ré- 5 pète énergiquemnt \u2014non, jamais un fils ne DIMENSIONS 3 posséda douze péres !\u2019 HAUTEUR DIAMETRE E Et désignant l\u2019orphelin qui sa journée finie, No.2 \u2014 25pouces \u2014 I0 pouces i: s'approchait du groupe en curieux, Frican- C 3 \u2014 3 .\u2014 11 .E deau enfla encore la voix : \u201c : _ 3 \u201c _ Te \u201c \u201cCe phénomène, mesdames et messieurs ce g&r Brûle toute sorte de chauffage, bois, # phénomène existait ! Tous, vous l\u2019avez tous charbon dur, charbon mou, coke, etc.E vu et.secouru ce.\u201d \u2014 .Dites donc, espéce d\u2019apache ! Quand G hn as.La va lee 3 - vous aurez fini de démolir mon matériel avec IMPORTATEUR DE Ë + vos gros souiliers ! Allons, oust ! Décampez \u2019 E o de la ou j\u2019appelle un agent ! Musique en Feuille et d° Instruments À a Hélas retombe dans la brutale réalité des 35 COTE ST-LAMBERT E : choses, Fricandeau dut descendre de sa tri- Tél.Bell, M.554 \"MONTREAL : w= bune improvisée.: : Devant lui, un bonhomme de cafetier apo- CANADA pese LA DRY AND 1 ; plectique, essayait le guéridon à grands coups E 3 de serviette, en sofflant bruyamment.DECHAUX, Prop.i \u201d Des auditeurs, qui s\u2019était dispersés, un seul x Teinturie et Buanderie~
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